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  • il y a 10 heures
Mark Zuckerberg, patron de Meta, a regretté mercredi le temps mis par Instagram pour limiter la présence interdite des utilisateurs de moins de 13 ans, lors de son audition devant un jury à Los Angeles. Instagram (Meta) et YouTube (Google) sont accusés par des milliers de familles américaines d'avoir sciemment conçu leurs plateformes pour les rendre addictives pour les internautes dès l'enfance, ce qu'ils réfutent.

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Transcription
00:00Pour la première fois, Mark Zuckerberg, patron de Meta et l'un des hommes les plus riches au monde,
00:04a dû s'exprimer au tribunal devant un jury populaire.
00:08Son réseau Instagram est sur le banc des accusés, aux côtés de YouTube,
00:11dans ce procès inédit qui se déroule à Los Angeles, en Californie.
00:21Au cœur de ce procès, le cas de Kylie, 20 ans,
00:28qui accuse les plateformes de l'avoir rendue addicte dès son enfance.
00:32Elle avait 6 ans lorsqu'elle a commencé à utiliser YouTube et 11 pour Instagram,
00:36avant de s'inscrire sur Snapchat et TikTok.
00:47Le dossier de Kylie a été jugé suffisamment représentatif pour former une procédure test.
00:52Le verdict pourra servir de référence pour les centaines de plaintes similaires dans le pays.
00:56Les deux géants sont accusés par des milliers de familles américaines
00:59d'avoir sciemment conçu leur plateforme pour rendre les enfants accros dès le plus jeune âge
01:06au détriment de leur santé mentale.
01:09Des familles, parfois endeuillées par la perte d'un enfant qu'ils estiment victime des réseaux sociaux,
01:13espèrent que cette affaire pourrait faire jurisprudence.
01:27Une addiction entraînant des troubles de l'image de soi,
01:30des états anxieux et dépressifs, voire le suicide dans certains cas, selon ces familles.
01:43Et ce qui est assez inédit, c'est que le centre de ce procès ne porte pas sur les dangers
01:47des vidéos hébergées par ces plateformes.
01:49La loi américaine exonère quasi entièrement les réseaux de responsabilité pour les contenus publiés.
01:54Non, c'est bien le fonctionnement jugé nocif et le concept même de ces plateformes
01:58qui est au cœur des débats.
02:10Pour l'avocat de la plaignante, des documents internes à Meta et Google appuient la thèse
02:14selon laquelle l'addiction a été pensée comme une véritable doctrine.
02:17Le mécanisme observé sur Instagram et YouTube ne s'est pas produit par accident,
02:22mais à dessein, parce que l'addiction est rentable.
02:25Des propos démentis la semaine dernière par Adam Mossery, le patron d'Instagram,
02:28qui lors de son audition a préféré parler d'utilisation problématique.
02:33Mercredi, Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, a dit regretter qu'Instagram ait tardé
02:37à identifier les utilisateurs de moins de 13 ans, en théorie interdit sur le réseau.
02:42Mais sans réellement convaincre.
02:57Pour l'avocat d'Instagram, c'est le contexte familial de Kylie qui a assisté à des scènes de violence
03:02qui est à l'origine de ces troubles anxieux et dépressifs.
03:04TikTok et Snapchat, également poursuivis, ont eu préféré signer un accord financier confidentiel
03:09avec la plaignante avant le début du procès.
03:12La procédure, qui doit durer jusqu'au 20 mars, pourrait avoir des retombées énormes.
03:16Si les 12 jurés donnent raison à la plaignante,
03:18les plateformes pourraient être contraintes de verser d'importants dommages et intérêts.
03:22Et ils pourraient surtout être obligés de modifier de manière drastique le fonctionnement de leur réseau.
03:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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