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Regardez "On refait le monde" avec Raquel Garrido, ancienne députée LFI, cofondatrice du mouvement L'Après", Erwan Lecoeur, sociologue et spécialiste de l'extrême droite, et Thomas Prouteau, chef du service police-justice de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 16 février 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 16 février 2026.
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00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:06La mort de Quentin Duranque, étudiant de 23 ans, militant nationaliste,
00:10après un lynchage en règle dans les rues de Lyon a provoqué l'émotion et l'indignation ce week-end.
00:15Très vite, l'enquête s'est orientée vers les militants d'un ancien groupuscule antifa soutenu par LFI.
00:20On va essayer de comprendre ce que sont les groupuscules extrémistes.
00:24S'il y a une responsabilité des partis politiques dans leur volonté d'en découdre,
00:28« Les discours haineux encouragent-ils les violences ? »
00:31On en débat dans « On refait le monde » avec nos invités.
00:34Raquel Garrido, ancienne députée LFI et cofondatrice du mouvement L'Après.
00:37Bonsoir.
00:38Bonsoir.
00:39Thomas Proutot, chef du service police-justice de RTL.
00:41Bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Et Erwann Lecoeur, sociologue et spécialiste de l'extrême droite.
00:46Bonsoir.
00:46Bonsoir.
00:47On refait le monde sur RTL.
00:50L'autopsie pratiquée ce matin a permis de déterminer
00:54qu'il présentait essentiellement des lésions à la tête.
00:58Et les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique
01:04et mortelle à brève échéance.
01:08Voilà, c'est le procureur de Lyon que vous venez d'entendre lors de sa conférence de presse
01:11cet après-midi.
01:13Thomas Proutot va déjà faire le point sur les faits avec ce que vient de dévoiler le nouveau procureur.
01:18Est-ce qu'on peut rappeler un peu le contexte de cette agression, de ce lynchage ?
01:22Alors, ça commence par une petite manifestation de quelques militantes du groupe qui s'appelle
01:29Némésis, qui est classé à l'extrême droite, un groupe féministe à l'extrême droite,
01:33on va peut-être en reparler.
01:34Et elles ont prévu, alors on peut varier sur les termes, des copains, elles disent,
01:41ou un service d'ordre d'une quinzaine de garçons.
01:45Alors, au début on a cru qu'il y avait d'abord des affrontements près de Sciences Po Lyon,
01:49où elles manifestent, puis Quentin, donc passé à tabac.
01:53En fait, elles se manifestent, et en même temps ce groupe est dans une rue pas très loin,
01:59à quelques centaines de mètres, et se prépare à intervenir si jamais il y a un problème,
02:04si jamais ça dégénère.
02:05Et c'est ce groupe qui va rencontrer un autre groupe de militants antifa,
02:10en tout cas d'extrême gauche, dont on n'est pas sûr exactement de la raison de la présence,
02:14mais les deux groupes se rencontrent, et il va y avoir une rixe, un affrontement,
02:18dont on verra, le procureur a resté extrêmement prudent,
02:22pour dire qui a commencé en fait à agresser l'autre,
02:28ou est-ce que la rencontre portait déjà en germe en fait cette bagarre,
02:33cet affrontement ultra-violent comme il y en a souvent à Lyon.
02:35Et il faut rappeler qu'au départ, il y avait une conférence de Rima Hassan,
02:39qui est une eurodéputée de LFI, à Sciences Po Lyon,
02:43et c'est ça qui a provoqué la venue de ce groupe Némésis,
02:47qui a déployé une banderole, je crois que la banderole a été arrachée,
02:51et voilà, ça c'est ce qui s'est passé devant Sciences Po,
02:52effectivement, les affrontements ont lieu un peu plus loin.
02:57Erwan Lecœur, qui sont les militants de Némésis ?
02:59Alors Némésis, c'est un groupe, comme ça a été dit, fémonationaliste,
03:02on appelle cela, c'est-à-dire féministe d'un côté,
03:05qui considère que les femmes, françaises principalement,
03:08sont majoritairement agressées, selon elles, par des migrants.
03:11Et donc, elles revendiquent une forme de nationalisme,
03:14de débat, de combat, de débat et de combat,
03:18et elles vont régulièrement dans des manifestations plutôt féministes,
03:22pour montrer que le féminisme doit être, selon elles, nationaliste.
03:26Et donc, elles ont comme mode opératoire assez régulier
03:28d'arriver dans des endroits où on ne les attend pas, très clairement,
03:32manifestations féministes notamment,
03:33entourées d'un petit service d'ordre ou d'un gros service d'ordre,
03:36en général, des gros bras, comme l'extrême droite en a régulièrement.
03:40Et l'objectif, principalement, c'est de faire passer leur message,
03:43qui est désormais, si on veut être vraiment féministe jusqu'au bout,
03:47selon elles, il faut être aussi raciste,
03:50c'est-à-dire considérer que les gens qui viennent d'ailleurs
03:52sont beaucoup plus dangereux pour les femmes d'ici
03:55que les gens qui sont d'ici.
03:56Ce qui ne se vérifie évidemment pas dans les chiffres sociologiquement.
04:00Et ils sont nombreux, les militants de Némésis ?
04:02Alors, elles ne sont pas nombreuses, en l'occurrence,
04:04il s'agit principalement, voire exclusivement de jeunes femmes.
04:08Elles ne sont pas forcément très nombreuses, par contre...
04:09Ça veut dire quoi ? Ça veut dire des dizaines, des centaines ?
04:11C'est quelques dizaines, à peine.
04:12Quelques dizaines, oui.
04:13Quelques dizaines en France, mais par contre, elles sont mobiles.
04:16Elles se retrouvent à certains endroits.
04:18Donc là, par exemple, je crois qu'elles étaient moins de dix,
04:20en l'occurrence.
04:21Elles avaient donc une banderole,
04:23et il y avait une quinzaine, apparemment,
04:25d'après ce qu'elles disent,
04:26une quinzaine d'hommes qui les attendaient un peu plus loin,
04:29en effet, comme ça a été expliqué.
04:30C'est un meux service d'ordre ou de sécurité, en quelque sorte.
04:35Raquel Garrido, vous n'êtes plus à LFI,
04:37mais vous avez appartenu à ce parti.
04:39Est-ce que vous avez des infos particulières
04:41sur ce qu'il s'est passé à Lyon ?
04:43Non, aucune.
04:44Je suis, comme vous, une spectatrice attristée
04:47de ces événements,
04:48qui sont vraiment, pour moi,
04:51l'échec de la politique.
04:52Quand on est militant politique,
04:55on cherche à concourir à une espèce de grand débat national
05:00pour arbitrer les conflits qui sont inhérents
05:01à toute société démocratique.
05:03On le fait par la lutte électorale,
05:05par les urnes, par le débat d'idées.
05:08Et lorsqu'il n'y a plus de voies pacifiques
05:10pour arbitrer les différents,
05:12émergent des voies non pacifiques,
05:14des voies violentes.
05:14C'est fondamentalement l'échec de la politique.
05:18Mais parfois, il y a des liens
05:19entre les lois pacifiques et les lois non pacifiques.
05:21Et c'est là, je pense,
05:24où nous avons tous un rôle
05:25en tant que, justement, responsables.
05:28On a un certain magistère,
05:29notamment auprès des jeunes.
05:31Et moi, je veux utiliser pleinement
05:34peut-être cette espèce d'autorité,
05:36d'expérience que j'ai pour dire aux jeunes
05:37la violence est une impasse.
05:39Une impasse totale.
05:40Très rapidement, dans cette affaire,
05:42les regards se sont tournés vers la jeune garde.
05:44Vous connaissez la jeune garde ?
05:46Je connais la jeune garde.
05:48Je ne connais pas ses militants,
05:49mais je connais la jeune garde.
05:50Je l'ai découverte en décembre 2021,
05:54lorsque deux militants zémouriens
05:56se sont retrouvés dans un stand de tir
05:59pour tourner un tutoriel sur comment m'assassiner.
06:03Cette vidéo avait été publiée
06:05dans une boucle d'extrême droite.
06:07Et c'est la jeune garde
06:08qui avait infiltré cette boucle
06:11et qui donc a découvert
06:12cette mise en scène meurtrière,
06:16enfin macabre,
06:17et qui du coup l'a dénoncée.
06:19Et c'est comme ça que j'ai découvert Raphaël Arnaud.
06:21Alors, Erwann Lecoeur,
06:22la jeune garde,
06:23c'est qui ?
06:24C'est quoi ?
06:24C'est la dernière, je dirais,
06:27façon dont les antifascistes,
06:29qui ont été beaucoup plus nombreux
06:30et beaucoup plus puissants
06:31dans les années 80-90
06:32qu'aujourd'hui,
06:33c'est un peu les enfants
06:35de l'antifascisme des années 90,
06:37le dernier enfant né,
06:382018 en l'occurrence.
06:40Et donc c'est un groupe
06:41activiste-militant,
06:43principalement composé
06:44de gens d'extrême gauche
06:45au sens traditionnel du terme,
06:47trotskistes,
06:48éléphistes,
06:49enfin,
06:49un bout de LFI,
06:50un bout du trotskisme,
06:51un bout d'anarchisme.
06:52Et ce sont des gens
06:53qui se sont principalement développés
06:56autour de l'idée
06:57de l'antifascisme.
06:58L'antifascisme militant,
06:59mais l'antifascisme aussi combattant.
07:01C'est-à-dire avec des méthodes,
07:03parfois,
07:04comme je le disais tout à l'heure,
07:05de service d'ordre.
07:06C'est-à-dire qu'on se prépare
07:08à résister à une attaque
07:11de fascistes en l'occurrence,
07:13de gens d'extrême droite pour eux.
07:15Ou bien...
07:16Est-ce qu'ils se définissent
07:16par rapport à l'extrême droite ?
07:17Oui.
07:18Eux, c'est l'extrême gauche,
07:19c'est l'ultra-gauche ?
07:21ce sont des gens qui sont issus
07:22de l'extrême gauche
07:23et de l'ultra-gauche.
07:24Quelle est la différence d'ailleurs
07:25entre les deux ?
07:25La différence principale entre les deux.
07:26Et on a un ministre de l'Intérieur
07:28qui brouille un peu les repères.
07:29C'est un peu notre problème.
07:30En tant que chercheur,
07:31nous parlons principalement
07:32d'extrême droite et d'extrême gauche.
07:34La catégorie sociologique et politique,
07:36c'est l'extrême gauche
07:37et l'extrême droite.
07:38Ensuite,
07:39il n'y a pas de différence
07:39entre l'extrême gauche,
07:41par exemple,
07:42et l'ultra-gauche,
07:42sauf le mode opératoire.
07:44Ce qui fait l'ultra-gauche,
07:45c'est le fait qu'à un moment donné,
07:46comme dans les années 60,
07:47une partie de l'extrême gauche
07:48décide d'avoir un mode opératoire
07:50qui est violent,
07:51qui est anti-républicain,
07:52qui, voire,
07:53parfois,
07:54peut aller jusqu'à des assassinats,
07:56des modes opératoires
07:57très violents.
07:57Idem à l'extrême droite.
07:58Quand on a des groupuscules
07:59d'extrême droite
08:00qui se forment uniquement
08:01ou quasiment à la violence,
08:02qui considèrent que
08:03les élections,
08:04ça ne sert à rien
08:04et que ça ne mène nulle part,
08:06alors on peut parler
08:07de gens qui sont
08:08d'extrême droite idéologiquement
08:10et qui vont,
08:10à un moment donné,
08:11passer dans une catégorie
08:12policière,
08:13et j'insiste,
08:14policière,
08:14pas de chercheur,
08:15de police,
08:16qui s'appelle l'ultra-droite.
08:18Et l'ultra-droite,
08:18ces dernières années,
08:19a eu le vent en poupe
08:20énormément plus
08:21que l'extrême gauche
08:22ou l'ultra-gauche.
08:23Thomas Proutot,
08:25le groupe,
08:26la jeune garde,
08:27a été interdit,
08:28a été dissous.
08:29Il y a une procédure
08:29de dissolution
08:30qui est toujours en cours
08:31car il y a eu un recours
08:32devant le Conseil d'État
08:34qui date de 2025,
08:36cette procédure
08:36initiée par Bruno Retailleau
08:39et elle est pour provocation
08:40des agissements violents
08:42et il avait compliquée
08:43en disant
08:43une provocation
08:44souvent suivie des faits.
08:45Donc là,
08:45c'est la question
08:46de la violence directement
08:48qui est l'argument principal
08:51pour dissoudre la jeune garde.
08:52Il y avait eu un événement
08:54particulier
08:54qui avait provoqué ?
08:55Alors,
08:56il a dissous
08:57en même temps
08:58la jeune garde
08:59et un groupe lyonnais.
09:01Alors,
09:01il y en a eu tellement
09:02des groupes
09:02d'un côté à l'extrême gauche
09:04et d'un côté à l'extrême droite.
09:07C'est la succession
09:09d'affrontements
09:09dans les rues du Vieux Lyon
09:10sur les pentes
09:12de la colline de Fourvière
09:12qui a conduit à cela
09:14et pour le coup,
09:15la jeune garde
09:15ne peut pas dire
09:16que ce n'est pas le cas
09:16puisqu'effectivement,
09:17dans cette attitude
09:18d'autodéfense,
09:19il y a eu des contacts
09:20très réguliers
09:20et des violences.
09:21Après,
09:23provocation à la violence,
09:24c'est là que c'est contesté
09:25et c'est là
09:25que le Conseil d'État
09:26doit trancher.
09:27Raquel Garrido,
09:28on a eu raison
09:29de dissoudre la jeune garde
09:30selon vous ?
09:31Écoutez,
09:32de toute façon,
09:34attendons de voir
09:35ce que montre l'enquête
09:36concernant la mort
09:37de Quentin Doran.
09:38En restant sur
09:39les faits passés.
09:41comment dire ?
09:42Oui,
09:42mais ça deviendra caduc
09:43assez vite
09:44si toutefois,
09:45c'est bien
09:46les militants
09:47de la jeune garde
09:47qui étaient
09:48dans cette rixe
09:49qui a conduit
09:51à la mort
09:51de Quentin Doran
09:52donc de toute façon,
09:54oui,
09:55je pense que
09:57si c'est vraiment
09:58au final la jeune garde,
09:59la dissolution sera acquise.
10:02Ce qui ne purgera pas
10:03le problème
10:04d'une irration militante
10:07qui se pose la question
10:08très sincèrement
10:10de comment on fait
10:11pour lutter contre le fascisme
10:12dans un pays
10:12où l'extrême droite
10:14est forte électoralement
10:15et aussi,
10:16elle est forte
10:17sur le pan
10:18de l'organisation
10:20plus militarisée
10:21autour de milices
10:22qui sont formées,
10:23qui sont entraînées.
10:24Vous dites que la question
10:25se posera toujours
10:25de pouvoir répondre
10:26à des militants
10:27violents sur le terrain,
10:28c'est ça que vous dites ?
10:29De l'extrême droite ?
10:30Oui,
10:30je pense que
10:31pour le moment,
10:32tant que la menace
10:34d'extrême droite perdure,
10:36il y aura des jeunes
10:39anti-fascistes
10:40qui se poseront
10:40cette question
10:40et je veux dire ça
10:41et je veux profiter
10:42de ce micro
10:42pour dire
10:43et répéter
10:45c'est une impasse
10:47de pensée
10:48qu'on peut dominer
10:49ou combattre
10:50l'extrême droite
10:50par la violence.
10:52C'est une impasse
10:53qui se retournera
10:54toujours,
10:55toujours
10:55et systématiquement
10:56contre nous,
10:57contre les militants
10:58de gauche,
10:58contre les militants humanistes
11:00et je le dis,
11:00rejoigner des organisations
11:02qui vont
11:03pacifiques
11:04et qui peuvent
11:05se frayer un chemin
11:07pour combattre
11:08l'extrême droite
11:08dont le combat
11:09va être très important
11:09en 2027 notamment.
11:11On va juste écouter
11:12ce qu'a dit
11:13Jean-Luc Mélenchon
11:14hier à Montpellier.
11:16Je veux le dire,
11:17la mort de cet homme
11:18finalement bien jeune,
11:1923 ans,
11:20à l'issue
11:21d'une rixe
11:22dans la rue.
11:23Nous exprimons
11:24notre sidération
11:25mais aussi notre empathie
11:27et notre compassion
11:28pour la famille,
11:29pour les proches.
11:30Enfin,
11:31nous ne sommes pas
11:32devenus si fous
11:33pour considérer
11:34que ceux qui souffrent
11:35du moment
11:36qu'ils n'ont pas
11:36nos idées
11:37ne nous intéressent pas.
11:38J'ai dit des dizaines
11:39de fois
11:40que nous étions
11:41hostiles
11:42et opposés
11:42à la violence.
11:44Voilà,
11:45il a dit ça
11:45mais il avait aussi
11:46apporté son soutien
11:47à la jeune garde
11:49dans son recours
11:51en fait
11:52pour ne pas être
11:53pour ne pas disparaître.
11:55On va en parler
11:56mais là,
11:56on n'a pas le temps
11:56parce que c'est l'heure
11:57du rappel des titres
11:58donc on se retrouve
11:59dans quelques instants
12:00après le rappel des titres
12:02d'Antoine Cavaillerou.
12:04Jusqu'à 20h,
12:05Anne-Sophie Lapix
12:06refait le monde
12:06sur RTL.
12:11RTL,
12:11votre radio.
12:12Dès samedi 21 février,
12:14RTL est au Salon
12:15international de l'agriculture
12:16sur le stand
12:17Les fruits et légumes frais
12:19c'est jamais trop
12:19dans le hall 4.
12:21Sur place,
12:22venez à la rencontre
12:23des professionnels
12:24des fruits et légumes frais
12:25et découvrir
12:26les innovations
12:26et les bonnes pratiques
12:28respectueuses
12:29de la nature.
12:30Sans oublier
12:30la magnifique tour Eiffel
12:32de fruits et légumes.
12:34RTL,
12:35il est 19h30.
12:38Anne-Sophie Lapix,
12:40on refait le monde
12:40sur RTL.
12:41Le rappel des titres
12:42avec Antoine Cavaillerou.
12:43Au moins 6 personnes
12:44recherchées après la mort
12:45de Quentin Deranc à Lyon.
12:466 individus masqués,
12:48cagoulés,
12:48qui n'ont pas encore
12:49été identifiés.
12:50Selon le procureur de Lyon,
12:52la police a entendu
12:52une quinzaine de témoins.
12:54Elle analyse encore
12:55des vidéos de l'agression
12:56survenue jeudi dernier
12:57en marge d'une conférence
12:58de l'eurodéputé insoumise
12:59Rima Hassan.
13:01La France compte
13:01désormais 3 départements
13:03en alerte rouge
13:04pour risque de cru.
13:05Le Maine-et-Loire
13:05rejoint la Gironde
13:06et le Lot-et-Garonne.
13:07Le niveau monte dangereusement.
13:09Il va tomber l'équivalent
13:11d'un mois de pluie
13:12dans les 24 prochaines heures.
13:14François Fillon
13:14se désiste de son pourvoi
13:16dans l'affaire
13:16des emplois fictifs
13:17de son épouse Pénélope.
13:18Sa peine devient donc définitive.
13:20L'ancien Premier ministre
13:21avait été condamné
13:22à 4 ans de prison
13:23avec sursis
13:23375 000 euros d'amende
13:255 ans d'inéligibilité.
13:27On l'apprend à l'instant.
13:28La disparition
13:28de l'américain Robert Duval.
13:30L'acteur est décédé
13:31à l'âge de 95 ans.
13:32On se souvient de ses rôles
13:33notamment dans Le Parrain
13:35ou encore dans Apocalypse Now.
13:37Merci Antoine.
13:38Antoine, on vous retrouve à 20h ?
13:39À 20h !
13:41Anne-Sophie Lapix
13:43On refait le monde
13:43jusqu'à 20h sur RTL.
13:48On ne connaît pas très bien
13:49l'univers des groupuscules violents.
13:51Qui sont les antifas ?
13:52Qui sont les identitaires ?
13:53Prêts au combat de rue ?
13:55Quel est leur poids ?
13:56Dans les parties ?
13:57Quel est leur rôle ?
13:57On en débat avec Thomas Proutot,
13:59chef du service police-justice de RTL.
14:01Avec Raquel Garrido,
14:02ancienne députée LFI
14:03et cofondatrice du mouvement L'Après.
14:05Erwann Hocker, sociologue et spécialiste de l'extrême droite.
14:09On refait le monde sur RTL.
14:12Clairement, la France Insoumise brutalise le débat public
14:15depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois.
14:20Vous savez, vous ne pouvez pas en permanence
14:23utiliser des mots d'une violence extrême
14:26sans penser que ces mots se traduiront en actes.
14:30Vous reconnaissez Raphaël Glucksmann,
14:32le leader de Place Publique
14:34qui était au micro d'Olivier Bois
14:36dans RTL Matin.
14:38Alors, on va justement essayer de voir
14:39quelle est la responsabilité de LFI
14:42qui brutalise le débat
14:45selon les mots même de Raphaël Glucksmann.
14:48Est-ce que LFI brutalise le débat ?
14:50Raphaël Glucksmann a été lui-même
14:52ciblé lors d'une manifestation du 1er mai,
14:54je me souviens, pendant la campagne des Européennes.
14:56Donc, je conçois qu'il en est gros sur le cœur.
14:59Mais je pense que ce n'est pas le moment
15:00de régler des comptes politiques, là.
15:01Je pense que ce qui se passe
15:02est beaucoup plus grave que ça, en fait.
15:05En fait, pour transformer la vie,
15:08il y a soit le chemin de la lutte pacifique,
15:11et c'est ce qu'on a fait
15:12quand on a fait le nouveau Front populaire
15:13avec 9 millions de voix dans les urnes,
15:15et ça a empêché Jordan Bardella à Matignon.
15:17Mais vous comprenez ce que veut dire
15:19brutaliser le débat, comme il le dit ?
15:21Est-ce qu'il brutalise le débat, Jean-Pierre ?
15:23Oui, mais comme Quentin de Ranck est mort
15:26et qu'il a été tué et que c'est un crime,
15:29je ne voudrais pas qu'on manque de nuances non plus
15:31dans ce dont on parle, c'est-à-dire,
15:33et de précision.
15:36L'adversité même vive dans le débat politique,
15:39ça reste le débat politique.
15:41Ce n'est pas la même chose que de s'avater
15:44quelqu'un à la tête, d'accord ?
15:46Et il faut faire attention,
15:49parce qu'on est en conflit
15:50ou en concurrence avec la France insoumise,
15:53de ne pas mettre de signes égales
15:55sur des choses qui ne sont pas égales par ailleurs.
15:58Bien sûr, on essaie de voir juste
15:59s'il y a une influence d'un discours
16:01virulent sur des jeunes,
16:03comme la jeune garde,
16:04qui ont été soutenus par Jean-Luc Mélenchon
16:07au moment où le gouvernement a voulu
16:09les dissoudre, on essaie de voir
16:11quelle est la responsabilité du politique.
16:14On a tous une responsabilité,
16:16et en effet, Jean-Luc Mélenchon,
16:18bien avant la dissolution,
16:20avait pris attache,
16:21avait noué en fait un lien avec la jeune garde.
16:24Dans mon souvenir,
16:25il s'est déplacé au camp d'été de la jeune garde
16:27au mois d'août 2023,
16:29donc c'était un an après la création de la NUPES,
16:32et ça a été un moment d'ailleurs,
16:33dans notre histoire à l'époque,
16:35moi j'étais encore à la France insoumise,
16:36où on a commencé à voir qu'il y avait
16:38une ambiguïté dans le discours de Jean-Luc Mélenchon
16:40entre l'attachement à la stratégie unitaire
16:42de la NUPES d'une part,
16:44ou au contraire,
16:45la valorisation de ce type de format
16:48d'engagement beaucoup plus radical.
16:52Mais ça, c'est quelque chose
16:53que Jean-Luc Mélenchon a fait
16:54de façon unilatérale,
16:55il s'est présenté à ce camp d'été
16:57avec Manu Bompard.
16:58Personnellement,
16:59alors que j'étais députée de la France insoumise,
17:00cadre dirigeante de la France insoumise,
17:02je n'ai pas le début de commencement d'idée
17:03de ce qui s'est dit à cette occasion.
17:05Et puis, il y a un lien évident,
17:07c'est Raphaël Arnaud,
17:10député LFI,
17:11qui est fiché S,
17:13et qui est un des fondateurs
17:14de la Jeune Garde,
17:15Thomas Foucault.
17:16Qui est le fondateur
17:16de la Jeune Garde,
17:18qui est lyonnais,
17:19et qui est donc cette Jeune Garde
17:20qui a été fondée justement à Lyon
17:23parce qu'il y avait,
17:24selon eux,
17:25et c'est pour ça que ça a été fondé,
17:26ces groupuscules d'extrême droite
17:28et dont le plus connu
17:29étaient les remparts,
17:30avec pignon sur rue,
17:31avec des épisodes de violence,
17:33et il a décidé
17:34de fonder ce mouvement
17:35qui ne se revendique pas
17:37comme un mouvement violent.
17:39Lui, il l'a fondé
17:39en disant que c'était
17:40un antifascisme plus ouvert,
17:42plus politique,
17:43mais qui s'est accompagné
17:46effectivement
17:46d'une possibilité
17:47d'autodéfense.
17:49Alors, il faut quand même préciser
17:50que, pour moi,
17:53dans mon souvenir,
17:53jusqu'ici,
17:54il y a eu des affrontements,
17:55il y a eu parfois
17:56des blessés,
17:57mais ce qu'on voit là,
17:59et encore une fois,
17:59on va attendre
18:02les informations...
18:03Bien sûr, d'ailleurs,
18:03le procureur a été très prudent,
18:04il n'en a même pas évoqué d'ailleurs.
18:06Plus prudent que Darmanin,
18:08Retailleau et Nunez.
18:09C'est vrai qu'il y a des témoignages
18:10sur la présence des militants.
18:12Il y a des témoignages
18:12qui sont récurrents,
18:12le ministre de l'Intérieur
18:13dit sans aucun doute
18:14qu'ils sont dans la manœuvre.
18:15On va voir si cela est établi.
18:16Les images qu'on voit,
18:17en tout cas,
18:17celles qui l'ont été enregistrées,
18:19sont d'une violence
18:19qui est quand même rare.
18:21On n'a pas vu
18:21une telle violence
18:23dans des affrontements politiques
18:24depuis longtemps.
18:26On l'a déjà vu,
18:27mais là,
18:28ces coups de pied répétés
18:29à la tête
18:30sur des hommes à terre,
18:32pour le coup,
18:33on ne va pas dire
18:33que c'est la signature
18:34d'un mouvement ou d'un autre.
18:36Même d'ailleurs,
18:37ultra-droite, ultra-gauche,
18:38c'est extrêmement grave,
18:40extrêmement violent.
18:41Erwan Lecœur,
18:42vous êtes d'accord ?
18:42C'est nouveau,
18:43cette violence,
18:45ces coups à la tête,
18:45ces choses
18:46qu'on n'a pas l'habitude
18:47de voir forcément ?
18:48En tout cas,
18:48pour ce qu'on en a étudié
18:50depuis un mal d'années,
18:51plus de 40 ans
18:52et je rappelle
18:53que la violence politique
18:54a été bien plus forte
18:55dans les années 60 et 70,
18:56notamment à Paris,
18:57mais aussi à Lyon
18:58et ailleurs.
18:58Jean-Marie Le Pen,
18:59lui-même,
18:59dans les années 50,
19:00se faisait fort
19:01d'être quelqu'un
19:02qui aimait bien
19:03le coup de poing,
19:04comme il disait à l'époque.
19:05Il y a eu des batailles
19:06rangées à la barre de fer.
19:08Le 21 juin 1973,
19:09c'est comme ça
19:09que le Front National
19:10devient le péniste,
19:12finalement.
19:12Suite à une bataille rangée
19:13où les gardes mobiles,
19:14on les appelait comme ça
19:15à l'époque,
19:15il y a 80 blessés
19:16dans les gardes mobiles.
19:17Il y en a un peu partout,
19:18chez les JCR de l'époque
19:19et dans le nouveau
19:20Front National
19:21qui a été créé
19:22quelques mois auparavant
19:23par Ordre Nouveau.
19:24C'est comme ça
19:25que Jean-Marie Le Pen
19:26écrit ses premières lettres
19:27de noblesse.
19:27Donc, il y a eu
19:28la violence politique.
19:29Et là, tout ce que vous citez,
19:30c'est l'extrême droite.
19:31D'ailleurs, il y a des éditorialistes
19:32qui ont dit que les antifas
19:33s'étaient comportés
19:34comme des phas,
19:35comme des fascistes,
19:35plus exactement.
19:36C'est quelque chose
19:37qui...
19:37Si vous regardez le film
19:38sur M. Goldman,
19:39par exemple,
19:40Pierre Goldman,
19:41qui était un peu
19:42le chef de la bande
19:43des antifas de l'époque.
19:44Merveilleux film, d'ailleurs.
19:45Très bon film, d'ailleurs.
19:46Très ambigu.
19:47Moi, j'ai pas mal lu
19:48sur cette époque
19:49pour faire ma thèse
19:50et d'autres choses.
19:51À l'époque,
19:52il est vrai qu'il y avait
19:53des ambiguïtés
19:53dans les services d'ordre.
19:54Parce que les services d'ordre,
19:55c'était qui ?
19:56C'était des durs à cuire
19:57qui descendaient avec des casques,
19:58des barres de fer.
19:59Et on avait parfois du mal
20:00à savoir qui était qui.
20:01Il y avait les trotskistes
20:02d'un côté,
20:02les maoïstes de l'autre,
20:03les gauchos,
20:04puisque le terme vient
20:04de 1968,
20:06et les fachos
20:06de l'autre côté.
20:07Le terme vient
20:07des fafes,
20:09front pour l'Algérie française,
20:11c'est Jean-Marie Le Pen notamment.
20:12Donc, toute cette histoire,
20:13il y a une espèce
20:13de mythologie autour de ça.
20:15Il y a plein de gens
20:15qui vous diront
20:16« Moi, j'ai fait le coup de poing
20:17contre un tel et un tel. »
20:18Sauf que,
20:18et ça a été dit très précisément,
20:20il n'y avait quasiment pas de mort.
20:22Voire même,
20:23le but du jeu
20:23n'était pas de tuer l'autre.
20:24C'était de lui montrer
20:25qu'on était le plus fort.
20:26C'était des batailles rangées
20:27à coups de barres de fer
20:29ou de bâtons, etc.
20:30Mais surtout,
20:31il ne fallait pas qu'il y ait de mort
20:32parce que sinon,
20:32la règle du jeu
20:33n'était plus du tout la bonne.
20:34Et dans les années 80,
20:35la violence politique
20:36baisse drastiquement,
20:37fortement,
20:38comme d'ailleurs la violence
20:39dans l'ensemble de la société.
20:40Et étrangement,
20:41au moment où la société
20:42reconnaît un regain de violence,
20:44depuis 2015 à peu près,
20:45le nombre de meurtres,
20:46le nombre d'agressions,
20:47le nombre de tout un tas de choses
20:49sont remontées depuis 2015,
20:51notamment par le narcotrafic,
20:52mais pas seulement,
20:53mais aussi les meurtres de femmes,
20:55mais aussi tout un tas d'agressions
20:57de gens qui,
20:58dans la rue,
20:58s'agressent
20:59parce qu'ils ont une voiture
21:01et qu'ils perdent leur nerf,
21:02etc.
21:03Eh bien,
21:03on voit cette violence,
21:04en effet,
21:05depuis quelques années.
21:06Depuis quelques années,
21:07remonter aussi
21:07dans les groupuscules
21:08les plus durs.
21:09Et ça dérape fortement.
21:11Ce qu'on vient de voir,
21:12là,
21:12ce ne sont pas des gens formés
21:15à l'action.
21:16Au service d'ordre,
21:17c'est pas vrai.
21:17Ce n'est pas du tout
21:18la même chose.
21:18Au service d'ordre,
21:19c'est quelqu'un
21:19qui tient son rang,
21:21qui repousse les assauts
21:22qui, par moments,
21:23le poussent fortement.
21:24On a vu le service d'ordre,
21:26le fameux DPS
21:27du Rassemblement National
21:28ex-Front National.
21:29Moi,
21:30j'ai étudié le Front National
21:31au moment où il avait
21:32un DPS,
21:32un service d'ordre,
21:33avec 3000 personnes
21:35dont certaines étaient armées.
21:36C'était des gens
21:36très solides,
21:37très sérieux.
21:38Mais à aucun moment,
21:39on n'aurait pu voir
21:39ce type d'exaction.
21:40Ça n'existait pas.
21:41On a quelque chose
21:42qui a bougé ces dernières années.
21:43Vous avez oublié
21:44Clément Méric ?
21:45Oui,
21:45Clément Méric,
21:46qui était en 2013,
21:475 juin 2013.
21:48On peut rappeler
21:50ce qui s'est passé.
21:51Peut-être que vous êtes...
21:52En 2013,
21:55écoutez,
21:55de mémoire,
21:56il y avait une promotion
21:57Fred Péry
21:58de vêtements
21:59vers les Galeries Lafayette.
22:02Et deux groupes,
22:06un d'extrême droite
22:07et un autre plus
22:08à nard,
22:09libertaire,
22:09qui s'habillent pareil,
22:10qui avaient les mêmes
22:11codes vestimentaires,
22:12la même admiration
22:13de ces codes-là,
22:15se sont retrouvés
22:16nez à nez
22:17et se sont affrontés.
22:19Et Clément Méric
22:20a été frappé,
22:22sa tête a cogné
22:23contre, je pense,
22:24une bite dans la rue.
22:26et il en est mort
22:27dans la nuit.
22:28Il y a eu d'autres morts
22:30plus récents,
22:31je pense à Fédélico,
22:32à Aramburu,
22:34le rugby humain.
22:35qui a été tué
22:36dans la rue.
22:37Saint-Germain-des-Prés,
22:38enfin plutôt
22:38dans le bas de Saint-Germain,
22:40vers la mutualité.
22:41Là,
22:41ce n'était pas un affrontement
22:42entre deux groupuscules.
22:43Là, pour le coup,
22:44on a été victime d'un...
22:45C'est des ratonnades.
22:46Ça, c'est une ratonnade.
22:47Mais c'est le plus grand nombre.
22:48L'extrême-droite
22:49tue beaucoup plus
22:51depuis la Seconde Guerre mondiale
22:52et depuis les années 86.
22:53On a un grand livre
22:53sur le sujet
22:54« Violence politique en France »
22:55de Isabelle Saumier,
22:56dirigé par Isabelle Saumier
22:57avec plein d'autres contributeurs,
22:58qui montrent que,
22:59évidemment, le nombre
23:00de meurtres
23:01de l'extrême-droite
23:02est beaucoup plus grand,
23:03notamment parce qu'il y a
23:04des meurtres
23:04à l'égard de personnes racisées
23:05qui sont manifestes
23:07et qui sont très nombreux.
23:08En gros,
23:09il y a à peu près 50
23:10meurtres de l'extrême-droite,
23:11environ 5 de l'extrême-gauche,
23:13la plupart d'ailleurs
23:14par action directe
23:15à une époque maintenant révolue.
23:17Mais l'action de l'extrême-gauche
23:20est plutôt dirigée
23:21contre l'État
23:21et les symboles de l'État
23:22que contre des personnes.
23:24Donc là,
23:24ce qui s'est produit à Lyon,
23:25j'ai presque envie de dire,
23:26c'est inédit.
23:28Une bataille rangée
23:29qui se finit de cette façon-là
23:30avec un jeune homme,
23:31et c'est un drame absolu
23:33pour tout le monde,
23:33mais ce qui est inédit,
23:34c'est que, normalement,
23:36si c'est l'extrême-gauche,
23:37on ne sait pas.
23:38Si jamais c'est l'extrême-gauche,
23:39c'est un peu la première fois
23:40que cela arrive,
23:41qu'ils vont aussi loin
23:42et qu'ils vont jusqu'à
23:43prendre le risque
23:43de tuer quelqu'un.
23:44Cela risque d'avoir
23:45des conséquences
23:47assez terribles.
23:48Ce que je rappelle
23:48que derrière,
23:49du côté de l'extrême-droite,
23:50il y a la théorie
23:50de l'accélérationnisme.
23:51Là, ça risque de donner
23:52un petit coup d'accélérateur
23:53à la théorie de l'accélération.
23:55Quelles conséquences
23:55de cet épisode de violence,
23:56du lynchage mortel
23:57de Quentin Doran ?
23:58Sur l'atmosphère de la campagne aussi.
24:00Et puis, pour Elfi,
24:01on va le dire,
24:02on en débat dans
24:02Refait le Monde.
24:03A tout de suite.
24:05On refait le Monde
24:06sur RTL.
24:08Avec Anne-Sophie Lapix.
24:09Dès samedi 21 février,
24:11RTL est au Salon
24:12international de l'agriculture
24:13sur le stand
24:14Les fruits et légumes
24:15frais, c'est jamais trop
24:16dans le hall 4 sur place,
24:18un espace culinaire
24:19où la diversité
24:21des fruits et légumes
24:21et toutes leurs saveurs
24:23sont à l'honneur.
24:24Sans oublier
24:24la magnifique tour Eiffel
24:26de fruits et légumes.
24:28RTL
24:32RTL
24:33On refait le Monde.
24:34Anne-Sophie Lapix.
24:35Est-ce que la mort
24:36de Quentin Deran
24:37peut déclencher
24:38une guerre,
24:39des coupuscules,
24:40faire monter les tensions
24:41sur la campagne électorale aussi ?
24:43Certains meetings
24:43sont déjà sous haute surveillance.
24:45Est-ce que cela peut aussi
24:46changer la donne pour LFI
24:47qui a du mal
24:47à mettre de la distance
24:48avec ces radicalisés ?
24:50On en débat
24:50dans Refait le Monde
24:51avec nos invités.
24:52Raquel Garrido,
24:53ancienne députée LFI
24:54et cofondatrice
24:54du mouvement L'Après.
24:56Erwan Lecoeur,
24:56sociologue et spécialiste
24:58de l'extrême droite.
24:59Et Thomas Proto,
25:00chef du service
25:00police-justice de RTL.
25:03On refait le Monde
25:04sur RTL.
25:06Il faut appeler
25:07un chat, un chat.
25:07La France Insoumise
25:08encourage depuis des années
25:10maintenant
25:11un climat de violence.
25:12La France Insoumise
25:14a des liens
25:15avérés
25:16et assumés
25:17avec des groupes
25:18d'ultra-gauche
25:19extrêmement violents.
25:21Je pense par exemple
25:21à la Jeune Garde.
25:23Jean-Luc Mélenchon,
25:24il y a quelques mois
25:24en meeting,
25:25expliquait que c'était
25:26un mouvement,
25:27je cite,
25:28lié
25:28à la France Insoumise
25:30et que les membres
25:31de la Jeune Garde
25:31étaient ses camarades.
25:34Voilà,
25:34c'est Maude Bréjon
25:35qui est la porte-parole
25:36du gouvernement
25:36ce matin
25:37qui confirme
25:38ce qu'on disait
25:39sur Jean-Luc Mélenchon
25:40et ce rapport
25:41avec ce groupuscule
25:43de la Jeune Garde.
25:45Tout à l'heure,
25:45on entendait aussi
25:46Raphaël Glucksmann
25:47dire que LFI
25:48en gros
25:49n'était plus
25:50fréquentable.
25:52C'est un peu
25:53ce que vont se dire
25:53les électeurs.
25:55D'abord,
25:55moi je veux dire
25:56que je regrette
25:57que Maude Bréjon
25:59ou Raphaël Glucksmann
26:02sautent trop vite
26:02sur l'occasion
26:03d'en découdre
26:04avec LFI
26:04dans toutes les sociétés
26:05civilisées.
26:06Quand il y a un mort,
26:07on s'arrête
26:08deux secondes.
26:09Je veux dire,
26:10c'est la base quand même.
26:12On apprend tous ça,
26:12c'est culturel.
26:14Donc,
26:14oui,
26:15il y aura des controverses,
26:16oui,
26:17il y a des responsabilités
26:18à pointer,
26:18oui,
26:19mais est-ce qu'on peut
26:19deux secondes là
26:21ne pas tout de suite
26:22commencer à utiliser
26:24la mort
26:25de Quentin
26:28pour régler
26:29des comptes
26:29politiciens ?
26:30Bon,
26:31moi je ne suis pas
26:32la dernière
26:33à critiquer
26:35Jean-Luc Mélenchon
26:35et je l'ai payé cher.
26:37Pour le coup,
26:39à la France insoumise,
26:40il y a des choses
26:41permises,
26:41des choses pas permises.
26:42Ce qui n'est peut-être pas permis,
26:43c'était pour moi
26:44ce que j'ai fait moi
26:45et qui m'a valu
26:45une suspension,
26:47vous l'avez rappelé,
26:48on se souvient,
26:48et puis ensuite
26:49mon exclusion.
26:50Parce que j'ai dit
26:52en gros au fond
26:52dès 2022
26:53qu'il fallait poser
26:54tranquillement
26:55la question
26:55de savoir
26:55si c'était
26:55Jean-Luc Mélenchon
26:56le bon candidat
26:57en 2027.
26:58Il n'y aurait peut-être
26:58pas ça
26:58si Jean-Luc Mélenchon
27:01avait dit
27:01d'entrée de jeu,
27:02je condamne,
27:03si c'est la jeune garde,
27:04il faudra en prendre...
27:05En tout cas,
27:06de toute façon,
27:07les épisodes,
27:08ce qui se passe actuellement
27:09est encore
27:09un énième épisode
27:10qui montre
27:11qu'il y a un point
27:11de fixation
27:12sur la personne
27:12de Jean-Luc Mélenchon
27:13qu'il n'arrive pas
27:14lui-même
27:14à dénouer
27:15et le veut-il seulement,
27:17le veut-il seulement,
27:18je ne sais pas.
27:19Donc, effectivement,
27:20pour sauver, en fait,
27:21la France insoumise,
27:22pour sauver même
27:22l'idée d'une gauche unie,
27:24il y a peut-être besoin
27:25que certaines personnes
27:27se mettent un peu de côté.
27:29Et le premier d'entre eux
27:31qui est Jean-Luc Mélenchon,
27:32c'est ça.
27:32Parce qu'en fait,
27:34à chaque moment
27:34qu'on a besoin
27:35de préserver l'idée même
27:38de la respectabilité
27:39de la gauche,
27:41son discours
27:42vient mettre
27:43de la friture
27:45sur la ligne
27:45pour dire les choses
27:46de façon
27:48un peu triviale.
27:50Donc, aujourd'hui,
27:53Jean-Luc Mélenchon
27:54a un magistère
27:55sur la jeunesse militante,
27:57sur une partie
27:58de cette jeunesse militante.
27:59Il doit utiliser
28:00pleinement son magistère,
28:01non pas pour se faire
28:02plaindre lui-même,
28:04ce qui est quand même
28:05quelque chose
28:05qu'il aime beaucoup faire,
28:08mais au contraire,
28:09pour orienter
28:11la jeunesse
28:12pour des types
28:13d'actions militantes
28:16unitaires,
28:17pas sectaires,
28:18pas inutilement
28:21blessantes
28:21ou agressives
28:23et pour qu'on arrive
28:24à gagner les élections
28:25dans ce pays.
28:26Je rappelle,
28:27tout à l'heure,
28:27on évoquait Raphaël Arnaud
28:28qui est fondateur
28:29de la Jeune Garde.
28:32Son assistant
28:33parlementaire,
28:34lui,
28:35pourrait faire partie
28:36du groupe
28:37d'agresseurs.
28:38En tout cas,
28:38il y a des témoignages
28:39qui vont dans ce sens-là,
28:40même s'il n'y a pas
28:41de témoignages
28:42qui disent
28:42qu'il a frappé
28:43Quentin,
28:44mais qu'il aurait fait
28:45partie du groupe
28:46et ça,
28:47évidemment,
28:47c'est important.
28:47Tout à l'heure,
28:48on se disait,
28:48est-ce qu'on peut,
28:49Thomas Proutot,
28:50selon vous,
28:51imaginer une vengeance,
28:53une tentative de vengeance
28:55des groupes
28:55qui ont été agressés
28:56et notamment
28:57des groupuscules
28:59d'extrême droite
28:59qui sont très présents
29:01à Lyon ?
29:01C'est la grande crainte,
29:02c'est la grande crainte
29:03des services de police,
29:04c'est la grande crainte
29:05du ministère de l'intérieur.
29:06Évidemment,
29:07la vigilance
29:08est extrême.
29:09On a vu,
29:09dès ce week-end,
29:10un certain nombre
29:10de permanences à LFI
29:12qui ont été vandalisées,
29:14certaines simplement
29:14taguées,
29:15il y a eu
29:16quelques bris.
29:18On va dire que ça,
29:19s'ils en restent là,
29:21on touche du bois,
29:22bon,
29:23ça sera assez limité.
29:24La problématique,
29:25ça va être de savoir
29:26à quel point
29:27ces groupuscules
29:28d'extrême droite,
29:30pardon,
29:30d'ultra droite,
29:31on va dire ultra droite,
29:32en termes policiers,
29:32c'est quand ils passent
29:33à la violence,
29:35on va voir de quelle manière
29:36ils sont tenus politiquement.
29:38C'est-à-dire,
29:39est-ce que,
29:39notamment,
29:40je vais prendre un exemple
29:41qui nous a marqué tout le monde
29:43parce que c'était
29:43pendant la campagne 2022,
29:45pendant le meeting
29:46d'Éric Zemmour
29:48à Villepinte
29:49pour sa campagne présidentielle,
29:51en plein meeting,
29:51il y a des membres
29:52d'un groupe
29:52qui s'appelle toujours
29:54Les Oives,
29:55les Oives de Paris
29:56qui étaient dissous depuis,
29:58qui s'en prennent
29:58à des militants
29:59de SOS Racine
30:00venus faire un happening
30:01dans le meeting
30:03de Zemmour.
30:05Ils s'en font prier
30:06à eux directement,
30:07on se tient des images,
30:07ils leur tapent dessus
30:08avec des chaises,
30:09il y a des gens
30:09qui sont molestés au sol,
30:11il n'y a pas de coup mortel.
30:15Immédiatement,
30:17le Front National,
30:17enfin,
30:17le Rassemblement National
30:20et Reconquête
30:20se sont démarqués,
30:22les Oives,
30:22ils ont été condamnés
30:23immédiatement
30:23et on leur a un peu fait
30:24passer le message
30:25de faire profil bas.
30:26Bon,
30:27quelques mois plus tard,
30:28les Oives,
30:28on les a vus ressurgir
30:30dans les rues de Paris,
30:33commettre des violences,
30:33est de nouveau
30:36envoyé au tribunal.
30:39Marc de Cacré,
30:41le leader,
30:42a été plusieurs fois
30:43en justice,
30:43il a été des interdictions
30:44de paraître à Paris
30:44dans des manifs.
30:45Donc,
30:46ce contrôle,
30:47on n'est pas
30:47une coupe politique
30:48entre guillemets
30:48de l'extrême droite politique
30:50sur l'extrême droite
30:51potentiellement violente.
30:52Quel est-il ?
30:53C'est difficile à dire.
30:54S'il n'est pas assez fort,
30:55il y a un risque,
30:56effectivement,
30:57là,
30:57on passe à des actions
31:00brutales
31:00et dangereuses.
31:01Erwann Lecœur,
31:02on parle depuis tout à l'heure
31:03des liens
31:04entre LFI
31:05et la Jeune Garde,
31:06les liens
31:06entre les partis
31:07d'extrême droite
31:09et ces groupuscules,
31:10ils existent aussi
31:11avec peut-être même
31:12un plus fort contrôle
31:13donc des partis politiques
31:14sur ces groupuscules ?
31:15Alors,
31:15ils ont existé longtemps
31:16avec un très fort contrôle
31:17quand le service d'ordre
31:19du Front National
31:20de Jean-Marie Le Pen
31:20exerçait un contrôle,
31:22je dirais presque militaire,
31:23sur l'ensemble
31:24des groupuscules
31:24qui existaient en France.
31:26L'expression
31:26de Jean-Marie Le Pen,
31:27c'était
31:27si vous voulez lever la patte,
31:28allez le faire dehors,
31:30ça va mal se finir
31:31parce que la stratégie
31:33était bien sûr
31:33celle de normalisation,
31:34plus ou moins de normalisation
31:36pour Jean-Marie Le Pen
31:37à l'époque.
31:38Donc,
31:38il voulait contrôler
31:39l'ensemble
31:39de ces groupuscules
31:40et même
31:41parfois violemment,
31:42soyons très clairs.
31:44À partir du moment
31:45où Marine Le Pen arrive,
31:46dans les années 2010,
31:47ce contrôle commence
31:47à se distendre fortement,
31:49notamment quand les identitaires
31:51partent du Front National,
31:52sont mis dehors,
31:53les identitaires
31:54et les cathos
31:54traditionnalistes
31:55avec Golnich.
31:55Donc,
31:55elle perd
31:56ces deux groupuscules,
31:58ces deux groupes,
31:58je dirais,
32:00traditionnels
32:00qui tiennent un peu
32:01au sein du Front National
32:02et il y a une distanciation
32:04qui se fait
32:04et donc,
32:04elle ne les contrôle plus
32:06pendant très longtemps.
32:07C'est comme ça
32:07qu'on les retrouve
32:08notamment autour de Zemmour.
32:11Après la Manif pour tous,
32:132013,
32:14vous noterez
32:15Manif pour tous,
32:152013,
32:16Clément Amérique,
32:17et puis Zemmour
32:19qui arrive derrière
32:20et qui récupère
32:21et les cathos tradis
32:22par certains aspects
32:22et les identitaires
32:24par d'autres aspects.
32:25Donc,
32:25aujourd'hui,
32:25celui qui tient le mieux
32:27entre guillemets
32:28et qui a le rapport
32:29le plus proche
32:30avec ces groupes,
32:31ça peut être
32:31soit Éric Zemmour
32:32en effet,
32:33avec un certain nombre
32:34de ces groupes,
32:35ça peut être Jordan Bardella
32:36qui,
32:37on l'oublie souvent,
32:38a lui aussi des amis
32:39dans un certain nombre
32:40de ces groupes,
32:40notamment chez les identitaires
32:41par exemple,
32:43Marion Maréchal
32:43qui connaît bien
32:44les cathos traditionnalistes
32:45et par contre,
32:45Marine Le Pen
32:46les connaît assez mal
32:47et assez peu,
32:48sauf les anciens du GUD.
32:49Voilà,
32:49c'est ce que j'allais dire,
32:50il y a les anciens du GUD
32:50quand même
32:51qui étaient ses amis.
32:52Ce sont les anciens du GUD.
32:54C'est une génération
32:54qui a perdu,
32:55le GUD a disparu à un moment
32:56et ça reconstitue.
32:57Mais qui continue d'être présent
32:58par exemple dans les manifs
32:59néo-nazis à Paris.
33:00Exactement.
33:00Et c'est ce que je voulais dire,
33:02il faut bien prendre en compte
33:03deux choses.
33:04Un,
33:04il n'y a plus de,
33:06je dirais,
33:06de service direct
33:07entre le Rassemblement National
33:09et les groupuscules.
33:11On peut passer par Marine Le Pen,
33:12on peut passer par des anciens
33:13ici et là.
33:14Les messages peuvent être passés
33:15bien entendu.
33:16Mais le lien direct
33:17comme à l'époque
33:18où il y avait un service d'ordre
33:19du FN
33:19qui faisait valoir sa loi,
33:21ça,
33:21ça n'existe plus.
33:22Premier point.
33:22Deuxième point,
33:23il y a un certain nombre
33:24de ces groupuscules
33:25qui ne veulent pas écouter
33:26Marine Le Pen
33:27et qui veulent plutôt
33:28mener une stratégie
33:29de l'attention permanente
33:30pour se rappeler
33:31à son bon souvenir
33:32au cas où elle accéderait
33:33au pouvoir.
33:33Parce qu'il y a quand même
33:34dans ces milieux-là
33:35un grand traumatisme.
33:37C'est,
33:37si jamais Marine Le Pen,
33:39Jordan Bardella,
33:40ils en sont un peu plus proches
33:41quelque part.
33:41Ils le comprennent un peu mieux.
33:43Mais Marine Le Pen,
33:43ils en avaient très peur
33:44parce qu'elle était
33:44pour eux une populiste
33:46et pas du tout
33:46une extrême-droitiste.
33:47Si Marine Le Pen
33:48arrivait au pouvoir,
33:49il fallait se rappeler
33:50à son bon souvenir
33:51en menant une stratégie
33:52de l'attention permanente.
33:53C'est comme ça
33:54qu'on a vu remonter
33:55un certain nombre
33:56de ces groupes identitaires,
33:58catho-traditionalistes,
33:59etc.
33:59Toutes ces petites tendances
34:01qu'on oublie tout le temps,
34:02mais il y en a une quinzaine
34:02à peu près,
34:03dans la galaxie
34:04de l'extrême-droite
34:04qui ne sont pas forcément
34:05les amis de Marine Le Pen.
34:06Et donc,
34:07il pourrait aussi y avoir
34:07un jeu un peu subtil,
34:09stratégique,
34:10comme l'ont fait
34:10les trotskistes,
34:11les maoïstes
34:11et autres dans les années 60
34:12à l'égard de la gauche,
34:13par exemple,
34:14du Parti Socialiste.
34:15Il pourrait jouer un jeu
34:16qui serait stratégie
34:17de l'attention.
34:17Si vous voulez qu'on se calme,
34:19vous nous donnez des places,
34:20des gages, etc.
34:21Et il représente
34:22beaucoup de militants.
34:24C'est environ 3 000 personnes
34:25sur la France,
34:26dont 1 200 qui sont dangereuses
34:28et considérées comme telles.
34:29La CFDT a condamné
34:30aujourd'hui le climat guerrier
34:31dans le débat public,
34:33l'ultra-polarisation
34:34des positions politiques.
34:36C'est la CFDT,
34:37c'est un syndicat
34:38qui le dit.
34:39La violence,
34:39on la ressent
34:40dans le débat politique.
34:41Raquel Garrido.
34:43Oui, je pense que
34:44en effet,
34:46les mises en cause
34:48politiques
34:49aujourd'hui
34:51sont très souvent
34:52des mises en cause
34:53de l'humanisme,
34:55l'humanité de l'autre,
34:56etc.
34:57Enfin,
34:58où on déshumanise
34:59l'autre,
35:00son adversaire
35:01et on ouvre la voie,
35:03je pense,
35:04psychologiquement
35:04à la négation
35:06du droit de l'autre
35:07à vivre même.
35:09Il y a quelque chose
35:10de très abolitionniste
35:12dans l'adversité.
35:14C'est-à-dire,
35:14en fait,
35:15l'idée de l'autre
35:15n'a même pas lieu
35:16le droit d'exister
35:18et on n'est pas
35:21dans un système
35:21où la loi,
35:24par exemple,
35:25la justice
35:25ou la politique
35:26vient réguler,
35:28réguler l'expression,
35:30vient réguler
35:30les comportements
35:31des gens.
35:32et du coup,
35:33on vit un moment
35:35où les accélérationnistes,
35:39ceux qui veulent vraiment
35:40que ça termine
35:41en guerre civile,
35:43peuvent réussir.
35:45Mais avons-nous
35:46les anticorps républicains
35:48pour y résister ?
35:49Je pense que c'est ce qu'il se joue
35:50dans ces heures
35:51et les jours qui viennent.
35:52Et merci à vous tous
35:53d'être venus
35:54sur ce plateau.
35:55Demain,
35:56Olivier Bois recevra
35:57Éric Coquerel,
35:58député LFI
35:59de Seine-Saint-Denis
36:00et président de la commission
36:01des finances
36:01de l'Assemblée nationale.
36:03Les représentants LFI
36:04ont été assez discrets
36:05aujourd'hui.
36:05Quant à Marc-Olivier Fogel,
36:06il accueillera
36:07Johan Sfar,
36:08auteur et illustrateur
36:09pour sa nouvelle BD
36:10Terre de sang,
36:11le temps du désespoir,
36:12une BD reportage
36:13qui donne la parole
36:14à des Palestiniens,
36:15des Arabes,
36:15des Bédouins
36:15et des Israéliens
36:16vivant au cœur du conflit.
36:18Il est l'heure
36:19de retrouver André Dusselier
36:21que je verrai demain
36:22puisqu'il vient,
36:23c'est notre invité.
36:24Bonsoir André,
36:25quelle histoire
36:25allez-vous nous raconter ?
36:26Bonsoir Anne-Sophie.
36:28Ce soir,
36:29je vais vous raconter
36:29Patrick Devers,
36:31un comédien vif,
36:32rebelle et incandescent
36:33dont le talent
36:35a bouleversé
36:36le cinéma français.
36:37A tout de suite
36:38sur RTL.
36:39A tout de suite André.
36:41RTL,
36:42votre radio.
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