Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Danse, musique et réalité virtuelle : Repousser les frontières de l’art

Catégorie

🤖
Technologie
Transcription
00:00Ravis de vous retrouver toujours et encore depuis le Blue Stage, soyez les bienvenus pour celles et ceux qui nous
00:05rejoignent, je salue également celles et ceux qui nous suivent en streaming.
00:09Nous allons vous présenter une première mondiale mixée spectacle vivant et spectacle VR, c'est un spectacle made in France
00:18que nous allons vous présenter ici,
00:21durant ces 30 prochaines minutes, le spectacle vivant en réalité mixte de Blanca lit à l'IRCAM qui se jouait
00:29jusqu'à hier, vendredi 13 juin.
00:32Aliettec et spectacle vivant, ça peut surprendre, c'est le pari justement relevé par l'ombre qui associe immersion sonore
00:40et spectacle vivant avec la réalité mixte.
00:45Il y a, vous le verrez dans quelques instants avec des images que nous vous proposerons, six danseurs et un
00:50percussionniste bien vivant,
00:51mais aussi une expérience assurément sensationnelle en casque de réalité virtuelle.
00:58Et pour en parler, qui de mieux que de retrouver justement celles et ceux qui sont à l'origine de
01:03ce spectacle vivant,
01:04nous allons retrouver sous vos applaudissements Blanca lit, danseuse et chorégraphe, et Franck Madeleiner, directeur du centre IRCAM Poupidou.
01:32Bonjour Blanca, bonjour Franck, merci de votre présence.
01:37Blanca lit, chorégraphe de renommée internationale, danseuse, réalisatrice, metteuse en scène.
01:45Alors vous avez, entre autres, chorégraphié des ballets pour l'Opéra de Paris.
01:49Vous avez travaillé également au Motry Metropolitan Opera, des défis et de mode également pour Jean-Paul Gauthier,
01:55un clip également pour les Daft Punk.
01:57Vous avez réalisé des films, vous dirigez la grande Halle de la Villette.
02:01Et en 2021, vous avez remporté un lion à Venise pour le spectacle immersif en réalité virtuelle, le bal de
02:08Paris de Blanca lit.
02:09On peut l'applaudir encore une fois, s'il vous plaît.
02:11Et on va revenir sur votre spectacle juste sensationnel.
02:15Franck Madeleiner, musicien, directeur du festival Manifest, qui se déroule chaque année depuis 2012 en juin.
02:21directeur de l'IRCAM également, l'Institut de Recherche et Coordination Acoustique-Musique, un centre d'innovation et de pure
02:29création musicale.
02:31Alors ce spectacle, justement, l'ombre, c'est finalement dans la continuité de ce que vous avez réalisé et produit,
02:37le bal de Paris,
02:38qui était un spectacle immersif, qui a remporté en 2021 le lion de la meilleure expérience VR à la Mostra
02:46de Venise,
02:47saluant une oeuvre qui a révolutionné l'interaction entre le public et la narration numérique et qui a attiré 70
02:55000 spectatrices et spectateurs.
02:57Et dans la continuité de ce spectacle vivant, le bal de Paris, l'ombre utilise la nouveauté de la réalité
03:04mixte.
03:05Et c'est pour cela que je vous disais que c'est une première mondiale et qui permet d'associer
03:09vision réelle et virtuelle imbriquée.
03:1170 personnes mobilisées et 10 de l'IRCAM, 10 danseurs, un percussionniste en live avec des avatars.
03:20Et pour justement rentrer dans le vif du sujet, je vous propose, mesdames, messieurs,
03:25de retrouver les images de ce spectacle assurément innovant au travers de ce reportage.
03:33Un casque de réalité augmentée, et c'est parti pour une expérience immersive dans une autre dimension.
03:45Les mains levées ou les yeux en direction du plafond, ébahis et surpris.
03:58C'est très perturbant de voir les deux mélanger la réalité et la réalité augmentée.
04:04C'est impressionnant, vraiment, que chouette.
04:09Et oui, voici ce que le public voit à l'œil nu, et voici la même séquence vue avec le
04:15casque.
04:17Des personnages et des décors virtuels sont rajoutés au vrai danseur qui évolue en direct.
04:23Un travail de modélisation réalisé en studio qui a nécessité six mois de calcul et de fabrication.
04:29L'idée, c'est de plus savoir est-ce que c'est une vraie ombre, est-ce que c'est
04:32une fausse ombre,
04:32est-ce que c'est un vrai danseur, un faux danseur,
04:35est-ce que là, ce qui est en train de me traverser, c'est quelque chose qui est réel
04:39ou est-ce que c'est quelque chose de virtuel.
04:40Et c'est de perdre les repères et de vivre quelque chose d'un peu magique.
04:47Intitulé « L'ombre », ce spectacle de réalité augmentée est une première du genre.
04:53Une expérience qui préfigure une nouvelle forme de spectacle vivant.
04:58Ce qui est important, c'est qu'il y a la musique live, il y a les danseurs.
05:02Imaginé par la chorégraphe et l'Institut de recherche acoustique l'IRCAM,
05:07ce projet exacerbe plusieurs sens.
05:11Il y a l'empire du sonore qui est en train de rejoindre celui du visuel.
05:16Alors justement, Blanca, dans le conte d'Antin Sen, dont vous vous inspirez,
05:21et dans le spectacle, l'ombre d'un savant prend son autonomie.
05:25Paul Eurevert, je vais vous donner peut-être la fin,
05:28bouchez-vous les oreilles pour celles et ceux qui voudront voir le spectacle.
05:31Ce fameux savant va finir par mourir.
05:35Peut-être déjà pour commencer, je vous laisse le soin,
05:38nous présenter à la fois l'histoire et aussi le projet.
05:42Le projet, c'est un projet qui utilise une technologie
05:46qui n'existe pas depuis très longtemps
05:49et qui nous permet d'être à la fois dans le monde réel
05:53et dans un monde virtuel.
05:55Et c'est ce qu'on appelle la réalité mixte.
05:59Et ça m'a beaucoup inspiré.
06:01Il y a quelques années, quand j'ai vu le premier casque
06:03qui permettait ça, j'ai tout de suite été inspiré.
06:07J'avais envie de créer un spectacle.
06:10Et donc l'ombre est née à ce moment dans ma tête.
06:15Je ne savais pas encore que ça allait être l'ombre
06:17ou que ça allait finir à l'IRCAM.
06:19Mais en tout cas, j'avais déjà une idée très forte
06:21de ce que je voulais faire un spectacle avec cette technologie.
06:25Quand l'IRCAM, avec Edith Kanadichis,
06:28qui a composé la musique, m'a appelé
06:30pour me proposer la création de ces spectacles,
06:34moi j'ai dit oui, mais je veux que ce soit fait
06:36avec cette technologie et faire un spectacle en réalité mixte.
06:39Donc on est parti dans le développement de ces spectacles.
06:43Ça fait plus ou moins deux ans
06:44qu'on a commencé à travailler.
06:48Edith Kanadichis a créé la musique à l'IRCAM
06:51et a développé la partition originale.
06:54Et c'est ce qui fait qu'on a un musicien live qui joue,
06:57qui utilise toute la technologie de l'IRCAM
06:58dans un espace qu'il va nous raconter après,
07:02mais qui est très particulier.
07:03Et moi, de l'autre côté, avec mon équipe,
07:06j'ai travaillé tout ce qui était la partie visuelle du spectacle
07:09et le développement d'un spectacle
07:11qui utilise cette technologie,
07:13qui n'a jamais été utilisé de cette manière encore.
07:16Donc c'est le premier spectacle au monde
07:18qui utilise cette technologie
07:20pour un spectacle vivant avec les personnages,
07:23les danseurs live, la musique live.
07:25Et c'est ça qui m'intéresse moins.
07:27Ce n'est pas la technologie pour la technologie.
07:30Moi, ce qui m'intéresse, c'est de dire comment,
07:32aujourd'hui, nous, les créateurs,
07:34on peut réimaginer notre métier
07:36en utilisant des outils qui sont là,
07:39qui peuvent nous enrichir dans notre travail.
07:42De la même manière qu'il y a, je ne sais pas, 30 ans,
07:45on a commencé à utiliser les vidéos,
07:48après, on a commencé à utiliser les lumières LED,
07:50après, on a commencé à utiliser les sons immersifs.
07:53Après, enfin, à mesure qu'il y a des nouveaux outils qui arrivent,
07:57nous, les artistes, on dit,
07:58ah, waouh, ça, c'est génial.
08:00Et je vais peut-être voir comment ça m'enrichit, en fait.
08:03Et ce spectacle l'ombre qui a été joué durant 3 semaines,
08:07qui s'est terminé hier à l'IRCAM,
08:10avec cette promesse d'immersion aussi à tous les étages,
08:13dans un lieu exceptionnel, mais connu, parfois, du grand public.
08:17Alors, vous êtes au coeur de Paris,
08:19donc à côté du centre Pompidou,
08:20sous la fontaine aux automates,
08:2216 mètres sous terre,
08:24dans un lieu que vous voyez là,
08:26exceptionnel, dont on peut changer l'acoustique,
08:28c'est le lieu des possibles.
08:30En fait, c'est un endroit
08:31où l'esprit du temps et l'esprit du lieu se rencontrent.
08:34Donc, c'est bien.
08:34On est dans le présent, dans le vivant et dans la prospection.
08:38L'espace s'appelle espace de projection.
08:40Je me projette dans le futur.
08:41Et nous avons pu, donc, consacrer nos forces,
08:44puisque ce lieu réunit science, ingénierie et artistes
08:48pour fabriquer un rêve commun.
08:50C'est la fabrique des rêves sonores,
08:52puisque l'usine à rêves était déjà prise.
08:54Là où les chercheurs travaillent au quotidien,
08:57c'est aussi un lieu d'intermédiation,
08:58de rencontre, finalement, entre des chercheurs,
09:01des artistes et le public.
09:03Et de la fabrique de logiciels.
09:05Vous savez, parfois, la science a l'éternité pour elle.
09:08Un artiste débarque, il est pressé.
09:11Il veut avoir, aujourd'hui, une réponse, une réalisation.
09:15Et donc ça, ça donne un stimulus extraordinaire
09:18pour nos recherches.
09:20Et cette idée-là est née au moment du Centre Pompidou.
09:23On est lié au Centre Pompidou
09:24et on a cette agilité pour se plonger dans ses aventures.
09:28Alors, je parlais de ce dénouement,
09:30de ce fait un peu tragique,
09:31de ce savant qui finit par trouver la mort.
09:34Faut-il, finalement, y voir une métaphore
09:36de notre rapport à la technologie, Blanca ?
09:39C'est sûr que c'est une métaphore,
09:42parce que c'est un conte, quand même,
09:44qui a plus de son temps, je pense,
09:48qui raconte cette idée d'un savant
09:52qui envoie son ombre vivre sa vie,
09:56apprendre, découvrir le monde.
09:58Et quand l'ombre se rend compte
10:00de toutes les choses maravilleuses qu'il y a,
10:02elle revient, elle dit au savant,
10:03moi, je veux être un homme.
10:06Donc, est-ce que tu veux devenir mon ombre ?
10:09Parce que maintenant, je ne veux plus être un ombre.
10:11Donc, comme le savant, bien sûr,
10:12il ne veut pas devenir un ombre.
10:14Et l'ombre, tout le savant.
10:16Et moi, je rigole toujours parce que j'ai dit,
10:18aujourd'hui, on a peur, très, très peur de la technologie.
10:22C'est pour ça aussi, moi, autant que femme
10:24et autant que créateur,
10:25je m'approprie de la technologie
10:27pour apprendre, comprendre aussi mon monde.
10:30Je pense que le mieux qu'on peut faire
10:32avec la technologie, c'est de la comprendre,
10:35de la utiliser, d'apprendre à vivre avec
10:39pour ne pas avoir peur.
10:41Mais cette peur, il vient souvent,
10:42beaucoup aussi, de la méconnaissance.
10:44Et ça va très vite, la technologie, aujourd'hui.
10:47Donc, il y a une espèce de...
10:48Cette idée de dire, par exemple,
10:50l'intelligence artificielle,
10:51est-ce qu'elle va finir avec la civilisation ?
10:54Est-ce qu'elle va nous tuer ?
10:56Dans la continuité de ce que vous dites,
10:57Blanca Franck, justement,
10:58c'est pour poser les bases.
10:59C'est ça, d'une réflexion.
11:01Il n'y a pas d'avis tranché.
11:02C'est qu'on pose les bases d'une réflexion
11:04autour de ce spectacle vivant.
11:06C'est plus qu'une réflexion,
11:07c'est une réalisation, une expérimentation.
11:10Plutôt que de causer de l'IA,
11:12on l'expérimente.
11:13Et de l'immersion, c'est pareil.
11:15Ce qui est important, là, vous voyez dans la photo,
11:17c'est ce rapport entre le vivant,
11:19les danseurs qu'on entend, qu'on sent,
11:21qui sont parmi nous,
11:22et du virtuel.
11:24C'est l'un et l'autre.
11:25Et il y a une sorte de jeu qui se produit
11:27parmi les spectateurs qui sont là
11:29parce que chacun se raconte ce qu'il vit avant, après.
11:33Et alors, miracle,
11:34certains journalistes sont venus plusieurs fois.
11:35Vous imaginez ?
11:36Donc, non seulement, ils étaient curieux,
11:38mais en plus, ils en avaient envie
11:40parce qu'on peut voir le spectacle
11:41avec les lunettes ou sans les lunettes.
11:43Donc, vous avez beaucoup de perspectives
11:45et c'est ça, la richesse de l'ombre.
11:47Donc, il y a effectivement trois grandes couches.
11:49Ce que l'on peut voir dans le casque,
11:51ce que l'on peut voir au travers
11:52des performances artistiques
11:53et également ce que l'on peut voir
11:54a également du lieu de ce spectacle
11:57avec ce spectateur qui nous dit
11:59dans le reportage,
12:00c'est impressionnant, c'est bluffant,
12:03c'est même perturbant.
12:05Au fond, est-ce que la technologie
12:06qui se met au service du spectacle vivant
12:09ou est-ce le spectacle qui se met
12:11au service de la technologie blanca ?
12:13Non, non, non.
12:13Nous, on n'est pas au service de la technologie.
12:16C'est la technologie au service des spectacles.
12:19Et en fait, mon point de départ,
12:22c'est un spectacle vivant.
12:23Nous, tout ce qu'on a fait,
12:25c'est le spectacle vivant.
12:26Il y a la musique live,
12:28il y a les danseurs,
12:29il y a les lumières,
12:30il y a les vidéos,
12:31il y a un spectacle.
12:32Et après, c'est comment on enrichit ce spectacle,
12:35comment on les donne à notre couche supplémentaire.
12:39Mais le spectacle, il existe.
12:40Et c'est à partir de quelque chose
12:42qui est très bien fait,
12:43très bien fini,
12:44avec des vrais artistes
12:45qui sont là,
12:47qu'on va augmenter ça
12:48pour créer un peu plus de magie.
12:50Parce que notre métier,
12:51c'est de créer la magie,
12:53c'est d'inventer,
12:54c'est d'imaginer des mondes
12:55qui n'existent pas.
12:56Donc ça, c'est des outils
12:57qui nous aident à aller plus loin.
12:59Comment est-ce que vous avez travaillé
13:00sur justement cet aspect de la production
13:02où il faut être capable
13:02d'imbriquer et coordonner
13:04toutes ces couches-là,
13:05du réel au virtuel,
13:07et d'avoir finalement
13:09une démarche artistique
13:10pour avoir une expérience fluide
13:13et immersive, Franck ?
13:14Mais au fond,
13:15c'est une fabrique,
13:16comme je disais,
13:17c'est un artisanat du numérique.
13:18On parle beaucoup
13:19des dipels,
13:20des industries qui sont là,
13:21qui nous entourent,
13:22avec lesquelles l'IRCAM travaille.
13:24Mais l'artisanat,
13:25c'est autre chose.
13:26C'est prendre du temps
13:27pour fabriquer un monde singulier
13:30dont on parlera plus tard.
13:32On prend ce temps-là.
13:33Autre chose très importante,
13:34j'ai 15 ans,
13:36pas moi, mais j'imagine.
13:37J'ai 15 ans,
13:38pourquoi je sors de chez moi ?
13:40Pourquoi je vais aller
13:41dans cet endroit-là ?
13:41Parce qu'il y a une expérience unique
13:43ici et maintenant
13:45qui va se dérouler.
13:46Et ça, je crois que c'est ça
13:47qui est très important.
13:48C'est qu'on n'est pas simplement
13:49dans sa bulle virtuelle,
13:51mais on se retrouve en communauté
13:53à plusieurs
13:54pour vivre quelque chose en commun.
13:56Et donc, pour le fabriquer,
13:57il faut de la compétence,
13:59du savoir-faire,
14:00du temps
14:00et rassembler des moyens.
14:02Et tout à l'heure,
14:03nous avions une table ronde
14:05consacrée à la déconnexion
14:07pour justement se reconnecter.
14:09Est-ce que vous,
14:10vous ne faites pas finalement
14:11le contraire ?
14:11Vous nous reconnectez
14:12avec le réel
14:13par le biais du spectacle
14:15immersif, Franck ?
14:17Moi, je pense qu'on doit
14:18simplement être avec le présent.
14:19Oui.
14:20Et comme ça, on se projette.
14:22C'est-à-dire, on n'est pas des antiquaires,
14:23on n'est pas des conservateurs,
14:25mais un artiste, une artiste,
14:27un musicien, une chorégraphe,
14:29travaille avec le corps,
14:30avec le vivant
14:31et avec le monde qui nous entoure
14:33et on se projette.
14:34Donc, en effet,
14:34on doit se connecter
14:35avec tout ce qui est vivant.
14:37Et regardez le cinéma.
14:39Le cinéma, c'est quoi ?
14:40C'est une industrie,
14:42c'est une technologie
14:42et c'est un imaginaire.
14:44Eh bien, peut-être que la VR
14:46est tout ça aujourd'hui.
14:47On vit ces moments-là aujourd'hui.
14:49Les retours ont été désirimpiques
14:50à votre écart sur ce spectacle
14:52qui a été joué en trois semaines
14:54avec des dizaines de milliers
14:55de spectatrices et de spectateurs.
14:57On a vu les réactions du public
14:58et Blanca,
14:59vous êtes parfois comparé.
15:01On l'a vu sur le blog Singulars,
15:02alors à Chagall, le peintre
15:03ou à Murnaud, le réalisateur.
15:05Est-ce que vous reconnaissez Blanca
15:08dans ses comparaisons ?
15:10Moi, j'adore ces artistes,
15:12donc je suis très touché
15:14qu'on me compare.
15:15Mais en fait, je pense
15:16que ce qui est important
15:18autant qu'artiste,
15:19c'est de vivre ton temps,
15:21d'être présent
15:21dans le monde que tu habites.
15:24Et moi, c'est ça qui me plaît,
15:26c'est de dire
15:27que je vis aujourd'hui ici
15:29et les choses qui m'entourent
15:31sont celles-là.
15:31Qu'est-ce que je peux faire
15:32autant qu'artiste
15:33pour imaginer aussi
15:34le monde de demain ?
15:36Comment je peux aussi raconter
15:38ce qu'on vit
15:39et faire les gens
15:42sortir de leur quotidien,
15:44vivre une expérience unique,
15:46quelque chose
15:46qu'ils n'ont jamais vécu avant ?
15:49Pour moi, de dire
15:50qu'aujourd'hui,
15:50je peux faire quelque chose
15:51qui n'a jamais été fait avant,
15:54c'est très excitant.
15:56C'est quelque chose
15:57qui me touche beaucoup.
15:59Je dis,
15:59c'est la première fois
16:00dans l'histoire
16:00qu'on a fait un spectacle
16:02vivant avec cette technologie.
16:03Et tout ce qui va venir derrière,
16:05ça sera derrière.
16:06Donc ça, ça nous a beaucoup excités,
16:09même s'il y avait
16:10des moments très difficiles.
16:11On n'était pas sûrs d'arriver.
16:13La technologie était compliquée
16:15à utiliser.
16:16Avec mes équipes,
16:17on était tous en train
16:18de tester,
16:19de faire des recherches,
16:20d'essayer des choses.
16:21C'était limite presque
16:22jusqu'à la première.
16:23On était en panique totale.
16:25Et je voulais dire une chose
16:27qui est pour moi très importante
16:28sur le travail
16:29qu'on a fait avec les équipes.
16:30C'est que quand on voit
16:31notre spectacle,
16:32on imagine,
16:33ah oui, c'est la IA,
16:34c'est la tech,
16:35on pousse un bouton
16:36et tu vois,
16:37toutes les choses sont faites.
16:38Non, c'est tout le contraire.
16:40Ça veut dire que là,
16:41il y a une centaine
16:42de personnes
16:42qui ont travaillé.
16:43C'est un travail d'artisanat,
16:45mais de haut niveau.
16:47C'est fait détail par détail.
16:50On a les animateurs,
16:51les programmeurs,
16:52les graphistes,
16:54et on est tous ensemble,
16:55les danseurs,
16:56les gens qui font des costumes.
16:57Et chaque personne
16:58doit savoir faire
16:59son métier très bien.
17:01Et c'est des métiers
17:02très artistiques
17:03et de très belles métiers.
17:05Et ça,
17:06je pense,
17:07les gens,
17:07ils pensent que la technologie,
17:09c'est juste
17:09des ordinateurs,
17:11des boutons.
17:12Non.
17:12Là,
17:12il n'y a pas la IA.
17:15Il y a des êtres humains,
17:17des artistes,
17:19des vraies personnes derrière
17:20qui ont tout fait,
17:20en fait.
17:22On voulait aussi parler
17:22de la qualité de l'expérience
17:24parce que vous avez
17:25une qualité sonore
17:26dans le lieu où on est.
17:27Le travail de l'immersion.
17:28L'immersion,
17:29c'est un peu le mot
17:30dont on parle tout le temps.
17:31Vous voyez très bien ici,
17:32on entend ce qui se passe
17:33derrière vous.
17:33Vous voyez devant,
17:35un peu sur le côté,
17:36mais votre oreille
17:37entend à 360 degrés.
17:38Donc,
17:39pouvoir
17:40conjoindre
17:41l'immersion audio
17:42et l'immersion visuelle,
17:44c'est extrêmement rare
17:45parce que très souvent,
17:46dans la plupart des expériences
17:47VR que j'ai faites,
17:49il manquait quelque chose.
17:50Il y avait un paramètre déficient
17:51et ça cassait
17:53un peu de l'expérience.
17:54Donc,
17:54tout ça,
17:55on apporte à l'IRCAM
17:56et puis,
17:57à un moment donné,
17:57on ne donne plus d'explications
17:59et on laisse le spectateur
18:01vivre la chose.
18:02C'est ça qui est exceptionnel.
18:03Comment on met en musique,
18:04finalement,
18:05la rencontre
18:06de développeurs,
18:07d'ingénieurs,
18:08de chercheurs,
18:09d'artistes,
18:10de danseurs,
18:12de personnes
18:12qui ont la même direction,
18:14forcément,
18:14avec l'envie
18:15d'avoir ce résultat artistique ?
18:17Comment on met en musique
18:17tout cela, Blanca ?
18:19Ce qui était marveilleux,
18:20c'est qu'il y avait
18:22beaucoup de personnes
18:23dans ce projet
18:24qui n'avaient jamais
18:25vécu une expérience
18:26pareille.
18:28Et déjà,
18:28entre mes équipes même,
18:30j'ai toute l'équipe
18:31qui fait le spectacle
18:32vivant.
18:33Donc,
18:33j'ai les danseurs,
18:36mes assistants,
18:37les personnes
18:38qui font les costumes,
18:39les décors,
18:39les techniciens,
18:40enfin,
18:40tous les métiers
18:41de le spectacle vivant.
18:43Après,
18:43j'avais un studio,
18:45parce que j'ai dû créer
18:46un studio
18:47de développement
18:47technologie
18:48qui a fait
18:49tout le développement
18:49de la réalité mixte,
18:51qui devait voir
18:52comment on va utiliser
18:53les casques,
18:54est-ce qu'on peut mettre
18:54200 personnes,
18:56est-ce que comment on fait
18:57pour que les choses
18:58fonctionnent
18:59avec les danseurs live
19:00dans un monde
19:01qui est virtuel,
19:02comment...
19:03Enfin,
19:03tout ce qui était
19:04le développement
19:04de ce spectacle,
19:05c'était un groupe
19:06de personnes
19:06qui viennent
19:07de la gaming,
19:08qui développent
19:09des vidéo jeux
19:10ou des expériences
19:12virtuelles,
19:12mais qui ne sont jamais
19:13travaillés
19:14dans le spectacle vivant.
19:16Et c'était très drôle
19:17d'avoir ces deux mondes,
19:20tu vois,
19:20les développeurs
19:21qui étaient en train
19:22de faire les programmations
19:23qui étaient avec les danseurs
19:24dans le studio,
19:24les danseurs
19:25qui allaient
19:26avec les ordinateurs
19:27pour comprendre,
19:28tu vois,
19:29comment je me vois
19:30après,
19:30comment je vais voir
19:31mon avatar.
19:32On devait faire
19:32de la motion capture,
19:34ça veut dire
19:34on captait les mouvements
19:36pour créer les avatars.
19:37Donc c'était les danseurs
19:38qui faisaient ça.
19:39Après,
19:40il faut que j'anime
19:41les avatars,
19:42mais avec les danseurs
19:42qui font la même chose,
19:43mais qui ne se voient pas
19:44sur scène.
19:45Enfin,
19:46il y avait des échanges
19:47entre les équipes,
19:48ça fait comme une famille
19:49qui,
19:50normalement,
19:51ne se réunit jamais.
19:52Et après,
19:52on est arrivé à l'IRCAM,
19:54il y avait toutes les équipes
19:55de développement
19:57de la musique,
19:59et là,
20:00encore une fois,
20:00nous,
20:00on est arrivés
20:01avec notre folie totale
20:03et les équipes
20:04de l'IRCAM
20:05nous sont reçues,
20:06on a passé
20:07presque un mois et demi
20:08ensemble,
20:09et ça fait encore
20:10une autre famille
20:11qui ne se réunit jamais
20:11avec la danse,
20:12avec les spectacles vivants
20:14dans ces sens-là,
20:15la réalité virtuelle,
20:17et tout ça fait
20:18une rencontre incroyable,
20:20non ?
20:20Oui,
20:20simplement,
20:21c'est une caractéristique
20:22de l'IRCAM
20:22qui réunit des ingénieurs,
20:24des scientifiques
20:24avec des artistes,
20:26c'est de faire,
20:27de synchroniser
20:28ces cultures différentes,
20:30d'être tournés
20:30vers la jeunesse
20:31et la société qui vient.
20:32Au même moment,
20:33puisque nous avons
20:33notre festival manifeste,
20:35nous sommes à Osaka
20:35où on a fait le sound design
20:37pour le pavillon France,
20:38où le son guide,
20:39le visiteur,
20:4027 000,
20:40c'est encore mieux
20:41que Vivatech,
20:4227 000 visiteurs par jour,
20:43c'est presque comme Vivatech,
20:45pendant six mois.
20:46Voilà,
20:47donc tout ça pour vous dire
20:48qu'on a un lieu
20:48made in France,
20:49une compétence
20:50qui est exceptionnelle,
20:51et qu'on met là
20:53au service
20:54d'un monde artistique.
20:56Voilà,
20:56et puis derrière,
20:58il faut que les spectateurs
20:59ou vos auditeurs
21:01qui voudraient le voir,
21:01il faut pouvoir le reprendre.
21:02Donc il y a toutes ces questions
21:04aujourd'hui,
21:04demain,
21:05où va-t-on le voir ?
21:06Il y a des projets à Venise,
21:07dans différentes villes.
21:08C'est l'idée
21:09de ne pas le faire
21:09pour une seule fois,
21:10un seul type d'expérience,
21:13mais de pouvoir
21:15le diffuser grandement.
21:16C'est là
21:16que c'est vraiment intéressant.
21:18Première mondiale,
21:19on le voyait au travers
21:20d'une rencontre,
21:22un centre de recherche
21:24de renommée internationale,
21:26une artiste
21:27de renommée internationale,
21:28ça donne un projet innovant,
21:30une première mondiale,
21:31et aussi un petit peu
21:32de Made in France,
21:34comme vous le disiez précédemment,
21:35voire même beaucoup
21:36de Made in France.
21:37Est-ce que c'était aussi important
21:39pour vous ?
21:40Est-ce que c'est une manière
21:40aussi de faire rayonner
21:41le savoir-faire français ?
21:43Est-ce que c'était important
21:45d'avoir effectivement
21:45que des couches
21:46et des sous-couches
21:47de Made in France ?
21:48Je crois que la globalité
21:50de votre spectacle
21:51est quasiment française.
21:53À l'exception des lunettes,
21:55enfin des casques,
21:56parce que ça,
21:56on n'y est pas encore.
21:57On a essayé quand même.
21:58Voilà, il y a encore
21:59un petit effort
21:59d'industrialisation à faire
22:00dans notre pays,
22:02comme on le sait.
22:03Mais en tout cas,
22:03nous, notre idée,
22:04c'est qu'il y a une compétence
22:05à savoir-faire,
22:06il y a des logiciels,
22:07il y a de la connaissance pratique,
22:09moi, ce que j'appelle
22:09de l'artisanat numérique,
22:11qu'on peut vraiment revendiquer
22:12par rapport
22:13à beaucoup de pays.
22:14et de montrer cette réussite,
22:16simplement, voilà,
22:18c'est ça qui est l'objectif.
22:20Et je vous dirais aussi
22:21une autre chose,
22:22parce que très souvent,
22:23on veut séparer
22:23le monde de l'ingénierie,
22:26du monde artistique,
22:27en disant que l'un est précis
22:28et l'autre est sfumato,
22:31mais pas du tout.
22:32Un artiste,
22:33la preuve est dite,
22:35est extrêmement précis
22:36et exigeant
22:37dans ce qu'il veut obtenir.
22:40Et donc,
22:41c'est ce rapport
22:41entre les deux
22:42qui est une dynamique exceptionnelle.
22:46Blanca,
22:46c'est aussi important pour vous
22:47de faire de ce spectacle,
22:49un spectacle made in France
22:50pour montrer aussi,
22:51voilà,
22:52tous les atouts artistiques
22:53de notre beau pays.
22:56Oui,
22:56parce que je pense
22:57que la France,
22:59on a quelque chose
23:00de particulier,
23:01c'est qu'on aime
23:02beaucoup la création,
23:03on appuie beaucoup
23:04la création
23:05et on a
23:08beaucoup de soutien
23:09quand on veut faire
23:10la création numérique
23:11à différence d'autres pays
23:13qui utilisent
23:14tout ce qui est technologique
23:16pour le commerce,
23:17en fait.
23:17Il faut faire l'argent,
23:18il faut faire l'argent.
23:19Et on connaît
23:20le spectacle vivant,
23:22nous,
23:22ce qui est notre métier,
23:23ce n'est pas en industrie,
23:25ça reste quand même
23:25le spectacle vivant.
23:27Et le spectacle vivant,
23:29c'est quelque chose
23:29de très particulier,
23:31c'est très...
23:32ça voyage,
23:34ça va dans le monde,
23:35le public,
23:35il l'achète à une place,
23:37il vient voir le spectacle,
23:38mais ce n'est pas comparé
23:40à l'industrie du cinéma
23:41ou à des grandes industries
23:42de la musique.
23:43Nous,
23:44on a vraiment besoin
23:45d'avoir des soutiens
23:46et la France,
23:48exceptionnellement,
23:48par rapport à beaucoup
23:49d'autres pays
23:49dans le monde,
23:50a compris ça,
23:51ce qui fait qu'aujourd'hui,
23:53dans la création numérique,
23:54on est vraiment
23:54un des pays
23:55qui a le plus
23:56d'objets artistiques
23:58uniques,
23:59en fait,
23:59qui sont vraiment créatifs.
24:01Et c'est souvent
24:01dans des secteurs insoupçonnés
24:03que l'on arrive aussi
24:03à développer des usages
24:05et peut-être que ça va aussi
24:06donner des idées
24:07à tout le secteur
24:09de la tech
24:09de développer probablement
24:11des usages
24:11à partir d'un spectacle
24:13où l'immersion
24:15est au centre
24:15de la promesse.
24:17Alors,
24:17il y a beaucoup
24:18d'usages possibles.
24:19Vous savez,
24:19d'une certaine façon,
24:20l'IRCAM,
24:21ça peut être comparé
24:22à une maison
24:23de la haute couture.
24:23On a créé notre prêt-à-porter
24:25qui est IRCAM Amplify
24:26que vous pouvez voir
24:26sur le stand LVMH,
24:29notamment,
24:30une expérience
24:30autour du olfactive
24:32et auditif.
24:33Donc,
24:33il est possible
24:34de faire
24:34des prototypes
24:36extraordinaires
24:36et après,
24:37de donner du générique.
24:38C'est-à-dire,
24:39on peut transmettre
24:40un savoir-faire
24:41d'ingénieur
24:42à d'autres.
24:43Et c'est ça l'idée
24:44de l'IRCAM Amplify
24:46qui est une SAS
24:47qui diffuse
24:48et qui propulse
24:49dans le marché,
24:50qui n'est pas un gros mot,
24:52ces savoir-faires accumulés.
24:53Donc,
24:53mettre à profit
24:54le travail
24:54de la recherche mentale,
24:56donc des chercheuses
24:56et des chercheurs
24:57pour les développer
24:58avec des industriels,
24:59en gros,
25:00en somme,
25:00si je résume bien.
25:01Oui,
25:01et puis là,
25:02moi,
25:02je défends l'air du son,
25:03ce qui était dit
25:04dans le reportage,
25:05c'est-à-dire qu'on est
25:05entouré par l'image,
25:07la preuve ici,
25:08mais par le son aussi.
25:09Et la maîtrise,
25:10la maîtrise de ces paramètres
25:12et la symbiose,
25:13c'est quelque chose
25:14d'extraordinaire.
25:14C'est de nouveau.
25:16Trois semaines
25:16de représentation
25:17avec l'ombre.
25:19Dernière représentation
25:20hier,
25:20vendredi 13 juin.
25:21Mais face au succès,
25:23on ne va pas,
25:24je suppose,
25:25s'arrêter là.
25:26Blanca,
25:26avez-vous justement
25:28d'autres projets
25:29de développement
25:29pour l'ombre ?
25:30Ce spectacle vivant
25:31va-t-il tourner
25:32dans d'autres pays du monde ?
25:34Bien sûr,
25:35parce que le spectacle vivant,
25:36c'est ça.
25:36On crée un spectacle
25:39et après,
25:39ça tourne
25:40dans le monde entier
25:41et va rencontrer
25:42son public partout.
25:44Donc,
25:44ce spectacle,
25:45comme on sait,
25:45un spectacle vivant,
25:47va faire ça tourner
25:49et va rencontrer
25:50le public,
25:50j'espère,
25:50dans beaucoup de pays,
25:51dans beaucoup de villes
25:52et va montrer justement
25:54ce savoir-faire français
25:56unique.
25:57et en plus,
25:58pour l'instant,
25:59c'est le seul spectacle
26:00au monde
26:00de cette caractéristique.
26:02Moi,
26:02je pense quand même
26:03que la technologie,
26:04aujourd'hui,
26:05elle a beaucoup de limites
26:08parce qu'on a dû
26:09beaucoup travailler
26:10pour réussir ce spectacle
26:12parce que la technologie
26:14n'est encore
26:15pas totalement prête
26:16et les casques
26:17qu'on a,
26:18ça va,
26:19mais on peut dire
26:20que les casques
26:20d'aujourd'hui
26:21ne sont pas encore
26:23déjà pas très légers.
26:24Un casque,
26:25il est lourd.
26:25et l'image,
26:27elle n'est pas nette,
26:28nette,
26:28nette.
26:29Donc,
26:29c'est sûr que
26:29peut-être dans 2,
26:31300,
26:31on aura des casques
26:32ou simplement
26:33des lunettes comme ça
26:34parce que tout le monde
26:35travaille dans ça
26:35ou qu'on pourrait mettre
26:37du score comme ça
26:38ou la réalité
26:39et les mondes virtuels
26:41se mélangent parfaitement.
26:43Ça sera beaucoup plus facile.
26:45Je pense
26:45que la réalité mixte
26:47est quelque chose
26:48qui va venir très forte
26:50dans notre vie
26:51dans pas très longtemps
26:52et je pense aussi
26:54que ça va être adopté
26:55beaucoup et probablement
26:56dans les spectacles vivants
26:57parce que c'est un outil
26:57incroyable quand même.
26:59Il y a une réflexion
27:01de certains visiteurs
27:02journalistes
27:03qui était de dire
27:03au fond,
27:04c'est aussi un renouveau
27:05pour l'opéra.
27:06L'opéra,
27:07c'était le rêve
27:07de réunir tous les arts
27:08et à l'époque baroque,
27:10l'opéra,
27:11c'était la machinerie.
27:12On faisait apparaître
27:13des dieux,
27:13des orages,
27:14des tempêtes.
27:15Aujourd'hui,
27:15la machinerie,
27:16c'est ça.
27:16Ce sont des voies de synthèse,
27:18par exemple,
27:19des voies virtuelles.
27:20On transforme votre voix,
27:21vous devenez un animal
27:22ou une foule.
27:23C'est l'image,
27:24la réalité augmentée.
27:25On peut se dire
27:26qu'il faut aujourd'hui
27:27des scènes
27:28qui permettent,
27:29qui donnent ce temps
27:29et ce savoir-faire
27:30pour l'ouvrir.
27:31On peut s'appuyer
27:32sur le répertoire,
27:33sur un art ancien
27:35avec l'élément d'aujourd'hui.
27:38On a des capacités,
27:39il suffit
27:41de travailler ensemble.
27:42En somme,
27:43on est vraiment
27:44dans le monde de demain.
27:45On parlait de réalité mixte
27:46qui s'applique déjà
27:46à un spectacle.
27:47Vous le disiez,
27:47Blanca,
27:48précédemment,
27:49c'est demain
27:50dans les usages du quotidien.
27:51Et vous êtes déjà
27:52aussi avant-gardiste
27:54et très pionnier
27:55sur ce sujet
27:56qui nous montre
27:57que tout cela
27:58reste possible.
27:59La suite,
28:00ça va être avec,
28:00bien sûr,
28:00de nouveaux usages.
28:02Le petit mot de la fin.
28:03Il nous reste encore
28:03trois minutes.
28:04Quel serait le message
28:04que vous souhaitez
28:05adresser à notre public
28:06captif en ce jour
28:08de Vivatech,
28:09Blanca ?
28:10Moi,
28:10je voudrais dire
28:12que la tech est là
28:13pour nous tous,
28:14qu'il faut l'approcher,
28:17la comprendre
28:17et qu'il ne faut pas
28:18avoir peur.
28:19Au contraire,
28:19je pense qu'il faut
28:21essayer de faire
28:21de belles choses avec
28:22et de croire
28:24que même si on a très peur
28:25parce qu'on ne sait pas
28:26ce qui va devenir
28:27notre monde,
28:28je pense que c'est nous,
28:30c'est l'humain,
28:31c'est nous qui devons
28:31décider ce qu'on fait
28:32avec ça.
28:33Donc ça dépend vraiment
28:34de nous
28:34et c'est nous les maîtres.
28:36Franck ?
28:37Mon petit mot,
28:37c'est pour le cher IA,
28:39il faut penser à l'IC,
28:40c'est l'imaginaire collectif,
28:41pas uniquement
28:42l'intelligence artificielle,
28:43mais l'imaginaire collectif
28:44et nous travaillons
28:45à l'IRCAM
28:47ainsi que d'autres sociétés
28:48le font
28:48sur de l'IA frugal.
28:50Il y a une vraie question
28:51aujourd'hui dans les technologies,
28:52c'est le rapport
28:53à l'écologie.
28:54Si vous avez des datasets
28:56extrêmement lourds,
28:57la frugalité,
28:57il faut l'oublier,
28:58il faut une centrale nucléaire
28:59pour vous alimenter
29:01en CPU.
29:03Là, au contraire,
29:04avec des instruments de musique,
29:06avec le spectacle vivant,
29:07on doit avoir une légèreté
29:08et donc c'est un challenge
29:10qu'on reprend à notre compte
29:12de travailler
29:12ces grands domaines
29:13de connaissances
29:14comme l'IA
29:15mais de façon
29:16plus frugale.
29:18Voilà, c'est un des domaines
29:19et puis j'invite
29:21vos visiteurs
29:22à venir voir
29:23la suite du Festival Manifeste
29:24qui a lieu dans tout Paris
29:25jusqu'au 28 juin.
29:27On sera notamment
29:28au Grand Palais
29:28pour l'exposition
29:29Niqui de Saint-Fal
29:30Jean Tinguely
29:31où le son
29:32sera très présent.
29:33Sachez que nous sommes
29:34très heureux
29:35de vous avoir reçus
29:36pour présenter
29:36ce projet
29:37et quel projet.
29:38Merci de votre présence.
29:39Vos applaudissements
29:40s'il vous plaît
29:40pour Blanca et Franck.
29:42Merci infiniment.
29:43Quant à nous,
29:44on se retrouve toujours
29:45et encore
29:45pour ce quatrième jour
29:47de Vivatech
29:47avec une reprise
29:49de nos échanges
29:49dès 14h30
29:50où nous parlerons
29:51de réalité augmentée,
29:52remettre le jeu
29:53au cœur
29:53de l'apprentissage.
29:55On parlera de quantique
29:56également,
29:56de crypto
29:57et pour notre dernière session
29:59de cette journée,
29:59nous parlerons
30:00d'entrepreneuriat.
30:02Restez toujours
30:02et encore
30:03sur Vivatech Technologies.
30:04On se retrouve
30:05à 14h30
30:06en Blue Stage.
30:07Merci.
30:08Merci.
Commentaires

Recommandations