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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.
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00:00On entendait Maëlle Laurent nous rappeler que Gérald Darmanin pointait la complaisance de LFI.
00:07C'est l'ultra-gauche qui a tué manifestement dans la mort du jeune Quentin.
00:11Il y avait évidemment LFI qui s'en défend largement.
00:14Aucun lien entre LFI et la mort de Quentin, nous dit ce soir Sophia Chikirou sur BFM TV.
00:20On a entendu plus tôt les réactions de Manuel Bompard.
00:24Il n'empêche, sur les violences d'extrême-gauche, il y a manifestement un peu une sous-estimation.
00:30Bonsoir Geoffroy-Antoine.
00:32Bonsoir Stéphanie.
00:33Vous êtes journaliste au JDD.
00:34Vous avez publié un article ce matin.
00:36Vous avez justement enquêté sur les violences d'extrême-gauche.
00:39Et ce qui en ressort, c'est qu'il s'agit, je le disais, d'une menace largement sous-estimée.
00:44Absolument.
00:45C'est une menace qui est sous-estimée d'abord sur le volet politique, sur le volet médiatique aussi,
00:49et sur le volet pénal-judiciaire.
00:51Alors, en revanche, c'est une menace qui est assez bien documentée et suivie par les services compétents,
00:56qui sont les services de renseignement.
00:57Quelques chiffres que Gérald Darmanin avait portés à connaissance du grand public en 2023.
01:01En France, c'est 10 000 individus qui sont suivis pour appartenance à la gauche radicale,
01:06dont 3 000 fiches S.
01:08C'est une menace aussi qui est transnationale, puisqu'à l'échelle européenne,
01:11et là je cite les chiffres d'Europol, donc l'agence de police européenne,
01:14on a eu quand même 24 tentatives d'attaques terroristes en 2024,
01:2031 en 2023 perpétrées, avortées ou déjouées par des mouvances de gauche radicale.
01:25Ça caracole en tête juste derrière les statistiques du djihadisme en Europe.
01:29Donc c'est dire l'étendue de la menace sur un plan numéraire.
01:33Maintenant, je pense qu'il faut aussi appréhender le caractère contéiforme de cette menace.
01:38Il y a ce qu'on voit et ce qui s'est passé avec Quentin,
01:41c'est-à-dire les antifascistes, les groupuscules antifascistes
01:43qui sévissent dans les manifestations, qui sévissent dans les rassemblements politiques,
01:47notamment les rassemblements politiques de la France insoumise,
01:49en tout cas de la gauche au sens large.
01:52Il y a aussi la dimension d'écologie radicale.
01:54Alors là, on est pareil, sur de la mouvance ultra-gauche,
01:57extrêmement violente, extrêmement bien organisée.
01:59Je rappelle qu'il y a quelques années, c'était 44 gendarmes
02:02qui étaient blessés à Sainte-Solines, 5 véhicules incendiés.
02:05Donc là, on est sur quelque chose de très structuré.
02:08Et enfin, et enfin, et ça, on s'en aperçoit depuis quelques mois,
02:11cette mouvance de gauche radicale s'en prend de façon très directe
02:15à notre armée, à notre armée française, à notre capacité de défense.
02:19Et ça, ça ne sort pas de mon chapeau.
02:21C'est la DRSD, la Direction du Renseignement, de la Sécurité et de la Défense,
02:24concrètement la DRSD, c'est le contrétionnage de l'armée française,
02:28c'est le contrétionnage militaire qui s'alarmait en juillet dernier
02:31des attaques de l'ultra-gauche contre des entreprises de défense françaises,
02:35contre des producteurs de drones, contre Thalès notamment.
02:37Donc on a une menace vraiment plurielle, protéiforme et assez peu appréhendée
02:42puisque les suites judiciaires nous conduisent rarement à des sanctions lourdes.
02:47La plupart du temps, il y a une dizaine d'affaires
02:49qui ont été portées à la connaissance du grand public
02:51et on est dans la quasi majorité des cas des peines de prison avec sursis.
02:55Merci, merci Geoffroy-Antoine, c'était important de vous entendre
02:58parce que les chiffres sont têtus et implacables.
03:02Jules Thores ?
03:03Bien sûr, Geoffroy-Antoine a absolument raison.
03:06D'abord, politiquement, c'est vrai que cette menace,
03:08elle est complètement sous-estimée et ça fait des années.
03:11Et c'est vrai que Pierre Gentillet, par exemple, tout à l'heure,
03:13parlait de la mort de Clément Méry, qui était évidemment en 2014 un drame,
03:18mais c'est vrai que Manuel Valls, qui était ministre de l'Intérieur à l'époque,
03:21avait répondu en disant qu'il allait dissoudre
03:23tous ces groupuscules d'extrême droite.
03:25Et c'est un petit peu ce qui manque, pardonnez-moi,
03:27dans les réactions de nos politiques hier.
03:29Emmanuel Macron a pris la parole.
03:31C'est vrai qu'on ne l'attendait pas forcément
03:32puisque ces dernières années, quand il s'agit des faits divers,
03:35il accuse ceux qui en parlent de brainwashing et de laver les esprits.
03:39Donc là, en l'occurrence, le président de la République a répondu.
03:41Bon, il était sobre.
03:42Il a eu des mots essentiels.
03:44Il a eu des mots extrêmement justes.
03:46Mais le problème, c'est qu'il n'a ciblé personne.
03:48Et mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde.
03:50Et donc, en ne nommant pas l'extrême gauche,
03:53Emmanuel Macron, il s'arrête au seuil de la vérité.
03:56C'est-à-dire que le sujet, aujourd'hui, c'est l'extrême gauche.
03:58C'est cette extrême gauche qui tue.
04:00C'est ce qu'on a essayé de dire dans le journal du dimanche.
04:03C'est elle, aujourd'hui, qui est en train de saper nos institutions.
04:06C'est elle qui est en train d'instaurer un climat politique
04:09qui est suffocant, qui est insupportable,
04:12à l'aune d'une campagne municipale
04:13et surtout à l'aune d'une élection présidentielle
04:16où, sans doute, on aura la campagne présidentielle
04:17la plus violente de l'histoire de la Vème République.
04:20Donc là, il faut objectivement un sursaut.
04:22Et c'est vrai que quand on voit les réactions des politiques,
04:23en tout cas de ceux qui sont au pouvoir,
04:25je pense à Emmanuel Macron, je pense à Laurent Nunez,
04:28je mets Gérard Darmanin d'un autre côté
04:29parce que lui, au contraire, il a décidé de nommer,
04:32il a décidé de dire ce qu'il voyait
04:33et de dire ce qu'il pensait.
04:35Mais on est très loin du sursaut
04:37quand on voit cette mollesse dans les réactions.
04:39Catherine Rambert, moi je me disais,
04:41depuis hier soir, je me suis dit,
04:42bon, il y aura quand même un avant et un après.
04:44C'est une étape dramatique.
04:46La mort d'un jeune homme de 23 ans,
04:49étudiant en mathématiques,
04:50alors militant identitaire,
04:52enfin, il était non-violent.
04:53Il avait bien le droit de penser,
04:55d'avoir sa propre idéologie.
04:58Il n'empêche, il a été plutôt décrit
05:00comme un garçon absolument pacifique.
05:02L'enquête va suivre son cours,
05:04mais enfin, il me semble dénué
05:05de tout soupçon, ce jeune homme.
05:08En tout cas, factuellement, il n'est plus là.
05:11Mais je pense qu'il n'y aura pas
05:13d'avant et un après.
05:14Il n'y a pas vraiment d'émotion unanime dans le pays.
05:17J'aimerais pouvoir vous dire
05:18qu'il y aura d'avant et d'après.
05:19J'ai du mal à le croire.
05:20L'extrême-gauche, vous savez,
05:21ils ont gagné le combat de l'image.
05:23Il y a toujours ce côté romantique.
05:25Et du récit.
05:26De l'image et du récit.
05:27Il y a toujours ce côté romantique.
05:28Ils se prennent pour des robins des bois.
05:30Même quand Action Directe
05:31allaient tuer des dirigeants en France,
05:33il y avait un côté,
05:34on tue le capitalisme.
05:36Après tout, c'est normal.
05:37Et donc, on est dans ce récit-là.
05:39Par rapport à ce qu'a dit Emmanuel Macron,
05:42la bonne nouvelle,
05:43c'est qu'on a un président
05:44qui s'est souvenu
05:45qu'il était président du peuple français.
05:47Et ça lui a permis
05:48de redescendre un peu
05:49de la stratosphère
05:49dans laquelle il était perché.
05:51Et ça nous permet aussi
05:52de sortir de cette fameuse séquence
05:53que moi, je n'ai pas dit
05:54la séquence Ken.
05:56Vous savez qui est Ken ?
05:57C'est Marie de Paris.
05:58Qui est Ken à du l'aide de soleil.
06:00Ken nous montre
06:00qu'il sait parler anglais.
06:02Faucheur.
06:02Ken s'est rappelé
06:03qu'il était président des Français
06:04et qu'il devait un peu compatir
06:05aux mots de la France
06:07dont il est en grande partie responsable.
06:09Donc, s'il y a un petit côté,
06:11je ne vais pas dire positif,
06:12parce qu'en cette histoire,
06:12il n'y a rien de positif,
06:14mais à saluer,
06:16c'est au moins que Macron
06:16est redescendu parmi nous.
06:17D'ailleurs, il était l'invité,
06:19le président de la République
06:19ce matin de Radio-J.
06:21Il parle de l'extrême-gauche.
06:23Écoutez ce qu'il dit.
06:24Je ne fais pas les classements
06:25de sensibilité.
06:26C'est au ministère de l'Intérieur
06:27de le faire pour les élections.
06:28Mais je crois qu'il n'y a pas
06:30tellement de mystère
06:30pour dire qu'ils sont
06:31à l'extrême-gauche.
06:32L'extrême-gauche,
06:33c'est ce qu'ils font partie
06:33toujours de l'axe républicain.
06:34Sur cette formule,
06:36il faut regarder les choses.
06:37Quand des Françaises
06:38et des Français élisent
06:40et mettent à l'Assemblée
06:42des parlementaires,
06:43mettent des gens
06:43dans les institutions
06:44de la République
06:45et donc,
06:45on ne peut pas par un discours
06:47les en exclure.
06:48Mais je constate
06:49que dans les positions
06:50qu'ils prennent,
06:51en particulier sur l'antisémitisme,
06:54ils contreviennent
06:55à des principes fondamentaux
06:57de la République,
06:57à des valeurs de la République.
06:58Vous diriez comme Raphaël N.
06:59Thoven, c'est un mouvement
07:01passionnément antisémite ?
07:02C'est normal que les intellectuels,
07:04je respecte beaucoup
07:05M. Thoven,
07:06qui travaillent et s'engagent,
07:08mais leur propre formule,
07:10il ne m'appartient pas
07:11de qualifier cela.
07:13Mais en tout cas,
07:14il y a clairement
07:15des expressions antisémites
07:16qui émergent
07:17et qui doivent être combattues.
07:18En l'occurrence,
07:19il a été interrogé
07:20sur LFI,
07:21est-ce que c'est un mouvement
07:22d'extrême-gauche ?
07:23Mais vous voyez
07:24comme il est fumeux
07:24dans ses réponses,
07:25comme il s'écoute parler,
07:26c'est quand même simple
07:27de condamner un mouvement,
07:28de dire ça,
07:29c'est l'extrême-gauche,
07:30c'est condamnable,
07:30c'est clair.
07:31Non, il se paraphrase,
07:32il s'écoute parler,
07:34j'ai l'impression
07:34qu'il change sa voix
07:35pour montrer
07:35qu'il va dire
07:36quelque chose d'important.
07:37Et quand vous regardez
07:37les images,
07:38il plisse les yeux
07:39comme si vraiment
07:39il voulait montrer
07:40qu'il est concentré
07:42sur lui-même.
07:42Mais il n'est absolument
07:44pas clair.
07:45Moi, je n'ai pas tout compris
07:46dans ses interventions
07:48de ces jours-ci,
07:49de ces dernières heures.
07:51Et encore une fois,
07:52on a l'impression
07:52qu'il joue un peu
07:54avec la réalité,
07:54même s'il pose
07:55quelques mots.
07:56Oui, parce qu'il dit
07:57quand même,
07:57il y a clairement
07:58des expressions antisémites
07:59qui émergent au sein
08:00de l'FI
08:00et qui doivent être
08:01combattues.
08:02Ça le mérite quand même
08:02d'une forme de clarté,
08:03Jules Torres.
08:04Bon, ce n'est pas si clair.
08:06Oui, c'est clair.
08:06Mais enfin, bon,
08:07il y a des circonvolutions quand même.
08:09Moi, je suis assez d'accord,
08:09je n'ai rien compris
08:10à cette interview.
08:12Enfin, l'interview
08:12de Frédéric Aziza
08:14est évidemment très bien menée.
08:15Mais c'est vrai
08:15que les réponses
08:16d'Emmanuel Macron,
08:17on voit très bien
08:18que ces sujets-là
08:19ne l'intéressent pas,
08:20que finalement,
08:21c'est pour lui
08:21de la petite politique politicienne.
08:23Il a raison de dire
08:24au départ
08:25que ce n'est pas
08:26au président de la République
08:27de classifier
08:28les partis politiques.
08:29Moi, je considère
08:30que ce n'est même pas
08:30au ministère de l'Intérieur
08:31qui est une autorité administrative
08:33de classifier
08:34les partis politiques.
08:36Emmanuel Macron,
08:36c'est une sorte
08:37d'autorité morale
08:38en tant que président
08:38de la République,
08:39mais ce n'est certainement
08:39pas une autorité
08:40ni un pouvoir juridique.
08:42Donc, à ce titre-là,
08:43il a raison du reste.
08:44Il y a assez d'exemples
08:45dans l'actualité,
08:45il y a assez d'exemples
08:46dans les prises de parole
08:47de la France Insoumise
08:48pour qu'on puisse les qualifier
08:49de partis d'extrême-gauche.
08:50C'est un parti qui,
08:52contrairement à ce qu'il dit
08:53en ce moment,
08:54prône la violence
08:54en permanence.
08:54Olivier Faure n'est pas d'accord.
08:56Oui, mais vous savez,
08:56Olivier Faure,
08:58il ne sait même plus
08:58où il habite.
09:00Et il a besoin de la gamelle
09:02aux prochaines élections législatives.
09:03Donc, évidemment,
09:04il va défendre
09:04la France Insoumise.
09:05Mais la France Insoumise,
09:06aujourd'hui,
09:06est un parti
09:07qui revendique la violence,
09:09qui a un certain nombre
09:10de ses candidats
09:11et de ses porte-parole,
09:12de ses cadres
09:13qui ont été condamnés.
09:14Je n'en cite que trois.
09:15Jean-Luc Mélenchon,
09:16condamné pour acte
09:17d'intimidation
09:17et de rébellion
09:18contre l'autorité judiciaire.
09:20Monsieur Delogu,
09:21qui a été condamné
09:21pour violence aggravée
09:22parce qu'il s'en est pris
09:23à une conseillère principale
09:25d'éducation
09:25dans un blocus lycéen
09:26à Marseille en 2023.
09:28Et, pompon sur la Garonne,
09:30si je puis dire,
09:31monsieur Raphaël Arnaud,
09:32triple fiché S,
09:33qui est aujourd'hui député,
09:34qui a été condamné
09:34pour violence en réunion
09:35pour s'en être pris
09:36avec cinq de ses camarades
09:37de la jeune garde
09:38à un jeune homme
09:40de 18 ans
09:41il y a quelques années.
09:41Donc voilà,
09:42aujourd'hui,
09:42ça nous permet quand même
09:43ces exemples-là
09:44de pouvoir qualifier
09:46la France insoumise
09:46d'extrême-gauche,
09:47ne serait-ce que si on les compare
09:49au Parti socialiste.
09:49Moi, je ne trouve pas que le...
09:51Évidemment que l'extrême-gauche
09:52est infamant,
09:53mais dans tous les pays du monde,
09:54il y a une extrême-gauche,
09:55il y a une gauche,
09:56il y a une droite,
09:56il y a une extrême-droite,
09:57il y a un centre,
09:58il y a même une sorte
09:58d'extrême-centre aujourd'hui.
09:59Le mérite de cette interview,
10:00c'est qu'il a qualifié
10:01les fils d'extrême-gauche,
10:02je crois que c'est ce qu'on va
10:03seulement retenir.
10:03Mais le problème,
10:04c'est que là aussi,
10:04il y a un changement,
10:05parce que quand il nous parle
10:05d'arc républicain,
10:06à la très bonne question
10:07de Frédéric Aziza,
10:08même sur ça,
10:08c'est Emmanuel Macron
10:09qui a créé cet arc républicain,
10:11en tout cas,
10:11c'est François Mitterrand
10:12qui avait créé le cordon sanitaire
10:13vis-à-vis du Front National,
10:15mais Emmanuel Macron
10:15a restauré cet arc républicain
10:17et il faut quand même comprendre
10:19qu'avec Emmanuel Macron,
10:20il y a semaine A
10:21et semaine B.
10:22Semaine A,
10:22la France insoumise
10:23et le RN
10:24n'appartiennent pas
10:24à l'arc républicain.
10:27Semaine B,
10:27par exemple,
10:28quand il y a
10:28les rencontres de Saint-Denis,
10:29quand il y a
10:30les consultations sur l'Ikraine,
10:31là, on invite à l'Elysée
10:32ou on invite à Saint-Denis
10:34les partis
10:35qui ne sont pas
10:36dans l'arc républicain.
10:36Donc, on ne comprend plus rien
10:38finalement
10:38à sa logique politique.
10:40Je pense que c'est
10:41complètement un globi-boulga,
10:42cet arc républicain.
10:43À partir du moment
10:44où vous êtes représenté
10:45à l'Assemblée nationale,
10:46que vous avez des Français
10:47qui élisent des députés
10:49ou des sénateurs
10:50ou des députés européens,
10:51vous faites partie
10:52de l'arc républicain.
10:53Évidemment.
10:53Emmanuel Macron
10:54qui a aussi été interrogé,
10:55vous savez,
10:56on lui a beaucoup reproché
10:57sur son absence
10:58à la marche
10:59contre l'antisémitisme
11:00le 12 novembre 2023.
11:02Vous écouterez après la pub
11:03ce qu'il a répondu,
11:04le président de la République.
11:05À tout de suite.
11:06Je vous l'avais promis
11:07avant la publicité.
11:09Emmanuel Macron
11:09qui s'est enfin expliqué
11:11sur son absence
11:11lors de la marche
11:12contre l'antisémitisme
11:14le 12 novembre 2023.
11:16Il était sur Radio-Gis
11:18ce matin.
11:18Écoutez sa réponse.
11:20Je ne prends pas
11:21mes décisions
11:21sous influence
11:22de qui que ce soit
11:22et ça c'est des racontants.
11:23C'est totalement faux.
11:25Je ne l'ai jamais fait
11:26de marche
11:27depuis que je suis président
11:27de la République.
11:28Je considère
11:29que ma fonction,
11:30ma mission,
11:31c'est d'abord
11:31de mettre des mots
11:33et de dire
11:33au don de la nation.
11:34C'est pour ça
11:34que le jour même
11:35de la marche,
11:36j'ai pris ma plume
11:38et j'ai écrit un texte
11:39sur l'antisémitisme
11:40et ensuite c'est d'agir
11:41et de décider.
11:42Mais vous avez raison
11:43de rappeler ça.
11:44Moi je veux ici dire
11:44combien les gouvernements
11:46successifs ont agi.
11:47Sur la monnaie de fait.
11:50Sur la marche,
11:51c'est de ne pas y avoir participé.
11:53J'ai décidé à refaire
11:53est-ce que vous participez
11:54à une telle marche ?
11:55Je l'expliquerai sans doute mieux
11:56pourquoi je ne le fais pas
11:57parce que manifestement
11:58chez certains
11:58ça n'a pas été compris
11:59mais j'espère que toute l'action
12:00qu'il y a eu ensuite,
12:01en particulier le fait
12:02que le 7 février
12:03qui a suivi,
12:04la France a non seulement
12:06rendu hommage
12:06à ses victimes
12:07mais à toutes les victimes
12:08du monde entier
12:09aux familles d'otages
12:09et nous avons été
12:10le seul pays au monde
12:11de le faire
12:11et je pense que c'est plus ça
12:13mon rôle.
12:13À la lumière de l'explosion
12:14de l'antisémitisme en France,
12:16est-ce qu'il n'aurait pas été
12:18plus simple de dire
12:19bah oui, écoutez,
12:19je regrette,
12:21c'était peut-être une erreur ?
12:22Bon, apparemment,
12:23il ne le pense pas
12:23Emmanuel Macron.
12:25Emmanuel Macron n'a aucune empathie,
12:27c'est ça qu'il caractérise.
12:28Là encore,
12:28si vous comprenez,
12:29j'aimerais bien qu'on fasse
12:30une interroi écrite
12:30pour savoir qui a compris
12:31la réponse du président
12:32mais en effet,
12:33il faut lui expliquer
12:34que tout le monde
12:34dit que c'était une erreur.
12:35À France et à l'étranger,
12:41de dire oui,
12:41c'était une erreur,
12:42c'était une erreur de jugement.
12:43Bien sûr qu'un président
12:44ne fait pas de manifestation,
12:45mais enfin,
12:46ce n'est pas une manifestation
12:46pour protester contre
12:47le prix d'augmentation
12:48du prix des spaghettis.
12:49C'est une manifestation
12:50pour protester
12:51contre un drame épouvantable.
12:53Donc, on aurait attendu
12:54sa présence.
12:55C'est comme si François Hollande
12:56n'était pas descendu dans la rue
12:58après les attentats
12:58Charlie Hebdo.
12:59Vous comprenez ?
12:59Voilà, c'est ce ressort-là,
13:00on en est là.
13:02Et plutôt que de dire
13:03j'ai effectivement,
13:04j'aurais peut-être dû venir
13:04mais néanmoins,
13:06mes réponses,
13:07parce qu'il parle
13:07de sa lettre qu'il a faite.
13:08Moi, je ne me rappelais même plus
13:09qu'il avait écrit une lettre
13:10au lendemain des attentats
13:11de ces attentats.
13:15Donc, reconnaître
13:15qu'on a fait une erreur
13:16et puis dire,
13:17voilà,
13:18les actions fermes
13:19que j'ai prises
13:19et que je veux continuer
13:20de prendre pour protéger
13:21nos compatriotes juifs,
13:22ça, il ne l'a pas fait.
13:23Oui, la lettre était avec vous
13:24par la pensée,
13:25mais pas physiquement.
13:26Mais qui s'en rappelle ?
13:27Pardonnez-moi,
13:27à demander à la lettre de Macron,
13:29personne ne s'en rappelle.
13:30Jules Thorez.
13:30Non, mais c'est vrai
13:31que ne pas s'être rendu
13:32à cette manifestation
13:33du 12 novembre 2023.
13:35C'est un boulet
13:35pour Emmanuel Macron,
13:36c'est-à-dire qu'il le traîne
13:37depuis maintenant
13:39quasiment un peu plus de deux ans
13:41parce qu'il n'y a pas eu d'acte ensuite.
13:44Le seul acte
13:45qu'on pourrait retenir
13:45d'Emmanuel Macron...
13:46Il y a la loi qui est reprise
13:47par Aurore Berger
13:48de Caroline Yadant
13:48sur l'antisémitisme.
13:50Qui n'a même pas été portée
13:51par le président de la République,
13:52qui, pour l'instant,
13:54tarde à être inscrite
13:55à l'agenda
13:56de l'Assemblée nationale
13:57et du Sénat.
13:58La seule chose
13:58qu'Emmanuel Macron a faite
14:00de manière extrêmement claire,
14:01c'est la reconnaissance
14:02de la Palestine
14:03en bafouant
14:04toutes les conditions
14:05qu'il avait lui-même dictées.
14:06C'est-à-dire,
14:06vous vous souvenez,
14:07la libération des otages
14:09dans la vente de Gaza.
14:09Donald Trump se demande encore
14:11ce soir
14:11la déliminitarisation du Hamas.
14:13S'il était couru d'avance,
14:15c'était difficile
14:16de faire confiance
14:17à ce mouvement terroriste.
14:18Mais donc,
14:19la question aujourd'hui,
14:20c'est est-ce qu'Emmanuel Macron
14:21depuis le 7 octobre 2023
14:22a fait quelque chose
14:24pour faire baisser
14:26l'explosion
14:26des actes antisémites ?
14:28La plupart des spécialistes,
14:30la plupart des Français juifs
14:32vous disent que non.
14:34Ils vous disent qu'au contraire,
14:35il y a la France insoumise
14:36qui a en effet contribué,
14:37ils sont 92%
14:38selon un sondage IFOP,
14:39à dire que la France insoumise
14:40a contribué
14:41à faire monter ce climat.
14:43Mais Emmanuel Macron
14:44n'a rien fait
14:44pour indiquer ce problème.
14:45Il ne les plante même pas,
14:46il rajoute de la terre
14:47dans le cours de l'Église.
14:48Un problème aussi,
14:49c'est qu'Emmanuel Macron
14:49dans la même interview
14:50à Frédéric Aziza
14:51s'en est pris par exemple
14:52à Bruno Roteu
14:52sur la question de l'état de droit
14:54parce que Bruno Roteu
14:55a lancé sa campagne présidentielle
14:56en disant
14:57où il fallait remettre en cause
14:58cet état de droit.
14:59Vous avez quand même
14:59dans l'actualité récente
15:00un certain nombre de faits judiciaires
15:02qui nous interrogent.
15:03Quand vous avez une nourrice
15:05qui empoisonne toute une famille,
15:07y compris des enfants,
15:08et qu'elle crie sa haine
15:09des juifs et d'Israël,
15:10la justice ne reconnaît pas
15:12le caractère antisémite.
15:13Vous avez tout un tas d'affaires
15:14aujourd'hui
15:15où il y a objectivement
15:17des actes antisémites
15:18et où l'aspect antisémite
15:20n'est pas convoqué.
15:21Mais ce qui est cocasse
15:22c'est qu'Emmanuel Macron
15:23vous avez entendu l'autre jour
15:24veut rendre inéligible
15:26les élus condamnés
15:28pour antisémitisme.
15:29Le problème c'est que
15:30vous venez de le rappeler
15:31c'est rarement retenu
15:33l'antisémitisme
15:34et puis c'est peut-être
15:35effectivement dangereux
15:36par la suite
15:37mais c'est rarement retenu
15:38de toute manière.
15:39D'ailleurs certains spécialistes
15:40disent même que
15:40cette proposition d'Emmanuel Macron
15:42de rendre en effet
15:43inéligible quasiment avis
15:44et de manière obligatoire
15:46les personnes condamnées
15:47pour des propos racistes
15:48ou antisémites,
15:50il y avait eu une proposition
15:51de loi en 2017
15:52qui avait été jugée
15:53anticonstitutionnelle.
15:53Bon moi je ne suis pas
15:54un grand défenseur
15:55du conseil constitutionnel
15:56d'habitude
15:56mais c'est vrai que cette idée
15:58elle serait très dangereuse
15:58d'abord parce que
15:59vous avez quand même
16:00sur le terrain
16:00de la liberté d'expression
16:02un champ qui est en train
16:03de se réduire
16:03comme peau de chagrin
16:04depuis des années
16:05avec un certain nombre
16:06de condamnations
16:07toujours du même côté
16:08il suffit qu'Éric Zemmour
16:09dise que le ciel est bleu
16:11et qu'Emmanuel Macron
16:12dise qu'il est gris
16:13et Éric Zemmour
16:14il sera condamné
16:15par la justice française
16:15donc vous voyez très bien
16:16que c'est un problème
16:17et que c'est un précédent dangereux
16:18mais quand vous n'arrivez
16:20à ne plus rien faire
16:21quand vous avez 11%
16:23de français
16:23qui sont satisfaits de vous
16:25vous essayez de faire
16:26un petit peu de mousse
16:26et de faire des lois
16:27qui ne serviront à rien
16:28attendez Catherine
16:28parce que je voudrais avancer
16:30rapidement
16:30alors terminez sur ce sujet
16:31la punition pour Emmanuel Macron
16:33c'est que son interview
16:34et c'est dommage
16:35notre confrère a fait une bonne interview
16:37elle passe complètement
16:38entre les gouttes de l'actualité
16:40c'est-à-dire
16:40je pense qu'aucun français
16:42n'a conscience
16:43de la parole
16:43qu'a prise Emmanuel Macron
16:45et ça c'est dramatique
16:46ça n'est jamais arrivé
16:46sur les autres présidents
16:48il a tellement dilué sa parole
16:50que plus personne ne l'écoute
16:51vous avez raison
16:52qu'attendre
16:53de la visite de Laurent Nunez
16:54demain en Algérie
16:55je voulais vous faire réagir
16:56à cette question aussi
16:58puisque ça fait quoi
16:592022
17:00je crois qu'aucun ministre
17:02n'était pas rendu en Algérie
17:04le ministre de l'Intérieur
17:05donc s'envolera demain
17:06pour deux jours
17:07il est votre
17:07il y a eu Jean-Noël Barreau
17:08qui était allé
17:08oui absolument
17:10son homologue algérien
17:12sur la question épineuse
17:13des OQTF
17:14qui ne sont jamais récupérés
17:15par l'Algérie
17:16ou encore le cas
17:17du journaliste français
17:18Christophe Gleize
17:19détenu
17:20sur place
17:21vous en attendez quelque chose
17:22Jules Torres ?
17:24pas grand chose
17:24pour être tout à fait honnête
17:26avec vous
17:26je pense qu'il y a trois points
17:27qui sont extrêmement importants
17:29d'abord
17:30le premier
17:30qui est un sous-point
17:31j'espère que la France
17:33ne va pas y aller
17:34pour faire encore une fois
17:34la diplomatie de la carpette
17:36et la diplomatie de la soumission
17:37comme on avait pu le voir
17:38quand Jean-Noël Barreau
17:39s'est rendu
17:41il y a quelques mois
17:42en Algérie
17:43où il avait signé
17:44un communiqué commun
17:44avec le régime d'Alger
17:45qu'il avait quasiment promis
17:47mon émerveille
17:47en disant
17:47qu'il obtiendrait
17:48la libération de Boulême
17:49sans salle
17:50et quasiment
17:50qu'il reviendrait
17:51dans l'avion avec lui
17:52il n'en fut rien
17:54il n'y avait pas eu ça
17:55et la France avait été ridiculisée
17:56trois points
17:57d'abord
17:57la libération de Christophe Gleize
17:59qui est enfermé
18:00depuis maintenant
18:00quasiment deux ans
18:01dans les geôles algériennes
18:03parce qu'il a fait
18:04un reportage en Kabylie
18:05et on l'accuse aujourd'hui
18:07il a été condamné
18:08à sept ans de prison
18:08pour apologie du terrorisme
18:10la deuxième des choses
18:10c'est la réadmission
18:11en effet
18:12des OQTF dangereux
18:13qui ne sont systématiquement
18:15jamais repris
18:16par le régime algérien
18:18parce qu'on voit très bien
18:18qu'il joue
18:19sur notre territoire
18:20et ensuite
18:20c'est une question
18:21extrêmement claire
18:22que Laurent Nunes doit poser
18:23quelle est la politique
18:25de l'Algérie
18:25vis-à-vis de la France
18:26aujourd'hui
18:26parce qu'on a
18:27un régime algérien
18:28qui a blacklisté
18:29nos entreprises
18:30qui a cessé quasiment
18:31tout renseignement
18:32sécuritaire et militaire
18:33ces derniers mois
18:34et ces dernières semaines
18:35vis-à-vis de la France
18:37qui quand même
18:37on sait qu'il y a
18:38des routes et des flux migratoires
18:39il y a potentiellement
18:40des gens dangereux
18:41qui arrivent par le Maghreb
18:42et le renseignement sécuritaire
18:44est quelque chose
18:44évidemment de très important
18:46donc pour toutes ces questions-là
18:47et bien Laurent Nunes
18:48il doit les poser
18:49et il doit revenir
18:50avec une feuille de route
18:51extrêmement claire
18:52J'entendais Sylvain Maillard
18:54chez CNews Europe 1
18:55cette semaine
18:56qui nous disait
18:56bon après il y a deux approches
18:57il y a l'approche
18:58de Bruno Retailleau
18:59qui a joué le bras de fer
19:00il y a l'approche
19:01de Laurent Nunes
19:02qui va aller
19:02dans le but finalement
19:04de faire en sorte
19:05que les Algériens
19:06récupèrent leurs OQTF
19:07qu'est-ce que vous en pensez
19:08Catherine Robert ?
19:08Il y a eu l'approche aussi
19:10d'Emmanuel Jean-Noël Barreau
19:12qui nous a ridiculisés
19:14moi je pense que
19:15ou le ministre de l'Intérieur
19:16revient avec le prisonnier français
19:17ou c'est pas la peine d'y aller
19:19parce que je pense
19:20que le pouvoir algérien
19:21se rit de nous
19:21et qu'on va pas encore s'humilier
19:23à demander des grâces
19:24au régime algérien
19:25il rentre avec le prisonnier français
19:27dont le nom m'échappe à l'instant
19:28excusez-moi
19:30Christophe Gleize
19:32et où ça ne sert à rien
19:33et je pense que malheureusement
19:34j'espère que ce sera pas le cas
19:36mais malheureusement
19:37on va encore aller à Cannes
19:37au Sass
19:38faire prendre des coups
19:39par l'Algérie
19:39Bon, on verra demain
19:41en tout cas
19:41quand il se vendra
19:42Laurent Nunez
19:44Sauf s'il rentre avec Christophe Nunez
19:46Et juste un mot
19:47sur la riposte graduée
19:48dont avait parlé Bruno Rotaio
19:49parce que c'est vrai
19:50qu'on a tendance
19:50quand on parle de l'Algérie
19:51à dire qu'il y a deux lignes
19:52il y a celle d'Emmanuel Macron
19:53de Jean-Noël Barreau
19:54et de Laurent Nunez
19:55et celle de Bruno Rotaio
19:57Pardon mais
19:57il y a une seule
19:58de ces deux lignes
19:59qui n'a jamais été utilisée
20:00c'est celle de Bruno Rotaio
20:01parce qu'il n'a jamais pu réussir
20:03il voulait lui
20:04engager un bras de force
20:05il voulait
20:06dénoncer les accords de 68
20:08il voulait dénoncer
20:09les accords de 93
20:10il y avait eu un ultimatum
20:11de François Bayrou
20:12il faut mettre à plat
20:13nos accords avec l'Algérie
20:14nos rapports avec l'Algérie
20:15et repartir sur une feuille
20:16il y a tout un tas de leviers
20:18qu'on peut poser
20:18notamment sur les droits de douane
20:19notamment sur
20:20les
20:21voilà
20:22les certains nombres
20:23de bénéfices
20:24qu'ont les hiérarches algériens
20:25par exemple en France
20:26et tout ça
20:26et bien ça n'a jamais été fait
20:27il nous reste deux minutes
20:28je voulais
20:29on pourra demander
20:29qu'ils nous remboursent
20:30ils ont une note
20:31de soins hospitaliers
20:32à nous de voir
20:33ils pourraient demander
20:35je pense que l'hôpital américain
20:36a une certaine
20:38comment une aise rentre avec le chèque
20:40ce serait déjà pas mal
20:40c'est vrai
20:41c'est une bonne suggestion
20:43la question du jour
20:44c'était
20:44trouvez-vous la loi sur l'aide à mourir
20:46trop permissive
20:48sur le site Europe 1
20:50et bien c'est oui
20:5178% d'entre vous
20:52non
20:52pour 22%
20:53alors on rappelle que le texte
20:54sur la fin de vie
20:55est de retour à l'Assemblée nationale
20:56dès demain
20:57pour la deuxième lecture
20:58et des partisans
20:59de l'aide à mourir
21:00donc mis sur une adoption rapide
21:01ça on l'a bien compris
21:03du texte
21:03pour une mise en oeuvre
21:04dès 2027
21:06c'est vrai que là
21:07ça va vite
21:08ça s'accélère
21:09j'ai entendu
21:09que d'ailleurs
21:10les partisans
21:10voulaient augmenter
21:12le champ de cette loi
21:13de manière assez
21:14quand même inquiétante
21:15notamment aux mineurs
21:16etc
21:16voilà des gens
21:17qui trouvent que
21:18la principale urgence
21:19en France
21:19aujourd'hui en 2026
21:21c'est d'accélérer
21:22le processus de mort
21:23et en cela
21:24ce texte
21:25je le trouve extrêmement inquiétant
21:27je ne sais pas
21:28comment il va survivre
21:29dans la mesure
21:30où le Sénat l'a rejeté
21:31que
21:32et donc c'est la version
21:33pour l'instant de l'Assemblée Nationale
21:34qui était une version
21:36extrêmement permissive
21:37qui ouvrait le champ
21:38de l'euthanasie
21:38puisqu'on parle d'euthanasie
21:39on ne parle pas seulement
21:40de fin de vie
21:40ou d'aide à mourir
21:41on parle d'euthanasie
21:42ouvrait le champ
21:43à un million de personnes
21:44un million de personnes
21:45avec ce texte-là
21:46qui sont éligibles
21:47à l'euthanasie
21:48avec des garde-fous
21:49qui ont tous sauté
21:50avec un délit d'entrave
21:51qui a été ajouté
21:52par la commission
21:53de l'Assemblée Nationale
21:54et le délicieux rapporteur
21:56monsieur Falorni
21:56bon voilà
21:57ce texte
21:58objectivement aujourd'hui
21:59est un texte
22:00extrêmement dangereux
22:01est un texte
22:02qui va acter
22:03une sorte de rupture
22:04anthropologique
22:04avec la société
22:05dans laquelle on vit
22:06on vit dans une société
22:07de l'entraide
22:08et non pas une société
22:09de l'abandon
22:09je trouve que le débat
22:10n'a pas eu lieu
22:11parce que c'est vrai
22:12que sur le papier
22:13on se dit
22:13bah oui personne n'a envie
22:14de mourir
22:15dans l'indignité etc
22:16mais quand vous discutez
22:17avec les gens
22:17des soins palliatifs
22:19tout le monde préfère mourir
22:22accompagné doucement
22:23entouré de médecins
22:25vous n'avez peut-être
22:25pas d'accord
22:26vous avez le droit d'ailleurs
22:29vous avez raison
22:30ce texte
22:30il était peut-être
22:30trop permissif
22:31mais pour autant
22:32est-ce qu'il faut éliminer
22:33ce principe
22:33d'aider les gens
22:34à mourir
22:34moi j'ai dans ma famille
22:35comme beaucoup de gens
22:36en France
22:37une personne en fin de vie
22:38qui souffre le martyr
22:39qui est en soins palliatifs
22:40depuis deux ans
22:40et cette personne
22:41souhaiterait mourir
22:42donc entre un texte
22:44trop permissif
22:44et le supprimer
22:46je pense qu'il y a
22:47une voie médiane
22:47qu'il faut explorer
22:48moi je pense qu'il faut
22:49quand même avancer
22:50sur cette aide à mourir
22:51avec en mettant
22:52des garde-fous nécessaires
22:53mais justement
22:53je sais que c'est pas
22:54la ligne défendue par la maison
22:56merci beaucoup Catherine Rambert
22:57merci à Jules Thorel
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