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Les invités de Julien Pasquet débattent des grands thèmes de l'actualité dans #180minutesInfoWE

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00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur l'antenne de CNUZON est en direct pendant une heure en ce dimanche pour décrypter l'actualité qui nous emmènera bien sûr à Lyon où la mort de Quentin a été officialisée ces dernières heures.
00:12Quentin, ce militant nationaliste lynché à mort, semblerait-il par l'ultra-gauche, c'est ce que semble confirmer également le ministre de la Justice ces dernières heures.
00:21On va revenir évidemment sur cette violence politique qui devient désormais meurtrière. On va en débattre et beaucoup de choses à vous montrer et à décrypter ensemble.
00:29Je vous présente les invités dans une poignée de secondes. Il est 14h pile d'abord. On accueille Sandra Chiumbo pour l'essentiel de l'actualité. Bonjour Sandra.
00:36Bonjour Julien, bonjour à tous. Vous en parliez. La mort de Quentin alimente les débats en France.
00:41Laurent Nunes a appelé les préfets à renforcer la vigilance autour des rassemblements politiques.
00:47Le but est d'éviter tout trouble à l'ordre public et garantir la sécurité des personnes et des biens.
00:53On rappelle que l'étudiant lonnais de 23 ans est décédé hier après une agression quelques jours plus tôt à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan.
01:03Un meeting du député Renaissance Carl Olive a été visé par des tirs de mortier hier après-midi à Poissy dans les Yvelines.
01:10Au moins quatre personnes présentes ont été légèrement blessées.
01:14Le candidat aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains a condamné avec la plus grande fermeté ses actes d'une extrême gravité.
01:21Avec la réforme de la loi PLM, les élections municipales se transforment à Paris, Lyon et Marseille.
01:29A un mois du scrutin, la cité fosséenne se prépare car les électeurs voteront deux fois mode d'emploi avec ce reportage de Stéphanie Roupier.
01:37Dans la cité fosséenne, un mois avant le premier tour des élections municipales, répétition générale dans les bureaux de vote.
01:44Quand l'électeur rentre dans la pièce, il va se diriger naturellement vers la table de décharge pour la mairie centrale.
01:50Nouveauté cette année, avec la réforme de la loi PLM, les électeurs marseillais devront glisser deux bulletins dans deux urnes différentes.
01:58Ils vont voter une première fois pour le conseil municipal qui va élire le maire de Marseille.
02:04Ils vont voter une deuxième fois pour le conseil d'arrondissement qui va élire le maire de secteur.
02:08Les Marseilles vont pouvoir voter directement pour le conseil municipal et donc pour le maire de Marseille.
02:13C'est ce qui manquait. Le législateur a pris en compte ce besoin d'une expression démocratique plus directe.
02:19Un système qui permet aux électeurs de désigner plus directement leur maire.
02:23Une réforme saluée par de nombreux Marseillais.
02:26Ils faisaient ce qu'ils voulaient. C'est eux-mêmes qui votaient le maire.
02:30Le précédent, ce n'est pas nous qui l'avons voté.
02:35Donc à quoi ça sert de voter si après on choisit quelqu'un au hasard ?
02:40Avec la réforme, le nombre de bureaux de vote doublé va entraîner une hausse des besoins en personnel.
02:46Le coût estimé pour un tour à Marseille sera d'environ 835 000 euros.
02:51Une augmentation de 25% par rapport au coût habituel.
02:56A l'international, le Royaume-Uni envisage de renforcer les sanctions contre la Russie.
03:00Yvette Cooper, la ministre britannique et des affaires étrangères, l'a annoncé ce dimanche.
03:05Une prise de position à la suite de conclusions de 5 États européens selon lesquels le chef de l'opposition russe,
03:11Alexei Navalny, a été tué par une toxine mortelle dans une prison russe en 2024.
03:17Et puis retour en France.
03:18La Garonne, maintenue en vigilance rouge au cru, a atteint un plateau ce dimanche.
03:23Mais elle pourrait remonter la semaine prochaine avec de nouvelles intempéries en France.
03:27Vigie cru alerte.
03:28Une nouvelle perturbation va aborder le pays par la Bretagne dès aujourd'hui.
03:32Des débordements importants sont en cours ou attendus dans les prochaines 24 heures.
03:37Merci beaucoup, Charles-Andra.
03:39On vous retrouve dans une petite heure pour un point complet encore sur l'actualité.
03:42Jonathan Sixou est parmi nous cet après-midi.
03:45Merci beaucoup d'être présent.
03:46Elodie Huchard du service politique de CNews.
03:48Bonjour à vous.
03:48Bonjour à Mathieu Devesse du service politique.
03:50Bonjour Julien.
03:51Pour les dernières informations, notamment autour de cette terrible affaire de la mort de Quentin.
03:55On y vient dans une seconde.
03:57Le temps pour moi de remercier Florian Gérard Mercier également d'être présent.
03:59Directeur des études du millénaire.
04:01Et Rodolphe Carr, journaliste, auteur de Mélenchon, Le Bruit et la Fureur aux éditions de la Nouvelle Librairie.
04:07On sera évidemment focalisé sur cette extrême gauche, cette ultra-gauche qui a semé la mort.
04:14Selon en tout cas certaines versions qui tendent à se confirmer ces dernières heures.
04:19Quentin, l'étudiant nationaliste âgé de 23 ans, grièvement blessé jeudi lors d'une agression à Lyon, est mort.
04:25L'annonce a été faite par le parquet de Lyon ces dernières heures.
04:28Donc l'enquête se poursuit.
04:29Je cite le parquet.
04:30Elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus de violences aggravées par trois circonstances.
04:36Le jeune homme a donc été frappé jeudi.
04:37Vous le savez, en marge d'un rassemblement du collectif Némésis qui protestait contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po,
04:43l'ultra-gauche a incontestablement tué.
04:46Les mots sont signés de Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, ce matin.
04:49La famille, elle, dénonce un meurtre visiblement en bande organisée.
04:53Les équipes de CNews, d'abord, regardez, écoutez, sont sur place.
04:56Elles ont pu recueillir le témoignage des riverains témoins de ce qui s'est passé ce jeudi soir et le lynchage de ce jeune homme.
05:06Et déjà, moi, quand je suis arrivé, c'était la fin, genre, c'était les 20 dernières secondes, du coup, ils commençaient tous à partir.
05:14Et du coup, quand ils partaient, on a vu qu'il restait une, vraiment une personne au sol.
05:20Du coup, quand tout le monde est parti, on est allé voir cette personne pour l'aider.
05:22Et elle était inconsciente, les yeux dans le vaille.
05:26Du coup, même en essayant de la relever, elle ne se relevait pas.
05:29Donc, on l'a mis en PLS.
05:31Et après, d'autres personnes ont appelé les secours.
05:33Elle avait, elle saignait un peu du nez.
05:36Ouais.
05:37Et ouais, elle saignait du nez et, genre, elle n'arrivait pas à se relever.
05:40Je pense qu'elle était en état de choc.
05:42Puis il n'était pas conscient, je pense qu'il a quand même pris beaucoup de coups.
05:45On l'a vu, il était à terre, il se rendait des coups de pied.
05:47C'était très violent.
05:50Et oui, il n'arrivait pas à se lever.
05:52Il n'était pas conscient, quoi.
05:55Voilà, témoignage de cette ultra-violence qui s'est déversée sur Quentin et ceux qui l'accompagnaient.
06:01Mathieu, on a un petit peu plus de contexte.
06:03Chaque jour qui passe, chaque heure qui passe, on arrive à reconstituer un petit peu le puzzle de ce drame.
06:09Et notamment sur ce rassemblement, ce face-à-face qui s'est formé d'abord aux abords de Sciences Po jeudi en marge de cette conférence.
06:16Exactement, toute nouvelle vidéo à vous proposer.
06:18Vidéo prise par un étudiant de Sciences Po Lyon depuis l'amphithéâtre où se déroulait la conférence de Rima Hassan.
06:24Là, c'est jeudi, 15 minutes avant l'arrivée de l'eurodéputé à l'EFI.
06:2817h45, on voit deux militantes du collectif féministe Nemesis déployer une banderole.
06:34Il y est écrit « islamo-gauchiste hors de nos facs ».
06:37Alors très vite, des étudiants de Sciences Po Lyon vont se positionner face aux militantes.
06:41Et certains d'entre eux vont scander.
06:44Là, on n'a pas le son car la vidéo est prise depuis l'intérieur de l'amphi, mais selon mes informations, des slogans antifascistes.
06:51Et puis quelques minutes plus tard, la situation dégénère.
06:53Certains militants antifa vont aller au contact des féministes, regarder, essayer de s'emparer de la dite pancarte.
07:00Alors on rappelle, et on se souvient de cette vidéo, très impressionnante vidéo de l'agression d'une des militantes.
07:05Elle a été violemment saisie par le cou et projetée par terre.
07:08Elle a été transportée à l'hôpital. Elle souffrait de douleurs à la tête et de nausées.
07:11Et elle a 12 jours d'ITT, cette militante.
07:13Et puis on comprend que la tension est à son maximum.
07:16En effet, on verra le tweet de Laurent Nunez dans un instant.
07:18Les rassemblements théolithiques sont sous haute surveillance.
07:21La tension dans les rues de Lyon et sur le lieu même du lynchage de Quentin, il y a moins de 24 heures,
07:28alors que des militants d'ultra-gauche et des militants nationalistes étaient rassemblés.
07:34On a assisté encore une fois à ces scènes de guérilla urbaine.
07:38Je ne sais pas si on peut envoyer les images avec Maxime Lavandier en régie.
07:42Ces tirs de mortiers, ces militants qui reculent.
07:45Tension qui est à son paroxysme.
07:49C'est de la violence politique.
07:50Rodolphe Karr, je commence avec vous, qui connaissez bien ces milieux et cette extrême-gauche que vous avez documentée
07:56et que vous avez écrit notamment autour du parti de Jean-Luc Mélenchon.
07:59C'est de la violence politique poussée à son paroxysme par cette extrême-gauche, par l'ultra-gauche.
08:04L'enquête le dira.
08:05Et en cela, il y a un basculement dans notre société, dans notre vie politique qui semble être en train de s'opérer.
08:10Oui, alors si on se concentre sur la jeune garde, on va voir justement dans les jours à venir
08:15s'il y a des membres de la jeune garde qui sont justement dans cette affaire.
08:18Il faut bien comprendre que la jeune garde, c'est vraiment un mouvement quasi militaire dans son fonctionnement interne.
08:23Ils ont une hiérarchie très bien établie.
08:26Ils ont des règles.
08:26Par exemple, ils n'ont pas le droit à la consommation d'alcool.
08:30Ils aussi rejettent l'utilisation des drogues dures.
08:34Aussi, il y a les affaires avec les filles.
08:36C'est vraiment une organisation à gauche qui, comment dire, se distingue des organisations qu'on ne connaît plus,
08:40si vous voulez, chez les zadistes ou les écologistes.
08:43Là, on a un peu un mythe autogestionnaire d'horizontalité.
08:46Là, vous avez une organisation très bien construite, de manière autoritaire.
08:50D'ailleurs, on retrouve quelques liens avec l'organisation trotskiste.
08:54Vous savez, dans mon livre, je reviens sur justement cette organisation, les Lambertistes, à laquelle a appartenu Jean-Luc Mélenchon.
09:00Et là, vous retrouvez des méthodes un peu similaires.
09:03Aussi, quant à l'utilisation de la violence par la gauche, moi, je suis un peu, comment dire, complexé, en tout cas,
09:10quand on utilise cet argument de dire que les antifascistes d'aujourd'hui sont les nouveaux fascistes.
09:15Là-dessus, si on revient justement sur l'histoire de la gauche, ils sont accoutumés à la violence.
09:22Si vous prenez la terreur révolutionnaire, les mouvements anarchistes de la fin du XIXe siècle,
09:27l'assassinat du tsar de Russie par les bolcheviks, etc.
09:31Il y a vraiment une tradition, justement, de la violence avec la gauche.
09:35Et même plus récemment, on peut l'évoquer dans les années 70-80...
09:38On parle de notre histoire politique récente, et c'est en cela qu'on y voit et que beaucoup y voient un tournant.
09:44Mais par contre, si vous voulez, en fait, cet héritage culturel, ils s'en revendiquent, ces membres de la Jeune Garde.
09:50Par exemple, au moment de la guerre d'Espagne, qui est quand même assez récente,
09:53ou même les groupes, vous savez, des années 70-80,
09:56la bande abadère, Action Directe, Fraction Armée Rouge, c'est une mythologie.
10:00Et par exemple, si vous prenez François Mitterrand,
10:02François Mitterrand avait accueilli en France des terroristes italiens,
10:06Césaré, Battisti, etc.
10:08Donc là, on a une résurgence, mais par contre, il faut bien comprendre
10:11qu'une partie de la gauche a toujours été liée à la violence.
10:14Et on voit ces images qui font froid dans le dos, en effet, de ce journaliste,
10:18qui nous a autorisés, et on va les revoir, à utiliser ces images,
10:22cette façon de se faire courser dans les rues.
10:24Il y a vraiment cette impression de chasse à l'homme.
10:26Je voudrais qu'on voit le tweet de Laurent Nouniez, qui donc adresse au préfet
10:29une consigne d'ultra-vigilance sur les rassemblements.
10:34Il y a une escalade plus que probable désormais, Florian.
10:37Florian, j'ai remercié.
10:39Oui, l'escalade de la violence politique, elle est très claire.
10:44Il y a de plus en plus d'élus qui se font attaquer.
10:47Même aussi, voilà, Jean-Luc Mélenchon qui se plaint que des permanences à l'EFI soient dégradées.
10:51En fait, on voit une montée de la violence très forte, mais aussi, voilà,
10:56Karl Olive, dont son meeting a été interrompu par des jets de mortiers.
11:00Donc, on est face à quelque chose qui montait déjà depuis plusieurs années et qui est extrêmement inquiétant.
11:05Là, on passe à un autre cap.
11:06Il y a ce terrible sentiment, je vais vous dire, depuis 48 heures,
11:09beaucoup partagent ce terrible sentiment que Quentin est le premier d'une liste qui risque de s'amplifier.
11:15C'est exactement ça.
11:17C'est-à-dire que là, il y a vraiment un basculement.
11:19Il y a eu la volonté quand même de tuer.
11:21Quand on voit les images qui sont passées aux 20 heures de TF1,
11:25on voit des personnes qui frappent à la tête avec une violence incroyable.
11:30On sait que quand on frappe à la tête comme ça,
11:32on sait qu'on va conduire avec un risque énorme d'hémorragie cérébrale et de mort derrière.
11:36Donc, c'est gravissime.
11:39Et donc, face à ça, il y a un élément matériel nouveau.
11:42L'élément matériel nouveau, c'est le fait qu'on cherche à terroriser et même jusqu'à aller tuer.
11:48Et ça, c'est le propre des mouvements terroristes.
11:51Donc, je pense que dans le moment auquel on est,
11:53il devrait y avoir une prise de conscience politique peut-être menée par le chef de l'État.
11:58Il faudra déjà qu'il y ait une prise de conscience médiatique.
12:00Je vous dis, franchement, bravo à TF1 hier d'avoir, d'une certaine manière,
12:06sortie des griffes de cette doxa médiatique qui étouffe un petit peu ce fait depuis 72 heures maintenant.
12:16Et en effet, peut-être que ce basculement médiatique, il aura lieu.
12:19On va en parler dans un instant parce que c'est quand même assez terrifiant de voir le traitement qui est fait de cette mort inqualifiable.
12:25Un autre élément, je vous dis, restez avec nous pendant toute cette heure parce qu'on a beaucoup de choses à vous faire voir et entendre.
12:31Le meilleur ami de Quentin, interrogé, on ne l'a pas encore entendu ces dernières heures.
12:36Ce sont les équipes de CNews qui ont pu le contacter.
12:38Le meilleur ami de Quentin qui témoigne. Écoutez-le.
12:42Avec Quentin, on se connaissait très bien.
12:43On partait en vacances souvent ensemble.
12:46On était très proches.
12:47On se fréquentait de la paroisse à la base.
12:48Et puis, on était devenus de proches amis.
12:50Pour tout vous dire, le dernier message que je lui envoyais, c'était jeudi soir, sans doute pendant qu'il était en train de se faire lyncher.
12:57Et je lui proposais qu'on aille boire un coup ensemble sur Lyon vendredi soir ou samedi soir.
13:02Et en fait, j'attends toujours sa réponse.
13:03Quentin, c'était un gars admirable, vraiment exemplaire.
13:07Je pense que toutes les personnes qui l'ont connu peuvent témoigner que c'était un homme vertueux, sain dans tous les sens du terme.
13:12Enfin, avec un thé et sans thé.
13:15Très vertueux, qui avait une haute exigence pour lui-même.
13:20Qui cherchait à être bon, généreux.
13:23Il était très investi dans les maraudes avec sa paroisse.
13:26Généreux avec ses amis, disponible.
13:29Et très complet.
13:31C'est-à-dire qu'il était aussi assez versé dans les choses intellectuelles.
13:35Il disait beaucoup de théologie, de philosophie.
13:37C'était vraiment quelqu'un de posé, de réfléchi, pas du tout d'impulsif.
13:41Je m'attends ce drame, je le répète, depuis 72 heures.
13:4472 heures, il est instrumentalisé.
13:46On va entendre les réactions politiques, notamment à gauche.
13:49C'est assez édifiant, avec cet inversement accusatoire qui commence à être mis en œuvre.
13:55Mais les images, les faits sont là.
13:57Les répercussions politiques, elles sont évidentes.
13:59Moi, j'ai eu une phrase qui m'est apparue de façon évidente à l'esprit quand j'ai appris la mort de jeune homme.
14:05C'est cette phrase de Pasolini, Pierre Paolo Pasolini, réalisateur et écrivain italien, de gauche, voire communiste, qui avait dit dans les années 70, le fascisme peut revenir à condition qu'il s'appelle l'antifascisme.
14:16Et on en est là.
14:18Parce que LFI coche toutes les cases.
14:22Le culte du grand chef, le culte de la violence, des milices organisées, des ratonnades, des désignations de boucs émissaires.
14:30C'est exactement les définitions qu'on peut accorder au fascisme.
14:34Et c'est ce qui définit LFI principalement aujourd'hui en France dans le paysage politique.
14:40Et je suis effaré, scandalisé, pour ne pas dire même effrayé de savoir que, notamment, le Parti Socialiste continue de dire qu'il pourra s'allier avec LFI lors des prochaines élections et municipales.
14:52Et évidemment, dans un an et demi lors des députés financiers.
14:56Je suis effrayé de me dire que la gauche française, en fait, est capable de se rallier à LFI, quoi qu'il arrive.
15:01Alors que, même si ce n'est pas l'effet qui signe, évidemment ça...
15:05Quand on pense à ce bloc central qui a fait élire des députés comme Raphaël Arnaud et M. Attal qui verse des larmes de crocodile sur la mort de Quentin,
15:12alors qu'il est peut-être responsable de la nomination à l'Assemblée nationale de ces personnes, il y a de quoi rire jaune.
15:18Élodie, le tweet d'Emmanuel Macron, qui l'a encore fait beaucoup réagir, et on lira la réponse de Pascal Proulx également,
15:25qui dit beaucoup également de ce qu'on peut penser du président de la République, en tout cas sur cette prise de parole.
15:32On peut l'afficher, les amis, Emmanuel Macron, donc, qui fait un peu le service minimum.
15:36À Lyon, Quentin a été victime d'un déferlement de violences inouïes.
15:39Il a perdu la vie à 23 ans.
15:41À sa famille, à ses proches, j'adresse mes pensées.
15:43Le soutien de la nation en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
15:48Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats, de protéger la libre expression d'arguments,
15:53poursuivre, traduire devant la justice, condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable.
15:58La haine qui assassine n'a pas sa place chez nous.
16:00J'appelle au calme, à la retenue et au respect.
16:03Je le disais en introduction, Gérald Darmanin a eu un petit peu plus de courage que le président de la République,
16:06puisque le garde des Sceaux a dit ouvertement que, je le cite, l'ultra-gauche avait incontestablement tué ses services minimums,
16:14en revanche pour chef de l'État, incapable de nommer le mal qui est à l'origine de la mort de Quentin.
16:19Oui, incapable de nommer le mal.
16:21Et puis, cette réaction dans un monde où tout irait bien, où la France serait sereine et en sécurité partout,
16:28c'est une chose.
16:28Là, non seulement il ne nomme pas, il le constate et on a l'impression qu'il ne prend peut-être pas conscience
16:33à quel point on est dans un monde qui a basculé, où, on le rappelle, on est en pleine campagne des municipales.
16:38Ensuite, s'ouvrira la page de la présidentielle.
16:40On ne va pas pouvoir risquer à chaque meeting, ou même hors meeting, qu'il y ait des affrontements qui se terminent en mort.
16:46Et ce monde qui bascule, il y a les élus qui le constatent, qui font des constats sans grande solution,
16:51et ce, au moins, qui nomment les choses.
16:54Ce n'est pas étonnant qu'un Gérald Darmanin ose dire que c'est l'ultra-gauche qui est responsable de la mort de Quentin.
16:59Pourquoi ? Parce que quand vous êtes dans le... et en même temps que vous venez un peu de la gauche, un peu de la droite,
17:03vous ne condamnez personne.
17:05Il y a des élus, et si vous regardez sur les réseaux sociaux, les élus de droite, notamment, nomment les choses très clairement.
17:09Ce n'est pas une question de faire de la politique politicienne.
17:12C'est une question de dire, voilà ce qui s'est passé, voilà qui sont les responsables,
17:15et voilà qui devrait être traduit en justice.
17:17Et faire croire que c'est une rixe, ou que c'est le coup à pas de chance qu'il se soit passé ça à Lyon.
17:23Évidemment, les Français n'y croient pas.
17:24Je voudrais juste qu'on voit la réaction de Pascal Brault, qu'on retrouvera demain matin,
17:28et qui, je l'imagine, consacrera une grande partie de son émission.
17:32Alors, ce n'est pas celui-là, les amis.
17:32C'est le tweet qui réagit à Emmanuel Macron.
17:35Si on ne l'a pas en machine, je vais le récupérer tout de suite.
17:40Florian, en gros, Pascal, je résume.
17:44Est-ce que le chef de l'État aurait utilisé les mêmes mots
17:46si les tueurs de ce jeune homme se réclamaient d'une idéologie nationaliste ?
17:51C'est évidemment ce deux poids, deux mesures, et cette timidité du chef de l'État.
17:56Allez-y, je retrouve en quelques secondes les mots de Pascal.
18:00Vous avez exactement raison, parce qu'il y a un parallèle assez intéressant.
18:04C'est qu'en 2013, il y avait Clément Méric, qui était tragiquement décédé,
18:08suite à une interrogation d'une dizaine de secondes, avec des coups portés,
18:13et il avait frappé sa tête contre un panostinisation, et ça avait conduit à sa mort.
18:18C'était donc une interrogation entre des skinheads, mais fortuites, et des antifas.
18:25Eh bien, le premier ministre de l'époque, Manuel Valls, avait instantanément dit
18:30que c'était la faute de l'extrême droite, etc.
18:33Et il y avait eu des mesures de dissolution prises contre tout un ensemble
18:39de groupuscules d'extrême droite qui n'avaient rien à voir avec ce qui s'était passé instantanément.
18:46C'est-à-dire que les conséquences politiques et la qualification des faits
18:51avaient été bien moins, disons, pusillanimes, et voilà, avec autant de pincettes qu'il n'y a aujourd'hui.
18:59Regardez, alors on va l'afficher, et je vais vous lire avant de marquer une courte pause.
19:04En République, il reprend les mots d'Emmanuel Macron.
19:06Aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
19:08Aurait-il utilisé même mot, en effet, si le tueur de Quentin se réclamait du nationalisme,
19:12d'une idéologie nationaliste ? Non.
19:14Il aurait condamné cette mouvance. Il aurait ajouté qu'elles n'ont pas leur place dans la République.
19:18Les idées extrême gauche sont couvertes par le privilège rouge.
19:21La bulle médiatique considère qu'elles sont respectables,
19:23même si Emmanuel Macron rappelle que la haine qui assassine n'a pas sa place chez nous.
19:28Jamais il ne dit que cette haine est infusée aujourd'hui par l'extrême gauche.
19:32Hommes politiques, intellectuels, universitaires, étudiants, artistes, journalistes
19:35ont vis-à-vis de l'extrême gauche une indulgence qui entraîne la violence.
19:39Puisse-t-il ouvrir les yeux avec ce drame et la mort de Quentin ?
19:42On en aura une illustration patente, justement, sur le traitement médiatique des dernières heures.
19:46Restez bien avec nous. Très courte pause et on reprend la discussion.
19:53Jonathan Cixoué, le Dichard, Mathieu Devez, Rodolphe Carr et Florian Gérard-Mercier,
19:57toujours autour de la table pour revenir sur cette annonce officielle.
20:01Et ce drame confirmé, la mort de Quentin après le lynchage du jeune étudiant nationaliste
20:06par des militants de l'ultra-gauche dont certains auraient reconnu des membres de cette fameuse jeune garde,
20:13ce collectif militant d'ultra-gauche créé par le député Raphaël Arnaud.
20:17On va y revenir, mais on était en train, si vous étiez avec nous il y a quelques instants,
20:20de revenir sur ce traitement médiatique.
20:24Ce qui est déplorable, c'est de voir que la grande majorité des médias tombent dans ce piège,
20:28choisissent les bonnes, les mauvaises victimes.
20:31Et ce n'est pas n'importe qui qui l'a relevé ces derniers temps.
20:33Et c'est important de voir aussi des hommes politiques, des femmes politiques
20:36qui ont un vrai impact chez les Français soulever ces questions.
20:41C'est le cas de David Lissnard, président quand même de l'Association des maires de France,
20:44maire de Cannes.
20:45Promis peut-être, en tout cas, à un avenir peut-être un peu plus...
20:50Non, Élodie ?
20:52Peut-être.
20:53Peut-être.
20:53En tout cas, il met en cause ce papier de France Info qui rappelle que Quentin,
20:58donc jeune militant d'extrême droite de 23 ans, s'est fait tabasser à Lyon
21:03alors que le collectif Némésis intervenait en marge d'une prise de parole de l'eurodéputé Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
21:08C'est marrant parce qu'on voit écrit extrême droite, mais rien d'autre sur ce papier de nos amis et confrères.
21:13Cher, au sens primaire, dit-il, France Pravda, vous aurez compris le cynisme du maire de Cannes.
21:19L'extrême qu'il fallait citer pour une information objective est l'extrême gauche,
21:24celle qui conspue, qui hue, qui tabasse, qui tue, y compris en marge et non pas d'une prise de parole.
21:28Elle n'est ni prof ni conférencière, mais d'un meeting de Rima Hassan,
21:32elle-même d'extrême gauche et pro-terrorisme, au plaisir de venir en parler sur votre antenne.
21:37Cette volonté, Jonathan, insupportable de dénier la réalité parce que dire le réel,
21:41ce serait avouer en fait que tout ce qui est présenté depuis 40 ans comme le camp du bien
21:46peut être extrêmement violent et commettre le pire.
21:49Et là, il y a un bug, l'erreur 404.
21:51C'est intolérable.
21:52Vous l'avez montré même sur vos images tout à l'heure.
21:54Nemesis s'illustre depuis sa création par des actions pacifistes.
21:57Et ses filles, ses jeunes femmes, se font littéralement passer à tabac dans l'indifférence générale.
22:02Ce sont des féministes, mais elles ne votent pas Sandrine Rousseau.
22:04Elles n'ont pas les cheveux bleus.
22:05Donc, si vous voulez, elles ne sont pas les bonnes victimes également.
22:08Et c'est intolérable de voir le traitement médiatique dont cette association malheureusement bénéficie.
22:17Il est incroyable, on l'a déjà dit 100 fois, mais on est obligé de le répéter puisque les faits sont quand même têtus,
22:23à un mois pile des élections municipales que Rima Hassan donne une conférence.
22:27Ça s'appelle un meeting politique.
22:29Rima Hassan qui s'illustre par quoi ?
22:31Par le fait que députée européenne française n'a jamais évoqué au Parlement européen,
22:38et même en France, des problèmes spécifiques aux Français.
22:41Elle ne s'intéresse qu'à des problèmes internationaux, pour ne pas dire particulièrement proches orientaux.
22:46Il y a là un dysfonctionnement, si vous voulez, patent.
22:49Et il y a une presse, en l'occurrence, vous citez France Info, qui est au diapason pour volontairement ou involontairement couvrir effectivement ces faits.
22:59Et cette extrême gauche, cette ultra-gauche, elle prospère parce qu'elle se sait protégée.
23:03Pas officiellement, bien sûr, mais politiquement, moralement, culturellement, pourquoi pas.
23:09Éric Coquerel, ce matin, a été l'invité du grand rendez-vous CNews Europe 1, les échos.
23:14Ce n'est pas notre faute.
23:15On a affiché depuis des années, et Jean-Luc Mélenchon, on l'entendra dans une archive il y a un instant,
23:19qui date d'il y a six mois à peine, rappelle à quel point il est main dans la main avec la jeune garde.
23:24Mais non, on n'a rien à voir avec tout ça.
23:25Éric Coquerel.
23:27J'ai bien compris qu'il y avait une instrumentalisation de récupération politique,
23:32sur lesquelles les responsables politiques dont vous parlez,
23:34alors j'ai vu qu'il y avait Mme Le Pen, M. Taillot, etc., ont essayé de s'essayer.
23:40Bien évidemment, et nous l'avons dit, aucun rapport avec ces violences.
23:47Nous avons, nous, nos propres services de protection, et pour cause,
23:50parce que depuis quelques temps, on a pas mal de meetings qui se sont perturbés,
23:55y compris à l'intérieur des meetings, et comme la police n'est pas vraiment là,
23:58alors qu'on appelle le préfet...
23:59Vous le comprenez, ça, que la police ne soit pas...
24:00Non, ça, je ne le comprends pas.
24:01Donc, comme... Mais je ne mets pas ça en parallèle avec le rapport de Quentin.
24:05Je vous réponds sur...
24:06Quentin ?
24:07Donc, non, je ne le comprends pas.
24:10Et ce que j'observe, c'est que du coup, on est obligé d'assurer une certaine sécurité,
24:15une certaine sécurité, et donc nous savons très bien ce que fait notre service de protection,
24:18et qu'en aucun cas, évidemment, il ne se livre à ce genre de choses.
24:22Donc non, nous ne sommes pas impliqués, j'allais dire, ni de près, ni de loin,
24:25avec ce qui s'est passé.
24:26On minimise, on diabolise, si on va un peu plus creuser sur les réseaux sociaux,
24:32on voit que certains militants, certaines personnes très à gauche,
24:35nazifient la victime et quasiment se réjouissent qu'un nazi soit mort.
24:39Forcément, on se réjouit qu'un nazi soit mort quand on est dans ce récit.
24:43C'est ce qu'on appelle l'inversion accusatoire.
24:46Il y aurait eu des centaines...
24:47C'est lui ou Manuel Bompard, ces dernières heures,
24:49qui, pour inverser l'accusation, parle de ces centaines d'agressions
24:53de l'extrême droite en France, qui est totalement faux.
24:55On est dans ce récit-là.
24:56Oui, Clémence Guettet, on peut ajouter.
24:58Aussi, oui.
24:58Vous l'avez très bien dit, Julien, c'est l'inversion accusatoire.
25:01On sait que c'est un procédé stratégique largement utilisé par la France insoumise.
25:05Là, je pense que pour la France insoumise,
25:06on va entrer dans une période un peu comme la période de la Palestine.
25:09C'est-à-dire que ça va leur permettre de purger en interne aussi
25:12les timorés, les timides, justement,
25:14pour recentrer le parti autour des leaders
25:16et autour de la cause antisémite.
25:19Excusez-moi, en tout cas, de la lutte, justement, contre l'antifasciste.
25:22Là, le logiciel va un petit peu changer.
25:23Mais vous voyez que, vraiment, il y a toujours cette volonté
25:25de créer une barricade pour la France insoumise.
25:28Il faut toujours entrer en conflit sur les sujets.
25:31Et aujourd'hui, c'est toujours, soit vous êtes avec nous,
25:34soit vous êtes contre nous.
25:35Mais par contre, M. Coquerel, il est parfaitement à l'aise.
25:38Il sait qu'au-delà, ou en tout cas autour de l'antifascisme,
25:42on va dire, de terrain, il y a l'antifascisme institutionnel.
25:46C'est-à-dire les syndicats.
25:47Là, on pense à Sud, Solidaire, etc., etc.
25:50Il y a des associations.
25:51Il y a le monde de la culture.
25:53On attend toujours les plus de paroles.
25:55La jeune garde est soutenue par des associations.
25:56Bien sûr.
25:57D'abord soutenue par LFI, mais financée par des associations.
25:59On verra tout à l'heure.
26:01Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le rôle historique
26:02de la jeune garde, quand elle est créée en 2018,
26:04c'est de faire le lien entre l'antifascisme institutionnel,
26:07ou même le syndicat de la magistrature,
26:09et l'antifascisme de terrain.
26:11Pour eux, c'était vraiment, nous, on va faire de l'antifascisme de terrain,
26:14mais à visage déployé, parce qu'on sait qu'on est entouré autour.
26:18Et par exemple, vous savez, ce mythe antifasciste,
26:20même Jospin l'a utilisé, vous vous en souvenez,
26:22en 2017, chez Fickelkot, il avait dit,
26:26mais vous savez, le mythe antifasciste,
26:27quand on accusait Jean-Marie Le Pen de fasciste,
26:30c'était du théâtre en réalité.
26:33Même la gauche socialiste l'a utilisé, ce théâtre antifasciste.
26:36Et aujourd'hui, on voit que la France insoumise utilise...
26:38Avec les conséquences que l'on voit aujourd'hui.
26:39En effet, les mots de Jean-Luc Mélenchon ces dernières heures,
26:42Élodie, l'encore, lisons la communication du leader insoumis,
26:46si elle apparaît avec nous à l'écran.
26:49Jean-Luc Mélenchon qui revient sur cette nuit,
26:51parce que des locaux et permanents ont été attaqués,
26:53et il faut le condamner, tout à fait, dans tout le pays.
26:56Après l'appel, selon lui, de Rotaillot et Le Pen,
26:58qui ont couvert et répété des accusations sans aucun fondement,
27:01bien sûr, contre les insoumis en exploitant le drame survenu à Lyon.
27:04La violence de l'extrême droite s'est déjà manifestée
27:07contre plusieurs de nos réunions et de nos dirigeants
27:09sans aucune réaction des autorités.
27:11J'appelle les insoumis à la plus grande vigilance.
27:14Il y a un mot que je ne vois nulle part dans le tweet de Jean-Luc Mélenchon,
27:19un prénom plutôt, qui n'apparaît pas.
27:21C'est étonnant, c'est celui de Quentin.
27:22Étonnant, je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que ce soit étonnant.
27:26En réalité, Jean-Luc Mélenchon, comme d'ailleurs ce qu'on a entendu,
27:28Éric Coquerel, tout à l'heure, font exactement la même chose,
27:31comme vous le disiez, c'est l'inversion de la charge accusatoire.
27:34Accessoirement, il raconte dans ce tweet qu'il y aurait eu un appel
27:36de, je reprends ces mots, Rotaillot et Le Pen,
27:39pour aller s'en prendre à des insoumis.
27:42Ça s'appelle de la diffamation, et les deux pourraient sans doute porter plainte pour ça.
27:45On va voir la réponse, Bruno Rotaillot, derrière.
27:47De la même manière, quand on entend Éric Coquerel commencer à dire que ça arrive,
27:50parce qu'en fait, c'est à cause de la police qu'il n'y a pas assez sécurisé, stop.
27:53Et le problème, c'est que Jean-Luc Mélenchon,
27:55s'il soutient que la France insoumise n'a rien à voir avec ce qui s'est passé,
27:58eh bien très bien.
27:59Mais alors pourquoi il n'y a pas plus de condamnations ?
28:01Pourquoi Éric Coquerel va nous dire que les politiques qui montent au créneau
28:03sont en train de faire de la récupération politique ?
28:06Un homme politique, aujourd'hui, quand un gamin de 23 ans est lanché
28:09et laissé pour mort au sol, encore heureux qu'il réagisse.
28:12Et le problème, c'est qu'on voit qu'ils sont gênés aux entournures.
28:14Et on voit ces images, donc, des permanences dégradées.
28:17Il faut le condamner et c'est scandaleux.
28:18Il n'y a aucun sujet là-dessus.
28:20En effet, tout ce qui dépasse le cadre de la loi
28:23et qui entre dans une forme de violence,
28:24qu'elle soit symbolique ou physique, est à condamner.
28:27Elle n'a rien à faire dans une démocratie
28:28où la politique doit avoir le dessus.
28:31La réponse de Bruno Rotaillot, rapidement,
28:33avec cette guerre narrative qui est lancée.
28:34Jonathan, je vais vous laisser réagir.
28:36Jean-Luc Mélenchon, la mort atroce de Quentin ne doit rien au hasard,
28:39contrairement à ce que vous prétendez.
28:40Mais ce n'est pas la police qui tue en France,
28:43c'est l'extrême-gauche.
28:44La guerre narrative est lancée.
28:46Ça raconte tout ce qui va se passer d'ici 2027.
28:49Et il y a de quoi s'inquiéter.
28:50C'est exactement ce que j'allais dire.
28:51C'est très inquiétant.
28:53À la faveur de la campagne, qui va être très longue,
28:56la campagne de l'élection présidentielle,
29:00a en gros déjà débuté, du moins dans les esprits.
29:02Et là, on le voit également dans la rue.
29:05Je suis très inquiet par cette violence de la vie politique.
29:09On sait qui a mis le verre dans le fruit.
29:12C'est quand même, pour le coup, la France insoumise
29:14qui a même théorisé la bordélisation,
29:16ce sont les termes de Mélenchon,
29:18de la vie politique française,
29:20de l'Assemblée nationale.
29:22La démonstration est faite quotidiennement
29:24depuis maintenant des années.
29:25C'est eux qui tirent tout vers le bas.
29:27C'est eux qui ratatinent tout.
29:29Il n'y a plus de débat d'idées en France.
29:31Il n'y a plus de débat constructif au Palais Bourbon.
29:34Il n'y a plus rien.
29:35C'est une sorte de politique de la terre brûlée
29:37que sème LFI depuis des années.
29:40Ce n'est pas un détail.
29:41Qu'il y ait des permanences dégradées,
29:44il y en a de temps en temps.
29:45C'est condamnable.
29:46C'est à condamner.
29:47C'est scandaleux.
29:48Mais il ne faut pas passer trop vite
29:50sur ce qu'il y a eu dans votre flash,
29:52le meeting de Carl Olive, centriste.
29:55C'est la première fois, à ma connaissance,
29:57dans l'histoire de France,
29:58qu'un meeting politique est attaqué
30:00avec des tirs de mortier.
30:01C'est vrai.
30:01Je pense qu'il faut mettre une loupe là-dessus.
30:04Sauf que je n'ai pas d'éléments
30:07sur la provenance des tirs de mortier.
30:09Je suis incapable de vous dire
30:10s'il y a un lien politique
30:11avec une mouvance militante ou pas
30:13sur ce qui s'est passé sur ce qu'il y a.
30:15Je ne pourrais pas savoir.
30:16Les heures qui passent le diant,
30:17c'est peut-être les jeunes délinquants
30:19qui voulaient également oisifs,
30:22qui voulaient passer le temps,
30:24comme on dit parfois.
30:26Mais on verra.
30:27C'est un climat global.
30:29Il y a un climat global et vous faites bien
30:31de le rappeler.
30:32Écoutez ce paroissien,
30:33ce paroissien qui fréquente
30:34la même paroisse que Quentin,
30:36qui a été interrogé par nos équipes
30:38hier sur ce climat lyonnais,
30:40sur ces antifas, sur cette violence.
30:42C'est intéressant de l'écouter.
30:44Quentin venait habituellement
30:45à la messe tous les dimanches.
30:48Et donc, je voudrais dire cinq choses.
30:51La première, c'est la compassion.
30:53La compassion, c'est compatirer,
30:55c'est souffrir avec.
30:55Donc, la première chose qu'il faut faire,
30:59c'est souffrir avec la famille de Quentin.
31:03Deuxième chose, c'est le respect.
31:06C'est-à-dire que depuis plusieurs jours,
31:09les journalistes tombent sur le poil
31:11et il y en a qui sont très respectueux.
31:14Et je les remercie.
31:15Troisièmement, c'est la prière.
31:17Évidemment, il faut prier pour le repos
31:18de l'âme de Quentin.
31:19Il faut prier pour sa famille,
31:21pour ses amis.
31:22La quatrième chose, c'est la justice.
31:26Il faut laisser faire la police,
31:27c'est la justice.
31:28Et puis, la cinquième chose,
31:30ça sera un temps de parole
31:32plus fort, plus explicite.
31:36Mais ce n'est pas le moment.
31:37C'est le recteur de cette paroisse
31:39qui appelle justement un peu au calme.
31:41Et on va retrouver l'interview
31:42que je voulais vous faire entendre.
31:44Mais il y a un double basculement,
31:45Florian Gérard-Mercier.
31:47Il y a la mort d'un homme
31:47pour ses idées présumées.
31:49Et puis derrière, il y a cette vague
31:50qui assume d'une certaine façon
31:51ce qui s'est passé,
31:53qui assume le fait
31:53que le combat politique
31:54peut passer par cette violence.
31:57Je rappelle d'ailleurs,
31:58je fais une parenthèse,
31:59les tueurs de Quentin,
32:00trois jours après,
32:00sont toujours dans la nature,
32:01pas identifiés,
32:02on ne nous annonce
32:02aucune interpellation.
32:04Et ça, franchement,
32:05j'ai du mal à le comprendre
32:06et à l'accepter d'ailleurs.
32:09Juste sur ce dernier point,
32:10c'est parce que justement,
32:11comme l'a bien dit Rodolphe,
32:12ce sont des groupuscules
32:14parfaitement organisées,
32:15quasi paramilitaires,
32:16donc cagoulées,
32:17qui savent comment faire
32:18pour aller dans des lieux
32:20où après,
32:20ils ne vont pas pouvoir
32:21être reconnus
32:22et pour se disperser derrière
32:23une fois que l'action est commise.
32:25Et donc, je veux dire,
32:26la conséquence
32:27de cette montée de la violence,
32:29c'est aussi le fait
32:29qu'aujourd'hui en France,
32:30on ne peut plus manifester
32:31pacifiquement
32:33pour ses idées
32:34sans risquer
32:35de se faire attaquer,
32:37voire tuer.
32:37Et en fait,
32:38c'est aussi une attaque
32:39gravissime
32:40contre la liberté d'expression
32:41et la liberté de manifester.
32:43Et c'est là où,
32:45encore une fois,
32:45il devrait y avoir
32:46une prise de conscience politique
32:47que tout le monde y perd.
32:48Tout le monde y perd.
32:49Et d'ailleurs,
32:49les Insoumis aussi,
32:50puisque comme ils le disent eux-mêmes,
32:51leurs permanences
32:52se sont fait attaquer.
32:53Donc, il devrait y avoir
32:54une volonté,
32:55une prise de conscience globale
32:56et une volonté
32:56de faire redescendre
32:57la température.
32:59Et ceci aussi inclut
33:00le fait de mettre
33:01davantage de moyens
33:02contre l'ultra-violence.
33:03Et c'est là où...
33:04Pourquoi il passe toujours
33:04à travers les mailles du filet ?
33:06C'est vraiment quelque chose...
33:07Mais parce qu'il n'y a pas
33:07des moyens.
33:07On répondra aussi pourquoi pas.
33:08Que ce soit dans les manifs,
33:10les casses,
33:11toutes ces exactions
33:12que l'on voit régulièrement,
33:14on a l'impression
33:16qu'ils sont tellement
33:17bien organisés
33:17qu'il y a une...
33:19On ne comprend pas
33:19pourquoi trois jours après,
33:20ces gens-là
33:21n'ont pas été identifiés
33:22et interpellés.
33:22Et bien justement,
33:23c'est là où les déclarés
33:25organisations terroristes,
33:26en fait,
33:27permettraient d'avoir
33:27des moyens d'écoute,
33:30des moyens d'enquête
33:31bien supérieurs.
33:32La dissolution serait automatique.
33:33Est-ce qu'il faut en passer
33:34par là ?
33:34Je veux dire...
33:35En tout cas,
33:35d'un point de vue juridique,
33:37c'est légitime
33:38puisqu'il y a
33:39une volonté assumée
33:40et organisée
33:41de terroriser,
33:43de faire de l'intimidation,
33:44de mettre des troubles
33:45extrêmement graves
33:45à l'ordre public.
33:47Et il y a aussi
33:47des éléments matériels
33:48comme des attaques
33:50d'une ultra-violence,
33:51mais aussi,
33:52surtout maintenant,
33:53des meurtres.
33:54Donc, je veux dire,
33:54ça, c'est quelque chose
33:56qui peut tout à fait permettre
33:57de rentrer dans le cadre
33:58du terrorisme
33:59et c'était le cas,
33:59par exemple,
33:59d'Action Directe.
34:00La loi de 86
34:01contre le terrorisme
34:02qui nous donne
34:02cet arsenal juridique,
34:03c'était contre le terrorisme
34:05d'extrême-gauche
34:06à l'époque
34:06que ça a été mis en place
34:08particulièrement efficace.
34:09D'ailleurs,
34:09pour aller dans le sens
34:10de ce que vous venez d'évoquer,
34:11je conseille à tous nos téléspectateurs
34:13de se procurer le JDD aujourd'hui.
34:15C'est une particulièrement forte
34:16qu'on affiche.
34:18Meurtre de Quentin à Lyon,
34:19l'extrême-gauche tue.
34:21Il y a un papier
34:21extrêmement intéressant.
34:22Rodolphe,
34:23en quelques secondes,
34:24parce qu'on va marquer
34:25notre dernière pause,
34:26dans son rapport annuel,
34:27peut-on lire dans le JDD
34:29sur la menace terroriste,
34:30justement,
34:31Europol,
34:32la police européenne,
34:34d'une certaine manière,
34:34FETA,
34:35donc chiffre à l'appui
34:37d'une nette augmentation
34:38des attaques de l'ultra-gauche,
34:39située désormais
34:40juste derrière,
34:42en deuxième position,
34:43derrière le djihadisme en Europe.
34:44On sait qu'en France,
34:45on a environ 10 000 personnes
34:46qui sont répertoriées.
34:47Alors,
34:47c'est une galaxie
34:48où on retrouve des hadistes,
34:49des écologistes,
34:50des antifascistes,
34:50des anarchistes.
34:52C'est une galaxie un peu brouillonne.
34:53Et on sait qu'il y a
34:543 000 fiches S.
34:55Je pense qu'on a les liens
34:56et en fait les listes.
34:57Et d'ailleurs,
34:58si vous voyez un petit peu
34:58sur Twitter,
34:59des gens qui connaissent
35:00des journalistes indépendants
35:01ont déjà fait,
35:02possiblement,
35:03justement,
35:03des profils.
35:04On ne peut pas les exprimer ici
35:05parce qu'on ne peut pas faire
35:06acte de diffamation.
35:07Et aussi,
35:07ne pas sous-estimer
35:08les liens en Europe
35:09entre les groupes antifascistes aussi.
35:11Vous avez une forte aussi
35:12force antifasciste
35:14en Italie par exemple
35:15ou en Grèce.
35:16Donc,
35:16ça se peut qu'il puisse
35:17très vite trouver des planques,
35:18etc.
35:19Et par contre,
35:19là aussi,
35:20on est dans une logique.
35:21J'en reviens à mon antifascisme
35:23institutionnel.
35:24C'est Mao Zedong
35:25qui disait
35:25le révolutionnaire
35:26doit être comme un poisson
35:27dans l'eau.
35:28Et vous voyez,
35:28l'écosystème tout autour,
35:29l'environnement
35:30est en tout cas
35:31plus positif
35:32que de l'autre côté.
35:33Donc là,
35:33vous voyez qu'il y a
35:34un deux poids deux mesures
35:34qui est peut-être
35:36en train d'être renversé.
35:37Mais par contre,
35:37si on fait le parallèle
35:38avec Clément Méric
35:39en 2013,
35:40ne pas oublier
35:40qu'à l'époque aussi,
35:41Clément Méric
35:42avait attaqué.
35:43Là,
35:43on est dans une logique
35:44un peu inverse
35:45où c'est plutôt un jeune
35:45qui a été passé à tabac.
35:46Et à l'époque,
35:47on peut mentionner aussi
35:47la minute de silence
35:48qu'on a eue
35:49à l'Assemblée nationale.
35:50Ça serait le minimum aussi
35:51aujourd'hui
35:51qu'on pourrait demander
35:53qu'il y a cette minute de silence
36:00à l'Assemblée nationale.
36:01Ça, on le sait.
36:02Arrêtez d'appeler ces gens
36:04des antifascistes
36:04parce qu'ils ne sont pas
36:06contre le fascisme.
36:07Voilà,
36:07j'aimerais qu'il y ait
36:08une révolution sémantique
36:09en la matière
36:10pour qu'on puisse nommer
36:11correctement les choses.
36:11Parce que le label Antifa,
36:12il permet tout.
36:13Et ça,
36:13c'est plus possible
36:14à l'aune de ce dramatique décès.
36:16On marque notre dernière pause.
36:17On se retrouve juste après.
36:19On fera un petit focus
36:20sur cette jeune garde
36:20et Raphaël Arnaud.
36:22Et puis,
36:22on a d'autres sujets
36:22à évoquer également
36:23parce qu'Emmanuel Macron
36:24s'est exprimé
36:26pour la première fois
36:27sur le rôle
36:29de la France insoumise
36:30dans la vague antisémite
36:31dans notre pays.
36:32On décryptera
36:33les propos du chef de l'État.
36:34Et puis,
36:34on a une information
36:35également exceptionnelle
36:36qui a été choisie
36:37par l'ONU
36:38pour faire la promotion
36:39de la démocratie,
36:40de l'égalité
36:41ou encore de la tolérance
36:42et de la non-violence.
36:43Je vous le donne en mille.
36:44L'Iran.
36:45C'est magnifique.
36:46A tout de suite.
36:50Jonathan Sixouelé du Char,
36:52Mathieu Devesse,
36:52Florian Gérard,
36:53merci Rodolphe Carr
36:54pour encore quelques instants
36:55évoquer ce drame
36:57autour de la mort de Quentin
36:58et ses tensions
36:59très vives
37:01ces dernières heures.
37:02Juste pendant la pub,
37:03je vais tout vous dire
37:04pendant la pub,
37:04je regardais sur Twitter,
37:05je viens de tomber
37:06sur un extrait
37:06du JT de 13h de France 2
37:07il y a une heure et demie,
37:10il y a deux heures.
37:11Dans le JT de France 2,
37:12il y a un sujet
37:12tout à l'heure
37:13sur ce drame
37:14et il y a des intervenants
37:16dans le sujet.
37:16Il y a Jean-Philippe Tanguy
37:17qui est d'extrême droite
37:18dans le sujet
37:18et puis il y a Rima Hassan
37:19qui est eurodéputé insoumise.
37:21On ne va pas s'en sortir
37:22à ce rythme-là,
37:23Florian Gérard-Mercier.
37:24Je suis assez d'accord.
37:26On parlait du traitement médiatique,
37:28tout est dit
37:28à travers ce que je viens
37:30de raconter.
37:31Mais il y a un autre scandale
37:32sur Rima Hassan aussi,
37:33c'est le fait que
37:34le procès pour apologie
37:37du terrorisme
37:37ne puisse pas avoir lieu
37:39à cause de son immunité
37:40parlementaire.
37:41Donc il y a un moment,
37:41je pense que notamment
37:42suite à la prise d'opposition
37:43de Gérard Darmanin
37:45à l'instant,
37:46que je trouve très forte,
37:48une conséquence pourrait être
37:50que le garde des Sceaux
37:51envoie une missive
37:53à l'ensemble des procureurs
37:54pour donner instruction
37:56qu'en cas de soupçon
37:58d'apologie du terrorisme
37:59ou d'antisémitisme,
38:01on fasse des demandes
38:02systématiques
38:03de levée d'immunité parlementaire
38:05quand ça peut être le cas.
38:09Et ça, vraiment,
38:09je pense que ce seraient
38:10des choses qu'il faut
38:11commencer à faire
38:11pour que l'impunité
38:12en fait cesse.
38:13On est en pleine commission
38:14sur la neutralité
38:15du service public
38:16et je vois ce sujet-là
38:18il y a un instant
38:18sur France 2.
38:19Je referme la parenthèse.
38:21Je voudrais qu'on finisse
38:21ce chapitre
38:22parce que je vous le disais
38:22il y a deux autres thèmes
38:23d'actualité
38:24que je voulais aborder avec vous.
38:25Plusieurs militantes
38:26de Némésis
38:27présentes au moment des faits
38:28ont mis en cause
38:29les militants de la Jeune Garde,
38:30ce groupe antifasciste
38:31qui jouit du plein soutien
38:33de la France insoumise.
38:34Souvenez-vous des propos
38:34de Jean-Luc Mélenchon
38:35ne serait-ce que ceux
38:36du 30 avril dernier,
38:3830 avril 2025.
38:40La Jeune Garde
38:41qui est une organisation
38:43alliée, liée
38:44au mouvement insoumis.
38:45Ce sont des jeunes antifascistes.
38:46Eh bien, M. Retailleau,
38:48profitez-en pour nous dire
38:49qu'on fait ces jeunes gens.
38:51À quel moment
38:52vous avez des actes
38:53à leur reprocher
38:53qui justifient
38:55qu'on les interdise.
38:57Et demain à Lyon,
38:59où il y aura la manif
39:00du 1er mai,
39:01j'appelle tous mes camarades
39:03des Insoumis
39:03à aller se grouper
39:04derrière la bannière
39:05de la Jeune Garde
39:06pour dire
39:07nous n'avons pas peur,
39:09nous n'avons pas peur.
39:12Ah, j'en parle avec passion
39:13parce que ce sont
39:15mes jeunes camarades.
39:17Et qui sont ces jeunes gens ?
39:19Des jeunes gens
39:19qui détestent le fascisme.
39:20Eh bien, je leur donne raison.
39:22Et qui se mettent en rang
39:23par deux, par trois, par quatre
39:24pour protéger nos cortèges
39:26quand on vient nous taper dessus.
39:27Bravo, jeunes gens !
39:28Continuez, jeunes gens !
39:30Bravo, M. Mélenchon.
39:32Continuez, M. Mélenchon.
39:33Non seulement,
39:33ils ont l'effet derrière,
39:34mais ce parapluie
39:36d'associations également
39:37qui soutient
39:37et subventionne
39:38ce gros puscule
39:39dissous à la demande
39:40de Gérald Darmanin,
39:41mais le Conseil d'État
39:43ne l'a pas validé,
39:44ce qui fait qu'on est
39:44dans une situation
39:45un petit peu ambiguë
39:46sur ce collectif.
39:48Et vous n'aurez jamais
39:49de condamnation.
39:50Vous avez le mouvement
39:50qui s'est reconstruit
39:51sur une nouvelle appellation
39:53« Éteignons la flamme »
39:54et au lancement,
39:55je vous le donne
39:55en plein dans le mille,
39:56vous aviez Raphaël Arnaud
39:57à côté de Jean-Luc Mélenchon.
39:59Il ne va n'y avoir
39:59aucune condamnation.
40:01On sait justement
40:02Raphaël Arnaud est député,
40:03on sait qu'il y a
40:03des assistants parlementaires
40:04aussi qui viennent
40:05de ces milieux-là.
40:06On est vraiment
40:07dans un deux poids,
40:07deux mesures.
40:08Et si la droite,
40:09on voit que depuis
40:10certaines années,
40:11il y a eu une volonté
40:12de prendre de la distance
40:13avec ces groupes,
40:14pour Jean-Luc Mélenchon
40:15et la France Insommie,
40:16ce n'est absolument pas le cas.
40:17Jean-Luc Mélenchon
40:18n'a jamais mis
40:20de principe d'équivalence
40:21entre les groupes
40:21d'extrême gauche
40:22et les groupes
40:23d'extrême droite.
40:23Pour lui,
40:24les groupes d'extrême gauche
40:25sont des groupes
40:25d'autodéfense populaire.
40:27Là aussi,
40:27on est dans la bataille
40:28sémantique,
40:29c'est très important.
40:30Jean-Luc Mélenchon,
40:30vous le verrez,
40:31dans les jours à venir,
40:32ne va absolument pas
40:33se défausser.
40:34Il ne va jeter personne
40:35sous le bus
40:35et il ne va absolument
40:36pas condamner.
40:37Pour finir sur cette thématique,
40:39juste le tweet
40:39de Raphaël Arnaud
40:40qui condamne
40:42et il n'a pas vraiment
40:43le choix,
40:43Raphaël Arnaud,
40:44de condamner officiellement
40:45ce décès.
40:46Il l'apprend avec
40:47horreur et dégoût.
40:48Ce qu'il redoute
40:49depuis des années à Lyon
40:49se perpétue.
40:51Il adresse ses condoléances
40:52à la famille de ce jeune homme.
40:53Souhaite que toute la lumière
40:54soit faite sur ce drame.
40:55Chacun jugera
40:56du tweet de Raphaël Arnaud.
40:58Je rappelle juste
40:59que le dossier judiciaire
41:00de la jeune garde
41:01est long comme le bras.
41:02Il peut compter
41:03sur un très large vivier.
41:0510 000 membres
41:05de l'ultra-gauche
41:06sont suivis
41:07par les renseignements français
41:08dont 3 000 sont fichés S.
41:11Voilà ce qu'on pouvait dire
41:12sur cette thématique
41:13sur laquelle on reviendra
41:14très longuement,
41:15bien sûr,
41:15dans nos prochaines
41:16tranches d'infos.
41:17Emmanuel Macron,
41:18là c'est un sujet important
41:19aussi encore
41:20que je voulais évoquer
41:21sur lequel je voulais
41:22vous entendre.
41:23Emmanuel Macron
41:23qui considère
41:24que la France insoumise
41:25est un mouvement
41:26d'extrême-gauche
41:27au sein duquel émergent,
41:29je le cite,
41:29des expressions antisémites
41:31qui doivent être combattues.
41:33Entretien accordé
41:33à Radio-J vendredi midi
41:35est publié aujourd'hui.
41:37Le chef de l'État
41:37s'est exprimé
41:38sur la politique intérieure
41:39visant notamment
41:40le parti de Jean-Luc Mélenchon.
41:41Écoutez cet extrait.
41:42Je sais que ça a été très dur
41:45et j'ai eu cette phrase
41:46tout à l'heure
41:47qui m'est sortie du cœur.
41:48Je sais qu'il y a
41:49beaucoup de familles
41:50aujourd'hui
41:50qui pensent
41:51à faire leur alia,
41:52qui ne vont pas quitter
41:53le pays,
41:53qui doutent.
41:54Et je veux leur dire
41:55vous pouvez avoir
41:59des désaccords
41:59avec tel ou tel,
42:01mais votre place
42:02est ici
42:02parce que c'est votre pays
42:03et la France
42:05a besoin de vous
42:05et la France a besoin
42:06de tous ces enfants,
42:07quelle que soit
42:08leur religion,
42:10leur absence de religion,
42:11quelle que soit leur opinion.
42:12Et ce que nous ne pouvons pas faire,
42:13c'est nous diviser.
42:14Et donc cette unité
42:15pour moi
42:16est essentielle.
42:20Bon, Elodie,
42:21il était temps
42:22de la part d'Emmanuel Macron.
42:24Oui,
42:24et Emmanuel Macron
42:25qui dans un autre extrait
42:26effectivement explique
42:27que selon lui,
42:27oui,
42:27on doit classer
42:28la France insoumise
42:30à l'extrême gauche.
42:31Dans ce même extrait,
42:32il explique aussi
42:32qu'à partir du moment
42:34où il y a des élus
42:35de la France insoumise
42:35notamment,
42:36il faut faire avec,
42:38mais il évoque
42:39des relations compliquées
42:42avec l'antisémitisme
42:43Emmanuel Macron
42:44et donc il vise
42:44la France insoumise.
42:45On peut se rappeler,
42:46je ne vais pas faire
42:46toutes les citations,
42:47mais quand on a
42:48Jean-Luc Mélenchon
42:49qui dit qu'il y a
42:49le Brun Pivet,
42:50président de l'Assemblée,
42:51camp à Tel Aviv
42:52quand Mathilde Panot
42:53explique qu'Elisabeth Borne
42:54est une rescapée
42:55alors que le propre père
42:56d'Elisabeth Borne
42:57a été déporté.
43:00On voit bien,
43:00on se rappelle les affiches
43:01de Cyril Hanouna,
43:02de David Guiraud
43:02qui dit que Meherabib
43:03est un gros porc,
43:04je reprends ses mots.
43:05Donc je ne cite là
43:09la France insoumise
43:09il y a eu un certain nombre
43:10de plaintes,
43:11il y a un certain nombre
43:11de procédures en cours,
43:12il y a un certain nombre
43:13aussi d'articles 40
43:14qui concernent Rima San.
43:15Le problème de tous
43:16ces signalements
43:17c'est que pour l'instant
43:18ça n'avance pas,
43:19il n'y a pas de décision
43:20et comme on le disait
43:21pourquoi la gauche
43:22aussi se sent protégée ?
43:23Parce qu'en fait
43:24quand elle est mise en cause,
43:25quand il y a des poursuites
43:26judiciaires à son encontre,
43:27en fait ça ne donne rien.
43:28On va réentendre
43:28cet extrait d'Emmanuel Macron
43:29qui pointe clairement
43:31la France insoumise.
43:32Il faut suivre quand même
43:33Florian Gérard-Marcier
43:33il faut le suivre
43:34le chef de l'État
43:34parce qu'un jour c'est bleu,
43:36le lendemain c'est rouge,
43:36un jour il exclut
43:37le RN de l'arc républicain,
43:39le lendemain c'est LFI,
43:41c'est les jours pairs
43:41et les jours impairs
43:42en fait quoi,
43:43c'est ça qui est dommage.
43:44Oui exactement
43:44et c'est là où
43:45un peu de décence
43:47ou en tout cas
43:48aurait dû permettre
43:50au chef de l'État
43:51en fait de
43:52à défaut de faire des excuses
43:53au moins exprimer
43:54des regrets
43:55aussi de M. Attal
43:57par exemple
43:57ils auraient pu regretter
43:58d'avoir appelé
43:59à voter LFI
44:00aux dernières législatives
44:01parce que c'est ça
44:02la réalité
44:03c'est que
44:04Renaissance
44:05et le camp présidentiel
44:06a appelé à voter LFI
44:07L'autocritique
44:08c'est pas la marque de fabrique
44:09et donc voilà
44:09alors maintenant
44:10je me réjouis
44:10s'ils ont enfin
44:13reconnu cet état de fait
44:14s'ils ont changé d'avis
44:15tant mieux
44:16voilà
44:17mais c'est nécessaire
44:18de reconnaître les choses
44:18pour pouvoir agir
44:19mais où sont les actions ?
44:21L'extrait dont on parlait
44:22écoutez Emmanuel Macron
44:23Je ne fais pas
44:25l'écrassement de sensibilité
44:26c'est au ministère de l'Intérieur
44:27de le faire
44:28pour les élections
44:29mais je crois
44:29qu'il n'y a pas tellement
44:30de mystère
44:31pour dire
44:31qu'ils sont à l'extrême-gauche
44:32L'extrême-gauche
44:33c'est ce qu'ils font partie
44:34toujours de l'axe républicain
44:35Sur cette formule
44:36il faut regarder les choses
44:38quand des françaises
44:40et des français
44:41élisées mettent
44:42à l'assemblée
44:42des parlementaires
44:44mettent des gens
44:46dans les institutions
44:47de la République
44:47et donc
44:48on ne peut pas
44:49par un discours
44:49les en exclure
44:50mais je constate
44:52que dans les positions
44:54qu'ils prennent
44:55en particulier
44:56sur l'antisémitisme
44:57ils contreviennent
44:59à des principes fondamentaux
45:01de la République
45:01il y a des valeurs
45:02de la République
45:02Vous diriez comme
45:03Raphaël Enthoven
45:04c'est un mouvement
45:04passionnément antisémite ?
45:07C'est normal que les intellectuels
45:09et je respecte beaucoup
45:10M. Enthoven
45:11qui travaille
45:13et s'engage
45:13mais
45:14et leur propre formule
45:17il ne m'appartient pas
45:18de qualifier cela
45:20mais en tout cas
45:21il y a clairement
45:22des expressions antisémites
45:23qui émergent
45:25et qui doivent être combattues
45:25Les expressions antisémites
45:28de la France insoumise
45:29selon le chef de l'État
45:31Le président de la République
45:33avec son parti
45:34comme Florent l'a rappelé
45:34a contribué activement
45:36à ce qu'il y ait
45:37des députés
45:37de la France insoumise
45:38en aussi grand nombre
45:39à l'Assemblée nationale
45:41aujourd'hui
45:41Qu'il prenne de la hauteur
45:45depuis qu'il est élu
45:46il veut être au-dessus
45:47de la mêlée
45:48c'est aussi pourquoi pas
45:49le rôle qu'on est
45:50en droit d'attente
45:50d'un président de la République
45:52En revanche
45:52là où c'est problématique
45:54c'est que
45:54ça va faire 10 ans
45:55qu'Emmanuel Macron
45:56est à l'Élysée
45:58et s'il fallait
45:59défendre
46:00les valeurs de la République
46:02comme on dit
46:02s'il fallait lutter
46:03contre LFI
46:05il aurait pu le faire
46:06avec quoi ?
46:07Avec son propre parti politique
46:08Or on en est où
46:09du parti macroniste
46:10aujourd'hui ?
46:11Il n'y a même plus
46:11de macronien
46:12dans le parti macroniste
46:13La Renaissance n'existe pas
46:16c'est l'ombre d'elle-même
46:18Or c'était ce parti-là
46:20qui aurait dû
46:21à armes égales
46:22parti politique
46:23contre parti politique
46:24lutter activement
46:26depuis 10 ans
46:26contre la France insoumise
46:27plutôt que de chouigner maintenant
46:29et de se dire
46:30bah ma foi
46:31on a fait ce qu'on a pu
46:32c'est comme ça
46:33Je suis assez atterré
46:35par cette réaction
46:36de commentateur
46:37encore une fois
46:37et non pas
46:38de premier acteur
46:39Et puis il est revenu
46:40on n'a pas le temps
46:41de l'entendre
46:41mais il est revenu
46:42il a tenté de justifier
46:43sa non présence
46:45à la fameuse marche
46:46contre l'antisémitisme
46:47qui était organisée
46:48après le 7 octobre
46:48de 2023
46:49il faut dire que
46:51soyons honnêtes
46:52il a été très à la hauteur
46:53ces derniers jours
46:53notamment sur son discours
46:55à l'occasion
46:55des 20 ans
46:56de l'anniversaire
46:57de la mort
46:57du massacre
46:59d'Ilan Halimi
47:00mais j'ai envie de dire
47:00presque que le mal est fait
47:01et que le péché originel
47:03aura du mal
47:04à être comblé
47:04à savoir
47:05ce non soutien
47:06affiché
47:07dès les premiers instants
47:08où l'antisémitisme
47:09a augmenté
47:10de façon exponentielle
47:11sur le sol de France
47:12il nous reste 5 minutes
47:13ensemble
47:14et soyez bien attentifs
47:15à cette autre thématique
47:16parce que c'est passé
47:17sous les radars
47:18comme on dit
47:18mais c'est stupéfiant
47:20le 11 février
47:21il y avait une élection
47:22pour désigner
47:23le vice-président
47:24de la commission
47:25des Nations Unies
47:26pour le développement social
47:28derrière ce titre
47:29il y a beaucoup
47:29d'attributions
47:30parmi lesquelles
47:31on trouve
47:31la promotion
47:32de la démocratie
47:33l'égalité des sexes
47:34la garantie
47:35de la tolérance
47:35et de la non-violence
47:36quel pays
47:37d'après vous
47:38a réuni
47:38le plus grand nombre
47:39de suffrages
47:39l'Iran
47:40le sujet de Charlotte Diry
47:42une décision
47:43approuvée
47:44sans aucune contestation
47:45le régime iranien
47:47vient d'être élu
47:47vice-président
47:48de la commission
47:49des Nations Unies
47:50puis-je considérer
47:52que la commission
47:52souhaite élire
47:53par acclamation
47:54monsieur Abbas Tajik
47:55de la République Islamique
47:57d'Iran
47:57et monsieur
47:58Shariyar Ajiev
47:59de l'Azerbaïdjan
48:00vice-président
48:01de la 65e session
48:03de la commission
48:03du développement social
48:05je n'entends
48:07aucune objection
48:08il en est ainsi décidé
48:09une nomination
48:11dont s'insurge
48:12l'ambassadeur
48:12des Etats-Unis
48:13auprès des Nations Unies
48:15voilà encore une raison
48:16pour laquelle
48:16nous ne sommes
48:17ni membres
48:18ni participants
48:18de cette ridicule
48:19commission
48:20pour le développement social
48:21tout comme
48:22la spécialiste française
48:23Florence Bergeau-Blaclaire
48:25sans blague
48:26le régime islamique iranien
48:28vient d'être élu
48:29vice-président
48:30de la commission
48:30des Nations Unies
48:31pour le développement social
48:33dont le thème prioritaire
48:34sera la promotion
48:35de la démocratie
48:36l'égalité des sexes
48:38et la garantie
48:38de la tolérance
48:39et de la non-violence
48:41une décision
48:42qui n'est pourtant pas
48:43si surprenante
48:43selon Alexandre Delval
48:45cette commission
48:46fonctionne sur la rotation
48:48la nomination
48:50des présidents
48:51des vice-présidents
48:51qui sont des pays
48:52c'est tournant
48:53attendent leur passage
48:56depuis des années
48:57et c'est par région
48:59avec l'Iran
49:00désormais vice-président
49:01de cette commission
49:02des questions se posent
49:03quant aux sanctions
49:04contre Israël
49:05qui est déjà
49:06le pays le plus condamné
49:07par l'ONU
49:08on pourrait croire
49:09à une blague
49:10mais non
49:10c'est pas la première fois
49:11vous avez eu dans le passé
49:12des commissions
49:13notamment des droits de l'homme
49:14qui étaient présidés
49:16par l'Arabie Saoudite
49:17par exemple
49:17là c'est une illustration
49:19supplémentaire
49:20de la lente dérive
49:22mais dérive évidente
49:24des Nations Unies
49:25qui sont sous la coupe
49:26de ce que l'on appelle
49:27désormais le sud global
49:29et c'est pour cela
49:30également
49:30que vous avez
49:31un retrait progressif
49:32des Etats-Unis
49:34ça c'est la ligne
49:34politique claire
49:35ils refusent désormais
49:37de jouer le jeu
49:38de cette mascarade
49:39et alors après
49:41il y a les tentatives
49:41on est pour ou contre
49:42d'engager
49:44par Donald Trump
49:44pour essayer
49:45de faire son ONU
49:46à lui
49:46mais ça montre
49:47le désengagement
49:48progressif
49:49de l'Occident
49:50en général
49:52sur cette scène
49:53internationale
49:54hormis le conseil
49:55de sécurité
49:56les pays occidentaux
49:58n'ont vraiment
49:59plus leur mot à dire
50:00en l'occurrence
50:00Encore un dernier mot
50:02Florian Jarré-Mercier
50:03la promotion de la démocratie
50:04de la part d'un pays
50:05qui a tué des milliers
50:06de ses concitoyens
50:07parce qu'ils avaient
50:08le malheur de manifester
50:09l'égalité des sexes
50:10de la part d'un pays
50:11qui a tué
50:11Macha Amini
50:12parce qu'elle ne portait
50:14pas correctement
50:15son voile
50:15la vérité
50:16c'est que l'ONU
50:17est complètement
50:18à côté de la plaque
50:19touche le plomb
50:19touche le fond
50:21et n'a plus de légitimité
50:23c'est terrible
50:24de le dire
50:25ça me fait mal au coeur
50:25mais
50:26c'est ce que voulait dire d'autre
50:28Elle transforme l'or en plomb
50:30pour reprendre votre terme
50:31puisque les droits de l'homme
50:33c'est peut-être
50:34ce que l'Occident
50:36a donné de meilleur au monde
50:38et l'ONU le travestit totalement
50:41et en fait
50:41par cette élection
50:43le système onusien
50:45donne raison à Donald Trump
50:47dans sa critique
50:49des institutions multilatérales
50:51actuelles
50:52et donc
50:52c'est vraiment tragique
50:55cette situation
50:56et ça prouve bien
50:57qu'il y a une refondation
50:59à faire chez nous
51:00et pour pouvoir
51:01à nouveau assumer
51:03nos valeurs républicaines
51:04et universelles
51:05On va se consoler
51:05en se disant que l'ONU
51:06ne sert plus à rien
51:07et qu'il est en effet
51:08totalement phagocyté
51:09par le sud global
51:10désormais
51:11Il est un petit peu
51:12plus de 15h
51:13Pardon pour la ponctualité
51:14chère Sandra Chiambo
51:15l'essentiel de l'actualité
51:16avec vous
51:17A la une de l'actualité
51:19des recueillements
51:20après la mort de Quentin
51:22décédé hier
51:23des suites
51:23de ses blessures
51:24après une grave agression
51:25ce jeudi à Lyon
51:27des messes sont organisées
51:28comme à Lyon
51:29ville où était originaire
51:31l'étudiant de 23 ans
51:32retrouve François Tiskevitch
51:34et Godé Rigbet
51:36sur place
51:36où l'émotion reste vive
51:38Oui l'émotion était grande
51:45ici à l'église Saint-Georges
51:47c'est là que Quentin
51:48venait régulièrement
51:49à la messe
51:50il était très impliqué
51:51dans la vie de sa paroisse
51:53lors de la messe de midi
51:54le prêtre a eu quelques mots
51:56pour Quentin
51:56invitant les fidèles
51:57à prier pour le repos
51:59de son âme
51:59pour sa famille
52:00et ses proches
52:01mais surtout
52:02il a demandé
52:02que l'on prie
52:03pour la conversion
52:04des agresseurs
52:05de Quentin
52:06beaucoup d'amis
52:06de Quentin
52:07étaient présents
52:08lors des différentes
52:09messes ce matin
52:10nos équipes
52:10ont pu recueillir
52:11le témoignage
52:12de l'un de ses
52:13meilleurs amis
52:14je vous propose
52:15de l'écouter
52:15avec Quentin
52:17on se connaissait très bien
52:18on partait en vacances
52:19souvent ensemble
52:20on était très proches
52:22on se fréquentait
52:22de la paroisse
52:23à la base
52:23et puis on était devenus
52:24de proches amis
52:25pour tout vous dire
52:28le dernier message
52:29que je lui envoyais
52:29c'était jeudi soir
52:30sans doute
52:30pendant qu'il était
52:30en train de se faire lyncher
52:32et je lui proposais
52:33qu'on aille boire un coup
52:33ensemble sur Lyon
52:34vendredi soir
52:35ou samedi soir
52:36et en fait
52:37j'attends toujours sa réponse
52:38Quentin
52:39c'était un gars
52:39admirable
52:41vraiment exemplaire
52:42je pense que
52:42toutes les personnes
52:43qui l'ont connu
52:43peuvent témoigner
52:44que c'était un homme vertueux
52:46sain
52:47Merci François Tchiskevitz
52:51et Goride Eric B
52:52en direct de Lyon
52:53Merci beaucoup Sandra
52:54à vous
52:55on marque une courte pause
52:56et on se retrouve sur CNews
52:57avec un grand format
52:58exceptionnel à vous proposer
52:59restez bien avec nous
53:00à tout de suite
53:0015h14
53:04de retour sur le plateau
53:05de CNews
53:06merci de nous rejoindre
53:06pour ce grand format
53:07exceptionnel
53:08que nous vous proposons
53:09la poussée
53:09la poussée des mouvements
53:10conservateurs
53:11atteint un niveau
53:12inédit en Europe
53:13patriotes, libéraux, conservateurs
53:15ils progressent dans les urnes
53:16s'imposent dans le débat public
53:17inquiètes
53:18certaines institutions européennes
53:20en France
53:20Emmanuel Macron
53:21les a qualifiées
53:22d'internationales réactionnaires
53:24une formule révélatrice
53:25de la crainte
53:26qu'ils peuvent susciter
53:27cette poussée
53:28elle s'inscrit
53:28peut-être
53:29comme un possible basculement
53:30d'une partie de l'Europe
53:31de l'Italie
53:32à la Hongrie
53:33de la Pologne
53:33à la Roumanie
53:34en passant par la Grande-Bretagne
53:35immersion
53:36au coeur de ces mouvements
53:38Europe
53:38la poussée conservatrice
53:40un document signé
53:41Charles Danjou
53:42Merci
53:43Merci
53:44Merci
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