Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 heures
A la une de cette édition : la nouvelle intervention des juges dans l’élection présidentielle de 2027 avec le procès du RN. Marine Le Pen ne sera plus inéligible, mais sous bracelet électronique.

Un sommet avec pas mal de perdants. Les membres de l’Otan se retrouvent aujourd’hui et demain en Turquie pour évoquer plusieurs dossiers chauds…

Et enfin, nous irons en Israël où le gouvernement de Benyamin Netanyahou s’oppose frontalement à la Cour Suprême, à l’approche des élections législatives d’octobre.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00TV Liberté est en danger. Aujourd'hui, je ne vais pas y aller par quatre chemins.
00:04L'avenir de TVL est menacé. Nous faisons les frais d'un effet ciseau.
00:08Je vous explique. D'une part, les politiques catastrophiques des deux quinquennats Macron ont appauvri les Français.
00:13Les conséquences se font sentir. Même nos plus fidèles téléspectateurs peinent à soutenir TVL autant qu'ils voudraient le faire.
00:19De l'autre côté, les attaques du pouvoir nous ont infligé de sévères blessures.
00:23Un an après la fermeture arbitraire de notre compte bancaire, les pertes et les coûts globaux de plus de 442
00:30000 euros mettent évidemment en péril la pérennité de TV Liberté.
00:34À cela s'ajoute un dernier facteur, la censure insidieuse des géants du numérique.
00:40Malgré le cap d'un million d'abonnés à la chaîne TVL, un cap historique pour un média alternatif, nos
00:45émissions, comme nos appels aux dons, sont invisibilisées pour réduire notre impact.
00:50Face à cette pression croisée, inédite, du système, je vous garantis toutefois que toute l'équipe a su garder intacte
00:57son envie de vous informer.
00:58Mais nous ne pourrons pas poursuivre cette mission si la mobilisation pour TVL ne s'amplifie pas vaillamment.
01:04Il nous manque encore beaucoup pour que nous puissions finir l'année.
01:07Alors je vous le demande, si vous le pouvez, faites dès à présent un don à TV Liberté pour battre
01:13en brèche le pouvoir et imposer la liberté d'informer.
01:15Mais rappelez-vous, chaque don à TVL est déductible à 66% de vos impôts.
01:20Il vous coûtera donc le tiers de la somme versée.
01:22Alors je compte sur vous avant qu'il ne soit trop tard.
01:47Madame, Monsieur, bonsoir.
01:48On va voir à l'une de cette édition la nouvelle intervention des juges dans l'élection présidentielle de 2027
01:52avec le procès du RN.
01:54Marine Le Pen ne sera plus inéligible, mais sous bracelet électronique.
01:59Un sommet avec pas mal de perdants.
02:01Les membres de l'OTAN se retrouvent mardi et mercredi en Turquie pour évoquer plusieurs dossiers chauds.
02:07Et enfin un détour par Israël où le gouvernement de Benjamin Netanyahou s'oppose frontalement à la Cour suprême à
02:13l'approche des élections législatives d'octobre.
02:20Marine Le Pen, éligible en 2027, mais affublée d'un bracelet électronique incompatible avec une campagne présidentielle.
02:27Une décision de la Cour d'appel de Paris rendue ce mardi qui a dû faire mouliner de nombreux stratèges
02:32soucieux de dévier la démocratie.
02:35Élise Blaise.
02:36Marine Le Pen va-t-elle agir comme révélateur de la perversité de l'institution judiciaire ?
02:42Ce mardi, la Cour d'appel de Paris a rendu son jugement dans l'affaire dite des assistants parlementaires du
02:47RN.
02:48Sans surprise, le verdict le plus attendu était celui qui concernait Marine Le Pen,
02:53puisque la décision avait une influence directe sur l'élection présidentielle de 2027.
02:59En effet, lors de la première instance, la potentielle candidate du RN a été frappée d'une peine de 4
03:04ans de prison,
03:05dont 2 ans fermes, 100 000 euros d'amende, mais surtout 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
03:13En d'autres termes, Marine Le Pen était dans l'impossibilité de se présenter au suffrage universel pendant 5 années,
03:20à compter du 31 mars 2025.
03:23Ce mardi, la Cour d'appel a fait le choix d'alléger une partie de la peine.
03:27L'inéligibilité de Marine Le Pen a donc été réduite à 45 mois, dont 30 avec sursis.
03:32En d'autres termes, les 15 mois fermes sont écoulés et la peine n'était pas assortie d'exécution provisoire.
03:39Mais l'affaire ne s'arrête pas là, car si le problème d'inéligibilité est tombé,
03:43la peine est également assortie de 3 ans de prison, dont une année ferme.
03:48En d'autres termes, Marine Le Pen devra porter un bracelet électronique
03:51avec des modalités à définir ultérieurement par le juge d'application des peines.
03:56Il n'en reste pas moins que ce dispositif vise à encadrer et limiter les déplacements de son porteur
04:00et qu'il apparaît peu compatible avec la possibilité de faire campagne.
04:04C'est d'ailleurs ce qu'expliquait l'intéressé il y a quelques jours.
04:08Je pense que quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements.
04:12Et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique.
04:15Donc je pense que les magistrats sont bien conscients, si vous voulez,
04:17qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet.
04:21Je ne peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin
04:30ou aller sur un marché à Enabon.
04:34Une éligibilité de droit mais une inéligibilité relative
04:38qui montre que l'institution judiciaire, déjà décrédibilisée par de récents scandales
04:42à l'image du meurtre de la petite Liana, a dû mettre les bouchées doubles pour trouver cette sortie d
04:48'affaire.
04:48En réalité, dans la mesure où la peine de prison commuée en bracelet électronique est d'un enferme,
04:53une remise de peine pourra réduire la durée à six mois.
04:57Dans ce cas, on pourrait imaginer que la candidate soit libre de ses mouvements début 2027.
05:02Il n'en reste pas moins que la campagne du Rassemblement national sera durablement marquée par cet épisode
05:07et que la condamnation sera d'autant plus brandie comme argument par ses contradicteurs.
05:12L'avocat Régis de Castelnau a livré son analyse quant à cette nouvelle intervention judiciaire
05:17dans la future campagne présidentielle à Renault-de-Bourleuf.
05:20Il ne faut pas aller si loin.
05:22Le jugement du 31 mars 2025, qui était un torchon, un tract politique totalement arbitraire,
05:30motivé en dépit du bon sens et qui était brutal.
05:33Décision comme ça, elle a un double mérite.
05:36Elle envoie au pouvoir un message.
05:38On ne sera plus totalement votre instrument.
05:42Et ça, c'est très intéressant.
05:44C'est très intéressant.
05:46Deuxièmement, si Marine Le Pen, qui a fait savoir que si elle était sous bracelet électronique,
05:52elle ne ferait pas campagne sous bracelet,
05:55ne veut pas être candidate, ça permettra aux magistrats en France, mais bien au-delà.
06:01Parce que la décision visant à interdire d'élection la patronne du premier parti de France
06:07et de participation à cette élection, finalement, les 13 millions d'électeurs qui voulaient la soutenir,
06:14était invraisemblable.
06:16Ça effarait dans les chancelleries du monde entier.
06:18Donc là, ça permet de dire, écoutez, on l'a sanctionnée pour des infractions
06:23et par conséquent, si elle ne veut pas exécuter la partie bracelet électronique,
06:31alors que ce n'est quand même pas méchant, c'est son problème.
06:34Ce n'est pas nous qui l'empêchons d'être candidat.
06:36Nous, pour la partie inéligibilité, on a fait ce qu'il fallait.
06:40Maintenant, la décision lui appartient.
06:42Alors, c'est un peu vicieux, disons, les choses comme elles sont.
06:46Une immersion des juges dans la campagne présidentielle plus subtile
06:49que lors de l'élection de 2017, soldée par la victoire du candidat choisi par le système,
06:54Emmanuel Macron, après l'évincement par les juges de François Fillon
06:58dans une chronologie aussi véloce qu'inédite.
07:00Pour Régis de Castelnau, le fait que les juges fassent une demi-volteface
07:04sur le procès en appel de Marine Le Pen
07:06illustre un changement d'attitude de la magistrature.
07:09Vous savez, je vais vous dire, moi je les connais bien,
07:12ça fait 53 ans que je les pratique, si vous voulez.
07:14Bon, donc là, je pense que beaucoup se disent,
07:19non, non, là on est exposé, ça c'est trop vu, tout ce qu'on a fait,
07:23tout le soutien qu'on a apporté à ce pouvoir.
07:29Donc, il va falloir qu'on se dédouane.
07:33Et je peux vous dire que si jamais Emmanuel Macron met un genou en terre,
07:39et Dieu sait, si judiciairement, il a des genoux en terre à mettre,
07:43ils seront les premiers à le massacrer.
07:46Parce que ce ne serait pas par des aveux politiques,
07:49ce ne serait pas par contradiction politique,
07:51ce serait pour se dédouaner.
07:54Pour se dédouaner.
07:54Quand on va venir les voir, en leur disant,
07:56mais attendez, le pouvoir a changé,
07:59quand ils seront convoqués par le garde des Sceaux,
08:02le parquet, en disant, mais écoutez,
08:03600 millions d'euros détournés dans l'affaire Alstom,
08:07et vous n'avez rien fait, comment vous m'expliquez ça ?
08:10Ah mais attendez, attendez, on va se reprendre,
08:11ne vous inquiétez pas, on va le mettre en garde à vue,
08:14il n'aura plus la protection, on va s'occuper de lui.
08:16Mais ils ont toujours fait comme ça.
08:18Dans l'histoire de France, ça a toujours été comme ça.
08:22Ils ont fait exécuter les résistants,
08:26et ensuite ils se sont occupés des collabos pendant l'épuration.
08:30C'est toujours de cette façon-là que ça se passe.
08:32Une profession pointée du doigt qui tente donc de reprendre la main dans le jeu politique,
08:37en s'immisçant une nouvelle fois dans l'échiquier démocratique.
08:41Reste à présent à savoir comment Marine Le Pen décidera de réagir à ce nouveau verdict en appel,
08:46après avoir affirmé, sans doute prématurément,
08:49ne pas pouvoir faire campagne avec un bracelet électronique.
08:52Un choix difficile qui devra s'imposer,
08:55alors même que l'appareil médiatique semble avoir déjà fait le choix
08:59de promouvoir le jeune président du mouvement Jordan Bardella en tant que candidat.
09:04De quoi ouvrir, selon certains, une nouvelle bataille
09:07à laquelle le système pourrait aussi avoir à cœur de se mêler.
09:14L'OTAN, malgré tout, le sommet d'Ankara a débuté ce mardi
09:18dans un contexte très morose, pour ne pas dire Mossad,
09:21pour l'alliance à majorité occidentale.
09:31Cela aurait pu être l'actualité du jour.
09:33Emmanuel Macron absent en Turquie après une explosion à Damas.
09:37Il n'en est rien, rassurez-vous, le chef de l'État français n'a pas souffert
09:41de l'explosion qui a eu cours dans la capitale syrienne,
09:43alors qu'il était en voyage auprès de son nouvel ami islamiste Ahmed Al-Shara.
09:48Le président, en fin de règne, quitte donc l'intérimaire en CDI
09:52pour retrouver un autre chef d'État au mandat extensible,
09:54Recep Tayyip Erdogan, avec qui, justement, il sera question de la Syrie
09:59lors du sommet de l'OTAN à Ankara.
10:02Ces échanges bilatéraux sont précieux dans les grands sommets de l'OTAN
10:05où, plus que jamais, l'initiative collective apparaît impossible.
10:09Au menu de ce grand route atlantiste,
10:11Donald Trump devrait, comme toujours, accaparer l'attention
10:14et donner le « là », avec sa demande d'augmentation record des dépenses de défense
10:18et de nouveaux contrats industriels transatlantiques,
10:20ainsi qu'un soutien renforcé à l'Ukraine.
10:23La feuille de route a bien été transmise au secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte.
10:29J'ai eu une bonne entrevue la semaine dernière avec le président Trump
10:32et nous avons discuté de l'augmentation vertigineuse des dépenses des Européens et des Canadiens.
10:38Et bien sûr, cela est dû à Poutine, la Russie et l'Ukraine,
10:42mais aussi parce que Trump nous a encouragés très fermement à le faire.
10:45Un secrétaire général qui mange dans la main du président américain
10:49avec une différence que l'on ne retrouve guère que chez le président de la FIFA, Gianni Infantino.
10:53De son côté, l'Europe veut démontrer qu'elle respecte enfin ses engagements.
10:58Selon les données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm,
11:02les dépenses militaires des pays européens de l'OTAN ont connu leur plus forte hausse depuis 1953.
11:08L'Allemagne et l'Espagne, souvent critiquées par Trump, ont nettement accéléré leurs efforts.
11:12Les alliés se disent en bonne voie pour atteindre l'objectif de 5% du PIB
11:16consacré à la sécurité au sens large d'ici 2035.
11:20Pour la France, l'explosion des dépenses pour l'OTAN
11:24qui s'ajoute à une augmentation à venir des dépenses en faveur de l'UE
11:26pourrait alimenter la défiance à l'endroit de ces structures extra-nationales.
11:31Et pourtant, loin de prendre les pincettes,
11:33le secrétaire de l'OTAN à la légitimité démocratique contestable
11:37ne se montre pas franchement pédagogue,
11:39mais plutôt insistant pour ne pas dire un peu brusque.
11:42Ici, à Ankara, j'attends des pays qu'ils présentent des propositions claires,
11:46concrètes et crédibles pour atteindre cet objectif de 5%.
11:49Et ce que nous constatons déjà est impressionnant.
11:54Insistance et auto-persuasion, une mécanique bien huilée,
11:58mais des États qui pourraient se lasser,
12:00notamment sous la pression des scrutins à venir.
12:02Sur le dossier ukrainien, Volodymyr Zelensky est présent
12:05et devrait obtenir un nouvel engagement financier important,
12:0870 milliards d'euros cette année et autant en 2027,
12:11laissant entrevoir un conflit qui pourrait durer,
12:14même si Donald Trump a affirmé lundi que la paix en Ukraine
12:17est, je cite, « bien plus proche » qu'on ne le pense.
12:20Au vu des multiples propos contradictoires du président américain,
12:23il convient évidemment de prendre ses déclarations avec des pincettes.
12:27L'Ukraine est désormais présentée non seulement comme bénéficiaire de la sécurité de l'OTAN,
12:31mais aussi comme contributeur grâce à ses capacités de frappe en profondeur
12:35et à son industrie de défense, notamment dans les drones.
12:38La variable Trump reste la plus imprévisible dans ses réunions.
12:42Le locataire de la Maison-Blanche a multiplié les critiques envers ses alliés,
12:46notamment l'Allemagne, qui l'accuse de dépenses ridicules.
12:49Il leur reproche vivement leur manque de soutien lors des opérations contre l'Iran,
12:53tout en affirmant qu'il a gagné cette guerre, sans convaincre grand monde.
12:57Téhéran a d'ailleurs lancé lundi soir des missiles contre des navires dans le détroit d'Hormuz,
13:01illustrant la persistance de tensions.
13:03Trump menace de finir le travail militairement si aucun accord n'est trouvé,
13:08après un cycle de discussions indirectes, infructueux.
13:12Cette situation renforce l'image d'un président confronté à des défis plus résistants que prévus,
13:17tant à Téhéran qu'à Kiev.
13:19La Turquie, pays haute, joue un rôle central.
13:22Deuxième armée de l'Alliance, Ankara profite de l'événement pour affirmer son influence
13:25entre soutien à l'Ukraine et maintien des liens avec Moscou,
13:29mais aussi emménageant l'Iran.
13:31Ankara avait ainsi assuré la présence de diplomates aux obsèques du guide suprême lundi.
13:36C'est finalement Recep Tayyip Erdogan qui pourrait sortir grand gagnant de ce sommet,
13:41lui qui manœuvre habilement avec toujours l'idée des intérêts propres de son pays.
13:45Les Européens semblent une nouvelle fois condamnés à faire de la figuration.
13:49D'ailleurs, leur présence à Ankara est en elle-même une humiliation,
13:53à considérer qu'un État membre, Chypre, est occupé par la Turquie.
14:00A moins de 4 mois des prochaines élections législatives israéliennes,
14:04Benjamin Netanyahou joue sa survie politique, mais aussi sa liberté,
14:08avec un procès pour corruption suspendu à sa réélection.
14:12Dans ce contexte, son opposition frontale avec la Cour suprême,
14:16où les conflits régionaux pèsent lourd.
14:18Nicolas de Lamberterie.
14:19L'été de la politique intérieure israélienne s'annonce storied et explosif.
14:26A moins de 4 mois des prochaines élections législatives,
14:30qui se tiendront en octobre 2026,
14:33le conflit est désormais ouvert entre le gouvernement de Benjamin Netanyahou
14:38et la Cour suprême d'Israël.
14:40Le cœur du conflit porte sur l'autorité de régulation des médias
14:44et d'un changement de propriétaire d'une chaîne de télévision,
14:48Rechette 13, hostile au gouvernement actuel.
14:51En raison de la démission d'une partie du conseil d'administration
14:55de l'autorité de régulation des médias,
14:58le gouvernement de Netanyahou estime que cette autorité
15:01n'est plus habilité à se réunir pour prendre des décisions légales
15:05et veut donc l'interdire de statuer sur le projet de changement de propriétaire
15:09de cette chaîne de télévision.
15:11Sauf que la Cour suprême ne l'entend pas de cette oreille
15:14et estime que le régulateur des médias peut continuer à prendre des décisions.
15:19D'autant que certains soupçonnent le gouvernement
15:21d'avoir favorisé certaines démissions au sein du conseil d'administration
15:25afin d'avoir un prétexte pour le déclarer incompétent à prendre des décisions.
15:30Et voilà donc maintenant que le gouvernement israélien déclare
15:33qu'il n'entend pas se plier à la décision de la Cour suprême,
15:37ce qui remet clairement en question la séparation des pouvoirs au sein de l'État hébreu.
15:42Une décision qui a fait bondir le président de l'État d'Israël, Isaac Herzog,
15:47qui parle d'une ligne rouge qu'il est interdit de franchir
15:51et évoque également une atteinte à l'unité du peuple.
15:54C'était d'ailleurs au nom du risque de déchirement du peuple israélien
15:58que fin 2025, le Premier ministre Netanyahou avait demandé au président Herzog
16:04de bien vouloir lui accorder une grâce présidentielle dans son procès pour corruption.
16:09Une demande à laquelle le président Herzog n'a toujours pas répondu favorablement
16:14et vu la situation, cela ne risque pas d'arriver prochainement.
16:17Le contexte du conflit entre le gouvernement et la Cour suprême
16:21est d'autant plus spécifique qu'Israël est un des seuls États au monde
16:25à ne pas avoir de constitution formelle,
16:28mais un corpus de lois fondamentales votées entre 1958 et 2018
16:33et qui font office de loi constitutionnelle.
16:36Et autre originalité peu courante dans les pays occidentaux,
16:41le ministre de la Justice Yarin Levin est également ministre de l'Intérieur
16:46mais aussi des affaires religieuses.
16:48Ce cumul des ministères, parfois de façon intérimaire,
16:51s'explique par les redistributions de portefeuilles ministériels
16:54lors des évolutions des coalitions gouvernementales en cours de mandat.
16:58Mais il ne fait guère de doute qu'en France ou dans un autre pays européen,
17:02le cumul des fonctions de ministre de l'Intérieur et de ministre de la Justice
17:06susciterait des inquiétudes ou à tout le moins des interrogations.
17:10Le ministre Levin, en 2023, se montrait déjà extrêmement critique
17:15de la Cour suprême israélienne,
17:17justement à l'époque où le gouvernement de Benjamin Netanyahou
17:20lançait une réforme judiciaire visant à réduire les pouvoirs de la Cour suprême.
17:24Les manifestations massives et la crise politique engendrée
17:28par cette situation à l'été 2023 n'ont été interrompues
17:32que par les événements dramatiques du 7 octobre 2023.
17:35Ce n'est certes pas la première fois qu'un conflit gouvernement-Cour suprême a lieu,
17:40mais c'est en revanche la toute première fois
17:42qu'un gouvernement israélien annonce ouvertement
17:44qu'il ne respectera pas une décision de la Cour suprême.
17:48Une manière pour Benjamin Netanyahou,
17:50qui à l'âge de 76 ans espère se faire réélire Premier ministre en octobre,
17:54de créer de la tension ou de la diversion pendant la campagne électorale.
17:58Car il est important de garder à l'esprit
18:00que même si les Israéliens sont souvent très solidaires entre eux
18:04dans les nombreux conflits régionaux qui engagent leur pays,
18:07en revanche les lignes de fractures internes à la société israélienne
18:11sont extrêmement nombreuses et profondes.
18:14Autre sujet de tension sur lequel le Premier ministre Netanyahou
18:17entend s'appuyer durant la campagne électorale,
18:20les événements du 7 octobre et la commission d'enquête parlementaire
18:24que met actuellement en place la Knesset.
18:27Quant aux conflits régionaux, sans surprise,
18:30le gouvernement israélien ne semble pas pressé
18:32de mettre en œuvre une quelconque désescalade.
18:35C'est ainsi que Tel Aviv a refusé les propositions
18:38de démission du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza,
18:41en bloquant notamment l'accès du comité technocratique palestinien
18:45qui prendrait la relève du gouvernement démissionnaire du Hamas.
18:49Ce sont aussi les prétentions de Benjamin Netanyahou
18:52à annexer un certain nombre de villages chrétiens du sud-Liban.
18:56Pour le dire simplement,
18:58si une diminution des tensions au Proche-Orient
19:01reste très incertaine sur le moyen et long terme,
19:04on peut vraiment raisonnablement exclure
19:06que cela intervienne dans le court terme d'ici l'automne
19:10en raison de l'agenda de politique intérieure
19:12du Premier ministre Netanyahou
19:14qui semble déterminé à ne reculer devant rien
19:17pour garder les rênes de l'État hébreu
19:20pour un mandat supplémentaire.
19:25L'actualité en bref en France.
19:30Combien Emmanuel Macron va-t-il coûter aux Français
19:32après son départ de l'Élysée ?
19:34Lundi, le député écologiste de la Somme, François Riffin,
19:36a annoncé le dépôt d'une proposition de loi
19:39visant à supprimer les privilèges et avantages matériels
19:42accordés à vie aux anciens présidents de la République.
19:44Le cabinet de sept collaborateurs,
19:46le véhicule avec chauffeur,
19:47les locaux et bureaux dont le loyer est pris en charge par l'État,
19:50ainsi que les frais de réception des déplacements
19:52liés à leur ancienne fonction.
19:53Selon plusieurs rapports parlementaires,
19:55Nicolas Sarkozy et François Hollande
19:56coûtent plus de 4 millions d'euros par an aux contribuables.
19:59Une équipe à laquelle va s'ajouter Emmanuel Macron
20:01qui quittera l'Élysée à 49 ans
20:03et qui aura quelques opportunités professionnelles chez Xavier Niel.
20:07Vers une présomption de légitime défense pour les policiers.
20:10Ce mardi, l'Assemblée nationale a commencé l'examen
20:12d'une proposition de loi
20:13visant à instaurer une présomption de l'égalité
20:15de l'usage des armes
20:16aux bénéfices des policiers, gendarmes
20:17et agents de police municipales.
20:19Selon le texte déposé par LR
20:21et soutenu par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
20:23les agents doivent pouvoir être présumés
20:25avoir agi en état de légitime défense
20:27lorsqu'ils font usage de leurs armes
20:28dans certaines conditions,
20:29nécessité, proportionnalité,
20:31situation de danger imminent.
20:32De nombreuses ONG de gauche
20:34telles qu'Amnesty International
20:35fustigent un permis de tuer
20:37ou une menace contre l'état de droit.
20:39Reste à savoir dans quel contexte
20:40les policiers feront usage de leurs armes
20:42face au trafic en drogue
20:43ou face aux gilets jaunes.
20:45Le procès en appel de Cédric Jubilard
20:47va-t-il être reporté ?
20:48Alors que l'homme condamné
20:50à 30 ans de réclusion criminelle
20:51après un procès où il clamait son innocence
20:52devait être rejugé en septembre,
20:55sa lettre d'aveu transmise à ses avocats
20:56pourrait rebattre l'agenda judiciaire.
20:58En effet, un supplément d'enquête
20:59devrait être conduit
21:00après ces nouvelles révélations.
21:01Cédric Jubilard évoque ainsi
21:02la dernière soirée de dispute
21:04avec son épouse
21:04où il l'aurait tué sans le vouloir
21:06avant de cacher son corps.
21:07Les avocats du détenu
21:08ont bien insisté sur le fait
21:10qu'il ne s'agissait pas d'aveu
21:11quant à un meurtre
21:12mais que Cédric Jubilard
21:13reconnaissait simplement
21:14être à l'origine du décès
21:15de son épouse.
21:16C'est donc l'intentionnalité
21:18qui sera au cœur des prochains débats.
21:20Une nouvelle défense
21:21qui vise bien sûr
21:21à amoindrir le jugement
21:23tandis que l'homme est à l'isolement
21:24à la prison de Toulousses
21:25depuis cinq ans.
21:35Les Grecs n'aiment pas l'humour russe.
21:37Les partis d'opposition grec
21:38réclament la démission
21:39de Thanos Dokos,
21:40principal conseiller
21:41à la Sécurité Nationale
21:42du Premier ministre
21:43Kyriakos Mitsotakis,
21:46après avoir été victime
21:47d'un canular téléphonique
21:48des farceurs russes
21:49Vovan et Lexus.
21:50Ces derniers se sont fait passer
21:52pour Rustem Umerov,
21:54conseiller ukrainien
21:55à la sécurité
21:56pour obtenir
21:56des informations sensibles
21:58notamment sur la découverte
21:59d'un drone maritime ukrainien
22:01chargé d'explosifs
22:02dans les eaux grecques.
22:03Dokos a reconnu avoir cru parler
22:05à son homologue ukrainien.
22:07Il a dénoncé
22:08une chronologie suspecte
22:10juste avant le sommet
22:11de l'OTAN à Ankara.
22:12Le gouvernement minimise
22:14l'incident parlant
22:15d'une attaque hybride
22:16sophistiquée
22:17tandis que les farceurs
22:18affirment avoir simplement
22:19utilisé un e-mail gmail.
22:21L'opposition,
22:22notamment les sociodémocrates
22:23du PASOK,
22:24y voit un fiasco diplomatique
22:26et une faille grave
22:27dans les procédures
22:27de sécurité nationale
22:28évoquant même
22:29des révélations
22:31sur les déplacements
22:31du chef des services
22:32de renseignement.
22:34Du Rififi
22:35chez le grand Mamamouchi
22:36en Turquie,
22:37le procès emblématique
22:38du maire d'Istanbul
22:39et crème Imamoglu,
22:41principal opposant
22:42à Recep Tayyip Erdogan,
22:43bat son plein
22:44dans l'ombre
22:44du sommet de l'OTAN
22:45à Ankara.
22:46Les deals,
22:47incarcérés depuis mars 2025,
22:48fait face à 17 affaires
22:50et plus de 2400 ans
22:51de prison requis
22:52au total,
22:53accusé notamment
22:53d'être à la tête
22:54d'une organisation
22:55criminelle
22:55et de détournement
22:56massif à la mairie.
22:58Lundi,
22:58il a comparu
22:59devant trois juridictions
23:00le même jour.
23:01Le principal intéressé
23:02a rappelé
23:03qu'il était jugé
23:03le jour même
23:04où les pays de l'OTAN
23:05arrivent dans la capitale,
23:06soulignant ainsi
23:07la mascarade morale
23:08que constitue
23:09l'alliance
23:09à dominance occidentale.
23:11Plusieurs incidents
23:12ont émaillé
23:13les audiences
23:13avec expulsion
23:14du prétoire.
23:15Pendant ce temps,
23:16à Ankara,
23:16le secrétaire général
23:18de l'OTAN,
23:18Marc Rutte,
23:19rappelait,
23:20je cite,
23:21les standards démocratiques
23:22à deux doigts
23:23de parler de Chypre,
23:24un pays européen
23:25sous occupation turque.
23:27Démonstration de force
23:28de l'Empire du Milieu.
23:29La Chine a procédé
23:30lundi au tir
23:31d'un missile balistique
23:32stratégique
23:33depuis un sous-marin
23:34nucléaire
23:35vers le Pacifique.
23:36Le missile,
23:36équipé
23:37d'une tête inerte,
23:38a atteint sa zone
23:39cible en haute mer.
23:41Pékin avait prévenu
23:42à l'avance l'Australie,
23:43le Japon,
23:43la Nouvelle-Zélande
23:44et la Papouasie.
23:45Nouvelle-Guinée,
23:45cette opération intervient
23:47dans un contexte
23:48de modernisation accélérée
23:49de l'arsenal nucléaire chinois
23:51qui compte environ
23:52620 têtes
23:53et développe désormais
23:54pleinement sa triade
23:55terre, mer, air.
23:56Les réactions ont été vives.
23:58Canberra et Wellington
23:59ont dénoncé
24:00des actes déstabilisateurs
24:02et manquant de transparence
24:03en dépit de la communication
24:04en amont de Pékin.
24:06Tokyo a tenté en vain
24:07de dissuader son voisin.
24:08Des analystes
24:09s'interrogent
24:10sur le message envoyé
24:11notamment vers le Pacifique Sud,
24:12zone sans puissance nucléaire
24:14mais sous protection américaine.
24:16Ce tir coïncide
24:16avec des exercices
24:18sino-russes
24:18et des manœuvres
24:20américaines
24:20riment off de Pacifique
24:21dans un climat
24:22de tension régionale
24:23et de doute
24:24sur l'engagement américain.
24:26Donald Trump
24:27met un coup de pied
24:28dans la FIFA.
24:29Dimanche,
24:29un carton rouge
24:30a été annulé
24:31après un coup de téléphone
24:32du président des Etats-Unis.
24:34Alors que l'équipe américaine
24:35avait battu jeudi
24:36la Bosnie-Herzégovine
24:37en 16e de finale.
24:38L'attaquant
24:39Folarine Balogoun
24:40a été expulsé
24:41après un carton rouge
24:42ce qui entraînait
24:43son exclusion
24:44pour le tour suivant.
24:45Mais Donald Trump
24:45a appelé personnellement
24:46le très docile président
24:48de la FIFA
24:48Gianni Infantino
24:50pour lui demander
24:51un réexamen
24:51de la décision.
24:53Le carton rouge
24:53a été annulé
24:54permettant à Folarine Balogoun
24:55de jouer lundi soir
24:57contre la Belgique.
24:58De nombreux commentateurs
24:59fustigent
25:00une ingérence
25:01qui n'aura finalement
25:01pas profité longtemps
25:02à Donald Trump.
25:03Les Etats-Unis
25:04ayant perdu 4 buts à 1
25:05en 8e de finale
25:06contre la Belgique.
25:11Ce soir,
25:12choc du monde.
25:12Merci de votre fidélité.
25:14A demain.
25:17Sous-titrage Société Radio-Canada
25:24Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations