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  • il y a 3 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Pascal Trouet-Vous.
00:30Vous écoutez Léa Salamé.
00:31Je veux d'abord dire, ici, et c'est important, qu'avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre.
00:40Maintenant, on ne va pas être dupe.
00:42Tout le monde, ici, plus qu'ailleurs d'ailleurs, a dans l'esprit qu'il y a une présidentielle dans un peu plus d'un an.
00:50Mais je n'ai pas attendu la commission d'enquête pour y répondre et pour adopter une ligne de conduite extrêmement claire.
00:56En 2019, quand mon compagnon a décidé d'être candidat aux élections européennes, je me suis retiré de l'antenne le jour même de sa candidature.
01:06Et je précise, contre l'avis de ma hiérarchie à l'époque, qui ne voyait pas pourquoi je devais sortir de l'antenne.
01:11C'est moi qui ai pris les devants et je suis sortie.
01:14Cinq ans plus tard, en 2024, quand à nouveau il a été candidat aux élections européennes, même chose, je me suis retiré de l'antenne.
01:22Et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections.
01:28Si il est candidat, je sors de l'antenne.
01:31Je l'ai dit, j'ai même préempté la question au moment où on m'a proposé le 20h, où Alexandre Carat m'a proposé le 20h, où Delfine Ernotte m'a proposé le 20h.
01:38Je dis, vous savez bien que si il est candidat, je sors et je sors immédiatement.
01:43Immédiatement. Je ne m'accroche pas, je sors.
01:45Bon, d'abord sur la forme. Je ne sais pas si vous avez écouté Léa Salamé.
01:49C'est vrai que moi je l'ai trouvé remarquable, mais ce n'est pas la première fois.
01:51Je trouve toujours que Léa Salamé a beaucoup de talent, beaucoup de classe, disons-le, beaucoup d'intelligence.
01:57Et qu'elle a su répondre devant cette commission avec justesse et intelligence aux questions qu'on lui posait.
02:03Et cette réponse en est la signification.
02:06C'est-à-dire qu'il n'y a aucune ambiguïté dans ce qu'elle dit.
02:10Non.
02:11Sur ce qu'elle vient de déclarer, effectivement, je pense qu'il n'y a pas de problème.
02:15Effectivement, à chaque fois, elle est sortie pendant quelques semaines.
02:17Après, elle a dit d'autres choses aussi.
02:20Quand, par exemple, elle parle de son émission qu'elle produit,
02:23qu'elle produisait même avant de présenter le journal de 20h, son émission du samedi soir.
02:29Et qu'elle dit, si finalement j'ai décidé de la produire, de mettre la main dans le cambouis, etc.
02:35C'est pour que les Russes ne mettent pas la main dans le cambouis, justement.
02:39Je me suis dit, elle nous prend pour qui ?
02:42Elle se moque de qui ?
02:43Il y a un souci, effectivement, pour les producteurs qui sont à la fois payés par le service public,
02:49qui sont des salariés du service public, et parallèlement qui sont des producteurs de leur émission.
02:54Là, il y a un souci, ou en tout cas, il y a peut-être un conflit d'intérêts qui dépasse de bien, de loin.
02:58En tout cas, Poutine n'allait pas s'occuper de la production de son émission.
03:02Écoutez sa réponse, Laurent Tessier.
03:04On a la réponse à cette question, je crois.
03:05Exactement.
03:06Si j'étais pas coproductrice, pour vous dire les choses clairement, cette émission pourrait, sans mon accord, être animée par quelqu'un d'autre.
03:13C'est comme ça.
03:14Ou alors, elle pourrait être achetée par une société étrangère sans que je donne mon accord.
03:18Par exemple, une société russe qui voudrait racheter le format de quelle époque.
03:21« Si j'ai pas droit de regard, on me demande pas, on peut la vendre. »
03:24Même si ça me plaît pas.
03:25Et ça, je ne le souhaitais pas.
03:27Bon, le format de quelle époque, il est pas non plus...
03:30C'est des gens autour d'une table qui sont interrogés.
03:33Elle fait ce que tout le monde fait.
03:35Il n'y a pas d'originalité.
03:36Après, elle incarne, et l'originalité, c'est son incarnation, parce que c'est son talent.
03:42Mais après, il n'y a pas une mécanique dans cette émission qui, comme on peut avoir des mécaniques, je sais pas, dans Mask Singer, dans plein de...
03:51De ce qu'on appelle des formats.
03:52Là, on est sur une émission classique.
03:54On a déjà vu ça.
03:55Oui, mais parce que c'est un talk classique.
03:58C'est un talk classique.
03:58Mais ce qui l'ont animée en elle...
04:00Mais son argument, effectivement, je le trouve d'expliquer qu'elle produit, parce qu'autrement les russes pourraient acheter ou produire l'émission.
04:06Bon, là, effectivement, il y a...
04:07Ils ne sont pas hyper intéressés par Christophe de Chavannes, je crois.
04:09Ceux qui l'ont animée avant avaient le même statut, ils étaient coproducteurs de la même manière.
04:15Oui, mais là, ça pose quand même un souci, pardonnez-moi.
04:18Alors, ce qui pose un souci, aujourd'hui, et à la commission en particulier, c'est qu'on ne sait toujours pas combien ça coûte et combien elle touche sur ce salaire-là.
04:25Vous êtes un CDI, et en plus, vous produisez.
04:29Donc là, il peut y avoir un conflit d'intérêt dans les deux positions.
04:33Et en plus, elle est salariée du 20h.
04:35Elle a dit, je ne touche pas un euro de plus.
04:37Oui, c'est ce que je vous dis, elle est en CDI.
04:38Oui, non, mais il faut...
04:40Elle n'est pas en plus salariée du 20h.
04:42Elle n'a pas un CDI plus un salarié du 20h.
04:44Non, elle a un CDI pour le 20h, mais en plus, elle est productrice, et elle a ce salaire-là.
04:51Et d'ailleurs, vous remarquerez que depuis vendredi, où il y avait les responsables de France TV qui étaient entendus par la commission,
04:58et notamment madame Muriel Plénet,
05:00depuis vendredi, aucun de ceux qui sont entendus,
05:04y compris les assalamés ce matin, y compris M. Delahou, s'il y a quelques minutes,
05:09ne veulent donner publiquement leur salaire.
05:13Alors, je rappelle juste une chose.
05:14C'est de l'argent public,
05:16que ce sont nos impôts,
05:18que vous, moi et d'autres, ici, autour de la table,
05:20nous sommes donc leur patron,
05:22et que ça ne me semble pas complètement dingue.
05:24Pardon, c'est nous qui les payons.
05:26Mais c'est nous qui les payons.
05:27C'est nous qui les payons.
05:29Oui, je ne sais pas ce qu'on les fait, qu'on est leur patron.
05:31C'est pas évident, je ne vois pas pourquoi son salaire,
05:34et s'il ne se crée que ça.
05:36Mais parce qu'il est énorme.
05:36Il serait dans une boîte privée.
05:37Mais il est énorme.
05:39Elle l'a dit ce matin.
05:40Si c'est 100 000.
05:41Elle l'a dit, je vous ai donné, vous, à la commission,
05:44je vous ai donné tous les papiers,
05:45je vous ai donné mon salaire,
05:46mais nous avons un ordre de la direction
05:49de ne pas le révéler publiquement.
05:51Oui, mais parce qu'à ce moment-là,
05:54c'est Charles à l'oncle qui devrait lire et le dire.
05:56Je suis désolé de vous lire.
05:57Excusez-moi sur Raphaël Glucksmann,
05:58juste le seul sujet, en fait,
06:00c'est d'ailleurs Charles à l'oncle qui lui a posé la question,
06:02c'est que la compagne de Jordan Bardella ou de Bruno Rotao
06:04ne pourrait pas être à la place de Léa Salamé.
06:06C'est le seul sujet.
06:08S'il y avait une équivalence,
06:09et d'ailleurs Léa Salamé a répondu en disant
06:11j'espère que la compagne de Jordan Bardella,
06:13si elle était journaliste et qu'elle l'était avant de le rencontrer,
06:15pourrait être dans une boîte privée ou dans une boîte publique,
06:18la réponse est évidemment non.
06:20Elle ne pourrait jamais être journaliste sur le service public.
06:22C'est tout.
06:23C'est le cœur du sujet.
06:25Vous avez évidemment raison.
06:26Écoutez justement la réponse de Léa Salamé à cette question.
06:30Je ne suis pas la compagne de Jordan Bardella.
06:33J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste,
06:37elle pourrait continuer à faire son travail
06:39sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique.
06:42Je l'espère jusqu'à ce que son compagnon soit candidat.
06:47Et si elle me demandait conseil,
06:49la compagne de Jordan Bardella,
06:50qui serait peut-être journaliste,
06:51eh bien je lui dirais,
06:53tant qu'il n'est pas candidat,
06:55tant qu'on n'est pas en période de campagne,
06:58tu ne vas pas faire du tricot.
06:59Il faut que tu travailles.
07:01Et tu es indépendante.
07:02Et fais-le.
07:03Quand il sera candidat, s'il est candidat,
07:05retire-toi pour protéger tes équipes,
07:07pour garder le lien de confiance avec les Français.
07:09Mais je ne suis pas compagne de Jordan Bardella.
07:11Elle sait que ce qu'elle dit est faux.
07:13À la seconde où s'associer,
07:14si elle est journaliste,
07:15elle est morte professionnellement,
07:16la compagne de Jordan Bardella.
07:17Ou même de Bruno Rotaillou.
07:19Moi, je mets ça.
07:20Ça commence sous LR.
07:20Même peut-être Édouard Philippe,
07:23ça vous empêche d'être aux 20h de France 2.
07:26Il faut que ça soit quelqu'un de gauche.
07:27Si vous n'êtes pas avec quelqu'un de gauche,
07:29votre carrière s'arrête dans le service public.
07:30Évidemment.
07:31Et en dehors même du cas de cette commission parlementaire
07:34et de l'audition de Mme Salamé,
07:37lorsque vous émettez un soupçon,
07:40même pas un soupçon,
07:41lorsque vous dites,
07:42vous acheminez des propos de vérité
07:44qui ne concernent pas le camp du bien,
07:46vous êtes ostracisé.
07:48Ça dépasse même le cas de Mme Salamé.
07:49Ça concerne l'ensemble des journalistes du service public.
07:53Moi, j'ai une amie qui s'est faite
07:54alpaguer, cadenasser, noyauter,
07:57conspu et menacer
07:58par le biais d'un communiqué de la CGT.
08:01Il faut comprendre le poids des syndicats
08:03dans le service public.
08:04Si vous sortez des sentiers battus idéologiques,
08:06c'est la mise à mort sociale.
08:07Cléa Salamé elle-même a été recadrée par la CGT
08:11il y a quelques semaines maintenant.
08:12Je ne sais pas si vous vous en souvenez.
08:14Mais elle-même s'est fait recadrer
08:16par le syndicat communiste.
08:18Mon amie Claire Coque
08:19avait simplement publié un communiqué
08:21dans lequel est écrit le mot pogrom.
08:23Et je vous assure qu'elle a été affublée
08:25pendant des semaines et des semaines
08:26d'un harcèlement au sein de la rédaction.
08:29Je vous le dis,
08:30il y a aussi une omerta et un sectarisme
08:32qui règnent dans les rédactions du service public.
08:34Cette question sur Jordan Bardella
08:37a donné une très très belle engueulade
08:39entre le rapporteur et le président de la commission.
08:42Parce que Charles Lalonde pose la question,
08:44il est repris immédiatement par le président
08:47qui s'étonne qu'on puisse poser cette question, etc.
08:50Ils se sont vraiment engueulés publiquement.
08:52Ça a duré plus d'une minute, trente, deux minutes.
08:53Ils se sont engueulés.
08:55À quel sujet ?
08:55À propos de cette question.
08:58C'est-à-dire qu'on a reproché à Charles Lalonde
09:01de poser une question ?
09:02Oui, il était au-delà
09:04de sa fonction, etc.
09:05On a bien compris,
09:06vous allez quand même poser votre question,
09:08elle va y répondre,
09:08mais quand même,
09:09et ça a été très très très tendu,
09:12ce moment-là tout à l'heure.
09:15Bon, le présentateur a mis en avant
09:17l'impartialité du journal de 20h.
09:21Laurent Delahousse,
09:22on l'écoutera peut-être tout à l'heure,
09:24c'est une réponse au député Charles Lalonde.
09:27Écoutez,
09:28que dire sur le journal de France 2 ?
09:30Je ne le regarde pas suffisamment.
09:32Non, il y a un biais sans doute idéologique
09:36comme il y a sur toutes les antennes
09:40qui vont au-delà d'ailleurs de France Télévisions.
09:43Il y a une volonté.
09:46Ce n'est pas tant d'ailleurs,
09:47comment dire,
09:48de rapporter les faits qu'on rapporte
09:52dans leur édition,
09:55c'est parfois ceux qu'on ne rapporte pas.
09:57C'est ça souvent le souci.
09:59Ce n'est pas ce qu'on dit.
09:59C'est-à-dire qu'il y a des choses qu'on ne dit pas.
10:01Vous avez raison,
10:02l'histoire de la nona génère
10:03qui a été violée par un OQTF.
10:05C'est ça, c'est-à-dire que
10:07je m'aperçois que là
10:09où tu peux faire des reproches,
10:11mais je ne vous dis pas qu'à France Télévisions,
10:13d'une manière générale à l'espace médiatique,
10:16ce n'est pas tant ce qu'il dit
10:17ou de la manière dont il dit,
10:18même s'il peut exister des biais,
10:20bien évidemment,
10:21mais c'est surtout les infos
10:22que tu ne rapportes pas.
10:24Et la nona génère,
10:25dimanche dernier,
10:27violée par un OQTF tunisien,
10:29c'est une information
10:30qui n'est pas rapportée
10:31dans le journal de France Télévisions
10:32à 20h.
10:34Ça, c'est votre biais de journaliste, Pascal.
10:35Mais mon biais, à moi, par exemple,
10:36de citoyenne,
10:37c'est de savoir
10:38où va l'argent de mes impôts.
10:39Bien sûr, et vous avez raison.
10:40On va marquer une pause.
10:41On va marquer une pause.
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