00:00C'est comme quand M. Grégoire m'insulte de manière outrancière.
00:04Vous avez dit de vous que vous êtes la peste brune ?
00:06Oui, mais vous trouvez ça à la hauteur ?
00:09Quand vous connaissez ma vie et mon parcours ?
00:11Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:13M. Grégoire, c'est du racisme social.
00:15Moi, je vous le dis, il y a un plafond de verre dans ce pays
00:17pour accéder à des hautes responsabilités.
00:19Et cette gauche, cette gauche de l'entre-soi, a toujours refusé.
00:23Il préfère des gens comme moi, comme étant des victimes,
00:25qu'on soit leur victime, ou qu'ils, à la limite, soient...
00:30C'est fini, cette époque-là.
00:31Ça veut dire quoi, des gens comme vous ?
00:33Des gens comme moi, avec le parcours que j'ai pu avoir.
00:35C'est-à-dire que je serai à gauche...
00:35Ça veut dire des gens qui s'appellent Rachida ?
00:37C'est ça que vous voulez dire ?
00:38Entre autres, avec mon origine, avec mon parcours.
00:41Parce que moi, j'ai toujours refusé ces valeurs de cette gauche-là,
00:45qui considèrent...
00:46Vous l'accusez de vous reprocher, au fond, de vous être émancipée
00:50d'une condition dans laquelle il trouvait confortable de vous laisser.
00:52Exactement.
00:52Mais moi, j'ai des gens de chez eux, de leur partie,
00:55qui me disent
00:56« Oui, mais maintenant que t'es arrivée là où tu es arrivée,
00:59est-ce que tu n'as pas le sentiment de trahir ta condition ? »
01:01Mais quelles conditions, Madame de Malerme ?
01:03Je suis citoyenne, pleine et entière, comme eux.
01:06Et ils me dénient cela.
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