- il y a 5 mois
A la une de cette édition, "God save the king" ! Le prince Andrew a été interpellé jeudi dans le cadre de l’affaire Epstein, donnant une nouvelle résonance internationale à cette saga glauque.
Nous ouvrirons ensuite une page sur la Bosnie. Le pays semble toujours plus divisé que jamais, tandis que les Serbes de Bosnie tentent de profiter de la situation internationale pour sortir du contrôle de Sarajevo.
Et nous évoquerons la peste, une maladie qui n’a pas totalement disparue et qui peut être utilisée comme arme biologique.
Nous ouvrirons ensuite une page sur la Bosnie. Le pays semble toujours plus divisé que jamais, tandis que les Serbes de Bosnie tentent de profiter de la situation internationale pour sortir du contrôle de Sarajevo.
Et nous évoquerons la peste, une maladie qui n’a pas totalement disparue et qui peut être utilisée comme arme biologique.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition God Save the King.
00:18Le prince Andrew a été interpellé jeudi dans le cadre de l'affaire Epstein,
00:21donnant une nouvelle résonance internationale à cette saga glauque.
00:26La Bosnie semble plus divisée que jamais, tandis que les Serbes du pays tentent de profiter de la situation internationale
00:31pour sortir du contrôle de Sarajevo.
00:34Et nous évoquerons enfin la peste, une maladie qui n'a pas totalement disparu et qui peut être utilisée comme
00:40arme biologique.
00:45Des bijoux de la couronne pas très reluisants.
00:47L'arrestation de l'ex-prince Andrew au Royaume-Uni bouleverse le pays
00:51et ouvre un nouveau chapitre de la tentaculaire affaire Epstein.
00:54L'arrestation de l'ex-prince Andrew survenu jeudi pour son 66e anniversaire marque un tournant royal dans l'affaire
01:01Epstein.
01:01Interpellé à l'aube par la police au domaine royal de Sandringham, dans l'est de l'Angleterre,
01:07où il avait été relégué après son expulsion du luxueux Royal Lodge de Windsor,
01:11Andrew a passé une dizaine d'heures en garde à vue, relâché en soirée.
01:16En attendant les suites de l'enquête, il fait l'objet de perquisitions dans ses résidences du Berkshire et du
01:21Norfolk.
01:22Cette opération menée par la police de Thames Valley, une région du sud de l'Angleterre,
01:27vise un homme sexagénaire soupçonné de faute dans l'exercice de fonctions officielles,
01:32sans nommer explicitement le frère cadet du roi Charles III.
01:35Les accusations portent sur la transmission de documents confidentiels à Jeffrey Epstein,
01:40le financier pédocriminel décédé en 2019,
01:43durant la période où Andrew était émissaire commercial du Royaume-Uni entre 2001 et 2011.
01:49S'ajoutent à cela des allégations antérieures d'agressions sexuelles,
01:54notamment celles de Virginia Giuffre,
01:56qui l'accusait d'abus à 17 ans et s'est suicidé en avril 2025,
01:59après un règlement amiable de 10 millions d'euros.
02:02De nouveaux documents américains, publiés fin janvier,
02:05révèlent des photos compromettantes et des e-mails invitant Epstein à Buckingham
02:09pour des discussions privées,
02:11ainsi que des échanges d'informations économiques sensibles.
02:14Les conséquences pour la famille royale sont explosives.
02:17Déchus de ses titres royaux depuis l'automne,
02:19Andrew reste huitième dans l'ordre de succession,
02:21mais son cas ébranle la monarchie
02:24et indigne les Britanniques,
02:25dont certains sont persuadés de sa culpabilité.
02:29Je trouve tellement triste qu'il ait fallu autant de temps
02:31pour que les femmes soient enfin crues, de nos jours.
02:34La version des faits d'une femme a certainement plus de poids
02:36que celle de quelqu'un comme lui.
02:37Je pense que l'exploitation des jeunes femmes
02:42est tout aussi importante que les crimes
02:44pour lesquels il a été arrêté.
02:51Et je pense qu'il devrait répondre pleinement
02:54de ses actes sur les deux points.
02:58Le roi Charles III, dans un communiqué rare,
03:01exprime sa profonde inquiétude et insiste
03:04pour que, je cite, la justice suive son cours
03:06promettant une coopération.
03:08Des experts évoquent un possible procès
03:11pour haute trahison, un choc inédit
03:13qui pourrait accélérer une réforme de l'institution
03:16déjà fragilisée.
03:17Pour l'heure, l'ex-prince n'est pas encore reconnu coupable
03:20et les Britanniques semblent attachés
03:22à leur régime politique.
03:23Il est normal que beaucoup de gens aient un avis,
03:26mais tant que rien n'est prouvé devant un tribunal,
03:29il n'est pas juste de juger ce qui s'est passé.
03:38Cependant, je dirais qu'il y a de plus en plus de preuves
03:40qui suggèrent que quelque chose s'est produit.
03:44La loi est la loi.
03:45S'il a enfreint la loi, il mérite d'aller en prison.
03:48Je pense que s'il a fait quelque chose de mal,
03:50il mérite d'être puni.
03:52Je ne pense pas que la couronne soit en cause.
03:54Je pense que c'est honteux pour lui et pour sa famille,
03:57mais je ne pense pas que la couronne soit en cause.
03:59Ce scandale britannique poursuit donc la saga Epstein
04:02qui implique des personnalités de premier plan
04:04dans de très nombreux pays.
04:05Des présidents Clinton et Trump aux États-Unis,
04:08à Jacques Lang en France, la liste s'allonge
04:10avec des faits reprochés très différents,
04:12allant des crimes les plus odieux à des relations économiques.
04:15En France, c'est le cas de l'actrice et réalisatrice,
04:18donneuse de leçons et immigrationniste Josiane Balasco qui émerge.
04:22Celle-ci aurait dîné à deux reprises avec Epstein en 2013,
04:27introduite par Caroline Lang dans un contexte
04:29impliquant un dossier caritatif non élucidé.
04:33La suite au prochain épisode.
04:39La Bosnie-Arc-en-Ciel, les Serbes n'en veulent toujours pas.
04:42Plus de 30 ans après les accords de Dayton,
04:45la coopération entre Serbes, Croates et Bosniaques musulmans
04:48est toujours très difficile et les Serbes espèrent profiter
04:50du contexte international actuel pour trouver une porte de sortie,
04:54le décryptage de Nicolas de Lambertori.
04:56La Bosnie-Herzégovine, 30 ans après sa mise en place
05:00comme État indépendant issu de l'explosion de la Yougoslavie,
05:05fonctionne toujours aussi péniblement.
05:07Et rien ne dit que cet État durera éternellement
05:10sous la forme que nous lui connaissons actuellement.
05:13Pour rappel, le pays consiste en trois nationalités,
05:17les Serbes orthodoxes, les Croates catholiques
05:19et les Bosniaques musulmans, répartis en deux entités.
05:23La République serbe de Bosnie, ou Republika Srpska,
05:26qui a pour capitale Bagnalouka,
05:28et la Fédération Croato-Musulmane,
05:31qui a pour capitale Sarajevo.
05:33Et surtout, le pays est régi par un gouverneur
05:36nommé par l'Union Européenne
05:38et a pour mener le Marc Convertible,
05:41qui a la valeur d'un Deutschmark,
05:43ce qui veut dire que de facto,
05:45la Bosnie-Herzégovine est alignée sur l'euro.
05:47Et depuis le début, les Serbes de Bosnie,
05:49à qui on a imposé de vivre dans cette entité,
05:53aspirent à s'en détacher.
05:54Cette volonté s'incarne depuis deux décennies
05:57autour de la figure de Milorad Dodik,
06:00l'homme fort de la République serbe de Bosnie,
06:03à qui on a fini par faire payer cette détermination.
06:06Alors qu'il occupait la fonction de président
06:08de la République serbe de Bosnie,
06:10il a été démis de ses fonctions
06:12par un tribunal de Sarajevo
06:14pour ne pas avoir respecté une décision
06:17imposée par le gouverneur allemand de la Bosnie.
06:20Au final, après un bras de fer politico-juridique,
06:23Dodik a fini par accepter de remettre son mandat
06:26et c'est son candidat désigné,
06:29Sinitsha Karan,
06:30qui l'a emporté de justesse
06:32à la présidentielle anticipée.
06:34Et en deux fois, en novembre 2025,
06:36puis en février 2026,
06:39le scrutin ayant dû être rejoué
06:41dans plusieurs municipalités
06:43en raison d'irrégularité électorale.
06:46Un succès retentissant pour Milorad Dodik,
06:49qui essaye également de tirer avantage
06:51du contexte international en pleine recomposition,
06:54et de la présidence de Donald Trump.
06:56Première nouveauté,
06:57très appréciable pour Dodik et son équipe rapprochée.
07:00Ils ont été retirés de la liste de sanctions de Washington,
07:04qui leur interdisait donc de voyager aux États-Unis.
07:07Cela leur a permis d'être reçus à la Maison-Blanche,
07:10à l'occasion du petit déjeuner national de la prière.
07:13Si ce n'est pas encore la grande réception
07:15en grande pompe par Donald Trump,
07:17cela constitue déjà, selon Nikola Mirkovic,
07:20une avancée considérable
07:22pour les représentants des Serbes de Bosnie.
07:24C'est particulièrement important pour Dodik.
07:26N'oublions pas que c'était le paria de l'Europe aujourd'hui.
07:30Dodik était sous sanctions américaines,
07:32sous sanctions européennes,
07:33en froid avec le haut responsable
07:35qui est à la tête de la Bosnie-Herzégovine.
07:37Et tout d'un coup, patatras,
07:39Donald Trump décide de l'inviter aux États-Unis
07:41en grande pompe,
07:42puisqu'il assiste à la matinée de prière de la Maison-Blanche
07:45et rencontre Pete Exet,
07:47le ministre américain de la Défense
07:48et différentes personnalités.
07:50Il y est allé avec différents responsables politiques
07:52serbes de Bosnie-Herzégovine
07:54qui étaient sous sanctions également.
07:55Et tout ça, évidemment,
07:56s'est fait aux grandes dames des Européens
07:59qui font tout pour évincer Dodik,
08:02Milorad Dodik,
08:03de la scène politique de Bosnie-Herzégovine.
08:06Et Dodik en a bien évidemment profité
08:08pour faire connaître son point de vue
08:10aux dirigeants américains
08:12qu'il a pu rencontrer.
08:13Et ce point de vue, sans surprise,
08:15c'est que la Bosnie-Herzégovine
08:17n'est pas un État viable
08:18dans le cadre de l'application
08:20des accords de Dayton.
08:21Cette république a été créée sous Tito
08:24et les atlantistes,
08:26en détruisant la Yougoslavie,
08:28ont voulu garder la forme du pays.
08:31L'ensemble, chaque communauté
08:33défend ses propres intérêts.
08:35Il n'y a pas d'esprit bosnien.
08:36Vous savez, Aristote dit que pour qu'un pays vive,
08:40il faut que tout le monde ait le même souffle.
08:43Or, ce n'est pas le cas.
08:44Chacun défend ses intérêts
08:45et ça ne fonctionne pas.
08:46La Bosnie-Herzégovine
08:47est un des États les plus pauvres d'Europe.
08:50La Bosnie-Herzégovine,
08:51avec le Kosovo,
08:52sont deux des régions
08:53qui ont fourni le plus de djihadistes
08:55au Moyen-Orient.
08:56Ce sont des États faillis.
08:57Ce sont des États qui ont été créés
08:58par les atlantistes,
08:59mais qui ne marchent pas.
09:00Dodik, lui, défend les serbes.
09:02Il dit que si les atlantistes
09:03ont été d'accord pour que la Yougoslavie éclate,
09:07pourquoi est-ce que la Bosnie-Herzégovine
09:09ne pourrait pas éclater
09:10et que les serbes de République
09:12de Bosnie-Herzégovine
09:13puissent soit être autonomes,
09:15indépendants,
09:15soit idéalement rejoindre la Serbie.
09:18Parce qu'il n'y a jamais eu ce débat
09:20qui a été ouvert
09:20et la majorité des serbes souhaite ça.
09:23Les serbes se disent
09:23« Nous, on voudrait vivre aussi
09:25dans un seul et même pays.
09:26Vu que nous avons la Bosnie-Herzégovine
09:28qui ne fonctionne pas
09:29comme un État de droit,
09:30autant l'arrêter pacifiquement
09:33et rassembler les différents peuples
09:35qui ont envie de vivre
09:36dans leur propre pays. »
09:37L'hypothèse d'une sécession
09:39de la République serbe de Bosnie
09:41reste toutefois,
09:42pour le moment, improbable.
09:44En effet, la visite de Dodik
09:45a fait bondir
09:46dans les milieux démocrates américains,
09:49ceux qui, justement,
09:50avaient mis Dodik sous sanction.
09:51Et pour le moment,
09:52le secrétariat d'État
09:53a fait savoir
09:54qu'il soutenait toujours
09:55les accords de Dayton.
09:56L'une des raisons à cela
09:57est probablement
09:58que si un jour
09:59les serbes quittaient la Bosnie,
10:01les croates voudraient
10:02en faire de même
10:03et que cela poserait
10:04des problèmes
10:05entre croates et musulmans.
10:07Je pense que si les serbes
10:08quittaient la Bosnie-Herzégovine,
10:10les croates prendraient
10:11la poudre d'escampette
10:12et iraient rejoindre la Croatie.
10:14C'est leur volonté.
10:14D'ailleurs, on voit aujourd'hui,
10:15même s'il y a un accord,
10:18un partenariat
10:19entre croates et bosniaques musulmans,
10:20les croates regardent
10:21d'un bon oeil
10:22ce qui se passe
10:22dans la République serbe
10:23parce qu'ils savent très bien
10:24que si les serbes y arrivent,
10:25ils seront les prochains,
10:26ils aimeraient bien.
10:27C'est possible
10:28que ce pays
10:30soit redécoupé.
10:32C'est possible,
10:33il ne resterait plus grand-chose.
10:35Mais ça montrerait
10:36quand même
10:36que ce rêve
10:37d'une entité multiethnique
10:39où tout le monde serait frère,
10:40les Européens
10:41n'ont pas réussi à le faire.
10:42Peut-être qu'ils auraient
10:42pu réussir à le faire,
10:43mais ils ont échoué.
10:44Ça ne marche pas.
10:45Au contraire,
10:45chaque communauté
10:46se répute sur elle-même
10:47et il n'y a pas d'entente
10:48entre les trois.
10:49Malgré tout,
10:52fonce dans un déclin sévère.
10:53Il n'est pas certain
10:54que les gendarmes
10:56qui régissent actuellement
10:57la Bosnie
10:58disposent éternellement
11:00des moyens
11:00de maintenir en place
11:01les accords de Dayton
11:02de 1995.
11:04Et l'exemple bosnien
11:06devrait sans doute
11:06se voir ailleurs.
11:07Alors que le monde
11:08est entré
11:09dans une période
11:09de turbulence,
11:11de nombreux micro-conflits
11:12sont susceptibles
11:13de se réactiver,
11:15chacun essayant
11:16de tirer avantage
11:17des fenêtres de tir
11:18durant lesquelles
11:19les cartes
11:19sont redistribuées.
11:20Et selon les intérêts
11:22et l'intelligence
11:23des uns et des autres,
11:24les redistributions
11:26se feront
11:26dans le compromis
11:27et la diplomatie
11:28ou bien dans le tumulte
11:30et la violence
11:31de la guerre.
11:35Attaquer une population
11:37par la maladie
11:38ou le poison
11:38depuis longtemps,
11:39la question des armes
11:40biologiques
11:40n'est plus de la fiction.
11:42Parmi celles-ci,
11:43il y en a une
11:44que l'on croyait
11:44être oubliée,
11:45la peste.
11:46Explication,
11:47Renaud de Bourleuf.
11:48Une arme biologique,
11:49réalité
11:50ou scénario
11:51hollywoodien ?
11:52Un homme semble avoir
11:53une idée sur la question,
11:54le milliardaire Bill Gates.
11:56Des gènes pathogènes
11:58apparus dans la nature
11:59ou dans les mains
11:59d'un terroriste,
12:00transmis dans l'air
12:01et se propageant rapidement,
12:03pourraient tuer
12:0330 millions de personnes
12:05en moins d'un an.
12:06En 2014,
12:07des enquêteurs
12:07ont retrouvé
12:08sur l'ordinateur
12:08d'un militant
12:09de l'État islamique
12:10un document
12:11de 19 pages,
12:12un tutoriel
12:13portant sur le développement
12:14de la peste bubonique
12:15à partir d'animaux infectés
12:17et sa transformation
12:18en armes biologiques.
12:20Rappelons que la maladie
12:21comprend deux formes,
12:22la peste bubonique
12:23contractée par piqûre de puce
12:24et la peste pulmonaire
12:26transmise par voie aérienne.
12:27C'est la peste bubonique
12:28qui est la plus répandue.
12:29Elle provoque
12:30de fortes fièvres,
12:30une atteinte profonde
12:31de l'état général
12:32et surtout une hypertrophie
12:33du ganglion lymphatique
12:34qui peut dégénérer
12:36en septicémie
12:36souvent mortelle.
12:38Utiliser cette maladie
12:40comme armes biologiques
12:40paraît aussi redoutable
12:41qu'une attaque
12:42à la Kalashnikov
12:43et c'est une technique
12:44déjà expérimentée
12:45dans le passé.
12:46Au XIVe siècle en Crimée,
12:47l'armée mongole
12:48a lancé des cadavres infectés
12:49dans une cité assiégée,
12:50ce qui aurait ensuite
12:51propagé la peste en Europe.
12:53Plus récemment,
12:54lors de la guerre
12:54sino-japonaise
12:55entre 1937 et 1945,
12:57l'armée nippone
12:58a confectionné
12:58des petites bombes
12:59contenant des puces
13:00infectées par la bactérie
13:01Yersinia pestis
13:02qui déclenche
13:03la maladie de la peste.
13:04La question d'armes biologiques
13:05a été remise sur la table
13:06encore plus récemment
13:07dans le contexte
13:08du conflit russo-ukrainien.
13:09En février 2023,
13:10le ministère russe
13:11des Affaires étrangères
13:12a accusé les Etats-Unis
13:13de financer un programme
13:14d'armes biologiques
13:15en Ukraine.
13:17Pourquoi la peste
13:18en particulier
13:19serait intéressante
13:20comme arme de guerre ?
13:21La bactérie
13:22Yersinia pestis
13:23se caractérise
13:24par une forte transmissibilité
13:25ainsi qu'une résistance
13:27et une persistance
13:27dans l'environnement.
13:28Mais où en est
13:29la maladie aujourd'hui ?
13:30Selon l'Institut Pasteur,
13:32près de 50 000 cas
13:33de 1990 à 2020
13:35ont été déclarés
13:36à l'Organisation mondiale
13:37de la santé
13:37par 26 pays.
13:38Les principaux foyers
13:40sont en Afrique subsaharienne,
13:41notamment le Congo,
13:42et en Asie,
13:43plus précisément
13:44en Chine et en Mongolie.
13:45En France,
13:46les derniers cas de peste
13:47remontent à 1945
13:49en Corse.
13:50La mortalité est devenue
13:51faible au XXe siècle
13:52en raison du développement
13:53d'antibiotiques
13:54qui permettent
13:54de neutraliser la maladie
13:55avant qu'il n'y ait
13:56d'infection.
13:57Cependant,
13:58aux Etats-Unis,
13:59la peste est vue
13:59avec une certaine inquiétude.
14:01Les centres américains
14:02de contrôle et de prévention
14:03des maladies,
14:04les CDC,
14:05l'ont classé
14:05dans la catégorie
14:06des agents de bioterrorisme
14:07de niveau 1.
14:08Notons que depuis 1972,
14:10les armes bactériologiques
14:11sont interdites
14:12par la Convention
14:12d'interdiction
14:13des armes biologiques
14:14ou à toxines
14:16ratifiées par la France.
14:17En décembre 2019,
14:19le représentant permanent
14:20de la France
14:20auprès de la conférence
14:21des Etats-partis
14:22donnait quelques détails.
14:24D'abord,
14:24il faut savoir
14:25qu'il n'y a pas eu
14:25d'attaque
14:26avec des armes
14:27de nature biologique
14:28dans la période récente.
14:30La CIAV,
14:31c'est un instrument
14:32de non-prolifération
14:33qui maintenant
14:35jouit
14:36de l'adhésion
14:36de 180 Etats.
14:37Donc,
14:38c'est un instrument
14:38quasi-universel.
14:39C'est un instrument
14:40d'interdiction totale.
14:41C'est aussi pour se prémunir
14:43d'attaques biologiques
14:43que de nombreuses sociétés
14:44développent la recherche
14:45autour d'un vaccin
14:46contre la peste.
14:48Mais selon l'Institut Pasteur,
14:49les Big Pharma
14:50ne sont pas intéressés
14:51car le marché
14:51n'est pas suffisant.
14:53C'est vrai que
14:53toutes les maladies
14:54ne sont pas aussi
14:55bankables
14:55que le Covid.
15:01L'actualité en bref
15:02en France.
15:05Après la jeune garde
15:06dans l'agréable quartier
15:07de la Croix-Rousse à Lyon,
15:08ils vont rencontrer
15:09leurs gardiens de prison.
15:10Une semaine après
15:10à l'assassinat de Quentin de Ranque,
15:12le procureur de Lyon
15:13a donné des précisions
15:14jeudi soir
15:14lors d'une conférence de presse.
15:16L'analyse des faits,
15:18notamment le très grand nombre
15:20de coups portés directement
15:22sur le visage
15:23et sur le crâne
15:23de Quentin de Ranque,
15:25les auditions des témoins,
15:28les interrogatoires
15:29des mises en cause,
15:31les investigations techniques,
15:33les résultats
15:35de l'autopsie de la victime
15:36et l'exploitation des vidéos
15:38conduisent le parquet
15:39à ouvrir
15:41dans les minutes qui viennent
15:43une information judiciaire
15:45criminelle
15:45devant les juges d'instruction
15:48et à requérir
15:49la mise en examen
15:50du chef domicile volontaire
15:51sur Quentin de Ranque
15:52pour les sept personnes présentées.
15:54Les sept personnes en question
15:55sont placées en détention provisoire.
15:57Le procureur a confirmé
15:58que parmi eux,
15:59il y a bien
15:59un assistant parlementaire.
16:00Il s'agit en l'occurrence
16:02de Jacques-Élie Favreau,
16:03assistant du député
16:04LFI du Vaucluse,
16:05Raphaël Arnaud.
16:05Il est mis en examen
16:06pour complicité par instigation.
16:08Concrètement,
16:09c'est le fait d'inciter
16:09volontairement quelqu'un
16:11à commettre une infraction
16:12par des ordres
16:12ou des pressions
16:13sans agir soi-même.
16:15Les six autres prévenus
16:16sont quant à eux
16:17mis en examen
16:17pour homicide volontaire.
16:19Pendant que ces sept personnes
16:20découvrent la prison,
16:21l'enquête continue
16:22sur le terrain.
16:23L'identification
16:24des personnes présentes
16:25sur les lieux
16:26était difficile.
16:28Et à ce jour,
16:29d'ailleurs,
16:30il reste plusieurs personnes
16:32à identifier.
16:33Samedi,
16:33une manifestation
16:34doit se tenir à Lyon
16:35en hommage à Quentin de Ranque.
16:36Le maire écologiste de Lyon,
16:37Grégory Doucet,
16:38qui a été proche
16:39de la jeune garde,
16:40a réclamé l'interdiction
16:41de cette marche,
16:42évoquant, je cite,
16:43« des risques avérés
16:44de troubles à l'ordre public ».
16:45Le ministre de l'Intérieur,
16:46Laurent Nunez,
16:47a quant à lui affirmé
16:48ce vendredi
16:49qu'il n'interdira pas
16:49cette manifestation
16:50qui se déroulera encadrée.
16:52Les interdictions
16:53ne viennent pas toujours
16:53de là où on les attend.
16:54Ainsi,
16:55le président du RN,
16:56Jordan Bardella,
16:57a recommandé au cadre
16:58de son parti
16:58de ne pas se rendre
16:59au rassemblement d'hommage
17:00à Quentin de Ranque
17:01ni d'y associer le RN
17:02par peur d'être mal vu.
17:04Quant à l'ancien
17:05Premier ministre
17:05Dominique de Villepin,
17:07il a appelé
17:07à ne pas diaboliser
17:08à l'EFI
17:08pour ne pas légitimer
17:10le RN,
17:11affirmant qu'un tel scénario
17:13rappellerait
17:131933 en Allemagne.
17:15Une vie normale,
17:16qu'on peut à nouveau
17:17commercer,
17:18qu'on peut à nouveau
17:18bouger ses animaux.
17:20Aller au salon
17:20de l'agriculture.
17:21Et on aurait pu
17:22aller au salon
17:23de l'agriculture,
17:24ils ont choisi
17:25la prudence.
17:26Tout ça pour ça,
17:27ce vendredi,
17:28le ministre de l'agriculture
17:29Rani Gennevard
17:30a annoncé la fin
17:30des protocoles
17:31concernant la dermatose
17:32nodulaire contagieuse
17:33exceptée dans une partie
17:34des Pyrénées-Orientales.
17:35Aucun nouveau cas
17:36de cette maladie
17:37n'a été détecté
17:38depuis le 2 janvier.
17:39Une épidémie
17:39qui aura entraîné
17:40des abattages
17:41de troupeaux entiers
17:41pour une maladie
17:42qui ne présente pas
17:43de danger pour l'homme.
17:43Et comme l'illustration
17:44de cette destruction
17:45des élevages,
17:46le salon de l'agriculture
17:47ouvre ses portes
17:48samedi à Paris
17:49sans aucun bovin.
17:51Le Palais Bourbon
17:52retarde ses travaux.
17:53Mercredi,
17:54la présidente
17:54de l'Assemblée nationale
17:55Gaëlle Broun-Pivet
17:56a annoncé la suspension
17:57du projet
17:58du futur bâtiment d'accueil
17:59des visiteurs.
18:00L'idée est d'attendre
18:01la fin des élections municipales
18:02pour travailler de concert
18:03avec la mairie
18:04du 7e arrondissement
18:05de Paris
18:06sur lequel est situé
18:07le Palais Bourbon.
18:08Ce nouveau pavillon
18:08de 4000 m2
18:09était critiqué
18:10pour son coût
18:1153 millions d'euros
18:12d'argent des contribuables
18:13mais aussi pour son goût
18:14architectural
18:15très particulier.
18:16Cet équilibre
18:17menace d'être rompu
18:18par une construction
18:19aux allures
18:20de silos à grains
18:21en verre
18:22prétendant incarner
18:23la transparence démocratique.
18:25Air France
18:26client satisfait
18:27d'Elon Musk.
18:27Ce vendredi,
18:28le directeur
18:28de la compagnie aérienne
18:29a déclaré que les retours
18:30de ses clients
18:31sont vraiment extraordinaires
18:32depuis qu'il a équipé
18:33les avions du Wi-Fi
18:34Starlink
18:35filiale de la société SpaceX
18:36de l'homme d'affaires
18:37américain Elon Musk.
18:39A l'heure actuelle,
18:39environ 30 à 35%
18:41des avions d'Air France
18:42sont déjà équipés
18:43de ce Wi-Fi
18:43qui offre dans les airs
18:44une connexion à Internet
18:45extrêmement rapide.
18:46Les militants de gauche
18:47qui exècrent Elon Musk
18:48peuvent toujours boycotter Air France.
18:49Après tout,
18:50l'avion n'est pas écologique.
18:55L'actualité internationale
18:56en bref.
19:00Violence et pédopornographie
19:02chez les antifas
19:03mais en Suisse
19:03sept fois.
19:04A Genève,
19:05un militant antifasciste
19:06est en effet poursuivi
19:07devant la justice
19:08pour des faits graves
19:09remontant à décembre 2020.
19:11Lors d'une manifestation sauvage
19:12organisée en marge
19:13d'un rassemblement syndical
19:15lié à la crise Covid,
19:16il aurait frappé
19:17un policier à la nuque
19:18avec un mât de drapeau
19:19par derrière.
19:20Ce geste a entraîné
19:21pour la victime
19:2290 jours d'incapacité de travail,
19:24un mois avec minerve
19:25et des lésions cervicales sérieuses.
19:27Mais une perquisition ultérieure
19:30a révélé chez lui
19:31la détention et la diffusion
19:32via Snapchat
19:33de quatre images
19:35pédopornographiques
19:36représentant des fillettes
19:37de 8 à 12 ans
19:37dans des positions explicites.
19:39L'acte d'accusation
19:41regroupe ces deux volets,
19:42violence volontaire grave
19:43et infraction
19:44liée à la pédopornographie.
19:45Le prévenu décrit
19:47comme proche
19:47des milieux antifas
19:48devrait être jugé prochainement
19:50selon la tribune de Genève
19:51et l'Observatoire
19:52des violences politiques.
19:54Les prisonniers politiques
19:55amnistiés au Venezuela.
19:57L'Assemblée nationale
19:58vénézuélienne
19:59a adopté à l'unanimité
20:00le 19 février
20:02une loi d'amnistie.
20:03Elle a été promulguée
20:04le soir même
20:05par la présidente
20:05par intérim
20:06Delcy Rodriguez.
20:07Cette mesure prise
20:08sous forte pression américaine
20:10après la capture
20:11de Nicolas Maduro
20:12le 3 janvier
20:12couvre les faits
20:13liés à 13 périodes
20:14précises de manifestations
20:16et de répression
20:17entre 2014 et 2024.
20:19Environ 450 détenus politiques
20:21ont déjà été relâchés
20:23ces dernières semaines.
20:24Plusieurs centaines
20:24restent en prison.
20:25La loi exclut
20:26les crimes contre l'humanité,
20:28homicides,
20:28trafic de drogue,
20:29corruption
20:29et toute participation
20:31à des actions armées.
20:32Ce qui pourrait
20:33être écarté
20:33Maria Corina Machado.
20:35Ce vote unanime
20:36intervient alors que
20:37Caracas négocie
20:38avec Washington
20:38la reprise des relations
20:40et l'ouverture pétrolière.
20:41Certains y voient
20:42un geste de réconciliation,
20:44d'autres doutent
20:45de sa portée réelle
20:46pour une transition
20:46démocratique profonde.
20:49Donald Trump
20:50fait mine
20:51de temporiser.
20:52Le président américain
20:53s'est donné 10 jours
20:54pour décider
20:55si un accord
20:55avec l'Iran
20:56est possible,
20:57avertissant que sinon
20:58de mauvaises choses
20:59se produiraient.
21:00Dans un discours
21:01à Washington jeudi,
21:02il a évoqué
21:03les pourparlers
21:04repris début février
21:05via une médiation
21:05au manège,
21:06les premiers depuis
21:07la guerre de 12 jours
21:08en juin 2025.
21:10Malgré deux sessions,
21:11les tensions persistent.
21:12Les Etats-Unis
21:13renforcent leur présence
21:14militaire dans le Golfe,
21:15tandis que l'Iran
21:16mène des exercices
21:17avec la Russie
21:18en mer de Man.
21:19Washington exige
21:20un accord couvrant
21:21le nucléaire,
21:21les missiles
21:22et le soutien
21:22aux groupes armés.
21:23Téhéran limite
21:24les discussions au nucléaire
21:25et réclame
21:26la levée des sanctions.
21:28Israël menace
21:29d'une riposte massive
21:30quand la Russie
21:31et la France
21:31appellent à la retenue.
21:32Des médias rapportent
21:34par ailleurs
21:34que l'armée américaine
21:35pourrait frapper
21:36dès cette fin de semaine,
21:37incluant des options
21:38pour déstabiliser
21:39les institutions iraniennes.
21:42Le déficit commercial
21:43des Etats-Unis
21:44a atteint
21:45un record
21:45de 1 241 milliards
21:47de dollars
21:47en 2025,
21:49en hausse de 2,1%
21:50par rapport
21:51à l'année précédente,
21:52selon les données
21:53du département du commerce
21:54publié jeudi.
21:55Malgré les droits
21:56de douane imposés
21:57par Donald Trump
21:58pour rééquilibrer
21:59les échanges
21:59avec la Chine,
22:00le Canada,
22:01le Mexique
22:01ou encore l'Union européenne,
22:03les importations
22:04ont progressé
22:04plus vite
22:05que les exportations.
22:06Les importations
22:07de biens
22:07s'élèvent
22:08à 3 438 milliards,
22:10celles de services
22:10à 895 milliards
22:12portés par les biens
22:13d'investissement
22:14et les voyages.
22:15Les exportations
22:16atteignent
22:162 197 milliards
22:18pour les biens
22:18et 1 235 milliards
22:20pour les services,
22:21dopés par l'aéronautique,
22:22l'énergie
22:22et les pharmaceutiques.
22:24En décembre,
22:25le déficit mensuel
22:26a bondi
22:26à 70,3 milliards,
22:28soit 32,6%
22:30de plus qu'en novembre,
22:31dû à une baisse
22:32des exportations d'or
22:33et une hausse
22:34des importations
22:34de matières premières.
22:36Les principaux déficits
22:37concernent l'UE
22:38à 220,8 milliards de dollars,
22:41la Chine et le Mexique
22:42avec une accentuation
22:43vers Taïwan
22:44et le Vietnam.
22:45Des surplus existent
22:46à la marge
22:47avec les Pays-Bas
22:47et le Royaume-Uni,
22:48des chiffres
22:49qui témoignent
22:50de la complexité
22:51des équilibres commerciaux
22:52mais aussi
22:53de la nécessité
22:53d'inscrire
22:54les réformes économiques
22:55dans le temps long,
22:57là où la présidence
22:57états-unienne
22:58ne dure que 4 ans.
23:03Ce soir,
23:04les idées à l'endroit
23:05et pour le samedi politique,
23:07Élise Blaise reçoit
23:08le spécialiste
23:08des enjeux
23:09et échanges internationaux,
23:11François Martin,
23:12pour évoquer le chaos
23:13qui menace
23:13l'ordre mondial.
23:14Dimanche,
23:15Terre de Mission
23:16et les conversations
23:17et lundi dès 7h,
23:18vous pourrez retrouver
23:19un Zoom
23:20avec l'ancien commissaire
23:21Jacques Poinas
23:22qui revient
23:23dans son ouvrage
23:24Le temps des aveux
23:25sur les aveux
23:26de criminels.
23:27C'est la fin
23:28de cette édition.
23:28Merci de votre fidélité.
23:30Bonne fin de semaine
23:31à lundi.
23:31Sous-titrage Société Radio-Canada
23:34Sous-titrage Société Radio-Canada
23:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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