00:0050, c'est votre tablée du petit matin. Dans ce contexte, on a vraiment besoin de nos services publics.
00:04Le problème, Isabelle Saporta, c'est qu'on apprend que les Français préfèrent une baisse d'impôt à une amélioration
00:10des services publics.
00:11C'est en tout cas ce qu'affirme le baromètre de l'Institut Paul de l'Ouvrier, réalisé par Toluna.
00:16Oui, alors ok, nous Français, on est heureux, même très heureux de nos services publics pour les trois quarts d
00:21'entre nous.
00:21Mais en revanche, on ne veut plus mettre un rond dedans.
00:24Enfin, dit de façon châtiée, ça donne que pour 59% d'entre nous, on préfère désormais une baisse d
00:29'impôt immédiate plutôt qu'une amélioration hypothétique de nos services publics.
00:33Et cette tendance progresse de 7 points par rapport à 2024 et même de 13 points par rapport à 2022.
00:39Alors, sans surprise, du côté de la droite, on est team baisse d'impôt à 65%, plus 7 points.
00:44Sans grand étonnement non plus, parmi les sympathisants du RN, la volonté de raboter nos services publics progresse de 9
00:51points pour atteindre 68%.
00:52Mais alors, plus baroque, à l'extrême gauche, chez LFI, l'idée de réduire la voilure côté services publics parce
00:58que les impôts, ça suffit comme ça, progresse de 6 points à 52%.
01:02Ça veut dire, Isabelle, qu'on ne croit plus à l'amélioration de nos services publics.
01:06On a peut-être un peu raison de ne plus trop y croire, parce que ça fait quand même un
01:10paquet de temps qu'on les voit s'effondrer nos services publics.
01:12Et pour autant, c'est pas pour ça qu'on a tellement diminué la pression fiscale, puisque la France est
01:16quand même vice-championne des prélèvements obligatoires en Europe derrière le Danemark.
01:20Donc les Français, ils se disent, ben, comme les promesses des jours meilleurs n'engagent que ceux qui y croient
01:25et qu'on n'y croit plus trop,
01:26on va plutôt prendre la baisse d'impôts tout de suite que les super services publics plus tard, au cas
01:30où on ne les aurait jamais.
01:31C'est ça que raconte tout ça, parce qu'en fait, c'est au fond une rupture de confiance avec
01:35les politiques.
01:35C'est ce que raconte le dernier baromètre du Cevipov, qui prouve qu'on n'est plus que 22%
01:40à avoir confiance en nos politiques.
01:41On sait désormais que les politiques privilégient le présent immédiat, le temps de leur réélection, en fait, à la construction
01:47de l'avenir.
01:48Et comme on ne veut plus leur signer de chèque en blanc, en espérant qu'enfin ils se saisiront de
01:52la construction de l'avenir de nos enfants,
01:54ben, on préfère avoir une ristourne sur le champ.
01:56Autant vous dire que ça n'est pas dans ce climat de défiance qu'on va la construire, la France
02:01de demain.
02:01Merci beaucoup, un point c'est tout, signé Isabelle.
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