- il y a 3 mois
Zéro gaspi du déchet à l’opportunité
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00:20Bonjour à toutes et tous et bienvenue à cette table ronde que j'ai le plaisir d'animer.
00:26Elle s'intitule « Zéro gaspille, du déchet à l'opportunité ».
00:31Alors je vais me représenter, moi c'est Yacine Scali, pour ceux qui m'ont vu sur le talk juste
00:36avant,
00:36et du coup je suis le fondateur du Média dans la tête d'un CEO.
00:40Avant d'accueillir les trois intervenants, j'aimerais vous rappeler l'enjeu de cette thématique.
00:45En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes par an,
00:50et ça représente 16 milliards d'euros en valeur commerciale.
00:53En parallèle, je ne sais pas si vous êtes au courant, notre population grossit à vitesse grand V,
00:59et on est estimé à une population globale de 9,7 milliards en 2050.
01:05On estime également qu'il faudra que notre production alimentaire augmente de 70%,
01:10production agricole qui à ce jour est le premier facteur de dégradation de notre biodiversité,
01:17et le deuxième facteur de plus grosse source de changement climatique.
01:21Je crois qu'avec la chaleur qu'on a ces derniers jours, je n'ai pas besoin de vous convaincre
01:25de l'enjeu,
01:26et sans plus attendre, je vous demande d'accueillir les trois intervenants qui vont me rejoindre sur scène,
01:32sous un tonnerre d'applaudissements, s'il vous plaît.
01:58Et on est donc en présence de trois acteurs majeurs de cette thématique,
02:04Bon déjà, comment allez-vous tout le monde ?
02:07Tout le monde va bien ?
02:08Oui, ça va.
02:09Grande forme ?
02:10On sait qu'on parle d'un sujet sensible, mais on va le faire avec un grand sourire,
02:14parce que je sais que vous êtes enthousiastes.
02:15Je vous demandais de vous présenter, je commence avec toi.
02:19Donc Fabien Gastou, cofondateur de la société BISC,
02:22un distributeur alimentaire dédié à la lutte contre le gaspillage,
02:25et destiné aux professionnels de la restauration.
02:29Merci Fabien.
02:30A toi Grégoire.
02:31Grégoire, cofondateur de Benebono.
02:33On revalorise des produits alimentaires qui risquent d'être gaspillés en amont de la chaîne de valeur,
02:39et on les revend en livraison directement à des particuliers,
02:43en livraison à domicile ou en point à retrait.
02:47Et Maximilien, je travaille à l'impact chez Insect,
02:50une société qui élève des insectes pour faire de la nourriture pour les animaux et même les humains.
02:56Vous l'aurez compris, je crois pouvoir dire que vous êtes trois acteurs complémentaires
02:59qui servaient la même cause, mais à des moments de la chaîne alimentaire différentes.
03:03Donc moi j'aimerais juste comprendre, et je vais évidemment m'adresser à toi Fabien,
03:07mais j'aimerais comprendre à quel moment tu interviens,
03:10et quel est le problème que tu souhaites résoudre du coup.
03:13Donc BISC intervient en amont de la chaîne alimentaire,
03:16c'est-à-dire qu'aujourd'hui, comme stipulait Yacine, le gaspillage alimentaire se répartit sur toute la filière,
03:21du producteur au transformateur, en passant par la distribution et donc le consommateur final.
03:27Et BISC a choisi d'intervenir en amont, c'est-à-dire auprès des producteurs et des transformateurs.
03:32Aujourd'hui, en France, c'est 14 000 tonnes par jour d'aliments qui sont dégradés ou mal valorisés.
03:39Donc on a choisi en fait d'aider, de soutenir nos filières de production
03:44pour leur permettre de valoriser tout ce qu'ils produisent.
03:46Voilà, parce qu'à date, un producteur ne valorise pas la totalité
03:50parce qu'on lui impose de standardiser, de normaliser tous ses produits.
03:53Donc on veut absolument que les produits soient carrés ou ils soient ronds.
03:57Mais dès qu'ils sont un mix des deux, ils ne rentrent plus dans les standards et donc se retrouvent
04:01écartés.
04:01Ça va être, dans les fruits et légumes, l'histoire de la courbure pour un concombre
04:05ou un poivron trop petit, une tomate qui n'est pas totalement rouge et légèrement verte.
04:10Ça va aller aussi sur un biscuit qui devrait être totalement rond
04:14et qui a cuit trop près du bord de la plaque
04:15et qui va se retrouver avec un côté carré.
04:18Voilà, des problématiques aujourd'hui auxquelles sont confrontées tous les producteurs.
04:21Et donc nous, on va leur racheter ces produits-là,
04:24organiser la logistique, le transport, le stockage
04:27et la préparation de commandes pour pouvoir relivrer des chefs cuisiniers
04:31et les engager à cuisiner des plats anti-gaspi.
04:34Donc l'objectif de BISC, c'est de préserver nos ressources
04:37et c'est aussi de ramener du sens auprès de toutes les parties prenantes.
04:42Voilà, parce qu'aujourd'hui, valoriser ces produits, c'est ramener du sens
04:45à la fois aussi dans les cuisines, auprès des brigades de cuisine,
04:48mais aussi dans l'assiette.
04:49Et ça va permettre de répondre à nos enjeux environnementaux,
04:53satisfaire les enjeux de demain, qui sont de préserver nos ressources,
04:58réduire notre impact environnemental.
05:00Merci Fabien. Je ne sais pas si vous voulez répondre à la même question.
05:05Quel est le problème que vous essayez de résoudre ?
05:08Oui, bien sûr, on résout le même problème que Fabien.
05:11Donc je pense que vous commencez à bien comprendre
05:13la problématique en effet qui se répartit sur toute la chaîne de valeur.
05:16C'est un tiers de tout ce qui est produit qui est perdu
05:19tout au long de la chaîne de valeur.
05:21Et en complément de ce que dit Fabien,
05:23on connaît tous des acteurs comme TogoTogo, par exemple,
05:26qui interviennent au niveau de la distribution,
05:27qui revalorisent des produits dans les supermarchés
05:29ou dans les restaurants, avec des paniers surprises.
05:33Benebono, comme Bisque, on intervient en amont également
05:36de la chaîne de valeur.
05:37En premier lieu, au niveau des agriculteurs.
05:41Nos premiers fournisseurs sont des agriculteurs.
05:43Notre premier produit, c'était un panier de fruits et légumes
05:46bio, anti-gaspi, moins cher.
05:49Et donc ces agriculteurs, on va leur acheter ces produits
05:52qu'ils ne valorisaient pas, leur acheter moins cher
05:54pour pouvoir les revendre moins cher à nos clients également.
05:57Et je pense que ça explique bien notre niveau d'intervention.
06:01Et l'impact sur l'environnement, évidemment.
06:04Oui, peut-être l'impact, il est triple alors.
06:07Il y a en effet la lutte contre le gaspillage alimentaire.
06:10Le gaspillage alimentaire, ça représente 3% des émissions de CO2 en France.
06:16Donc lutter contre le gaspillage alimentaire,
06:18c'est lutter contre le réchauffement climatique.
06:20Premier point, donc bon pour la planète.
06:22Le second point, c'est la juste rémunération des agriculteurs
06:26en leur proposant un complément de revenu
06:29et en valorisant ces produits qui ne l'étaient pas,
06:32gagnant pour les producteurs.
06:34Et enfin, gagnant pour les consommateurs,
06:35puisque notre objectif, c'est aussi de rendre ces produits de qualité,
06:40des produits bio France métropolitaine,
06:43qui sont généralement chers, plus accessibles.
06:45Plus accessibles aux clients pour que les clients puissent avoir une consommation plus responsable.
06:51Et donc, gagnant pour les consommateurs.
06:54Gagnant pour les agriculteurs, pour la planète et pour les consommateurs finaux,
06:58en rendant ces produits plus accessibles.
07:00Merci Grégoire.
07:01Je pense justement, je fais une petite parenthèse,
07:04mais qu'on a compris à quel point la chaîne de valeur alimentaire est très très large.
07:09Et justement, il y a des pertes à tellement de niveaux.
07:12Donc, c'est très complexe.
07:14Et du coup, je donne la parole à notre cher Maximilien de Insect,
07:18qui va nous expliquer, encore une fois,
07:20à quel moment il intervient dans justement cette chaîne de valeur.
07:24Oui, le problème auquel on s'attaque, c'est vraiment le besoin croissant en protéines.
07:29Vous l'avez dit, la population augmente.
07:31Et le besoin en protéines augmente encore plus,
07:33notamment dans les pays en développement.
07:35Et c'est quelque chose qui tend beaucoup le marché de l'agroalimentaire.
07:39Et particulièrement les protéines animales.
07:41Voilà, l'élevage, c'est une des premières causes de déforestation,
07:44via les espaces de pâturage, mais via aussi la nourriture qu'on leur donne.
07:48Et nous, on saisit une opportunité,
07:51une opportunité qui sont tous les coproduits de l'agroalimentaire.
07:56Donc, dans la ferme d'Amiens qui vient de commencer pour nous,
07:59on utilise essentiellement du son de blé.
08:01Donc, c'est l'enveloppe du blé qu'on n'utilise pas quand on fait du pain blanc.
08:05Et avec ça, on nourrit nos petits scarabées.
08:09Et on rend un autre service,
08:11qui est d'améliorer le cycle de l'azote.
08:14Le cycle de l'azote, on sait que c'est aussi une des limites planétaires
08:17qui est la plus largement franchie.
08:21Et le fras, donc ce qu'on appelle le fras,
08:23c'est les déjections de nos scarabées,
08:25sont un excellent engrais qu'on peut aller ramener au champ
08:28pour redistribuer les nutriments qu'on a pris au champ.
08:33Et cet engrais, il est tellement excellent
08:35qu'aujourd'hui, même, on en a fait un biostimulant.
08:38Donc, quelque chose qui va aller booster les défenses immunitaires
08:41et la capacité des plantes à absorber les nutriments
08:44qui sont naturellement présents dans son environnement.
08:47Merci, Maximilien.
08:48En vrai, je pose la question, je ne sais pas qui veut rebondir dessus.
08:52Mais je crois comprendre qu'on a du B2C et du B2B.
08:55Je crois comprendre également que vous intervenez,
08:59donc du coup, comment dire, juste au niveau des agriculteurs,
09:03mais vous, c'est un petit peu en aval, là où vous, c'est en amont.
09:06J'aimerais comprendre une chose.
09:08Qu'est-ce que la tech permet de résoudre dans tout ça ?
09:11Pourquoi la tech ?
09:12Et si vous pouvez vraiment nous illustrer ça par un exemple concret.
09:17Voilà, je ne sais pas qui a envie de prendre la parole.
09:21Pour nous, la tech est vraiment fondamentale
09:23dans l'approche de Benebono.
09:25Pour autant, on n'est pas une entreprise tech à proprement parler,
09:28on est une entreprise de logistique.
09:30On doit aller chercher ces produits dans le champ de l'agriculteur
09:32et les ramener dans l'assiette de nos clients.
09:35Mais la tech intervient à deux endroits fondamentaux.
09:37Le produit concret pour les clients
09:39et cette nouvelle façon de consommer,
09:41une automatisation du plein de courses hebdomadaire
09:43en leur proposant les produits les plus pertinents.
09:46Ici, il y a énormément de choses à faire côté développement technologique.
09:50Et le deuxième point, c'est justement cette logistique.
09:53Cette logistique qui est très complexe et qui est assez spécifique,
09:56puisque c'est un nouveau mode de consommation également,
09:58qui demande des investissements technologiques
10:01sur l'optimisation des opérations.
10:04Notre ambition, c'est de sauver des millions de tonnes
10:06de produits du gaspillage alimentaire à travers l'Europe.
10:09Pour ça, il faut construire une logistique robuste
10:11et être en mesure de répliquer cette logistique
10:14dans différentes villes et dans différents pays.
10:17Pour ça, on investit beaucoup dans la tech
10:20pour l'optimisation des opérations.
10:22Il faut être en mesure justement de traiter des volumes
10:24les plus élevés au niveau international,
10:27tout en maintenant le meilleur niveau de qualité pour nos clients.
10:31Et donc, ça va être par exemple, pour prendre un exemple concret,
10:34un sujet qui a été développé récemment,
10:35qui est la digitalisation de notre chaîne de production.
10:38On a des entrepôts dans lesquels on centralise la production
10:41qu'on achète directement aux agriculteurs et aux industriels.
10:46Et on a digitalisé cette ligne de production
10:48qui est tournée autour des fruits et légumes
10:49où travaille du personnel en réinsertion
10:52pour les aider à être productifs
10:56et avoir un niveau d'erreur minimum
10:59pour la plus grande satisfaction de nos clients.
11:01Dis-moi si je me trompe,
11:02mais si tu dois optimiser la logistique,
11:05c'est parce que si ça te coûte trop cher,
11:07ça ne sert plus à rien de revaloriser justement
11:09ces légumes et ces fruits qui seraient non utilisés ?
11:13Oui, bien sûr.
11:13On est une entreprise,
11:14on a besoin de développer une rentabilité
11:18pour pouvoir se développer
11:19et pour pouvoir avoir cet impact à grande échelle.
11:22Donc, évidemment que la rentabilité fait partie
11:23des critères qui permettent au privé
11:27de contribuer justement à ce challenge
11:31de réduction du gaspillage alimentaire.
11:34Super, je t'en remercie.
11:37À vous, Grégoire, Maximilien, dites-moi.
11:40Effectivement, on a une problématique assez proche
11:41avec Grégoire, c'est-à-dire de maîtriser au mieux
11:44et de rendre plus performante notre logistique
11:47et le transport.
11:48Chez BISC, on étudie en fait toutes les solutions
11:50qui vont nous permettre de réduire le gaspillage alimentaire.
11:54bien sûr, les solutions technologiques,
11:55à partir du moment où elles vont respecter notre ADN
11:57et elles ne vont pas chercher à complexifier notre modèle.
12:00Donc, aujourd'hui, j'encourage mes équipes
12:02à travailler sur tout ce qui va être là
12:05pour améliorer l'expérience client
12:09et aussi les accompagner avec éventuellement,
12:12pourquoi pas, de l'intelligence artificielle
12:14sur le fait de cuisiner plus de nos produits,
12:17comment intégrer nos produits dans plus de plats.
12:19Voilà, donc on peut fonctionner sur des schémas de recettes.
12:23Voilà, donc aujourd'hui, c'est des sujets
12:25sur lesquels on est en train de travailler
12:27et qu'on étudie parce qu'on a le souhait,
12:29voilà, chez BISC, l'ambition plutôt d'être acteur
12:31et de profiter de cette nouvelle technologie
12:33plutôt que de la subir dans les années à venir.
12:36Super clair.
12:37Et on a hâte de voir ce que vous nous réservez
12:39pour les années à venir.
12:40Et je me tourne vers toi, du coup, Maximilien.
12:43C'est quoi ? C'est de la biotech, déjà ?
12:46Insect ? C'est de la biotech, Insect ?
12:48Comment tu le caractérises ?
12:50Finalement, on est des éleveurs.
12:53On est des agriculteurs.
12:55C'est juste que, voilà, pour nous, la tech,
12:56c'est un moyen de rendre cet élevage plus performant.
13:00Et un élevage plus performant,
13:02c'est un élevage qui va consommer moins de ressources
13:04pour produire la même quantité.
13:07Voilà, récemment, on a, par exemple,
13:09on a développé une puce de génotypage
13:11qui va nous permettre d'accélérer
13:13et d'avoir une meilleure sélection
13:15vraiment de ce qu'il y a de meilleur dans notre espèce,
13:17le Tenebrio Molitor, qui est un petit scarabée,
13:20pour pouvoir vraiment améliorer notre élevage,
13:23le rendre plus performant,
13:24donc plus économe en ressources
13:25et meilleur pour l'environnement.
13:27J'en profite parce que c'est aussi une conversation.
13:30Est-ce que vous avez envie de rebondir
13:33les uns sur les autres, peut-être,
13:34sur ce que chacun a dit ?
13:36Et est-ce que vous avez de la curiosité
13:38sur la tech que vous nous avez présentée ?
13:41Dites-moi tout.
13:43Sinon, on enchaîne sur les autres questions.
13:45C'est à vous de voir.
13:48Peut-être sur ce que tu disais, Fabien,
13:50sur l'usage de l'intelligence artificielle,
13:53pour comprendre un petit peu mieux.
13:55Il s'agit de l'utiliser
13:58pour avoir une valeur ajoutée supplémentaire
14:01pour les restaurateurs, c'est ça ?
14:02Oui, effectivement.
14:03Nous, ce qu'on cherche aujourd'hui,
14:04c'est améliorer l'expérience client.
14:05Tu parlais tout à l'heure de consom-acteur.
14:07Nous, nos consom-acteurs,
14:08ce sont les chefs cuisiniers.
14:09Donc, c'est comment est-ce qu'on va continuer
14:10à les inciter à travailler,
14:14à acheter nos produits,
14:15à s'engager vers les produits,
14:16comme je les qualifie de hors normes,
14:17ces produits, les indésirables,
14:19qui ne répondent pas aux standards,
14:20à les introduire dans des nouvelles recettes,
14:23à les travailler, à savoir les sublimer.
14:24On est là aussi, on est en France,
14:26pour parler de culinarité, de cuisine.
14:28Et donc, derrière, l'enjeu,
14:30c'est de se servir de ces technologies-là
14:31pour pouvoir favoriser tout ça.
14:33Et ça, c'est l'ADN de Bisque aussi.
14:36Est-ce qu'il y a un challenge là-dessus pour vous,
14:38étant donné l'offre que vous pousse
14:41vos fournisseurs partenaires
14:43pour répondre aux besoins des restaurateurs
14:46par rapport justement à ce qu'ils ont l'habitude
14:49de cuisiner chaque semaine
14:50ou vous arrivez à couvrir une gamme
14:51qui leur convienne ?
14:52Alors moi, je prends plutôt d'habitude
14:54le sujet dans l'autre bout.
14:55C'est-à-dire que nos producteurs
14:56ou nos fournisseurs ne fabriquent pas pour nous.
14:59Donc, on va plutôt demander aux chefs cuisiniers,
15:02à nos clients, de s'adapter aux produits
15:05parce que l'enjeu, il est là.
15:08Et c'est là que peut venir intervenir
15:09l'intelligence artificielle.
15:12Exact. Merci, Grégoire.
15:16On enchaîne.
15:17Moi, j'ai envie de parler de responsabilité.
15:19On va parler du secteur public,
15:21du secteur privé,
15:22mais aussi de nous, grand public, consommateurs.
15:24Je me tourne vers toi déjà, Maximilien,
15:26mais est-ce que l'État doit faire quelque chose ?
15:30Et si oui, qu'est-ce qu'ils font ?
15:31Et si non, qu'est-ce qu'ils devraient faire ?
15:34Ou du coup, en plus ?
15:36Le secteur de la production agroalimentaire,
15:38il y a énormément de normes.
15:41Alors, il faut quand même s'en réjouir.
15:42Ça nous permet de ne pas nous empoisonner en mangeant,
15:45de faire confiance à ce qu'on va acheter au magasin.
15:51Nous, on pourrait bénéficier d'un assouplissement
15:53de certaines normes pour nourrir les animaux
15:56qui sont très sévères, particulièrement en France,
16:00suite à la crise de la vache folle.
16:04L'insecte ayant une manière de consommer
16:06et de digérer ses aliments
16:07qui est très différente des autres animaux.
16:10On pourrait espérer une évolution là-dessus,
16:13mais aujourd'hui, ce n'est pas bloquant pour nous.
16:15Aujourd'hui, ce n'est pas bloquant,
16:16mais plus on pourra consommer des matières
16:19qui sont de peu de valeur,
16:21meilleur on sera pour le système agroalimentaire.
16:24J'ai juste une petite question pour curiosité.
16:27Tu es en train de dire que ça soit une vache ou un insecte,
16:29c'est la même règle ?
16:30On les met sur le même piédestal ?
16:33Alors, concrètement, oui.
16:36Nous, on n'a pas le droit de donner de farine animale,
16:39de viande ou de poisson à nos insectes.
16:42Pour eux, c'est la même réglementation, oui.
16:46OK.
16:46Et vous, du coup, je ne sais pas si on parle de bisque,
16:50bénébono, mais l'État, qu'est-ce qu'il fait ?
16:54De bien, de mal ?
16:55Et qu'est-ce qu'il pourrait faire de plus ?
16:56Qu'est-ce que vous attendez, vous ?
16:58Je pense que c'est vraiment une problématique titanesque,
17:01celle du gaspillage alimentaire.
17:02On l'a évoqué, c'est vraiment un tiers
17:03de tout ce qui est produit qui est perdu.
17:05Donc, il y a vraiment quelque chose
17:06qui est cassé dans le système.
17:08À partir de là, tous les secteurs doivent intervenir.
17:10Le privé, l'associatif et le public également.
17:15L'État fait des choses sur le gaspillage alimentaire,
17:19notamment les différentes lois qui ont été créées
17:22pour réduire le gaspillage alimentaire.
17:25Loi GARO, loi EGalim, loi anti-gaspillage alimentaire récemment,
17:29dont les objectifs concrètement sont de réduire de 50%
17:32le gaspillage alimentaire par rapport à 2015,
17:35d'ici à 2025.
17:37Ça, c'est très bien.
17:38Et le problème est saisi, le problème est saisi par tous les secteurs.
17:40Des acteurs comme nous, des acteurs associatifs
17:42qui sont fondamentaux également,
17:44et des acteurs publics étatiques.
17:46En revanche, je rejoins Maximilien sur une problématique,
17:50celle de la réglementation,
17:53qui est plutôt européenne nous concernant,
17:55et qui va par exemple porter sur des produits
17:59qu'on n'a pas le droit de vendre.
18:00Et pourquoi ces réglementations existent ?
18:02Pour nous protéger.
18:03Initialement, il y a des réglementations européennes
18:05qui interdisent de vendre un kiwi de 40 grammes, par exemple.
18:09C'est interdit parce que c'est pour protéger le consommateur.
18:12Sauf qu'aujourd'hui, Benebono ou BISC
18:14va intervenir entre ce calibre réglementaire
18:17et ce que la distribution va accepter d'acheter en suite.
18:22Donc on va venir intervenir entre la réglementation
18:24et la règle de la distribution en termes de calibre d'achat.
18:29Ici, on pourrait espérer un assouplissement,
18:32aujourd'hui en particulier où les consommateurs sont demandeurs,
18:35sont demandeurs de produits de qualité,
18:37moins chers et prêts à manger un petit kiwi.
18:39Et donc j'aimerais qu'on puisse vendre ce kiwi de 40 grammes,
18:42qu'on assouplisse un petit peu la réglementation européenne
18:46et française en termes de calibre de fruits et légumes
18:50qu'on a le droit de vendre directement aux particuliers.
18:53Je te rappelle que nous sommes aussi en live.
18:56concrètement, c'est qui là ou les personnes
18:59qui pourraient avoir une incidence là-dessus ?
19:04Je pense que ça se passe véritablement au niveau européen.
19:06Donc c'est l'Europe.
19:07Sur l'assouplissement de la réglementation européenne sur ces calibres.
19:12OK.
19:13Très, très clair.
19:13J'espère que l'Europe nous écoute.
19:15J'espère aussi.
19:17Je te laisse la parole du coup, Fabien.
19:20Effectivement, on a besoin d'un levier législatif aujourd'hui
19:24pour continuer cette transition alimentaire qui est engagée en France.
19:31pour aussi mobiliser...
19:32Enfin, je pense que nous, voilà, Benébono ou Bisque,
19:34on représente une filière de production.
19:36On est là, voilà, on définit des codes,
19:38des cadres commerciaux qui s'imposent à nos producteurs et à nos fournisseurs
19:43qui les contraignent, effectivement, pour ne pas valoriser tout ce qu'ils ont.
19:46On a aussi besoin de retravailler l'éducation aussi culinaire,
19:51l'éducation des produits,
19:53de s'intéresser à ce côté, aux bons produits, à la qualité,
19:58parce que bien souvent, nous, les produits,
19:59même s'ils ont une imperfection ou une singularité,
20:01ça ne remet en rien leur qualité.
20:04Et ils se retrouvent écartés parce qu'ils ne répondent pas à des cahiers des charges.
20:07Donc, il faut qu'on arrive à faire assouplir ce côté des cahiers des charges
20:11et, de l'autre côté, à inciter aussi, comme tu parlais tout à l'heure,
20:15le privé ou le public à investir, en fait,
20:17sur ces filières de valorisation qu'on représente, Benébono et Bisque,
20:21plutôt que de rentrer dans des rapports de fournisseurs et d'acheteurs classiques
20:25qui, eux, répondent aux standards.
20:28Et si j'enchaîne, parce que je pense que vous l'attendez,
20:31la deuxième question, on va parler du privé.
20:33Mais si on parle de toi via Bisque,
20:37est-ce que tu vois une sorte d'incentive,
20:39tu vois un avantage, peut-être que c'est carrément dans les restaurants
20:42où on dirait, si vous consommez ce plat avec ces produits-là,
20:47alors il sera peut-être moins cher,
20:49ou tout simplement, ne serait-ce que mettre un indicatif
20:52en disant que c'est des fruits et légumes qui sont revalorisés, par exemple.
20:58Voilà, je ne sais pas ce que c'est.
20:59J'imagine que tu t'es déjà posé la question, j'imagine.
21:03Effectivement, en fait, Bisque, ce n'est pas que de l'opérationnel.
21:07Ce n'est pas acheter des produits, organiser le transport,
21:10la logistique et la distribution dans les cuisines
21:13ou dans des supermarchés, dans des points à relais.
21:17C'est aussi de la communication.
21:19La communication, c'est pour pouvoir valoriser,
21:21tout à l'heure, je l'évoquais,
21:22toutes les parties prenantes, l'engagement de chaque acteur.
21:26Parce que le consommateur, on veut le nourrir aujourd'hui
21:30de cette mission de pouvoir consommer
21:34tout ce qui est disponible
21:36avant de commentaire, reproduire autre chose.
21:37Parce qu'on est dans un modèle,
21:38aujourd'hui, on produit, on produit et on vend.
21:40Et ce qui n'est pas vendu, qu'est-ce qu'on en fait ?
21:42Malheureusement, souvent, c'est détruit.
21:45Et ça, à chaque étape de la chaîne de production.
21:49Donc, effectivement, on doit aujourd'hui faire évoluer
21:52à la fois les mentalités pour pouvoir répondre
21:55à cette prise de conscience et puis à cette nécessité.
21:58Tu l'évoquais tout à l'heure dans la problématique
21:59du gaspillage alimentaire, la chaleur,
22:01le dérèglement climatique, le gaspillage alimentaire.
22:04On peut aujourd'hui être acteur pour le réduire,
22:09mais il faut être incité par une réglementation,
22:13peut-être aussi par un effort financier de l'Etat
22:15qui va venir accompagner toutes les filières
22:17et, entre autres, nos activités naissantes.
22:20C'est ce que j'allais dire.
22:21En fait, on n'oppose pas le secteur privé et public,
22:24in fine, l'un va servir l'autre et vice-versa.
22:27C'est complémentaire.
22:28Vous, vous le voyez comment dans votre job respectif,
22:31aussi sur le secteur privé ?
22:36Je vous laisse répondre parce que c'est assez différent,
22:38en plus, comme société, entre une secte et bénébono.
22:43Dites-moi, qu'est-ce que vous pourriez attendre
22:45du secteur privé et qui, en fait, dans le secteur privé,
22:48sachant que c'est très, très large ?
22:51Je pense que la part du secteur privé,
22:54elle est dans le fait de gérer ses invendus,
22:57ses déchets, ses coproduits.
23:00Quelque chose, il n'a pas de valeur si on ne lui en accorde pas
23:03et si on ne s'intéresse pas.
23:04Donc, si on veut qu'un coproduit, il puisse être valorisé,
23:07il faut être capable de lui mettre un processus qualité
23:09et de faire attention à ce qu'on en fait.
23:11Et là, on va pouvoir le valoriser avec de l'insecte,
23:13avec peut-être d'autres moyens.
23:14Si on a des déchets, on les trie.
23:17Et comme ça, à chaque déchet, à chaque coproduit sa valeur,
23:21il va pouvoir être valorisé comme on veut.
23:23Et je pense que c'est valable au niveau des gros industriels,
23:27mais c'est aussi valable au niveau de, je ne sais pas,
23:29la petite boulangerie, ce qu'elle fait de son pain rassis
23:32et des entreprises de plus petite taille.
23:37Et ceux-là, ces deux acteurs-là,
23:39tu vas parler de l'industriel comme de la boulangerie,
23:42ce serait top si, par exemple,
23:43ils pouvaient être incentivés justement par une loi européenne,
23:47par exemple, que ça leur coûte moins cher.
23:50Ce serait bonus, oui, ce serait.
23:54OK, je te laisse la parole du congrégateur.
23:56Oui, pour Bene Bono, pour le gaspillage alimentaire en général,
24:00il y a un autre élément de communication qui est assez essentiel
24:02sur lequel l'État peut venir intervenir.
24:05C'est celui des dates de durabilité minimum
24:08ou les dates de péremption.
24:11Je vous le disais tout à l'heure, chez Bene Bono,
24:13on vend initialement des fruits et légumes.
24:15Des fruits et légumes qu'on pourrait qualifier de moches,
24:17qui ne le sont pas véritablement,
24:18qu'on vend moins cher, livré à nos clients.
24:21A partir de ces fruits et légumes,
24:22on a développé une offre aussi sur d'autres catégories de produits.
24:24Des produits d'épicerie, des produits transformés,
24:28qu'on vient acheter directement aux industriels.
24:30Et une des problématiques principales qu'on peut retrouver ici,
24:33c'est des dates limites de consommation,
24:36dates de durabilité minimum trop courtes
24:38pour être acceptées par la grande distribution.
24:42Et en réalité, on peut même dépasser cette date de durabilité minimum.
24:46Cette date de durabilité minimum,
24:48c'est une date jusqu'à laquelle les qualités gustatives
24:51sont totalement assurées.
24:53Donc il y a un sujet de communication là-dessus
24:56et qui peut et qui doit se faire, je pense,
24:58au niveau de l'État également,
24:59de contribuer, et c'est déjà le cas,
25:01sur ce que veulent dire ces informations,
25:05encore une fois, que l'État doit imposer aux industriels
25:10pour les communiquer aux clients,
25:12mais tout en leur permettant de passer outre
25:15et de savoir ce que ça veut dire concrètement,
25:17de savoir ce qu'est une date de durabilité minimale,
25:19et de savoir ce qu'est une date de péremption
25:20et dans quelle mesure on peut les dépasser.
25:22C'est un autre sujet très important
25:24qui peut nous aider,
25:25qui peut aider sur la bonne compréhension
25:27de ces enjeux par les clients
25:29qui pourront par la suite consommer
25:31des produits qu'on leur proposera.
25:33Ça fait une super transition
25:34parce qu'en fait, ça me fait penser à Lucie Bache,
25:36de Too Good To Go,
25:37qui nous a vraiment expliqué que,
25:39en fait, un des enjeux, c'est nous,
25:41grands consommateurs,
25:42on ne comprend pas ce que veulent dire ces dates.
25:45Donc en fait, sur des produits, je ne sais pas,
25:47laitiers, on peut aller jusqu'à quelques jours en plus,
25:50mais pas trop.
25:51De la viande, sûrement pas,
25:52mais peut-être que des fruits et légumes un peu plus.
25:54Et du coup, quand je disais que l'intro est parfaite,
25:56j'aimerais savoir,
25:57et si vous voulez même vous adresser au public,
25:59mais même à moi aussi,
26:00qu'est-ce que nous, on peut faire, en fait ?
26:02Parce que, OK, Too Good To Go, c'est super,
26:05en plus, ça ne coûte pas cher,
26:06et je pense qu'aujourd'hui, ils sont bien connus.
26:08Et ils sauvent des milliers de repas,
26:10mais ça reste encore une fois une infime partie
26:13dans la création de valeurs de la chaîne alimentaire.
26:16Qui veut répondre ?
26:18À qui la patate chaude ?
26:21Nous, on note un progrès aussi auprès des collectivités
26:25qui se sont engagées.
26:27On a une première commune qui a rédigé son marché
26:29en intégrant les produits hors normes
26:32ou déclassés tels qu'on les traite.
26:35Tout ça pour pouvoir à la fois nourrir
26:37dans des cantines scolaires,
26:39mais aussi d'aller jusqu'à des cantines de seniors.
26:42Donc, en fait, l'enjeu, c'est d'aller pouvoir alimenter
26:45chaque classe ou chaque personne,
26:51enfin, chaque consommateur,
26:53quel que soit l'âge qu'il va avoir
26:54et l'endroit où il va se situer.
26:55Donc, ça, pour moi, c'est une vraie évolution.
26:58Je vais rebondir après sur ta question.
26:59Excuse-moi.
27:00Alors, non, ma question, c'est tout simplement,
27:03est-ce que tu as des conseils, par exemple,
27:05à nous autres qui ne connaissons pas forcément les enjeux ?
27:09Bon, moi, je les connais un petit peu maintenant.
27:11J'espère que vous aussi, public.
27:12Mais qu'est-ce que nous, on peut faire pour agir ?
27:14C'est du boycott ? C'est quoi, concrètement ?
27:17Oui, c'est de regarder comment les aliments se conservent.
27:19Je crois que bien souvent, on va prendre un exemple,
27:21mais on va mettre les tomates systématiquement au frais,
27:23alors que la réalité, c'est que les fruits et légumes,
27:25il y a une grande partie des fruits et légumes
27:26qui se conserverait même mieux en extérieur.
27:30Il y a une prise, il y a une connaissance à acquérir,
27:33une curiosité qu'il faut développer
27:35qui va permettre, effectivement, de mieux comprendre,
27:37comme l'expliquait Grégoire, cette histoire de date.
27:40On a défini ces dates, ces normes contre lesquelles,
27:43entre guillemets, elles étaient nécessaires
27:44pour répondre à des normes de qualité,
27:47des normes sanitaires.
27:48Mais en fait, il faut savoir les interpréter.
27:51Il y a des produits, tout simplement,
27:52OK, elle a dépassé sur une date, sur une DDM,
27:55telle qu'on l'appelle avec Grégoire dans le métier.
27:57Il faut regarder, il faut goûter le produit,
27:59il faut le sentir.
28:00Si le produit, derrière, il n'a pas une odeur particulière,
28:03il faut le goûter légèrement,
28:04il y a peu de risques qu'on s'intoxique
28:06et qu'on tombe malade.
28:08Après, il y a les fameuses DLC,
28:09les dates limites de consommation,
28:11où là, c'est à peu près pareil,
28:14mais c'est beaucoup plus rédhibitoire.
28:15Mais est-ce que c'est ça, en fait, le secret ?
28:17C'est faire confiance à nos sens, tout simplement ?
28:21Sentir, peut-être même goûter,
28:22et se dire est-ce que c'est mangeable ou pas ?
28:25Enfin, comestible ou pas, pardon.
28:28Oui, on peut sur beaucoup de produits, en effet,
28:32mais on a besoin tout de même de cette aide,
28:35de cet accompagnement qui a beaucoup de valeur
28:37sur le bon moment pour consommer un produit.
28:41Ensuite, je pense qu'il est important,
28:44encore une fois, pour savoir comment le consommateur peut agir,
28:47de bien avoir en tête toute cette chaîne de valeur
28:49et tous les endroits auxquels le gaspillage alimentaire arrive.
28:53Donc, on l'évoquait tout à l'heure,
28:54mais pour vous donner un petit peu des chiffres,
28:56le gaspillage alimentaire arrive à peu près à 30% en amont,
29:0120% au niveau de la transformation,
29:0615% au niveau de la distribution
29:08et 35% au niveau de la consommation.
29:11Donc, le premier sujet sur lequel il est opportun
29:14d'intervenir en tant que consommateur,
29:15c'est en effet de réduire le gaspillage alimentaire
29:18au niveau de la consommation,
29:19au foyer et au restaurant.
29:22Ça, c'est une prise de conscience importante
29:24sur laquelle il est essentiel d'agir.
29:28Concrètement, juste un légume de main,
29:30il y a un petit champignon dessus.
29:32On coupe juste le champignon,
29:33on peut manger tout le reste ou on doit tout jeter ?
29:36Allez, tu as une minute.
29:37S'il y a un champignon sur un légume
29:39et que le reste est sain ?
29:40Oui.
29:42Oui, oui, oui, s'il restait sain,
29:43il n'y a pas de souci, absolument.
29:44Donc, tu peux le coup de...
29:45Oui, oui, très bien.
29:46Ça reste comestible, OK.
29:48Et j'ai une dernière question,
29:49enfin, c'est la même, du coup, Maximilien,
29:50mais vu que tu fais du B2B,
29:53que tu es quand même en amont,
29:54même toi, je ne sais pas, dans tes habitudes,
29:56et puis si tu veux rebondir sur ce que disaient
29:59Grégoire et Fabien,
30:00c'est quoi le conseil que tu donnerais aux personnes
30:03pour que, justement, elles puissent avoir un impact positif
30:06sur cette chaîne de valeur alimentaire ?
30:09Je pense que la première chose,
30:11c'est de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre
30:14au supermarché ou au primeur.
30:17Ce qu'on gâche, c'est qu'on l'a acheté,
30:18alors qu'on ne le consommera pas.
30:22Déjà, je pense qu'il y a un gros truc là.
30:26Et c'est en vrai...
30:28Parce que tu as parlé, du coup,
30:29des différents pourcentages dans la chaîne de valeur,
30:31mais si je comprends, tu disais qu'il y a 30-35 %
30:33à la toute fin quand c'est dans notre frigo
30:36ou pas, du coup, dans notre frigo
30:38et qu'on ne consomme pas.
30:39C'est énorme, en fait.
30:40C'est-à-dire que le public a un énorme rôle à jouer
30:43et que si demain, toute la planète se mettait d'accord,
30:46j'imagine qu'on réduirait déjà d'un tiers tout ça.
30:50Oui, avec une bonne prise de conscience,
30:52une bonne communication.
30:55Et au fond, c'est le consommateur final
30:57qui est acteur et qui peut aussi faire changer les pratiques
31:01sur l'intégralité de la chaîne de valeur
31:03en consommant du Tougou Tougou,
31:05en consommant du Benebono,
31:07du Fénix, on va citer plein de marques.
31:10Bon, un grand merci.
31:11Et je m'adresse à vous, public, vous l'aurez compris.
31:14On a tous un rôle à jouer.
31:15J'espère que ça vous aura inspiré.
31:17Je remercie évidemment mes intervenants
31:19qui m'ont inspiré.
31:21J'espère que vous aussi.
31:22Et je vous retrouve dans quelques minutes
31:25pour une nouvelle table ronde.
31:26Merci à tous.
31:27Merci beaucoup.
31:27Merci à tous.
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