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  • il y a 1 semaine
🎙️ Dans le monde d’Olivier – Épisode 5 : Maître Amas, son combat pour protéger les enfants placés
Pour ce nouvel épisode de Dans le monde d’Olivier, je reçois Michel Amas, avocat engagé depuis des années auprès des enfants placés par l’Aide Sociale à l’Enfance.
Chaque jour, Maître Amas est confronté à des situations où des enfants déjà fragilisés sont censés être protégés… mais ne le sont pas toujours. Face aux injustices, aux défaillances institutionnelles et aux silences qui s’accumulent, il a fait le choix de se battre juridiquement et humainement pour offrir à ces enfants une voix, une sécurité, une dignité.
Dans cet entretien, il raconte les réalités du terrain : les placements qui dérapent, les alertes ignorées, les parcours cabossés, mais aussi les victoires, les changements obtenus, et l’importance de ne jamais abandonner un enfant.
Il explique les mécanismes qui enferment ces jeunes dans la solitude, le manque de repères, parfois la peur, et revient sur ce que la justice peut, et doit, faire pour les protéger réellement.
Aujourd’hui, il continue son combat, déterminé à faire bouger les lignes. Il nous partage pourquoi il s’engage, les obstacles qu’il affronte, et ce qu’il faudrait transformer pour que chaque enfant placé puisse enfin grandir en sécurité et espérer un avenir digne.
✨ Un échange puissant, nécessaire et profondément humain, qui met en lumière une réalité trop souvent cachée. Une plongée dans les failles, les urgences, mais aussi les espoirs d’un système qui touche les plus vulnérables d’entre nous.
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Crédits
Productrice exécutive : Sara Foucaut
Rédactrice en chef : Hélène Corbie
Chargée Editoriale : Laëtitia Carneiro Gomes
Chargée de production : Julia Sanchez
Réalisation : Samuel Robbe
Assistant caméra et cadreur : Studio Bens
Cheffe monteuse : Clémentine Wilmet
Montage : Kateryna Mishyna
Production : Propulse by Reworld Media
Maquillage : Cassandre by Noob Agency
Edito et Post prod : Olivier Delacroix, Hélène Corbie, Cécilia Hopital, Manon Tettart, Baptiste Briois
Merci à Maître Amas pour son témoignage.

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00C'est simple, une personne sur 60 que vous croisez a un enfant placé.
00:00:03Une femme battue sur deux, on va lui prendre ses gamins dans les 2-3 semaines
00:00:06qui suivent le moment où on leur a demandé de l'aide.
00:00:09Nous, par semaine, on rentre un à deux dossiers d'agression sexuelle sur le lieu de placement.
00:00:13Par exemple, un petit garçon de 4 ans a été sodomisé par un autre de 18.
00:00:18Il y a 20 000 enfants qui se sont livrés au réseau de pédophiles.
00:00:21Sur ces 20 000, il y en a 15 000 qui viennent de l'ASE.
00:00:24Aucun des enfants ne se prostitue avant d'être placé.
00:00:27Si on ne fait rien, il ne se passe rien.
00:00:29Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien, que la vie est belle.
00:00:33Soyez les bienvenus dans le monde d'Olivier où, vous le savez, vous entendrez des histoires extraordinaires,
00:00:40des trajectoires de vie hors normes, racontées par des gens ordinaires, finalement, comme vous, comme moi,
00:00:46comme Michel Hamas, maître Hamas, que j'accueille aujourd'hui.
00:00:50Merci.
00:00:50Je suis ravi de vous accueillir parce que vous faites partie de ces hommes pour lesquels j'ai de l
00:00:55'admiration,
00:00:56parce que le combat que vous menez aujourd'hui, il nous est très cher,
00:00:59puisque dans le monde d'Olivier, on défend les femmes, nous défendons aussi les enfants.
00:01:07Et nous allons parler avec vous, maître Hamas, aujourd'hui, beaucoup de ces enfants placés à l'ASE.
00:01:12Je pense que pas mal d'entre vous, ce soir ou aujourd'hui, vont découvrir l'ASE, l'aide sociale
00:01:20à l'enfance,
00:01:21mais surtout le scandale de l'ASE, parce qu'on parle là d'humain, d'enfant, on parle là de
00:01:28famille.
00:01:29Là, il s'agit de réparer des situations, de préserver l'intégrité d'un enfant.
00:01:35Donc, c'est de l'humain.
00:01:36Et vous allez voir qu'on ne peut pas, normalement, se tromper et qu'il faut mettre des moyens pour
00:01:41tout ça.
00:01:42Or, maître Hamas, aujourd'hui, va nous expliquer qu'il y a beaucoup de dysfonctionnements
00:01:48dans cette grande organisation qu'est l'ASE,
00:01:51mais qu'il y a aussi tout un tas de conséquences dramatiques sur beaucoup d'enfants.
00:01:57Si vous aussi, vous vous sentez concerné par ce sujet,
00:02:00n'hésitez pas à nous écrire sur l'adresse mail qui suit dans cette vidéo.
00:02:03Et peut-être, vous viendrez témoigner.
00:02:06N'oubliez pas non plus de vous inscrire sur cette chaîne YouTube
00:02:09et puis d'en parler à vos amis, d'en parler à vos familles.
00:02:13Dans le monde d'Olivier, c'est de vos vies aussi
00:02:16et des problématiques qui peuvent vous toucher demain, dont nous allons parler.
00:02:21Merci d'être venu nous voir, cher Michel.
00:02:249,5 milliards, 9,7 milliards d'euros de budget annuel pour l'ASE.
00:02:31Avec autant d'argent, comment peut-il y avoir autant de dysfonctionnements dans l'ASE ?
00:02:39L'incompétence.
00:02:42Et il y a un truc que vous avez dit qui est important,
00:02:46l'aspect total de prise en compte de l'humain.
00:02:49C'est une machine.
00:02:51En France, l'Aide sociale à l'enfance, c'est 330 000 enfants
00:02:55qui relèvent de l'Aide sociale à l'enfance.
00:02:57C'est par exemple Toulouse.
00:02:59C'est comme si tout Toulouse était sous ce régime-là.
00:03:03Et c'est 227 000 enfants placés.
00:03:06C'est énorme.
00:03:07C'est pas énorme, c'est gigantesque.
00:03:08Étant entendu qu'en France, il n'y a que 76 000 personnes en prison.
00:03:13Les voyous, ce dont on parle sur toutes les chaînes de télé du matin au soir,
00:03:17ils sont que 76 000.
00:03:18Et des enfants placés, il y en a 227 000.
00:03:21C'est gigantesque.
00:03:22Alors moi, je suis avocat depuis 32 ans.
00:03:26Je pensais qu'on placait que les enfants des fous furieux,
00:03:28qu'il est violé, qu'il est batté ou qu'il était très impécunieux.
00:03:30C'est pas ça.
00:03:31L'aide sociale à l'enfance a un cœur de cible.
00:03:34Au début, on a fait une loi qui disait
00:03:37lorsqu'un homme viole un enfant tout petit ou un acte fou,
00:03:41on lui enlève l'enfant, dis-toi, tu n'auras pas de droit aux parents.
00:03:44Ça concernait les situations extrêmes.
00:03:47C'est pas du tout ça.
00:03:49Le curseur a glissé.
00:03:51Et on va l'appliquer majoritairement à trois catégories de personnes.
00:03:55Un, le couple qui se sépare.
00:03:57Quand le couple se sépare, qu'il y a des tensions, des SMS d'injures,
00:04:01des enfants qu'on ne ramène pas le dimanche soir, mais le lundi,
00:04:04quand il va y avoir des éléments comme ça, il va y avoir placement.
00:04:07On va dire que c'est ce qu'on appelle un conflit prégnant entre les parents.
00:04:11Quand il y a un conflit prégnant, c'est-à-dire quand les gens se disputent trop,
00:04:14on place les gamins.
00:04:16Deuxième cœur de cible, c'est la femme battue.
00:04:19On a découvert ça.
00:04:20Et en vrai, les bras nous en tombent parce que c'est l'époque de MeToo,
00:04:23c'est l'époque où on met en avance la femme, les enfants.
00:04:26C'est pas vrai du tout.
00:04:27Quand une femme est battue, elle a trois sanctions qui sont immédiates.
00:04:30Un, elle dérouille.
00:04:32Ce qui est une sanction.
00:04:34Deux, immédiatement, elle n'a plus de maison parce qu'elle part avec ses gamins sous les bras.
00:04:38Donc, elle n'a plus de maison.
00:04:39Et la troisième sanction qui est quasiment automatique
00:04:41est que nous, on voit dans tous les dossiers avec la même phrase.
00:04:44Vous n'avez pas protégé vos enfants des scènes de violence qu'ils ont vues chez vous.
00:04:47Et ils vont placer le gamin.
00:04:49C'est-à-dire que quasiment une femme battue sur deux,
00:04:51on va lui prendre ses gamins dans les deux, trois semaines
00:04:54qui suivent le moment où on leur a demandé de l'aide.
00:04:57Et troisième cœur de cible qui est inacceptable,
00:04:59c'est les enfants autistes et les malades.
00:05:03Avoir un enfant autiste, c'est un match.
00:05:05C'est un match très dur.
00:05:06Souvent, les couples explosent.
00:05:08Les gens ne tiennent pas face à l'autisme.
00:05:10On a souvent des mères seules.
00:05:12Et elles vont demander de l'aide.
00:05:14Ou le couple va demander de l'aide.
00:05:15Par aide, ils entendent,
00:05:18faites-moi un peu de gardiennage,
00:05:19aidez-moi pour un peu les courses,
00:05:21aidez-moi à trouver une structure pour l'école.
00:05:23Alors là, au début, ils vont faire semblant.
00:05:25C'est semblant.
00:05:26Combien ne pas me dire qu'ils travaillent ?
00:05:29Ils vont faire un peu semblant.
00:05:30Et puis, à un moment, ils vont dire,
00:05:31les parents n'y arrivent pas,
00:05:32et ils vont placer les gamins.
00:05:34Alors que la littérature,
00:05:37tous ceux qui ont documenté l'autisme,
00:05:39disent qu'il ne faut jamais séparer un autiste des parents.
00:05:42Alors qu'on sépare les autistes violents,
00:05:43ceux qui peuvent être un danger,
00:05:44par exemple, il y en a un qu'on place et qu'il faut,
00:05:48puisqu'il a tenté de tuer sa mère avec un tournevis.
00:05:50Donc là, il y a un danger pour tout le monde,
00:05:52il faut placer ce gamin.
00:05:53Mais la plupart des gamins autistes qui sont placés,
00:05:55ils n'en ont pas besoin.
00:05:56Et il va arriver un enfant en foyer.
00:06:00On ne peut pas vivre avec un autiste si on ne l'a pas choisi.
00:06:03Rapidement, il va être victime de coups,
00:06:06de brimades, de viols.
00:06:08Et on va le mettre dans un hôpital pour les fous.
00:06:11Et on va le mettre sous tertian.
00:06:12Un enfant autiste, de toute façon,
00:06:15vous me dites si je dis une bêtise,
00:06:16mais il n'a rien à faire dans un foyer.
00:06:19Il doit être dans un IME.
00:06:22Normalement, il n'y a pas de place.
00:06:24On doit avoir 60 places en France.
00:06:26Oui, c'est un autre scandale dont on parlera.
00:06:30Mais force est de reconnaître tout de même
00:06:31qu'on place des enfants qui ont des troubles mentaux.
00:06:36En tout cas, l'autisme,
00:06:37je ne sais pas si on qualifie de trouble mental,
00:06:40mais en tout cas, c'est un trouble.
00:06:43Et on va le placer dans un environnement
00:06:45qui est beaucoup plus dangereux pour lui que sa famille.
00:06:49C'est dans lequel il ne peut pas s'adapter.
00:06:50L'autiste ne peut pas s'adapter.
00:06:51Donc, il place ses gamins et tout explose.
00:06:53Alors, en vrai, on ne fait plus que ça.
00:06:56Nous, depuis 8 ans, je n'ai pas d'autres activités,
00:06:57alors que je fais du pénal et du commerce depuis 30 ans.
00:07:00Depuis 8 ans, je ne fais plus que ça.
00:07:02Nous, on dit qu'il y a 20% de placements qu'il faut faire.
00:07:05Les barjots qui frappent leurs enfants,
00:07:06qui les violent, les très impécunieux.
00:07:09Il y en a quelques-uns
00:07:10que l'on pourrait faire pour un temps moyennement long.
00:07:13La maman qui fait une dépression,
00:07:16l'hospitalisation, la mise en détention.
00:07:19Et là, on peut faire un placement court terme.
00:07:21Mais les placements, ce n'est jamais à court terme,
00:07:23parce que c'est rentable.
00:07:2490% des enfants qui sont placés
00:07:30ne reviennent jamais dans leur famille.
00:07:33Je tiens ce chiffre de plusieurs éducateurs
00:07:36qui m'ont donné ce chiffre hallucinant.
00:07:39Alors, oui, ce n'est pas faux.
00:07:4190% d'enfants placés
00:07:42qui vont jusqu'à leur majorité.
00:07:45Alors non, nous, maintenant,
00:07:46on en récupère, là, en 2 ans,
00:07:48on en a récupéré 1032.
00:07:51Oui, oui.
00:07:52Non, maintenant, d'abord parce que
00:07:55on vous a touché, vous.
00:07:56On a touché les médias.
00:07:58Et que maintenant, les gens ont peur.
00:08:01Je veux dire, nous, il y a 8 ans,
00:08:03quand on a commencé ça,
00:08:04c'était une boucherie.
00:08:05Un placement durait 3, 4, 5 ans.
00:08:08L'enfance, ça dure 5 ans.
00:08:09À 6 ans, le père Noël, il n'existe déjà plus.
00:08:12Là, maintenant,
00:08:14ces gens-là commencent à avoir peur.
00:08:15Ils ont intérêt à avoir peur.
00:08:18Parce qu'on va y aller à l'âge.
00:08:21Pourquoi je dis ça ?
00:08:22Qu'est-ce que c'est qu'un placement ?
00:08:23Alors, on est dans une famille.
00:08:25Il doit y avoir un souci,
00:08:26quel qu'il soit.
00:08:27L'enfant va être placé,
00:08:28c'est-à-dire qu'il ne voit plus ses parents,
00:08:30mais surtout sa chambre, son univers.
00:08:32Immédiatement, on le coupe
00:08:33de toute la famille.
00:08:35Grand-parents, oncles, tantes,
00:08:37amis de la famille, les enfants,
00:08:38il ne les voit plus.
00:08:39Ensuite, il le déscolarise.
00:08:40Il n'y a plus un copain.
00:08:42Ensuite, ils arrêtent tous les strascolaires,
00:08:43le foot, le judo, la danse,
00:08:45l'église, ceux qui vont...
00:08:46Bon.
00:08:46Et les soins dentaires,
00:08:48les soins ophtalmaux, on arrête tout.
00:08:50Et pendant un an,
00:08:52au lieu de travailler sur
00:08:53comment on remet ce petit dans la maison,
00:08:55ils vont travailler sur la résilience
00:08:57de l'enfant qui accepte sa situation.
00:08:59Et sur cette année,
00:09:01la plupart du temps,
00:09:01ils vont voir les parents une,
00:09:03parfois deux fois.
00:09:05Et ils vont dire,
00:09:06il faut encore qu'on travaille
00:09:07avec monsieur et madame.
00:09:08Dans un cadre, en plus,
00:09:10je me permets de souligner
00:09:11que lorsqu'ils voient leurs parents
00:09:13une à deux fois par an,
00:09:15c'est dans un cadre en plus très surveillé.
00:09:17Non, ça, c'est les rendez-vous
00:09:17entre les parents et les services sociaux.
00:09:20Entre les parents et les enfants,
00:09:22il y a un truc
00:09:22qu'ils ont créé.
00:09:25Ce n'est pas documenté.
00:09:26Il n'y a pas de littérature.
00:09:27Ils disent,
00:09:27ça sera une fois par mois,
00:09:29une heure en visite médiatisée
00:09:30avec un tiers.
00:09:31Au début, on a toujours ça.
00:09:32Une fois par mois.
00:09:33Mais c'est comme le médecin
00:09:35qui ne donnerait que du doliprane.
00:09:38Ils disent,
00:09:39on va faire comme ça.
00:09:39Ce qui fait que les parents,
00:09:41ils attendent,
00:09:42mais au début,
00:09:42le premier rendez-vous,
00:09:43quand le dossier commence,
00:09:44parce qu'il faut que ces gens
00:09:45se mettent en branle,
00:09:46souvent, on n'a pas vu les enfants
00:09:47deux, trois, quatre mois.
00:09:48On les voit quatre mois après.
00:09:50Quand les parents arrivent,
00:09:51il n'y a que deux situations.
00:09:52Soit ils sont effondrés,
00:09:53ils vont pleurer beaucoup,
00:09:54se dire qu'ils s'aiment.
00:09:55Et là, on va dire,
00:09:56on ne peut pas travailler avec eux,
00:09:57ils sont trop dans l'émotion.
00:09:58Donc, ils vont retirer les droits.
00:10:00Ou alors,
00:10:01les parents vont devenir hystériques
00:10:02et c'est souvent
00:10:03un dossier sur deux.
00:10:04Ils vont claquer les portes,
00:10:06avoir un langage un peu virulent.
00:10:09Et là, on va dire,
00:10:09on ne peut pas travailler
00:10:10avec M. Truc.
00:10:11Et là, il va se prendre
00:10:12un carton rouge de six mois,
00:10:13sept mois, dix mois,
00:10:14parfois un an.
00:10:15Je vous donne un exemple.
00:10:16À Quimper,
00:10:17on a une petite maman
00:10:18qui est infirmière,
00:10:19qui a un enfant d'un premier lit,
00:10:21qui va se mettre
00:10:21avec le chef de la caserne
00:10:22et pompier.
00:10:22Ces deux petits jeunes,
00:10:23ils ont 30 ans,
00:10:24ils sont magnifiques.
00:10:24La petite fille,
00:10:25dans la nuit,
00:10:26se lève.
00:10:27Elle a une terreur nocturne
00:10:28à trois heures.
00:10:29Elle rentre dans la chambre
00:10:30de ce couple
00:10:30qui est en train de faire
00:10:32ce que les hommes et les femmes
00:10:33font quand ils s'aiment
00:10:34la nuit,
00:10:34sous les draps.
00:10:35Le matin,
00:10:36à l'école,
00:10:37elle dit,
00:10:37« Maman jouait avec Christophe
00:10:39dans le lit,
00:10:40sous les draps. »
00:10:41Elle a été placée.
00:10:43Les policiers sont venus
00:10:44la chercher à l'école.
00:10:45Il y a eu un signalement.
00:10:47Parle tout de suite.
00:10:48C'est-à-dire,
00:10:48la maîtresse a fait un signalement,
00:10:50elle a appelé
00:10:50« Information préoccupante ».
00:10:52Alors, la fin de la journée,
00:10:52on l'a appris.
00:10:53Et on ne l'a pas vue
00:10:54pendant un an.
00:10:55Un an.
00:10:56Un an.
00:10:57Et ils ont dit,
00:10:58c'est de l'exhibition sexuelle.
00:11:00L'exhibition sexuelle,
00:11:01c'est celui qui va volontairement
00:11:02se montrer nu
00:11:03ou faire un acte sexuel
00:11:05devant un autre.
00:11:06Là, sans rien,
00:11:07on est capable
00:11:07de faire ça en France.
00:11:08Mais, encore une fois,
00:11:10c'est le moins grave
00:11:11des dossiers
00:11:12que nous ayons.
00:11:13Oui, parce que
00:11:15les nombreux parents
00:11:16qui ont pris contact
00:11:18avec moi
00:11:19et qui m'ont raconté
00:11:19leur histoire,
00:11:20vous me dites,
00:11:21si je me trompe,
00:11:21étaient majoritairement
00:11:23issus
00:11:24de milieux pauvres.
00:11:25Alors, moi,
00:11:26pas du tout.
00:11:27Pas du tout ?
00:11:27Alors, nous,
00:11:29vraiment,
00:11:31je suis catégorique.
00:11:33Moi, je défends
00:11:33des enseignants,
00:11:35je défends
00:11:35des fonctionnaires
00:11:36énormément,
00:11:38des professions libérales.
00:11:39L'idée que la ZEU
00:11:40s'attaque
00:11:41aux familles pauvres
00:11:42et les gens...
00:11:43Je défends
00:11:43un directeur d'hôpital
00:11:45très connu en France,
00:11:47j'ai un député.
00:11:49D'accord.
00:11:50Non.
00:11:50L'aide sociale à l'enfance,
00:11:52c'est un filet
00:11:52qui est jeté
00:11:53dont les mains,
00:11:55elles sont trop serrées.
00:11:56Les mains,
00:11:57elles sont trop serrées
00:11:57et ils attrapent tout.
00:11:58C'est le principe
00:11:59de précaution
00:12:00qui domine.
00:12:01Pourquoi ?
00:12:01Parce que c'est rentable.
00:12:02Il ne faut pas...
00:12:03Moi, j'arrête
00:12:05de mettre des formes
00:12:06là où je pense
00:12:06que je n'ai pas à en mettre.
00:12:08Ça génère des fonds
00:12:09qui sont payés
00:12:10par le département
00:12:11à l'aide sociale à l'enfance.
00:12:12Oui, parce qu'il faut
00:12:13que tous ceux
00:12:14qui ne comprennent bien...
00:12:15Chaque enfant
00:12:16va générer
00:12:17un paiement par mois,
00:12:19par mois,
00:12:20une somme
00:12:20qui va être payée
00:12:21par le département
00:12:22à l'aide sociale à l'enfance.
00:12:23Moi, je pense que c'est ça.
00:12:24Alors,
00:12:25et autre chose
00:12:26que moi,
00:12:27je tiens à dire,
00:12:28ce système
00:12:29va toucher des gens
00:12:30et briser les vies
00:12:31parce que cette administration,
00:12:33elle est à l'agonie
00:12:34et elle est défaillante
00:12:35et il n'y a pas place
00:12:36à l'humain.
00:12:38Il n'y a pas de place
00:12:39à l'humain.
00:12:39Les enfants
00:12:40supplient la plupart du temps
00:12:41de rentrer chez eux.
00:12:42Pourtant,
00:12:42c'est la vocation première
00:12:43de l'ASEU,
00:12:44l'humain,
00:12:45normalement.
00:12:45Ah, celui qui croise
00:12:46l'humain à l'ASEU
00:12:47et qui vient me faire une bise,
00:12:49je l'embrasserai très fort.
00:12:50Oui,
00:12:50mais c'est très inquiétant
00:12:52ce que vous nous racontez.
00:12:54C'est important de préciser
00:12:55quand vous parlez
00:12:55de département
00:12:56parce que tout le monde
00:12:56ne connaît pas,
00:12:57le département
00:12:58donc reçoit
00:13:01un budget annuel
00:13:02et nous le verrons aussi
00:13:04parce que ça fait partie
00:13:04du scandale.
00:13:05Chaque département
00:13:06ne reçoit pas
00:13:07la même dotation.
00:13:08Il y a des départements
00:13:09qui reçoivent plus d'argent
00:13:10que d'autres.
00:13:11Mais en tout cas,
00:13:11c'est le département
00:13:14qui donne de l'argent
00:13:16à l'ASEU.
00:13:16C'est l'État
00:13:16qui, dans la décentralisation
00:13:18dans les années 80
00:13:20avec François Mitterrand,
00:13:21a délégué cette compétence
00:13:22au département.
00:13:23Voilà.
00:13:23Et c'est là
00:13:24où il y a
00:13:25une grosse erreur.
00:13:26C'est qu'on a délégué
00:13:28à des gens
00:13:28qui ne sont pas...
00:13:30Ce n'est pas l'État.
00:13:31C'est plus friable.
00:13:35Cette administration,
00:13:35elle n'est pas solide.
00:13:38Elle n'y connaît rien surtout ?
00:13:39Alors,
00:13:40ce n'est pas qu'elle n'y connaît rien.
00:13:41C'est une administration
00:13:42qui est violente,
00:13:43qui, par exemple,
00:13:45moi je suis arrogant,
00:13:46de mes presque dix ans d'études.
00:13:48Parce que je ne les ai pas faites,
00:13:49je les ai réussies.
00:13:51Le magistrat les a réussies.
00:13:53Le psychiatre,
00:13:53il a fait douze ans.
00:13:55Le psychologue,
00:13:56il a fait huit ans.
00:13:58Là, il y a des sachants
00:14:00qui travaillent.
00:14:00Et celui qui va décider,
00:14:03c'est l'Éduxpé
00:14:04qui est formé en vingt mois.
00:14:05Vingt mois,
00:14:06vingt-deux.
00:14:07La moitié de stage,
00:14:08la moitié de formation
00:14:08sur laquelle il y a une UV
00:14:09de psychologie de 40 heures.
00:14:11Moi, j'entends tout.
00:14:12C'est comme si dans
00:14:13le Philharmonique de Berlin,
00:14:15le chef d'orchestre,
00:14:16c'était le stagiaire
00:14:17en triangle.
00:14:18Celui qui va décider,
00:14:19ce n'est pas le sachant.
00:14:21Et il va y avoir,
00:14:22par exemple,
00:14:22souvent,
00:14:24ces gens-là vont prendre en grippe
00:14:26un des parents.
00:14:27Ils vont dire,
00:14:27vous, on ne travaille plus,
00:14:28monsieur,
00:14:28il y en a assez.
00:14:29Mais rapidement.
00:14:30Et c'est très fréquent.
00:14:34Chaque parent qui se rebiffe.
00:14:36Dès que vous vous rebiffez,
00:14:37vous avez un carton rouge.
00:14:39Nous, les avocats,
00:14:39on peut taper,
00:14:40mais pas le client.
00:14:41Nous, on est là.
00:14:42Nous, on n'est que des soldats.
00:14:44On est là pour frapper.
00:14:45L'avocat,
00:14:46c'est qu'un défenseur.
00:14:47On est là pour cogner.
00:14:48Si on ne cogne pas,
00:14:48on ne sert à rien.
00:14:51On doit défendre les clients.
00:14:52Mais le client, non.
00:14:53Le client,
00:14:54s'il lui se rebiffe,
00:14:55ça ne marche pas.
00:14:56Le parent,
00:14:56s'il se rebiffe,
00:14:57ça ne marche pas.
00:14:57Et on voit des situations
00:14:59qui sont abominables
00:15:00parce qu'il y a une défaillance
00:15:01qui est totale.
00:15:03Alors, par exemple,
00:15:04l'intégralité des enfants
00:15:05échouent leur scolarité,
00:15:06la plupart.
00:15:06D'accord ?
00:15:07La plupart échouent leur scolarité.
00:15:08Comme ils sont longtemps
00:15:10déscolarisés à l'école,
00:15:11c'est souvent une boucherie.
00:15:1370% des SDF,
00:15:15c'est des enfants placés.
00:15:17Donc, ça veut dire
00:15:18que ce n'est pas
00:15:18une réussite.
00:15:19Ce n'est pas un système
00:15:19qui marche.
00:15:21On a un système
00:15:22qui est défaillant.
00:15:23On a un système
00:15:24qui tolère des choses
00:15:26qui ne seraient pas tolérées
00:15:28dans le cadre de la famille.
00:15:29Par exemple,
00:15:30les viols.
00:15:30Alors, on oublie.
00:15:31On est tellement engagé,
00:15:33nous, dedans,
00:15:33dans l'immonde
00:15:34qu'il y a des trucs
00:15:35dont on oublie de parler.
00:15:37Nous, par semaine,
00:15:38on rentre
00:15:39un à deux dossiers
00:15:40d'agression sexuelle
00:15:40sur le lieu de placement.
00:15:42Le plus grand
00:15:43qui agresse sexuellement,
00:15:44le plus petit
00:15:45ou le plus fragile.
00:15:46Ça n'intéresse personne.
00:15:48Et si
00:15:50vos enfants
00:15:51passent le week-end
00:15:51chez moi
00:15:52et qu'un de mes enfants
00:15:53les viole,
00:15:54rapidement,
00:15:55je vais aller en détention.
00:15:57Rapidement.
00:15:57Je le confirme.
00:15:58Ça va être assez rapide.
00:16:00Ce qu'on exige des parents,
00:16:02on ne les exige pas du tout
00:16:03de la zone.
00:16:04L'aide sociale à l'enfant,
00:16:05ça veut dire
00:16:05qu'on veut qu'on fasse,
00:16:06il faut les surveiller.
00:16:07Mais c'est ton boulot.
00:16:08Oui.
00:16:09C'est de ta responsabilité.
00:16:11Et ils ne surveillent pas.
00:16:13Des agressions sexuelles,
00:16:14on a tout le temps.
00:16:14Je donne un exemple,
00:16:15je le dis partout.
00:16:16Par exemple,
00:16:17sur trois dossiers
00:16:18à Toulon,
00:16:19j'ai cinq viols
00:16:21et plusieurs attouchements sexuels.
00:16:24Il n'y a pas de plainte.
00:16:26Il n'y a pas de poursuite.
00:16:27Alors, je m'étonne
00:16:28pourquoi il n'y a pas de poursuite.
00:16:29C'est tout simple.
00:16:30Quand quelqu'un est violé
00:16:31en France,
00:16:32s'il a des amis
00:16:35qui sont suffisamment solides,
00:16:36rapidement,
00:16:36il va déposer sa plainte
00:16:37tout de suite.
00:16:38À la zone,
00:16:38ce n'est pas comme ça.
00:16:39L'enfant dit,
00:16:40hier soir,
00:16:41il y a un garçon
00:16:42ou une fille
00:16:43qui m'a agressé.
00:16:44Trois, quatre semaines après,
00:16:45ils vont se réunir
00:16:46pour décider
00:16:46qui va accompagner
00:16:48le petit Jules
00:16:49ou Karim
00:16:52à la police.
00:16:53Et deux, trois semaines après,
00:16:54ils vont accompagner.
00:16:55Donc, nous qui sommes des juristes,
00:16:57il n'y a plus de cellules épithéliales.
00:16:58Il n'y a plus
00:16:59des traces de coups.
00:17:00Donc,
00:17:01tous ces dossiers
00:17:01sont classés sans suite.
00:17:03Et quand on va à l'audience,
00:17:04on se dit quand même,
00:17:04il y a les viols,
00:17:05les agressions sexuelles.
00:17:07Ils nous disent,
00:17:07ah non,
00:17:07il n'y a pas de poursuite.
00:17:08Par exemple,
00:17:10à Toulon,
00:17:11un petit garçon de 4 ans
00:17:12a été sodomisé
00:17:13par un autre
00:17:14de 18.
00:17:16Mais comme il n'y a pas eu
00:17:17de poursuite,
00:17:18on maintient.
00:17:19Par contre,
00:17:20ils disent,
00:17:20oui,
00:17:20celui qui était perturbant,
00:17:21on l'a changé de lieu.
00:17:23Ils ne l'ont pas tellement
00:17:24changé de lieu,
00:17:24ils l'ont mis dans le bâtiment
00:17:25d'en face.
00:17:26Oui,
00:17:26si on prend ce cas concret,
00:17:28c'est encore pour tous
00:17:30ceux qui nous regardent.
00:17:31Le petit garçon
00:17:32qui a été violé,
00:17:33s'il n'y a pas de plainte,
00:17:35ben oui,
00:17:36mais normalement,
00:17:37les parents doivent être informés.
00:17:39C'est aux parents
00:17:39de porter plainte
00:17:40ou c'est au département
00:17:41de porter plainte ?
00:17:42Il faut qu'on nous le dise.
00:17:43Oui.
00:17:44Alors,
00:17:45le département
00:17:45ne dépose quasiment jamais
00:17:47des plaintes.
00:17:47Quand ils le font,
00:17:48c'est anecdotique.
00:17:49Les parents le font,
00:17:50mais comme on dépose
00:17:51la plainte
00:17:524, 5, 6 mois après,
00:17:54puisqu'on le sait plus tard,
00:17:55les plaintes,
00:17:55elles sont toutes classées.
00:17:56Ce qui fait que,
00:17:57moi,
00:17:57j'entends tout.
00:17:58Là,
00:17:59on ouvre à tout le monde,
00:18:00on dit,
00:18:00voilà,
00:18:00vous pouvez déposer plainte
00:18:01contre votre grand-père
00:18:02qui vous a violé en 88.
00:18:04Oui,
00:18:05c'est bien,
00:18:06mais nous,
00:18:06on sait qu'il n'y aura
00:18:07pas de condamnation
00:18:07parce qu'en droit,
00:18:08pour qu'il y ait une condamnation,
00:18:10il faut soit qu'il y ait
00:18:11un témoin visuel,
00:18:12soit qu'il y ait une preuve
00:18:13avec un film,
00:18:15soit qu'il y ait des cellules
00:18:15épithéliales ou du sperme.
00:18:1740 ans après,
00:18:18donc là,
00:18:19on ouvre,
00:18:19et c'est là,
00:18:20c'est horrible à dire
00:18:21parce que les gens vont dire
00:18:23que ce n'est pas bien.
00:18:24On ouvre aux gens
00:18:25la possibilité de poursuivre
00:18:27tout le monde sur des années.
00:18:28Il y a un tribunal médiatique
00:18:30où on juge.
00:18:31Là,
00:18:31par contre,
00:18:31le tribunal médiatique,
00:18:32ça va fonctionner.
00:18:33Mais le tribunal,
00:18:35la juridiction,
00:18:36il n'y aura jamais
00:18:37quelqu'un sans preuve.
00:18:38Et des preuves d'un viol
00:18:39il y a 10 ans,
00:18:40il y a 20 ans,
00:18:41il n'y aura pas.
00:18:42Et là,
00:18:42pour ces gens-là,
00:18:43ces enfants,
00:18:43les enfants que je défends,
00:18:46comme il n'y a pas de preuves,
00:18:47il n'y a jamais de sanction.
00:18:48Et tout le monde,
00:18:49et alors,
00:18:49eux savent,
00:18:50tout le monde,
00:18:51là,
00:18:52on parle entre nous,
00:18:54mais tout le monde sait
00:18:55qu'il y a des adaptations sexuelles.
00:18:56Ça fait 20 ans
00:18:57que j'entends parler
00:18:58de ces histoires de viol
00:19:01au sein des établissements
00:19:03gérés par la ZEU.
00:19:04Tout le monde.
00:19:04Il y a eu un livre
00:19:05écrit par un jeune homme
00:19:06qui s'appelle Vies,
00:19:08il y a 15 ans.
00:19:10On entend parler de ça
00:19:11depuis 15 ans,
00:19:13maître.
00:19:13Et ça n'a pas l'air
00:19:14du tout dévolué.
00:19:15ça n'intéresse personne
00:19:16pour une raison simple.
00:19:17Alors nous,
00:19:18on l'a comprise plus tard,
00:19:19parce que comme les autres,
00:19:20moi,
00:19:21jusqu'à il y a 8 ans,
00:19:22je pensais qu'on pensait
00:19:23les enfants des fous furieux
00:19:24qui ne m'intéressent pas en vrai.
00:19:26Moi,
00:19:26les fous furieux,
00:19:27ils ne m'intéressent pas
00:19:28dans ma vie.
00:19:30Et je pensais,
00:19:31jusqu'à il y a 8 ans,
00:19:32que c'était vraiment
00:19:33les gens qui étaient
00:19:34tellement dangereux,
00:19:35donc il fallait leur prendre
00:19:36leur enfance,
00:19:36ça ne m'intéresse pas
00:19:37sa vie à celui-là.
00:19:38Et tout le monde pense ça.
00:19:39Quand on vous dit
00:19:39j'ai un enfant placé,
00:19:41on vous regarde
00:19:42avec un œil un peu de mépris.
00:19:44Mais dans la réalité,
00:19:45230 000 enfants
00:19:46qui relèvent de la ZEU,
00:19:48avec les parents,
00:19:48ça fait 600 000,
00:19:49avec les grands-parents,
00:19:50ça fait 1 400 000.
00:19:52C'est simple,
00:19:53il y a un Français sur 60,
00:19:55une personne sur 60
00:19:56que vous croisez
00:19:56a un enfant placé.
00:19:58Il faut faire des ratios
00:19:59tout simples.
00:20:00alors du coup,
00:20:01pour aller au bout
00:20:02de votre raisonnement,
00:20:03pourquoi ça n'intéresse personne ?
00:20:05Parce que,
00:20:06d'abord,
00:20:07les procès sont à 8 clous.
00:20:09Moi,
00:20:09je crois beaucoup
00:20:10en la justice.
00:20:10Vraiment,
00:20:11je pense qu'il y a
00:20:11peu d'erreurs judiciaires.
00:20:13Je crois vraiment
00:20:14en la justice.
00:20:15Seulement,
00:20:15je crois aussi
00:20:16dans la presse.
00:20:20Les audiences,
00:20:21les enfants sont forcément
00:20:23à 8 clous
00:20:23parce qu'on dit
00:20:24qu'il faut protéger l'enfant.
00:20:25Ça ne protège pas du tout l'enfant.
00:20:27Ça protège les services sociaux.
00:20:29Moi,
00:20:29je le maintiens,
00:20:30je le dis partout
00:20:30où on peut m'entendre.
00:20:31Si un seul jour,
00:20:33dans une seule de mes audiences,
00:20:34il y a une caméra,
00:20:35la procédure s'arrête
00:20:36dans la minute.
00:20:37Pourquoi ?
00:20:37Parce que tout ce qu'on voit
00:20:38est odieux.
00:20:40Tout ce qu'on voit,
00:20:41chaque audience est une souffrance.
00:20:43Chaque audience,
00:20:44il se passe des choses
00:20:45que l'on ne peut pas accepter.
00:20:47À chaque audience,
00:20:48on sort avec le sang dans la bouche.
00:20:51Moi,
00:20:52je suis associé
00:20:52avec mes meilleurs amis
00:20:53depuis 30 ans.
00:20:54Mon épouse,
00:20:54avec qui je travaille
00:20:55depuis 30 ans,
00:20:56me dit,
00:20:56moi,
00:20:56tes dossiers,
00:20:56je ne les prends plus.
00:20:57C'est trop douloureux.
00:20:58À chaque audience,
00:20:59il m'est arrivé à Hoche,
00:21:01il y a 6 ans,
00:21:03j'étais assis à côté
00:21:04d'une petite maman
00:21:05et pendant l'audience,
00:21:06elle apprend que son enfant
00:21:08avait été agressé sexuellement.
00:21:09Elle s'est effondrée en larmes
00:21:11et la nana de l'Azeu
00:21:12qui était à côté de nous
00:21:14a explosé de rire.
00:21:16Et on a dû retenir nos mains
00:21:18parce que c'est difficile
00:21:20parfois de retenir nos mains
00:21:21dans ce métier
00:21:22où on n'a plus du tout
00:21:23envie de porter la robe.
00:21:25Ce que l'on voit,
00:21:26nous,
00:21:26est inac...
00:21:27Alors,
00:21:28on passe maintenant des...
00:21:29Maintenant,
00:21:29ça,
00:21:30c'est tellement rien
00:21:31par rapport à ce qu'on voit
00:21:32depuis 2 ans
00:21:33avec la prostitution.
00:21:34C'est tellement rien
00:21:36et infime.
00:21:37On va y venir.
00:21:38Mais vous évoquez là,
00:21:39par exemple,
00:21:40si je m'arrête
00:21:41sur cette éducatrice
00:21:42qui éclate de rire,
00:21:44on voit là
00:21:45toute l'incompétence
00:21:46et...
00:21:47Et l'engrenage.
00:21:48Regarde,
00:21:48je vais vous donner
00:21:49un exemple qui est simple.
00:21:50À Gap,
00:21:52il y a une petite grand-mère
00:21:54qui a mon âge,
00:21:54on est né à 10 jours
00:21:55de différence,
00:21:56elle a donc 61 ans.
00:21:57Elle a une fille
00:21:58qui est toxico,
00:21:59qui n'a pas de mari,
00:22:00elle a une petite fille
00:22:01de 8 ans.
00:22:03Comme c'est une jeune fille
00:22:04à la dérive,
00:22:05elle vit avec sa mère
00:22:07depuis que l'enfant est né.
00:22:09La grand-mère
00:22:10et la petite
00:22:10ont toujours vécu ensemble.
00:22:11Il y a pile un an,
00:22:13la mère décède
00:22:14dans une overdose.
00:22:16Donc la petite
00:22:17est restée
00:22:17avec cette grand-mère
00:22:18avec qui elle a toujours vécu.
00:22:20Elle n'a vécu
00:22:20qu'avec cette femme.
00:22:21Avec qui elle se sentait bien ?
00:22:22En juin,
00:22:24il y a les services sociaux
00:22:25puisqu'à ce moment-là
00:22:25quand il n'y a plus de parents
00:22:26et les services sociaux
00:22:27qui vont chez elle
00:22:28et qui disent
00:22:29le lien de la mère,
00:22:30la grand-mère
00:22:31et de la petite
00:22:31est trop fort,
00:22:32il faut autonomiser
00:22:33la petite de la grand-mère.
00:22:35Donc on l'a lui apprise
00:22:36en juillet.
00:22:37Quel âge avait-elle ?
00:22:388 ans.
00:22:39Et aujourd'hui,
00:22:40ça fait donc un an et demi,
00:22:42on n'a toujours pas vu la petite.
00:22:44Autonomiser
00:22:45les moyens
00:22:45d'une enfant de 8 ans,
00:22:47ça veut dire quoi ?
00:22:49Ces gens emploient
00:22:50des mots mystérieux
00:22:52et ce qui est terrible,
00:22:53c'est que certains magistrats
00:22:55suivent.
00:22:56Oui.
00:22:57Pour la plupart suivent,
00:22:59non ?
00:22:59Moins maintenant
00:23:00parce que maintenant
00:23:01nous combattons ensemble
00:23:02et la plupart des magistrats
00:23:03on porte le même combat
00:23:04mais moi je dis
00:23:06assez clairement
00:23:08certains juges
00:23:09ne rendent pas la justice
00:23:10et ils la gardent.
00:23:12J'ai souvent entendu aussi
00:23:13le terme
00:23:14d'une mère
00:23:16trop fusionnelle
00:23:16avec son enfant.
00:23:17Alors moi je dis aux gens
00:23:18dès qu'ils rentrent dans mon bureau
00:23:20vous ne dites surtout pas
00:23:21que vous êtes fusionnel.
00:23:23Alors ça n'a aucune
00:23:24définition médicale
00:23:25mais il se cache derrière
00:23:27alors il se cache derrière
00:23:28il dit
00:23:28ah elle est fusionnelle
00:23:29c'est trop important
00:23:30mais on peut être fusionnel
00:23:32avec son enfant
00:23:32du moment que ce n'est pas
00:23:33au détriment d'un autre.
00:23:35Ces gens-là
00:23:36se posent des diagnostics médicaux
00:23:38sans avoir fait d'études.
00:23:39Moi je dis
00:23:40la chose suivante
00:23:41excusez-moi
00:23:42ces prétentieux
00:23:42ils sont incompétents
00:23:43ce n'est pas
00:23:44ce n'est pas une injure
00:23:45c'est un constat
00:23:47c'est un constat
00:23:49c'est-à-dire qu'on laisse
00:23:50à des gens
00:23:51qui n'ont aucun diplôme
00:23:52la possibilité
00:23:53de poser un diagnostic médical.
00:23:55Oui
00:23:55et surtout
00:23:56de décider
00:23:58de la situation
00:23:59d'un enfant
00:24:01du placement
00:24:01donc d'un enfant
00:24:03et donc
00:24:03de pouvoir
00:24:04en fait
00:24:05ce qu'ils font
00:24:05c'est simple
00:24:06ils font un rapport
00:24:08un rapport écrit
00:24:08qui s'appelle
00:24:09le rapport
00:24:09mais le juge
00:24:10souvent
00:24:11pardonnez-moi
00:24:12mais vu
00:24:13parce que quand même
00:24:15les juges
00:24:16on sait que les juges
00:24:17sont débordés
00:24:17qu'ils ont très peu de temps
00:24:18pour prendre connaissance
00:24:19des dossiers
00:24:21ce dossier-là
00:24:22enfin ce rapport
00:24:23souvent le juge
00:24:24se base sur ce rapport
00:24:25maître
00:24:25Ah mais c'est
00:24:26l'ossature
00:24:27de sa décision
00:24:28mais ce rapport
00:24:29en plus
00:24:29sont là au dernier moment
00:24:30on en a le matin
00:24:31ce rapport qu'ils font
00:24:32c'est un double rapport
00:24:33un il y a le travail
00:24:34de l'enquête
00:24:35il y a une enquête
00:24:36qui va dire
00:24:37qu'est-ce qui s'est passé
00:24:38comment ça se passe
00:24:39s'il y a des médecins
00:24:40et surtout
00:24:41il y a le réquisitoire
00:24:42ils proposent
00:24:43derrière une solution
00:24:44et certains magistrats
00:24:45s'arrêtent là
00:24:47les très mauvais
00:24:49à Evry par exemple
00:24:50quoi que l'on fasse
00:24:52avec certains magistrats
00:24:53il y en a deux
00:24:54un à qui j'ai écrit
00:24:56je vais vous raconter
00:24:56son histoire
00:24:5747 fois
00:24:58sur mon papier en tête
00:25:00donc plusieurs fois
00:25:00en recommandé
00:25:01sans qu'il ne me réponde
00:25:02jamais
00:25:04celui-là
00:25:04a homologué
00:25:05une situation
00:25:06qui a amené
00:25:06à la prostitution
00:25:07d'une gamine
00:25:08au suicide du père
00:25:09et de la grand-mère
00:25:10sans que j'ai jamais eu
00:25:12d'audience
00:25:12alors certains magistrats
00:25:13font ça
00:25:14mais c'est plus le cas
00:25:15aujourd'hui
00:25:15je ne peux plus dire ça
00:25:16parce que
00:25:17on a tellement combattu
00:25:18pendant six ans
00:25:19et on a combattu
00:25:20avec violence
00:25:23dans le combat judiciaire
00:25:24on s'est trouvé
00:25:26des atomes crochus
00:25:27maintenant on mène
00:25:27le combat
00:25:28avec les magistrats
00:25:28et vous êtes quelques avocats
00:25:29en France
00:25:31j'aimerais bien voir les autres
00:25:33il y en a quelques-uns
00:25:34j'aimerais bien voir les autres
00:25:35on en parlera
00:25:36mais je pense à une de vos consorts
00:25:39qui a écrit un bouquin
00:25:40l'année dernière
00:25:41ce qui se passe
00:25:41c'est que
00:25:42on est
00:25:44quelques-uns à dénoncer
00:25:46mais ordinalement
00:25:47mais pas assez
00:25:48nos ordres
00:25:50nationaux
00:25:50ne suivent pas
00:25:52pourquoi ?
00:25:53parce que
00:25:53on a
00:25:54on a pâti
00:25:55des réseaux sociaux
00:25:56et des complotistes
00:25:58quand on a dit
00:25:59ça ne fonctionne pas
00:26:00on nous a collé
00:26:01l'étiquette de complotiste
00:26:02en disant
00:26:03ils dénoncent
00:26:03donc ce sont des complotistes
00:26:04donc on a pâti
00:26:05de cette image
00:26:06et les ordres
00:26:07ne nous ont pas suivis
00:26:08notamment
00:26:09on en parlera après
00:26:10au cas où des prostituées
00:26:11ou le fait que nos ordres
00:26:12ne suivent pas
00:26:13me paraît surprenant
00:26:14alors que
00:26:15l'Assemblée nationale
00:26:16nous convoque
00:26:17que j'ai été reçu
00:26:18par Retailleau
00:26:20par Aurore Berger
00:26:21c'est eux
00:26:21qui m'ont appelé
00:26:22c'est pas moi
00:26:22qui ai demandé à y aller
00:26:23on a été
00:26:24eux nous disent
00:26:25venez parce que c'est intéressant
00:26:26et nos ordres nationaux
00:26:28pourtant
00:26:28on est là pour défendre
00:26:29nous on n'est que des défenseurs
00:26:31ils n'ont pas envie
00:26:32pour ça
00:26:32ils ont envie de se lever
00:26:33pour faire des colloques
00:26:34pour faire des réunions
00:26:36un peu partout en France
00:26:37mais pour dire
00:26:38agissons là-dessus
00:26:38pour l'instant
00:26:39il n'y a pas d'aide
00:26:41et pour nous
00:26:41c'est un cauchemar
00:26:42parce que
00:26:43certains
00:26:43on n'est pas beaucoup
00:26:44et c'est de taper
00:26:46de mettre en avant
00:26:48mais ordinalement
00:26:49on devrait être tous ensemble
00:26:50parce que
00:26:50ce qui se passe
00:26:51à la ZE
00:26:51ce que fait la ZE
00:26:52en France
00:26:54moi je dis
00:26:54c'est un scandale d'état
00:26:56c'est un scandale d'état
00:26:57et ça fait longtemps
00:26:58que ça dure
00:26:59ça fait longtemps
00:27:00que ça dure
00:27:00mais ça s'est accéléré
00:27:01dans les trois dernières années
00:27:03et ça a pris
00:27:05une ampleur folle
00:27:06mais pourquoi maître
00:27:07ça s'est accéléré
00:27:08ces trois dernières années
00:27:09tout simplement
00:27:09parce que
00:27:10les réseaux sociaux
00:27:10ont pris
00:27:13une place
00:27:14dans la vie
00:27:14de nos ados
00:27:15de nos enfants
00:27:16de plus en plus
00:27:17prépondérante
00:27:18et que
00:27:18des réseaux
00:27:20qui étaient spécialisés
00:27:21dans les stups
00:27:21se sont dit
00:27:22qu'il y avait là
00:27:24une matière
00:27:26fantastique
00:27:26pour pouvoir
00:27:28exploiter
00:27:28des enfants
00:27:30parce que
00:27:30c'est une véritable bombe
00:27:31à retardement
00:27:32dont vous parlez aujourd'hui
00:27:34parce qu'on va y venir
00:27:35parce que
00:27:36vous voyez
00:27:36avant cet entretien
00:27:38j'étais au téléphone
00:27:39avec mon meilleur ami
00:27:40qui était à la PJJ
00:27:41et je lui disais
00:27:43mais je vais recevoir
00:27:44un avocat
00:27:45qui me parle
00:27:45de prostitution
00:27:47à la ZE
00:27:48des gamins de la ZE
00:27:49mais il me dit
00:27:49mais
00:27:50j'ai à Évreux
00:27:51la même chose
00:27:53j'ai 4 cas
00:27:54de gamines
00:27:55qui se prostitue
00:27:57ça devient
00:27:59problématique
00:27:59non
00:28:00c'est une pandémie
00:28:01c'est une pandémie
00:28:02c'est une pandémie
00:28:04ce qui se passe
00:28:05depuis
00:28:05moi il y a 3 ans
00:28:06on m'avait beaucoup interrogé
00:28:08sur ça
00:28:09est-ce qu'il y a des cas
00:28:10de prostitution
00:28:10de réseau
00:28:11je disais non
00:28:11je l'ai dit
00:28:12sur France Inter
00:28:13je l'ai dit
00:28:14au monde aussi
00:28:14je n'en ai pas
00:28:15bon
00:28:17et depuis 2 ans
00:28:18c'est une pluie
00:28:19une pluie
00:28:20en continu
00:28:24de dossiers
00:28:25de prostitution
00:28:25d'enfants
00:28:26on s'est rendu compte
00:28:27avec les magistrats
00:28:28que l'aide sociale
00:28:29à l'enfance
00:28:29je ne l'ai pas fait seul
00:28:30ce constat
00:28:30on l'a fait avec les magistrats
00:28:31et on mène ce combat
00:28:32avec 2 présidents
00:28:33de tribunaux à Marseille
00:28:34le président du tribunal
00:28:35pour enfants de Vienne
00:28:36le premier président
00:28:38de la chambre spéciale
00:28:39de la cour d'appel
00:28:39de Paris
00:28:40c'est-à-dire
00:28:40c'est l'élite
00:28:41de notre profession
00:28:42il est avec nous devant
00:28:43et crée
00:28:44croyez-moi
00:28:44il n'est pas d'accord
00:28:46on est face
00:28:47à
00:28:48les réseaux
00:28:49de stupes
00:28:50ont pris place
00:28:51ont compris
00:28:52c'est comme
00:28:53la taxe carbone
00:28:55il y avait
00:28:56un trou dans la raquette
00:28:57et des escrocs
00:28:57se sont mis dedans
00:28:58et ont plumé notre état
00:28:59là il y a un énorme trou
00:29:01dans la raquette
00:29:01qui est le suivant
00:29:02l'aide sociale à l'enfance
00:29:03ne protège pas les enfants
00:29:04point
00:29:05du tout
00:29:06point
00:29:06il n'y a pas de cadre
00:29:07par exemple dans les foyers
00:29:08le soir il n'y a pas de surveillants
00:29:09point
00:29:09ou il y en a un qui est là
00:29:10qui va surveiller
00:29:11ça veut dire concrètement
00:29:12c'est-à-dire
00:29:13on a un foyer
00:29:13où il y a 30 gosses
00:29:14il y a un gardien
00:29:15mais à 6h30
00:29:16comme ils veulent
00:29:18comme ils ne sont jamais sortis
00:29:20quand ils étaient chez eux
00:29:21et les réseaux de stupes
00:29:22ont trouvé
00:29:22d'abord
00:29:23ils ont trouvé des gens
00:29:24pour vendre de la drogue
00:29:25et ils attrapent
00:29:26ces enfants
00:29:27par la drogue
00:29:27par la violence
00:29:28par les menaces
00:29:30parfois par le charmant garçon
00:29:31mais on a un dossier
00:29:33sur les centaines
00:29:33que nous avons
00:29:35et ils vont les accrocher
00:29:36et ils vont les tenir
00:29:37sous emprise
00:29:38et puis il y a la promesse
00:29:39de l'argent aussi
00:29:40alors non
00:29:40l'argent
00:29:41alors tout de suite
00:29:43je dis non
00:29:43au début
00:29:45je vais vous expliquer
00:29:45on ne promet pas
00:29:46à ces gamins
00:29:47de se faire de l'argent
00:29:48au début
00:29:49je vais vous expliquer
00:29:50par exemple
00:29:50un dossier à Marseille
00:29:51une petite fille
00:29:52de 11 ans
00:29:53qui est placée
00:29:53parce que sa mère
00:29:54est en dépression
00:29:55elle a été placée
00:29:56un mardi soir
00:29:57le premier soir
00:29:58le mardi soir
00:29:59on lui a dit
00:30:00on va égorger ta mère
00:30:01et ta soeur
00:30:01et elle a été partagée
00:30:03comme un tapas
00:30:03et à partir de ce soir-là
00:30:05elle s'est prostituée
00:30:06pendant 3 ans
00:30:07on l'a récupérée
00:30:09on a réussi à remettre
00:30:11cet enfant dans le droit chemin
00:30:12avec ses parents
00:30:13les services sociaux
00:30:14ont laissé sortir
00:30:15tous les soirs
00:30:16cet enfant
00:30:17de 11 ans
00:30:18de 11 ans
00:30:19alors venir me dire
00:30:20que l'enfant
00:30:21est attiré par l'argent
00:30:22pas du tout
00:30:23la plupart de mes clients
00:30:24ils ont 11 ans
00:30:2512 ans
00:30:26il y a des gagnants
00:30:27qui en vont 15 ou 16
00:30:28plus tard
00:30:2815 ou 16 oui
00:30:29mais d'abord
00:30:29ils les chopent
00:30:30ils sont plus tôt
00:30:30ils les attrapent
00:30:31avec les stups
00:30:33et la violence
00:30:34et ils vont les mettre
00:30:36sous emprise
00:30:38et moi j'ai fait
00:30:40ce qu'on a fait
00:30:40il y a un an
00:30:42on voyait qu'on s'en
00:30:43dépatouillait pas
00:30:44qu'on n'arrivait pas
00:30:45à mettre ça
00:30:46à attirer
00:30:47les journalistes
00:30:48à dire
00:30:48il faut qu'on en parle
00:30:50avec les magistrats
00:30:51on a convenu
00:30:52que c'était moi
00:30:52qui allais au feu
00:30:53puisque ne peuvent pas
00:30:54j'ai engagé
00:30:55la responsabilité personnelle
00:30:56des présidents
00:30:57de départements
00:30:59pour que ça remonte
00:31:00et à ce moment là
00:31:00le sujet est remonté
00:31:01on en a parlé
00:31:02un peu partout
00:31:02dans la presse
00:31:03la responsabilité personnelle
00:31:04c'est-à-dire que vous avez
00:31:06attaqué la personne
00:31:08j'attaque nommément
00:31:09par exemple
00:31:09Martine Vassal
00:31:10à Marseille
00:31:12celui de l'Essonne
00:31:14celui de Savoie
00:31:16à Paris
00:31:17à Metz
00:31:18à Limoges
00:31:19à Strasbourg
00:31:20j'attaque personnellement
00:31:21ces gens
00:31:21quel est l'objet
00:31:22donc
00:31:23responsabilité pour faute lourde
00:31:25d'accord
00:31:25parce que quand on place
00:31:26un enfant
00:31:27on ne le place pas
00:31:27à l'ASE
00:31:27il est placé
00:31:29auprès du président
00:31:29du département
00:31:31et juridiquement
00:31:32c'est le seul responsable
00:31:33c'est comme
00:31:35quand on met un enfant
00:31:35à l'école
00:31:36le seul responsable
00:31:36c'est le directeur de l'école
00:31:37si on le met au judo
00:31:38c'est le président
00:31:39du club de judo
00:31:40s'il est chez moi
00:31:41c'est moi
00:31:42et là le seul
00:31:43qui est responsable
00:31:44c'est lui
00:31:45donc on engage
00:31:46sa responsabilité
00:31:47alors on va demander
00:31:48des sous
00:31:48c'est pas tellement l'argent
00:31:49mais il y aura des sommes
00:31:50on va les demander
00:31:51elles sont considérables
00:31:52on va demander l'argent
00:31:52ce que l'on veut nous
00:31:54c'est pouvoir
00:31:55réformer cette matière
00:31:56parce qu'on travaille
00:31:57maintenant depuis
00:31:58deux ans
00:31:59avec des magistrats
00:32:00et des confrères
00:32:00pour réformer
00:32:02ce qu'ils font
00:32:04je redonne un exemple
00:32:06à Créteil
00:32:06on a une petite maman
00:32:07qui est en dépression
00:32:08elle a un gamine de 13 ans
00:32:09il place sa gamine
00:32:09et au bout de quelques mois
00:32:11elle a beaucoup de stupes
00:32:13donc les services
00:32:14font remonter
00:32:15qu'il y a du stupes
00:32:16donc on dit au juge
00:32:16c'est bien
00:32:16si on se voit
00:32:17pas de réponse
00:32:18un peu plus tard
00:32:19on nous dit
00:32:20elle a du sexe
00:32:20beaucoup
00:32:20elle a beaucoup de sexe
00:32:22ce qui au départ
00:32:22ne voulait rien dire
00:32:23je dis au juge
00:32:24regardez
00:32:24ils nous disent
00:32:24il y a du sexe
00:32:25c'est bien
00:32:25si on se voit
00:32:25pas de réponse
00:32:26après elle disparaît
00:32:27quand ils sont chargés
00:32:30de les protéger
00:32:31elle disparaît
00:32:31ils ont l'obligation
00:32:32de résultat
00:32:33elle disparaît
00:32:34c'est à dire
00:32:35qu'elle fugue
00:32:35alors ils disent
00:32:37qu'elle est en fugue
00:32:38trois mois après
00:32:39elle réapparaît
00:32:39elle appelle ses parents
00:32:40au secours
00:32:40je suis dans un Airbnb
00:32:42je me prostitue à Toulon
00:32:45grâce au GP
00:32:46à mon téléphone
00:32:47on la récupère
00:32:48par la police
00:32:48on la ramène chez eux
00:32:50là au bout de quelques semaines
00:32:52ils viennent récupérer
00:32:53cet enfant
00:32:53on la ramène
00:32:54ce prostitut à Toulon
00:32:56les policiers la récupèrent
00:32:57dans un Airbnb
00:32:58elle remonte
00:33:00là le père
00:33:01n'en pouvant plus se pend
00:33:03j'écris au juge
00:33:04je dis
00:33:04c'est peut-être bien
00:33:05si on se voit
00:33:05madame Taivry
00:33:07madame
00:33:07toujours pas de nouvelles
00:33:09et à ce moment là
00:33:10on va avoir une audience
00:33:11un peu plus tard
00:33:12et on va dire
00:33:12c'est bien
00:33:13si on essaie la grand-mère
00:33:14moi je dis
00:33:14mais essayons en plan B
00:33:16et on avait protégé
00:33:17cette grand-mère
00:33:18depuis un temps certain
00:33:20du placement
00:33:21de la prostitution
00:33:22de la drogue
00:33:22et ils sont arrivés
00:33:23en disant
00:33:23alors voilà
00:33:24comme votre petite fille
00:33:24se drogue et se prostitue
00:33:25on va essayer de la mettre
00:33:26chez vous
00:33:26donc elle s'est jetée
00:33:27par la fenêtre
00:33:28et ça n'intéresse
00:33:29pas grand monde
00:33:30en fait
00:33:31j'ai entendu parler
00:33:32ça a été relaté
00:33:33dans la presse
00:33:34cette histoire
00:33:35par rapport au fugue
00:33:36c'est tellement ménable
00:33:38les enfants
00:33:40sont livrés
00:33:41au réseau de pédophilie
00:33:42et tous
00:33:43ils vont dire la même chose
00:33:44l'enfant est en fugue
00:33:46pas du tout
00:33:48l'enfant est en fugue
00:33:49parce qu'elle se prostitue
00:33:49c'est ce qu'ils disent partout
00:33:50c'est ce qu'on dit
00:33:51tous les présidents
00:33:51de départements
00:33:52quand ils ont répondu
00:33:53à notre demande
00:33:54l'enfant n'est pas en fugue
00:33:55l'enfant
00:33:56elle est livrée
00:33:57à un réseau de pédophilie
00:33:59elle est sous l'emprise
00:34:01d'un réseau de pédophilie
00:34:02et elle ne se prostitue pas
00:34:03elle est dans l'emprise
00:34:04d'un réseau de pédophilie
00:34:07ils inversent
00:34:08la charge de la preuve
00:34:09en disant
00:34:09elle est en fugue
00:34:10pas du tout
00:34:11elle est sous l'emprise
00:34:12ils ne l'ont pas protégée
00:34:13de cette emprise
00:34:14le seul responsable
00:34:16ce sont ces gens
00:34:19celui qui est dans le foyer
00:34:21qui ne signale pas au juge
00:34:23dans la seconde
00:34:23que l'enfant n'est pas là le soir
00:34:25il est responsable
00:34:26finalement
00:34:26il est responsable
00:34:28il doit rendre des comptes
00:34:29il ne signale pas ?
00:34:30jamais
00:34:31jamais
00:34:32alors
00:34:32on a vraiment
00:34:33on travaille depuis
00:34:34avec France 2
00:34:35avec France Inter
00:34:37on a travaillé avec M6
00:34:38depuis maintenant
00:34:396 mois
00:34:40ils sont allés dans tous les foyers
00:34:42on a filmé tous les foyers
00:34:43à 6h30
00:34:44les enfants sortent
00:34:45ils les laissent sortir
00:34:46ils ne disent rien
00:34:48ils ne disent rien
00:34:49et les enfants sont
00:34:51alors
00:34:52on les embarque
00:34:53et après
00:34:54il faut voir comment
00:34:55on va faire avec les parents
00:34:57parce qu'une fois
00:34:58que le mal est arrivé
00:34:59une fois que
00:35:00ce mal est installé
00:35:02l'emprise
00:35:03alors c'est pas de la prostitution
00:35:05moi je le redis
00:35:05c'est pas de la prostitution
00:35:07une fois que l'emprise
00:35:08est installée
00:35:10on n'en sort pas
00:35:11cette emprise
00:35:12il faut
00:35:12il faut vraiment
00:35:14un mois
00:35:15deux mois
00:35:16on y arrive
00:35:16passé deux trois mois
00:35:17on n'arrive plus
00:35:18à récupérer les gamins
00:35:19et tout le monde
00:35:20ce qui est terrible
00:35:22c'est que
00:35:22tous mes interlocuteurs
00:35:24les magistrats
00:35:24les gens des services sociaux
00:35:26le département
00:35:27tous les départements
00:35:28tout le monde
00:35:28sait qu'on a un problème
00:35:29extrêmement grave
00:35:31de prostitution
00:35:31à l'heure actuelle en France
00:35:33qu'il y a 20 000 enfants
00:35:35qui se sont livrés
00:35:36au réseau de pédophiles
00:35:37sur ces 20 000
00:35:38il y en a 15 000
00:35:39qui viennent de l'ASE
00:35:40donc
00:35:41le premier fournisseur français
00:35:43des réseaux pédophiles
00:35:45c'est le département
00:35:46mais maître
00:35:47vous êtes en train
00:35:48de nous décrire
00:35:49une situation
00:35:51presque
00:35:52de film
00:35:54de fiction
00:35:55d'horreur
00:35:56comment se fait-il
00:35:57que
00:35:58tout ça n'est pas géré
00:36:00alors
00:36:00c'est pas géré
00:36:01parce que
00:36:02alors j'ai une théorie
00:36:03les élus
00:36:04avaient un parcours
00:36:06avant
00:36:06l'expérience
00:36:07Macron
00:36:08on avait des élus
00:36:09qui avaient un parcours
00:36:10d'abord on était élu local
00:36:11après on était à la mairie
00:36:13après on allait un peu
00:36:14à la députation
00:36:16après on allait faire le sénateur
00:36:17il y avait un parcours
00:36:18et dans ce parcours
00:36:19il y avait le département
00:36:20président du département
00:36:21il y avait
00:36:22président du département
00:36:23ou élu départemental
00:36:25à une échelle
00:36:25quelle qu'il soit
00:36:26tous ces gens
00:36:27qui sont députés
00:36:28à un moment ou à un autre
00:36:29ils ont été responsables
00:36:30du département
00:36:31et il n'y en a pas un
00:36:32qui a envie qu'on parle
00:36:33de l'ASE
00:36:34il n'y en a pas un
00:36:35qui a envie qu'on parle
00:36:36de l'ASE
00:36:36c'est la raison
00:36:37et puis
00:36:37comme c'est à huis clos
00:36:39pour le dire
00:36:40il faut faire ce que nous faisons
00:36:41nous en ce moment
00:36:41c'est dénoncer
00:36:42venir sur les plateaux
00:36:43le dire partout
00:36:43écrire
00:36:44on écrit des bouquins
00:36:45en disant
00:36:46il y a un vrai problème
00:36:49ces gens là
00:36:49n'ont pas intérêt
00:36:50à le dire
00:36:51je vous donne
00:36:53par exemple
00:36:53un truc
00:36:54il y a trois semaines
00:36:56il y a une petite maman
00:36:57qui habite Chambéry
00:36:58elle a six enfants
00:37:00une de ses filles
00:37:01a un charmant garçon
00:37:02qui la fréquente
00:37:03et qui
00:37:06va un jour
00:37:07être mal se comporter
00:37:08mettre une tannée
00:37:09à cette gamine
00:37:10et les services sociaux
00:37:11en réponse
00:37:12vont placer tout le monde
00:37:14parce que c'est une règle
00:37:15ça non ?
00:37:16quand on en prend
00:37:18on prend la fratrie
00:37:19ben là c'est intéressant
00:37:20c'est autant de budget
00:37:22fois six
00:37:23donc c'est plus simple
00:37:24on va placer
00:37:25tous ces gamins
00:37:25donc
00:37:26placement
00:37:27en novembre
00:37:28depuis novembre
00:37:30sur les six enfants
00:37:31il y en a deux
00:37:31qui sont toxico-lourdes
00:37:33il y en a une
00:37:34qui a été arrêtée
00:37:36dans un trafic de stupes
00:37:37c'est-à-dire qu'elle vendait
00:37:38il y en a une
00:37:38qui se prostitue
00:37:39à tel point
00:37:40la prostitution est trop prégnante
00:37:42et la drogue trop prégnante
00:37:44qu'on l'a envoyée
00:37:45en séjour de rupture au Sénégal
00:37:46et savoir pourquoi
00:37:47je n'en sais rien
00:37:47parce que ça fait partie
00:37:49de quelques séjours
00:37:50que la Zé organise
00:37:51tout à fait
00:37:51à l'étranger
00:37:52des séjours de rupture
00:37:53il paraît que ça marche
00:37:54pour l'instant
00:37:55ça n'a pas marché
00:37:56on a une petite fille
00:37:58qui a été convertie
00:37:59à une autre fois
00:38:00que la sienne
00:38:00et qui a fait
00:38:01la famille a fait du prosélytisme
00:38:03ils ont transformé
00:38:04cette petite fille
00:38:05on lui a dit de changer de religion
00:38:06elle a changé de religion
00:38:07c'est-à-dire que la famille d'accueil
00:38:08la famille d'accueil
00:38:10a fait du prosélytisme
00:38:11ce qui fait que cette petite
00:38:11a changé
00:38:12elle n'a que 9 ans
00:38:14elle a changé de religion
00:38:15et un truc qu'on oublie
00:38:17il y a tellement
00:38:17d'échecs
00:38:19dans cette mesure-là
00:38:19j'oublie de dire
00:38:20qu'il y en a une
00:38:21qui a été violée
00:38:21à 9 ans
00:38:23tellement il y a
00:38:24de dysfonctionnement
00:38:256 enfants
00:38:25et l'aide sociale
00:38:27à l'enfance
00:38:28pour l'instant
00:38:29ne veut rien faire
00:38:30c'est-à-dire
00:38:31cette femme
00:38:31on lui faisait tellement confiance
00:38:33qu'elle avait le droit
00:38:33de voir les enfants
00:38:34toutes les semaines
00:38:35on lui a dit
00:38:36un petit placement
00:38:38de 2-3 mois
00:38:38pour le temps
00:38:39que vous vous remettiez en route
00:38:40elle voit donc
00:38:41ses enfants
00:38:42toutes les semaines
00:38:43mais en fait
00:38:43elle ne les voit plus
00:38:45et sa famille
00:38:47a été détruite
00:38:47par l'aide sociale
00:38:48à l'enfance
00:38:49de Chambéry
00:38:49et par le magistrat
00:38:50de Chambéry
00:38:51arrêtons-nous
00:38:52sur ce cas concret
00:38:53si vous le voulez bien
00:38:54
00:38:55vous évoquez
00:38:57une affaire
00:38:58où l'incompétence
00:39:00à tous les niveaux
00:39:01des éducateurs
00:39:02qui sont en charge
00:39:03de ce placement
00:39:04de ces enfants placés
00:39:06je suppose
00:39:06que la fratrie
00:39:07a été séparée
00:39:08bien évidemment
00:39:09vous me parlez
00:39:10d'une petite de devant
00:39:11qui a été convertie
00:39:11il y en a même une
00:39:11qui est tellement placée
00:39:13loin
00:39:13qu'on ne l'a pas vue
00:39:13depuis 6 mois
00:39:14mais là
00:39:15on est dans le cas
00:39:16encore une fois
00:39:17d'une unité
00:39:19de l'AZE
00:39:20où visiblement
00:39:21ils sont en manque
00:39:23d'éducateurs
00:39:25parce que
00:39:26la problématique
00:39:27de l'AZE
00:39:27aujourd'hui aussi
00:39:28c'est qu'on manque
00:39:29d'éducateurs
00:39:30ça on peut le dire
00:39:31à vous
00:39:32mais pas à nous
00:39:32qui y allons
00:39:33ça on peut le dire
00:39:34aux journalistes
00:39:35alors la radiographie
00:39:36que vous faites
00:39:37de Besançon
00:39:39c'est une absence
00:39:39de travail
00:39:40c'est une absence
00:39:41de travail
00:39:41et de prise en compte
00:39:42de l'humain
00:39:42par exemple
00:39:43tous les enfants
00:39:44tous les enfants
00:39:44que nous avons
00:39:45qui se prostituent
00:39:47sans aucune exception
00:39:49il n'y en a aucune
00:39:50qui a un suivi médical
00:39:51ces enfants sont livrés
00:39:53à la pédophilie
00:39:55aucune de ces petites filles
00:39:57qui ont des rapports
00:39:58sexuels multiples
00:39:58toute la journée
00:39:59ou toute la nuit
00:40:00n'a de suivi médical
00:40:01ça n'est jamais arrivé
00:40:02à aujourd'hui
00:40:03pourtant on en a
00:40:04des centaines
00:40:05ça n'est jamais arrivé
00:40:06qu'on ait un dossier médical
00:40:07on dit
00:40:07voilà elle voit régulièrement
00:40:08un médecin également
00:40:09je vais vous demander
00:40:09que fait la police
00:40:11parce que
00:40:11on en parlera après
00:40:12moi la police
00:40:13parce que vous évoquez
00:40:13quand même des choses
00:40:14très graves
00:40:15la police elle fait pas grand chose
00:40:17la police n'est pas au courant
00:40:18de ces réseaux pédophiles
00:40:19qui
00:40:20alors c'est la question
00:40:21que l'on pose
00:40:22qui s'est mis sur les enfants
00:40:23de la zone
00:40:23alors
00:40:25il y a un truc que l'on dit
00:40:26avec les magistrats
00:40:27et tous ceux qui s'intéressent à ça
00:40:30il n'y a pas en France
00:40:31de politique de lutte
00:40:32contre les consommateurs
00:40:33des réseaux pédophiles
00:40:35alors
00:40:36je ne le dis pas
00:40:37je l'affirme
00:40:38et je l'argumente
00:40:41il n'y a pas une politique de lutte
00:40:42c'est pour ça
00:40:43qu'on rencontre le ministre
00:40:44pour qu'il y ait
00:40:45qu'on mette en place une politique
00:40:46je vous donne un exemple
00:40:47qui est incompréhensible
00:40:49à Albi
00:40:50au début de l'automne
00:40:53on arrête un réseau de pédophilie
00:40:57on arrête le MAC
00:40:58et là on va arrêter 18 personnes
00:41:01qui ont consommé des enfants
00:41:03donc ces 18 personnes sont arrêtées
00:41:06pour avoir une relation sexuelle tarifée
00:41:09avec des enfants entre 11 et 14 ans
00:41:13l'intégralité de ces 18 personnes
00:41:15sont passées
00:41:18dans ces audiences maintenant
00:41:19de plaidés coupables
00:41:22en CRPC
00:41:23c'est-à-dire en comparution immédiate ?
00:41:25non, non, non, non
00:41:26comparution immédiate
00:41:26il y a un juge qui va vous poser des questions
00:41:28non, là on va leur proposer une sanction
00:41:30ils ont eu le plus lourd
00:41:31ils ont eu 800 euros à payer
00:41:33alors Albi
00:41:33je veux bien qu'il nous donne des leçons de vie
00:41:35pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs
00:41:37ils se sont fait attraper
00:41:38en train d'avoir une relation sexuelle tarifée
00:41:41avec des mineurs
00:41:41il y en a 18
00:41:43entre 11 et 14 ans
00:41:45et le parquet d'Albi
00:41:48c'est indigne
00:41:49c'est indigne
00:41:50au lieu de mettre ces gens en prison
00:41:51parce que ce n'est que de la pédophilie
00:41:53si demain dans votre téléphone
00:41:54il y a 3 photos d'enfants à poil
00:41:55on va vous mettre au ballon
00:41:57oui
00:41:57tout de suite
00:41:58celui qui se fait arrêter
00:42:00en ayant un rapport sexuel tarifé
00:42:02avec un mineur
00:42:03à Albi
00:42:03il prend 900 euros
00:42:05comment vous expliquez vous
00:42:06qui êtes avocat
00:42:08parce qu'il n'y a pas de politique
00:42:10globale
00:42:10parce que comme on a tu
00:42:12on tait ce problème
00:42:13de la prostitution des mineurs
00:42:15on le tait
00:42:16parce qu'on en a honte aussi
00:42:18et parce que c'est à huis clos
00:42:20encore une fois
00:42:20s'il y avait une caméra
00:42:21ça s'arrête
00:42:22une caméra
00:42:23à mon audience d'hier
00:42:26dans 3 jours
00:42:27cette matière n'existe plus
00:42:28mais à Albi
00:42:30quel est le journal local
00:42:31à Albi ?
00:42:32j'en sais rien
00:42:33mais les journaux
00:42:34ça les intéresse pas
00:42:35personne n'a parlé de ça ?
00:42:36les journaux
00:42:36ça les intéresse pas
00:42:38mais
00:42:39ah non non non
00:42:40excusez-moi
00:42:40moi j'ai une petite fille
00:42:41qui a écrit une lettre
00:42:42en disant
00:42:42ceux qui sont responsables
00:42:43de moi sont responsables
00:42:44elle s'est jetée dans le pont
00:42:45on a trouvé sa tête
00:42:46à 3 mètres de son tronc
00:42:49j'ai eu 3 lignes
00:42:50dans la Provence
00:42:52ça n'intéresse pas
00:42:53les journalistes
00:42:54pourquoi ça les intéresse pas ?
00:42:56nous souvent
00:42:56on essaie de faire des conférences de presse
00:42:58et ils disent
00:42:59on n'a pas l'avis contraire de l'ASE
00:43:01donc ils vont interroger l'ASE
00:43:02qui fait toujours pareil
00:43:03on ne répondra pas
00:43:04donc le journaliste
00:43:05en général fait bien son boulot
00:43:06donc il va interroger les deux
00:43:08mais quand il n'a pas le contre-champ
00:43:09il publie pas
00:43:10il publie pas
00:43:12et là pas de chance pour eux
00:43:14on est monté avec des chaînes de télé
00:43:15à Albi
00:43:16donc ils vont se souvenir
00:43:17de notre nom
00:43:17de notre prénom
00:43:18et peut-être de notre date de naissance
00:43:19pour le procès
00:43:20qu'ils vont nous faire
00:43:22c'est pas acceptable
00:43:23il n'y a pas une politique globale
00:43:25mais vous n'en êtes pas
00:43:26votre première déclaration
00:43:29de ce type maître
00:43:30non mais l'ASE
00:43:31n'a jamais porté plainte contre vous
00:43:33hop hop hop
00:43:34si vous aviez à faire face
00:43:35à toutes les plaintes
00:43:36qui sont les miennes
00:43:37vous ne dormiriez plus
00:43:37d'accord
00:43:38donc l'ASE a porté plainte
00:43:39pour diffamation je suppose
00:43:41elle a porté plainte
00:43:43à mon ordre
00:43:44elle m'a fait des procédures
00:43:45en diffamation
00:43:45pour lesquelles on a essayé
00:43:46de me mettre en examen
00:43:47j'ai toujours été relaxé
00:43:48il faut l'objet de l'enlieu
00:43:49quand je dis quelque chose
00:43:50en public
00:43:50j'en rapporte la preuve
00:43:52dans mes dossiers
00:43:53donc ils perdent
00:43:54maintenant ils se sont un peu lassés
00:43:55mais j'ai encore eu une plainte
00:43:57il y a dix jours
00:43:58d'une des associations
00:44:00de l'ASE de Marseille
00:44:02un garçon qui disait
00:44:03que j'étais outrancier
00:44:04dans mes propos
00:44:04en jetant l'opprobre
00:44:06sur l'ASE
00:44:06mais si
00:44:07si on ne tente pas
00:44:08de changer
00:44:08si on ne fait rien
00:44:09il ne se passe rien
00:44:11nous on essaie
00:44:13de changer les choses
00:44:13et on a écrit
00:44:15des textes de loi
00:44:15pour lesquels
00:44:16on nous a suivis
00:44:16on est en train
00:44:17de proposer un texte
00:44:18de réforme profonde
00:44:19de la procédure
00:44:20on a rencontré
00:44:21les ministres
00:44:23pour qu'il y ait
00:44:23une directive
00:44:24avec une politique globale
00:44:25de lutte
00:44:27contre la pédophilie
00:44:28parce que
00:44:28qu'on arrête
00:44:29les pédophiles
00:44:30c'est bien
00:44:31mais il faut arrêter
00:44:32il faut arrêter
00:44:33les consommateurs
00:44:34je vous donne
00:44:35un exemple
00:44:36on a une petite maman
00:44:38elle n'a pas de chance
00:44:39elle est marocaine
00:44:40c'est pas bon aussi
00:44:42de porter sur sa tête
00:44:44qu'on est marocain
00:44:46c'est horrible
00:44:47d'avoir à dire ça
00:44:47elle va dire
00:44:49ma petite fille
00:44:49a été enlevée
00:44:50dans un réseau
00:44:51de pédophilie
00:44:51qui était placée
00:44:53donc
00:44:54on a l'enregistrement
00:44:56de cette dame
00:44:56reçue par les policiers
00:44:57on lui dit
00:44:58allez
00:44:58on va partir
00:44:59donc on retrouve
00:45:01cette petite à Paris
00:45:02Montpellier
00:45:03Paris
00:45:04à Paris
00:45:05on la géolocalise
00:45:07la mère monte
00:45:08une expédition
00:45:08avec des gens
00:45:09de son quartier
00:45:10récupère l'enfant
00:45:11et la ramène
00:45:11on va d'abord
00:45:12déposer plainte
00:45:13à la police
00:45:13à Paris
00:45:14ils arrêtent
00:45:15un type
00:45:16en train d'avoir
00:45:16un rapport sexuel
00:45:17avec cet enfant
00:45:18qui a quel âge ?
00:45:2013 ans
00:45:21on arrête
00:45:23le MAC
00:45:24c'était une femme
00:45:24on arrête
00:45:25celui qui a le rapport
00:45:26le MAC
00:45:27et deux qui attendent
00:45:28pour leur tour
00:45:29tout le monde
00:45:30a été entendu
00:45:30tout le monde
00:45:31a été libéré
00:45:33je redis la phrase
00:45:34parce que parfois
00:45:34parfois même nous
00:45:36ça nous surprend
00:45:36tout le monde
00:45:37a été libéré
00:45:39on ramène cette petite
00:45:40à Montpellier
00:45:41le MAC
00:45:41vient la récupère
00:45:42la ramène à Montpellier
00:45:44et à ce moment là
00:45:44avec cette dame
00:45:45je redis
00:45:46qui est marocaine
00:45:47elle est allée
00:45:48tous les jours
00:45:49parce qu'on géolocalise
00:45:50les enfants
00:45:50parce que c'est sur Snapchat
00:45:51donc au maître près
00:45:52on sait où sont les gens
00:45:53on a le numéro de téléphone
00:45:54de tout le monde
00:45:55on va tous les jours
00:45:57voir la police
00:45:58en disant
00:45:58voilà elle est à tel endroit
00:45:59en ce moment
00:45:59elle est en train
00:46:00dans un Airbnb
00:46:01elle se prostitue
00:46:02je fais une petite aparté
00:46:05je sais que
00:46:06celles et ceux
00:46:07qui vous écoutent
00:46:08actuellement
00:46:09doivent se dire
00:46:09mais qu'est-ce que
00:46:11je les invite
00:46:12à se rendre
00:46:12sur Snapchat
00:46:13et à chercher
00:46:14un petit peu
00:46:16Snapchat
00:46:16aujourd'hui
00:46:17et l'application
00:46:18sur laquelle
00:46:19un maximum
00:46:20de mineurs
00:46:21se prostituent
00:46:23donc ce que vous dites
00:46:24
00:46:26c'est vrai
00:46:26ah c'est super vrai
00:46:28et sinon
00:46:28il y a un autre site
00:46:29qui s'appelle
00:46:29Sex Model
00:46:32et là
00:46:33il y a toutes mes clientes
00:46:34avec les tarifs
00:46:35alors je finis
00:46:36avec l'histoire
00:46:36de cette dame
00:46:37parce que c'est surprenant
00:46:38elle va à la police
00:46:40et elle enregistre
00:46:41à chaque fois
00:46:41et j'ai l'enregistrement
00:46:43maintenant à arrêter
00:46:44madame
00:46:44vous nous gonfler
00:46:45allez-y
00:46:45chercher votre fille
00:46:46donc avec le journaliste
00:46:47de France Inter
00:46:48de la cellule
00:46:49d'investigation
00:46:50on s'appelait
00:46:51je lui dis
00:46:51tiens j'ai ça
00:46:52c'est horrible
00:46:53je sais pas comment
00:46:54on s'en sort
00:46:54on en parle
00:46:55et puis je lui dis
00:46:56tiens à ce moment-là
00:46:56elle est là
00:46:58elle est à Paris
00:46:59Porte Delilah
00:47:00elle se prostitue
00:47:01elle est à l'endroit
00:47:01donc il y va
00:47:03et à ce moment-là
00:47:03lui va appeler la police
00:47:05moi j'appelle
00:47:06en disant
00:47:06allez là
00:47:07allez dans tel immeuble
00:47:08Porte Delilah
00:47:08il faut y aller
00:47:08la mère dit
00:47:09attention
00:47:09Porte Delilah
00:47:10allez-y
00:47:10pas de réponse
00:47:11on nous a dit
00:47:12de nous casser
00:47:12en fait
00:47:13quand lui a appelé
00:47:14France Inter
00:47:14c'est lui l'investigation
00:47:15bonjour
00:47:15je suis journaliste
00:47:16de France Inter
00:47:16un quart d'heure
00:47:17après on avait une patrouille
00:47:18on a arrêté tout le monde
00:47:19et là par contre
00:47:20il y a eu une arrestation
00:47:21parce que
00:47:22il y avait un témoin
00:47:23qui était extérieur à nous
00:47:25sinon il se passe rien
00:47:26sinon il se passe rien
00:47:28nous on est face à un mur
00:47:29on est face à un mur
00:47:31de silence
00:47:32des services sociaux
00:47:33et tellement c'est important
00:47:35que dans les tribunaux
00:47:37par exemple
00:47:37nous à Marseille
00:47:38on a une cellule de crise
00:47:39avec un magistre
00:47:40un procureur de la République
00:47:41dédié
00:47:42au problème de la prostitution
00:47:44on a
00:47:44une institution
00:47:46qui s'appelle
00:47:46le COPID
00:47:47où tous ces gens vont
00:47:48mais il n'y a pas d'avocat
00:47:49ils sont entre eux
00:47:52et pour l'instant
00:47:52l'action
00:47:53dans ce COPID
00:47:55on a 4 millions
00:47:55c'est déjà bien
00:47:564 millions
00:47:57on pourrait s'en servir
00:47:584 millions
00:47:594 millions d'euros
00:48:00pour affecter à ça
00:48:02mais depuis deux ans
00:48:03le département des Bouches-Durmones
00:48:04par l'intermédiaire
00:48:05de son président
00:48:06Martin Vassal
00:48:06n'a pas employé à l'action
00:48:08il faut des actions
00:48:09il faut arrêter
00:48:10de faire des commissions
00:48:11on va dire
00:48:12quand on a dénoncé
00:48:13en juin
00:48:14on a fait le premier procès
00:48:15qu'on a eu tant
00:48:16des co-médiatiques
00:48:18immédiatement
00:48:18le ministre a dit
00:48:19on va faire
00:48:20on va faire une enquête
00:48:22mais arrêtons les enquêtes
00:48:23il suffit de demander
00:48:23au tribunal
00:48:24quel est le nombre
00:48:25de procédures
00:48:25tout le monde a les chiffres
00:48:26donc chaque tribunal
00:48:28alors les plus grands
00:48:29Paris, Évry, Couronne
00:48:32Nanterre
00:48:32Toulouse
00:48:33Toulouse
00:48:34Marseille
00:48:35c'est une boucherie
00:48:36nous Marseille
00:48:37par exemple hier
00:48:39on avait un foyer
00:48:40à Saint-Martin-de-Croix
00:48:41où les garçons
00:48:43viennent avec des calibres
00:48:44chercher les enfants
00:48:44mais qu'on le dise
00:48:46mais pourquoi on ne le ferme pas
00:48:48ce foyer
00:48:49parce qu'on place trop
00:48:51un exemple qui me revient
00:48:53vous voyez une maman
00:48:54qui un jour m'a appelé
00:48:56pour me dire que
00:48:58son fils de 7 ans
00:49:00ou 8 ans
00:49:01était en train de tailler
00:49:02à la campagne
00:49:04un bout de bois
00:49:05avec un petit opinel
00:49:07et que la voisine
00:49:08a fait un signalement
00:49:10et que l'enfant
00:49:11a été placé pour ça
00:49:12on place trop
00:49:13on ne sait plus
00:49:15où mettre ses enfants
00:49:16ça c'est la réalité
00:49:18de la ZEU
00:49:19aujourd'hui
00:49:19il n'y a plus assez
00:49:22alors je reprends
00:49:23la casquette de journaliste
00:49:24je donne quelques précisions
00:49:26aujourd'hui
00:49:27il n'y a plus assez
00:49:28de familles d'accueil
00:49:30on est en manque
00:49:30de familles d'accueil
00:49:31aujourd'hui
00:49:32on est en manque
00:49:34tout simplement
00:49:35de personnes qualifiées
00:49:37pour s'occuper
00:49:39de ces enfants
00:49:39c'est-à-dire
00:49:40comme vous l'avez dit
00:49:41tout à l'heure
00:49:42d'éducateurs
00:49:43qui même s'ils ont reçu
00:49:4440 heures
00:49:45de formation psy
00:49:46il n'y a même plus ça
00:49:48aujourd'hui
00:49:48c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:49:49à la ZEU
00:49:50on peut se retrouver
00:49:51avec une personne
00:49:53en charge
00:49:54de votre dossier
00:49:55parce que votre enfant
00:49:56a été placé
00:49:57qui n'a même pas
00:49:58les qualifications
00:49:59c'est là où si vous voulez
00:50:00lorsque je vous invite
00:50:01parce que vous vous attaquez
00:50:03à la ZEU
00:50:03et que vous demandez
00:50:04une réforme globale
00:50:06profonde de la ZEU
00:50:07la ZEU
00:50:09on dirait que c'est
00:50:10un navire
00:50:11à la dérive
00:50:12alors j'ai oublié
00:50:13de vous poser une question
00:50:13qui me paraît fondamentale
00:50:15pour la bonne compréhension
00:50:16aussi
00:50:18des personnes
00:50:19qui regardent cette chaîne
00:50:20aujourd'hui en fait
00:50:22on l'a dit tout à l'heure
00:50:2490% des enfants
00:50:25qui sont placés
00:50:26ont très peu de chances
00:50:28de retrouver leur famille
00:50:30c'est à peu près
00:50:31c'est une moyenne
00:50:32entre 80 et 90%
00:50:34ici et là
00:50:36dans le monde
00:50:37dans Libération
00:50:38on a vu des dossiers
00:50:40sortir sur le scandale
00:50:42de la ZEU
00:50:42sur l'argent
00:50:44généré
00:50:45je rappelle que
00:50:47entre 9,5 et 9,7 milliards
00:50:50d'euros
00:50:51consacrés
00:50:52à l'aide sociale
00:50:55à l'enfance
00:50:55et ça ne marche pas
00:50:56pourquoi ?
00:50:58parce qu'ils ne travaillent pas
00:50:59c'est tout simple
00:51:00je donne un exemple
00:51:01quand on prend un enfant
00:51:04ce qu'on a réparé
00:51:05ce n'est jamais l'enfant
00:51:05ce qu'on a réparé
00:51:06c'est les parents
00:51:08violent, addictif
00:51:09bon
00:51:09moi la plupart de mes dossiers
00:51:11les gens ne rencontrent
00:51:12les parents ne rencontrent
00:51:14les gens de l'aide sociale
00:51:15à l'enfance
00:51:16pour parler de comment ça marche
00:51:18qu'une fois
00:51:18ou deux parents
00:51:19ils ne reçoivent pas
00:51:20les parents
00:51:21il n'y a pas de travail
00:51:22il n'y a pas de travail
00:51:23de fond
00:51:26la plupart de nos clients
00:51:27ils ont par exemple
00:51:29un enfant qui serait placé
00:51:30en janvier
00:51:30ils vont voir en février
00:51:32quelqu'un
00:51:33parfois en juin
00:51:34et puis ils vont le revoir
00:51:3615 jours avant l'audience
00:51:37il n'y a pas de travail
00:51:39c'est à dire que
00:51:43le travail qui est fait
00:51:44par l'aide sociale à l'enfance
00:51:45il n'est pas fait
00:51:46et en plus
00:51:47un autre truc
00:51:47qui est technique
00:51:48ça va peut-être
00:51:49compliquer les trucs
00:51:50mais
00:51:51ce travail qu'ils font
00:51:52moi je dis que souvent
00:51:53c'est pas du bon travail
00:51:54mais bon
00:51:55il faut un truc
00:51:57leur rapport
00:51:57ils nous le donnent
00:51:59le matin de l'audience
00:52:00ou la veille
00:52:02c'est à dire que nous
00:52:03on l'a
00:52:04on doit
00:52:05par exemple
00:52:05il m'est arrivé
00:52:06il y a deux semaines
00:52:07à Evreux-Courcouronne
00:52:09on m'a donné
00:52:10à 9h
00:52:1060 pages
00:52:12pour l'audience de 9h
00:52:13je dois les lire
00:52:14je dois en parler
00:52:15à mes clients
00:52:16et je dois y répondre
00:52:17mais
00:52:18c'est pas possible
00:52:19nous on doit
00:52:20on doit préparer
00:52:21un argumentaire
00:52:22nous on doit
00:52:22construire une maison
00:52:23qu'avec le papier peint
00:52:25sans les murs
00:52:25la seule matière
00:52:26du droit
00:52:27où on n'a pas le dossier
00:52:29quand on va plaider
00:52:30c'est celle-là
00:52:31nous la plupart
00:52:33par exemple
00:52:34aujourd'hui
00:52:34pendant que je suis avec vous
00:52:35j'ai des collaborateurs
00:52:37j'en ai trois
00:52:37qui plaident
00:52:37dans trois endroits différents
00:52:38on n'a pas le dossier
00:52:39on sait pas de quoi
00:52:40eux vont parler
00:52:41nous on sait de ce qu'on va dire
00:52:42eux on sait pas
00:52:43ce qu'ils vont dire
00:52:44ça n'existe pas en droit
00:52:45le principe fondamental
00:52:47l'arc-boutant
00:52:48de notre justice
00:52:48est le contradictoire
00:52:50et une des parties
00:52:51qui est légitime
00:52:53à faire valoir des droits
00:52:54le parent
00:52:54lorsqu'il pose une question
00:52:56au juge
00:52:56on ne lui répond pas
00:52:57parce que c'est la seule matière
00:52:59également dans le droit positif
00:53:00où le juge
00:53:01on peut lui poser une question
00:53:02on n'est pas obligé de répondre
00:53:03si demain vous avez des fissures
00:53:04dans votre maison
00:53:0515 jours
00:53:06vous pouvez demander
00:53:06à avoir un expert
00:53:07si quelqu'un
00:53:09vous a pris de l'argent
00:53:11en 15 jours
00:53:12on peut faire une saisie
00:53:13la justice doit répondre
00:53:14à toutes les demandes des gens
00:53:15et là
00:53:16quelqu'un qui est légitime
00:53:17à poser une question
00:53:18a demandé par exemple
00:53:20un droit de visite à Noël
00:53:21on ne lui répond pas
00:53:22l'an dernier
00:53:23en octobre
00:53:24j'ai fait partir 900 lettres
00:53:25à des juges
00:53:26pour dire
00:53:27je veux voir l'enfant à Noël
00:53:28et il y en a 16
00:53:2926 qui m'ont répondu
00:53:30voilà
00:53:31je confirme malheureusement
00:53:32tout ce que vous dites
00:53:32parce que
00:53:33j'ai pendant 6 ans
00:53:34assuré la libre antenne
00:53:35de repas
00:53:35et j'ai eu
00:53:37un nombre de parents
00:53:39dont les enfants
00:53:39avaient été placés
00:53:41qui m'ont raconté
00:53:42exactement ce que vous me racontez
00:53:43ce qui paraît très étonnant
00:53:45c'est la toute puissance
00:53:46accordée à la ZEU
00:53:48je m'explique
00:53:49lorsque vous allez devoir
00:53:51aller défendre des parents
00:53:52en audience
00:53:54qui se déroulent dans un bureau
00:53:55me semble-t-il
00:53:57le nombre de parents
00:53:58qui m'ont dit
00:53:59que le dossier
00:54:00de l'éducateur
00:54:01c'est-à-dire
00:54:03le rapport
00:54:04que le juge
00:54:05va
00:54:06alors lui doit avoir
00:54:07je l'espère
00:54:08ah non il est en même temps
00:54:10il est en même temps
00:54:10voilà
00:54:11donc ça veut dire que
00:54:11le destin d'un enfant
00:54:13et d'une famille
00:54:14donc
00:54:15va se jouer
00:54:16en 15-20 minutes
00:54:18c'est ça
00:54:19autour
00:54:20donc d'un rapport
00:54:22fait parfois
00:54:23par
00:54:23une personne
00:54:24qui n'a pas
00:54:25le diplôme
00:54:27ou les compétences
00:54:28qu'il n'est pas là
00:54:30souvent qui n'est pas là
00:54:31qui parfois n'est pas là
00:54:32souvent qui n'est pas là
00:54:33nous vraiment
00:54:34alors comment vous
00:54:35encore une fois
00:54:36comment vous l'expliquez
00:54:37ça c'est
00:54:38manque de moyens
00:54:43c'est un manque de travail
00:54:46c'est simple
00:54:47on est responsable
00:54:48des actes qu'on fait
00:54:48c'est un manque de travail
00:54:50le dernier des étudiants
00:54:51qu'on a
00:54:52il fera le travail
00:54:5215 jours avant
00:54:53que tout le monde
00:54:54sache de quoi on parle
00:54:55c'est que
00:54:55il y a un profond mépris
00:54:57et qu'ils sont
00:54:57en terrain conquis
00:54:58puisque avant
00:54:58il y a 2 ou 3 ans
00:55:00où on a commencé
00:55:00à combattre
00:55:01nous les avocats
00:55:02on se taisait
00:55:03ça n'a vraiment dérivé
00:55:04ce système
00:55:05qu'il y a 2 ou 3 ans
00:55:06et jusqu'à il y a 2 ou 3 ans
00:55:10ils pensaient
00:55:10qu'ils étaient
00:55:11les patrons
00:55:11il faut voir arriver
00:55:13ces gens
00:55:13avec une arrogance
00:55:14qui est démente
00:55:17démente
00:55:18et qui vont juger
00:55:19les parents
00:55:19qui vont
00:55:21les mettre
00:55:22en porte à faux
00:55:24qui vont mettre
00:55:25en avant
00:55:25un principe
00:55:26de précaution
00:55:26qui est unique
00:55:27par exemple
00:55:28il nous arrive souvent
00:55:29que des dossiers
00:55:31de par exemple
00:55:31le monsieur aurait frappé
00:55:32la maman
00:55:33ou frappé le petit
00:55:34on a
00:55:35le pénal
00:55:36qui dit
00:55:37pas de condamnation
00:55:37parfois ils vont
00:55:38l'appel
00:55:38non-lieu
00:55:39non-lieu
00:55:39donc
00:55:40il n'y a pas
00:55:40d'agression
00:55:41ils vont consacrer
00:55:42le principe
00:55:43du il n'y a pas
00:55:43de fumée sans feu
00:55:44dire oui mais quand même
00:55:45il va y avoir quelque chose
00:55:46et là pendant des années
00:55:47on ne voit pas les gamins
00:55:48on ne voit pas les gamins
00:55:49et on est face
00:55:51à cette administration
00:55:52qui est violente
00:55:53nous
00:55:54vraiment
00:55:55ça fait 32 ans
00:55:56je suis content
00:55:56que ça me soit tombé dessus
00:55:58je remercie tous les jours
00:55:59Dieu
00:55:59que ça se me vient
00:55:59à moi
00:56:00j'adore
00:56:01j'adore
00:56:02humainement
00:56:03c'est merveilleux
00:56:03mais c'est douloureux
00:56:06on n'a plus la même vie
00:56:07on est morose
00:56:08on souffre
00:56:09parce que moi
00:56:10il nous arrive un truc
00:56:11c'est que
00:56:12j'en ai parlé
00:56:12avec tous les copains
00:56:13les potes
00:56:13toutes les manifestations
00:56:15d'avocats
00:56:15la seule matière en France
00:56:17qui tue
00:56:17c'est la mienne
00:56:18j'ai défendu des voyous
00:56:19des assassins
00:56:20j'avais défendu des types
00:56:21qui avaient décapité
00:56:22des gens
00:56:22des vendeurs de drogue
00:56:24des politiques
00:56:24j'ai jamais eu un client
00:56:26qui s'est suicidé
00:56:26jamais
00:56:26ni ses parents
00:56:28nous on suit un petit cercueil
00:56:29ou un grand
00:56:30tous les deux mois
00:56:31à Bastanz
00:56:32comme on dit chez nous
00:56:32en Corse
00:56:33à Bastanz
00:56:33alors il y a eu
00:56:35bien évidemment
00:56:36des dossiers
00:56:37qui sont sortis
00:56:38la ZEU
00:56:39depuis quelques années
00:56:42n'est plus dans le brouillard
00:56:43mais commence à être
00:56:45sous les projecteurs
00:56:46je pense même
00:56:46au bouquin
00:56:48de maître
00:56:48Christine Serrada
00:56:50placement d'enfants
00:56:51une justice
00:56:52sous influence
00:56:53qui a fait
00:56:54beaucoup de bouquins
00:56:55d'ailleurs au ministère
00:56:56en charge
00:56:57de la ZEU
00:56:58ce livre
00:57:00a très peu été apprécié
00:57:01parce que
00:57:03maître Serrada
00:57:04par exemple
00:57:04il dénonce
00:57:05des placements
00:57:06à 80%
00:57:08je crois d'ailleurs
00:57:09que c'est un peu
00:57:09ce que vous dites
00:57:10à 80%
00:57:11des placements abusifs
00:57:13elle dénonce aussi
00:57:14une gestion
00:57:14par certains départements
00:57:16de l'argent
00:57:17et des associations
00:57:18qui héritent
00:57:20de ces budgets
00:57:20parfois avec des conflits
00:57:22en tout cas
00:57:24des circuits
00:57:25où l'argent
00:57:26qui est distribué
00:57:28en fait ça fait penser
00:57:29à un business
00:57:30autour des enfants
00:57:32et de la pauvreté
00:57:35de certaines familles
00:57:37à qui on enlève
00:57:38les enfants
00:57:38et auxquelles
00:57:39on ne redonne jamais
00:57:40les enfants
00:57:40parce que
00:57:41ça coûte
00:57:42beaucoup d'argent
00:57:43à un enfant placé
00:57:44c'est qu'un business
00:57:47c'est pour ça
00:57:47qu'il y en a autant
00:57:49les associations
00:57:50perçoivent
00:57:51des sommes folles
00:57:52des départements
00:57:53sur lesquels
00:57:53il n'y a aucun
00:57:54du moins
00:57:54il n'y a pas de contrôle
00:57:56qui contrôle en fait
00:57:58mais personne
00:57:58personne
00:58:00le problème est tout là
00:58:01quand ça relève
00:58:02de l'état
00:58:02l'état
00:58:03il y a des systèmes
00:58:04de préalables
00:58:05a posteriori
00:58:06il y a des contrôles
00:58:06mais là on est dans
00:58:07le département
00:58:07décentralisation
00:58:08en fait qu'on a donné
00:58:09au président
00:58:10des départements
00:58:10des pouvoirs
00:58:11sur lequel
00:58:11on n'a pas de vista
00:58:13et monsieur le président
00:58:14personne
00:58:15ne contrôle
00:58:17comment il
00:58:18distribue l'argent
00:58:19pas du tout
00:58:20il y a une enveloppe globale
00:58:21qui est payée
00:58:22par le département
00:58:23à l'aide sociale
00:58:23en France
00:58:24qui ventile un peu
00:58:24comme il veut
00:58:27et c'est un business
00:58:28moi je le dis
00:58:29à peu près tout le temps
00:58:30ce n'est qu'un business
00:58:31et alors
00:58:32il y a dans le titre
00:58:33de maître Serrada
00:58:35une justice
00:58:36sous influence
00:58:37est-ce que ça rejoint
00:58:39ce que vous nous disiez
00:58:41tout à l'heure
00:58:41maître
00:58:42c'est le seul point
00:58:42sur lequel on n'est pas d'accord
00:58:44alors
00:58:45oui
00:58:45peut-être
00:58:47sous l'influence
00:58:48les réseaux pédophiles
00:58:51visiblement
00:58:51œuvraient
00:58:52en toute tranquillité
00:58:54c'est pas que je le dis
00:58:55on l'affirme
00:58:56tous
00:58:56les magistrats
00:58:57les avocats
00:58:58les parquets
00:58:58mais personne ne lutte
00:59:00c'est une réalité
00:59:02c'est très grave
00:59:03mais c'est très grave
00:59:04mais on n'a pas d'écho
00:59:06tout le monde s'en fout
00:59:07pourquoi ?
00:59:08encore une fois
00:59:08c'est à huis clos
00:59:09les gens ne savent pas
00:59:09une fois que les gens sauront
00:59:10et c'est pour ça
00:59:11qu'on va sur les plateaux
00:59:12et ça a été tellement long
00:59:13d'arriver jusqu'à vous
00:59:15ça a été long
00:59:16ah oui ça a été long
00:59:17mais nous ça fait
00:59:19cinq ans qu'on dénonce
00:59:20tous les jours
00:59:21on a écrit un bouquin
00:59:22on fait des vidéos
00:59:23on fait des articles
00:59:24on a fait paraître des articles
00:59:25dans la presse juridique
00:59:26c'est-à-dire dans la semaine juridique
00:59:27en alertant
00:59:28mais il n'y a que nous
00:59:29qui nous lisons
00:59:30sur les réseaux sociaux
00:59:31on a pâti
00:59:34on nous a jeté
00:59:35cette étiquette
00:59:36de complotiste
00:59:36jusqu'à il y a un ou deux ans
00:59:38jusqu'à ce qu'on ait
00:59:39Carl Zero
00:59:40qui nous suive
00:59:41qui nous fasse une grosse émission
00:59:42après on a eu
00:59:43les insoumis
00:59:44avec leur bouquin
00:59:44journal fakir
00:59:45qui a fait 18 pages
00:59:46ou 20 pages
00:59:47ça a mis
00:59:48mais on était
00:59:49Carl Zero
00:59:49l'insoumis
00:59:50donc les gens
00:59:50qui ne sont pas contents
00:59:51mais maintenant
00:59:52on a eu
00:59:52six semaines d'affilée
00:59:54dans le Figaro
00:59:54on a eu Libé
00:59:56on a fait l'ouverture
00:59:57de la 1
00:59:57de la 2
00:59:57de la 3
00:59:58de la 6
00:59:58de la 5
00:59:59et puis moi
00:59:59je peux vous dire
00:59:59que si je vous reçois
01:00:00aujourd'hui
01:00:01c'est que
01:00:02j'ai étudié
01:00:03écouté vos vidéos
01:00:05et que
01:00:06toutes les
01:00:08pratiquement
01:00:09toutes les
01:00:10les situations
01:00:11que vous évoquez
01:00:12et notamment
01:00:13la problématique
01:00:14de la prostitution
01:00:16de ces enfants
01:00:17qui sont
01:00:18hors contrôle
01:00:19finalement
01:00:19parce que
01:00:20ces enfants
01:00:22de la ZE
01:00:23alors pas partout
01:00:24mais dans
01:00:25beaucoup de foyers
01:00:26sont
01:00:27des électrons libres
01:00:29et
01:00:30j'ai pu
01:00:32constater
01:00:32par moi-même
01:00:33dans ma propre région
01:00:34qu'il y avait
01:00:35les problématiques
01:00:35de prostitution
01:00:36de ces enfants-là
01:00:37ce qui m'étonne
01:00:38dans ce que vous me dites
01:00:39dans le pays
01:00:41qui est le mien
01:00:41aujourd'hui
01:00:42donc
01:00:44vous
01:00:44vous accusez
01:00:46ouvertement
01:00:47la justice
01:00:48de ne rien faire
01:00:49devant la consommation
01:00:51de mineurs
01:00:52par des pédophiles
01:00:53rien du tout
01:00:53si
01:00:54alors c'est simple
01:00:55ils sont sur
01:00:56Snapchat
01:00:58c'est-à-dire que
01:00:58pour géolocaliser
01:00:59une petite fille
01:01:00qui se prostitue
01:01:00ça n'est pas possible
01:01:02c'est pas bien compliqué
01:01:03moi ce que je dis
01:01:04également
01:01:05c'est qu'avant
01:01:05les stups
01:01:06pour vendre du stup
01:01:07en France
01:01:08il faut aller l'acheter
01:01:08en Amérique du Sud
01:01:09l'importer
01:01:10ça coûte une blinde
01:01:11c'est des risques
01:01:12il faut après
01:01:13la mettre sous condition
01:01:14ça coûte une blinde
01:01:15c'est des risques
01:01:16après il faut consommer
01:01:16ils s'entretuent tous les jours
01:01:17à Marseille
01:01:18il y a encore eu
01:01:18des calibrages ce matin
01:01:19c'est un commerce compliqué
01:01:22c'est pas simple
01:01:23mais à l'arrivée
01:01:24permettez-moi de dire
01:01:25que c'est celui qui consomme la drogue
01:01:28qui a une conséquence
01:01:29sur lui-même
01:01:30là on parle d'enfant
01:01:32victime
01:01:32non mais le mot d'enfant
01:01:33ça plaît qu'au journaliste
01:01:34dans les tribunaux
01:01:35tout le monde s'en fout
01:01:36la voix de l'enfant
01:01:36elle n'existe pas
01:01:37celui qui dit
01:01:38qu'il y a la voix de l'enfant
01:01:39dans les tribunaux
01:01:39je l'ai conclu des centaines de fois
01:01:41la convention européenne
01:01:42des droits de l'enfant
01:01:43la convention des droits de l'enfant
01:01:44on ne m'a jamais répondu
01:01:45tout le monde s'en fout
01:01:46la voix de l'enfant
01:01:46il va dire tous
01:01:47je veux rentrer chez moi
01:01:48il n'y en a pas un
01:01:48qui dit je veux rester
01:01:49et tout le monde s'en fout
01:01:51par contre les stups
01:01:52comment ça marche
01:01:53ces réseaux de stups
01:01:54se sont rendu compte
01:01:55que le produit
01:01:56il est livré à l'ASE
01:01:57nourri
01:01:58logé
01:01:58blanchi
01:01:59ils le récupèrent
01:02:00ils le font travailler
01:02:00ils le ramènent
01:02:01il n'y a pas de coup
01:02:01c'est pas moins dangereux
01:02:02et je vous donne
01:02:04dans mon bureau
01:02:05on a réuni
01:02:05en septembre
01:02:06une petite fille
01:02:07qui se prostituait à Metz
01:02:08qui vient d'arrêter
01:02:09qui est encore très arrogante
01:02:10c'est un peu un voyou
01:02:11on dirait
01:02:12elle a des attitudes de voyou
01:02:13une petite fille
01:02:15placée à l'ASE
01:02:1513 ans
01:02:1614 ans
01:02:17elle se prostitue depuis un an
01:02:18et là on vient de la récupérer
01:02:20et c'est encore un petit voyou
01:02:21et on l'a confronté
01:02:22à la petite marseillesse
01:02:23dont je vous ai parlé
01:02:24qui a commencé à se prostituer
01:02:25à 11 ans
01:02:25qui en a 15
01:02:26et alors on parle
01:02:27et quand elles se sont rencontrées
01:02:29elles parlaient
01:02:29et nous on a eu une émotion
01:02:30avec les gens qui étaient
01:02:31dans mon bureau
01:02:31qui étaient assez douloureuses
01:02:32de voir ces deux enfants
01:02:34dire on a la même histoire
01:02:35et c'est compliqué
01:02:37et l'une des deux
01:02:38on a arrêté son MAC
01:02:39et je vais aller plaider pour elle
01:02:40dans quelques semaines
01:02:42à Metz
01:02:43contre le MAC
01:02:43en correctionnel
01:02:44et elle me dit
01:02:45moi le seul procès qui compte
01:02:46c'est celui-là
01:02:47et je lui dis pourquoi
01:02:48parce qu'il me doit
01:02:49les 20 000
01:02:49de ma dernière semaine de travail
01:02:50alors comment ça marche ?
01:02:5220 000
01:02:52le type prend la moitié
01:02:54de ce que gagne la petite
01:02:55donc elle gagne 40
01:02:56dans ce Airbnb
01:02:57il y avait 9 filles
01:02:59voilà 40 fois 9
01:03:01c'est-à-dire que
01:03:02ce commerce
01:03:03c'est une embellie
01:03:04j'ai enquêté sur ce commerce
01:03:06et je vous confirme
01:03:08que les sommes
01:03:09que cela brasse
01:03:10sont dithyrambiques
01:03:12c'est inacceptable
01:03:14qu'on accepte en France
01:03:15ce scandale d'état
01:03:16de la prostitution
01:03:17des mineurs placés
01:03:18quand j'étais avec la ministre
01:03:19Aurore Berger
01:03:20il y a quelques jours
01:03:21on était assis
01:03:21alors comme vous
01:03:22au début
01:03:23elle connaissait
01:03:23en vrai
01:03:24vous lui racontez
01:03:25la même chose
01:03:25que moi
01:03:25je raconte les mêmes phrases
01:03:27sur le même ton
01:03:29parce qu'elle nous a reçu
01:03:30et donc elle tombe des nues
01:03:32elle tombait des nues
01:03:33elle dit
01:03:33c'est pas possible
01:03:34et donc j'ai dit
01:03:34regardez
01:03:35donc on a pris mon téléphone
01:03:36on est allé sur sexe modèle
01:03:38et je lui ai montré
01:03:39la photo de ma cliente
01:03:40dans mon dossier
01:03:41la photo sur sexe modèle
01:03:42et j'avais les tarifs
01:03:43c'est en rose
01:03:44par exemple
01:03:45une heure avec elle
01:03:46c'est 500 balles
01:03:47et si vous voulez la partager
01:03:48comme un tapas
01:03:48c'est 1400
01:03:50et c'est écrit
01:03:51et qu'on accepte ça
01:03:53et elle est tombée les nues
01:03:54et on a fait pareil
01:03:55avec le chef de cap
01:03:57de Rotaillot
01:03:58ou de Darmanin
01:03:58ces gens là
01:04:00savent
01:04:00mais ils savent pas la réalité
01:04:02nous on est dans la réalité
01:04:02maître
01:04:04pardonnez-moi
01:04:06ou alors
01:04:07on est dans un pays de fous
01:04:08si le directeur de cabinet
01:04:11du ministre de l'intérieur
01:04:12ne sait pas qu'aujourd'hui
01:04:14il y a sur internet
01:04:15des réseaux de prostitution
01:04:17quand on parle de rose
01:04:18ce sont des euros
01:04:20qu'il y a des mineurs
01:04:21qui se prostituent sur Snapchat
01:04:22c'est à dire
01:04:23il faut autant qu'on arrête là
01:04:25ce dont ils n'ont pas conscience
01:04:26c'est l'ampleur
01:04:27d'accord
01:04:28tout le monde pense
01:04:29c'est un truc à la marge
01:04:30c'est 20 000 gamins
01:04:32c'est à dire
01:04:32c'est un quart du Stade de France
01:04:35c'est énorme
01:04:36c'est un quart du Stade de France
01:04:37mais c'est une réalité
01:04:37c'est inacceptable
01:04:39et alors
01:04:39on se bat à nous
01:04:42dans les tribunaux
01:04:43face à des arguments
01:04:44par exemple
01:04:44Pierre Matin
01:04:45je plaidais pour une petite fille
01:04:47qui se prostituait à Marseille
01:04:48donc
01:04:50les services sociaux
01:04:52disent
01:04:52elle se prostitue pas
01:04:53il y avait la petite fille
01:04:54avec nous
01:04:55elle disait
01:04:55elle se prostitue pas
01:04:56donc à un moment
01:04:56le magistrat fait sortir l'enfant
01:04:58et je dis
01:04:59voilà je vais vous rapporter la preuve
01:05:00qu'elle se prostitue
01:05:00je viens de l'acheter
01:05:02je vais l'acheter pendant l'audience
01:05:04d'accord
01:05:05avec les
01:05:05voilà c'est tout simple
01:05:06et ces gens là disent
01:05:07on ne sait pas
01:05:08alors on va à l'audience
01:05:09ils savent pas qu'elle se prostitue
01:05:10ce qui pose un gros problème de fond
01:05:11parce que ce qu'ils proposent
01:05:12eux
01:05:13c'est de maintenir l'enfant placé
01:05:15de le maintenir éloigné des parents
01:05:17alors qu'il faut le rendre tout de suite
01:05:18il faut le rendre tout de suite
01:05:19nous ce qu'on a fait un projet de loi
01:05:22qu'on soutient
01:05:23et c'est pour ça qu'on remonte
01:05:24encore la semaine prochaine
01:05:25si ce gouvernement
01:05:26n'a pas tout à fait explosé
01:05:28qui va être pris par directive
01:05:29ils sont planches dessus
01:05:30où on dit
01:05:31quand
01:05:33les éducs savent
01:05:34que l'enfant n'est pas là
01:05:35tout simple
01:05:36quand il n'est pas là le soir
01:05:36il faut saisir le juge
01:05:38tout de suite en urgence
01:05:39quand l'enfant a des sous
01:05:41il faut saisir en urgence
01:05:41pour qu'on intervienne au plus tôt
01:05:43ce qui n'est pas fait
01:05:44bah
01:05:46mais non
01:05:47si c'était vrai
01:05:49dans un seul dossier
01:05:50si c'était
01:05:51je me peins en verre
01:05:52je me mets sur le port de Marseille
01:05:54ça veut dire clairement
01:05:55que quand un enfant
01:05:56ne rentre pas au foyer le soir
01:05:58personne ne le signale
01:05:59et il ne signe pas
01:06:00la seule personne
01:06:01qui est compétente
01:06:02c'est-à-dire que l'ASE
01:06:02en fait gère
01:06:04il gère entre eux
01:06:05nous on découvre
01:06:06en basse clos
01:06:07tout à fait
01:06:07ces enfants dont ils ont
01:06:09la responsabilité
01:06:09on découvre la situation
01:06:11de prostitution de l'enfant
01:06:13en général
01:06:134-5 mois plus tard
01:06:15le match est perdu
01:06:16il est plié
01:06:16et surtout
01:06:17alors il ne signale pas
01:06:18alors que ça
01:06:19saisir le juge
01:06:20ça n'a pas de coup
01:06:20coup
01:06:21walou
01:06:21zéro
01:06:22ils ne mettent pas en place
01:06:23immédiatement
01:06:24un suivi médical
01:06:25en disant
01:06:25elle se prostitue
01:06:26il faut suivre
01:06:26coup zéro
01:06:27c'est amus
01:06:27pas non plus de suivi
01:06:29en thérapie
01:06:30coup
01:06:30walou
01:06:31zéro
01:06:31si il saisissait
01:06:33immédiatement le juge
01:06:34on pourrait mettre
01:06:34chez les oncles
01:06:35les tantes
01:06:35les parents
01:06:35les oncles
01:06:36les cousins
01:06:36les amis
01:06:37ils ne font pas ça
01:06:38et moi
01:06:39pourquoi
01:06:39on a les points fermés
01:06:41le sang dans la bouche
01:06:41moi à Villers-Bannes
01:06:43j'ai une petite séropositive
01:06:44à 14 ans
01:06:46et il faut les recevoir
01:06:47ces gens
01:06:47il faut les recevoir
01:06:49ces gens
01:06:49je suppose que vous avez
01:06:52comme vous dites
01:06:53le goût du sang
01:06:53dans la bouche
01:06:54et les poings serrés
01:06:56devant autant d'incohérences
01:06:57parce que ce que vous évoquez
01:06:59en termes de
01:07:01replacer les enfants
01:07:02auprès de
01:07:03grand-mère
01:07:04grand-père
01:07:05cousin
01:07:05ça c'est important
01:07:06que moi
01:07:07qui suis le journaliste
01:07:08
01:07:09à ma place
01:07:10de journaliste
01:07:12confirme
01:07:12que j'ai eu
01:07:13des dizaines
01:07:15et des dizaines
01:07:16de témoignages
01:07:17allant dans ce sens
01:07:18de grands-parents
01:07:19de tantes
01:07:21de cousins
01:07:22qui voulaient
01:07:24accueillir
01:07:25ces enfants
01:07:25parce que
01:07:26il y avait des problématiques
01:07:28liées au papa
01:07:29ou à la maman
01:07:30passagère
01:07:31la ZE
01:07:32refusait
01:07:32systématiquement
01:07:34et préconisait
01:07:35donc le maintien
01:07:36de l'enfant
01:07:36dans un
01:07:38dans un foyer
01:07:40ou dans une famille
01:07:41d'accueil
01:07:41où il y avait eu
01:07:42déjà des problèmes
01:07:44très graves
01:07:45que vous évoquiez
01:07:46au début
01:07:46de votre témoignage
01:07:47comme
01:07:48des agressions
01:07:49sexuelles
01:07:50des viols
01:07:50pourquoi ils ne les mettent
01:07:51pas chez les grands-parents
01:07:51pourquoi
01:07:52parce qu'il n'y a plus
01:07:53d'argent qui rentre
01:07:53s'ils sont placés
01:07:55chez un tiers responsable
01:07:56mais chez les grands-parents
01:07:57ou chez la tante
01:07:58on reprend
01:07:59sur
01:08:00sans dossier
01:08:01il n'y en a que 20
01:08:01qui le méritent
01:08:02si dans 80%
01:08:03des dossiers
01:08:04on mettait chez les cousins
01:08:05les oncles
01:08:05les tantes
01:08:05les amis
01:08:07les 9 milliards
01:08:08je vous reprends
01:08:09on les a plus
01:08:09coût
01:08:10ou à l'oût
01:08:10et c'est là
01:08:12le problème
01:08:12allez on arrondit
01:08:14à 10 milliards
01:08:14le budget
01:08:16de la ZE
01:08:16annuelle
01:08:17ça veut dire que si
01:08:18comme vous le dites
01:08:1880%
01:08:19les placements
01:08:20allez on va
01:08:21on va dire 70%
01:08:22sont abusifs
01:08:23ça veut dire que
01:08:24on pourrait faire
01:08:25une économie là
01:08:26de 7 milliards
01:08:27mais énorme
01:08:28alors j'en viens
01:08:29justement
01:08:29à la question
01:08:31que tout le monde
01:08:32doit se poser
01:08:32vous réclamez
01:08:33une réforme
01:08:34de la ZE
01:08:35je suppose
01:08:36que vous réclamez
01:08:37un contrôle
01:08:40un contrôle
01:08:41qui puisse
01:08:42à n'importe quel moment
01:08:45pouvoir débarquer
01:08:46dans n'importe quel département
01:08:47et qu'on puisse regarder
01:08:49les comptes
01:08:49il n'existe pas
01:08:51non
01:08:51il n'y a pas
01:08:52il n'y a pas de contrôle
01:08:52a priori
01:08:53mais alors
01:08:53il n'y a pas que les comptes
01:08:54je donne par exemple
01:08:56un exemple
01:08:56la plupart des dossiers
01:08:57les gens ne sont pas là
01:08:58l'EDUXP
01:08:59il n'est pas là
01:09:00pendant des semaines
01:09:01il est en arrêt
01:09:03alors
01:09:03on a le droit
01:09:04d'être malade
01:09:05j'entends tout
01:09:07mais un contrôle
01:09:07de savoir qui travaille
01:09:08qui va
01:09:09et ensuite
01:09:09il y a beaucoup
01:09:10d'arrêt maladie
01:09:11dans ce secteur professionnel
01:09:12partout
01:09:13mais
01:09:13ça me permet de le dire
01:09:15oui il y en a beaucoup
01:09:15parce que
01:09:16alors il y en a aussi
01:09:16qui explosent
01:09:17parce que c'est douloureux
01:09:19et nous on a beaucoup
01:09:20de gens qui luttent
01:09:20tiens je fais une incident
01:09:21qui est importante
01:09:22ceux qui luttent
01:09:23à nos côtés
01:09:23qui dénoncent
01:09:24et ceux qui nous ont amené
01:09:25à voir les journalistes
01:09:26pour qu'on dise
01:09:26tiens dans cet endroit
01:09:27il y a ça
01:09:28et ils ont été licenciés
01:09:29comme des chiens
01:09:30ce sont des DEDUXP
01:09:32qui ont dénoncé
01:09:32ils ont été licenciés
01:09:34comme des chiens
01:09:35en 5 minutes
01:09:35en 5 minutes
01:09:36ceux qui dénoncent
01:09:37ils sont licenciés
01:09:38parce qu'il y a
01:09:38alors c'est vrai
01:09:39que vous avez raison
01:09:39pardonnez-moi
01:09:40de vous interromper encore
01:09:41mais de dire
01:09:42qu'il y a aussi
01:09:42beaucoup d'éducateurs
01:09:43SP qui sont en grande souffrance
01:09:45ceux qui font leur travail
01:09:47je vomis pas sur tous
01:09:48je vomis sur ceux
01:09:50qui travaillent pas
01:09:50mais ceux qui font leur travail
01:09:53c'est des gens qui souffrent
01:09:55alors il y en a
01:09:57mais on n'en croise pas beaucoup
01:09:58il y en a
01:09:59ceux qui font leur travail
01:10:00ils souffrent
01:10:00c'est une profession
01:10:02et qui comme nous
01:10:03se rend compte
01:10:04que c'est absurde
01:10:05on vit en absurdi
01:10:07à l'origine
01:10:07c'était une très belle profession
01:10:09en plus
01:10:09c'est magnifique
01:10:10et DUDXP
01:10:10c'est celui qui est au contact
01:10:11de l'enfant
01:10:12celui qui fait le plus beau travail
01:10:13c'est celui qui est au contact
01:10:14à l'origine
01:10:16là on en a de moins en moins
01:10:17pour qui c'est la vocation
01:10:19parce qu'ils recrutent pas
01:10:20ceux dont c'est la vocation
01:10:22à un moment
01:10:23ils me disent
01:10:23dis moi
01:10:24elle sort la petite
01:10:25ou quand on a un enfant
01:10:26qui a du krach
01:10:27qui est sur la conso de krach
01:10:29les DUDXP
01:10:30il intervient
01:10:31ce qu'il y a
01:10:33c'est qu'on a ouvert les portes
01:10:34à des gens qui sont pas éduques
01:10:35ou à des gens qui ont fait aucune
01:10:36ou alors des gens qui ont zéro vocation
01:10:39zéro
01:10:40alors je jette moi
01:10:41une opprobre générale
01:10:43parce que je suis tête
01:10:44comme on dit en Corse
01:10:45je suis tête
01:10:47je suis plein
01:10:48c'est trop
01:10:49c'est trop
01:10:50c'est trop
01:10:51comment vous dites
01:10:52tête
01:10:52c'est à dire quand je suis plein
01:10:54j'ai trop mangé
01:10:54là c'est plus possible
01:10:56qu'on accepte ça
01:10:57qu'on accepte
01:10:58que
01:10:59que nos enfants soient livrés
01:11:00à la pédophilie
01:11:01qu'ils soient violés
01:11:02qu'on accepte
01:11:03qu'on les voit pas
01:11:04pendant des mois
01:11:05qu'on accepte
01:11:06qu'on parle mal aux parents
01:11:07qu'on accepte
01:11:08qu'ils voient plus jamais
01:11:09les grands-parents
01:11:10pendant trois ans
01:11:11alors que le grand-parent
01:11:12est en ressources
01:11:13qu'on accepte tout ça
01:11:14et qu'il y ait zéro contrôle
01:11:16notre administration
01:11:17a zéro contrôle
01:11:19ces gens-là
01:11:20nous
01:11:21on a une assurance
01:11:22si on fait une bêtise
01:11:24on peut
01:11:25on peut faire face
01:11:26les enseignants
01:11:27ils ont un contrôle
01:11:28les
01:11:29toutes les administrations
01:11:30ont un contrôle
01:11:31non non mais même
01:11:32dans la vie
01:11:32on fait une bêtise
01:11:33aujourd'hui
01:11:34excusez-moi
01:11:35on paye
01:11:36mais là
01:11:36en vrai
01:11:38je sais que
01:11:39je suis tellement poursuivi
01:11:40ça me gêne plus
01:11:43le président du département
01:11:45il doit être poursuivi
01:11:46tous ceux
01:11:46où il y a la prostitution
01:11:47parce qu'ils savent tous
01:11:48moi je pose deux questions
01:11:50est-ce que vous saviez
01:11:51ils savent tous
01:11:52deux
01:11:53qu'est-ce que vous avez fait
01:11:55rien
01:11:56les éduxpés
01:11:57ceux qui laissent
01:11:58le gardien
01:11:59qui laisse sortir l'enfant
01:12:00qui immédiatement
01:12:02ne dit pas
01:12:02ne sort pas
01:12:03il mérite d'être poursuivi
01:12:05si c'était moi
01:12:06qui gardais un enfant
01:12:07je serais déjà en prison
01:12:08on n'applique pas aux gens
01:12:09la ZE ne s'applique pas
01:12:11à elle-même
01:12:11les règles qu'elle oblige aux autres
01:12:14elle est souple
01:12:15elle ne s'applique
01:12:16aucune règle à elle
01:12:17les enfants sont violés
01:12:19ensemble
01:12:19battus
01:12:20pas amenés aux parents
01:12:22j'ai des parents
01:12:23qui traversent la France
01:12:24pour voir les enfants
01:12:25quand ils arrivent
01:12:26pour une heure
01:12:27et on leur dit
01:12:28il n'est pas là
01:12:28tout ce que vous dites
01:12:28je l'ai entendu
01:12:29mais je vais
01:12:31tout de même dire
01:12:32que certains de vos confrères
01:12:33et certains magistrats
01:12:34bien évidemment
01:12:36dénoncent
01:12:37votre attitude
01:12:38vous trouvent parfois
01:12:41volubiles
01:12:42et certains
01:12:43vous accusent
01:12:44d'aller beaucoup trop loin
01:12:45chacun
01:12:48jugera
01:12:48de vos propos
01:12:49moi ce que je sais
01:12:50c'est que
01:12:50j'ai entendu
01:12:51dans vos propos
01:12:52bon nombre
01:12:53de situations
01:12:55dont j'ai pu
01:12:57prendre connaissance
01:12:58et parfois vérifier
01:13:00mais vous demandez quoi
01:13:01aujourd'hui
01:13:02vous demandez
01:13:02plus de transparence
01:13:04et de contrôle
01:13:05de cette institution
01:13:06finalement
01:13:07c'est ça que vous demandez
01:13:08il faut un contrôle
01:13:09de l'institution
01:13:09il faut une réforme profonde
01:13:11de la procédure
01:13:12il faut que les gens
01:13:12soient égalités d'armes
01:13:14moi quand je suis arrivé
01:13:15jeune avocat
01:13:16on n'allait pas en garde à vue
01:13:17les clients ils arrivaient
01:13:18ils s'étaient bouffis
01:13:19ils s'étaient fait crever
01:13:19de coudes pendant toute la vie
01:13:21quand on est arrivé
01:13:22en garde à vue
01:13:22qu'on a eu des droits
01:13:23quand la balance
01:13:25s'est équilibrée
01:13:26il n'y a plus eu de soucis
01:13:27là il faut qu'on soit équilibré
01:13:28il faut réformer la réforme
01:13:30la procédure
01:13:31qu'on ait le dossier avant
01:13:31et que quand on pose
01:13:32une question
01:13:33on nous répond
01:13:33ça veut dire redonner
01:13:34un petit peu aussi
01:13:35de pouvoir
01:13:36de dignité aux parents
01:13:37il faut redonner
01:13:38il faut donner aux parents
01:13:40les moyens
01:13:40de leurs droits
01:13:41qui sont en plein
01:13:42il faut une dignité
01:13:43et puis après
01:13:43il faut contrôler
01:13:44cette administration
01:13:45et puis moi je pense
01:13:47qu'il faut arrêter
01:13:48la décentralisation
01:13:49parce que
01:13:50en fait on a
01:13:51on a assigné quasiment
01:13:53un président sur deux
01:13:55alors c'est pas parce que
01:13:56je suis un fou
01:13:56d'assigner les présidents
01:13:57c'est que
01:13:58dans un département sur deux
01:14:00il y a des trucs
01:14:01qui sont inacceptables
01:14:02ça dysfonctionne
01:14:05globalement
01:14:05sur la carte
01:14:06et par exemple
01:14:08je reviens aux prostituées
01:14:09une petite fille
01:14:10qui va être prise
01:14:10par exemple
01:14:11à Montauban
01:14:11elle va faire
01:14:12une tournée de prostitution
01:14:14d'abord on va la roder
01:14:15en région parisienne
01:14:18et après par exemple
01:14:19on les amène
01:14:19au festival de Cannes
01:14:21elles font une tournée d'été
01:14:23tout le monde le sait
01:14:24oui
01:14:25mais ça c'est le réseau
01:14:26en tout cas
01:14:27ce sont les pratiques traditionnelles
01:14:29par exemple
01:14:29le président du conseil
01:14:31départemental du Var
01:14:32lui le sait
01:14:33lui le sait
01:14:34et encore
01:14:35ils sont géolocalisables
01:14:36au maître près
01:14:37nos clients
01:14:37c'est pas comme
01:14:38les trafics de stupes
01:14:39où on peut dire
01:14:40qu'on sait pas
01:14:40là ils sont tous
01:14:42géolocalisables
01:14:42notre petite cliente
01:14:43on sait tous
01:14:44au maître près
01:14:45où elles sont
01:14:45on sait qui les consomment
01:14:47et on ne sanctionne pas
01:14:49ceux qui consomment
01:14:50il n'y a pas de sanction
01:14:50de celui qui consomme
01:14:51quel est l'intérêt
01:14:52de se défendre
01:14:55si quand on va
01:14:56prendre un gamin
01:14:57de 13 ans
01:14:59en payant
01:14:59on n'a que 900 euros
01:15:01à payer
01:15:01c'est open bar
01:15:02allons-y
01:15:03puisque la sanction
01:15:04à Albi
01:15:05c'est de leur filer
01:15:06900 balles à payer
01:15:07mais alors
01:15:07en quoi c'est dangereux
01:15:09si c'est possible
01:15:10c'est 900 euros
01:15:11que vous évoquez
01:15:12c'est l'amende
01:15:13lorsqu'on est pris
01:15:16dans un feu de prostitution
01:15:19quelle qu'elle soit
01:15:20vous allez avoir une amende
01:15:21comme quand on brûle un feu
01:15:23on a la même amende
01:15:25quand on consomme
01:15:26une adulte
01:15:28que quand on consomme
01:15:29une enfant
01:15:29mais quand on consomme
01:15:30une enfant
01:15:30c'est de la pédophilie
01:15:32seulement ça
01:15:33on ne veut pas mettre
01:15:34des mots
01:15:34parce que si on met
01:15:35des mots
01:15:35il faut regarder
01:15:36la zoe
01:15:37si on met des mots
01:15:38sur la réalité
01:15:38celui qui va acheter
01:15:40une heure avec
01:15:40une enfant de 13 ans
01:15:41c'est un pédophile
01:15:43celui-là
01:15:44il est considéré
01:15:45comme un garçon
01:15:46qui va au but
01:15:46c'est pas possible
01:15:48d'accord
01:15:48alors mais donc
01:15:49en conclusion
01:15:50il faut
01:15:52la décentralisation
01:15:53terminée
01:15:53oui
01:15:54et donc un ministère
01:15:55qui gère
01:15:57ça serait bien
01:15:58tout ça
01:15:58avec un contrôle
01:15:59a priori
01:16:00a posteriori
01:16:00que ces gens
01:16:01rendent des comptes
01:16:02du travail qu'ils font
01:16:04ce qui n'existe pas
01:16:05ça n'existe pas du tout
01:16:07c'est pas vrai
01:16:08ça n'existe pas
01:16:09il n'y a pas de contrôle
01:16:09est-ce que comme dans
01:16:10beaucoup
01:16:11malheureusement
01:16:12de secteurs
01:16:14de dossiers
01:16:15on est à un point
01:16:18de non-retour
01:16:18ou est-ce qu'on peut
01:16:19redresser la situation
01:16:20Michel Hamas
01:16:21aujourd'hui
01:16:22mais si on s'occupe
01:16:24des enfants
01:16:25on redresse tout
01:16:26simplement
01:16:26il faut que ces gens
01:16:27travaillent
01:16:28s'ils travaillaient
01:16:30on n'aurait pas ça
01:16:31c'est tout simple
01:16:32si ces gens
01:16:34font ce qu'ils ont
01:16:35à faire
01:16:36signalent
01:16:37détectent
01:16:37disent tu sors pas
01:16:39ça se passerait pas
01:16:40il y a une phrase
01:16:41qui est toute simple
01:16:43aucun des enfants
01:16:44ne se prostitue
01:16:44avant d'être placé
01:16:47c'est là-dessus
01:16:47qu'il faut rester
01:16:49la France
01:16:49aujourd'hui
01:16:50le premier fournisseur
01:16:51de réseau de pédophiles
01:16:52c'est selon les départements
01:16:54et avant le placement
01:16:56aucun enfant
01:16:57ne se prostituer
01:16:59ça c'est une donnée
01:17:01et c'est face à ça
01:17:02qu'on me traite d'arrogant
01:17:04je ne le suis pas assez
01:17:05c'est ce que vous revendiquez
01:17:06en tout cas
01:17:06je ne le suis pas assez
01:17:08et ceux qui le font
01:17:09avec moi
01:17:10ils sont arrogants
01:17:11Serrada a les mêmes problèmes
01:17:12comme moi
01:17:12elle est arrogante
01:17:14nous qui sommes au contact
01:17:15on ne peut plus avoir
01:17:17la retenue du parler comme ça
01:17:19ce n'est pas possible
01:17:21j'ai demandé de l'aide
01:17:22à mon ordre
01:17:23au CNB
01:17:23vous avez imité un avocat
01:17:25il y a un an
01:17:26parce qu'il parle comme ça
01:17:27celui qui m'a répondu
01:17:28j'ai demandé de l'ordre
01:17:29à l'ordre national des avocats
01:17:30ça s'appelle le CNB
01:17:31notre institution
01:17:33le président c'est un marseillais
01:17:34je lui dis
01:17:35écoute Jérôme
01:17:35j'aimerais bien que tu me mettes
01:17:36en contact avec celui
01:17:37qui s'occupe des enfants
01:17:39il me donne le rendez-vous
01:17:40un numéro d'un type
01:17:41qui finit par me rappeler
01:17:43bien plus tard
01:17:45alors je dis
01:17:45écoutez
01:17:46par rapport aux prostituées
01:17:47c'est important
01:17:47là c'est un sujet
01:17:48il faut qu'on en parle
01:17:49mais nous en avons déjà parlé
01:17:51il y a deux ans
01:17:52que tu y es parlé
01:17:52c'est bien
01:17:53mais tu n'as rien fait
01:17:53qu'est-ce que tu vas faire
01:17:55et comme ils font rien
01:17:56on a fait
01:17:57nous si on ne fait rien
01:17:59il ne se passe rien
01:18:01avant qu'on fasse
01:18:02avec Serrada
01:18:03avec les quelques-uns
01:18:05avec Olivier Le Maillot
01:18:06qui est un avocat marseillais
01:18:08qui monte au front
01:18:09nous on n'est là que pour cogner
01:18:10il faut que ça change
01:18:11si ça ne change pas
01:18:12notre passage sur terre
01:18:13il sert à quoi ?
01:18:15c'est à quoi ça sert ?
01:18:16nous on sait
01:18:16on a le moyen
01:18:19on le fait debout
01:18:20on le fait en robe
01:18:21et on le fait en français
01:18:23et parfois avec panache
01:18:24et beaucoup de courage
01:18:25et moi je dis
01:18:27et j'en suis certain
01:18:28on a déjà gagné
01:18:30parce que nous
01:18:31ce qu'on avait à faire
01:18:32c'est vous convaincre vous
01:18:33pour que vous vous relayiez
01:18:35nous ce qu'on avait à faire
01:18:36c'était de dire
01:18:36il faut changer
01:18:37maintenant vous allez être
01:18:38en porte-voix
01:18:39les journalistes sont en porte-voix
01:18:41que nous n'avions pas
01:18:42à cause du huis clos
01:18:43on a dénoncé
01:18:44tous
01:18:45on s'est mis en vague
01:18:46on a fait même un plan com
01:18:47à un moment
01:18:47en disant
01:18:48on va aller partout
01:18:49pendant des années
01:18:50on ne nous a pas reçus
01:18:51maintenant on nous reçoit
01:18:52et on parle fort
01:18:53mais si on ne parle pas fort nous
01:18:55je ne vois pas
01:18:55qui peut parler fort en France
01:18:57en tout cas
01:18:57il est vrai que
01:18:58les nombreuses vidéos
01:19:01que vous avez pu faire
01:19:03votre démarche
01:19:04et tout le travail
01:19:05que vous faites aujourd'hui
01:19:05pour qu'on vous entende
01:19:08ont été vues par des millions
01:19:09de personnes aujourd'hui
01:19:11et il est vrai que
01:19:12votre voix
01:19:14désormais
01:19:14comme celle de Christine Serrada
01:19:16résonne
01:19:17et que
01:19:18la ZE
01:19:19n'est plus dans un brouillard épais
01:19:21mais commence à être
01:19:23un peu éclairée
01:19:24de manière en tout cas
01:19:25qui peut être gênante
01:19:27pour elle
01:19:28dans sa manière de fonctionner
01:19:30l'avenir le dira
01:19:31je vous remercie en tout cas
01:19:32je suis mille fois
01:19:33c'est moi
01:19:34je suis honoré
01:19:34mon cher maître Hamas
01:19:36merci aussi à vous
01:19:37de nous avoir suivis
01:19:38bien évidemment
01:19:39continuez
01:19:40de parler
01:19:41dans le monde d'Olivier
01:19:43continuez
01:19:43de venir nous voir
01:19:46parler
01:19:47de notre chaîne
01:19:47aux uns et aux autres
01:19:48continuez
01:19:50de commenter
01:19:50aussi ces vidéos
01:19:51on vous lit
01:19:52on est très attentifs
01:19:54à ce que vous nous écrivez
01:19:56et puis
01:19:57on se retrouve
01:19:58très très bientôt
01:19:59salut
01:20:00merci
01:20:00merci
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