00:00Et cette violence qui est condamnée par l'ensemble de la classe politique, elle porte un nom.
00:05De quelle violence parlons-nous ?
00:07Et quand on parle de ce drame de Quentin qui a été lynché, battu à mort par des militants de
00:13l'ultra-gauche,
00:14précision faite, il y a quelques instants par Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
00:21certains voient dans cette prudence, dans cette pudeur, une forme de complaisance avec le privilège rouge.
00:28Il eût été plus simple que les bourreaux soient d'extrême droite pour dire
00:32« Voyez, la menace existentielle pour la France, c'est la peste brune, c'est l'extrême droite ».
00:38Eugénie Bastier vient de tweeter, c'est très intéressant ce que dit Eugénie, la journaliste du Figaro.
00:43Elle dit « Puisque certains font le rapprochement entre les morts tragiques de Clément Méric et de Quentin,
00:48quoique les circonstances soient très différentes, il faudra comparer les réactions politiques
00:53et les conséquences judiciaires de ces deux drames. »
00:55A l'époque, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, avait dit
00:59« Sa totale détermination a éradiqué cette violence qui porte la marque de l'extrême droite ».
01:06Laurent Nunez, elle poursuit-elle, aura-t-il la même détermination à l'égard de la violence d'extrême gauche
01:12?
01:12Les propuscules dits antifas seront-ils dissous ?
01:16Je rappelle aussi que les antifas aux Etats-Unis sont considérés désormais comme des groupes terroristes.
01:21Christophe !
01:21Chez nous, ils sont députés.
01:22Chez nous, ils sont députés.
01:24Christophe est en direct avec nous.
01:26Bonjour Christophe !
01:27Oui, bonjour.
01:28Comment allez-vous ?
01:29Très bien, merci.
01:30Et merci de prendre votre téléphone, cher Christophe, et de réagir en direct pour Elliot de Valais-Vous.
01:36Notre émission est quasiment exclusivement consacrée évidemment au drame qui a frappé la France et la mort de Lyon.
01:43J'imagine que vous avez vu cette vidéo insoutenable de Quentin battu à mort, lynché par des barbares, par des
01:52lâches,
01:53qui s'en sont pris à un garçon qui était à terre et qui avait perdu connaissance d'ailleurs.
02:01Oui, j'ai pas vu la scène parce que sincèrement, je pense qu'on peut s'en dispenser.
02:07C'est vrai.
02:07Mais j'imagine très bien de toute façon la violence qui peut être de l'extrême-gauche,
02:13puisque moi je suis rené, j'ai 60 ans, je suis rené d'origine,
02:17et la seule violence que j'ai connue moi sur la ville de Rennes,
02:20c'était systématiquement la violence qui vient d'extrême-gauche.
02:24J'ai jamais vu une violence de droite ou ce qui qualifie l'extrême-droite, jamais.
02:29En 20 ans, dans les manifestations, les antifas qu'on voit en tête de manifestations
02:34sont systématiquement équipées pour de la violence,
02:38et j'allais dire les policiers les laissent faire,
02:43puisqu'on leur dit rien, on intervient uniquement quand ils cassent ou quand ils taillent, et encore.
02:48Et moi j'ai été secrétaire général d'une union départementale,
02:53donc des structures syndicales, pendant quelques années.
02:57J'ai eu des responsabilités dans un gros groupe.
02:59Et en interne déjà, dans les syndicats, les seuls qui étaient, j'allais dire, sectaires, violents,
03:06à partir du moment où on ne partageait pas leurs idées, c'était l'extrême-gauche.
03:10C'est-à-dire des gens qui qualifiaient l'antifa, qui étaient trotskistes,
03:14et qui n'acceptaient pas en fait le débat démocratique, déjà dans les structures syndicales.
03:19Et moi je me rappelle un congrès où j'avais voulu faire une intervention
03:23pour dénoncer ce principe, et bien la seule réponse qu'on m'avait faite,
03:27c'est que j'avais eu des gros bras qui étaient venus,
03:30pour m'empêcher de m'exprimer à un congrès, et j'avais été blessé.
03:34Blessé carrément ?
03:35Oui, j'ai été blessé, j'ai été posé plainte.
03:38Évidemment ça fait un petit rafale-garde dans le congrès,
03:41puisqu'il y avait quand même plus de 1000 personnes,
03:43mais c'était l'expression en fait de cette extrême-gauche
03:47qui n'accepte pas la contradiction.
03:49Et la personne qui vous a agressée a été condamnée ?
03:53Non, il y a le classement sans suite.
03:55Non mais c'est aussi de toute façon,
03:58enfin je pense à Rennes comme au niveau du gouvernement,
04:01tout ce qui vient, toute violence d'extrême-gauche,
04:03on est laxiste, c'est-à-dire qu'on la tolère.
04:06Et le deuxième exemple que j'ai, il n'y a pas très longtemps,
04:08puisque moi j'ai été dans un gros groupe pendant 20 ans,
04:10et j'ai été profession libérale pendant 20 ans.
04:13Et j'ai une perte, donc j'ai des bureaux qui donnent sur l'avenue
04:16où les manifestations passaient,
04:19et systématiquement à chaque manifestation,
04:22ont été agressés, tagués par l'extrême-gauche, les antifas.
04:26Et à un moment, j'ai écrit au préfet en disant,
04:29« Attendez, à chaque manifestation, on était obligés de nettoyer nos locaux.
04:33On les voyait complètement impunis, puisque les flics les regardaient.
04:38Moi je suis intervenu plusieurs fois en disant,
04:39« Mais est-ce qu'il va falloir qu'on s'organise nous-mêmes pour protéger nos établissements ? »
04:44Et je n'ai pas eu de réponse, évidemment.
04:46Et à une des manifestations, je l'avais appelé deux collègues,
04:50en disant, « Écoutez, moi j'en ai marre de repeindre,
04:52ils ont donné deux collègues, parce qu'à chaque fois ça nous coûtait quand même 300-400 euros,
04:55les tags qu'on avait sur les murs et puis sur les vitrines.
04:59Et quand j'ai voulu protéger mes vitrines,
05:03donc il y a eu une fille qui était antifa,
05:06qui est venue taguer sur mes murs,
05:08et j'ai bousculé, je lui ai dit,
05:09« Mais attends, tu ne veux pas que je t'aide ?
05:11Je vais prendre ta bombe et puis je vais faire ça chez toi. »
05:13Et j'ai été agressé physiquement, ils sont venus à une dizaine,
05:16et ils m'ont tabassé par terre.
05:17Et là, je pense que ce sont des policiers qui sont intervenus
05:21pour en fait repousser les antifas.
05:24– Sans les interpeller ?
05:25– Non, sans les interpeller, uniquement pour me protéger.
05:28Ils m'ont collé au mur, ils m'ont protégé.
05:29– Heureusement qu'ils étaient là.
05:30Mais ce qui est embêtant, c'est qu'il n'y a pas eu d'interpellation,
05:33donc pas de condamnation, comme d'habitude.
05:34– Mais il n'y en aura pas, il n'y en aura pas,
05:36parce qu'à chaque fois que ça vient de l'extrême-gauche, c'est toléré.
05:40Alors qu'on aurait, enfin ce qui est qualifié de l'extrême-droite,
05:43on aurait la même chose de l'extrême-droite,
05:45mais à ce moment-là…
05:46– Ah bah je ne peux pas que ce serait effectivement,
05:47la partie serait toute autre.
05:49La partie serait toute autre.
05:51Je rappelle que génération identitaire,
05:53ils ont été dissous, manu militari, par exemple.
05:56– Oui, mais à la limite, moi, je ne colle pas des couquettes.
05:59Mais je vois par exemple sur Rennes,
06:01enfin Rennes 1 spécialement,
06:03bon, je connais des étudiants,
06:05parce que je suis renné,
06:07mais dans le fond, on a aussi…
06:09– Ah bah oui, c'est un épicentre, Rennes.
06:13– Oui, ce sont des gens hyper sectaires.
06:17– Non mais il y a le sectarisme,
06:20il y a la violence,
06:21et puis il y a l'indifférence ou la complaisance.
06:23Merci beaucoup Christophe,
06:25d'avoir réagi aux évois 1,
06:2680, 20, 39, 21.
06:29Merci à vous surtout de réagir
06:31et de prendre la parole.
06:32– Sous-titrage Société Radio-Canada –
06:32– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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