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  • il y a 1 semaine
L'École des Futurs

Catégorie

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Technologie
Transcription
00:00Vous êtes déjà là, vous Gaël Musquet, vous dites tiens, j'ai vu la lumière, je suis entrée, mais ça
00:04tombe bien.
00:05Bonjour à toutes, bonjour à tous, je suis Marjorie Payon et je suis ravie justement de vous recevoir aujourd'hui
00:09sur cette scène ici à VivaTech,
00:11sur la stage 3 parce qu'on va plonger dans le futur, le futur des métiers, le futur des formations
00:16et le futur de la technologie.
00:18A mes côtés, comme toujours, Gaël Musquet, notre hacker éthique préféré.
00:22Gaël, tu vas nous suivre pour deux premiers débats. On parlera de code ou de no code parce que tu
00:28le sais, le code a changé, notamment pour les développeurs et les développeuses.
00:32Aujourd'hui, les promesses du no code, évidemment, nous emportent vers d'autres cieux. On en parlera avec toi, Évac
00:37Erwan Kezar, dans un instant.
00:40Tu seras aussi à mes côtés pour un débat sur l'IA éthique. En tant que hacker éthique, évidemment, tu
00:45as des choses à nous apprendre sur le sujet.
00:47Taouid de Stiwick et le président d'Aivan City nous rejoindra également pour ce débat-là.
00:53Alors aujourd'hui, on va essayer d'ouvrir les chakras de l'éducation et du numérique responsable ensemble.
00:58On est ensemble là aussi pour 60 minutes d'émission. 85% des métiers de 2030 n'existent pas encore.
01:06Comment les créer ? Comment rester agile face à l'inconnu ? Code ou no code ? IA éthique, métavers
01:12ou impact ?
01:13On va passer en revue ensemble les tendances de ce futur proche avec des duos d'experts et du monde
01:19de l'éducation et du business.
01:21Et puis, en fin d'émission, on va vous dévoiler les résultats d'une consultation citoyenne menée par Make.org.
01:27Solution jeunes, c'est la grande cause citoyenne à laquelle VivaTech s'associe.
01:31Pour la deuxième fois, avec cette question, ça va peut-être intéresser.
01:35Tiens, comment la tech peut permettre à chaque jeune de trouver sa place dans la société ? C'est pas
01:40beau ?
01:41C'est parti.
01:41Tout au long de ce direct, je serai aussi accompagnée par un sparring partner d'exception.
01:47Il est économiste, écrivain, membre de l'Académie française.
01:51Eric Orsena posera son regard sur nos débats.
01:55Et puis Martin, le cofondateur et directeur de création de Cartoon Base, nous accompagne, lui,
02:00tout au long de cette journée pour des sessions d'illustration en live.
02:04Vous pourrez voir les reprises justement de ces dessins à l'écran juste derrière nous.
02:09Est-ce que vous êtes prêts pour partir dans le futur ? On part en 2030.
02:12Vous êtes prêts ?
02:13Oui, c'est formidable.
02:15On y va pour la première séquence.
02:28Et pour cette toute première séquence, code ou no code, Gaël Musquet.
02:32Et maintenant, rejoint dès le début de cette émission, j'accueille aussi Erwan Kézard,
02:36le fondateur de Contournement.io.
02:39Erwan, bonjour à toi.
02:43Erwan, tu proposes des formations express en ligne pour maîtriser les super pouvoirs du no code.
02:49Alors, vous le savez, on va parler de développement informatique, de data science, d'intelligence artificielle.
02:55Il y a beaucoup d'écoles dans Nouveau Genre justement qui se bousculent sur le marché
02:58pour attirer les prochains professionnels du secteur.
03:02Et en même temps, programmer sans saisir une ligne de code, ni avoir de connaissances informatiques,
03:07c'est la promesse justement du no code, la promesse vers laquelle tu nous entraînes Erwan.
03:12Est-ce que c'est une lubie de la tech ou est-ce que c'est une vraie démocratisation ?
03:16On en parle tout de suite avec vous, messieurs.
03:19Code ou no code ?
03:21Les deux.
03:22OK, drop the mic. Code ou no code ?
03:24Les deux.
03:25D'accord, ça nous promet un beau débat sur les dix prochaines minutes.
03:29Le no code, en tout cas, c'est l'avenir de l'informatique selon Microsoft,
03:32une solution à la crise économique à venir.
03:35Ça, c'est ce que dit Fast Company.
03:37Le no code est sur toutes les lèvres et sur tous les claviers du monde de la tech.
03:40Mais ça sert à quoi exactement, docteur no code ?
03:43En quelques mots, les outils no code, ce sont des outils qui, comme leur nom l'indique,
03:47permettent de créer des sites web, des applis, des automatisations,
03:51des choses numériques avancées, sans écrire ou sans lire de code informatique.
03:55Et surtout, ce sont des outils 100% visuels, très intuitifs,
03:59qui sont 100% en ligne.
04:01Donc, il n'y a rien à installer, rien à héberger.
04:02Ce qui permet à des gens non techniques de réaliser des choses.
04:05En revanche, il y a des outils no code très accessibles,
04:08qui permettent rapidement de faire des choses quand on n'est pas technique.
04:11Nous, en une demi-journée, on arrive à faire faire des petites plateformes à des gens et tout.
04:14Par contre, il y a des outils comme Bubble ou Webflow qui sont experts.
04:17Et là, il faut plutôt un mois.
04:18Mais attention, le no code n'est pas le low code.
04:21Le low code, c'est peu de code, mais quand même, il faut des compétences techniques.
04:23Et le no code, c'est surtout pas anti-code.
04:26C'est programmé visuellement, c'est donner des ordres aux machines sans écrire de code.
04:29Et ça se marie très bien avec le code, il faut le savoir.
04:33Ce que tu proposes, d'ailleurs, avec Contournement.io,
04:35c'est de démystifier la technique pour faire ses premiers pas en quelques heures en no code.
04:41Tu dirais que quoi, finalement ?
04:43Le no code, c'est travailler plus pour gagner plus de temps,
04:48ou plutôt travailler moins pour gagner plus.
04:49Elle était mieux dans ce sens, elle a cette formule plus compréhensible, en tout cas.
04:53La productivité au sens, on va dire, moderne et numérique du terme, c'est ça, c'est travailler moins pour
04:57faire mieux.
04:58Et dans le no code, il y a deux choses à dire.
05:00C'est qu'il y a le côté, je crée des produits, je crée un site, je crée une appli.
05:04Certes, c'est une chose importante, mais il y a ce qu'on appelle, nous, chez Contournement, les no code
05:07OPS.
05:07C'est-à-dire optimiser ces opérations, ces OPS, ces opérations numériques du quotidien.
05:11Que ce soit au niveau perso ou pro, tout le monde ici fait des choses répétitivement, de manière chronophage chaque
05:18jour.
05:18Des copiés-collés, des télécharges, je vais mettre dans tel dossier.
05:20Et le no code, c'est l'un des moyens d'automatiser ce genre de choses, de se faire ses
05:24propres outils,
05:25de se réapproprier la chose numérique, sans forcément être technique, au lieu de se faire déposséder de son temps.
05:31Et je préciserai d'ailleurs que le no code aussi, les outils contemporains, R-Table, Zapier, tout ça,
05:36ce sont des outils bien faits, qui t'apprennent comment fonctionne le web.
05:40Nous, on a même fait un projet avec une association de décodeuses, où on a formé 35 demandeuses d'emploi,
05:45au no code, pour qu'ensuite elles apprennent plus facilement le code.
05:47Parce que quand tu as touché à des bases de données, à des API, que tu as structuré un site
05:51sur les bases de HTML, CSS visuellement,
05:54tu comprends vachement mieux ce que tu peux faire en code derrière.
05:57Ça veut dire quoi ? Que le no code, si je t'entends bien, c'est un outil qui va
06:01aussi nous amener vers une tech plus inclusive,
06:03qu'on ait des bases ou pas en informatique, quel que soit le parcours, justement, qu'on a vis-à
06:08-vis des métiers tech avant ?
06:10Plus inclusive, ça pour l'instant, nous par exemple, dans la communauté no code France, tout le monde peut la
06:14rejoindre.
06:15D'ailleurs, il y a vraiment tout type de profil, que ce soit des TPE, des PME, des grandes entreprises,
06:18des gens qui sont plutôt en parcours d'insertion,
06:21des gens qui ne viennent pas du tout de la tech.
06:24Mais par contre, les personnes qui représentent, qui prennent la parole dans le no code, il faut encore que ce
06:28soit plus divers et plus inclusif.
06:29Premièrement. Deuxièmement, le no code, par contre, c'est un outil profondément démocratisant.
06:35Déjà, il y a dix ans, quand j'avais créé une entreprise qui s'appelle Simplon.co, une école du
06:39web solidaire,
06:40il y avait un mot que j'aimais bien, c'était la commoditisation des moyens de production logiciel.
06:44Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une commodité, quelque chose de facile à avoir, avant, c'était
06:48un luxe.
06:49Là, aujourd'hui, faire ce genre de choses, ça devient plus démocratique.
06:52Mais attention, le no code, ce n'est pas facile.
06:54En quelques heures, vous pouvez faire quelque chose.
06:56Par contre, ce n'est pas pour rien que vous faites de la formation.
06:58Si tu es guidé, tu iras plus vite et tu n'apprendras pas de traviel.
07:01De traviel, on va dire de traviel.
07:03Mais n'apprenons pas de traviel et retournons vers Gaël Musquet, justement.
07:06Gaël, quand j'entends Erwann, justement, dérouler ces super pouvoirs du no code,
07:10se dire que finalement, oui, ça va être plus simple que d'apprendre chaque langage informatique
07:14pour pouvoir coder tout seul dans son coin.
07:16Tu t'es dit que finalement, tu n'as pas fait le bon métier ?
07:18Non, au contraire. J'ai commencé à l'âge de mes enfants qui ne sont pas loin avec MS-DOS,
07:246.22.
07:26Il fallait tout faire en ligne de commande avec des interfaces graphiques très simples
07:31et en même temps, d'une manière très complexe d'utiliser la machine.
07:34Donc, au non-contraire, voir arriver ce type d'outil-là, c'est aussi remettre du sens
07:40dans nos métiers liés au numérique.
07:43On oublie souvent pourquoi on a des machines.
07:45C'est pour nous aider, pour éviter qu'on soit fatigué, pour éviter de se tromper.
07:50Sur mon lit d'hôpital, presque mort, voir des infirmières se tromper 4 à 5 fois
07:56dans mes prises de température, mes constantes vitales et du coup, faire des erreurs.
08:00Ça, c'est des choses qui m'ont profondément touché à l'hôpital.
08:03Et il faut impérativement que l'outil numérique soit au service des métiers et pas l'inverse.
08:11Ces infirmières passaient plus de temps à manipuler leur ordinateur qu'à me soigner.
08:15Donc, si elles avaient eu des outils no-code, si je t'entends bien, ça aurait été beaucoup plus simple.
08:19Et pour elles, en tant que personnel de santé, et pour toi, en tant que patient ?
08:23Complètement. On est vraiment là, en plus, avec des métiers.
08:27On parle d'agriculture, on parle de médecine, qui sont frappées par des pénibilités,
08:31par des personnes qui ne veulent plus du tout faire ce type de métier.
08:35Ils n'ont plus ces vocations, compte tenu de la pénibilité.
08:38Et le no-code permet, pour moi, l'informatique au sens noble du terme.
08:42Et le numérique a pour vocation première d'accompagner, d'aider l'humain
08:47et de remettre l'humain au centre de ces métiers et de ces filières qui émergent.
08:53Ça veut dire que le no-code, on peut l'appliquer à n'importe quel secteur, industrie ?
08:59Dans l'absolu, oui. Nous, on est frappés par la diversité des types de profils et de structures
09:03qu'il y a dans le no-code France, donc la communauté no-code qu'on avait co-créée à
09:07l'époque,
09:08mais aussi par les divers domaines. À partir du moment où tu peux résoudre des problèmes de manière informatique,
09:14potentiellement, tu peux mettre de l'informatique, de la programmation, du code ou du no-code.
09:17Et quand tu dis ça, Gaël, quand je vois des personnels hospitaliers qui devaient faire des choses répétitives pénibles,
09:22encore plus en plus de leur travail pénible, là, ce qui est intéressant, c'est que le no-code,
09:26ça permet aux concernés de résoudre leurs propres problèmes eux-mêmes.
09:29C'est ça qui est intéressant dans le no-code, parce que parfois, faire plus vite, moins cher et tout.
09:33Non, l'enjeu, ce n'est pas que ça va remplacer les développeurs.
09:34Alors, le développeur, il en aura toujours besoin, etc. Par contre, c'est le fait que des gens non techniques
09:38peuvent eux-mêmes faire leurs premiers outils, leurs premières automatisations
09:42et résoudre leurs propres problèmes avant d'aller plus loin.
09:45Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire aussi qu'en, finalement, en s'affranchissant
09:49des langages informatiques d'état pays sur les à partir desquels vous pouvez coder
09:52et en faisant du no-code from scratch, on s'affranchit aussi de la logique des plateformes,
09:56on reprend le pouvoir, quelque part, sur la tech et les GAFA ?
09:59C'est intéressant ce que tu dis.
10:01Merci. Donc, vraiment, si je peux l'aider.
10:04Du coup, je vais prendre 20 minutes.
10:06Non, je plaisante.
10:07Tu ne peux pas, tu as 3 ronds, exactement.
10:11Ok. En fait, on s'affranchit de certains experts.
10:16C'est-à-dire que là, je peux faire moi-même mon appli, automatiser des trucs.
10:20Je reprends du pouvoir. Il y a aussi le côté, je comprends mieux comment le web fonctionne,
10:23comme on le disait tout à l'heure, le côté un peu éducation populaire,
10:26un peu empowerment, décryptage de tout ce truc un peu fumeux qu'est le numérique.
10:30Mais quand même, il n'y a pas encore vraiment d'outil open source en no-code.
10:33S'il y a un outil N8N, mais qui est assez complexe, ça demeure quand même des entreprises privées,
10:38à but lucratif, etc.
10:41Qui sont peut-être les GAFAM de demain ?
10:42Peut-être pas, parce que leur modèle, ce n'est pas de vendre vos données,
10:44c'est de vous faire un produit gratuit qui, après, devient à 10 euros ou à 20 euros,
10:47si vous l'utilisez beaucoup.
10:49Mais ça se questionne d'ailleurs.
10:50J'ai cofondé une association, No Code for Good,
10:52qui aide les assos à projets environnementaux sociaux via le no-code et des no-codeurs,
10:58des no-codeuses solidaires,
10:59et qui, par ailleurs, interroge le no-code en tant que phénomène social, économique,
11:02parce que le no-code, c'est cool, c'est l'inclusion, c'est la démocratisation.
11:05Attention, on ne sait pas ce que ça va devenir.
11:07Il y a quand même à questionner l'impact environnemental,
11:10la question de ces acteurs, demain, s'ils décident de se comporter mal.
11:14Voilà, il y a une dépendance qui se crée, c'est clair.
11:17Donc, plus il y aura de diversité aussi de types d'acteurs,
11:19et plus il y aura en face des gens qui regarderont ces acteurs de nos critiques,
11:23plus le no-code aura une belle destinée.
11:25Et comme je dis souvent, il n'y a pas de fatalisme technologique,
11:27la technologie sera ce qu'on en fait.
11:30Absolument.
11:30Et justement, en 1 minute 40,
11:33pour savoir justement ce qu'on peut faire de la technologie,
11:35Gaël, quand tu reçois des enfants,
11:37tu reçois beaucoup d'enfants dans la base de Vernon que tu as montée notamment,
11:40ils viennent avec des étoiles dans les yeux,
11:42sans mauvais jeu de mots, pour justement essayer de se confronter,
11:45notamment à ces savoir-faire numériques.
11:47Aujourd'hui, tu leur dis quoi ?
11:49Apprenez à coder, continuez quand même à le faire,
11:51même s'ils ne codaient là ?
11:52Déjà, en fonction de leur âge,
11:55on se rend compte,
11:55entre les petits piou-piou de 8, 9 ans
11:57qui savent tout ce qu'ils veulent faire comme métier,
12:00et des petits de 3e qui sont complètement perdus,
12:03j'ai complètement l'inverse en fait,
12:04ces enfants au collège ne rêvent plus.
12:07Il y a vraiment une nécessité pour moi
12:09de leur montrer mon métier,
12:10de leur faire découvrir en fait ce que c'est que le hacking,
12:13ce que c'est que l'astronomie,
12:14en quoi l'informatique, la radio a permis d'avoir un peu
12:17ce qu'on a dans les poches,
12:19tous les téléphones mobiles,
12:20tout ça n'est pas génération spontanée.
12:21Donc c'est très important en fait,
12:23qu'à travers les récits,
12:25et puis la manière dont ces enfants perçoivent nos métiers,
12:28de les raccrocher un peu,
12:30ils souffrent des co-anxiétés,
12:32là j'ai beaucoup de décrocheurs à cause du Covid
12:34qui sont en phobie scolaire.
12:36Bref, en gros,
12:38leur montrer que je suis heureux au boulot
12:40et que ce boulot permet aussi de résoudre des problèmes
12:42qu'ils auront eux aussi à résoudre plus tard,
12:46c'est juste leur confier les clés,
12:48les outils qui leur permettront de s'épanouir plus tard
12:51et de se raccrocher à nos métiers.
12:53Merci infiniment, messieurs.
12:55On en a terminé pour ce tout premier débat.
12:57Mais Gaëlle, tu restes avec nous en tant que débatteur
13:00puisqu'on va dans un instant parler de l'IA éthique.
13:03Erwann, tu vas passer de l'autre côté,
13:05sur l'autre desk pour laisser la place
13:06à notre prochain invité qui rejoint ce débat.
13:09Je vous rappelle que d'ici une dizaine de minutes,
13:11c'est justement notre sparring partner vraiment de choc
13:16qui nous rejoindra.
13:17Ce sera Eric Orsena qui va venir justement porter son regard
13:20sur ces technologies, sur ces nouvelles révolutions
13:23justement de l'économie numérique
13:25et ce qu'elle nous propose en termes de futur.
13:28On accueille en tout cas, pour parler de cette éthique,
13:30de cette confiance, de cette IA au service de l'humanité
13:34après avoir été décrié l'intelligence artificielle
13:37qui s'apprête à faire sa révolution
13:38pour bâtir cette IA du XXIe siècle.
13:41Il faut aussi aller chercher des talents.
13:43Jusque-là, tout va bien.
13:44Où il se trouve et où qu'elle se trouve,
13:47les nouveaux territoires de l'IA à plus d'antitres,
13:49on les arpente tout de suite avec Gaël évidemment
13:51qui reste avec nous, toujours à cœur éthique,
13:53fondateur de l'Observatoire de Vernon
13:55et Tawid Shtiwi, président d'IvanCity.
14:08Bonjour à vous Tawid.
14:11Vous êtes donc en compagnie de Gaël Musquet.
14:13On va avoir ce débat sur l'IA éthique
14:14parce que d'abord, je voulais vous poser une question
14:17qui est un peu une question à un milliard de dollars,
14:20une question à une licorne.
14:22Comment est-ce qu'on définit l'intelligence artificielle de demain ?
14:25Tawid.
14:26Bonjour à tous.
14:27Une question à 8 milliards d'habitants.
14:30Parce que l'IA n'est pas qu'une question de revenus,
14:33l'IA n'est pas qu'une question de technologie.
14:35Et pour moi, l'IA de demain doit être une IA
14:38qui respecte un certain nombre de valeurs.
14:40une IA que nous, on qualifie comme étant
14:42une IA de la confiance et de la responsabilité,
14:45qui respecte les données personnelles,
14:46qui respecte la diversité,
14:49qui est explicable,
14:51qui est robuste,
14:52qui est sécurisée.
14:53Parce que le vrai enjeu de l'IA
14:54n'est pas dans la technologie.
14:55Vous l'avez dit, l'IA de demain,
14:57elle sera low-code ou no-code.
14:58Et on sait qu'on n'aura pas besoin forcément
15:00de la développer.
15:01Mais son enjeu principal,
15:03c'est sur les implications qu'elle va avoir
15:04sur la société et sur l'humain.
15:06L'IA est la plus grande révolution
15:08que va connaître l'humanité
15:09dans les années à venir.
15:10Elle est comparée à la révolution
15:11de la machine à vapeur,
15:13de l'électricité ou d'Internet.
15:14Donc l'impact, il sera considérable
15:16sur les entreprises, sur l'humain.
15:18Donc si on ne la considère pas
15:19dans ses implications sociétales,
15:21si on pense que l'IA est simplement
15:23une question de code et de technologie,
15:25on passera à côté de cette révolution.
15:27Quand on parle d'IA éthique
15:29à un hacker comme toi, Gaël,
15:31tu te dis quoi ?
15:32Enfin quelque chose de sympa à hacker ?
15:34Bien sûr.
15:35Le propre du hacker,
15:36la définition de Kirin El-Azari,
15:38c'est qu'on est un peu
15:39le système immunitaire de l'Internet.
15:40Le chaos computer club
15:42définit le hacker
15:43comme celui qui doute.
15:44Donc moi, je doute tout le temps.
15:45Et si je ne comprends pas
15:46comment fonctionnent les machines,
15:47je leur ouvre les entrailles.
15:49Pour revenir un peu sur ce que vous disiez tout à l'heure,
15:51la machine doit être à notre service,
15:53pas l'inverse.
15:53Et la définition pour moi de l'IA éthique,
15:55c'est qu'en fait,
15:56ces machines-là,
15:57elles vont prolonger nos cinq sens.
15:59Elles sont capables aujourd'hui de voir.
16:01On va confier en fait
16:02à ces machines
16:03un prolongement de nos corps,
16:05un prolongement de nos actions,
16:06un prolongement de nos réflexions.
16:07Ça va être des microcontrôleurs,
16:08des microprocesseurs,
16:09des capteurs,
16:10des micros,
16:10des caméras
16:11qui vont associer à du code
16:13de voir prolonger ce qu'on va faire.
16:15Et c'est à nous de définir
16:16ce qu'on veut faire de ces machines,
16:18ce qu'elles feront
16:18de nos données personnelles,
16:20ce qu'elles feront
16:20de notre intimité.
16:21Il y a eu quelques débats
16:22sur les assistants vocaux
16:24qui sont déjà des IA
16:25qui fonctionnent aujourd'hui.
16:26Le meilleur exemple,
16:27c'est encore mes enfants.
16:28très tôt,
16:29il y a quelques années,
16:31ils essayaient déjà
16:32de déverrouiller mon téléphone
16:33avec leur voix.
16:35Donc on voit
16:36avec cette génération
16:37qui arrive
16:37que l'approche
16:38à ces machines
16:39est différente
16:39à celui
16:40qu'on a fait,
16:41qu'on a nous,
16:42qui concevons,
16:43qui programmons ces machines.
16:45Très important aussi
16:46de voir un peu
16:46ce que cette génération
16:47qui arrive
16:48va faire de cette matière.
16:49J'ai vu Lia et Damienne
16:51qui sont tes enfants
16:51se dire
16:52on est proche
16:52de mon mangent.
16:53gênant peut-être
16:53mais non,
16:54ça va.
16:54Jusque là,
16:55tout va bien.
16:56On valide.
16:57Pour justement
16:58pouvoir former
16:59les futurs talents
17:00de cette IA éthique,
17:01de confiance transparente,
17:03Tawid,
17:04vous avez lancé
17:05Avancity.
17:06On peut le définir
17:07comme le Sciences Po
17:08des ingénieurs.
17:09Ce que j'aime moi
17:10dans cette école
17:11qui est installée
17:11à Paris-Cachon,
17:12c'est qu'elle repose
17:13sur trois piliers.
17:14La tech,
17:14bien évidemment,
17:15le business
17:16et puis l'éthique.
17:18Absolument.
17:19Il y a deux ruptures
17:20qu'on a essayé d'avoir
17:20dans le cadre
17:21de ce modèle d'école.
17:22Un, on n'est pas
17:22une école de quelque chose.
17:24On n'est pas
17:24une school of,
17:25on est une school for,
17:26une école pour la technologie,
17:28l'entreprise et la société.
17:29Et là,
17:30il y a une rupture fondamentale
17:31parce qu'on a tendance
17:32à oublier
17:32que notre rôle
17:33en tant qu'institution
17:34d'enseignement supérieur
17:35n'est pas uniquement
17:36de donner des compétences techniques,
17:38mais c'est de vrai
17:38pour la société,
17:39pour que la société
17:40de demain soit meilleure,
17:41pour que l'entreprise
17:42puisse progresser,
17:43évidemment,
17:43en respectant
17:44un certain nombre de valeurs.
17:45Donc, on a voulu rompre
17:46avec cette logique
17:47où un enseignement de l'IA
17:49va se limiter
17:50à l'enseignement technologique
17:51avec une conférence
17:52d'une heure trente
17:53sur un parcours
17:54sur l'éthique
17:54et on dit ça y est,
17:55on a coché la case.
17:56Nous, la dimension éthique
17:57de l'IA,
17:58elle représente
17:5825% des enseignements.
18:00Donc, ça,
18:01c'est vraiment très,
18:01très important
18:02avec cette finalité
18:03d'aider ceux
18:04qui vont concevoir
18:04l'IA de demain
18:05à être nourris
18:06par les aspects éthiques
18:08et par les aspects
18:09qui vont faire
18:09que cette IA
18:10va être au service
18:10de l'humanité.
18:11Deuxième rupture,
18:12c'est de dire
18:13qu'on est dans une intégration
18:14et pas une addition
18:15des compétences.
18:16Et c'est là
18:16où il y a une différence
18:17entre ingrédients
18:18et recettes.
18:19Je peux avoir
18:19un peu de business,
18:20un peu d'éthique,
18:21un peu de technologie.
18:22Je peux avoir
18:23de la farine,
18:24des oeufs
18:24et des fruits.
18:25C'est pas pour ça
18:26que je vais faire le gâteau.
18:27C'est ça la différence
18:27entre recettes et ingrédients.
18:29Donc, on a essayé
18:30d'avoir une approche
18:30très intégrée
18:31de façon à ce que l'éthique
18:33ne soit pas juste
18:33une case à cocher
18:34à la fin
18:34d'une réflexion technologique
18:36mais qu'elle soit
18:37by design,
18:38ce qu'on appelle
18:38éthique by design,
18:39c'est-à-dire réfléchie
18:45et capacité de la pensée.
18:46Et puis, une autre donnée
18:47qui, là aussi,
18:48est intégrée by design
18:49chez Evancity,
18:51c'est cette idée
18:52d'inclusion et de diversité.
18:53Dès le départ,
18:54vous avez mis en place
18:55plusieurs programmes
18:56pour pouvoir justement
18:58aller attirer
18:58ces talons de l'IA de demain
19:00où qu'il et elle se trouve.
19:01D'abord,
19:02vous réussissez à attirer
19:0350% de femmes,
19:0550% de jeunes femmes
19:07futurement ingénieurs
19:08chez Evancity
19:09sur ces métiers de l'IA.
19:10Et puis,
19:11il y a aussi
19:12des programmes spécifiques,
19:13des bourses
19:13qui sont proposées
19:14pour justement
19:15inclure l'ensemble
19:16de ces talons à venir.
19:18Bien sûr,
19:18notre conviction,
19:19c'est de dire
19:20qu'on ne peut pas dire
19:21que la responsabilité
19:22incombe uniquement
19:23à l'utilisateur.
19:24Quand on crée une innovation,
19:25on a tendance à dire
19:25« Mais moi,
19:26je l'ai créée
19:26avec de bonnes intentions.
19:28C'est celui qui l'a utilisé
19:29qui l'a dévié.
19:29J'ai créé le nucléaire
19:31pour avoir une énergie renouvelable
19:32et finalement,
19:33c'est celui qui l'a utilisé
19:34pour tuer
19:35des millions de personnes
19:35qui a tort. »
19:36Eh bien,
19:36je suis désolé,
19:38je ne suis pas d'accord
19:39parce que celui
19:39qui va concevoir
19:40la technologie
19:41a aussi une responsabilité.
19:42Et celui qui va créer
19:44ces systèmes IA
19:44doit penser
19:45à l'utilisation
19:46qui peut être faite demain
19:47et doit la rendre robuste
19:48de façon à ce qu'elle soit
19:50difficilement détournable.
19:51Et donc,
19:51en constituant aussi
19:54une promotion
19:54avec une certaine diversité,
19:56on va pouvoir aussi
19:57les nourrir
19:58avec ces aspects liés
19:58à l'éthique.
19:59L'éthique,
19:59ça ne s'enseigne pas.
20:01Ce n'est pas en mettant
20:01des gens dans une salle de classe
20:03et en leur donnant
20:03des heures de cours
20:04d'éthique
20:05qu'ils deviennent responsables.
20:06Ça sera trop facile
20:07et ça sera génial d'ailleurs.
20:09Mais ce n'est pas comme ça.
20:10Ça se nourrit
20:10et ça se nourrit
20:11à travers un certain
20:12nombre d'activités,
20:13à travers du sens,
20:13à travers toute la construction
20:15qu'on a fait
20:15et à travers la diversité
20:17de la promo.
20:17Et c'est pour ça
20:18qu'aujourd'hui,
20:19on est très contents
20:21d'avoir d'abord
20:2150% de femmes
20:22parce qu'elles sont attirées
20:25par cette dimension humaine
20:26de la technologie,
20:27mais c'est un cercle vertueux
20:28parce que plus de femmes
20:29veut dire plus de sensibilité
20:30aux questions éthiques
20:31et puis ça veut dire
20:32des équipes de main
20:33d'IA
20:34qui vont être encore plus nourries
20:35par ces dimensions-là.
20:36Puis, il y a quand même
20:37une...
20:37Alors, j'ose la porter
20:38dans cette salle,
20:39mais il y a quand même
20:39toujours une fantasmagorie
20:40qui est lée
20:41à l'intelligence artificielle
20:43où on se dit
20:43que les robots-tuers
20:44ne sont peut-être pas
20:44pour demain,
20:46Skylink non plus,
20:47mais comment est-ce
20:49que les enfants
20:49que tu vois
20:50dès la troisième
20:51ou même plus petits
20:52dans les classes espaces
20:54de cycle 2
20:55que tu vois à Vernon
20:56là aussi,
20:57abordent cette question.
20:58L'IA,
20:58est-ce qu'ils en ont peur
20:59ou est-ce qu'au contraire
21:00ils se disent
21:00qu'ils vont pouvoir
21:01avoir un impact là aussi ?
21:02Ils ne sont pas conscients.
21:04Enfin, en tout cas,
21:05ils voient surtout l'usage.
21:07Quand j'arrive,
21:08je me souviens toujours
21:09mes premiers véhicules
21:12hackés
21:12que j'ai ramenés
21:13dans mon quartier
21:13pour ces enfants,
21:14beaucoup,
21:15ces véhicules autonomes
21:16de niveau 3,
21:17c'est la voiture de Batman.
21:19Donc, la part d'imaginaire
21:20de ces enfants,
21:21c'est une vision
21:22un peu cinématographique,
21:25une vision des Marvel,
21:26etc.,
21:26où en fait,
21:27ces machines
21:27nous donnent quelque part
21:28un peu un super pouvoir.
21:30Là où je veux les amener,
21:32et mon fils me le dit régulièrement,
21:33c'est que papa,
21:34je n'aurais pas besoin
21:35de passer mon permis
21:37puisque l'IA permettra
21:38à ma voiture
21:39d'être autonome
21:39et donc,
21:40je me libérerai
21:41en fait de cette charge
21:42du permis de conduire.
21:43Dans deux ans,
21:43il passe son permis accompagné.
21:45Il va quand même
21:46apprendre à conduire.
21:46On va tout savoir,
21:47d'adamné,
21:47il est ravi cet enfant.
21:48C'est important,
21:49je les ai faits
21:49pour me soulager aussi.
21:50Donc,
21:50l'intelligence artificielle
21:51et l'intelligence réelle aussi
21:53qu'on va transmettre
21:53aussi à ces enfants.
21:55Sinon,
21:55ce qui est intéressant pour moi,
21:56c'est de leur donner
21:57les outils
21:58qui puissent comprendre
21:59comment ça fonctionne
22:00et qu'ils puissent derrière
22:00par ces apprentissages
22:02et les valeurs
22:02qu'on va leur transmettre
22:03apprendre à utiliser
22:04ces machines à bon escient.
22:06Cette IA de confiance,
22:07cette IA éthique,
22:08cette IA transparente,
22:09vous le comprenez bien.
22:10Tawitch Tiwi
22:11essaie de diformer
22:12les futurs talents
22:13avec Ivan City,
22:14Gaël Musquet
22:14la détourne,
22:16la bidouille,
22:17la hack,
22:17mais pour le bien,
22:18merci messieurs
22:19d'avoir été avec nous
22:21pour ce débat
22:22de 10 minutes.
22:23Montre en main
22:23sur l'IA éthique.
22:25Merci beaucoup.
22:26Merci.
22:41Et cher Éric,
22:43cher Éric,
22:44vous êtes nos yeux,
22:45vous êtes nos oreilles
22:46aujourd'hui dans cette salle.
22:48On a parlé
22:49d'intelligence artificielle éthique,
22:51on a parlé
22:52de ces pouvoirs,
22:53du code et du no code.
22:55Concrètement,
22:55vous en pensez quoi ?
22:57J'en pense que
22:59des nouveaux pouvoirs
23:02dont on n'imaginait pas
23:04la puissance
23:05sont en train
23:06d'être mis en place.
23:09En tant qu'économiste
23:10et assez passionné
23:11par l'histoire de l'économie,
23:12j'ai vu les révolutions.
23:14Révolution industrielle,
23:16de l'énergie,
23:16l'électricité,
23:17etc.
23:18C'est plus important
23:20à la fois en termes économiques
23:22mais en termes aussi
23:24de ce que c'est
23:25que l'espèce humaine.
23:27Ça veut dire quoi
23:28un être humain ?
23:29Et ce dont on a parlé
23:31depuis déjà
23:32quasiment une demi-heure,
23:34c'est exactement
23:35ce qu'on voit en biologie
23:37avec les manipulations génétiques,
23:40avec les possibilités
23:42de manipulation
23:44complètement de l'espèce,
23:47avec les pouvoirs incroyables
23:50de dire et de choisir.
23:51Je veux que les grands blonds
23:53très intelligents
23:55au lieu des petits
23:57comme moi,
23:59etc.
24:00Donc,
24:01c'est possible.
24:03Est-ce que
24:04on accepte le possible ?
24:07Et comment on résiste
24:09à ce vertige
24:12qui est le vertige
24:13du possible ?
24:14Et ce qui est extraordinaire,
24:16c'est que
24:16quand d'un côté,
24:19il y a un pouvoir
24:20accru
24:22technique au sens
24:23le plus large,
24:23mais aussi la biologie,
24:25de l'autre côté,
24:26vous avez un pouvoir
24:28déclinant des contre-pouvoirs,
24:30notamment de la démocratie.
24:31On le voit bien,
24:33puisqu'on est malade
24:34de la démocratie.
24:35Et qu'une société,
24:37c'est les contre-pouvoirs.
24:39De manière générale,
24:40si vous n'avez
24:41que des très riches
24:42et des très pauvres,
24:43c'est l'explosion.
24:44Première remarque.
24:46Et ça,
24:47c'est valable
24:48aussi bien pour le code
24:49que pour l'IA.
24:50Avec des formidables
24:53applications bénéfiques,
24:55s'il n'y a pas d'IA,
24:56il n'y a pas de vaccin
24:57en trois mois.
25:00Et je le vois
25:00puisque je suis ambassadeur
25:01de l'Institut Pasteur
25:02et à l'Académie française
25:03sur fauteuil de Pasteur.
25:04Donc,
25:05j'ai appris un peu
25:06de biologie,
25:06de microbiologie.
25:07Première chose.
25:09Deuxième remarque.
25:10Il se trouve
25:11que je me suis retrouvé
25:12à un débat
25:14avec Aurélie Jean.
25:16Et on se demandait
25:17ce qu'on allait à se dire,
25:18elle et moi.
25:18elle est une spécialiste
25:21du code MIT,
25:22etc.
25:23Et moi,
25:24je suis à l'Académie française.
25:25Et on s'est retrouvé
25:26sur un truc
25:27de base.
25:29Le langage.
25:30Et il n'y a pas
25:31de plus fort langage
25:32que le code.
25:35La grammaire
25:36est un code.
25:37Pendant longtemps,
25:39le code,
25:40le langage,
25:41à l'ancienne,
25:42a été celui des mecs.
25:45si les femmes
25:46ne codent pas,
25:48le code sera
25:49un langage
25:49de mecs.
25:50Et ce que les femmes
25:51auront gagné
25:52en 30 à 40 ans
25:54de lutte,
25:54en 3 mètres,
25:57elles le reperdront
25:58en 18 kilomètres.
26:00Et donc,
26:01c'est ça,
26:01cette affaire
26:02d'inclusion.
26:03Et l'inclusion,
26:04parce que
26:05c'est pas neutre.
26:06On pense que
26:07ces techniques,
26:08c'est pas vrai.
26:09On choisit
26:10une chose et une autre.
26:10J'ai eu cette expérience
26:12puisque j'étais
26:13un longtemps
26:14conseiller d'État
26:14et j'étais chargé
26:16de réfléchir
26:17à la création
26:18du conseil d'État.
26:19Et on s'affrontait
26:20avec deux conceptions.
26:22La conception française
26:23et la conception
26:24anglo-saxonne du droit.
26:26Et bien,
26:26c'est deux conceptions
26:27complètement différentes
26:29de la société.
26:30Donc,
26:31l'inclusion,
26:32ça veut dire
26:33évidemment que
26:33tout le monde
26:34l'accueille.
26:35Voilà.
26:36Et le troisième point,
26:37le troisième point...
26:37Très rapidement,
26:38Éric.
26:39Et le troisième point,
26:39c'est
26:41quelle est la formation
26:42de base ?
26:43C'est-à-dire que
26:44la technique soit
26:44considérée en haut niveau
26:47et que,
26:47par exemple,
26:48ça va peut-être
26:49vous choquer,
26:50mais qu'il y ait
26:52un bac scientifique
26:55et un bac littéraire,
26:57pour moi,
26:57ça n'a aucun sens.
26:58Il y a une culture
27:00ou pas.
27:01Jusqu'à une date
27:02très récente,
27:04j'étais considéré
27:05comme cultivé
27:06alors que
27:07je ne connaissais
27:07rien en science.
27:09ça,
27:10ce n'est pas possible.
27:11Je vous remercie.
27:12Et bien justement,
27:12on continuera,
27:13on parlait tout à l'heure.
27:14Merci infiniment,
27:15Éric Orsena,
27:16pour cette mise au point.
27:22Et ces questions
27:23justement d'inclusion,
27:24ces questions de transparence,
27:26ces questions de diversité,
27:27on continue,
27:27on parlait avec,
27:28tiens,
27:29peut-être un des buzzwords
27:30du moment,
27:30mais on va voir
27:31comment pouvoir justement
27:32le dépasser,
27:33c'est celui du métavers
27:34mythe ou réalité.
27:36Ridouane Abagri,
27:37vous êtes le fondateur
27:38de Métaverse Collège,
27:39vous nous avez rejoint,
27:40Yona Matéi,
27:41Chief Métaverse Officer
27:43pour Procter & Gamble.
27:44On va essayer de comprendre
27:45ce qu'est cette profession
27:46avec vous.
27:48C'est quoi exactement ce titre ?
27:49C'est un titre
27:49auquel il va falloir
27:50s'habituer désormais
27:52dans les entreprises,
27:53Chief Métaverse Officer ?
27:54Oui, bien sûr.
27:55À part le fait
27:56que le nom est tellement cool.
27:59Le Chief Métaverse Officer
28:01dans l'entreprise
28:01a un rôle
28:02d'utiliser
28:03les technologies immersives,
28:05donc on parle
28:05de la réalité virtuelle,
28:07la réalité augmentée,
28:08le blockchain,
28:09les NFT,
28:10pour aider le business.
28:11Est-ce que ce soit
28:13des nouvelles façons
28:14d'interagir
28:14avec les consommateurs ?
28:16Est-ce que ça va être
28:17de nouvelles façons
28:17d'éduquer
28:19dans l'entreprise,
28:20les employés,
28:21les Salesforce
28:21ou d'autres ?
28:23Est-ce que ça va être aussi
28:24dans le contexte
28:25du design de produits
28:28ou même
28:28du design des espaces ?
28:30Donc c'est un rôle
28:31très important
28:31et ça évolue
28:32de jour à jour.
28:34Ça évolue
28:35du jour en jour
28:35et notre vision aussi
28:37finalement,
28:37Redouane,
28:38du Métaverse évolue.
28:39On entend beaucoup de choses.
28:40On sait que c'est
28:42un univers immersif
28:44dans lequel on va se plonger
28:45parce que c'est aussi
28:46de façon symptomatique
28:47un changement de monétisation
28:49avec l'apport de Web3,
28:50des cryptos et des NFT
28:52et en même temps,
28:53on a envie de les mettre
28:53au pluriel ces Métavers.
28:55On n'a pas envie
28:55de se dire
28:56qu'il y a une seule version possible ?
28:58Alors non,
28:59effectivement,
28:59bonjour tout le monde déjà.
29:01Il y a plusieurs versions
29:02parce qu'il y a autant
29:03de Métavers
29:03que d'Univers
29:04qu'on voudra.
29:05Donc c'est vrai
29:06que c'est un peu
29:07comme je l'avais déjà dit,
29:08Slider,
29:08c'est des mondes parallèles
29:10et le problème
29:11du Métavers aujourd'hui,
29:12c'est vrai qu'on confond
29:14beaucoup
29:14l'univers virtuel
29:15et l'univers Métavers.
29:16L'univers Métavers,
29:17c'est vraiment un univers
29:18où on va pouvoir
29:20connecter,
29:20on va dire,
29:21des personnes,
29:22créer des interactions sociales,
29:24créer des itérations aussi,
29:26créer des espaces de vente,
29:27créer des espaces expérientiels
29:29et c'est vrai
29:30que le gros enjeu
29:31aujourd'hui
29:32de ce Métavers,
29:32effectivement,
29:33comme tu l'as dit,
29:34c'est très comportemental.
29:35Donc on dit
29:36qu'en 2026,
29:37on passera chacun
29:38une heure par jour
29:39dans un Métavers,
29:40c'est un chiffre après,
29:41on ne peut pas être sûr
29:42à 100%,
29:42mais en tout cas,
29:43aujourd'hui,
29:43les premières briques
29:44se mettent en place
29:45et on voit effectivement
29:46que juste avec le monde
29:47qu'il y a aujourd'hui
29:48à la Vivatech
29:49et à cette conférence,
29:50on voit que c'est un sujet
29:50en tout cas
29:51qui attire énormément de monde.
29:52C'est un sujet
29:53qui attire énormément de monde
29:54mais qui voudrait
29:55ne pas attirer,
29:57encore une fois,
29:57j'insiste là-dessus,
29:58une seule version
29:58parce que forcément,
29:59il y a une entreprise
30:00qu'on a vue très largement
30:01se rebaptiser en Méta
30:03et faire une OPA
30:07il y a énormément
30:07d'univers immersifs,
30:09certains ont émergé
30:10depuis déjà un certain moment,
30:12certains aident justement
30:13les corporates
30:14et les grands groupes
30:14et les marques
30:15comme les vôtres,
30:15il y en a,
30:16à pouvoir aller
30:17vers le Métavers
30:19comme The Sandbox
30:19notamment
30:20pour ne parler que d'eux.
30:22Ça veut dire quoi ?
30:23Ça veut dire qu'on va aller aussi
30:24vers une guerre des Métavers,
30:26vers un affrontement idéologique ?
30:28Il va y avoir tout simplement
30:29une bulle,
30:30c'est-à-dire que là,
30:31dans les prochaines années,
30:32effectivement,
30:33beaucoup d'entreprises
30:33voudront créer leur Métavers
30:35de certaines de façon
30:39plus pécuniaires que d'autres
30:41mais le problème,
30:42c'est que l'utilisateur
30:42et l'entreprise,
30:43eux qui vont décider
30:44des Métavers
30:44qu'ils vont consommer
30:45là où ils vont partager des choses
30:47après,
30:48je pense que
30:48comme dans l'histoire
30:49l'a montré à chaque fois,
30:50c'est les plus forts
30:50qui en sortent.
30:51Pour l'instant,
30:52c'est vrai que sur le début
30:53de la ligne,
30:54on voit tout à fait
30:54Méta se démarquer
30:56très fortement
30:57et qu'ils commencent même
30:58à mettre
30:59des gros investissements
31:01et aussi des grosses annonces.
31:02Ils ont dit
31:03qu'ils allaient rémunérer
31:04les créateurs de contenu
31:05qui est déjà, je pense,
31:06une première pierre
31:07pour attirer du monde dessus.
31:09Après, il y a Sandbox
31:09qui est très utilisée
31:12mais beaucoup plus
31:13pour l'immobilier actuellement.
31:14Après, je pense que
31:15oui, il y a d'autres marques
31:16qui vont émerger
31:17dans les cinq prochaines années
31:17mais Méta,
31:18pour l'instant,
31:19est bien partie
31:20parce que
31:21c'est eux
31:21qui ont la plus grande ambition
31:23actuellement.
31:24Après, il faudra voir aussi
31:25parce que tout dépendra
31:26encore une fois
31:27de ce que nos gouvernements
31:28mettront en place.
31:29Est-ce qu'ils mettront
31:30des choses en place
31:31qui permettront
31:32de mettre en place
31:33des métavers français,
31:35européens, etc.
31:36Ou est-ce qu'ils bloqueront
31:37le progrès,
31:38est-ce qu'ils bloqueront
31:38l'innovation
31:39comme on l'a déjà vu
31:39aussi dans l'histoire.
31:41Je sens que vous avez envie
31:42de parler de régulation
31:43mais on y reviendra
31:44dans un instant
31:44parce que j'aimerais
31:45comprendre avec vous,
31:46il y en a
31:47ce qu'une corporate,
31:48ce qu'un grand groupe
31:48comme Procter et Gamble
31:50va chercher dans le métavers.
31:51C'est une nouvelle façon
31:52d'engager avec ces consommateurs,
31:54ces consommatrices ?
31:56Bien sûr.
31:57Nous, on a des gros
31:58noms de marques
31:59comme Gillette,
32:01Oralby, Ariel
32:02et on est toujours
32:03à la recherche
32:04de réinventer
32:05comment ces marques
32:06vont aller chercher
32:08les consommateurs
32:09et comment ils vont
32:09raconter leur histoire.
32:11Et le métaverse
32:13nous a offert
32:14des nouvelles possibilités
32:15de faire comprendre
32:18aux consommateurs
32:19nos produits
32:20mais aussi l'histoire
32:21de marques derrière
32:22parce que ces technologies
32:24immersives ont une connexion
32:25avec le consommateur
32:27qui est beaucoup plus forte.
32:28Si on pense
32:29aux médias traditionnels,
32:312D,
32:32juste la production,
32:34donc c'est moi
32:35en termes de réalisateur
32:37qui dirige
32:38où ou quoi
32:39le consommateur
32:40va consommer
32:41en termes de messages
32:42ou de visualisation.
32:44Dans le métaverse,
32:45on construit des univers
32:46donc c'est eux
32:46qui découvrent en fait
32:47en interagissant
32:50dans ces univers
32:50et donc la connexion
32:52émotionnelle
32:53avec ces univers
32:54est beaucoup plus forte.
32:56Et nous,
32:57chez Procter & Gamble,
32:58on veut toujours être là
32:59où les consommateurs
33:00y sont,
33:00surtout avec
33:01la nouvelle génération
33:02et essayer modestement
33:04de comprendre
33:04qu'est-ce qu'ils ont besoin
33:05et comment évoluer
33:07nos produits
33:07pour qu'ils soient meilleurs
33:09et qu'ils délivrent plus.
33:11Et pour répondre
33:12à une des interrogations
33:13que nous posait
33:14Éric Orsena
33:14justement tout à l'heure
33:15sur nos premiers débats,
33:17on va revenir
33:18sur l'inclusivité
33:19très rapidement
33:19justement de ce métavers,
33:21l'inclusivité
33:22du point de vue
33:23des talents justement.
33:25Ridouane,
33:25je sais que pour vous
33:26c'est très important
33:27de pouvoir là aussi
33:28aller chercher
33:28tous les talents
33:29où qu'il et elle
33:30surtout se trouvent
33:31pour métavers collège.
33:33Et pour vous Yona,
33:35vous êtes notamment
33:35la cofondatrice
33:36de l'ONG
33:37Women in Immersive Technologies Europe.
33:39C'est la seule initiative
33:40européenne aujourd'hui
33:41qui travaille justement
33:42sur l'idée
33:43d'un métavers responsable.
33:45Alors,
33:45on parlait tout à l'heure
33:46peut-être de futures régulations
33:48sur le métavers.
33:49Est-ce qu'il faut
33:50que les métavers
33:51soient éthiques,
33:53transparents
33:53et inclusifs
33:54by design ?
33:56Bien sûr.
33:58Je dirais
33:58avec Ridouane
33:59on a parlé
34:00peut-être qu'on va faire
34:00une petite collaboration
34:01entre nos deux
34:02organisations.
34:02Si on peut aider
34:03mais vraiment
34:04nous on est ravis.
34:05Vive la tech
34:06c'est ça aussi.
34:06Toujours.
34:08Donc oui,
34:09on essaie
34:10au début
34:11de toute cette nouvelle
34:12technologie
34:12qui est là
34:13et au tout début
34:14vraiment
34:14on essaie
34:15de créer
34:16un environnement
34:17inclusif
34:17d'avoir la place
34:19aussi pour les femmes
34:20dans ce domaine.
34:21Ça vient aussi
34:22avec une équité
34:23dans le domaine
34:24des jeux
34:25qui est assez masculines
34:26donc on essaie
34:27de transformer ça
34:28et soutenir les femmes
34:30par des projets
34:30par des fonds
34:31par mettre en connexion
34:33avec d'autres organisations
34:34avec des entreprises
34:36donc ça va évoluer
34:38et on se bat pour.
34:39Ridouane
34:40les 50 dernières secondes
34:41avec vous.
34:42Nous un peu pareil
34:43c'est-à-dire que
34:43nous on a toujours
34:44travaillé avec l'inclusivité
34:45c'est-à-dire que déjà
34:46la cause des femmes
34:47par le biais de Digital College
34:48comme j'expliquais
34:49à Yona
34:49on a toujours mobilisé
34:50des associations
34:51des séminaires
34:52et des grands acteurs
34:53du sujet
34:54et après aussi
34:55avec les quartiers
34:56un peu plus défavorisés
34:57c'est-à-dire
34:58qui n'ont pas accès
34:58fatalement
34:59ou à la culture
34:59ou à l'éducation
35:00de pouvoir leur proposer
35:01en disant
35:02le métaverse est nouveau
35:03aujourd'hui
35:04il n'y a pas de profil
35:04aujourd'hui tout le monde
35:05peut travailler
35:06dans cet univers-là
35:06tout le monde
35:07peut évoluer
35:07dans cet univers-là
35:08mais surtout
35:08tout le monde
35:09peut se former
35:10à cet univers-là
35:11tout simplement.
35:12C'est parfait
35:13et on a même terminé
35:14à 15 secondes
35:15de la fin de cette séquence
35:15merci infiniment.
35:16Merci.
35:17Ridouane justement
35:17avec métaverse collège
35:19Yona
35:19Chief Metaverse Officer
35:21pour Procter
35:22et Gamble
35:24dans un instant
35:24Eric Orserena
35:25dans un instant
35:30Eric Orserena
35:31nous dira
35:31ce qu'il en a pensé
35:32mais d'abord
35:33on va accueillir
35:34notre dernier duo
35:34et notre dernier débat
35:35justement de cette émission
35:37après le Chief Digital Officer
35:40place au Chief Impact Officer
35:42décidément
35:43ça fait beaucoup
35:43ça fait beaucoup d'officiers
35:44pour une équipe
35:45mais je suis ravie
35:45que vous soyez à mes côtés
35:46Kat Bolorgan
35:47évidemment
35:48tu es Chief Impact Officer
35:49pour Content Square
35:50et Vincent Ducré
35:51président du Hub Institute
35:53mais tu es surtout désormais
35:54le cofondateur
35:55de School of Impact
35:57on va essayer
35:58de comprendre
35:58avec vous tous les deux
35:59ce que veut dire
36:00l'impact en soi
36:02est-ce qu'on parle
36:04d'inclusion
36:04est-ce qu'on parle
36:05de diversité
36:05est-ce qu'on parle
36:06de développement durable
36:07de RSE
36:07est-ce qu'on parle
36:08de tout ça
36:08en tout cas
36:09on parle oui
36:10de la nouvelle boussole
36:11de l'économie
36:12de demain
36:13et j'aimerais
36:14qu'on revienne
36:14sur un thème
36:15qu'on a beaucoup utilisé
36:16ces dernières saisons
36:17dans l'écosystème
36:18tech
36:18tech for good
36:20c'est quoi
36:20c'est un bisounoursisme
36:21Kat
36:22est-ce que c'était
36:23un petit peu trop simple
36:24de dire tech for good
36:25et aujourd'hui
36:26d'utiliser vraiment
36:27le terme d'impact
36:28pour redonner
36:29ces lettres de noblesse
36:30justement au fait
36:31de pouvoir impacter
36:32de façon
36:34beaucoup plus importante
36:35sur la société
36:37qu'on est en train
36:38de créer
36:39oui je pense
36:40il faut pas non plus
36:42tout mélanger
36:43et puis le mot
36:43tech for good
36:44ça existe
36:44depuis que je suis
36:46grande comme ça
36:46à peu près
36:48juste pour l'impact
36:49peut-être pour voir
36:50qu'est-ce que c'est
36:50un chief impact officer
36:51donc en fait
36:52ça dépend de l'entreprise
36:54dans laquelle on travaille
36:54moi je travaille
36:55chez Content Square
36:56qui est plutôt
36:58une solution SaaS
36:59qui est entièrement
37:00dédiée à l'amélioration
37:01des expériences digitales
37:03c'est pas une boîte
37:03de green tech
37:04c'est pas une boîte
37:05dans l'éducation
37:06c'est pas une boîte
37:07dans la health tech
37:07donc ça veut dire
37:08que mes préoccupations
37:10sont légèrement différentes
37:10que si c'était le cas
37:12par exemple
37:13donc j'étais toujours
37:15un peu mal à l'aise
37:16avec le terme
37:17tech for good
37:17parce que en gros
37:18si t'es pas tech for good
37:19t'es tech for bad
37:20voilà merci
37:21c'était exactement
37:22la question de départ
37:23et en fait pas
37:24parce que justement
37:25l'impact
37:26c'est aussi quelque chose
37:28qui est mesurable
37:28et ça c'est important
37:29se dire que
37:30dans le poste
37:32que tu occupes aujourd'hui
37:33il y a cette question
37:34à chaque fois
37:34de feedback
37:35de mesurabilité
37:37de l'impact
37:38que tu peux créer
37:39avec Funken Square
37:40c'est essentiel
37:41je pense
37:42il y a la mesurabilité
37:43mais il y a d'abord
37:43l'intention
37:44et aujourd'hui
37:45et tu vois
37:46je vous engage
37:46si vous rencontrez
37:47d'autres chief impact officer
37:49il y a une question
37:50en fait importante à poser
37:51qui est
37:51qu'est-ce que l'impact
37:52représente dans votre entreprise
37:53pour beaucoup de boîtes
37:55c'est un portfolio
37:56c'est-à-dire que
37:57la boîte vit sa vie
37:58et de temps en temps
37:59il y a des gens
37:59qui organisent
38:00des collectes
38:00des déchets sur la plage
38:02ou ils font du team building
38:03en fait pour planter des arbres
38:05dans le deuxième cas
38:07c'est une tactique
38:08c'est-à-dire
38:09on dit
38:09ok
38:09on va créer de l'impact
38:11on va monter une équipe impact
38:12qui va reporter
38:13sans doute
38:14plutôt
38:14à la com
38:16ou à RH
38:17parce que ça va être génial
38:18pour la réputation
38:19pour le business
38:20pour l'engagement
38:21des employés
38:21il y a le troisième cas
38:23qui est le cas
38:24de Content Square
38:25où en fait
38:26on voudrait rajouter
38:27l'impact
38:28plutôt comme un objectif
38:29comme le business
38:30est un objectif
38:31et dans ce cas-là
38:32ça devient quelque chose
38:33qui en fait
38:34est dans les KPIs
38:35pas juste
38:36de l'équipe impact
38:37parce que quand même
38:37ce serait difficile
38:38pour une équipe de 20
38:39à l'intérieur
38:40d'une équipe de 1600
38:41mais qui est vraiment
38:42plutôt transverse
38:44transverse
38:45mesurable
38:45et qui permet
38:46de générer là aussi
38:47du quantifiable
38:49c'est important ça Vincent
38:50parce que c'est ce que tu sais
38:51de faire avec
38:51School of Impact
38:52que tu lances
38:53en septembre prochain
38:54tu vas former peut-être
38:55les futurs
38:56Cat Ball Organ
38:57les futurs
38:57Chief Impact Officer
38:59de l'économie numérique
39:01tu dirais quoi d'abord
39:02que l'impact
39:03et cette transformation
39:05environnementale
39:06et sociétale
39:06c'est la saison 2
39:07de la transformation
39:07digitale des entreprises
39:09c'est un peu ça
39:10et c'est particulièrement
39:11intéressant de voir
39:12que nos correspondants
39:14dans les entreprises
39:15avec qui on a échangé
39:16pendant 10 ans
39:16qui étaient en charge
39:18de la transformation
39:18digitale
39:19nous rappellent
39:20depuis un certain nombre
39:21de semaines
39:21un certain nombre de mois
39:22en disant
39:23écoute Vincent
39:23on m'a nommé
39:25en charge
39:25de la transition durable
39:26donc ça c'est plutôt
39:27une bonne nouvelle
39:28parce que ça veut dire
39:29qu'ils font appel
39:30à des gens
39:30qui mettent la main
39:31dans le combouille
39:32qui ouvrent le moteur
39:33et qui vont aller changer
39:34vraiment profondément
39:35les choses
39:35dans l'organisation
39:36qui vont recruter
39:37des profils
39:38comme vous
39:39peut-être des profils
39:39qui seront issus
39:40de notre école
39:41School of Impact
39:41et qui vont derrière
39:43essayer de se projeter
39:44et essayer vraiment
39:45d'accompagner
39:46cette transition
39:46qui est longue
39:47qui est souhaitée
39:47par les dirigeants
39:48qui est souhaitée
39:49par les collaborateurs
39:49qui est souhaitée
39:50par les clients
39:50il n'y a jamais eu
39:51un aussi grand
39:52alignement des planètes
39:53pour faire cette transition
39:56et avoir un monde
39:57plus durable
39:57et limiter
39:58nos externités négatives
39:59donc le sujet
40:00est très vaste
40:01on va essayer
40:01de former
40:02ce qu'on appelle
40:03un peu
40:03l'écoute au suisse
40:04de l'impact
40:04parce que le sujet
40:05est large
40:05donc on se doit
40:06de fournir
40:07aux entreprises
40:07aux organisations
40:08aux associations
40:09aux start-up
40:10des profils
40:11qui vont les accompagner
40:12à accélérer
40:13dans cette dimension
40:14c'est tout l'objet
40:15de School of Impact
40:16alignement des planètes
40:17tu le disais
40:18mais c'est aussi
40:18un alignement des valeurs
40:19parce qu'aujourd'hui
40:21évidemment
40:21on forme ces futurs talents
40:24ces futurs talents
40:24vous en faites partie
40:26vous êtes aussi
40:27utilisateur
40:28utilisatrice du numérique
40:29mais citoyen
40:30et citoyenne
40:30au même titre
40:31et vous n'avez pas envie
40:33d'aller travailler
40:33pour des boîtes
40:34qui ne sont pas fidèles
40:35justement
40:35à leur engagement
40:36de départ
40:36est-ce que
40:37quelque part
40:38il faut faire attention
40:39à l'impact washing
40:40comme on a pu
40:42dénoncer du greenwashing
40:43à un moment
40:44Kat ?
40:44oui 100%
40:45je pense qu'il y a
40:45plein de manières
40:46quand vous cherchez
40:48à travailler
40:49dans une entreprise
40:50une start-up
40:52par rapport à l'impact
40:53il y a plein de manières
40:53de regarder
40:55déjà par exemple
40:56quelque chose
40:56que je vous encourage
40:58à regarder
40:59c'est
40:59quel pourcentage
41:01du revenu
41:02de l'entreprise
41:03est dédié à l'impact
41:05déjà
41:05parce que pour moi
41:06par exemple
41:07chief impact officer
41:08c'est un titre
41:08qui fait un peu
41:09à la mode
41:10mais je dis
41:10t'es pas chief impact officer
41:11s'il n'y a pas
41:12au moins 1%
41:13du revenu recurrent
41:15en fait
41:15de la boîte
41:16annuellement
41:16qui représente
41:19ton budget
41:20il y a plein d'autres
41:21aussi
41:22par exemple
41:22la diversité
41:23et l'inclusion
41:23c'est un sujet
41:24qui me passionne
41:26énormément
41:26et que je vois
41:27de manière
41:28totalement différente
41:29depuis que je suis
41:30chez Content Square
41:30parce qu'avant
41:31il y avait plein de gens
41:32qui pensent
41:33que la diversité
41:33et l'inclusion
41:34c'est une pure question
41:35de valeur
41:35c'est à dire
41:36que quand les entreprises
41:37sont mauvaises
41:37c'est forcément
41:38parce que
41:38c'est des connards
41:40en gros
41:40voilà
41:41et maintenant
41:42quelque chose
41:42que je vois aujourd'hui
41:43c'est à quel point
41:44et j'espère que
41:45voilà justement
41:45il y a des gens
41:46dans le School of Impact
41:46qui sont en train
41:47d'être formés pour
41:48c'est un sujet
41:49opérationnel
41:49extrêmement difficile
41:51qui veut dire
41:52que tu as besoin
41:53de traquer
41:53énormément de data
41:54par exemple
41:54là j'ai besoin
41:55de savoir
41:56pas juste
41:56quel est le pourcentage
41:57de femmes
41:58par exemple
41:58des hommes
41:59dans mon entreprise
41:59j'ai besoin
42:00de savoir
42:00par rapport
42:02aux tendances
42:03de ces derniers mois
42:03et aux embauches
42:04quel est le pourcentage
42:05des femmes
42:05des hommes
42:06par rapport
42:06à quelle fonction
42:07quel géo
42:08quel niveau
42:09j'ai besoin
42:10de savoir
42:11d'attrition
42:11c'est à dire
42:12quel est le pourcentage
42:13de femmes
42:13qui partent
42:14et là je parle
42:15que de genre
42:15alors qu'il y a
42:16d'autres catégories
42:17des personnes
42:18porteuses d'handicap
42:20des personnes
42:20issus des milieux
42:21éloignés
42:21de la tech
42:22et voilà quoi
42:23c'est à dire que
42:24les futurs talents
42:25de l'impact
42:26que tu vas former
42:26avec School of Impact
42:28ils vont devoir
42:28justement
42:29de façon très précise
42:30traquer
42:30ces données
42:31se confronter
42:32à la réalité
42:33en permanence
42:34exactement
42:34avec une vision
42:35extrêmement holistique
42:36de l'entreprise
42:37c'est à dire qu'en fait
42:37aujourd'hui
42:38et c'est important
42:39l'école n'a pas
42:41formé uniquement
42:41des chargés
42:42de communication
42:43RSE
42:43entre guillemets
42:44elle est là
42:44pour former
42:45des gens
42:45qui vont se retrouver
42:46dans le département
42:47finance
42:47dans le département
42:48achat
42:49dans le département
42:49marketing
42:50il faut que
42:51comme on l'a connu
42:52dans le digital
42:52il y a 10 ans
42:53l'ensemble
42:54des directions
42:54métiers
42:55intègre cette dimension
42:56et donc c'est très intéressant
42:58de voir le type de profil
42:59qu'on recueille
42:59parmi les candidats
43:00on n'aura que 25 places
43:02je dis ça pour les candidats
43:03il n'y a que 25 places
43:04donc dépêchez-vous
43:05et donc en fait
43:06l'idée derrière
43:06c'est de dire
43:08il faut des gens
43:10pour accompagner
43:11toute l'entreprise
43:12et pas les mettre
43:13uniquement dans le département
43:15RSE
43:15ce n'est plus le sujet
43:16comme le digital
43:17il y a 10 ans
43:17il y a eu au début
43:19le département digital
43:20et on s'est très rapidement
43:21rendu compte
43:22qu'il fallait du numérique
43:23partout
43:23pour infuser
43:24c'est la même chose
43:25pour l'impact
43:25d'ailleurs tu mentors
43:27énormément de jeunes diplômés
43:28aux féminins
43:29et aux masculins
43:30par ailleurs
43:31ils te posent
43:31quelles questions
43:33quand ils viennent te voir
43:34c'est toujours
43:34quelle formation
43:35est-ce qu'il faut
43:36que je prends
43:36et en fait
43:38moi je ne suis pas du tout
43:40formée à l'impact
43:41c'est quelque chose
43:41qui me passionne énormément
43:43en fait
43:44ça dépend de
43:45est-ce qu'on pense
43:45que l'impact
43:46est une thématique
43:47et un métier
43:48et est-ce qu'on pense
43:49que c'est une collection
43:49de métiers
43:50il y a plein de gens
43:50qui pensent
43:50ah ouais
43:51du coup c'est toi
43:51qui gères
43:52l'université
43:52c'est toi qui gères
43:53le sujet
43:54sustainability
43:55climat
43:55c'est toi qui gères
43:56le sujet privacy
43:56en fait je suis
43:57le chief impact
43:58moi j'ai un VP
43:59sustainability
43:59j'ai un VP
44:00diversité et inclusion
44:01j'ai un VP
44:02digital trust
44:02j'ai un VP
44:03digital accessibility
44:04et ils ont chacun
44:06en fait
44:06des expertises différentes
44:08mais
44:08c'est très différent
44:10des gens qui sont
44:11des profils
44:11que vous allez trouver
44:12dans leurs équipes
44:13en réalité
44:14comme disait Vincent
44:15l'impact
44:16est assez transverse
44:17donc par exemple
44:17quand vous vous dites
44:18que là
44:19on va dérouler
44:21une stratégie
44:22Net Zero Carbon 2025
44:23le genre de profil
44:25dont vous avez
44:25réellement besoin
44:26c'est des gens
44:27qui savent gérer
44:28des projets transverses
44:30avec que des personnes
44:32sur lesquelles
44:32ils n'ont aucune
44:33autorité formelle
44:34pour faire en sorte
44:35que tout le monde
44:35en fait
44:35puisse avancer ensemble
44:36on arrive à tout
44:37modéliser
44:38à avancer
44:38à respecter le target
44:40en fait
44:40chaque année
44:41en 10 secondes
44:42t'as pas de chance
44:43ça veut dire que
44:44les gens que tu vas former
44:46ce sont des chefs
44:46d'orchestre
44:47de l'impact
44:48et il faut qu'ils aient
44:49aussi une spécificité
44:50pour pouvoir
44:51réussir à avoir
44:53ce feedback
44:53c'est mieux
44:54parce que le sujet
44:54descend extrêmement large
44:55s'ils arrivent
44:56avec un profil
44:57on va dire
44:58assez généraliste
44:59il faut qu'ils aient
45:00cette sensibilité
45:01de l'impact
45:01associée à une thématique
45:03en tout cas
45:03nous on sera là
45:04pour les accompagner
45:05dans cette voie
45:06merci infiniment
45:07à tous les deux
45:07d'être venus
45:08de nous parler
45:09de cette professionnalisation
45:10de l'impact
45:10donc monsieur a envie
45:11d'applaudir
45:11applaudissez
45:12mais bien sûr
45:13ne vous restreignez pas
45:14merci
45:27et vous le voyez ce jingle
45:28s'afficher dans l'oeil et l'oreille
45:30d'Eric Corsena
45:31je n'oserais m'y installer
45:33directement
45:34mais Eric
45:35qu'avez-vous pensé
45:36justement des propos
45:37qu'on vient de tenir
45:38sur l'impact entre autres
45:40et sur le métavers
45:42premier débat
45:43sur le métaverse
45:46alors
45:47il y a toujours eu
45:48l'articulation
45:50entre le réel
45:51et le virtuel
45:52il y a une très belle phrase
45:54de Paul Valéry
45:55qui disait
45:56que serions-nous
45:58sans le secours
46:00de ce qui n'existait pas
46:01c'est l'amour
46:03l'amour
46:04se nourrit
46:05d'imaginaire
46:06mais notre imaginaire
46:09propre
46:10si l'imaginaire
46:11est donné par d'autres
46:13on est envahi
46:14dans son intimité
46:17donc que restera-t-il
46:18de l'intimité
46:20c'est une des raisons
46:21qui me fait
46:23défendre
46:23la lecture
46:25parce que la lecture
46:26est une co-création
46:29chacun
46:30nous nous faisons
46:31un film différent
46:32sur le même livre
46:33quand on regarde un film
46:35on voit le même film
46:36donc c'est cette question-là
46:38qui sans refuser
46:41me dire qu'il faut garder
46:43cette possibilité
46:44quand
46:44pour des enfants
46:46vous les laissez
46:48sans arrêt
46:48devant les plateformes
46:49ou
46:50vous les transférez
46:52sans arrêt
46:52d'activité en activité
46:54vous leur retirez
46:56cette base
46:57de jachère
46:58qui est nécessaire
46:59à l'imaginaire
47:01de la même manière
47:02que dans la nature
47:03la jachère est nécessaire
47:04premier point
47:05deuxième point
47:06alors je me suis passionné
47:08pour cette affaire
47:09d'impact
47:10parce que
47:11j'ai tendance
47:12à
47:14retirer
47:15impact
47:15de mon vocabulaire
47:16parce que
47:18tout est impact
47:18la question
47:20c'est le bilan
47:22dans tous les domaines
47:23et notamment
47:23dans
47:24l'énergie
47:25toute source d'énergie
47:27a un impact
47:27donc ça m'intéresse
47:29énormément
47:29parce que
47:30écoutez
47:30ce qui a été dit
47:31c'était vraiment passionnant
47:34nous voulons
47:35une transition
47:36durable
47:36c'est contradictoire
47:38dans les termes
47:40parce que
47:40la transition
47:41par définition
47:42elle avance
47:43mais il y a une question
47:44derrière
47:45qui est
47:45extrêmement
47:46fondamentale
47:47qui est la question
47:49de la mesure
47:50depuis que je suis
47:52économiste
47:52c'est à dire
47:53quasiment depuis
47:5450 ans
47:54j'attends
47:56une nouvelle
47:57définition
47:58des critères
47:59de la croissance
48:01qui n'arrive jamais
48:02et c'est le PIB
48:04et c'est le PIB
48:04et c'est toujours le PIB
48:05et donc
48:06ce qui va se passer là
48:07j'espère
48:08avec cette analyse
48:09de l'impact
48:10ou du bilan
48:10c'est vraiment ça
48:11c'est à dire
48:12on verra
48:13quelle croissance
48:14on veut défendre
48:15et quelle autre
48:16est l'ennemi
48:17de la planète
48:18je vous remercie
48:18merci infiniment
48:19restez avec nous
48:20Eric
48:20restez pour la prochaine séquence
48:22vous avez le droit
48:22finalement
48:23il n'y a plus de questions ici
48:24il n'y a plus de questions ici
48:25mais on va passer
48:26à la dernière séquence
48:27de cette émission
48:28une séquence
48:29grande cause nationale des jeunes
48:31je sais que ça va vous intéresser
48:32comment est-ce que la tech
48:33peut permettre à chaque jeune
48:35de trouver sa place
48:36dans la société
48:46et ce plateau
48:48évidemment
48:48devient un plateau
48:49tout le monde s'interpelle
48:50c'est formidable
48:50c'est du direct
48:51c'est la télévision
48:52Axel Dechet
48:53fondateur de Mec.org
48:54tu nous as rejoint
48:55bonjour à toi
48:55tu ne nous as pas rejoint seul
48:57puisque tu es accompagné
48:58de Syriac de Beaumont
49:00c'est un très beau nom
49:01je dois l'avouer
49:02merci beaucoup
49:02pour un projet
49:03qui est aussi très beau
49:04et toi
49:05point d'interrogation
49:06Syriac
49:07vous êtes le vainqueur
49:08du prix justement
49:09que Mec.org
49:10Vivatech
49:11vient de remettre
49:12il y a quelques minutes à peine
49:13donc c'est
49:13un beau cadeau
49:14d'être là
49:15on est aussi
49:16avec Eric Orsena
49:17on va vous interroger
49:18essayer de comprendre
49:19justement pourquoi
49:20Axel
49:21tu as voulu avec Mec.org
49:22mettre à l'honneur
49:23justement cette grande cause
49:25des jeunes
49:26Mec.org
49:27pour ceux ou celles
49:28qui ne connaîtraient pas la plateforme
49:29et c'est mal
49:30elle est directement sur Mec.org
49:31c'est justement la plateforme
49:32que tu as montée
49:34il y a quelques années maintenant
49:35pour pouvoir
49:36montrer que les civic tech
49:37et l'engagement
49:38peuvent redonner foi
49:39en la démocratie
49:40Eric c'est pas beau ça ?
49:42Oui en fait
49:43c'est ça qu'on a essayé
49:44on a essayé de faire ça
49:45on l'a fait à l'échelle nationale
49:47et même internationale
49:48pour la démocratie
49:48et puis on a eu aussi envie
49:50de travailler sur l'action civile
49:52qui est un autre sujet
49:53et de se dire
49:54comment est-ce que
49:55sur des sujets
49:55comme donner une chance
49:57à chaque jeune
49:57on est capable
49:58de faire collaborer
50:00mais des coalitions gigantesques
50:02d'associations
50:03d'entreprises
50:04mais aussi avec des centaines
50:06de milliers de citoyens
50:07parce que
50:08sur des sujets aussi importants
50:10que l'engagement des jeunes
50:11et l'égalité des chances
50:13en fait la bonne échelle
50:15c'est pas les pouvoirs publics
50:17la bonne échelle
50:18c'est la coordination
50:19de l'action civile
50:20et nous c'est ça notre métier
50:22donc là sur
50:23donner une chance
50:23à chaque jeune
50:24on a effectivement réuni
50:26des très grandes entreprises
50:27Mirova, La Poste
50:29la Caisse des dépôts
50:29Natixi, Schneider, Accenture
50:31et Vivatec aussi
50:34dans cette énorme coalition
50:36avec toutes les associations
50:39spécialisées dans l'égalité des chances
50:40spécialisées dans l'intégration des jeunes
50:42et on les fait bosser
50:43avec 500 000 français
50:45de façon à concevoir
50:46et mettre en oeuvre
50:47des actions
50:47qui vont avoir un impact
50:48absolument national
50:49J'ai envie qu'on pose rapidement
50:51la question à Syriac
50:52si vous en êtes d'accord Eric
50:53parce qu'on parle
50:54de ces 500 000 français
50:56sur lesquels
50:56Axel et Mec.org
50:58vous a fait plancher
50:58ça fait pas un peu peur
51:00d'abord de se dire
51:00qu'on va devoir adresser
51:02une question fondamentale
51:04avec 500 000 personnes
51:05comment est-ce qu'on arrive
51:07finalement
51:09à obtenir des réponses
51:10fiables et mesurables
51:11parce qu'on parlait
51:11d'impact tout à l'heure
51:12et c'est important justement
51:13de pouvoir mesurer
51:14ces réponses
51:16Je pense que
51:17c'est vrai
51:18ça fait peur
51:18mais c'est essentiel
51:20je fais partie
51:21de cette génération
51:22qui a peur
51:22et qui a toujours eu peur
51:24on se pose beaucoup de questions
51:24mais si on prend pas la parole
51:26et si on se bouge pas
51:28personne va le faire pour nous
51:29donc cette conviction
51:31que j'ai
51:32qu'on a tous
51:34au fond de nous
51:35de se dire
51:36qu'on doit agir
51:37qu'on doit aller voter
51:38qu'on doit aller
51:39prendre la parole
51:40tous les jours
51:40pour s'imposer
51:41et dire que
51:42notre avis
51:42et notre avenir
51:43est important
51:44que ce soit environnemental
51:45sociétal
51:45économique
51:47elle nous habite tous
51:48forcément
51:48parce que c'est notre avenir
51:50et que c'est notre vie
51:51qui est en jeu
51:51Je vais ouvrir la question
51:53à tous les trois
51:53si vous le voulez bien
51:54messieurs
51:54parce que c'est une question
51:55enfin un débat
51:56qu'on a souvent avec Axel
51:57dans plein d'autres plateaux
51:59et sur plein d'autres plateaux
51:59et dans d'autres émissions
52:00c'est le fait de se dire
52:01que oui certes
52:02ces dernières échéances électorales
52:04ont montré
52:05en effet
52:06une abstention
52:07notamment
52:07des 18-24 ans
52:09assez majeures
52:09et préoccupantes
52:10oui mais
52:11ça ne signifie absolument pas
52:13une dépolitisation
52:14de l'engagement des jeunes
52:16Eric
52:17Vous savez
52:18comme toutes les choses essentielles
52:22elles sont fragiles
52:25On a cru que la démocratie
52:27était acquise pour toujours
52:30On a cru notamment
52:32après la chute du mur de Berlin
52:35que c'était gagné
52:37et qu'il y aurait
52:39démocratie et commerce
52:40et au 18e siècle
52:42on appelle ça le doux commerce
52:44qui allait faire cesser la guerre
52:46et moi j'ai eu
52:47comme professeur
52:48de philosophie
52:49Raymond Aron
52:50qui disait
52:52ne croyez pas
52:52une seconde
52:54que les intérêts
52:56des êtres humains
52:57seront plus forts
52:58que leur passion
53:00et la passion
53:01ça peut être
53:01la passion nationaliste
53:02ça peut être
53:03la passion religieuse
53:04ça peut être
53:04tout ce que vous pouvez imaginer
53:05et on en est là
53:07Ma conviction absolue
53:10c'est que la démocratie
53:11doit être refondée
53:12sans arrêt
53:13et notamment en ce moment
53:15parce que
53:15les réseaux
53:16sont une concurrence
53:17qui peuvent être
53:19absolument mortelles
53:20et que si on n'avance pas
53:21et regarder un peu partout
53:23la tentation
53:25de l'efficacité
53:26va être la plus forte
53:27et la tentation
53:29du long terme
53:29c'est la tentation
53:32des dictateurs
53:33et on peut très bien imaginer
53:35donc au fond
53:36c'est la même question
53:37l'abstention
53:38la radicalité
53:40qu'on peut comprendre
53:41et puis
53:42et puis cette sorte
53:43de vertige
53:44en disant
53:44bon
53:44et bien
53:45regardez
53:46quand on disait
53:47transition durable
53:48des tas de gens
53:49notamment
53:50les chinois
53:51disent que
53:51la démocratie
53:53est incapable
53:53de choisir
53:54à long terme
53:54puisqu'il y a
53:56une sorte
53:58de campagne électorale
54:00quotidienne
54:01avec les réseaux
54:02et les chaînes
54:03d'activité
54:03vous voyez
54:04d'information
54:05au quotidien
54:05donc on est
54:06un défi
54:07extraordinaire
54:07et donc
54:09parce que
54:09comme d'habitude
54:09on a des techniques
54:12puissantes
54:12comme jamais
54:13et des faiblesses
54:14comme jamais
54:15ça c'est depuis
54:16l'histoire du monde
54:17quand on a cru
54:18une seconde
54:20en 89
54:22que l'histoire
54:23était finie
54:25alors qu'elle se forgeait
54:27le pire de l'histoire
54:27et pardon
54:29d'être un peu critique
54:30mais
54:30nous avons
54:32une génération
54:33de dirigeants
54:34trop jeunes
54:36qui ont du mal
54:37à se rendre compte
54:39qu'il existe
54:40un caractère
54:42déraisonnable
54:43et donc
54:44extrêmement dangereux
54:46qu'on appelle
54:47l'histoire
54:49histoire
54:49oui mais histoire
54:50que vous faites
54:51justement
54:51Eric
54:52que vous faites Axel
54:53enfin que tu fais Axel
54:54et que vous faites Syriac
54:55tu me le disais hier
54:56d'ailleurs
54:57sur Viva Tech News
54:58dans Tech for Change
55:00c'est juste
55:00qu'on a perdu
55:01un repère
55:02pour une certaine génération
55:04le vote
55:05restait une boussole
55:06de l'engagement
55:06mais c'est plus le cas
55:07et il faut l'accepter
55:08tel quel
55:09c'est même pire que ça
55:10moi je pense que les jeunes
55:11les moins de 34
55:13ou
55:13qui n'ont pas voté
55:15à 70%
55:15ont entamé
55:17leur sécession
55:18des institutions
55:20et je pense
55:21qu'on fait une erreur
55:22fondamentale
55:22nous
55:23qui ne sommes pas
55:24ceux-là
55:24qui est de considérer
55:26que le vote
55:26est la première étape
55:27de l'engagement
55:28le vote
55:29est la dernière étape
55:30de l'engagement
55:31et tout le sujet
55:32et on va arriver
55:33à l'idée de Syriac
55:35qui à mon avis
55:35sur un sujet
55:36très précis
55:37qui est celui
55:37de l'orientation
55:38et de la conscience
55:39de droit
55:39a tout changé
55:40tout le sujet
55:41c'est de donner
55:42du corps
55:43à l'impact
55:44de l'engagement
55:44individuel
55:46pour à terme
55:47réarmer le vote
55:48mais pas le contraire
55:49et c'est ça
55:50le changement radical
55:52dans lequel on est
55:52aujourd'hui
55:53et donc l'idée
55:54de Syriac
55:55elle est radicale
55:56par le volume
55:58et l'impact
55:58qu'elle peut avoir
55:59sur l'orientation
56:00des jeunes
56:00et les soft skills
56:01dans les années qui viennent
56:03radicalité avec
56:04pour toi
56:04pourquoi ?
56:06alors très rapidement
56:08cette radicalité
56:09elle veut juste
56:10rappeler que l'école
56:11avant d'être l'école
56:12des compétences dures
56:13c'est l'école de la vie
56:14et qu'on n'apprend pas
56:15juste à faire
56:16des mathématiques
56:17à le français
56:18mais on apprend
56:19à vivre
56:19à se faire des amis
56:20à communiquer
56:22à être soi-même
56:23et donc la société
56:25on est parti du postilat
56:26qu'elle s'est beaucoup
56:26transformée
56:27que les téléphones
56:28sont arrivés
56:28et que l'école
56:29s'est transformée aussi
56:30avec l'arrivée
56:31de plateformes
56:31comme école directe
56:32pro-notes
56:34tu disais tout à l'heure
56:35que c'était plus
56:36de 30 millions
56:36d'utilisateurs
56:37ces plateformes
56:37quotidiennement
56:39quotidiennement
56:39ce qui est énorme
56:41et ces plateformes
56:42elles se doivent
56:43de suivre
56:43cette école de la vie
56:44notre idée
56:46c'est de se dire
56:47que chacun
56:48est beaucoup plus
56:48que ses notes
56:49on a tous eu ce malheur
56:51certaines fois
56:51d'avoir une mauvaise note
56:52et de se dire
56:53qu'on entende
56:54tu ne vaux rien
56:55bah si t'es beaucoup
56:56plus que ça
56:57t'es une personne
56:58qui a des qualités
56:58et t'es forcément
56:59tu vaux forcément
57:01quelque chose
57:02très rapidement
57:03et toi
57:04en 4 piliers
57:06c'est une plateforme
57:07intégrée totalement
57:09à pro-notes
57:10école directe
57:12pour les élèves
57:13un espace de liberté
57:14un espace sain
57:14sur lequel ils peuvent
57:15communiquer
57:15sans être mis à l'écart
57:17s'ils n'ont pas de téléphone
57:18dès la 6ème
57:19certains élèves ont des téléphones
57:20d'autres non
57:21et bah là
57:22ça permet à tout le monde
57:23d'être réuni
57:23sur une plateforme saine
57:25et contrôlée
57:26des tests
57:27de connaissance de soi
57:28les tests
57:29de caution intellectuelle
57:30de caution émotionnelle
57:33des coachings
57:34alors c'est vrai que
57:346 millions d'élèves
57:36dans le secondaire
57:37c'est énorme
57:37mais aujourd'hui
57:38on a des technologies
57:39qui nous permettent
57:39de faire des coachings
57:40avec des intelligences artificielles
57:42et enfin
57:44des exemples
57:45de parcours singuliers
57:46pour illustrer
57:47que tous les métiers
57:48sont bons
57:48et qu'on peut se réinventer
57:49plusieurs fois
57:49dans une seule vie
57:50pour toi
57:51c'est donc pour tous
57:52et c'est beau
57:5329 secondes
57:54très exactement
57:5413 secondes
57:55rapidement
57:55ce qui est dingue
57:56c'est que déjà
57:57pro-notes appartient
57:58à la poste
57:58qui est partenaire
57:59donc ça rend ce sujet
58:00extrêmement réaliste
58:02dans ce qu'on se dit
58:02pro-notes
58:02c'est 17 millions
58:04de gens par jour
58:05qui vont regarder
58:06leurs notes
58:06et leurs devoirs
58:07et pour la première fois
58:08on va ouvrir avec eux
58:10un débat
58:10sur leurs soft skills
58:11leur nature
58:12qui ils sont
58:13et leur orientation
58:14c'est changer la donne
58:16qui est très difficile
58:17dans les salles de classe
58:18et qui maintenant
58:18peut se faire
58:19grâce à la tech
58:20et c'est changer
58:20la façon dont on s'interroge
58:22en effet
58:22sur le futur
58:23de cette société
58:24l'école des futurs
58:26au plurial
58:26j'étais très heureuse
58:27de mener cette émission
58:28avec vous
58:28merci Axel
58:29bravo Cyriac
58:30merci comme toujours
58:32Eric Orsena
58:32bien évidemment
58:33c'est vrai que Cyriac
58:34c'est formidable
58:35Cyriac de beau mot
58:36c'est un prénom
58:37on a choisi pour ça
58:38je pense qu'il avait
58:40des points en plus
58:40juste pour ça
58:41merci infiniment
58:42en tout cas messieurs
58:43d'avoir donné
58:44cette terre d'espoir
58:45et de futur
58:46ici sur le plateau
58:46de cette émission
58:47merci infiniment à vous
58:48de nous avoir suivis
58:49en direct
58:50ici à Viva Tech
58:51merci à Viva Tech
58:52merci à Viva Tech
58:52merci à Viva Tech
58:55merci à Viva Tech
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