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Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Rachida Dati.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour.
00:05Ministre de la Culture, candidat à la mairie de Paris.
00:07On va bien sûr parler des municipales Rachida Dati.
00:10Mais d'abord la mort de ce jeune de 23 ans, Quentin, venu protéger le collectif de droite Némésis.
00:14Il protestait jeudi contre un meeting de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan à Sciences Po.
00:19Il a été tué par des militants d'ultra-gauche.
00:21Il est mort samedi soir des suites des coups violents qu'il a reçus à la tête.
00:24Une enquête est en cours, bien sûr.
00:26Mais est-ce que vous dites ce matin, Rachida Dati, l'extrême-gauche tue dans notre pays ?
00:30D'abord cette mort, la mort d'un jeune de 23 ans dans telles circonstances, c'est quand même une
00:38tragédie pour tout le monde.
00:39Quelles que soient d'ailleurs nos idées politiques ou humainement, c'est une tragédie pour tout le monde.
00:44Mourir pour ses idées dans une société démocratique est inacceptable.
00:48Ensuite, je reprends les propos du ministre de l'Intérieur qui confirme que l'ultra-gauche, je cite, était à
00:54la manœuvre
00:54et qu'il y avait des éléments qui pouvaient l'établir et l'avérée.
00:58Et donc, cette extrême-gauche qui conduit à cette violence, qui conduit à la mort d'un jeune, c'est
01:05quand même assez inacceptable.
01:06Mais on le voit.
01:07Donc l'extrême-gauche tue dans notre pays, Rachida Dati ?
01:10Pourquoi hésiter à le dire ?
01:11Non, ce n'est pas que j'hésite à le dire. C'est que d'abord, il y a évidemment
01:14une ultra-gauche qui est à la manœuvre.
01:17Mais pourquoi je ne dis pas l'extrême-gauche tue ? Ça voudrait dire que volontairement, il y a une
01:22volonté de tuer.
01:23Qu'il y ait une volonté de violence, c'est une réalité. Nous, on le vit tous les jours.
01:27Moi, je suis en campagne municipale en ce moment. Mon QG n'a jamais été touché.
01:32Mais regardez le nombre de candidats dont les QG ont été attaqués, dégradés, justement, par cette ultra-gauche et cette
01:41gauche radicale.
01:42Moi, je vois, par exemple, parfois, vous pouvez mener des réunions et l'équipe de M. Brossat, M. Béliard et
01:47M. Grégoire
01:48vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d'agresser les gens avec lesquels vous réunissez.
01:54Simplement, ça ne marche pas parce que j'arrive à diminuer.
01:57Parce qu'il y a des militants qui sont plus raisonnables que d'autres, y compris à gauche.
02:00Mais cette mouvance, c'est pour ça que là, M. Grégoire et son équipe, M. Béliard et M. Brossat, écoutez
02:08leurs propos.
02:09Vous pensez qu'ils sont assimilables à la jeune garde et à l'extrême-gauche ?
02:13Non, mais M. Brossat, je l'ai encore écouté très récemment sur une émission, qui trouvait finalement qu'il n
02:19'y avait pas d'acte de violence.
02:21On en arrive là, à la mort d'un jeune homme.
02:23Donc, moi, je le déplore et je le déplore tous les jours, malheureusement.
02:27Un mot de ce collectif de la jeune garde, qui a pourtant été dissous par Bruno Retailleux lorsqu'il était
02:32ministre de l'Intérieur.
02:32Le Conseil d'État n'a toujours pas validé cette dissolution.
02:35À quoi servent ces dissolutions ?
02:36Est-ce qu'elles sont utiles ?
02:37En tout cas, l'impuissance politique tue dans notre pays.
02:40Alors, les dissolutions sont utiles, parce que vous ne pouvez pas laisser des groupuscules, des organisations avoir pour cela l
02:47'objectif d'être dans une forme d'extrémisme
02:53qui conduit à la violence et à la mort.
02:57Et donc, moi, la chose, ça c'est l'expérience aussi, pour avoir vu et avoir vécu dans des endroits
03:03où on était comme ça, toujours l'objet de violence ou de menace,
03:07c'est que vous pouvez dissoudre un groupe, mais si les personnes, les membres qui en font partie, ne sont
03:13l'objet d'aucune sanction...
03:15Donc, il faut s'en attraquer, s'en prendre aux personnes ?
03:16Ils peuvent se reconstituer, ça peut être des groupes de fait. Donc, la dissolution, c'est très bien. Ensuite, c
03:22'est peut-être les membres qu'il faudrait atteindre ou sanctionner.
03:25Parce que si vous les sanctionnez, ça évitera évidemment la récidive.
03:28Les liens entre la France insoumise et la jeune garde sont avérés. Le député Raphaël Arnaud a été leur chef.
03:34S'il y a une implication de ce mouvement qui prouvait à l'issue de l'enquête, est-ce qu
03:38'il faut qu'il y ait une démission, peut-être, de M. Arnaud ?
03:41Moi, je ne veux pas relier les personnes. Là, le ministre de l'Intérieur dit que l'ultra-gauche est
03:47à la manœuvre. Il y a des éléments qui l'attestent.
03:51Et donc, la justice, l'enquête, le déterminera. Et les responsabilités, évidemment, seront identifiées.
03:59Jean-Luc Mélenchon a dit hier, c'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion, réunion par des collectifs comme
04:06Némésif.
04:07Alors, ça va, dit-il. Est-ce que c'est supportable qu'un jeune homme qui est mort, en fait,
04:11Rachida Dati ?
04:12Tout est insupportable. Tout. En ce moment, tout est insupportable.
04:15On ne va pas s'envoyer la figure, les agressions des uns contre les agressions des autres.
04:20Bien sûr qu'il y a aussi des agressions racistes. C'est une réalité. Ça existe.
04:23Et donc, moi, je ne vais pas justifier la mort de Quentin par l'agression d'un autre type de
04:29groupe ou pour d'autres types de groupes.
04:32Déployer une banderole, c'est agressé ?
04:33Oui, mais ça n'est pas ce que j'ai dit.
04:37C'est-à-dire que l'expression politique, le débat politique, même quand il est vif, même quand il est
04:42vif, est utile dans une démocratie.
04:46Ensuite, quand ça conduit à la violence et la violence extrême et la violence extrême qui conduit à la mort,
04:51là, ça n'est plus acceptable.
04:52Quand Emmanuel Macron parle de la haine qui assassine dans notre pays, pourquoi ne parle-t-il pas de l
04:58'extrême gauche ?
04:59Pourquoi a-t-il peur des mots ?
05:00Il n'a pas peur des mots. Il est président de la République. Il s'appuie sur des faits.
05:04Il y a des enquêtes qui sont ouvertes.
05:06Si, effectivement, il y a un groupe politique qui est impliqué dans la mort de quelqu'un, il sera poursuivi
05:13et condamné.
05:13Il est président de la République. Il se bat sur des faits.
05:16Et il est au-dessus, évidemment, il est président de tous les Français, il est au-dessus, évidemment, des polémiques
05:21ou des attaques politiciennes entre partis ou entre membres responsables politiques.
05:27Donc, vous aussi, vous pensez que c'est la haine, aujourd'hui, qu'il faut combattre et pas seulement certaines
05:33émanations politiques.
05:35Non, mais toutes les formes de haine, Madame Ferrari, toutes les formes de haine.
05:38Le racisme est à combattre, l'antisémitisme est à combattre.
05:41Moi, ce qui me désole, on parle de l'antisémitisme uniquement depuis le 7 octobre, mais il existe dans notre
05:48pays, je pense qu'il est ancré.
05:50Et on en débat, maintenant. On n'en débat pas, moi, je considère que ça se sanctionne.
05:53Il vient d'où l'antisémitisme ?
05:54Mais, évidemment, que là, depuis le 7 octobre, il a désinhibé. Il a désinhibé. C'est-à-dire que c
06:02'est devenu un débat d'idées.
06:03Ça n'est pas un débat d'idées, c'est un délit. Et donc, il faut le poursuivre et le
06:09sanctionner.
06:11Moi, ça a toujours été mon action. Lorsque j'étais garde des Sceaux, j'avais mis dans tous les parquets
06:15de France un magistrat en charge de la lutte contre l'antisémitisme.
06:19Parce que c'est une forme de négation pénale qu'il faut combattre absolument de manière claire, ferme et irrévocable.
06:31À Lyon, Jean-Michel Hollasse a suspendu sa campagne des municipales. Il a eu raison. Vous auriez fait pareil ?
06:35Il a eu raison. C'est un moment quand même qui trouble. Avoir 23 ans, être dans des combats politiques
06:42et être mort pour ça, c'est quand même juste une tragédie.
06:46À Paris, la sécurité, comme à Lyon, évidemment, est une grande préoccupation de vos électeurs. Qu'est-ce que vous
06:52promettez, vous, à vos électeurs ?
06:53En matière de sécurité, est-ce qu'il y a une baguette magique pour résoudre tous les problèmes ? Et
06:57Paris est particulièrement criminogène.
07:00Si vous vous présentez une élection, c'est que vous avez des solutions et que vous pouvez agir. Moi, je
07:04crois à l'action politique.
07:05Moi, j'entends Emmanuel Grégoire qui dit « Ah ben, la sécurité, je ne peux rien faire. La sécurité, ce
07:10n'est pas moi. »
07:10Il n'a pas de programme sur la sécurité ?
07:12Le bilan de M. Grégoire, c'est l'exclusion de la délinquance. Entre 2019 et 2025, je ne prends que
07:16sur ces dernières années.
07:19Mais c'est exponentiel depuis plus de 10 ans.
07:23Le trafic de stupéfiants a augmenté de 218%.
07:27Les agressions sexuelles, plus de 60%.
07:30Les atteintes aux personnes, plus de 25%.
07:33C'est une réalité, c'est le bilan de M. Grégoire.
07:35Il dit « On ne peut rien faire ».
07:37On lui dit « Mais la police municipale qui existe aujourd'hui, qui n'a de police que de nom,
07:45n'est pas une vraie police. »
07:47Ça n'est pas une vraie police municipale.
07:49Pourtant, ils se bagarrent sur le terrain. Ils essayent ?
07:50Non, parce qu'ils n'ont pas de mission, ils n'ont pas de prérogative particulière.
07:55Ils ne sont pas formés pour ça, ils ne sont pas armés, ni équipés.
07:58Et ils ne sont rattachés à personne.
08:01Donc moi, je souhaite une police municipale qui soit formée, qui soit équipée, qu'ils soient armés
08:06et qui soit rattachée aux mairies d'arrondissement pour être plus agile dans la lutte contre la délinquance.
08:11Moi, je veux vous dire, la sécurité à Paris, contrairement à M. Grégoire,
08:15je considère que c'est la prérogative du maire parce que c'est dans le code des collectivités territoriales.
08:19Le maire, quelle est sa responsabilité s'agissant de la sécurité ?
08:23Il est en charge de la tranquillité publique et de la prévention de la délinquance.
08:27Donc il est temps pour M. Grégoire, évidemment, de connaître les missions du maire.
08:31Donc si on vote pour quelqu'un, on vote pour, évidemment, faire baisser la délinquance.
08:36Donc moi, ma politique de sécurité, elle sera sur deux jambes.
08:39Ça sera une politique de sécurité que je mettrai en place avec le préfet de police.
08:435 000 policiers municipaux formés, équipés, armés.
08:47Je doublerai le nombre de caméras de vidéoprotection à Paris.
08:50Il y en a moins de 4 000, il y en aura 8 000.
08:52Tout ça sera connecté à un centre de supervision urbain qui sera situé dans toutes les mairies d'arrondissement.
09:02Et le deuxième axe, le deuxième jambe de ma politique de sécurité, c'est avec le procureur de la République.
09:08Quand vous êtes maire, vous êtes évidemment responsable de votre espace public et de la sécurité sur cet espace public.
09:15Donc j'aurai une cartographie de la délinquance et je demanderai à la procureure de la République de me donner
09:21la politique pénale locale pour enrayer...
09:24Pour un code pénal local ?
09:25Non, pas du tout, c'est une politique pénale.
09:27La procureure de la République devra répondre à la criminalité qui existe sur Paris.
09:32J'ai une cartographie, je demanderai quels sont les dispositifs, quelles seront les actions qu'elle pourra mener pour lutter
09:40contre le trafic de produits stupéfiants,
09:42contre les agressions sexuelles et contre les atteintes aux personnes.
09:44Et dans ce cadre-là, dans le cadre de cette politique pénale locale, la procureure de la République devra rendre
09:51compte au maire que je serai,
09:53et comme maire de Paris, je rendrai compte aux habitants, c'est une obligation.
09:58Ça n'a jamais existé à Paris.
10:00Ils n'ont pas la cartographie de la criminalité et ils n'ont jamais demandé à la procureure de la
10:04République de pouvoir avoir une politique pénale locale.
10:08Ils n'ont jamais demandé aux préfets de police de mettre en place les dispositifs de sécurité pour enrayer la
10:15délinquance sur la voie publique.
10:17C'est une prérogative du maire.
10:19Et je serai la maire de la sécurité, mais aussi des résultats s'agissant de cette sécurité.
10:25Achita Dati, vous faites une campagne de terrain.
10:27Qu'avez-vous découvert quand vous êtes rendu dans le nord de Paris auprès d'immigrés de toute nationalité qui
10:31campent dans des tentes ?
10:32Et qu'est-ce que vous proposez pour résoudre ce problème à la fois pour les migrants et pour les
10:37Parisiens qui vivent dans l'enfer ?
10:39J'étais encore hier dans le 19e arrondissement, 18e, 20e, 13e, et dans le centre de Paris, le port de
10:48l'Arsenal vers Bastille.
10:50Une grande partie de Paris a été confisquée aux Parisiennes et aux Parisiens.
10:53Elle a été confisquée par quoi ? Par des commerces illégaux et par des campements illégaux.
10:59Les commerces illégaux, avenue Max-Dormois, rue Dejean, il y a plein d'endroits dans le 19e arrondissement.
11:06Les zones de l'endroit ?
11:07Boulevard Macdonald, il y a soit des commerces illégaux dont on connaît, ils vous le disent eux-mêmes, c'est
11:12du blanchiment d'argent.
11:13Ils l'assument, il n'y a pas d'activité, ce sont des commerces avenue Max-Dormois par exemple.
11:17Et les campements, j'en ai fait beaucoup, beaucoup.
11:20Je suis allée voir à la rencontre de ces personnes.
11:23Très majoritairement, ce sont des personnes qui n'ont aucune vocation à rester sur le territoire français.
11:28Ce sont des immigrés, des migrants sans papier et déboutés du droit d'asile dans leur grande majorité
11:35et d'autres qui n'ont aucune vocation à rester sur le territoire.
11:38La mairie de Paris laisse prospérer ces campements.
11:42Discuter avec les commissaires, ils ont du mal à travailler avec les élus pour pouvoir se réapproprier cet espace public.
11:50Et donc, moi je serai très claire, je l'ai dit aux Parisiens, si je suis élue maire de Paris,
11:55je l'ai dit encore à l'association qui vit aux abords de la Villa de Jean, rue de Jean,
12:00je leur dis, ces commerces illégaux n'existeront plus avec moi, cette occupation de l'espace public, ça n'existera
12:06plus avec moi.
12:07Pourquoi ? Je demanderai au préfet de région de venir démanteler ces camps et ces campements.
12:12C'est le cas, ça a déjà été fait. Il y a eu des dizaines de démantèlements de camps, des
12:18déplacements des migrants.
12:19Non, non, au moment des géos. Il y a un schéma national où on peut héberger dignement ces personnes qui
12:25n'ont pas vocation à rester sur le territoire.
12:26Et donc, ces personnes ne seront plus sur le territoire parisien de manière illégale, avec un espace public qui est
12:34de plus en plus insécurisé
12:35et qui est totalement confisqué aux Parisiens et en particulier aux Parisiennes. Il y a des endroits où les femmes
12:41ne peuvent plus y circuler, y marcher librement.
12:45C'est une réalité. Je prends un engagement très clair et très ferme. Je le dis à l'ensemble des
12:50Parisiens que je vois et que je rencontre très régulièrement.
12:53Regardez la porte d'Aubervilliers. Je vous invite à y aller. Vous arrivez. Il y a un rond-point. C
12:58'est un campement.
12:59Enfin, c'est des barraquements qui sont sur ce rond-point. Regardez tous les flancs de portes de périphériques. J
13:05'ai fait toutes les portes de périphériques, une à une, une à une.
13:09Là, je me réapproprierai ces portes d'entrée à Paris. Je lancerai un concours international d'architectes pour rénover, pour
13:18rebâtir, pour embellir toutes ces portes d'entrée à Paris.
13:22Ça n'est pas acceptable, ce qui se passe à Paris. Et je ne dis pas ça pour stigmatiser un
13:26arrondissement ou stigmatiser une population.
13:29Je souhaite que les Parisiens se réapproprient leur espace public, que je puisse de nouveau l'embellir et qu'on
13:35puisse y vivre en sécurité et dans un cadre de vie apaisé.
13:39Rachida Dati, on est sur CNews et sur Europe 1. Vous parlez d'embellissement. Est-ce que, par exemple, rénover
13:44les voies sur berge, comme le propose Sarah Knavo, c'est une bonne idée ?
13:46Les voies sur berge qui sont évidemment entre Louvre et Bastille, qui ont été coupées à la circulation.
13:51D'abord, les voies sur berge sont surpilotées. Première chose. Ils sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Deuxième
13:59chose.
14:00Si demain, ce projet devait avoir lieu, ça serait plusieurs milliards d'euros pour consolider déjà la berge, si tu
14:07puis dire.
14:08Il faudrait abattre des centaines d'arbres, qui sont des arbres historiques, centenaires sur ces voies sur berge.
14:15Donc, on abat les armes. On bétonne, on consolide sur plusieurs années et en milliards.
14:22Et on remettrait des chantiers énormes.
14:25Donc, c'est des milliards et pas des millions d'euros.
14:26Bien sûr, c'est en milliards. Je vous donne un exemple. Pour couvrir 200 mètres périphériques, ces portes de vente,
14:32en l'occurrence, nous sommes déjà à plus de 60 millions d'euros.
14:36Et c'est du bitume. Et c'est une dalle. Et ce n'est pas une voie sur berge sur
14:40plusieurs kilomètres.
14:41Donc, il faut être raisonnable. Il faut être raisonnable. On ne peut pas dire n'importe quoi aux Parisiennes ou
14:45aux Parisiens.
14:46Parce qu'évidemment, se présenter à la mairie de Paris, c'est sérieux. Et donc, il ne faut pas se
14:50tromper d'agenda.
14:51Les Parisiens le savent. Il s'agit de leur quotidien, de leur qualité de vie, de l'embellissement de Paris,
14:56du rayonnement de Paris.
14:57On ne peut pas leur dire n'importe quoi sur n'importe quoi.
15:00Si je vous entends bien, Rachida Dati, l'union avec Essara Knafou et Pierre-Yves Boronazel, qui sont les candidats
15:05de droite,
15:06et on voit que la droite est dispersée une fois de plus dans cette élection municipale, est impossible ?
15:11Vous ne ferez pas d'alliance au second tour ?
15:12C'est la première fois que les Parisiennes et les Parisiens souhaitent l'alternance à Paris.
15:17C'est d'ailleurs pour ça que la gauche actuelle est dans l'outrance et dans la fébrilité.
15:22Parce qu'ils ont toujours considéré que Paris leur appartenait.
15:25Là, les Parisiennes et les Parisiens veulent le changement. Ils sont excédés.
15:28Y compris pour des gens qui ont voté à gauche toute leur vie. Ils veulent que ça change.
15:32Et donc, c'est un moment historique pour les Parisiennes et les Parisiens, avec un mode de scrutin enfin démocratique.
15:38Les Parisiennes et les Parisiens pourront voter directement pour leur maire.
15:41Oui, mais s'il y a trois candidats à droite ou pas plus ?
15:43Il ne faut pas se tromper d'agenda. Ce n'est pas une présidentielle. Ce n'est pas une législative.
15:48Et donc, aujourd'hui, quelle est la candidate qui est la plus à même de porter l'alternance et le
15:52changement à Paris ?
15:53C'est ma candidature. C'est mon équipe. Avec un projet cohérent.
15:56La question est simple, Mme Ferrari. Est-ce que c'est... On continue avec la même équipe en pire ?
16:03On parlait de la gauche radicale.
16:04Emmanuel Grégoire, c'est Anne Hidalgo en pire. On est d'accord. Pour vous.
16:07Avec M. Béliard, qui ne veut pas de police municipale.
16:12Avec M. Brossat, qui considère avec ses alliés, notamment d'Extrême-Auge, que la police tue.
16:17Qui veulent réquisitionner des logements privés.
16:19Qui veulent loger dans le parc social. Qui veulent faire augmenter, exploser à 40% loger des personnes sans papier.
16:27Voilà l'équipe actuelle qui sera bien pire.
16:30Avec, évidemment, des candidats qui sont soutenus par des antisémites notoires.
16:35Voilà la réalité de l'équipe de M. Grégoire aujourd'hui.
16:37Donc aujourd'hui, c'est stop ou encore. C'est la même empire ?
16:41Ou est-ce que vous voulez le changement ? Et ce changement, je le porte, je l'incarne, et il
16:46se verra dès mon élection.
16:47Mais avec une alliance possible, s'il vous faut des voies à droite pour accéder à la victoire.
16:53Mon alliance, elle est avec les Parisiens. Moi, j'appelle les Parisiens à ne pas disperser leur voix.
16:57Moi, je n'ai pas comme modèle, comme dit M. Brunazel, mon modèle pour Paris, ce n'est pas M.
17:02Delanoé.
17:03Ça n'est pas mon modèle.
17:04C'est la question qui se pose. Est-ce que vous voulez la continuité avec une équipe en pire ?
17:08Ou est-ce que vous voulez le changement avec nous ?
17:11C'est la seule question qui se pose.
17:13Et là, on commence à entrer dans la dernière ligne droite.
17:16Moi, j'en appelle à la responsabilité des Parisiens.
17:18Si vous voulez le changement, ne dispersez pas vos voix.
17:21Parce que certains pensent que les résultats vont se cumuler.
17:25Non, c'est celui qui est en tête qui remporte la mise.
17:28Et donc, moi, je le dis aux Parisiens et aux Parisiens, mobilisez-vous, ne dispersez pas vos votes.
17:33L'enjeu est majeur et historique.
17:35Vous vouliez le changement en 2020.
17:37La dispersion a conduit à notre échec.
17:39Cette fois-ci, il ne faut pas se tromper d'échéance.
17:42Rachida Dati, les élections municipales auront lieu dans un mois.
17:44Pourquoi est-ce que vous êtes encore ministre de la Culture ?
17:46Je vis à Paris. Je suis élue de Paris.
17:48Ce n'est pas incompatible.
17:50À part M. Grégoire qui est jaloux et qui fait une fixette.
17:55Vous resterez jusqu'au bout, ministre de la Culture ?
17:57Mais non, j'avais annoncé très tôt que je partirais.
17:59Donc voilà.
18:00On est en moi.
18:01Oui, il n'y a pas d'incompatibilité.
18:03Qu'il ne soit pas impatient, je vais partir.
18:06Et la campagne, je la mène.
18:08Et moi, vous savez, la vie politique, vous êtes en campagne tout le temps.
18:12Ça a existé avant moi, pendant mois, après mois.
18:15Il y a des réformes auxquelles vous tenez peut-être ?
18:16La réforme de l'audiovisuel, est-ce qu'elle va passer à la trappe ?
18:18Que vous avez portée ?
18:20Elle a été sacrifiée dans le cadre d'un compromis avec l'âge.
18:24A la gauche ?
18:25Non, tout le monde sait qu'elle est indispensable et nécessaire.
18:27On voit le débat aujourd'hui sur l'audiovisuel public,
18:29qui est en train de s'affaiblir, et il s'affaiblit lui-même d'ailleurs.
18:32Et tous les pays européens...
18:33Et vous saluez les travaux de la commission d'enquête parlementaire ?
18:35...ont regroupé leurs forces et ont eu des stratégies plus cohérentes,
18:40justement pour préserver cet audiovisuel public.
18:42Moi, je suis très soucieuse, en France,
18:44qu'on puisse avoir un audiovisuel public, public, fort,
18:49mais dont les forces sont rassemblées, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
18:52Et vous saluez le travail de la commission d'enquête parlementaire ?
18:54Moi, je salue toujours le travail des parlementaires.
18:56Ils sont dans leur mission, ils sont dans leur prérogative,
18:59et je respecte le travail des parlementaires.
19:01Ils ont le droit, et c'est dans leur pouvoir,
19:05de contrôler l'exécutif, de contrôler l'action d'exécutif,
19:09et de contrôler aussi l'utilisation de l'argent des Français.
19:12Merci beaucoup Rachida Dett.
19:13C'était votre grande interview sur CNews et sur Europe 1.
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