- il y a 10 heures
Bruno Retailleau, président Les Républicains, sénateur et candidat à la présidentielle, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Bruno Retailleau.
00:10Bonjour à vous.
00:11Bonjour, Laurence Ferrari.
00:12Président des LR. 11 personnes sont toujours en garde à vue après la mort du jeune Quentin, 23 ans à
00:17Lyon.
00:17Parmi eux, deux assistants parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnaud, et l'un de ses stagiaires.
00:21La plupart sont membres ou proches de la jeune garde que vous connaissez bien. Certains sont fichés S.
00:26Bruno Retailleau, appelez-vous ce matin à la démission, l'exclusion de Raphaël Arnaud ?
00:30Un. Et deux, pensez-vous que le problème est bien plus vaste que cette simple personnalité ?
00:34D'abord, dans le fracas d'actualité, on oublie qu'il y a une famille qui est en deuil, qui
00:38vient d'en faire de souffrance depuis des jours.
00:40Et je le sais, bien sûr, mais je veux vraiment leur témoigner toute ma sympathie, ma compassion.
00:46Les choses sont extrêmement graves, gravissimes.
00:50C'est un point de bascule pour vous ?
00:51Bien sûr, vous avez, sous notre Ve République, une milice liée à un parti politique, une milice, la jeune garde,
00:59que j'avais dissoute au mois de juin dernier, 2025.
01:03Sans succès ?
01:03Sans succès, attendez, je l'ai dissoute.
01:06Et les actions au Conseil d'État ne sont pas suspensives.
01:10Donc d'abord, ce que je veux dire, c'est que je m'étonne ce matin qu'il n'y
01:12ait pas une enquête, qu'il n'y ait pas une action pour reconstitution de l'île dissoute.
01:17Et j'appelle, évidemment, le gouvernement à mener cette action, puisqu'on se rend compte que la jeune garde, elle
01:24a été dissoute par mes soins, et qu'elle se reconstitue, et qu'elle est là comme un groupement de
01:29faits.
01:29Donc il faut agir.
01:30Mais la situation gravissime, c'est que vous avez une milice qui tue, milice d'extrême-gauche, liée à un
01:36parti d'extrême-gauche, voilà, qui a pignon sur rue, et qui ne s'excuse pas d'ailleurs.
01:42Tout ça est lamentable. Et donc, il faut demander, bien entendu, l'exclusion, mais pas seulement.
01:49Monsieur Raphaël Arnaud doit démissionner de l'Assemblée nationale. Je demande rarement les démissions. Je n'aime pas le faire.
01:55Mais là, ça franchit toutes les bornes. La représentation nationale, c'est le peuple français.
02:01Le peuple français, j'ai la plus profonde estime pour nos compatriotes.
02:05Et c'est une honte que monsieur Arnaud siège encore. Vous vous rendez compte qu'il a trois collaborateurs ou
02:12anciens collaborateurs qui apparemment pourraient être impliqués,
02:15qui sont en tout cas en garde à vue et entendus par la police. Donc c'est gravissime.
02:19Mais est-ce que la France insoumise s'est mise en dehors du pacte républicain avec cela ?
02:23Non, Ferrari. Ça fait des mois que je le dis. Mais attendez, ça fait des mois. Ça fait des mois
02:28que je le dis.
02:29Là, il faut qu'on arrive à la dernière extrémité pour le comprendre. Mais comprend-on que c'est un
02:35parti, on devrait dire, des livres ?
02:37Et d'ailleurs, par monsieur Ruffin, qui accusait LFI de racialisme. On devrait se souvenir de la fameuse affiche qu
02:44'il avait refusée de condamner,
02:46présentant Cyril Hanouna sous les traits du juif éternel, de monsieur Goebbels, un nazi bien identifié.
02:52On devrait savoir qu'ils encouragent la violence. La police tue, c'est eux.
02:57Et on devrait savoir qu'ils draguent le vote musulman, le communautarisme.
03:02Donc ça n'est plus LFI, ça n'est pas un parti qui rentre dans l'arc républicain.
03:08Évidemment. Et moi, ce que je m'étonne, je pose la question.
03:12Vous avez toute cette gauche morale, Madame Tondelier et d'autres, bien sûr.
03:16Mais ils sont alliés au niveau local. Ils ont des listes communes, à Chartres, ou alors ils se soutiennent.
03:22Ailleurs, Adol, Perpignan et bien d'autres, d'ailleurs, villes.
03:27Eh bien, je leur demande de clarifier la situation.
03:30Ils ne peuvent pas s'allier avec LFI, qui est un parti qui n'est plus dans le champ républicain.
03:35Encore un mot de la jeune garde. Est-ce que vous comparez ces militants à des terroristes,
03:38comme l'a dit Marine Le Pen ? Vous avez éduqué le dossier de près,
03:41puisque vous aviez prononcé la dissolution de la jeune garde.
03:44Et est-ce que le chef d'association de malfaiteurs, qui est évidemment évoqué dans l'enquête,
03:48va permettre de remonter peut-être au donneur d'ordre et remonter les fils financiers
03:52qu'il irait la jeune garde à la France Insoumise ?
03:54Ça, c'est effectivement un moyen qui est extrêmement puissant,
03:57qui est à la disposition de la justice. Je ne suis pas magistrat,
04:00mais l'association de malfaiteurs est un des chefs d'accusation
04:04qui permet évidemment de remonter, de tirer les fils.
04:07Pour moi, la jeune garde doit être dissoute. Elle est dissoute, d'ailleurs.
04:10Elle l'est.
04:10Elle l'est absolument et elle doit faire l'objet.
04:13Est-ce que c'est l'impuissance du politique, Bruno Retailleau ?
04:15Ça n'est pas l'impuissance du politique. Je m'étonne d'ailleurs que le Conseil d'État
04:18ait mis autant de temps à juger les recours qui ont été présentés devant eux.
04:23Je me souviens très bien, d'ailleurs, que, sous l'lèvement de la terre,
04:26que j'ai vu naître, moi, à Notre-Dame-des-Landes, à la fin des années 2010,
04:31mon prédécesseur avait souhaité dissoudre.
04:34Le Conseil d'État avait refusé cette dissolution,
04:36en disant, voilà, il y a une bonne intention, parce que ce sont des gens, finalement,
04:40qui ont un idéal pour sauvegarder la planète.
04:42Et donc, on peut excuser les violences qu'ils peuvent commettre sur des biens.
04:46Ça, ça ne peut pas coller.
04:47Vous voyez, c'est le genre de jurisprudence.
04:49C'est le dévoiement de ce que, moi, j'appelle l'État de droit.
04:52Emmanuel Macron appelle à éviter tout un reconnaissance de la violence.
04:55Il est, en ce moment, en voyage en Inde.
04:56Est-ce qu'il a pris toutes les mesures nécessaires
04:58pour contenir cette violence politique qui est saine,
05:00on va le voir, sur toutes les élections,
05:02dans toutes les localités, sur tous les territoires ?
05:04Mais moi, je pense qu'il y a une forme de complicité,
05:08une forme de très grande mensuétude, d'indulgence coupable
05:11d'une grande partie, justement, des médias,
05:15mais aussi des hommes et des femmes politiques,
05:17parce qu'en France, malheureusement,
05:19le paysage politique et médiatique français,
05:22il est imprégné par cette idée que,
05:24dès lors qu'on est à gauche,
05:25on a une sorte de clause exonératoire.
05:28C'est-à-dire qu'on peut professer la violence,
05:30mais parce qu'on tient un idéal de gauche,
05:32eh bien, on ne doit pas être jugé comme la droite ou autre.
05:35Ça, c'est inacceptable.
05:36Et encore une fois, je demande à cette gauche morale
05:39de se clarifier.
05:40Il y a des gens qui sont sortis,
05:42qui ont clarifié M. Buxman, François Hollande,
05:46Jérôme Gage.
05:46Mais que font Mme Tondelier et tant d'autres ?
05:48Quand je vois qu'il y a quelques jours,
05:50M. Faure, Olivier Faure,
05:52demandait à ce que le gouvernement revienne
05:55sur la classification à l'extrême gauche de LFI,
05:59il y a cette complicité qui est coupable.
06:01Et aujourd'hui, sous nos yeux,
06:03dans des dizaines de communes,
06:05vous avez des soutiens,
06:06des listes qui sont parfois communes,
06:08et vous verrez ce qui va se passer entre les deux tours.
06:10Moi, je demande cette clarification.
06:12Alors, vous donnez un cordon sanitaire,
06:14soyez en clair,
06:15pour faire barrage à la France insoumise.
06:17Il n'y a pas d'aujourd'hui que je vous demande.
06:18Oui, non, mais contre la France insoumise.
06:20Bien sûr.
06:21Oui.
06:21Jordan Bernela le fait aussi.
06:23Et alors ?
06:23Et alors ?
06:24Donc, ça veut dire que le Front républicain,
06:26c'est plus contre le RN,
06:27c'est contre l'État.
06:27Si Jordan Bernela dit qu'aujourd'hui,
06:29il y a des inondations en France,
06:30ce n'est pas parce que c'est Jordan Bernela qui le dit.
06:32Entendez ma question, Bruno Retailleau.
06:34Je l'ai parfaitement entendu et j'y réponds.
06:35Cordon sanitaire contre la France insoumise ou contre le RN ?
06:37J'y réponds.
06:38Pour moi, le cordon sanitaire,
06:40c'est contre LFI.
06:41Je ne mets pas un signe d'équivalence
06:44entre ces deux parties,
06:46de façon objective.
06:47Je l'ai dit, je l'ai redit.
06:48J'avais indiqué à un certain nombre de reprises
06:51que pour moi, désormais,
06:53il quittait le champ républicain
06:54et qu'on devait barrer la route
06:56et que pas une seule voix ne devait aller
06:58sur des candidats soutenus
07:00ou des candidats LFI.
07:02Lors des dernières législatives,
07:03pourtant, 23 candidats LR ont été élus
07:05grâce aux voix de la gauche, du NFP,
07:08en raison de ce fameux Front républicain.
07:09Vous le refuserez désormais ?
07:11Mais le Front républicain a volé en éclats.
07:13Il a volé en éclats.
07:14Mais comprenez-moi bien, je sais,
07:16je n'ai jamais, moi,
07:17contrairement à d'autres,
07:18contrairement à d'autres.
07:19Jamais, en 2024,
07:21vous ne m'avez entendu
07:22dire le moindre mot
07:23pour faire élire, par exemple,
07:25un candidat d'extrême-gauche.
07:27Jamais.
07:28Au nom d'un soi-disant Front républicain.
07:30Vous vous rendez compte du ridicule ?
07:31Je suis en train de vous expliquer
07:32que c'est un parti anti-républicain
07:35et il faudrait s'associer avec eux
07:36pour faire un Front républicain.
07:38Mais on marche sur la tête.
07:39Est-ce que la politique
07:42ne sont pas des convictions ?
07:44Est-ce que ce n'est pas une forme de droiture
07:45dans l'expression ?
07:47Donc, pour être clair,
07:48vous demandez au candidat LR
07:49s'ils sont au second tour
07:51d'avoir le choix
07:52entre un candidat RN
07:54ou un candidat Front-Saint-Samuel,
07:56ils choisissent le candidat RN.
07:57On est d'accord ?
07:57Je me refuse à aller sur la discussion du second tour pour les municipales.
08:03Elle est cruciale, bien sûr.
08:06C'est la cohérence de ce que vous venez de dire.
08:07Mais parce que nous serons très majoritairement au second tour.
08:11Donc je demanderai aux électeurs de voter pour les électeurs.
08:14Et dans les circonstances, les villes, les territoires, ils ne seront pas.
08:18Je suis en train de vous dire que pas une seule voix devra aller sur des listes qui seront soutenues
08:24ou qui comprendront un membre de LFI.
08:26Mais pas d'appel à voter RN pour faire barrage à la France Insoumise ?
08:29Liberté de vote.
08:31Je vais vous dire, on n'est plus autant de grands papas.
08:34Les partis ne sont plus entendus et les gens sont parfaitement autonomes et complètement libres.
08:39Il y a quelque chose qui les énerve au plus haut point, c'est les consignes de vote.
08:43Eh bien, ils seront libres.
08:44Voilà, libres.
08:45Et il n'y a pas de jugement moral qui doit les conduire à voter pour tel ou tel en
08:51fonction des situations locales.
08:51En même temps, vous ne mettez pas de signe égal entre RN et la France Insoumise ?
08:54Non, non.
08:54Vous l'avez clairement exprimé.
08:55Bien sûr.
08:55Alors, justement, dans ce climat de tensions et de grandes tensions, les municipales se déroulent,
09:02avec notamment Laurent Nouniez, qu'on voit une circulaire au préfet pour éviter tous les mouvements de violence
09:06contre des permanences, des agressions contre des candidats.
09:09Est-ce que vous pensez qu'on peut avoir un scrutin qui va être apaisé ?
09:12Où les Français vont choisir chacun dans leur mairie ?
09:18LFI a une culpabilité qui est gravissime puisqu'ils ont théorisé la brutalisation, la violence dans le débat public.
09:26Ils ont transformé en champ de bataille de l'Assemblée nationale.
09:30Je me souviens quand j'étais ministre.
09:31C'était incroyable.
09:33J'avais été député il y a plusieurs années.
09:35J'étais sénateur.
09:36Mais ils ont transformé l'Assemblée nationale en champ de bataille.
09:39Et la théorisation de cette violence, cette acceptation gravissime,
09:43parce qu'on est dans des sociétés qui sont très polarisées,
09:46où déjà il y a une hyper-violence parce que la notion d'autorité, de respect,
09:50la notion de hiérarchie existe de moins en moins.
09:52Et ces gens-là, pour une stratégie révolutionnaire, insurrectionnelle,
09:56utilisent le levier de la violence qui transforme régulièrement
10:00les cortèges pacifiques de nos manifestations en véritable scène de guérilla.
10:05C'est la jeune garde.
10:06C'est souvent l'extrême-gauche, qui, bien entendu,
10:10s'oppose très régulièrement à nos forces de l'ordre.
10:13C'est l'extrême-gauche.
10:14Voilà.
10:15Donc, il faut le dénoncer.
10:16Et évidemment, leur stratégie, c'est de jeter de l'huile sur le feu.
10:20Donc, moi, j'appelle mes compatriotes à ne pas être dupes.
10:24Bruno Taillot, comment expliquez-vous l'extrême-lenteur de la justice
10:26dans les procédures concernant la France insoumise
10:29pour près de 1 200 plaintes, à peine 100 qui ont abouti ?
10:33Mais moi, j'ai, comme ministre de l'Intérieur,
10:36j'ai fait plusieurs articles, le 40, j'ai saisi la justice
10:38pour les dérapages de Mme Rima Hassan.
10:41Et curieusement, je ne vois aucune plainte prospérer.
10:46Pourquoi est-ce qu'il y a à nouveau une clause exonératoire
10:49dont ont bénéficié soulèvement de la terre,
10:51de la part du Conseil d'État ?
10:53Tant que moi, j'en ai marre, ça suffit.
10:55Il ne peut pas y avoir de poids et de mesures dans notre pays.
10:59La justice, je me souviens très bien vis-à-vis de François Fillon,
11:03elle a parfois pu être extrêmement rapide.
11:06Croyez-moi, très rapide.
11:07Mais je demande que cette rapidité appliquée aux uns
11:09soit aussi appliquée aux autres.
11:11Notamment lorsque il y a des choses gravissimes,
11:14quand on appelle à la violence.
11:15Vous savez, Mme Rima Hassan avait proféré, à mon encontre,
11:19des menaces en disant « Abba Rotaillou ».
11:21Ce sont des menaces.
11:22Et régulièrement, vous le savez, les membres,
11:24pas seulement de la Génégarde, mais de LFI,
11:27mettent des cibles dans le dos de nos policiers,
11:29dans le dos de nos gendarmes.
11:31Il y a quelques semaines, un député avait fait la comparaison
11:34entre le maintien de l'ordre de nos policiers en France
11:36et les massacres des gardiens de la Révolution en Iran.
11:41Et on s'habitue à ça.
11:42Il y a une complaisance, franchement,
11:44il y a une complaisance médiatique qui est devenue insupportable.
11:47Insupportable.
11:48Bruno Rotaillou, on est sur CNews et Européens.
11:50À Paris, Rachida Dati accuse Emmanuel Grégoire,
11:53le candidat de la gauche, d'avoir été élu député
11:55avec l'aide de la jeune garde,
11:57comme la plupart des candidats de gauche.
11:59Elle l'a même accusé sur notre antenne
12:01d'envoyer des gens pour agresser ses militants.
12:05Tout le monde est à cran.
12:06Est-ce que vous soutenez à 100% Rachida Dati ?
12:08À 100%.
12:08C'est vraiment la meilleure candidate pour battre la gauche.
12:11Moi, j'appelle les Parisiens.
12:13Mais vous avez vu l'état de division de la droite ?
12:15Bien sûr, mais ça n'est pas de notre fait.
12:18Mais il faudra qu'entre les deux tours,
12:20les uns et les autres prennent leurs responsabilités.
12:22Mais déjà, avant le premier tour,
12:24ce que je veux dire aux Parisiennes et aux Parisiens,
12:26c'est que les voix qui iront sur des candidats
12:29qui n'ont aucune chance,
12:30ce sont des voix finalement...
12:31Par exemple, M. Bournazel et Knafo ?
12:34Bien sûr, ce sont des voix qui sont perdues
12:36et qui seront au contraire des voix finalement
12:38pour M. Grégoire,
12:39qui par ailleurs a une candidate éléfiste sur sa liste.
12:43Donc ne soyons pas dupes.
12:45Rachida, Rachida Dati, est une combattante,
12:47c'est une guerrière.
12:48Elle se bat.
12:49Les conditions sont difficiles,
12:51comme partout en France.
12:52Mais c'est elle et elle seule
12:54qui nous permettra de tourner
12:55le quart de siècle de gauche à Paris.
12:57en faisant l'union des droites.
13:00Bruno Retailleau entend dans la main
13:01à Sarah Knafo et M. Bournazel.
13:03On est bien d'accord.
13:04Elle ne peut pas l'emporter seule.
13:06À leurs électeurs.
13:07J'ai toujours indiqué...
13:08Moi, je ne crois pas à l'union des droites
13:09dans les appareils
13:10parce que ça ne marche pas.
13:11D'ailleurs, le RN n'en veut pas.
13:13Et regardez, d'ailleurs,
13:14Paris, ça en est la meilleure démonstration.
13:16Sarah Knafo, elle y est prête.
13:18Non, mais regardez à Paris.
13:19Vous avez M. Mariani, RN et Mme Knafo.
13:22Donc où est-ce qu'elle est,
13:22l'union des droites ?
13:23Non, je crois, je fais confiance au bon sens
13:26et aux convictions de notre électorat,
13:29des électeurs, des Parisiennes, des Parisiens.
13:31Et c'est dans les urnes
13:32que cette union doit se réaliser.
13:34Bruno Retailleau,
13:35Laurent Nunez était en Algérie,
13:37votre successeur.
13:38Il a été reçu par le président Tebboune.
13:40Est-ce qu'il a eu raison de s'y rendre ?
13:41Est-ce que la méthode forte que vous preniez
13:43n'a pas fonctionné ?
13:44Est-ce qu'il faut tenter une autre méthode ?
13:46Mais elle a fonctionné.
13:47Mais attendez,
13:48fallait-il,
13:49fallait-il,
13:49devant un régime algérien dictatorial
13:51qui est corrompu,
13:52fallait-il accepter les barbouseries,
13:54tentatives d'attentats,
13:55des services algériens
13:57contre un opposant algérien ?
13:59Fallait-il accepter
14:00de ne rien dire
14:00alors qu'il y avait à l'époque
14:02Boilem Sansal
14:02qui était retenu derrière les barreaux
14:04et toujours Christophe Glez ?
14:05Fallait-il accepter
14:06que des consulats donnent des papiers
14:08à des sans-papiers justement algériens ?
14:10Fallait-il accepter
14:11que l'Algérie,
14:12contrairement à nos accords,
14:13n'accepte pas
14:14de reprendre les OQTF ?
14:16Non.
14:16Je pense que...
14:17Mais il accepte tout ça,
14:18Laurent Nunez, en s'y rendant ?
14:19Pour bien...
14:20Je n'ai pas commenté
14:21le voyage de mon successeur
14:22et j'imagine que c'est l'Élysée
14:23qui lui a demandé de s'y rendre.
14:25Simplement, ce que je veux dire,
14:26c'est qu'avec l'Algérie,
14:28la relation,
14:29et non pas avec le peuple algérien,
14:30pour lequel j'ai le plus grand respect,
14:32avec ce régime-là,
14:33la relation sera toujours toxique.
14:35Parce qu'ils utilisent la France
14:36pour la désigner
14:38comme un bouc émissaire
14:39de tous leurs échecs
14:40au niveau interne.
14:41Alors, il y aura des hauts,
14:42il y aura des bas.
14:43Mais je pense,
14:44et la proposition que je fais,
14:46c'est deux choses.
14:47Bien sûr, il faut revenir
14:48sur les accords de 68
14:49qui sont très avantageux,
14:51notamment sur le regroupement familial.
14:53Et deuxième chose,
14:54il faut lier le nombre des visas
14:56au nombre des EQTF
14:58qui seront repris.
14:59S'il n'y a pas ce bras de fer,
15:01vous verrez, à nouveau,
15:02la France va plier,
15:03la France va s'écraser,
15:05on ira à Canossa.
15:06Et ce n'est pas comme cela
15:07qu'on est respecté
15:08dans l'ordre international.
15:10Aujourd'hui, le monde nouveau,
15:11on peut le déplorer,
15:13mais c'est un monde
15:14qui est un monde prédateur.
15:15Et il y a des peuples faibles
15:17et ceux-là seront écrasés.
15:18Et il y a des peuples fiers
15:20et ceux-là seront respectés.
15:21Bruno Retailleau,
15:22votre bilan,
15:22ton ministre de l'Intérieur
15:23a été mis en cause
15:24avec les derniers chiffres de Beauvau
15:25révélant l'explosion
15:26de l'immigration sur l'an dernier,
15:28plus 11,2% des titres de séjour
15:30en 2025.
15:32Encore une fois,
15:34qu'est-ce qui n'a pas fonctionné
15:35et que feriez-vous de différent
15:36puisque vous êtes désormais
15:37candidat à l'élection présidentielle ?
15:38Pardon, ce qui a fonctionné,
15:40c'est ce que j'avais à ma main.
15:42Il n'y a jamais eu autant d'expulsions.
15:43Il n'y a jamais eu autant d'arrestations
15:46d'étrangers en situation irrégulière.
15:47Il n'y a jamais eu autant de titres
15:47de pris séjour ?
15:48Oui, parce que je voulais, moi,
15:50pouvoir maîtriser les entrées,
15:51pas seulement les sorties.
15:52Les sorties,
15:53on est le premier pays européen
15:54devant l'Allemagne désormais,
15:56des 27 pays européens.
15:57Mais je voulais aussi maîtriser les entrées,
15:59notamment les visas,
16:00celle qu'est d'Orsay.
16:02Et je vais vous dire
16:03ce que je dis,
16:04je n'ai cessé de répéter,
16:05c'est que vous aurez beau changer
16:07les ministres de l'Intérieur,
16:08je pense que moi,
16:09j'ai à mon actif
16:11beaucoup de choses
16:11et j'ai bousculé bien des lignes,
16:13évidemment,
16:14mais il faudra une révision constitutionnelle.
16:16Parce que sinon,
16:17les jurisprudences empêcheront
16:18le peuple français.
16:19Et un référendum ?
16:19C'est pour ça que vous demandez
16:20un référendum pour l'immigration ?
16:21Je demande la révision
16:22de la Constitution.
16:23Mais je dis à mes compatriotes
16:25que si on ne révise pas
16:27la Constitution,
16:28si eux,
16:30ils ne reprennent pas la main
16:31par un référendum,
16:33on ne pourra pas changer
16:34la justice des mineurs.
16:35Le Conseil constitutionnel
16:36nous l'interdira,
16:37comme il l'a déjà interdit,
16:38en censurant une loi récemment.
16:41Et on ne pourra pas
16:42reprendre le contrôle
16:43de l'immigration.
16:44Je pense qu'il faut,
16:45en quelque sorte,
16:46changer de régime,
16:47revenir à une démocratie,
16:49une vraie démographie.
16:51Bonneur Taille,
16:51vous vous présentez
16:52comme le candidat naturel
16:53de la droite.
16:54Vous avez déclaré
16:55votre candidature
16:56assez tôt.
16:57Vous refusez donc
16:59toute primaire,
16:59toute idée de primaire,
17:01allant de je ne sais qui
17:02à je ne sais quoi ?
17:03Je ne sais qui
17:04à je ne sais quoi.
17:05Vous venez de définir
17:06le problème,
17:06c'est qu'aujourd'hui,
17:07personne n'est d'accord.
17:08Simplement,
17:09moi,
17:10j'ai un projet singulier,
17:11la prospérité,
17:12par le travail
17:13et non pas par l'assistanat.
17:15Je veux être
17:15le protecteur de la France
17:17des travailleurs,
17:18pas des profiteurs.
17:19Je veux que,
17:20justement,
17:20on revienne
17:21à un régime de démocratie
17:22pour reprendre la main
17:23sur l'immigration,
17:24sur la justice,
17:25sur la délinquance.
17:26Et je veux
17:26la fierté française.
17:27Je veux que notre mode de vie,
17:29nos coutumes,
17:30notre culture,
17:30notre civilisation
17:31soit respectée,
17:33défendue
17:33et que l'école
17:34porte ces valeurs-là.
17:35La valeur de la fierté française
17:37alors que l'école
17:38est le grand échec.
17:38Vous vous rendez compte
17:39qu'aujourd'hui,
17:39l'école est devenue
17:40une machine à fabriquer
17:41des inégalités,
17:42à les reproduire
17:43puisque désormais,
17:45les succès
17:46de nos enfants,
17:47des élèves,
17:48sont complètement liés
17:49à la position sociale
17:51de leurs parents.
17:51C'est inadmissible.
17:53L'école républicaine
17:53n'est plus qu'un slogan.
17:54Moi, je veux que l'école
17:55de demain
17:56soit l'école
17:56de la fierté française
17:57mais surtout qu'elle soit
17:59une chance
17:59pour chaque petit français
18:01de réussir dans sa vie,
18:02quel que soit
18:03son niveau social.
18:04On reparlera
18:04de votre programme économique
18:06j'imagine dans l'avenir.
18:07Un dernier mot
18:08sur la République des copains.
18:09Emmanuel Macron
18:09multiplie les nominations
18:10sur les institutions clés
18:12de l'État.
18:14Nomination d'Amélie de Montchalin
18:15à la Cour des Comptes.
18:16On parle de Christine Lagarde
18:18à la tête de la BCE
18:19qui pourrait quitter ses fonctions
18:20avant la fin de son mandat.
18:22Il s'agit de tout verrouiller
18:23avant une éventuelle alternance
18:24en 2027.
18:25C'est comme ça la démocratie ?
18:26C'est la grande opération
18:28de recasage.
18:29C'est la grande opération
18:30de recasage.
18:31Mais pas de verrouillage.
18:32Et de verrouillage aussi.
18:33Madame Legend,
18:34je l'ai connue,
18:35elle était à l'Élysée.
18:37On n'avait pas du tout...
18:37L'Institut du Mont-Arabe.
18:39Écoutez,
18:39elle était sur une ligne
18:40totalement opposée
18:41avec l'Algérie.
18:42Totalement opposée.
18:44Totalement opposée.
18:45Donc,
18:46ce sont ces hauts fonctionnaires,
18:47notamment du Quai d'Orsay,
18:48qui ont l'habitude,
18:49vous voyez,
18:50de défendre
18:50des principes universels
18:52plutôt que de défendre
18:53des intérêts français.
18:54Eh bien,
18:54je pense que la diplomatie française
18:56doit d'abord respecter
18:57le peuple français
18:58et défendre
18:59les intérêts français.
19:00C'est le monde
19:00dans lequel nous sommes.
19:02Évidemment qu'il y a
19:03quelques principes
19:04qu'on doit respecter.
19:05Mais avant tout,
19:06la défense de nos intérêts.
19:07Mais si le Conseil constitutionnel,
19:08le Conseil d'État,
19:09la BCE,
19:10tout ça,
19:11Banque de France,
19:11tout est à la main,
19:12encore une fois,
19:13des Macronistes.
19:14Qu'est-ce qui peut se passer
19:15en 2027 ?
19:15Eh bien,
19:16ce qui va se passer,
19:17quand je serai précision
19:18de la République,
19:20ma première action,
19:20ce sera de réviser
19:22la Constitution
19:22pour rendre au peuple français
19:24le pouvoir de décider.
19:26Le pouvoir n'a plus
19:27le pouvoir,
19:28non,
19:29mais sur les politiques
19:30fondamentales,
19:30je viens de l'expliquer,
19:32vous savez,
19:33ce que veulent les Français
19:35doit être entendu.
19:36Et aujourd'hui,
19:37le grand malaise démocratique,
19:39c'est que les Français
19:39voient qu'il y a des alternances,
19:41des élections,
19:41mais que les politiques
19:42ne changent pas,
19:43que les politiques,
19:44que les gouvernants
19:44sont condamnés à l'impuissance
19:46parce qu'il y a des jurisprudences
19:47qui les ligotent totalement.
19:49Eh bien, moi,
19:49je pense que
19:50ce n'est pas au juge
19:51de décider,
19:51ce qui est fondamental,
19:52c'est vraiment au peuple.
19:55C'est aux gens de décider.
19:56Merci Bruno Retailleau,
19:57c'était votre grande interview
19:58sur CNews et sur Europe 1.
19:59Merci Bruno Retailleau,
20:00merci.
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