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  • il y a 2 mois
Impact et Héritage La transformation de Paris à l'aube des Jeux

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00:00...
00:13Oui, un peu spécial et dans l'air du temps.
00:15Bon après-midi à tous.
00:17La ville de Paris, est-ce que Paris sera magique en 2024 ?
00:20On va essayer de lever vos incertitudes dans les 30 prochaines minutes.
00:25Comment la ville de Paris se prépare à accueillir ses Jeux ?
00:28Où est-ce qu'on en est ?
00:30J'ai une young sport-makeuse avec moi, Alex Sommier, qui va me rejoindre.
00:35Elle travaille à Sport Carrière, une boîte avec Damien Innocenti, Alain Guibaudot et Philippe Gasly.
00:41Et également le directeur général du fonds de dotation de Paris 2024, créé à la fin de l'année 2019.
00:47Salut Alex, oui, on va laisser Damien se mettre au milieu, à nos côtés.
00:53Messieurs, dames, salut.
00:54Non, non, c'est fini le Covid, tu as raison.
00:56Voilà.
00:57Damien, Combreday, Blasel.
01:01Compte à rebours quoi ? 450 jours ?
01:04N'importe lequel, un filaire qui marche.
01:06Vraiment sur la pointe du menton, les copains.
01:09457, je crois.
01:11457.
01:11Bonjour à tous.
01:13Je le disais, comment la ville de Paris se prépare à accueillir ces jeux ?
01:20Parce que finalement, c'est vrai qu'on a une opportunité par siècle pour recevoir un tel événement.
01:26La ville de Paris, le gouvernement, la région, la métropole, la Seine-Saint-Denis, et puis les acteurs privés.
01:34On se prépare tous à accueillir les jeux.
01:35On est un comité d'organisation où on est déjà plus d'un millier, mais ça va encore monter, qui
01:42fédère tous ces acteurs.
01:44Même si on est indépendant pour livrer ça, on est quand même avant tout tous ensemble dans cette aventure.
01:50Et on se prépare à livrer l'événement d'un point de vue strictement opérationnel.
01:58Avant tout, il faut livrer en temps et en heure.
02:01Ça ne sert à rien de parler du reste si on ne se focalise pas là-dessus.
02:04Mais on se prépare aussi à le faire dans les meilleures conditions, à créer des standards, des méthodes qu'on
02:10pourra laisser à d'autres.
02:11Hier, on a présenté ici, on a dévoilé le coach événement climat.
02:16C'est typiquement une façon de livrer les événements qui est nouvelle, qu'on s'applique à nous, mais aussi
02:20aux futurs événements.
02:21Et puis, on se prépare à construire un héritage.
02:23Tu as des sabliers un peu partout chez toi, des comptes à rebours, des calm down.
02:27Il faut être prêt, il faut être prêt en juillet, fin juillet prochain.
02:31On n'a pas le droit d'être en retard.
02:32Alors, c'est la société de livraison des ouvrages olympiques.
02:34C'est un établissement public qui prépare toutes les infrastructures.
02:37Et eux, là, sont dans leur rush final, alors que nous, on aura quelques mois de plus.
02:42Eux vont quasiment achever leur mission à la fin de l'année 2023.
02:45Tous les ouvrages qu'on prépare, les passerelles, l'ensemble des rénovations qui étaient attendues par le territoire,
02:52elles sont vraiment en train de se finaliser maintenant.
02:54Nous, pour livrer l'événement, on aura quelques mois de transition pour s'approprier les lieux
02:58et puis pour préparer la grande fête des Jeux.
03:01Alix travaille chez Sport Carrière.
03:03Elle est également une joueuse émérite de badminton.
03:05Elle aura évidemment, je suis sur des questions sur les infrastructures indoor.
03:10Vous interagissez quand vous voulez.
03:12Tout au long de la matinée, on a fait un question-réponse derrière.
03:14Mais si jamais je vois des mains tendues, on viendra vous passer des micros.
03:17Il faut vraiment que ce soit une conversation et non pas du plan-plan, comme on dit dans le jargon.
03:22Impact, qu'elle soit positive, et héritage.
03:26Impact, Damien, je t'ai entendu chez des confrères et des médias dire
03:30« On fait du sport, c'est bien, mais nos garçons et nos filles n'en font pas encore assez.
03:37»
03:37Il y a une stat par rapport à ça.
03:40Un garçon sur deux fait une heure de sport par jour.
03:44Deux filles sur trois n'en font pas, c'est ça ?
03:47Ne font pas la recommandation qui est de 60 minutes par jour.
03:51Il y a plein de stats.
03:52Celle-là est importante.
03:53On voit l'écart entre les filles et les garçons dès l'école primaire.
03:56Un garçon sur deux et deux filles sur trois ne se mettent pas en condition de grandir en bonne santé.
04:02Je vous donne deux, trois autres stats.
04:03Je ne vais pas vous assommer de chiffres.
04:04Mais en 40 ans, nos enfants ont perdu 25% de capacité cardiovasculaire.
04:10Il y a une image de la Fédération française de cardiologie où on voit un cœur dont on enlève un
04:14quart.
04:15L'image se fait flipper parce que la situation est flippante.
04:18Donc, un quart en 40 ans, ça veut dire qu'on a une trajectoire qui est catastrophique.
04:23Et on bouffe avec des artères qui, elles, ont grossi d'un quart.
04:26Et donc, tu vois ce que je veux dire ? Le ratio n'est pas bon.
04:29Notre président, Manu, il a dit une demi-heure de sport par jour à l'école.
04:33La recommandation, c'est 60 minutes.
04:35On n'est pas encore là où on voudrait être.
04:37L'école ne peut pas tout faire.
04:39On a proposé ces 30 minutes.
04:41Ça vient de Finlande, avec School on the Move.
04:44On a identifié ça en Finlande.
04:45On l'a proposé au ministère de l'Éducation nationale.
04:47On l'a expérimenté dans une académie.
04:49On fait tout le temps ça.
04:50On expérimente.
04:51Ensuite, on va voir le ministère en disant « Bon, ça marche.
04:53Est-ce que vous voulez bien le généraliser ? »
04:55Et pour les 30 minutes, le gouvernement nous a répondu « Oui ».
04:57On va essayer de mettre cette question de la sédentarité des enfants au cœur de cette démarche.
05:02On ne va pas laisser cette fatalité se développer.
05:04Et on va donner une solution.
05:05La solution, c'est la moitié du chemin.
05:08Les 30 minutes, c'est la moitié des 60 minutes recommandées par l'OMS.
05:12Mais on ne peut pas tout demander à l'école.
05:14L'idée, c'est que ces 30 minutes installent l'habitude,
05:16parce que c'est le moment où on prend ses habitudes, 6 à 11 ans.
05:19Installent aussi le capital santé.
05:21Et puis installent le débat.
05:22L'idée, c'est que les enfants ramènent ça à la maison.
05:24Mais c'est aussi aux parents, à l'entourage, au centre aéré, aux périscolaires.
05:28Enfin, à nous tous de s'emparer de cette question.
05:30Parce que je te donne une autre statistique.
05:32Je t'ai tutoyé.
05:33C'est super.
05:35119 sur 147.
05:36Donc, on ne peut pas se cacher derrière l'idée que ce serait un programme mondial,
05:40que c'est comme ça.
05:41On est très en retard.
05:43Et donc, ces 30 minutes d'activité physique quotidienne...
05:45On est 119e nation en termes de temps de...
05:48Oui, sur 147, dans un classement de 2020 fait par l'Organisation mondiale de la santé,
05:53sur le niveau d'activité physique des adolescents.
05:57Waouh ! C'est pas bon ça, hein ?
05:58Dernier tiers.
05:59Se battre contre la sénalentérité.
06:01Apprendre à bouger, donc.
06:03Ce fonds de dotation, au départ, c'était 12 millions d'euros injectés.
06:07J'ai vu jusqu'à 700 projets.
06:09Tu m'as corrigé.
06:10On vient d'atteindre plus de 1000 projets, donc depuis 3 ans.
06:151000 projets différents, grâce à cause de Paris 2024.
06:19Oui, on a créé un fonds de dotation.
06:21C'était un engagement de candidature.
06:22Il y a un risque quand on organise les jeux,
06:24c'est que la pression opérationnelle écrase le reste.
06:27Au fur et à mesure, au début, on a plein de bonnes intentions.
06:30On veut construire un héritage, on veut parler à la jeunesse.
06:33Et puis la pression...
06:34Il y a eu une crise, on doit revoir le budget un tout petit peu à la baisse.
06:37Absolument.
06:37Et il y a toujours une crise, parce que la vie est faite comme ça.
06:40Entre le moment où les jeux de Rio ont été attribués
06:42et le moment où ils se sont déroulés, il y a eu des crises.
06:44Et au Tokyo, il y a eu des crises.
06:46Et nous, il y a eu une crise.
06:47Et donc l'idée de ce fonds de dotation, c'était de sécuriser,
06:50c'est de sécuriser une équipe, un budget.
06:54Et pour nous, c'est notre priorité.
06:56On ne va pas se faire détourner par la livraison des jeux.
06:59On est une équipe qui est là pour ça.
07:01Et effectivement, on a plus de 1 000, on a 1 057 projets, pour être précis,
07:05qui utilisent le sport pour un impact,
07:07avec, je te donne encore deux chiffres après j'arrête,
07:1038 millions d'euros, dont 14 viennent de chez nous.
07:14Et 24 ne viennent pas de chez nous,
07:16viennent de nos co-financeurs.
07:17Ce qu'on veut faire, c'est un effet de levier.
07:19On le calcule, le taux d'effet de levier.
07:21A chaque fois qu'on met un euro, on essaye d'aller en chercher deux.
07:24Premièrement, évidemment, ça donne plus de moyens.
07:26Mais deuxièmement, et je dirais presque surtout,
07:29ça veut dire que ces co-financeurs, publics et privés,
07:32demain, ils vont continuer.
07:33Tout ce qu'on veut, c'est ça.
07:33Parce que nous, dans un an, on n'est plus là.
07:34En revanche, eux, cette dynamique-là, il faut qu'elle continue.
07:38Donc 38 millions d'euros et 3 millions de bénéficiaires de ces 1 000 et quelques projets.
07:43D'accord, donc j'ai dit 12, c'est plutôt 14 pour 38 à l'arrivée.
07:48Distillons certains de ces projets, Alex.
07:49Parlons-en.
07:50Oui, moi, je voulais voir avec toi, du coup, vous aviez, il y a un an,
07:53tu as dit que vous aviez 350 projets qui ont été sélectionnés.
07:56Aujourd'hui, vous en avez plus de 1 300.
07:58C'est vraiment une belle réussite.
08:00Qu'est-ce qui a permis de propulser et de mettre cet engouement
08:03par rapport à ces projets et d'augmenter autant ?
08:06Il y a deux éléments pour résumer.
08:09Je pense qu'il y a un élément de forme.
08:11C'est qu'on est Paris 2024.
08:13Et moi, je le dis à mes collègues, aux jeunes dans notre équipe,
08:16on a une adresse e-mail qui fait que les gens ouvrent nos mails.
08:19En fait, on a une capacité à fédérer des financeurs privés,
08:22la Française des Jeux qui nous soutient, EDF qui nous soutient
08:25pour apprendre à nager, la métropole du Grand Paris,
08:27le gouvernement, la région Île-de-France, la ville de Paris,
08:29la Seine-Saint-Denis, il ne vous a pas échappé que c'est des acteurs
08:31de bords différents, qui arrivent à se mettre autour d'une table.
08:35Le ministère de l'Éducation nationale et le ministère des Sports,
08:37Pôle emploi, la DGUFP, des régions, des DRAC,
08:39enfin bref, je vous épargne les acronymes,
08:41mais on a cette chance exceptionnelle d'avoir des gens
08:44qui acceptent de se mettre autour d'une même table.
08:45Ça, c'est grâce à la forme, c'est grâce au jeu,
08:48un peu la magie des jeux, même si je n'aime pas trop l'expression.
08:51Et il y a un élément de fond, c'est que ça marche.
08:53En fait, ce qu'on fait, on le fait sur la base
08:55d'un diagnostic de départ, d'une expérimentation,
08:58on l'a évoqué.
08:59Si ça marche, on le fait grandir d'un cran,
09:01d'une académie à trois académies, par exemple, les 30 minutes.
09:04Et ensuite, une fois qu'on a trois académies,
09:06qu'on voit que ça marche, là, on change d'échelle
09:08et on va voir les décideurs.
09:09Donc, je pense qu'on a aussi fait,
09:10on essaye à chaque fois de faire la preuve de concept
09:12que le sport a un impact.
09:14Ça veut dire qu'on s'interdit, il y a beaucoup de déçus.
09:17On a parlé des mille projets,
09:18mais il y a plusieurs milliers de projets
09:20qui ne sont pas sélectionnés.
09:21C'est ça, le projet de l'incubateur ?
09:22C'est un petit tube à essai qui devient un grand hub,
09:25tel Charles de Gaulle, des projets,
09:27une fois que ça mûrit, finalement ?
09:29Oui, c'est un incubateur, pas forcément de...
09:31On ne cherche pas la nouveauté à tout prix.
09:33Non.
09:33Je vous prends un exemple,
09:34les jobs dating sportifs.
09:36C'est des jobs dating
09:39où on utilise le sport pour briser la glace
09:41parce que tout le monde n'est pas à l'aise
09:43dans un petit bureau
09:45pour révéler ce qu'il sait et qui il est.
09:48Pendant une matinée, on fait du sport ensemble.
09:50On ne sait pas qui est le recruteur
09:51et qui sont les candidats.
09:52Donc, on se révèle, on rigole,
09:55on montre un peu de savoir-être,
09:56de soft skills, comme on dit,
09:58et puis d'esprit, d'équipe,
10:00d'esprit de dépassement.
10:01Et ensuite, on passe un entretien.
10:02On déjeune.
10:03On révèle qui est qui.
10:05Alors, en général, il y a des surprises.
10:07Et puis ensuite, on passe un entretien.
10:09Mais on a brisé la glace,
10:10on a fait connaissance.
10:11Ça, ce n'est pas nous qui l'avons inventé
10:12et on ne prétend pas l'avoir inventé.
10:13C'était à Ouatini, dans les Hauts-de-France,
10:15la ligue d'athlétisme.
10:16Nous, ce qu'on a fait,
10:17c'est qu'on prend un petit projet qui marche,
10:19une petite pépite.
10:20On l'a fait passer des Hauts-de-France,
10:22enfin, de Ouatini aux Hauts-de-France,
10:24des Hauts-de-France à toute la France
10:26et de une fédée à cinq fédées aujourd'hui
10:28engagées là-dedans.
10:28Et j'espère en avoir bien plus l'an prochain.
10:30C'est un bon exemple de ce changement d'échelle
10:33qu'on essaye d'accompagner.
10:34On ne demande pas au projet d'être nouveau,
10:35on demande au projet qu'on sélectionne
10:37d'être impactant.
10:38Et de là, on essaie de les faire grandir.
10:40Sur ce job dating, je vais à Pôle emploi,
10:42je suis éloigné de l'emploi.
10:45La personne qui est en face de moi,
10:46il y a un petit astérix qui propose
10:49cette option.
10:50Oui, l'agent de Pôle emploi
10:52va identifier une personne en se disant
10:54« Tiens, peut-être que le costard-cravate,
10:56ce ne sera pas la meilleure option. »
10:57Et elle propose.
10:59Super.
11:013 millions de bénéficiaires
11:02pour ces projets à peu près, c'est ça ?
11:043,1 millions.
11:063,1 millions de personnes bénéficiaires directes.
11:08On ne compte pas.
11:08Je ne vous donne pas le chiffre
11:09des bénéficiaires indirectes
11:10parce qu'honnêtement,
11:11le lien de causalité,
11:12je ne le trouve pas assez robuste.
11:14Mais 3 millions de bénéficiaires directes.
11:17Tu as évoqué autre chose
11:18quand on a préparé cet entretien.
11:19C'est le club parrain.
11:22On en a parlé beaucoup aujourd'hui.
11:24Moës, tout à l'heure,
11:25qui était là avec la para-escrime,
11:27il a dit « Nous, on fait de la recherche
11:30pour les athlètes paralympiques,
11:31mais aussi pour les gens
11:32qui sont en situation de handicap
11:34qui n'osent plus aller faire du sport
11:36ou qui se disent
11:37« Je ne suis pas en capacité de... »
11:39Si, finalement,
11:41on peut de nouveau y croire.
11:42Il y a plein de solutions aujourd'hui
11:43grâce à l'innovation et à la tech
11:45pour effectivement développer
11:47sa pratique sportive
11:48même si on a un handicap.
11:50On organise les premiers Jeux paralympiques
11:52dans notre pays.
11:52C'est une opportunité à ne pas louper,
11:55à saisir,
11:55mais on a une responsabilité
11:57de ne pas la louper.
11:58Ça veut dire qu'il faut
11:59qu'on connaisse nos athlètes paralympiques,
12:00qu'on connaisse nos sports paralympiques.
12:02Je pourrais vous donner des exemples
12:03de ce qu'on fait
12:04la semaine olympique et paralympique
12:05à l'école, par exemple.
12:06Cette année,
12:06on a un million d'enfants
12:07qui ont découvert les parasports.
12:08Parce que si on ne connaît pas
12:09les parasports,
12:10c'est dur de s'enthousiasmer
12:11pour des sports qu'on ne connaît pas.
12:12Il faut qu'on connaisse nos athlètes,
12:14les règles,
12:14qui ne sont pas toujours simples, etc.
12:15Mais il faut aussi
12:16qu'on donne avant tout
12:17accès aux gens
12:18en situation de handicap
12:19au sport.
12:20Parce que ce n'est pas seulement
12:20bon pour la santé.
12:21C'est bon pour accéder à la cité,
12:23pour croiser des gens,
12:24pour se faire des amis,
12:25pour avoir une raison
12:26de sortir de chez soi,
12:27pour sortir parfois de l'isolement.
12:28Et donc, on s'est dit,
12:29on a essayé de comprendre
12:30qu'est-ce qui fait obstacle
12:31à la pratique en club.
12:33Il n'y a pas que la pratique
12:33en club dans la vie,
12:34mais c'est des lieux
12:35de vie ensemble
12:37qui sont importants.
12:39On a fait une étude
12:40avec des chercheurs
12:41pluridisciplinaires,
12:41des sociologues,
12:42des urbanistes.
12:43Et ils nous ont dit,
12:44ils ont fait un diagnostic
12:45qui arrive à la conclusion
12:46que le premier frein,
12:48c'est la formation
12:49des éducateurs.
12:50Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas,
12:51c'est qu'ils ne savent pas
12:52comment faire.
12:52Ils ont peur de faire mal,
12:54ils ont peur d'avoir
12:54pas les bons gestes,
12:55il n'y a parfois
12:55pas les bons mots aussi.
12:57Bref, il y a une vraie réticence
12:58qui tient au manque
12:59de formation.
13:00Et bien, on a,
13:01avec le comité paralympique,
13:02créé un module de formation
13:04pour les éducateurs
13:05et les dirigeants de clubs.
13:06On le teste
13:07à l'échelle parisienne.
13:08On parle d'une dizaine
13:09de formations.
13:10Ça marche.
13:11On le fait avec la Seine-Saint-Denis
13:13qui nous dit
13:13que ça les intéresse
13:14parce qu'eux,
13:14ils vont accueillir
13:15beaucoup d'épreuves paralympiques
13:16et ils ont beaucoup de personnes
13:17dans la Suisse en handicap
13:17comme partout, évidemment,
13:19qui veulent accéder à la pratique.
13:21Ça marche.
13:21Et là, le ministère des Sports
13:23nous a dit,
13:24vos quelques dizaines,
13:25on va en faire 3000.
13:26Donc, c'est un bon exemple
13:27d'où nous,
13:28ce n'est pas nous
13:28qui faisons les 3000,
13:29on n'en a pas les moyens
13:29humains, financiers,
13:30on n'a pas le temps.
13:31En revanche,
13:32on a fait la preuve du concept,
13:33on a créé l'impulsion
13:34et ensuite,
13:35on fédère avec ces gens
13:36autour de nous,
13:36on arrive à changer d'échelle.
13:38On n'est plus sur le 1 euro
13:39et 2 euros extérieurs, là.
13:41Non, tu nous dis non.
13:41Ce n'est plus qu'une question d'euros.
13:43Ceux-là,
13:44les sous ne sont même pas rentrés
13:45dans nos caisses.
13:46C'est les pouvoirs publics
13:47qui s'emparent de la démarche
13:49et qui la font changer
13:50et qui la font changer d'échelle
13:51partout,
13:52dans tous les départements,
13:53sans même qu'on reste à la manette.
13:54Nous, on ne tient pas
13:54à être à la manette, en fait.
13:55Si on a créé l'étincelle,
13:57qu'on a fait la preuve de concept
13:58et qu'ensuite,
13:58ça se déploie,
13:59on a réussi.
14:01Vous avez beaucoup
14:02de beaux projets aujourd'hui
14:03et du coup,
14:04je me demandais
14:05comment est-ce que vous pouvez
14:05réellement mesurer l'impact
14:07que ça a
14:08et que ça va avoir
14:09dans le futur ?
14:10C'est une question essentielle
14:12parce qu'on a la conviction
14:13que tant qu'on restera
14:15dans les belles émotions,
14:17les belles vidéos,
14:18les beaux portraits,
14:19les belles interviews,
14:20même si c'est canon
14:21et je suis très heureux
14:22d'être interviewé, Thomas,
14:24on ne franchira pas le cap
14:26pour le sport.
14:27Si on veut que le sport
14:29sortent des directions
14:30des sports
14:30et aillent dans la direction
14:31de l'urbanisme,
14:32la direction des affaires sociales,
14:33la direction de l'aménagement,
14:34il faut qu'on prouve
14:35que c'est un investissement utile
14:36et on ne peut pas le prouver
14:37qu'avec des belles histoires.
14:39Il faut des études d'impact
14:40avec une approche évaluative
14:42ouverte.
14:43Moi, j'ai rencontré
14:44beaucoup d'acteurs
14:45qui m'ont dit
14:45« Ah, mais on a une approche évaluative,
14:46on va vous monétiser
14:48l'équivalent de votre job dating,
14:50là, je vais vous dire
14:50combien ça rapporte à la société. »
14:52Ok, comment ?
14:53Ah non, ça c'est secret industriel.
14:55Bon, ben, suivant.
14:56Parce qu'il faut
14:57une approche évaluative ouverte.
14:59La question évaluative,
15:00elle doit être bien fichue.
15:01L'indicateur,
15:02la manière de collecter
15:03les données,
15:04comment est-ce qu'on va
15:05les collecter,
15:06comment est-ce qu'on va
15:06les analyser,
15:07quelles leçons
15:08on va tirer de ces analyses.
15:09Est-ce que,
15:10comme disent les anglophones,
15:11c'est pour « prove »
15:12ou « improve » ?
15:13Est-ce que c'est pour améliorer
15:14ce qu'on fait
15:14ou pour faire la démonstration
15:15ou les deux ?
15:16En tout cas,
15:17il faut que le sport
15:17se mette d'accord.
15:18Avec l'Agence française
15:19de développement,
15:20on vient de sortir
15:21un référentiel
15:22d'indicateurs
15:23d'impact par le sport,
15:24de contributions
15:25aux objectifs
15:25de développement durable
15:26pour que demain,
15:27un petit club
15:28qui n'a pas forcément
15:29de chercheurs sous la main,
15:30qui n'a pas forcément
15:30le temps,
15:31ait des outils
15:32pour se dire
15:32« moi, en fait,
15:33je prends des jeunes
15:34qui étaient au bord
15:34de la rupture
15:35et je les réinsère.
15:37J'ai des coachs
15:38d'insertion professionnelle.
15:39Je fais ou alors
15:40de la santé.
15:41Pour la santé,
15:42le sport,
15:42c'est vraiment
15:44un enjeu incroyable,
15:45pas seulement en prévention
15:46mais en thérapie
15:47pour des femmes
15:48qui se remettent
15:48d'un cancer du sein
15:49par l'aviron,
15:50par l'escrime
15:51pour des gens
15:51qui sortent
15:52d'affection de longue durée.
15:53Bref,
15:53il faut faire
15:53la démonstration scientifique
15:55et on essaye de le faire.
15:57Alors,
15:57tous les petits clubs
15:57ne peuvent pas faire ça
15:58mais si au moins
15:59on a un socle
15:59de méthodes partagées,
16:01on sera plus crédibles
16:02et on arrivera mieux
16:03à le déployer.
16:04On va parler d'héritage
16:05dans un instant
16:06avec la façon
16:09dont Damien a de dire
16:11« dès l'avant,
16:11on prépare l'après ».
16:13Un point sur l'écho.
16:15Moi, je suis Saint-Thomas,
16:16je crois que ce que je vois.
16:17Est-ce que c'est démago
16:17de dire que
16:18faire du sport
16:20sauve la planète ?
16:23Ta question est formulée
16:25de façon délicate.
16:26Oui, un peu.
16:26Non, mais en fait,
16:27c'est une évidence
16:28quand j'y réfléchis.
16:29Si déjà,
16:30je me déplace
16:32à vélo
16:33quand je le peux,
16:34si je peux avoir
16:35une activité,
16:36etc.,
16:36mon empreinte carbone
16:38est moindre.
16:39Oui, en fait,
16:40les liens entre sport
16:41et planète
16:42sont nombreux
16:43et complexes.
16:45D'abord,
16:45le sport a besoin
16:46d'une planète
16:47en bonne santé.
16:48les sportifs
16:49sont les premiers.
16:50Demandez à Martin Fourcade
16:51l'air qui respire.
16:53Je peux vous dire
16:53que les particules fines,
16:54il n'en veut pas.
16:55et à nos nageurs
16:56en eau libre
16:57si l'état de la Seine
16:58leur importe.
17:00On devrait être
17:01les premiers lobbyistes
17:02de l'environnement
17:03d'un point de vue
17:04strictement égoïste.
17:05Jacques Chirac,
17:06en 1988,
17:07avait dit
17:07« Je boirai mon Ricard
17:08de la Seine ».
17:09Bon, on attend
17:09encore un petit peu,
17:10mais c'est vrai
17:11qu'on aura 16 bassins
17:12au travers de la Seine
17:13après les Jeux 2024
17:15qui seront des piscines
17:17grandes ouvertes.
17:17Théoriquement,
17:18en tout cas,
17:18c'est l'ambition.
17:19Oui, typiquement,
17:22l'effort qui est fait
17:23dans la Seine,
17:23c'est un bon exemple
17:24de gens qui se mettent
17:24à travailler ensemble.
17:25Les préfectures en amont,
17:27en aval,
17:27l'État,
17:28la ville de Paris,
17:28les départements alentours.
17:30Ce qui se passe
17:30est exceptionnel.
17:31La faune est déjà
17:32en train de changer
17:33et la qualité bactériologique
17:35de l'eau est déjà
17:36en train de changer
17:36et en 2024-2025,
17:38on aura vraiment
17:39franchi un cap.
17:40Mais le sport,
17:40c'est aussi une façon
17:41de sensibiliser.
17:42Dans les Calanques,
17:43à Marseille,
17:44dans beaucoup d'endroits,
17:45on arrive par le sport
17:46à faire que des jeunes
17:47s'engagent.
17:48pour le climat,
17:49pour la protection de l'eau,
17:50etc.
17:51Et puis,
17:51c'est aussi une façon,
17:52effectivement,
17:53d'emprunter les mobilités actives,
17:55de protéger la nature,
17:57de vivre avec notre environnement
18:00différemment.
18:00Et puis,
18:01enfin,
18:02c'est l'occasion
18:02de mettre le coup de projecteur
18:03sur des innovations.
18:05Nous,
18:05on a la chance
18:06d'avoir une équipe
18:07qui était là hier,
18:08qui,
18:09je vous ai parlé du coach
18:09climat-environnement,
18:11événement, pardon,
18:12mais un autre exemple concret,
18:14les événements sportifs,
18:15il y en a peut-être parmi nous
18:16qui en ont organisé,
18:18reposent très souvent
18:19sur des,
18:22pardon,
18:22le mot m'échappe,
18:23des générateurs électriques
18:25qui,
18:25en fait,
18:26sont des backups
18:27pour permettre,
18:29notamment aux caméras,
18:30de pouvoir filmer
18:31et d'avoir un plan B.
18:33Les médias n'aiment pas
18:33beaucoup les aléas.
18:34Ils veulent être sûrs
18:36que ça ne va pas couper
18:37en plein direct.
18:38Donc,
18:38ils veulent un générateur.
18:39et quasiment tous
18:40ces générateurs
18:41tournent au fioul,
18:42ce qui est une catastrophe
18:43écologique.
18:44Paris 2024,
18:45parce qu'on a avec nous
18:47Enedis,
18:47parce qu'on a avec nous
18:49les pouvoirs publics,
18:51raccordent
18:51au réseau électrique
18:54ces générateurs,
18:55ce qui fait qu'on va
18:56pouvoir non seulement
18:57être accordé au réseau,
18:58mais avoir le doublon
18:59qui rassure les médias.
19:01Mais ça,
19:01c'est possible pour les Jeux,
19:02mais demain,
19:03ce sera possible
19:03pour tous les grands événements.
19:05Les Jeux,
19:06c'est aussi une façon
19:07de montrer qu'en France,
19:08on a des savoir-faire,
19:09on a des technologies
19:10qui rendent le sport
19:12qui diminuent
19:13notre empreinte durablement
19:14et qui permettent
19:15d'avancer.
19:16C'est bon pour les événements français.
19:18On peut aussi espérer
19:19que ce soit bon
19:19pour d'autres ailleurs.
19:20Les broadcasters
19:21vont vous regarder
19:21avec des gros yeux au départ,
19:23avec leurs gros hobby-van,
19:24et finalement,
19:25ce sera le début
19:26d'une nouvelle aventure.
19:27On a les images
19:29d'Athènes 2004
19:30avec ses infrastructures
19:33obsolètes,
19:34abandonnées,
19:34Sochi,
19:35Désuètes.
19:36Est-ce qu'on a déjà
19:38la garantie
19:39que ce ne sera pas le cas
19:39pour nous
19:40après les investissements
19:41de Paris 2024 ?
19:43Je me méfie des promesses,
19:44mais vraiment,
19:45oui.
19:45Parce que d'abord,
19:47on a changé de modèle.
19:48On construit,
19:49on est dans un rapport
19:50de 1 à 10
19:50par rapport aux éditions
19:52précédentes des Jeux
19:52en termes de construction.
19:54C'est-à-dire que si vous prenez
19:55la moyenne
19:55des 4-5 dernières éditions
19:57des Jeux,
19:57il y avait environ 10,
19:5912,
19:59parfois plus,
20:01infrastructures
20:02construites pour les Jeux.
20:03On a la chance en France
20:03d'avoir un parc
20:04d'équipement exceptionnel,
20:05et au-delà des équipements
20:06des stades,
20:07d'avoir le Grand Palais,
20:08le Château de Versailles,
20:09la Tour Eiffel,
20:10un patrimoine iconique,
20:11exceptionnel.
20:12On est vraiment bien
20:13parce que,
20:13regarde,
20:14moi je commande du foot
20:15tous les jours.
20:16Je trouve que les stades
20:17anglais sont un peu mieux lotis.
20:20Mais on en a,
20:21il y a eu du boulot
20:21à l'Euro 2016,
20:22on le voit.
20:23France 2023
20:24avec le rugby
20:24va se servir
20:26effectivement des améliorations
20:27de l'Euro 2016.
20:28Mais on est en capacité,
20:29on a déjà tout ce qu'il fallait,
20:30on avait déjà tout construit
20:31en amont déjà finalement.
20:33Il nous manquait un événement,
20:34une infrastructure pardon,
20:36et par ailleurs,
20:37c'est une infrastructure
20:38qui manquait au territoire.
20:39Et c'est pour cette raison
20:40que c'est le seul équipement
20:42qu'on construit
20:42spécifiquement pour les Jeux.
20:44C'est le centre aquatique olympique.
20:45En Seine-Saint-Denis,
20:46on a des taux
20:47de savoir nager
20:48à l'entrée en sixième
20:49qui sont très en deçà
20:50de ceux de la France entière.
20:51Parce qu'on a un taux d'équipement
20:53de mètre carré d'eau
20:54par habitant,
20:55par enfant,
20:56très en dessous de la moyenne.
20:57Et ça fait des décennies
20:59que beaucoup de gens se disent
21:00tiens, ce serait bien.
21:01Les Jeux,
21:02c'est aussi ce petit effet accélérateur
21:04qui fait qu'on passe de
21:05tiens, ce serait bien
21:06à bon, on va le faire.
21:08Et donc on construit
21:09le centre aquatique olympique.
21:10On va aussi léguer
21:1120 bassins au territoire
21:13qui sont des bassins d'entraînement,
21:15des bassins qu'on va construire,
21:16d'autres qu'on va rénover.
21:1720 bassins construits,
21:18un bassin rénové.
21:20pour non seulement
21:21être en capacité
21:22d'accueillir des championnats
21:23du monde,
21:24des championnats d'Europe,
21:25ce qui n'était pas le cas
21:25en région parisienne,
21:26en Ile-de-France,
21:27mais aussi pour profiter
21:29aux habitants
21:29et pour que cet accès
21:31au savoir nager
21:31soit changé
21:33dans ce territoire
21:34qui en manque.
21:34Et je précise
21:35qu'on n'attend pas
21:36l'équipement,
21:37on n'attend pas
21:37le centre aquatique
21:38qui sera un équipement
21:39exceptionnel
21:40en face du Stade de France.
21:41On a aussi un appel,
21:43un programme
21:441-2-3-nager
21:45tous les étés
21:46pour que les enfants
21:47qui, un,
21:48sont dans des villes
21:49où il n'y a pas de piscine.
21:50Parce qu'il y a 40 villes
21:51en Seine-Saint-Denis,
21:51il y en a plusieurs
21:52où il n'y a pas de piscine.
21:53Il y a d'autres villes
21:53dans la ville de Saint-Denis,
21:54il y a 120 000 habitants,
21:55il y a une piscine.
21:56Pour que cette réalité
21:58sociale et territoriale,
21:59on y apporte une réponse
22:00avec des bassins temporaires,
22:02avec des bassins éphémères,
22:03avec aussi des créneaux le matin
22:04dans les piscines qui existent
22:06mais qui n'ont pas
22:06les moyens d'ouvrir le matin,
22:07il y en a beaucoup,
22:09pour amener des maîtres-nageurs
22:10et former des enfants
22:12au savoir nager,
22:18l'héritage,
22:19il est en infrastructures
22:20si on parle du centre aquatique
22:21mais il est aussi humain
22:22et on le prépare dès maintenant.
22:25Je voudrais parler quand même
22:26des écrans,
22:27je voudrais parler des enfants
22:28puisqu'on va parler
22:29de technologie et d'innovation.
22:33Quand on avait reçu
22:33les championnats du monde
22:34d'athlétisme en 2003,
22:36au Stade de France,
22:37derrière,
22:37il y avait eu quasiment
22:38100 000 licenciés
22:39et un vrai boom pour l'athlétisme.
22:41Recevoir les Jeux,
22:42ça veut dire vraiment
22:43derrière,
22:45pérenniser
22:45ou donner envie
22:46d'une pratique sportive
22:48beaucoup plus répandue ?
22:50Les Jeux,
22:50pour beaucoup de nos disciplines,
22:52c'est la fenêtre de visibilité
22:54tous les 4 ans
22:55qui les fait quasiment vivre
22:56l'Olympiade d'après,
22:58les 4 années qui suivent.
23:00Je ne vais pas les citer
23:01mais on sait tous
23:02que parmi les sports olympiques
23:03et paralympiques,
23:04il y a des petits sports
23:05entre guillemets
23:05et ce n'est pas leur faire injure
23:06que de dire ça,
23:07des sports avec peu de visibilité.
23:08Moi, il y a des sports
23:09que je ne regarde
23:09que pendant les Jeux.
23:11Pour ces sports-là,
23:12évidemment,
23:12l'enjeu est majeur,
23:13notamment grâce à la télé
23:14et grâce aux écrans,
23:16mais ça se prépare.
23:18Si on n'accompagne pas nos clubs
23:19à se numériser,
23:20se professionnaliser,
23:22diversifier leur offre,
23:23aujourd'hui,
23:23tout le monde ne veut pas faire
23:24que de la compète.
23:25Il y a aussi des gens
23:26qui ont envie de loisirs,
23:27qui ont envie d'autres choses.
23:28Si on n'accompagne pas
23:30cette transformation,
23:31on peut passer à côté
23:32de cette opportunité unique.
23:35Donc, il ne faut pas compter
23:36sur l'événement
23:37et se réveiller en septembre 24
23:38en se disant
23:39« Tiens, la liste d'attente,
23:41tiens, où est-ce qu'on s'inscrit ? »
23:42Ça se prépare.
23:44On vous donne la parole
23:45dans un instant.
23:45J'en ai une dernière petite
23:46parce que j'ai un garçon
23:47de 6 ans et demi.
23:48Ça se passe nickel pour tout.
23:50Il y a juste une guerre à la maison,
23:51c'est les écrans.
23:54Comment je fais ?
23:55J'essaye de mettre
23:55de la technologie dans le sport
23:57pour la rendre plus ludique.
23:58J'essaye de lui faire comprendre
23:59que l'un ne va pas sans l'autre
24:00pour que ce ne soit pas
24:01des frères ennemis.
24:02On l'a vu avec le casque
24:04de réalité virtuelle.
24:07Il faut que les deux se marient ?
24:09Pardon pour ma réponse
24:11de vieux schnock,
24:11mais il faut quand même dire
24:13que les écrans sont mauvais
24:14pour nos enfants
24:15s'ils sont...
24:16Au-delà d'une durée limitée,
24:19nos enfants passent 3 à 4 heures
24:21en moyenne devant des écrans.
24:23Or, au-delà de 2 heures,
24:24l'Organisation mondiale de la santé,
24:26l'Observatoire national
24:27de la sédentarité,
24:28l'Observatoire national,
24:29la DREES, la DASES,
24:31je vous épargne le nombre de gens
24:32qui nous disent
24:33qu'ils se mettent en danger.
24:34Donc quand même,
24:35il y a deux choses différentes
24:36qui sont super importantes
24:37à distinguer.
24:38L'activité physique
24:39et l'inactivité physique,
24:41ça c'est les 60 minutes
24:42de 5 à 17 ans,
24:43ensuite ça passe à 30 minutes par jour.
24:45Si on ne les fait pas,
24:45on se met en danger.
24:46Ce n'est pas du sport,
24:47ce n'est pas aller à la salle,
24:48c'est marcher, bricoler,
24:50jardiner, prendre l'escalier.
24:52Tous les moyens sont bons.
24:53Mais il y a aussi la sédentarité,
24:55c'est autre chose.
24:56La sédentarité, c'est nous.
24:57C'est la position assise ou allongée.
25:00On va se relever,
25:01on va vous poser des questions.
25:03Faisons-le, franchement.
25:04Et ça crée deux problèmes différents.
25:06On peut être actif
25:07et être quand même en danger
25:09parce qu'on est trop sédentaire.
25:10Nous, adultes,
25:11quand on travaille,
25:12on passe 12 heures par jour
25:14en moyenne assis.
25:16C'est une catastrophe.
25:17Et nos enfants
25:17passent aussi
25:18beaucoup trop de temps assis,
25:20notamment en raison des écrans.
25:21Donc, pardon pour le discours
25:22de Bioschnock,
25:23mais il faut quand même
25:23limiter le temps d'écran.
25:24Et puis, une fois qu'on a dit ça,
25:26il faut évidemment choisir nos programmes
25:27et les écrans ne sont pas
25:28foncièrement nos ennemis.
25:29Il y a plein de choses.
25:30On a besoin des écrans
25:31pour connaître nos athlètes,
25:32pour avoir des idoles,
25:34pour avoir des fans,
25:34pour voir nos équipes de France,
25:36notre équipe de France olympique
25:37et paralympique
25:38parce qu'on est une équipe
25:39de France unique
25:40et pour avoir envie
25:41de faire du sport.
25:41Donc, voilà,
25:42d'issueur de Bioschnock,
25:43mais pas trop.
25:44Est-ce que vous voulez poser
25:45des questions ?
25:46Savoir si on est prêt
25:47pour Paris 2024.
25:48Il y a des micros
25:48qui circulent
25:50si vous le souhaitez.
25:52Impact, héritage.
25:53On a Damien Combre-des-Blacelles
25:55avec nous aujourd'hui
25:56qui a ce fonds de dotation
25:58qui a permis beaucoup de choses.
25:59Évidemment que les jeux marchent
26:00et qu'on continue
26:02d'être en marche,
26:03en activité
26:04derrière cette session.
26:06Alix, t'en avais.
26:07Toi, monsieur,
26:08madame,
26:09madame en l'occurrence,
26:10pardonnez-moi.
26:13Pas de soucis.
26:14Bonjour,
26:14merci beaucoup
26:15pour votre intervention
26:16qui était très intéressante.
26:18Moi, j'ai juste une question.
26:20Je me demandais,
26:21sur tout ce que vous avez développé,
26:23on se rend compte
26:24qu'il y a beaucoup de travail,
26:25de préparation,
26:26qu'il y a beaucoup de...
26:27On estime un impact
26:28qui sera assez positif,
26:30mais vous,
26:31comment est-ce que vous le mesurez
26:33une fois les jeux arrivés,
26:34une fois les jeux passés ?
26:36Quels sont vos indicateurs,
26:37en fait ?
26:38Comment est-ce que vous allez
26:39contrôler, par exemple,
26:40l'adoption
26:42de certaines infrastructures
26:44qui ont été rénovées
26:45ou alors renouvellement construites
26:46sur certains territoires ?
26:48Pareil pour l'impact humain
26:49et même l'impact écologique.
26:51Quels sont vos indicateurs ?
26:53Merci pour la question importante.
26:55Nous, on ne sera plus là.
26:56On cherchera un job.
26:59Mais on travaille dès maintenant
27:00avec l'OCDE
27:01et avec le gouvernement français
27:02pour que l'INSEE,
27:04l'IRDS,
27:05qui s'occupe du développement
27:07de la pratique sportive
27:07en Ile-de-France,
27:08pour que France Stratégie,
27:10pour que l'ensemble
27:10des acteurs publics
27:12et le monde de la recherche
27:13se créent dès maintenant
27:14des approches évaluatives
27:15parce que si on attend 24,
27:16il sera trop tard.
27:17Donc il y a 13 travaux
27:18du gouvernement
27:19et nous aussi portons
27:21des travaux de recherche
27:22sur les 30 minutes à l'école
27:23pour faire la preuve
27:24que ça marche,
27:25sur les cours d'école active
27:27sur lesquelles
27:28on est en train de travailler
27:28et puis sur les retombées économiques,
27:30impact économique des jeux,
27:32sur les retombées touristiques,
27:33sur la perception humaine.
27:34Enfin bref,
27:35les 13 travaux sont accessibles
27:37et il faut les préparer dès maintenant.
27:39Si on ne les lance pas maintenant,
27:40d'ailleurs certains sont déjà en cours,
27:41notamment ceux de l'INSEE,
27:42et ils produiront leurs résultats
27:44fin 24, fin 25.
27:45Et puis au-delà,
27:46parce que l'impact des jeux,
27:48c'est souvent sur une dizaine d'années.
27:50Donc l'an prochain,
27:50vous entendrez beaucoup de choses
27:51sur l'impact des jeux.
27:53On y repensera ensemble.
27:54Un peu de patience,
27:55parce que les vrais impacts
27:56vont mettre du temps
27:57à être évalués sérieusement.
27:59D'accord.
27:59Donc si je résume,
28:00il y aura plein de modules
28:02et plein de moyens
28:03pour avoir accès aux résultats ?
28:06Oui, ce sera essentiellement
28:07les pouvoirs publics
28:08et le monde de la recherche.
28:09Je vous dirais que les pouvoirs publics,
28:11le gouvernement,
28:11l'INSEE et d'autres instituts statistiques,
28:14instituts de recherche publics,
28:15portent un socle de 13 études.
28:17Et puis nous,
28:18on a créé un outil de recensement
28:20de toutes nos actions
28:21qui est ouvert en ligne
28:22et qui va permettre à toute la recherche
28:24de dire,
28:24OK, vous faites les 30 minutes,
28:26vous faites la semaine olympique
28:27et paru olympique,
28:27vous faites les job dating,
28:28les clubs inclusifs,
28:29il y en a où,
28:30dans quel territoire.
28:31Ces données-là,
28:31on va leur donner.
28:32Nous, on n'est pas chercheurs
28:33et on ne sera plus là.
28:33En revanche, eux,
28:34ils auront cette matière
28:35pour faire des travaux.
28:36Merci beaucoup.
28:39En attendant,
28:39moi, j'avais une question
28:40un peu plus personnelle.
28:42Quel est le projet, aujourd'hui,
28:43qui te tient le plus à cœur ?
28:45Merci, Alix,
28:46pour la question.
28:47J'espère qu'elle tente
28:47de me la poser.
28:49C'est les cours d'école active.
28:51Je viens d'en dire un mot.
28:52Aujourd'hui,
28:53je vous l'ai dit,
28:54nos enfants ne bougent pas assez,
28:55les garçons,
28:56un sur deux,
28:57les filles,
28:57deux sur trois.
28:58Et c'est à ce moment-là
28:59que ça se joue.
28:59Leur capital santé,
29:00leurs habitudes,
29:01s'ils ne l'apprennent pas
29:02entre 6 et 11 ans.
29:02Après, c'est trop tard.
29:04Aujourd'hui,
29:04les cours d'école,
29:05on pense que les enfants
29:06jouent dans nos écoles.
29:07On se dit,
29:07à l'école, ça va,
29:08c'est après que ça se gâte.
29:09Collège, lycée,
29:10puis vie active.
29:10Ce n'est pas vrai.
29:11Même si on entend du bruit
29:12dans la cour d'école,
29:13il y a ceux qui jouent
29:14et tous ceux qui ne jouent pas.
29:15Dans l'école,
29:16il y a beaucoup de garçons,
29:18et ce n'est pas de leur faute,
29:19je suis un garçon,
29:20qui occupent un espace central
29:22et unifié dans la cour.
29:24Les cartes Pokémon !
29:25Il y en a d'autres.
29:26Ils jouent aux cartes Pokémon !
29:32Mais des filles, notamment,
29:34occupent des espaces périphériques,
29:36morcelés,
29:37et elles sont parfois reléguées
29:38à des situations de sédentarité.
29:39Ce n'est pas une fatalité,
29:40et ce n'est pas parce que c'est des filles.
29:42C'est parce que les cours d'école
29:43s'en construisent comme ça.
29:44Il y a des préjugés,
29:45il y a des constructions sociales.
29:46Et si on change les cours d'école,
29:47on peut changer ça.
29:48Si on crée des labyrinthes,
29:50si on crée des parcours,
29:51si on crée des jeux
29:52dans lesquels il n'y a pas d'enjeu
29:54de performance,
29:56les filles et les garçons
29:57peuvent jouer ensemble.
29:58La raison pour laquelle
29:59c'est mon projet préféré,
30:00c'est un, parce que ça peut
30:02créer des déclics,
30:03faire partie des raisons
30:04pour lesquelles demain,
30:05filles et garçons
30:06vont plus pratiquer
30:07d'activité physique.
30:09Et, pardon,
30:10j'aimerais trop vous en parler,
30:11mais en fait,
30:12c'est à ce moment-là
30:12qu'on fixe la barre.
30:14Et ensuite, toute la vie,
30:14ça décline.
30:15Mais la barre,
30:16il faut la fixer le plus haut possible
30:17parce que ça va quand même décliner,
30:19mais ça va moins décliner.
30:20Le plus haut et le plus tôt.
30:21Exactement.
30:21Et on partira de plus haut.
30:23Donc c'est vraiment un enjeu clé.
30:24Et l'autre enjeu clé,
30:25ce n'est pas tout à fait du sport
30:26et ni de la santé,
30:27c'est que les enfants jouent ensemble.
30:30Et nos enfants jouent
30:31de moins en moins ensemble.
30:32Et moi, d'un point de vue
30:33pas sportif, mais humain,
30:34ça m'embête.
30:36Et les cours d'école active,
30:37non seulement c'est plus de sport
30:39pour toutes et tous,
30:39mais c'est plus de sport
30:41et de jeu ensemble.
30:42C'est pour ça que c'est
30:42mon projet préféré.
30:44Ça travaille du chapeau, là.
30:45Vous voyez qu'on se pose
30:45les bonnes questions.
30:46Paris 2024 met toute cette partie
30:48immergée de l'iceberg
30:49pour voir ce qu'on en fait
30:50et cet héritage.
30:52Monsieur.
30:54Bonjour et merci
30:55pour votre présentation
30:56à tous les trois.
30:57Je me posais une question
30:58tout à l'heure.
30:58Vous parliez des petits sports,
31:00justement.
31:00Comment vous faites,
31:01enfin, quelles mesures
31:02vous prenez dès aujourd'hui
31:03pour maximiser l'engouement
31:05autour de ces petits sports
31:07au moment des Jeux olympiques ?
31:08Merci pour la question.
31:10Je vais encore vous parler d'école.
31:11On fait plein de choses.
31:12Il y a le Club 2024
31:13où on crée des équipes
31:14de supporters.
31:16Mais la semaine olympique
31:17et paralympique,
31:18c'est une semaine
31:18qu'on a créée
31:19dès la candidature en 2017
31:20pour une fois par semaine,
31:21parler de sport,
31:22parler de nos athlètes.
31:23Au-delà de ça,
31:23on a tout un programme
31:24qui s'appelle
31:25Génération 2024
31:26avec des cartes.
31:27Vous vous rappelez,
31:27je ne vais pas citer la marque,
31:28mais on pense tous
31:28à ces cartes
31:29quand on était enfant
31:29qu'on collectionnait.
31:30On crée des cartes athlètes,
31:32on crée des escape games,
31:34on crée des jeux,
31:35on crée des histoires,
31:36on crée des ressources pédagogiques
31:38pour qu'à l'école,
31:39les professeurs
31:41puissent connaître
31:42ces disciplines en EPS
31:43et puis aussi,
31:44parfois,
31:45en parlant de français,
31:46en parlant de maths
31:46pour avoir la courbe
31:47d'un javelot
31:48ou que sais-je.
31:48On a créé toutes ces ressources,
31:50il y en a certaines
31:50qu'on a créées,
31:51d'autres qu'on a tout simplement
31:52compilées pour les rendre publics
31:53et ça permet de découvrir
31:55encore une fois
31:56nos parasports notamment.
31:57Si on veut vibrer
31:58pendant les jeux paras
31:58et les jeux paras auront lieu
31:59au moment de la rentrée scolaire,
32:01donc on emmènera
32:02certains enfants
32:03voir les jeux
32:04mais on ne pourra pas tous
32:05les emmener dans les stades.
32:06Il faut aussi
32:07qu'on les vive à la télé
32:09et pour ça,
32:10il faut avant ça
32:10qu'on ait connu nos athlètes,
32:11je crois qu'on va recevoir
32:12une grande athlète bientôt.
32:13C'est en connaissant
32:14un peu leur parcours de vie
32:15en ayant l'impression
32:16de les connaître
32:16qu'on vibre le plus
32:17et donc c'est un enjeu important.
32:19Sarah ou Mramoun
32:20dans un instant.
32:20T'as connu les cartes Panini toi ?
32:22Non parce que lui
32:22il ne veut pas dire les noms
32:23mais ça commence par un P
32:24et ça finit par un I.
32:25Alors c'est vrai que j'ai connu
32:25mais c'était plus mon frère
32:26qui jouait,
32:27on ne va pas se mentir.
32:28Et jeune homme,
32:28vous faites quoi comme sport ?
32:29Parce qu'il est reparti.
32:31Vous avez une spécialité
32:33sur un petit sport justement
32:35en l'occurrence ?
32:36Moi j'ai fait 14 ans de karaté
32:37donc c'est un sport
32:38qui est au JO malheureusement
32:44mais les valeurs
32:45qui sont prônées autour d'un sport
32:46le mindset des sportifs
32:47je trouve que c'est des fois
32:49plus important
32:49qu'uniquement la performance
32:51et c'est des fois délaissé
32:52donc je trouve ça très intéressant.
32:53Thomas je peux ?
32:54Bien sûr.
32:54Un mot de karaté
32:55merci pour le rebond.
32:57Un autre levier d'action là-dessus
32:59je ne vais pas vous répondre
33:00sur ce à quoi vous attendez.
33:02On a un projet
33:03lauréat du fonds de dotation
33:04porté par Laurence Fischer
33:06qui est une grande karatéka
33:07qui s'appelle
33:07Combattante avec un K
33:08et qui permet de lutter
33:10contre les violences sexuelles
33:11et sexistes
33:11pour permettre aux femmes
33:13victimes de ces violences
33:14de se reconstruire
33:15par le karaté.
33:16C'est aussi une façon
33:17de montrer que le sport
33:17ce n'est pas que de la perf
33:18ce n'est pas que des records
33:19c'est un impact
33:21pour la santé
33:21l'inclusion
33:22la reconstruction
33:23l'environnement
33:24et donc typiquement combattante
33:26on est là aussi
33:26pour les faire grandir
33:27et j'ai parlé de
33:29l'escrime pour les cancers
33:30enfin bref
33:31je pourrais vous citer
33:31derrière chaque discipline
33:32il y a un impact
33:33et on est là pour le faire connaître
33:34et l'évaluer.
33:37On va recevoir une combattante
33:38justement avec un C
33:39pas avec un K
33:39dans un instant
33:40Sarah Oumramoun
33:41et on parlera également
33:42avec Colosse au pied d'argile
33:43tout à l'heure à 17h
33:46l'association de Sébastien Bouey
33:49sur les victimes.
33:51Une dernière question
33:52oui j'ai cru que c'était
33:52le frère de monsieur
33:53parce qu'il est blond aussi
33:54avec une petite barbe
33:55mais non non
33:55pas de lien de parenté
33:56allez-y.
33:57Non non pas du tout
33:58moi j'aurais une question
33:59plus au niveau
34:00des infrastructures
34:01en France
34:02sur des sports
34:02qui sont peut-être
34:04un peu moins médiatisés
34:05que d'autres
34:06qu'est-ce que vous en pensez
34:07du coup de ce manque
34:08d'infrastructures là
34:09peut-être de manque
34:10d'investissement financier
34:11sur des sports
34:12qui peuvent amener
34:13par exemple
34:14j'ai vu plusieurs athlètes
34:15en athlétisme
34:15qui avaient besoin
34:16de faire des projets
34:18pour se financer
34:18eux-mêmes etc
34:19comment pensez-vous ?
34:21Je pense que vous avez raison
34:23le constat est réel
34:24il est partagé
34:251 l'état
34:26l'état c'est pas le plus grand
34:28financeur des infrastructures
34:29en France
34:29quand on regarde les chiffres
34:31c'est les collectivités
34:32en fait qui financent
34:33nos infrastructures
34:34mais l'état quand même agit
34:35l'agence nationale du sport
34:36a un plan qui vise
34:38à rénover 5000 équipements
34:39sportifs
34:40c'est pas rien
34:425000 équipements
34:42et je vous invite
34:44à consulter le site
34:45de l'agence
34:45il y a vraiment des équipements
34:46qui sont construits
34:47rénovés partout en France
34:49et puis les collectivités
34:50on a plus de 3700 collectivités
34:52qui ont demandé
34:53le label Terre de Jeux 2024
34:54pour faire partie de l'aventure
34:55elles vont accueillir
34:57des centres de préparation
34:58aux jeux
34:58des sites d'entraînement
34:59c'est aussi un élan
35:00les collectivités
35:01c'est plus de 10 milliards
35:02par an dans le sport
35:02et les jeux
35:03c'est l'occasion
35:04pardon pour la culture
35:06pardon pour les autres thèmes
35:09mais c'est l'occasion
35:09d'être un peu
35:10sur le devant de l'affiche
35:11et nous
35:12la culture a souvent
35:15une petite longueur d'avance
35:16sur nous
35:17elle a moins besoin
35:18d'évaluer son impact
35:18tel
35:19à la cour des rois
35:20il y avait souvent
35:21des artistes
35:21moins des sportifs
35:22et elle a ce rapport
35:24qui lui ouvre des portes
35:25nous il faut qu'on aille
35:27les chercher
35:27et là on a encore un an
35:28pour que le sport
35:29soit en haut de l'affiche
35:30et pour que les maires
35:31les décideurs locaux
35:32se disent
35:33tiens allez
35:34on va rénover
35:34on va construire
35:35et puis j'ajoute à ça
35:37même si c'est pas votre question
35:38la question du design actif
35:40le design actif
35:41de l'espace public
35:42c'est pas pour le sport
35:43au sens propre
35:45performance
35:45mais c'est quand même
35:46pour la question
35:47de l'activité physique
35:48un enjeu majeur
35:48pas que pour les enfants
35:50mais aussi par exemple
35:51pour les seniors
35:51selon qu'on met
35:52on arbore
35:54ou pas une rue
35:54selon qu'on espace
35:55les bancs plus ou moins
35:56un senior
35:57ou une personne
35:57à mobilité réduite
35:58ou avec un pépin
35:59va se dire
36:00tiens j'ose aller faire mes courses
36:01j'ose sortir
36:02plutôt que rester chez moi
36:03donc il faut des équipements
36:04il faut aussi qu'on pense
36:05l'espace public
36:06j'ai cru que c'était
36:06de ce rapprochement là
36:07dont tu parlais
36:08sur les bancs
36:09tous les moyens sont bons
36:10si ça te fait parler
36:11de design actif
36:12il faut que
36:14ce rapport à l'aménagement urbain
36:15en fait on pense
36:16à la végétalisation
36:17on pense à la sécurité
36:18on pense au numérique
36:19aux smart cities
36:20on pense à plein de choses
36:21il faut aussi qu'on pense
36:21à l'activité physique
36:22pour tout le monde
36:24je prends une dernière question
36:25celle de monsieur là
36:26parce que sinon on va prendre
36:27un uppercut de Sarah ou Ramoun
36:28si on runge sur son temps
36:30et ça on veut pas
36:32sportive et entrepreneuse
36:34dans un instant
36:35monsieur
36:35oui bonjour
36:36vous m'entendez
36:36merci à vous trois déjà
36:37j'avais une question
36:38justement pour faire perdurer
36:40les valeurs des jeux etc
36:41est-ce que vous avez pensé
36:43à organiser
36:43les jeux olympiques
36:45et paralympiques aussi
36:46des écoles en fait
36:49oui merci pour la question
36:50la semaine olympique
36:51et paralympique
36:52c'est vraiment ça
36:53alors déjà tous les 23 juin
36:55il y a la journée olympique
36:56c'est la semaine prochaine
36:56c'est un rendez-vous international
36:58mais nous on a créé
36:59un rendez-vous national
37:00c'est la journée paralympique
37:02je vous donne rendez-vous
37:02à la rentrée
37:03pour casser l'a priori
37:04l'idée que les personnes
37:05dans la situation de handicap
37:06doivent pas faire de sport
37:07ou peuvent pas
37:08la journée paralympique
37:09c'est important à l'école
37:10et puis la semaine olympique
37:11et paralympique
37:12c'est pas juste
37:13un événement lié
37:14à l'organisation des jeux
37:15il faut absolument
37:16merci pour la question
37:17c'est l'occasion
37:18de passer un message
37:19que cette semaine olympique
37:20qui est à l'agenda officiel
37:21de l'éducation nationale
37:22reste
37:23j'allais dire pour toujours
37:24mais oui
37:25qu'elle reste à l'agenda
37:26de l'éducation nationale
37:27la Gen Z
37:28de 12 ans
37:29à 25 ans
37:30sera au coeur
37:30effectivement
37:31des jeux de Paris 2024
37:33c'était Damien
37:34Combreday
37:34Blasel
37:35j'espère que vous avez ressenti
37:36qu'on se bougeait les fesses
37:38pour y arriver
37:39au sens propre
37:39comme au sens figuré
37:40merci beaucoup
37:40merci Alix
37:42merci Alix
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