- il y a 5 semaines
Clickbait et infobésité Comment (mieux) utiliser Internet
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00:17Eh bien ça y est on est de retour, on se retrouve ici en stage 3, ravis d'être avec
00:21vous pour cette dernière journée, vive à tech, soyez les bienvenus pour celles et ceux qui nous rejoignent, on va
00:27si vous le voulez bien
00:28Eh bien échanger sur un sujet et quel sujet puisqu'on va parler de clickbait et d'infobésité, comment mieux
00:35utiliser internet, c'est la question que je poserai à nos intervenants, réseaux sociaux, blogs, vidéos, aujourd'hui plus que
00:42jamais l'explosion des moyens de communication pose de nouveaux défis et crée aussi bien sûr de nouvelles possibilités, comment
00:49informer, clairement entouré comme nous le sommes de tant de bruit, comment divertir, comment toucher, comment fédérer, c'est la
00:55question que je poserai à nos intervenants avant cela, je vous rappelle bien sûr que vous pouvez
00:58Vous pourrez vous aussi poser toutes vos questions à nos invités avec l'application Slido qui va s'afficher ici
01:04à l'écran, vous la flasher et dans la catégorie burger, vous pourrez poser toutes vos questions à l'issue
01:09de cette table ronde et je vous aurais un plaisir bien sûr de les relayer ici en direct.
01:13Alors on va commencer, je vous propose de d'ores et déjà accueillir comme il se doit ceux qui vont
01:17disserter sur ce sujet, clickbait et infobésité, je vous demande d'accueillir Michael Sebag, Dorit Nahon et Owen Simonin.
01:47Les voici parmi nous, bienvenue et merci d'être présent ici pour VivaTech en stage 3.
01:54Merci, Michael Sebag, fondateur et chargé éditorial Explore Média, bonjour.
01:58Bonjour.
01:59Bonjour à vous, Dorit Nahon, auteur et formatrice sur LinkedIn, vous êtes ghostwriter.
02:03Bonjour.
02:04Et bonjour également à vous, Owen Simonin, plus connu sous le pseudo Dasher, bienvenue.
02:08Bonjour, merci.
02:08Alors avant peut-être de débuter ce sujet, quelques informations qui vont vous donner peut-être des éléments de contexte.
02:15Les Français ont surfé en moyenne 2h18 sur Internet en 2022, essentiellement via leur mobile, selon l'Institut de mesure
02:23Médiamétrie.
02:25Les smartphones représentent 75% du temps passé en ligne, très loin devant l'ordinateur.
02:29Les 15-24 ans passent 4 heures de temps sur Internet par jour et surfent 93% du temps sur
02:37mobile.
02:37C'est la clash d'âge qui consacre le plus de temps au web.
02:40Le nombre d'applications, elles aussi augmentées, se sont démultipliées en 5 ans, passant de 4 internautes en 2017 à
02:47près de 9 en 2022.
02:49Vous l'avez imaginé, ça a doublé en moins de 5 ans.
02:52Les réseaux sociaux sont la principale porte d'entrée au smartphone, puisque quand on se connecte sur smartphone, on va
02:58pour 57% des Français s'y connecter quotidiennement et 83% des 15-24 ans.
03:05Clickbait et infobisité, comment mieux utiliser Internet ? C'est la question que je vais vous poser à tous les
03:103.
03:11Merci d'être parmi nous. Et on commence justement par vous présenter, puisque vous, Mickaël Sébag, vous êtes sur Explore
03:17Média, le CEO, le fondateur.
03:19Explore Média, c'est, je cite, 100% le média 100% social de l'éducatement.
03:25Alors avec, je cite, des contenus intéressants et divertissants.
03:28Vous cumulez des résultats époustouflants, 10 millions d'abonnés, 850 millions de vues par an.
03:34Mickaël, qu'est-ce que l'éducatement ?
03:36Alors l'éducatement, c'est un mot, en gros, c'est des contenus qui sont à la fois éducatifs et
03:41divertissants.
03:42Donc c'est des contenus qui sont sur le fond éducatif, mais sur la forme qui vont être divertissants.
03:47Et donc nous, c'est un peu notre valeur et notre mission, c'est que pour chacun de nos contenus,
03:53on veut transmettre du savoir, en fait.
03:55C'est arriver, faire un peu des réseaux sociaux à un lieu où les gens peuvent apprendre des choses.
04:00Alors quelle est la promesse littoriale peut-être d'ExploreMédia pour nous donner un petit peu d'idées ?
04:05Quels sont les sujets que vous traitez, par exemple ?
04:07Les sujets qu'on va traiter, par exemple, ça va être l'origine des prénoms, d'où viennent nos noms
04:11de famille.
04:12Ça va être le canal de Suez, par exemple, comment il a été créé, comment il a changé, bouleversé l
04:17'économie mondiale.
04:19Ça va être des sujets assez variés.
04:20Donc ça va être de la vulgarisation économique, scientifique, géographique, politique.
04:26L'idée, vraiment, c'est d'avoir un savoir à chacun des contenus.
04:29Analyser, décortiquer et apprendre le tout, j'imagine, avec aussi de la légèreté.
04:33On ira là-dessus.
04:34C'est du coup le « attainment » de l'édutainement.
04:37Donc c'est ce côté un peu divertissant de nos contenus.
04:40On ira là-dessus, bien sûr.
04:41Je poursuis avec vous, Dorit, puisque vous êtes « ghost writer » et vous revendiquez plus de 1500 posts écrits
04:47sur LinkedIn.
04:48Vous cumulez, là aussi, vous, des résultats impressionnants, puisque vous présentez 65 millions de vues, 110 000 abonnés gagnés pour
04:56l'ensemble de vos clients.
04:58Vous êtes également formatrice LinkedIn et autrice également du livre « Je vous transmets les clés de LinkedIn ».
05:03Vous êtes numéro 1, justement, des créateurs LinkedIn France catégorie marketing.
05:08Alors la question que tout le monde se pose, pour ceux qui, par exemple, ignorent, quelle est la mission, Dorit,
05:12d'un « ghost writer » ?
05:14Alors je me permets juste, c'est « LinkedIn, boost ta visibilité », le livre, le titre.
05:19Très bien.
05:20Juste au passage.
05:22Alors la mission d'un « ghost writer », c'est d'écrire les postes LinkedIn d'une cible.
05:26En l'occurrence, moi, ma cible, c'est les dirigeants et les chefs d'entreprise.
05:29Donc il y a un travail de psychologie pour vraiment comprendre le ton, les enjeux, pour que la communication, finalement,
05:36corresponde à la cible.
05:38Et personnellement, mes sujets de prédilection, c'est la marque employeur, donc tout ce qui touche au recrutement, au management,
05:44à la culture d'entreprise, à la diversité et l'inclusion.
05:47Mais voilà, le « ghost writing », c'est vaste.
05:49Chacun sa cible et chacun ses sujets.
05:51Ça, ce sont les miens.
05:52Avec vous, Owen, on va aussi, bien sûr, parler de vous.
05:55Alors vous, vous êtes serial entrepreneur, puisque vous faites partie, vous avez lancé plusieurs business dans la blockchain, vous faites
06:02du consulting.
06:03Et vous avez également cette chaîne YouTube. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Quels sont les
06:07contenus que vous traitez ?
06:08Tout à fait. Depuis 2016, je parle de blockchain, de crypto-monnaie, des termes qui étaient vraiment barbares à l
06:14'époque et qui le sont encore un petit peu aujourd'hui.
06:17Et j'essaye de vulgariser que ce soit la responsabilité financière, l'investissement et donc des sujets plus ou moins
06:23touchy sur le web aujourd'hui.
06:25624 000 abonnés, 25 millions de vues sur YouTube.
06:27Ça, c'est pour compléter un petit peu votre activité sur les plateformes.
06:31Alors tous les deux jours, l'humanité produit autant d'informations que ce qu'elle a généré, tenez-vous bien,
06:37depuis l'aube de la civilisation jusqu'en 2003.
06:39C'est énorme. Plus de 90% des données disponibles aujourd'hui ont été produites ces deux dernières années.
06:47Et ce volume d'informations numériques, il double tous les deux ans.
06:50Les médias ont fleuri, bien sûr, sur Internet et le volume d'informations disponibles à lui aussi explosé.
06:56Des phénomènes d'informations sont multipliés. On parle maintenant de fake news.
07:01On parle de cellules de vérification de fact check news, de modèles de diffusion non linéaire disponibles sur toutes les
07:07plateformes du web.
07:09Pour vous, peut-être déjà pour commencer, qu'est-ce qu'une information ? Quelle est la valeur d'une
07:12information ?
07:13Dorit, vous dites que vous, on est esclave particulièrement de l'information. Pourquoi ?
07:18Et ma question est très simple, finalement, c'est l'information, Dorit, a-t-elle une valeur ?
07:22L'information a la valeur qu'on veut bien lui donner. Et on est totalement esclave de l'information.
07:27Pour moi, on est inondé d'informations. On parle de bruit numérique, on parle de parasitage.
07:32L'information, elle est partout. On a des newsletters, on a des actualités en direct qui arrivent en permanence, notamment
07:39sur les chaînes info.
07:41Et il y a comme une urgence de l'information et d'être au courant, finalement, de tout ce qui
07:45se passe à chaque minute.
07:47Sauf que la vraie question, c'est qu'est-ce qui est réellement urgent dans cette information ?
07:51Donc, pour répondre à la question, finalement, qu'est-ce qu'une information ?
07:56Il n'y a pas vraiment de valeur pour moi à l'information parce que, finalement, on a tout type
08:00de médias.
08:01On peut avoir Closer qui va vous dire qu'Angelina Jolie, hier, elle a promené son chien.
08:04C'est une information. Mais pourtant, quelle est réellement la portée, on va dire, intellectuelle de cette info ?
08:13Il n'y en a pas, en fait. Et à côté de ça, vous pouvez avoir des infos sur la
08:17crypto, etc., où ça va être de l'actualité.
08:19Donc, c'est vraiment propre à chacun. Mais aujourd'hui, une information, ça peut être du people, ça peut être
08:25plein de choses.
08:26Alors vous, Mickaël, avec ExploreMédia, vous refusez justement de participer à la course, à la première formation, à celui qui
08:32a l'information,
08:34avec justement de l'information que l'on présente comme de l'information froide. Qu'est-ce que, Mickaël, l
08:39'information froide ?
08:40L'information froide, c'est une information qui n'est pas liée à l'actualité. Donc, c'est quelque chose
08:44qui est complètement indépendant de ce qui va se passer maintenant.
08:47Dans les sujets que j'ai cités, par exemple, un peu avant, on va traiter l'origine des prénoms ou
08:52des noms de famille.
08:53C'est quelque chose qui date du XIIe siècle. Donc, on a déjà 1 000 ans de retard sur ce
08:58sujet. Donc, qu'on le traite aujourd'hui ou qu'on le traite la semaine prochaine, pour nous, ce sera
09:02pareil.
09:02Donc, c'est ça, vraiment, l'information froide. C'est qu'on va traiter des contenus dans le temps long
09:06et des contenus qu'on peut se permettre de travailler longtemps.
09:09Donc, on se refuse un peu, et c'est un peu nous, dans notre mission et dans nos valeurs, on
09:16se refuse de traiter de l'information qui serait...
09:19Oui, qu'il faut traiter dans l'heure parce que c'est de la news. Si elle est sortie à
09:2310 heures et qu'on la traite à midi, c'est déjà tapé.
09:26C'est une information qui a déjà tourné sur tous les réseaux. Et voilà, on ne s'est pas calibré
09:30comme ça.
09:30Ce n'est pas comme ça qu'on veut travailler. Donc, voilà.
09:33Et on est dans un marché où, justement, la demande dicte, effectivement, l'offre.
09:37Et on est dans une société où la course à l'information est instituée.
09:41Quelle place pour la valeur de l'information, Owen, dans votre média et sur votre chaîne YouTube ?
09:46D'autant plus important dans le monde de la finance parce que certains viennent la consulter dans le but d
09:51'en tirer profit.
09:52Ce qui rend ça encore plus dangereux qu'une simple information de curiosité sur l'actualité, sur ce qui se
09:57passe.
09:57Certaines personnes veulent l'information tout de suite.
09:59Et certaines personnes vont même jusqu'à tirer des câbles entre l'Angleterre et la France pour avoir l'information
10:03un petit peu plus tôt.
10:04Donc, c'est compliqué parce que je pense que toutes les informations peuvent avoir des valeurs.
10:08Elles peuvent même être dangereuses. D'ailleurs, je pense qu'on est également soumis à cette information et à son
10:12traitement.
10:13Et je pense que certains se soumettent eux-mêmes volontairement encore plus puisqu'il faut développer son esprit critique et
10:19prendre un petit peu de recul.
10:20Sachant qu'il y a du coup le contenu froid, le contenu qui n'est pas lié à cette temporalité,
10:24à cette urgence absolue.
10:26Et le contenu chaud qui est un contenu d'actualité. Et si on doit le traiter aussi rapidement et donc
10:31on doit accepter de faire autant d'erreurs,
10:34parce que c'est le problème d'un contenu qui est traité rapidement, c'est également parce qu'il y
10:37a des gens qui le veulent tout de suite, ce contenu.
10:40Et c'est ce qui fait qu'on doit non seulement prendre du recul face à ce dernier et comprendre
10:44qu'il n'aura pas forcément la même valeur pour tout le monde.
10:47Et c'est pour ça qu'il y a différents types de contenus, parce qu'il y a différents types
10:50d'attentes sur les réseaux, sur Internet et sur cette fameuse demande.
10:53Alors allons sur le terrain de la guerre de l'attention, puisque c'est aussi bien sûr le sujet qui
10:59nous réunit aujourd'hui.
11:00Et pour forcément capter les audiences, il faut écrire des contenus en phase avec la demande et les besoins des
11:07Internet.
11:07Comment est-ce que tous les trois finalement vous fabriquez l'information ?
11:11Le marketing finalement éditorial est-il un champ d'études intéressant pour le développement éditorial de votre média ?
11:16Je commence avec vous, Michael, puisque vous comptez 35 collaboratrices et collaborateurs.
11:21Comment fonctionne votre rédaction ? Comment fonctionne la rédaction d'Explore Média ?
11:24On est une rédaction qui va être classique sur certains points et un peu différente des autres sur d'autres,
11:29de par notre contrat de lecture et du coup des contenus qu'on propose.
11:33Donc on va avoir des conférences de rédaction de manière, on en a deux par semaine, donc une sur le
11:37contenu long, une sur le contenu court.
11:40Et ce qu'on va traiter en fait, donc on va décider là quels sujets vont être traités dans la
11:43semaine ou dans le mois à venir en fait.
11:46Et après les journalistes partent en rédaction et commencent à écrire leur sujet, contactent des spécialistes si jamais ils n
11:52'ont pas les informations ou s'ils veulent de la confirmation.
11:55Et après on passe dans une phase de relecture du contenu qui peut durer plusieurs jours, voire semaines, où on
12:01va aller, chaque personne, on a à peu près quatre étapes de validation sur un contenu pour s'assurer que
12:06ce qu'on dit est juste.
12:07Alors est-ce que vous faites du marketing éditorial ?
12:09Complètement.
12:10C'est assumé.
12:11C'est assumé et on est obligé en fait, pour remettre un peu en perspective comment fonctionnent les réseaux sociaux
12:17et comment fonctionnent les algorithmes.
12:19Ce qu'il faut savoir en fait c'est que maintenant en tant que média et en tant que créateur
12:23de contenu aussi, on n'a plus la main sur la diffusion de nos contenus.
12:27C'est-à-dire que c'est les algorithmes qui vont décider est-ce que ce contenu va être vu
12:30ou est-ce qu'il ne va pas être vu.
12:32Et comment un algorithme décide si votre contenu va être poussé ou pas, c'est qu'il va regarder ce
12:38qu'il va appeler un CTR, donc en fait un taux de clic sur votre contenu.
12:42Ou par exemple si je prends le cas de TikTok, c'est vous scrollez, il va proposer votre contenu à
12:461000 personnes et il va calculer le nombre de personnes qui s'arrêtent sur votre contenu.
12:49Et ça, ça va donner une première note. Et la seconde note ça va être combien de temps les gens
12:54restent sur votre contenu.
12:55Donc ça c'est ce qu'on appelle du coup le watch time de votre contenu.
12:58Et c'est ça qui va faire que l'algorithme, je schématise, mais ça va être vraiment les deux gros
13:03éléments qui va faire que l'algorithme se dit
13:05ok c'est un bon contenu ou non ça ne l'est pas. Par contre ce que l'algorithme ne
13:09regarde absolument pas ça va être le fond.
13:11Lui ce qu'il va regarder c'est est-ce que le contenu est intéressant, est-ce que les gens
13:14s'arrêtent dessus et combien de temps il le regarde.
13:16Et donc nous pour se battre un peu sur ce terrain là parce que les algorithmes ont créé maintenant le
13:22monde de l'information et le monde de la vidéo comme ça
13:25on est obligé d'avoir deux équipes. Donc on a une équipe qui travaille sur le fond d'un contenu
13:29donc qui s'assure que tout ce qu'on dit est juste, est baqué, est sourcé et qu'on va
13:33raconter vraiment une bonne histoire.
13:34Et une équipe qui fait donc ce que nous on a appelé marketing éditorial qui peut avoir plein de noms,
13:39qui a plein de formes
13:40mais l'idée c'est comment je package mon contenu pour qu'il donne envie aux gens d'aller le
13:44voir.
13:44Faire de la veille, on est en plein dans les coulisses des médias en ligne, on vous dévoile quelques-uns
13:48bien sûr de leurs secrets.
13:50Owen vous vous êtes formé justement aux médias, à l'école des médias finalement en lançant votre propre chaîne YouTube
13:55c'était en 2016, vous êtes formé sur ces sujets finalement de ligne éditoriale, comment s'organisent vos choix éditoriaux
14:01dans un secteur où ça va là aussi très vite, la crypto c'est de l'information en quasi continu
14:06?
14:07Alors pour le coup ça peut dépendre parce que je produis peu de contenu, parce que la création de contenu
14:12c'est plus un plaisir qu'un travail à full time
14:15dans le sens où je gère mes entreprises et c'est vraiment là que je passe le plus gros de
14:18mon temps aujourd'hui
14:19et ensuite ça va quand même dépendre du marché, ça peut m'arriver de traiter une actualité parce que tout
14:23le monde l'a aux lèvres
14:24et au contraire c'est une urgence, je vais prendre des risques en la traitant parce que je peux faire
14:28des erreurs
14:28et ça m'est déjà arrivé et ça m'arrivera encore, mais surtout parce que c'est maintenant qu'on
14:33doit répondre à cette question
14:34Quoi qu'il arrive on va soit sur une question de fond, soit sur une question d'actualité
14:37et ensuite en fonction du sujet et de sa complexité technique, on va se tourner vers des experts
14:41que ce soit des personnes qui vont pouvoir l'expliquer techniquement pour que je le comprenne
14:45que ce soit une personne qui va passer derrière ma vulgarisation pour me dire
14:49là tu as bien simplifié, là tu commences à dire n'importe quoi, il faut reprendre
14:53et également des personnes qui légalement vont pouvoir dire voilà, ça tu peux le dire
14:58là on pourrait te tenir responsable d'avoir fait ce qu'on appelle un conseil en investissement
15:02parce que c'est lié à de l'argent et qu'il peut y avoir une conséquence
15:05et du coup on va aller prendre différentes expertises, que ce soit technique, que ce soit blockchain
15:10que ce soit ensuite financière et légale pour être sûr qu'on a le droit de mettre ce contenu
15:14et c'est des fois difficile parce qu'on doit des fois un samedi fin de soirée
15:19consulter 8 professionnels dont 3 qui n'ont pas envie de répondre là tout de suite
15:22et c'est ce qui rend le sujet très complexe. Après, toutes les productions de contenu ne sont pas aussi
15:28complexes
15:29et évidemment une vidéo TikTok de 2 minutes 30 et un contenu de 45 minutes sur la blockchain
15:34et sur le proof of work et son fonctionnement, ce n'est pas la même façon de traiter le contenu
15:39ça va vraiment dépendre de sa nature, de sa durée et de la complexité du fond du message qu'on
15:45essaye de transmettre
15:46Dorit, vous prenez la parole pour des dirigeantes et des dirigeants sur les réseaux sociaux
15:50et particulièrement sur LinkedIn. Comment vous sélectionnez finalement les sujets pour vos clients ?
15:55Est-ce que vous êtes guidé là aussi, comme le disait Mickaël, par l'algorithme qui crée finalement l'information
15:59?
15:59Comment sélectionnez-vous les sujets que vous traitez pour vos clients ?
16:03Alors moi je vais vraiment être sur des thématiques qui vont être du storytelling
16:06donc porté sur l'humain, porté sur les émotions, le partage d'expériences, d'anecdotes et aussi de vision
16:12par rapport au chef d'entreprise que j'accompagne. Donc on va vraiment se détacher de cette notion d'urgence
16:18de l'information,
16:19cette notion d'actualité pour être plus sur une problématique d'information liée à l'image de marque, à la
16:25notoriété et à la perception de la marque employeur finalement,
16:30donc la notion de personal branding. Et le vrai enjeu finalement c'est que la stratégie éditoriale, elle corresponde à
16:36l'image que veut renvoyer mon client
16:38auprès de ses équipes et auprès aussi bien sûr de ses éventuels clients et du public en général
16:44parce que notamment sur LinkedIn, c'est B2B, donc toutes les entreprises sont dessus, il y a les médias, il
16:49y a la presse,
16:50donc il y a vraiment cet enjeu là que l'information serve l'image et pas la desserve.
16:56Il faut faire très attention avec la façon dont c'est amené parce que moi je dis toujours une réputation
17:00et donc une image de marque,
17:02ça met longtemps à se créer mais ça met très rapidement à se détruire. Donc il est là plutôt l
17:07'enjeu à ce niveau là.
17:08Pas d'actu chaud en tout cas à traiter pour ce qui est de votre métier de ghostwriter.
17:13On va parler de snack content, c'est un phénomène aussi forcément qui a débarqué depuis quelques années maintenant sur
17:19Internet.
17:19On consomme des contenus de plus en plus courts, des formats de 5 à 15 secondes qui pullulent sur les
17:25réseaux sociaux.
17:26Selon des études marketing, les formats vidéo de 30 secondes sont visionnés, tenez-vous bien, par 85% des internautes.
17:33A l'inverse, une vidéo de plus de 2 minutes, elle est consultée par moins de 50% de l
17:38'audience.
17:38Les résultats sont là. Comment est-ce que vous vous organisez vous en tant que médias, sachant qu'on connaît
17:42la responsabilité que vous avez
17:43puisque c'est porter une information vérifiée ? C'est compliqué Owen d'être exhaustif en moins de 30 secondes
17:49quand on traite des données financières, des données cryptos ?
17:54Honnêtement, on ne peut pas. En tout cas, on ne peut pas être exhaustif. On ne peut pas tout couvrir
17:57en 2 minutes.
17:58Il n'y a pas une seule notion très complexe de la blockchain où je pourrais donner toutes les clés.
18:02En 2 minutes, je peux séduire. En 2 minutes, je peux donner envie d'aller voir un contenu de 40
18:06minutes.
18:07En 2 minutes, je peux surprendre. Mais je ne peux pas faire mon métier correctement sur TikTok.
18:12Mais j'ai besoin de TikTok pour pouvoir le faire correctement ailleurs.
18:15Et d'ailleurs, je trouve que c'est dommage ce que ça a créé parce que les gens veulent des
18:20contenus courts.
18:20Du coup, on leur sert des contenus courts. L'algorithme veut un taux de clic.
18:25Du coup, on met une belle flèche rouge sur le contenu court.
18:27Et on espère que cette belle flèche rouge invite au clic, que ce contenu de 2 minutes invite à un
18:32contenu plus froid, plus complet,
18:34qu'on aura eu le temps de construire.
18:36Et donc, c'est un peu de la faute à tout le monde dans la boucle.
18:38De celui qui fait ce contenu de 2 minutes, en espérant envoyer vers un autre,
18:41et de celui qui clique que sur des miniatures avec des flèches rouges.
18:44On en parlait tout à l'heure.
18:45Si tout le monde cliquait sur des miniatures super sobres avec des titres pas aguicheurs,
18:50on ferait tous des miniatures super sobres avec des titres pas aguicheurs.
18:53Mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas ce que les gens veulent.
18:56Donc à un moment, on va servir ce que les gens veulent à l'instant T.
18:58mais je reste convaincu d'un truc, et c'est peut-être un peu candide, mais ça reste quand même
19:02le message de fond.
19:04Et la qualité du contenu final qui fait que les gens reviennent.
19:08Alors à l'instant T, quand quelqu'un clique, non, c'est un deal.
19:11Oui, je vais devoir faire des miniatures attirantes.
19:13Je suis obligé, si je veux avoir une chance de vivre et de faire vivre mon contenu.
19:16Mais si je veux que les gens reviennent, encore et encore, durablement, c'est un deal qui va un peu
19:21plus loin.
19:21Je pense que c'est un deal de confiance.
19:23Et ça, pour moi, il n'y a que le travail du contenu au fond.
19:26Et c'est ce qui fait que j'ai quand même un TikTok.
19:28Et même si je me refuse à mettre en avant quelques vidéos,
19:31ça peut arriver de tomber sur un de mes contenus où pendant une minute trente, je vais faire du sensationnel.
19:35Parce que ça fait partie du réseau.
19:36Et c'est pour ça que c'est de l'éducation.
19:38Il faut être capable de se le dire, je pense, en tant que créateur.
19:40Ça m'est déjà arrivé de regarder un de mes contenus et dire j'ai un peu honte.
19:42Parce que la valeur du message, c'était dans les trois minutes qui ne sont pas affichées à l'écran.
19:46Mais j'espère que les gens iront au-delà de ça
19:48pour être capable de me donner la chance de montrer toute l'entièreté de ma réponse, finalement.
19:53Chaque stratégie théorielle s'adapte finalement à chaque réseau, à chaque spécificité de réseau.
19:58Dorit, la tendance sur LinkedIn, on parlait de ces formats de plus en plus courts.
20:02Et vous nous disiez justement que du personal branding, c'est sur du long terme.
20:06Comment est-ce qu'on fait justement cet exercice d'équilibriste ?
20:09Comment est-ce que vous voyez les tendances, vous, sur le sujet, sur LinkedIn ?
20:13La création de contenu, c'est de plus en plus difficile.
20:16Parce que justement, on parlait de guerre de l'attention.
20:18On est totalement là-dedans.
20:19Aujourd'hui, on va vous juger sur vos premiers mots, sur votre phrase d'accroche, finalement.
20:23C'est ce qui va faire que la personne va décider très rapidement si votre poste est intéressant ou non.
20:28Et donc, va cliquer sur le fameux bouton « Voir plus » sur LinkedIn, qui arrive au bout d'une
20:32ou deux phrases.
20:33Donc, c'est dire s'il y a la nécessité directement d'aller chercher le lecteur, d'aller l'accrocher.
20:37La tendance a changé.
20:39Moi, quand je suis arrivée sur le réseau fin 2021,
20:41on pouvait se permettre de faire des postes un peu longs et les gens prenaient le temps de se documenter
20:47et de lire.
20:48Maintenant, il faut moins nuancer.
20:50Et c'est ça le danger, en fait.
20:51C'est que l'information, elle doit être beaucoup plus brute pour arriver à cueillir la personne.
20:56Et il y a moins de nuances pour justement exposer ses pensées dans le détail, etc.
21:00On ne peut plus se le permettre.
21:01C'est devenu presque un luxe.
21:03Donc, un poste aujourd'hui qui peut fonctionner sur LinkedIn,
21:06ça doit faire entre 1 000, je pense, et 1 500 caractères,
21:09à la seule exception faite du storytelling.
21:13Donc, justement, le fait de cueillir les gens avec une histoire qu'on va raconter.
21:17Et ça, en fait, on va aller chercher le lecteur.
21:21On va justement lui raconter une histoire.
21:23Et ça va faire qu'il va, même si on fait un poste, admettons, de 3 000 caractères,
21:26il va rester dessus parce qu'il y a une proposition.
21:29Mais sur de l'information, sur, admettons, une actualité,
21:33ça devient de plus en plus difficile.
21:35Et si on sort très rapidement de LinkedIn et qu'on va un petit peu sur TikTok,
21:40moi, il y a quelque chose que je trouve assez dramatique,
21:42c'est justement le côté snack content au niveau, par exemple, de la musique.
21:46Je sais qu'Angèle, par exemple, ses chansons, quand elle les poste,
21:49elle les met en x3, x4, x5 parce que les gens, en fait, ne prennent plus le temps
21:53de juste regarder une vidéo avec la chanson normale, au rythme normal.
21:58Et c'est assez dramatique parce qu'on est dans une boulimie d'informations.
22:02On veut consommer le maximum d'informations en un minimum de temps.
22:06C'est ça, la réalité aujourd'hui.
22:07On va continuer avec vous, Mickaël.
22:09On parle de snack content.
22:10Est-ce que le snack content, ce n'est pas du snack content, du contenu venimux ?
22:15Oui, oui, en fait, je rejoins Gwen et Dorit, en fait, sur ces contenus-là.
22:20Effectivement, ces contenus-là sont là parce que les gens veulent les consommer.
22:23Et nous, on veut, mais je dis nous, c'est vraiment l'humanité,
22:26même maintenant dans son intégralité.
22:28On veut tout, tout de suite.
22:29On veut des contenus qui sont courts, avec de l'information, qui sont dynamiques.
22:32Et nous, en tant que créateurs de contenu, on est effectivement un peu obligés
22:36de jouer avec ces règles-là pour, on peut remplir notre mission
22:39qui va être de donner de l'information.
22:41Dans notre cas, ça va être de transmettre du savoir
22:43et en fait, faire des contenus courts qui sont intéressants,
22:46qui vont attiser la curiosité et qui vont amener les gens à aller un peu plus loin.
22:50Donc, il y a un peu des deux dans ce contenu court.
22:53Il y a un mauvais côté, mais il y a aussi un bon côté
22:55parce que ça permet à plein de gens de découvrir de nouveaux types de contenus,
22:58de nouvelles thématiques sur lesquelles ils peuvent aller un peu plus loin
23:03et se renseigner un peu plus.
23:04Clickbait et infobésité, vous l'avez compris,
23:06c'est le sujet de notre table ronde aujourd'hui de ce talk.
23:09Et je vous invite bien sûr à poser toutes vos questions,
23:11applications, slide-o, menu, burger.
23:13Envoyez-nous vos questions, je les poserai dans quelques minutes.
23:15On poursuit bien sûr avec une autre question.
23:18On passe de plus en plus de temps sur Internet
23:20et les données que l'on y consomme en interne, on l'a vu,
23:23l'infobésité. Vous, Dorit, vous publiez environ six posts par semaine.
23:28Alors, racontez-nous un petit peu justement
23:29qu'est-ce que l'obésité pour entrer un peu plus dans le détail.
23:31Vous nous en parliez tout à l'heure.
23:33C'est ce que je fais.
23:35Voilà, c'est une forte production de contenu.
23:39C'est aussi une forte consommation de contenu.
23:42Et finalement, l'infobésité, si on doit le résumer très simplement,
23:45c'est une surcharge d'informations qu'on ne peut plus gérer,
23:47qui devient polluante réellement.
23:49Moi, j'ai un chiffre au niveau de l'observatoire de l'infobésité.
23:53C'est 52% des salariés, parce qu'on peut totalement ramener l'infobésité,
23:56bien sûr, au monde du travail,
23:58qui répondent au mail dans la première heure.
24:01Il y a cette notion d'urgence dans l'infobésité qui est très présente
24:04où finalement, justement, on ne sait plus prioriser.
24:07On ne sait plus ce qu'il mérite dans la seconde de répondre
24:10ou ce qu'on peut laisser pour plus tard.
24:12Et il y a cette notion vraiment oppressante
24:15où on se sent possédé et dicté par l'information
24:18qui, finalement, prend beaucoup de place dans nos esprits.
24:22Donc, finalement, on parle de charge mentale et de santé mentale.
24:25C'est un vrai sujet.
24:27Et je sais qu'après, on viendra justement à la détox digitale
24:29pour proposer des solutions.
24:31Mais il y a cette nécessité-là.
24:32Vous allez nous parler de vos petits trucs à vous, justement,
24:35pour vous protéger de l'infobésité.
24:37Owen, pour vous, il faut être capable de cibler les informations.
24:40Comment, justement, on cible les informations
24:42et pour combien de sources différentes ?
24:45Encore une fois, ça va dépendre du sujet.
24:47Plus ça va être technique, plus ça va être touchy,
24:51plus je vais me baquer.
24:52Je vais relire, je vais revérifier que ce soit dans ma création de contenu.
24:55Et je vais même faire un truc qui est génial
24:57et qui est peut-être une des clés de solution.
24:58Je commence à inviter ma communauté à vérifier ce que je dis.
25:01Déjà parce que je trouve que c'est un bon réflexe.
25:03Et ensuite, parce que du coup, il y a ma communauté qui vient
25:05et qui n'hésite plus à me dire
25:07« Je pense que tu t'es trompé, moi j'aurais dit ça ».
25:09Et du coup, les commentaires les plus pertinents
25:10et les plus constructifs, je les remonte.
25:12Ce qui fait qu'un de mes contenus n'est réellement complet
25:15que si on va regarder les 2-3 top commentaires que j'ai remontés
25:18parce qu'il y a toujours quelqu'un de plus expert que vous
25:20quand vous venez vulgariser.
25:22Toujours.
25:22Ça ne veut pas dire que tout le monde l'est.
25:24Ça ne veut pas dire qu'il faut remonter tous les commentaires.
25:26Mais du coup, non seulement plus c'est complexe,
25:28plus je vais augmenter mes sources d'informations.
25:30Et particulièrement dans le monde de l'argent,
25:32des crypto-monnaies ou dans un monde de sensations,
25:35j'invite toujours les gens à consulter
25:372 ou 3 de leurs sources fiables
25:39et à remettre en cause ce qu'on dit dans les crypto-monnaies.
25:41Dior, do your own research
25:43et vérifiez vous-même ce que vous êtes en train de lire,
25:46ce qui vous donnera un sacré niveau de qualité d'information.
25:48Alors, être capable de sélectionner l'information,
25:50c'est ce que vous nous disiez aussi
25:52lors de nos échanges préparatoires.
25:55Pourtant, cibler l'information,
25:56est-ce que ça ne nous couperait pas finalement
25:58d'autres gisements d'informations ?
25:59Est-ce que finalement, sélectionner 4 sources d'informations,
26:02ce n'est pas se couper des autres sources d'informations ?
26:04Oui, mais l'infobésité est telle
26:06qu'on va en voir passer d'autres de toute façon
26:08et qu'on va pouvoir recroiser.
26:09Et ensuite, c'est aussi une question de statistique.
26:12Si on en a 3 ou 4 qui parlent du même sujet,
26:15la probabilité que tout le monde fasse la même erreur
26:17est plus faible.
26:18Et ensuite, quand tout le monde a fait la même erreur,
26:21on arrive assez rapidement à savoir pourquoi.
26:23Donc, oui, on ne doit pas se fermer au reste du monde.
26:26Je ne dis pas qu'il faut avoir 4 médias,
26:274 influenceurs ou 4...
26:29Et arrêter d'écouter tous les autres.
26:30Tous les autres deviennent des charlatans et des menteurs.
26:32Non, je ne pense pas.
26:33Mais je pense qu'il faut avoir dans ses habitudes
26:353, 4 sources à qui on a commencé à donner de la confiance
26:38et qui ont créé de la confiance avec nous sur du long terme
26:41et qui ne l'ont jamais brisé, finalement.
26:43Mickaël, Explore Média, je le disais en préambule,
26:44ce sont 850 millions de vues par an.
26:48On a naturellement envie de connaître votre point de vue
26:50sur l'infobésité.
26:51Est-ce que, justement, votre média y participe
26:53et quel est votre point de vue sur le sujet ?
26:55Sur est-ce que le média y participe,
26:57nous, on a fait ce choix éditorial de poster très peu.
27:00Donc, on poste moins de 10 fois par semaine.
27:02Donc, on travaille énormément des contenus.
27:04C'est des contenus qui rayonnent pas mal.
27:06Parce qu'on essaie vraiment d'avoir des contenus sur lesquels
27:09on passe du temps, des contenus qui fonctionnent
27:11et qui vraiment apportent un peu de savoir.
27:13Et nous, c'est un peu notre façon aussi de lutter contre ça.
27:16On n'a pas fait le choix d'être un média qui va produire
27:19100 contenus par semaine et se dire qu'il y en a 8 qui vont fonctionner
27:23et ça, ça va faire les chiffres de la semaine.
27:24On se dit qu'on veut créer très peu de contenus,
27:26mais des contenus qui vont apporter de la valeur ajoutée à notre audience.
27:29Donc, c'est un peu nous, notre façon de lutter aussi contre ça
27:31et de se dire qu'on ne veut pas lancer des contenus à tort et à travers
27:35parce qu'il y a la moindre information qui est sortie.
27:37Tout ce qu'on sort, c'est des contenus qui sont fouillés,
27:39qui sont recherchés et dans lesquels on va un peu plus loin.
27:41Donc, vous publiez 10 nouveaux contenus par semaine, c'est ça ?
27:44Vous n'avez pas au-dessus ?
27:45Exactement.
27:47Ça peut être moins.
27:47Ça peut être des semaines, on va faire moins.
27:49Mais après, pour revenir à l'infobésité, oui, c'est une réalité.
27:51C'est une réalité.
27:52Forcément, on y participe un peu tous à notre niveau.
27:56Mais l'idée, là, c'est de donner un peu ces clés de lecture,
28:00c'est de donner ces clés de lecture,
28:01savoir comment fonctionne un média
28:02et comment nous, à notre niveau, on essaie de lutter contre ça.
28:06Mais ce n'est pas parce qu'il y a de l'infobésité
28:08qu'il faut arrêter d'informer, qu'il faut arrêter d'instruire,
28:11qu'il faut arrêter de transmettre du savoir.
28:12C'est juste qu'il faut le faire de manière raisonnée,
28:14le faire de manière intelligente.
28:16Et le faire de manière raisonnée et de façon intelligente,
28:18c'est peut-être parler de...
28:20Prenne patique, ça tombe bien,
28:20puisque c'est le sujet de ma prochaine question.
28:22On parle de digital detox
28:23pour se couper des réseaux sociaux,
28:25pour se recentrer
28:26et pour se consacrer à des activités dites plus saines.
28:31Ma question est très simple à tous les trois, nos experts.
28:33Comment tirer meilleure partie du digital ?
28:36C'est peut-être ma première question,
28:37j'en aurai une seconde après.
28:38Comment tirer meilleure partie du digital ?
28:40Mickaël, Dorit ou Owen ?
28:42Allez-y.
28:43C'est à vous de nous le dire.
28:44Je peux commencer.
28:45Alors Dorit.
28:45Je me dévoue.
28:47Alors moi, je pense que déjà,
28:48il faut arrêter de se mettre la pression.
28:50On se met beaucoup de pression par rapport aux notifications,
28:53par rapport aux mails.
28:54Et finalement, on en vient à se perdre dans tout ça.
28:56Je vais donner mon exemple.
28:58Je reçois beaucoup de notifications sur LinkedIn,
29:00mais vraiment beaucoup,
29:01au point où en janvier 2022,
29:03j'avais 10 000 notifications.
29:04Et le chiffre n'est pas exagéré,
29:05j'en avais vraiment 10 000.
29:07Et là, je me suis dit,
29:08qu'est-ce que je fais ?
29:09Je suis humaine, je ne peux pas en fait.
29:11Donc j'ai décidé tout simplement
29:13que je n'ouvrirai plus mes notifications.
29:16Donc j'ai choisi aussi d'être égoïste.
29:18Et je me dis qu'en fait,
29:19je suis obligée de me préserver.
29:21Donc je sais que je passe à côté
29:22de certaines informations,
29:24mais je me dis que si vraiment elles sont importantes,
29:26dans tous les cas,
29:27elles arriveront jusqu'à moi d'une façon ou d'une autre.
29:30Donc déjà, il y a cette action
29:31qu'on peut tous faire
29:32pour se protéger de la surcharge d'informations.
29:35Et la deuxième, c'est qu'à mon échelle,
29:37ça donne des centaines de commentaires par jour,
29:39des centaines de messages par jour,
29:41rien que sur LinkedIn.
29:42Donc il y a la nécessité,
29:43en plus de la création de contenu
29:45à haute fréquence que j'ai,
29:47de me préserver de tout ça.
29:48Donc voilà, moi, c'est assez radical.
29:50Et tout le monde peut le faire.
29:51Un jour par semaine,
29:53je coupe tous les réseaux sociaux,
29:55tous les réseaux sociaux,
29:56et je fais une détox digitale.
29:57Et ça permet de se reconnecter
29:58avec la vraie vie,
29:59avec le vrai monde,
30:00avec les vrais gens.
30:01Et c'est aussi très important,
30:02justement, pour sa santé mentale.
30:04Parce qu'au bout d'un moment,
30:05on se perd et on se zombifie un petit peu.
30:08On manque aussi parfois de recul, je pense.
30:10Et c'est là où ça peut devenir aussi dangereux
30:12pour sa santé mentale.
30:13Le défi est posé pour celles et ceux
30:15qui nous suivent et qui nous écoutent.
30:17Comment tirer meilleure partie du digital ?
30:19Mickaël ?
30:20Je rejoins Dorit sur ce côté-là,
30:22de se dire de temps en temps,
30:23c'est bien de faire une pause.
30:24Moi, je sais que je suis constamment
30:26sur les réseaux sociaux
30:26et je passe ma semaine sur les réseaux sociaux.
30:28Donc le week-end,
30:29j'essaie juste de limiter un peu.
30:31Donc ça, mais c'est très personnel.
30:33Après, sinon, en tant qu'utilisateur,
30:35c'est plus savoir quel contenu on regarde
30:39et est-ce que le contenu qu'on propose
30:41est un contenu qui est vrai,
30:43qui est sourcé ?
30:44Est-ce que c'est de l'information ?
30:45Faire un peu le tri entre ce qui est de l'information
30:48et ce qui est un peu du bruit
30:50qu'on va trouver sur les réseaux sociaux.
30:51Il y a plein de choses.
30:52C'est du travail de faire ça.
30:53C'est beaucoup de travail de sélectionner,
30:55d'être capable de sourcer.
30:55C'est un peu avoir cette hauteur
30:58sur les contenus qu'on nous propose
30:59et se dire,
31:00OK, l'algorithme propose tel ou tel ou tel contenu.
31:02C'est à nous de prendre un peu de hauteur
31:04et se dire, OK, ça, ça ne m'intéresse pas
31:05et noter dans l'algorithme,
31:07pas intéressé
31:08pour qu'il apprenne un peu plus là-dessus.
31:09Owen dit, Asher.
31:12Premièrement, moi, je me rends compte
31:13que je suis encore esclave du truc.
31:14Je ne suis pas juste producteur
31:15et je ne vois pas que le côté production.
31:18Je me rends compte
31:19que réussir à me réveiller
31:21et aller me doucher
31:22sans allumer mon téléphone,
31:23je suis super fier de moi.
31:24J'ai l'impression que je fais un truc de ouf.
31:26Je suis en train de me doucher
31:27alors que normalement,
31:28je sais que j'ai au moins
31:28cinq minutes de vidéos de chat,
31:30cinq minutes de cascade.
31:32C'est ça, le truc.
31:33C'est très précis, très organisé.
31:34Non, pas du tout.
31:36L'algorithme nous sert ce qu'on consomme.
31:37Non, la réalité,
31:39c'est que je me rends compte
31:40que je gagne beaucoup de temps
31:41quand je commence ma journée
31:42par ouvrir les yeux
31:43et aller me faire un café
31:44ou aller sous la douche
31:45et ne pas commencer ma journée
31:47par ouvrir tout de suite mes notifs.
31:49Et pourtant,
31:50je suis un peu obligé de le faire
31:52parce que les messages,
31:53ce que j'aurais pu manquer
31:54pendant la nuit peut être urgent.
31:55Je n'arrive pas à couper 24 heures.
31:56Je suis incapable de couper 24 heures.
31:59Franchement, je ne pensais pas
32:00que c'était possible,
32:00mais je t'avoue,
32:01je fais ça depuis janvier.
32:02Je te jure que c'est possible.
32:03La réalité,
32:03c'est que s'il y a une information
32:04très importante,
32:06la notification Twitter
32:08se transforme en un message messenger
32:10qui se transforme en un coup de fil
32:11si c'est urgent systématiquement.
32:13Donc, je pense qu'il faut être capable
32:14de prendre cette distance.
32:15Et le dernier truc,
32:16c'est de travailler un peu
32:17son esprit critique
32:18et comprendre qu'il n'y a vraiment pas le feu.
32:21Une urgence,
32:22ça peut être une urgence
32:23à quelques heures
32:23ou à quelques jours
32:24et une opportunité surtout,
32:26vous pouvez la saisir demain aussi.
32:28Eh bien, justement,
32:29nous, on va saisir les questions
32:30que le public a vous posées.
32:32Nous avons une première question.
32:32Il s'agit de Wardia
32:34qui vous pose la question.
32:35Quelle place reste-t-il
32:36pour le contenu de qualité
32:37avec du fond ?
32:39Comment voyez-vous
32:39la création de contenu
32:40pour ces deux prochaines années ?
32:43Allez-y.
32:45Je peux y répondre un peu là-dessus.
32:47Il y a encore clairement
32:48de la place pour ce contenu-là.
32:50C'est juste
32:51et c'est un peu ce qu'on disait
32:52un peu plus tôt
32:53dans la discussion,
32:54c'est qu'on est maintenant obligé
32:56de jouer les règles des algorithmes
32:57parce que c'est eux
32:58qui vont décider
32:58si notre contenu
32:59va être montré
32:59à 3 000 personnes
33:00ou à 3 millions de personnes.
33:02Donc, il faut jouer ces règles-là.
33:03Mais après,
33:04ce n'est pas parce qu'on a
33:053 secondes
33:06ou une miniature
33:06qui est à peine un peu aguicheuse
33:08que le contenu derrière
33:09ne va pas être intéressant.
33:10Et même à l'inverse,
33:11c'est notre mission
33:12de créer des contenus
33:13qui vont être vus,
33:14de créer des contenus
33:15qui vont apprendre
33:15des choses aux gens.
33:16Et si on ne fait pas ça,
33:18en fait,
33:19on passe à côté de notre mission.
33:20C'est-à-dire,
33:20si on va passer 3 semaines
33:22sur un contenu
33:22qui va apprendre
33:23plein de choses aux gens,
33:24où il y a beaucoup de fonds,
33:25où il y a beaucoup d'apprentissages
33:26et qu'on ne fait pas l'effort
33:28de faire une bonne miniature
33:29ou un bon titre
33:30et qui va être montré
33:31à 3 000 personnes,
33:32en fait,
33:33c'est un peu un échec pour nous
33:34parce qu'on ne va pas mettre
33:35en avant ce contenu
33:36qui est intéressant,
33:37qui a du fond
33:38versus d'autres contenus
33:39qui sont très aguicheurs
33:40mais il n'y a pas de fond.
33:41Donc, il y a encore moyen
33:42de faire ça.
33:43C'est juste vraiment cet effort
33:44de faire du fond
33:45et faire de la forme,
33:46de faire les deux en même temps
33:46et voilà.
33:48Dorit Owen,
33:48sur la place du contenu
33:49de qualité de fond,
33:51a-t-il un avenir ?
33:52Je pense que c'est une convention
33:53avec les gens.
33:54Oui, je mettrais peut-être
33:55une flèche rouge sur mon contenu.
33:55Un deal, c'est ce que vous disiez
33:55tout à l'heure, un deal, un contrat.
33:57Non, c'est un deal.
33:58Il y aura peut-être
33:59une flèche rouge sur mon contenu
34:00mais je m'engage derrière
34:01à travailler le truc,
34:02à essayer de vous satisfaire
34:03sur la qualité.
34:04La réalité,
34:05c'est que plus il y aura
34:06d'infobésité,
34:07plus on va arrêter
34:08de vouloir être le plus rapide
34:10et on va essayer
34:11de se dire OK,
34:11maintenant les gens
34:12commencent à en avoir marre
34:13de la rapidité
34:14donc ils vont arrêter
34:15de consommer
34:15ce qui leur est servi
34:16réchauffé rapidement
34:17qui sort du micro-ondes
34:18et donc petit à petit
34:20on va commencer
34:20à valoriser le bon contenu
34:22bien bossé.
34:23Et donc c'est quand l'audience
34:24va commencer à chercher
34:25ce qu'elle recherche
34:26que les gens vont s'aligner derrière.
34:29Si les gens veulent plus de valeur
34:30et plus de travail
34:31sur le contenu de fond,
34:32ils vont valoriser ce contenu,
34:33ils vont le consulter
34:34et les gens vont devoir sortir
34:36des travaux
34:37qui sont naturellement
34:38plus bossés,
34:39plus remodelés
34:40et qui sont tout simplement
34:42plus travaillés.
34:43Dorit, justement,
34:44Wardia nous disait
34:45dans la deuxième question
34:46comment est-ce que vous voyez
34:46la création de contenu
34:47pour les deux prochaines années ?
34:49On parlait de snack content,
34:50du contenu de plus en plus court.
34:51Quelle est la tendance
34:52que vous voyez vous arriver ?
34:54Dorit ?
34:55Alors si je peux juste
34:55me permettre de rebondir
34:56sur la question d'avant
34:57parce que j'ai juste
34:58un truc à dire.
34:59C'est que pour moi,
34:59la notion de contenu intéressant
35:01et de fond,
35:02ça ne veut vraiment rien dire.
35:03Typiquement,
35:04je vais vous parler
35:05du dernier divorce de Shakira.
35:06Pour quelqu'un,
35:07ça va être un contenu
35:08de fond et intéressant.
35:09Au même titre,
35:10on va faire un article
35:11de...
35:12Non, mais c'est vrai.
35:13On va faire un article
35:14sur les guerres
35:14ou quoi que ce soit.
35:15Pour une autre,
35:16ça va vraiment être
35:18du contenu intéressant
35:19et de fond.
35:19Donc, il faut accepter
35:20qu'il y a tout type de public,
35:22qu'il y a du contenu
35:22qui est vraiment
35:23de fond et intéressant
35:25de façon subjective
35:26pour tout le monde.
35:27Donc, je pense
35:27qu'on se crée
35:28son propre algorithme aussi.
35:30Ne pas hésiter
35:30à aller chercher
35:31les informations
35:32qui nous ressemblent
35:34et qui nous intéressent,
35:35mais accepter
35:35qu'il faut vraiment
35:36de tout pour faire un monde
35:37et qu'il y a tout type
35:38de médias
35:38qui proposent
35:39tout type d'informations
35:40différentes
35:40et que la notion
35:41de valeur finalement
35:42est extrêmement abstraite
35:43et surtout très subjective
35:45selon les personnes.
35:46Voilà, petit aparté.
35:47Maintenant, du coup,
35:48pour la deuxième partie,
35:49moi, par rapport à LinkedIn,
35:50je vois l'évolution
35:51du point de vue storytelling
35:52qui a déjà commencé
35:54en fait à prendre
35:55beaucoup de place.
35:56En fait,
35:57peu importe le réseau
35:58et surtout sur LinkedIn,
36:00c'est un réseau social,
36:00professionnel, certes,
36:01mais c'est avant tout
36:02un réseau humain.
36:03Donc, du coup,
36:04qui dit humain
36:04dit émotion.
36:05Donc, on va de plus en plus
36:07vers ce côté
36:07où on va vers des partages
36:10de réussite,
36:10des partages d'échecs.
36:11C'est ce qui va faire
36:12que l'audience
36:13va vraiment se fédérer à vous,
36:15s'attacher à vous
36:15et c'est ce qui va créer
36:16un lien en fait
36:17et c'est ce qui va être différenciant
36:19et qu'on va attirer
36:20notamment des entreprises
36:21qui nous ressemblent.
36:23Donc, pour moi,
36:23on va aller vers ce contenu-là
36:25qui va s'humaniser
36:26de plus en plus
36:26et peut-être d'ailleurs
36:28pour beaucoup de personnes
36:29s'écarter
36:30de ce qui est du contenu de fond
36:31et du contenu intéressant.
36:33Mais voilà,
36:33c'est toujours pareil.
36:34Pour moi,
36:34sur ce point,
36:35tout le monde doit me dire
36:35à sa porte.
36:36Raconter sa propre histoire,
36:37c'est en tout cas
36:38ce que vous voyez émerger
36:39depuis quelques temps
36:40maintenant sur LinkedIn.
36:42Pour vous,
36:42Owen, Michael,
36:43justement,
36:43les tendances qui sont à venir
36:46en termes de contenu,
36:47quelles sont-elles ?
36:49Je ne vois pas
36:50des contenus encore plus courts
36:51sinon ça va vraiment
36:52commencer à devenir compliqué.
36:53Parlez moins de 30 secondes
36:54voire moins de 50 secondes.
36:55Effectivement,
36:56c'est difficile à...
36:56Non, c'est ça.
36:57C'est très difficile
36:58de savoir
36:59quelles sont les tendances
36:59qui vont arriver.
37:00Déjà que les traités,
37:01c'est un métier
37:02d'essayer de se dire
37:03OK, ça,
37:03c'est la tendance du moment.
37:04Non, non,
37:04sur le machine,
37:05ça va très vite.
37:06On dirait qu'on me demande
37:07quelle est la prochaine
37:08crypto-monnaie.
37:09Non, je pense que c'est
37:10très délicat
37:11et je pense qu'il faut
37:12au contraire voir
37:12comment ça évolue.
37:13Ça y est,
37:14on commence à avoir
37:15une saturation
37:16des contenus courts
37:17ou du moins
37:17des contenus courts
37:18qui se veulent exhaustifs.
37:19Et donc,
37:19je pense qu'on commence
37:20et c'est peut-être
37:21même un peu faux
37:22puisque je ne peux pas avoir
37:24de boule de cristal,
37:25mais je pense
37:26qu'on commence
37:26à retrouver
37:27de la fidélisation
37:28qui vient du contenu de fond
37:29et je pense qu'on commence
37:31à suivre certains créateurs
37:32parce qu'on sait
37:33comment ils font les choses,
37:34on sait avec quelle valeur
37:35et avec quelle griffe
37:35ils le font
37:36et qu'on ait sa méthode,
37:38que ce soit un contenu court
37:39ou un contenu long,
37:40un contenu de fond,
37:41qu'il soit chaud
37:41ou qu'il soit froid,
37:42je pense qu'on va commencer
37:43à rechercher
37:44la griffe de l'auteur
37:45et on va commencer
37:46à rechercher
37:46je vais suivre telle personne
37:47ou tel média
37:48parce qu'ils font ça
37:49de cette façon.
37:50Et dans le passé
37:51quand ils ont fait des erreurs,
37:53ils se sont exprimés dessus,
37:54ils ont expliqué pourquoi
37:56et la raison fait que
37:57je continue de les suivre
37:58parce que tout le monde
37:59a le droit de faire des erreurs
38:00mais ce sont des bonnes raisons
38:01de le faire.
38:02Je pense que c'est ce qu'on va
38:02retrouver dans le futur.
38:04On conserve sa crédibilité
38:05de cette façon-là aussi.
38:06Bien sûr, Mickaël,
38:06les tendances,
38:08boule de cristal,
38:08pas boule de cristal.
38:09Pas grand-chose à ajouter exactement.
38:10C'est très dur
38:11d'évaluer les tendances
38:12et de savoir ce que les gens
38:13vont vouloir regarder
38:14dans les six prochains mois,
38:15deux prochains mois.
38:15Les presses hydrauliques
38:16qui écrasent des trucs,
38:17ça, c'est incroyable.
38:18Ça, ça marche très bien.
38:19Mais donc voilà,
38:20c'est très dur.
38:21Donc effectivement,
38:22ça va évoluer.
38:22Après, dans quel sens ?
38:24C'est trop dur à commencer.
38:25Ça sera votre contenu
38:26réveil matinale
38:27après les chats,
38:28les presses hydrauliques.
38:30Merci à tous les trois.
38:31Je vous demande bien sûr
38:32d'applaudir
38:32Mickaël Sebag,
38:33Dorit Naon
38:33et Owen Simonin.
38:34Merci à tous les trois
38:36pour ce partage d'expertise.
38:38Et quant à nous,
38:39je vous invite à rester avec nous
38:40puisque nous allons parler
38:41d'avenir
38:42et plus particulièrement
38:43des métiers d'avenir.
38:45Ce sera dans cinq minutes.
38:46Restez bien.
38:46à nos côtés.
38:47Vivatech continue.
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