00:01Bon, nous sommes avec Sarah Salman, avec Georges Fenech, avec Fabien Antoniente, avec Gauthier Lebrecht, avec Olivier Guenet.
00:07Le Rassemblement National réagissait par rapport à ce que disait Sarah Salman, peut-être ?
00:11Mais le RN explique que si ça dégénère d'un côté ou de l'autre,
00:17s'il y a des antifas qui deviennent violents dans la manif,
00:21les premières victimes, les premières cibles, ce seront les élus du Rassemblement National.
00:24Et s'il y a des éléments d'ultra-droite qui ne sont pas là pour manifester,
00:29mais pour l'affrontement, le RN sera à nouveau diabolisé.
00:32Donc on va arrêter, si c'est sûr qu'on peut aller à l'infini, c'est ce que dit
00:36le RN.
00:36En fait, la stratégie du RN, elle est assez simple finalement.
00:39Pas prendre de risques, qui est utile.
00:41Oui mais attention.
00:43À force de ne pas prendre de risques, on ne fait plus rien.
00:44Ça c'est très intelligent ce que vient de dire Sarah Salman.
00:47La stratégie du RN, c'est de dire si on ne fait rien, on est président de la République.
00:53Voilà, on gagne la présidentielle.
00:54C'est ça la vérité.
00:56Parce qu'aujourd'hui, les sondages sont tellement hauts,
00:59et quand tu es dans cette position-là,
01:02c'est très compliqué d'établir une stratégie.
01:06Oui mais là je le trouve trop sévère parce qu'ils n'ont pas rien fait.
01:09Jordan Bardella a fait une grande conférence de presse.
01:11Jordan Bardella a été chez Laurence Ferrari cette semaine.
01:14Ils ont réclamé la minute de silence avec leur allié Eric Ciotti de l'UDR à l'Assemblée Nationale.
01:20Ils sont quand même politiquement à l'Assemblée en première ligne face à la France insoumise.
01:26Il y a des politiques qui sont plus planquées qu'eux.
01:29Là, il y a un risque politique à aller à cette manifestation selon eux,
01:33avec les raisons que je viens de vous évoquer.
01:36Et après, oui, il y a une volonté de gagner.
01:38Et donc, il y a eu une stratégie.
01:39Et excusez-moi, non seulement Marine Le Pen a mis en place une stratégie de dédiabolisation,
01:44mais la France insoumise travaille pour elle.
01:45Parce qu'ils sont réellement en train de se diaboliser matin, midi et soir,
01:48qu'effectivement, en contraste, le RN paraît un parti parfaitement comme les autres.
01:53C'est effectivement le sentiment qu'on a et c'est pourquoi il est attaqué aujourd'hui par Ségolène Royal
02:00qui ont du mal à trouver des points d'ancrage, finalement, pour cibler le RN.
02:06Alors, on parle de 1934, on parle du Reichstag,
02:09on parle de choses qui, évidemment, ont peu de rapports avec le Rassemblement National d'aujourd'hui.
02:15Est-ce que nous pouvons écouter, peut-être, Olivier Faure sur le récit de l'extrême droite ?
02:20La politique ne peut pas être un combat qui mène à une forme de violence verbale
02:25qui, elle-même, à un moment, peut conduire à la légitimation,
02:28gradation pour ce qui est le moins grave, jusqu'à la violence physique, ce qui, là, est très grave.
02:33Et on ne peut pas, aujourd'hui, nous-mêmes,
02:36donner le sentiment que nous cautionnons une action violente,
02:38même si, évidemment, je ne veux pas non plus adhérer à un récit
02:43qui est celui de l'extrême droite,
02:45qui cherche à, elle-même, se blanchir, se laver,
02:48alors même que chacun le sait bien.
02:50Les actions violentes sont, en général, menées par les groupuscules d'extrême droite,
02:54nombreux en France,
02:55et qui cherchent, évidemment, à faire le coup de poing,
03:02se donnent rendez-vous,
03:05provoquent des rixes,
03:06et sont les propagateurs d'une idéologie
03:10qui est, en tout point, contraire à ce qu'est la République.
03:14J'entends ce que dit M. Faure,
03:17et qu'il y ait des groupuscules d'extrême droite
03:19et des groupuscules d'extrême gauche,
03:21il y en a eu, et il y en a toujours eu.
03:22Et, s'il me permet, ce n'est pas le sujet.
03:25Le sujet, c'est que vous avez une extrême gauche
03:28qui est soutenue par un mouvement populaire important,
03:31en l'occurrence, la France insoumise.
03:32C'est-à-dire que la jeune garde,
03:34elle est associée à la France insoumise.
03:36Ce n'est pas moi qui le dis,
03:36c'est la France insoumise qui le revendique.
03:38Que je sache, il n'y a pas un groupuscule d'extrême droite
03:42qui est soutenu par le Rassemblement national.
03:45Donc, il est là, là,
03:47la différence la plus importante.
03:50M. Ford, il y a toujours des groupuscules d'extrême droite,
03:53et il y a peut-être, effectivement, des agissements.
03:55Mais le Rassemblement national ne soutient pas,
03:57que je sache, l'organisation,
04:00je crois qu'il y a une organisation qui s'appelle Rempart,
04:02par exemple, qui est très marquée à droite.
04:04« Vous n'avez jamais vu Marine Le Pen ou Jordan Bardet-Della
04:08dire, comme Jean-Luc Mélenchon,
04:10« Je suis fier de ces gens-là. »
04:12Bardet veut dissoudre les groupes d'ultra-droite comme d'ultra-gauche.
04:15En fait, c'est ça qui est un vraisemblable.
04:17Alors, ça ennuie la gauche,
04:18parce que la gauche a perdu son ennemi.
04:21Alors, elle invente un ennemi.
04:22C'est un ennemi imaginaire.
04:24C'est-à-dire qu'elle demande, ou elle pointe la responsabilité du RN,
04:28qui, dans ce sujet, c'est Quentin qui est mort.
04:31Et Quentin, il est mort sous le coup des militants d'extrême-gauche.
04:35Alors, manifestement, ça ennuie Olivier Faure,
04:37et le RN qui, effectivement, n'y est absolument pour rien dans cette affaire,
04:42absolument rien,
04:43il est ciblé par, hier, le président Macron,
04:47par Olivier Faure,
04:48parce qu'effectivement, toute la classe politique voit que le logiciel n'est plus adapté.
04:53– Il pourrait s'occuper de Raphaël Arnaud aussi, M. Faure.
04:55– Mais bien sûr, mais vous avez parfaitement raison.
04:57– Plutôt que de nous parler de...
04:58– Mais cette séquence, je vous le dis,
05:01en fait, si M. Faure était sérieux,
05:06parce que je pense que c'est contre-productif,
05:08il dirait, écoutez, le RN, je vais vous dire,
05:10je pense qu'effectivement, on n'est plus en 34,
05:12et ce n'est pas un mouvement fasciste.
05:14Mais je pense qu'ils ne vont pas réussir en 2027,
05:16parce qu'ils ne sont pas bons.
05:17Parce que les solutions qu'il propose ne sont pas bonnes,
05:19et ne seront pas efficaces pour la France.
05:20Voilà ce que je pense.
05:21et je leur fais un procès en incompétence, pourquoi pas,
05:23et j'apporte des arguments.
05:25Mais si vous expliquez aux Français
05:26que Jordan Bardella, c'est le colonel Larocque
05:30et qu'on est en 34 devant l'Assemblée Nationale,
05:32je ne pense pas que ça marche.
05:33Parce que ça fait juste 40 ans que...
05:35– C'est ce que dit M. Retailleau, par exemple.
05:37– Oui.
05:37– Il critique effectivement le RN sur le plan économique,
05:41etc., sans jeter des anathèmes.
05:42– Oui, oui, oui.
05:43– On peut le critiquer sur le plan historique aussi.
05:46– On peut faire l'histoire de la gauche aussi.
05:48– Oui, on peut aussi.
05:49– On peut remonter à la France 6.
05:51– Je veux vous dire, on peut, on peut tout faire,
05:54mais ça n'a pas de sens.
05:56C'est un gosse de 22 ans, si vous lui dites que le RN
05:59a été fondé en 72 avec telle ou telle personne
06:02qui avait pris part pendant entre 40 et 42,
06:04de près ou de loin, à la collaboration.
06:06Je pense que ce n'est plus le sujet.
06:08C'est comme si je vous dis que les communistes,
06:11aujourd'hui, ont défendu Joseph Staline.
06:13– Ah non, ce n'est pas la même chose, je suis désolé,
06:15parce qu'il y a un parti communiste aujourd'hui,
06:16toujours un parti communiste.
06:17Il n'y a pas un parti fasciste,
06:19il n'y a pas l'équivalent d'un parti fasciste aujourd'hui en France.
06:21Les communistes, ils ont le droit encore de s'appeler communistes
06:23après 100 millions de morts.
06:24– Bon, après Fabien Roussel, ce n'est pas le fils de Staline.
06:26– C'est très intéressant, ça.
06:28Et Jordan Bardella, il est responsable des fondateurs du…
06:31– Non, mais il est resté dans le même parti,
06:33il aurait pu en créer un nouveau.
06:34– Ah oui, le parti communiste, il ne s'est pas compromis,
06:36c'est jamais compromis.
06:36– De toute façon, je ne vais pas défendre les communistes non plus.
06:39– L'humanité n'a jamais fait des unes.
06:41– Mais peu importe.
06:41– Ce n'est pas moi qui vais défendre les communistes.
06:44– Mais Sarah Salmane, les communistes, je vous assure,
06:47les communistes ont tué 100 millions de victimes.
06:51– Et je l'entends, mais je suis d'accord avec tout ce que vous dites
06:54sur les communistes.
06:55– Il y a un privilège rouge en France,
06:57et vous le voyez bien encore dans cette séquence.
06:59C'est-à-dire que celui qui est mort, c'est Quentin.
07:01– Sur tout ce que vous dites sur le PC, je suis d'accord avec vous.
07:04– Il a tabassé l'inché et tué,
07:06par des gens d'extrême-gauche.
07:08Vous avez aujourd'hui deux collaborateurs
07:10d'un député, trois,
07:12qui sont sous les verrous.
07:14– Ah non, pardon, trois qui sont impliqués d'une manière ou d'une autre.
07:16– Deux qui sont en prison.
07:18Deux qui sont en prison, de quoi on parle ?
07:21– Mais tout ce que vous dites sur l'extrême-gauche,
07:22je suis d'accord avec vous.
07:23– C'est tout.
07:24Alors le débat, il n'est pas exactement sur l'extrême-droite.
07:27– C'est vous qui m'en parlez.
07:28– Non, c'est M. Fort qui en parle, et je rebondis.
07:31Je vous en parle, parce que je parle de l'actu.
07:33Je peux parler aussi, vous voulez,
07:34du Saint-Honoré ou de la tarte aux fraises,
07:37mais je parle de l'actualité.
07:39Il est 16h44.
07:41Alors, nous, Salon, je le répète,
07:43parce que c'est une journée importante,
07:44les zones C, qui sont en vacances.
07:47Créteil, comment appelle-t-on les états de Créteil ?
07:51– Les Cristoliens, je crois.
07:52– Les Créteilens, non ?
07:52– Non, les Cristoliens, les Cristoliens.
07:54– Les Crétinois.
07:56– Les Crétinois.
07:57– Les Crétinois.
08:00– Les Cristoliens.
08:01– Je veux dire, vraiment.
08:02– Non, les Montpellier, comme on a un peu.
08:04– Montpellier 1, bravo.
08:05– Les Parisiens.
08:06– Les Parisiennes.
08:08– Les Toulouse.
08:09– Les Toulousains.
08:10– Versailles.
08:11– Versailles, bien évidemment.
08:13– Et c'est quoi ce jeu ?
08:14– Et comment ?
08:15– C'est un jeu, quoi ce jeu ?
08:17– Alors, fin des vacances pour la zone A.
08:20Besançon.
08:21– Les Byzantins.
08:22– Pas les Byzantins.
08:23– Les Byzantins.
08:25– Les Byzantins.
08:30– Ah, Clermont-Ferrand.
08:32– Les Clermont-Ferrand.
08:32– Les Clermont-Ferrand.
08:33– Et quoi qui est ?
08:36– Ah, c'est quoi ?
08:36– Les Pots de vin.
08:39– Les Pots de vin.
08:43Vous avez bien l'air d'un Pots de vin.
08:45– Plus de vin que de peau.
08:49– Les Byzantins.
08:52C'est notre ami à Besançon.
08:54– Qui est né à Besançon ?
08:55– Ça fait dix fois que je vous le dis !
08:57– Je ne sais plus.
08:57– Victor Hugo.
08:58– Un certain nombre de personnes.
08:59– Je ne sais plus.
09:00– Oui, un certain nombre de personnes.
09:01– Il y en a encore ce matin.
09:02À tout de suite.
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