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  • il y a 11 minutes
Avec ses invités, Thierry Cabannes débattent des thèmes forts de la journée.

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Transcription
00:04Merci de nous accueillir sur Europe 1 et sur CNews, effectivement c'est la dernière ligne droite de votre punchline
00:09de ce vendredi.
00:10On va parler de Jérôme Gage, qu'on prenne qui pourra, alors qu'on évoquait l'hommage prévu et rendu
00:18demain à Lyon, à Quentin,
00:21avec tout ce que l'on dit sur la France insoumise.
00:24On va vous faire écouter ce soir sur CNews et sur Europe 1 la prise de position de Jérôme Gage
00:30vis-à-vis d'Elefi.
00:31Et puis juste derrière, on écoutera ce qu'il nous disait en juin dernier, qu'on prenne qui pourra.
00:35D'abord, sa dernière prise de position, on n'est jamais déçus. Écoutez.
00:40Quand je vous dis que je refuserai toujours que l'extrême droite arrive au pouvoir dans une ville ou dans
00:45le pays, je vais au bout de...
00:47Mais cette situation-là, je veux l'éviter par-dessus tout. Vous savez quoi ?
00:53Pourquoi vous ne le dites pas vraiment explicitement ?
00:54Parce que vous avez parfaitement compris que dans cette catégorie, je préfère voter pour le candidat, quel qu'il soit,
00:59face au Rassemblement national.
01:00Même s'il est LFI.
01:01Même s'il est LFI.
01:03Voilà, même s'il est LFI. Ça, c'était chez... Donc on va faire sur une autre chaîne.
01:08Je vous propose d'écouter ce qu'il déclarait le 14 juin dernier.
01:12On sait qu'il a été plutôt maltraité, Jérôme Gage, par les membres d'Elefi.
01:15On se souvient, personne n'a oublié. Mais lui, j'ai l'impression qu'il a un peu oublié.
01:17Écoutez ce qu'il disait.
01:19Quand je dis à Jean-Luc Mélenchon qu'il n'est pas possible et souhaitable de défendre la revendication de
01:28la Palestine, de la mer, la rivière,
01:30je défends la position historique des socialistes, notamment celle de François Mitterrand à la Knesset en 1982,
01:37qui est celui de la solution à deux États, de la sécurité d'Israël et de la reconnaissance de l
01:43'État palestinien.
01:44Et qu'à ce moment-là, à ce moment-là, je deviens le sioniste génocidaire pour Jean-Luc Mélenchon et
01:51les siens.
01:51Et que j'ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès.
01:55Que pour la première fois de ma vie, j'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément,
01:59qu'il est devenu un salopard antisémite, avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables.
02:05François Puponi, je me dois de commencer avec vous.
02:09On est un peu perdus, là. On a du mal à comprendre.
02:12Et on se souvient qu'il avait été exfiltré, Manu Militari, parce que bousculé par les membres des défis.
02:17Moi, je ne suis pas perdu, parce que je les ai quittés, les socialistes, pour ça.
02:21Parce qu'ils sont capables de vendre leur âme.
02:23C'est de la folie, hein.
02:23Donc, Jérôme Gage, pour que j'y avais du respect, parce que quand il a dit ce qu'il a
02:28dit sur Mélenchon...
02:30Il paraissait sincère.
02:30Il est sincère, il le pend. Il connaît très bien Mélenchon, puisqu'il était son collaborateur.
02:34Jérôme Gage est capable de dire aujourd'hui, pour empêcher des gens dont on dit qu'ils sont antisémites,
02:41je préfère voter pour un antisémite.
02:44Parce que s'il ne veut pas voter pour le RN, c'est qu'il dit ce sont des fascistes,
02:48nazis, d'extrême droite, antisémites.
02:52Dans ce cas-là, il faut qu'il aille jusqu'au bout.
02:53Je ne voterai ni pour le RN, ni pour LFI, parce que je ne vote pas pour des antisémites.
02:57Là, il dit, comme Olivier Faure, on peut voter pour des antisémites, on peut, dans certains cas,
03:05pour empêcher certains d'arriver.
03:07C'est incompréhensible pour moi, incompréhensible.
03:10Véronique Jacquier.
03:11Je pense que pour certaines personnes à gauche, il est tellement inconcevable
03:14que le RN puisse arriver au pouvoir.
03:17Et ils savent qu'avec cet épisode de la mort de ce pauvre Quentin,
03:21le RN risque d'engranger encore des points, ce que ça les rend fous.
03:26Et je crois que là, il y a quelque chose de pathologique dans le comportement de Jérôme Gatch
03:30qui relève du syndrome de Stockholm.
03:34Sincèrement, il traite Jean-Luc Mélenchon, dont il a été le bras droit de salopard antisémite.
03:41Il a été rudoyé par Jean-Luc Mélenchon.
03:43Il a dénoncé la stratégie de la France insoumise, notamment lors du virage de novembre 2019,
03:49quand ils ont choisi volontairement une stratégie communautaire.
03:53Et cet homme-là dit, je peux encore voter LFI ?
03:56Et on ne peut plus douter maintenant des intentions belliqueuses de la jeune garde
04:00qui vont jusqu'à un assassinat.
04:03Et il est encore capable de voter LFI ?
04:06Enfin, ça dépasse l'entendement.
04:08Quand on est un homme politique, quand on est un élu, me semble-t-il.
04:11Je suis un peu tombé de ma chaise quand je l'ai entendu.
04:13Et sincèrement, on ne l'a pas vu venir de la part de Jérôme Gatch.
04:16Pas la marche, continue mon tour de table.
04:18– Écoutez, je vous l'avoue, je suis intrigué, perplexe.
04:24Avant l'assassinat de Quentin, Jérôme Gatch a eu un aparté avec un ami,
04:31avant l'assassinat.
04:33Et il parle du deuxième tour d'une élection importante, municipale ou présidentielle.
04:39Mon ami lui dit, alors que vas-tu faire ?
04:42Jérôme Gatch lui répond spontanément, sans hésiter, je m'abstiendrai.
04:48Si le RN est face à LFI, je m'abstiendrai.
04:52Avant l'assassinat.
04:53Et Jérôme Gatch demande à mon ami, et toi ?
04:56Mon ami lui répond, je m'abstiendrai.
04:58Et aujourd'hui, après l'assassinat de Quentin,
05:02voilà Jérôme Gatch qui dit avec beaucoup de fougue et de nervosité.
05:06Et de nervosité.
05:07– C'est vrai, le fond et la forme, c'est toujours important de voir la forme.
05:09– Je voterai pour un homme que j'ai qualifié de salopard antisémite.
05:14– Incroyable.
05:15– Non mais c'est fou.
05:16– Donc voilà pourquoi je suis intrigué.
05:17Que s'est-il passé ?
05:19Connaissant un peu Jérôme Gatch, je peux imaginer aisément
05:22qu'après l'assassinat de Quentin, il aurait pu ou dû au moins se taire.
05:27Dire cela, après l'assassinat par la jeune garde,
05:30qui est la garde prétorienne de LFI, dire cela, je ne comprends pas.
05:35Que s'est-il passé ?
05:37Et comme, alors je ne vais pas en dire plus parce que vous allez me répondre,
05:39ça ne nous engage que vous, donc là je vais me taire,
05:42mais je me contente de…
05:43– Non mais vous pouvez le dire, je vous dirai en tant que modérateur.
05:46– Et je la pose à voix haute à Jérôme Gatch,
05:49que s'est-il passé entre-temps ?
05:52– Incroyable.
05:52– Louis de Ragnel.
05:53– Paul Amart a raison.
05:55Il y a deux sujets, il y a un sujet moral et il y a un sujet politique.
05:58D'un point de vue moral, déjà, moi ce que je trouve stupéfiant,
06:02c'est qu'il continue de partir de l'analyse.
06:04Qu'est-ce qu'il y a de plus dangereux entre RN et LFI ?
06:08Quand on voit ce qu'a fait LFI, ce qu'a provoqué LFI,
06:11la question de la dangerosité, je pense qu'il n'y a pas un Français honnête et sincère
06:16qui ne voit pas que le RN n'a aucun mort sur la conscience depuis des années et des années.
06:21C'est ceux qui promeuvent le plus la question de la lutte contre l'antisémitisme.
06:26Il n'y a plus rien à dire du côté du RN, ils peuvent chercher, chercher, chercher.
06:29Maintenant, c'est terminé, il n'y a plus rien à trouver.
06:31Et du côté de LFI, en revanche, il y a une multitude de propos antisémites.
06:35Il y a la jeune garde qui a provoqué la mort de Quentin il y a une semaine,
06:39enfin, ce n'est quand même pas rien.
06:40Donc, d'un point de vue moral, je trouve ça hallucinant d'entendre ça de manière…
06:46– Vous attendiez à ça, Louis de Ragnel ?
06:47De la part de Jérôme Gatch, sincèrement.
06:49– Oui, je vais vous dire une chose, oui, mais je ne m'y attendais pas avant le 7 octobre
06:54pour les mêmes raisons et j'étais persuadé qu'LFI allait s'effondrer après le 7 octobre
06:58et je me suis complètement trompé parce que je pensais que les gens ne pardonneraient pas
07:03LFI, ces prises d'opposition.
07:04Je pensais que les déclarations à l'époque du Parti Socialiste
07:08étaient des véritables engagements.
07:10Et de la même manière, donc là, ça n'a rien à voir avec le 7 octobre,
07:14c'est la mort de Quentin, quand j'ai entendu les prises de parole des dirigeants du PS
07:18qui disent « mais non, on n'a rien à voir, plus jamais ça et tout ça »,
07:20là, je ne les ai plus crues, je ne les crois plus du tout.
07:23Et leurs paroles ne vaut rien, mais elles ne vaut absolument rien.
07:26– Et il est important de préciser également que du côté du RN,
07:29il y a eu une opération de nettoyage aussi au sein des troupes.
07:32– Bien sûr, bien sûr.
07:33– Non mais c'est terminé, cherchez, trouvez-moi une parole antisémite depuis 5 ans,
07:37trouvez-moi un acte de violence du côté du RN depuis 10 ans,
07:40mais il n'y a rien.
07:41Non mais vous pouvez gratter, il n'y a rien, ça a l'air en dingue.
07:44Et après, d'un point de vue politique, moi je trouve ça très inquiétant,
07:46ça montre qu'ils sont tous tétanisés par Jean-Luc Mélenchon,
07:50et donc ils sont dans un syndrome de Stockholm, ils sont stoccolmisés,
07:53ils n'ont qu'une trouille, c'est que Jean-Luc Mélenchon les massacre politiquement,
07:57et donc ils en sont à se dire « bon, on n'était pas tout à fait d'accord avec
08:00vous tout à l'heure,
08:01mais finalement, là on est à l'approche d'élection, s'il vous plaît, soyez gentil avec moi ».
08:05– Si vous dites que vous n'êtes pas violent, on ne va pas pour vous.
08:08– Et ça promet dans certaines grandes villes que j'évite, que je connais,
08:12où il risque d'y avoir des électeurs au second tour.
08:14– Désolé, on se fout la gueule du monde, ils se foutent des électeurs.
08:16Non mais je ne comprends même pas comment un électeur de gauche
08:19peut se dire en toute sincérité, en toute honnêteté,
08:21« je vais voter pour ces personnes-là qui me racontent n'importe quoi depuis des mois et des mois
08:26».
08:26Non mais quelle est la valeur de leur parole ?
08:28– Je me mets à la place des auditeurs d'Europe 1 et des téléspectateurs de CNews
08:31qui doivent un peu y perdre leur latin, c'est compliqué quand même.
08:34Comment avoir confiance en nos politiques quand on écoute ces deux extraits de Jérôme Gage ?
08:40Olivier, Ben Kimoun.
08:42– La conclusion et la synthèse de tout ça, c'est qu'il n'y aura pas de cordon sanitaire
08:45contre LFI.
08:47Ils iront tous à la gamelle en réalité.
08:50Il n'y aura que ça, que vous vouliez ou non, malgré les déclarations qui ont été faites avant.
08:54Même François Hollande, je ne sais pas si vous vous souvenez que François Hollande a dit
08:56« plus jamais ça », après la bande-cantale, « plus jamais ça, c'est terminé, c'est fini ».
09:01Et en même temps, il dit aujourd'hui, quand on lui pose la question,
09:05on lui pose la question, il dit « jamais je ne voterai pour le RN, jamais je ne voterai pour
09:10le RN ».
09:10Donc ça veut bien dire que de toute façon, de toute façon, ils reviennent sur leurs fondamentaux.
09:15La parole, leur parole ne peut pas être prise au sérieux.
09:18Donc la question, elle se posait il y a quelques jours encore,
09:22de savoir si la gauche allait réussir sa mue et sa mutation,
09:26c'est-à-dire se couper totalement de LFI.
09:29Ils n'y arriveront pas, ils ne le feront pas.
09:32Les élections vont les ramener dans une réalité.
09:35Et la réalité, c'est le cercle de Mélenchon et LFI.
09:39J'aimerais vous faire écouter, je vous donne la parole juste après,
09:41Olivier Faure, très rapidement, avant la fin de notre émission,
09:43et je vous fais réagir François Puponi.
09:46– C'est ça, nous n'avons jamais été, à quelque moment que ce soit,
09:50dans une situation où nous avons été sommés de nous aligner sur les insoumis,
09:54nous ne l'avons jamais fait, nous ne le ferons jamais.
09:56Autrement, nous serions déjà insoumis, nous ne le sommes pas, nous ne le serons jamais.
10:00La question des alliances est une question que je trouve par ailleurs,
10:04de façon indécente, en train de traiter de la question de la violence en politique,
10:10de la mort d'un homme, et je vois que tout le monde se jette
10:13sur la question de savoir ce que seront les alliances.
10:15Je vous l'ai dit, il n'y a pas eu d'alliance au plan national,
10:18ni au premier tour, il n'y en aura pas d'avantage au second tour.
10:22– Deux mots de Corrigion, François Puponi et Paul Amard du Capartat.
10:25– Ils vont essayer de sauver leur mairie dans un mois.
10:27– Ça, on a bien compris.
10:28– Voilà, et ils diront à Mélenchon, t'inquiète pas,
10:31on votera pour toi l'année prochaine, si t'es au deuxième tour.
10:34– Paul Amard, je vais oser citer Musée, le poète, dans ce monde de bruit.
10:38– Ah, ça serait bien pour terminer l'émission.
10:39– Peu importe le flacon, pourvu qu'on est l'ivresse,
10:41donc peu importe la gamelle, pourvu qu'on est l'ivresse de la conquête.
10:45Le PS, macroniste aujourd'hui, demain, Mélenchoniste.
10:49Voilà le PS, je pense à Blum et Mendès France.
10:52– Et terminer notre émission avec Musée, je trouve qu'on n'aura pas mieux,
10:55ce sera le mot de la fin.
10:56Merci les amis de m'avoir accompagné durant ces deux heures,
10:59merci à l'équipe qui m'a accompagné, Sébastien Bandotti,
11:01le fidèle David Poujol, le fidèle Alexis Prince,
11:04la fidèle Célide Génaud, Isabelle Piboulot pour l'information,
11:07si fidèle aussi, merci à la programmation,
11:08Francis Cabamélé, Stéphane Fatoreto, merci aux équipes en AG.
11:11Je vous dis tout de suite sur Europe 1, Stéphanie Dumouru,
11:14et sur CNews, l'excellent Philippe Devilliers.
11:16À demain, 12h, bye bye.
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