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Les invités de Julien Pasquet débattent des grands thèmes de l'actualité dans #180minutesInfoWE

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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver, vous accompagner pour décrypter l'information dans 180 minutes infos week-end.
00:00:07On est ensemble pendant plus de deux heures avec Mehdi Raich qui m'accompagne.
00:00:11180 minutes infos week-end, on est ensemble pendant plus de deux heures, vous aurez compris en effet.
00:00:15Ronald Carr qui est avec nous, Axel Ronde du porte-parole du syndicat CFTC Police,
00:00:21Olivier Vial, directeur du centre d'études et de recherche universitaire.
00:00:24Je vous donne nos grandes thématiques dans quelques instants, mais d'abord il est 14h pile.
00:00:28Ça y est, Sandra Chiambo pour l'essentiel de l'actualité. Bonjour Sandra.
00:00:31Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:00:33A la une de l'actualité en bref et en image, ce dimanche, deux skieurs sont décédés hier après-midi dans une avalanche à Saint-Véran dans les Hautes-Alpes.
00:00:41Ils faisaient partie d'un groupe de quatre randonneurs qui skiaient en hors-piste sans encadrement.
00:00:47Les deux autres sont indemnes.
00:00:48Au total, plus d'une vingtaine de personnes ont déjà péri cette année dans des avalanches survenues dans différents massifs des Alpes.
00:00:55Un incendie dans un centre d'hébergement sans domicile fixe a fait un mort à Montpellier ce matin.
00:01:01Le feu éteint à la mi-journée et s'est déclaré vers 8h.
00:01:04L'origine est à ce stade inconnue.
00:01:06Le sinistre n'a détruit que la chambre où se trouvait la personne décédée.
00:01:10Les 80 occupants du site ont été évacués dans un bâtiment à proximité.
00:01:15Sébastien Lecornu prévoit un ajustement gouvernemental d'ici le 22 février prochain,
00:01:20soit avant la période de réserve liée aux élections municipales.
00:01:23Le Premier ministre explique que les Français et les administrations veulent surtout la stabilité.
00:01:28Au moins trois ministres pourraient quitter leur fonction car ils sont candidats au municipal.
00:01:33Jack Lang a pris la seule décision possible.
00:01:35La situation était intenable selon la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean.
00:01:40L'ex-ministre de la Culture a présenté sa démission ce samedi de la présidence de l'Institut du Monde Arabe.
00:01:45Il était sous pression de l'Elysée et de Matignon à cause de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.
00:01:52Un homme a été interpellé après avoir menacé une femme avec un couteau ce vendredi dans l'église Saint-Pierre d'Arène à Nice.
00:01:58Le suspect de 28 ans, ivre quand il a été appréhendé, est un Comorien en situation régulière déjà connu des services de police.
00:02:05C'est dans ce même lieu de culte qu'en avril 2022, un homme avait blessé le prêtre lors d'une attaque au couteau.
00:02:11A l'international, l'Iran compte sur ses positions exclues de renoncer à l'enrichissement de l'uranium dans le cadre de ses négociations avec Washington.
00:02:19Et ce, même en cas de guerre avec les États-Unis qui maintiennent la pression militaire.
00:02:23En attendant de nouveau pour parler, la semaine prochaine, Téhéran réaffirme sa position de discuter uniquement de son programme nucléaire.
00:02:32Le Hamas ne renoncera pas à ses armes et refuse toute domination étrangère sur la bande de Gaza.
00:02:37Un dirigeant du mouvement palestinien l'a affirmé ce dimanche, malgré les appels à des armées lancés par Israël et les États-Unis.
00:02:44Selon lui, la résistance est le droit des peuples sous occupation.
00:02:47Il a ajouté, c'est quelque chose dont les nations sont fières.
00:02:51Les Portugais votent aujourd'hui pour le second tour de l'élection présidentielle.
00:02:54Elles opposent le socialiste Antonio José Segurro, grand favori, au dirigeant d'extrême droite André Ventura.
00:03:00Ce vote a lieu dans un contexte particulier car la campagne a été perturbée par les tempêtes meurtrières ces deux dernières semaines.
00:03:07poussant une vingtaine de circonscriptions à remporter le scrutin d'une semaine.
00:03:13Et puis au Japon également, les électeurs ont été attendus dans les urnes dans un froid glacial ce dimanche pour le scrutin législatif anticipé.
00:03:21Cette fois, selon les estimations des médias et en attendant les résultats officiels demain,
00:03:25la première ministre ultraconservatrice Sanae Takahishi est en passe de gagner son pari de redonner une majorité à son parti libéral-démocrate.
00:03:34La première femme à diriger le pays promet de le rendre plus prospère et plus sûre.
00:03:38Merci beaucoup pour l'essentiel de l'actualité, Sandra Chiambo.
00:03:41On vous retrouve tout à l'heure ?
00:03:43Dans ?
00:03:43Dans 30 minutes ?
00:03:44Dans une heure.
00:03:44Dans une heure, évidemment, bien sûr.
00:03:47C'est la une du journal du dimanche.
00:03:48C'est une choc que vous découvrez peut-être concernant la violence des mineurs face aux nouveaux barbares.
00:03:55Titre le JDD, il faut dire que la semaine qui s'est écoulée, les quelques dix derniers jours écoulés,
00:03:59nous laisse songeurs sur l'état de notre jeunesse.
00:04:02Une marche citoyenne aura lieu mardi, d'ailleurs, pour Théo, ce jeune garçon dont on parle depuis quelques jours maintenant, de 19 ans.
00:04:08Il a frôlé la mort le 31 janvier dernier à Lyon, au pied de sa résidence.
00:04:11Cinq jeunes de 14 à 16 ans l'ont roué de coups en bande, lui sautant notamment sur la tête.
00:04:16Les images ont fait le tour des réseaux sociaux et largement circulé.
00:04:20Elle met en lumière, bien sûr, cette ultra-violence qui devient la norme pour une partie de notre jeunesse.
00:04:25Un mois avant l'agression de Théo à Lyon, un autre étudiant de sa classe, d'ailleurs, il s'appelle Ethan,
00:04:31avait été dabassé par la même bande de mineurs qui avaient essayé de le jeter dans le Rhône.
00:04:36Fabrice Selsner a rencontré ce jeune Ethan, témoignage exclusif pour CNews.
00:04:41Écoutez ce premier extrait, il nous raconte son agression.
00:04:43Ce n'est pas une agression ou c'est un simple vol.
00:04:48C'est là, c'était un réel passage à tabac.
00:04:50Moi, je me suis vu mourir parce que ces jeunes-là, en fait, sautaient à pieds joints sur ma tête.
00:04:55En fait, ils ne me laissaient même pas le temps de donner quoi que ce soit.
00:04:59C'est eux qui se sont servis.
00:05:01Je n'ai pas donné.
00:05:03Ils m'ont tabassé.
00:05:04Je ne pouvais rien dire.
00:05:06Je n'ai pas pu me défendre.
00:05:08Ils étaient très nombreux.
00:05:09À plusieurs reprises, j'ai su, avec l'adrénaline, me relever.
00:05:13Mais ils étaient trop nombreux.
00:05:15Et à chaque fois, j'ai été remis à terre, tabassé et à coups de pieds, coups de genoux, coups de poing par terre sur la voie de tram, en fait.
00:05:23Donc là, c'était très, très stressant pour moi parce qu'il y a beaucoup de trams qui passent à cet endroit-là, surtout à cette heure-ci.
00:05:30Les gens rentrent du travail.
00:05:32Et en fait, ils étaient capables de me laisser sur la voie de tram pour mort.
00:05:35Parce que moi, je me suis dit, je vais mourir.
00:05:38Parce que je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux de ces gens.
00:05:44Ce n'était pas une simple agression.
00:05:46On veut voler quelque chose et on part avec le butin.
00:05:50C'est vraiment, on veut me laisser pour mort.
00:05:53Il y avait vraiment cette volonté-là.
00:05:55On m'a tabassé de la même manière que Théo.
00:05:58Et on entendra d'ailleurs, Axel Ronde, dans un instant, un autre extrait sur le traumatisme qui est le sien,
00:06:02aussi bien physique que psychologique, qui l'accompagnera peut-être jusqu'à la fin de sa vie.
00:06:07Quel autre mot employé que celui d'en sauvagement ?
00:06:10Je pourrais reprendre la une du JDD.
00:06:11Les nouveaux barbares, ce sont des qualificatifs qui, certes, peuvent paraître excessifs.
00:06:19Mais quand on voit les images, on se dit qu'ils sont appropriés finalement.
00:06:22Oui, au vu des constatations que nous on fait sur la voie publique,
00:06:25qu'ils sont vraiment appropriés parce qu'on a affaire à des jeunes qui sont complètement barbares,
00:06:34qui n'ont qu'une...
00:06:37Il y a une chose qui les anime, c'est cette violence terrible qu'ils peuvent déployer en quelques minutes
00:06:43sur une personne qu'ils ne connaissent absolument pas, juste pour essayer de le dépouiller.
00:06:47Ils vont le lyncher, ils vont le mettre au sol, le frapper plusieurs fois
00:06:51pour justement qu'il ne puisse pas, si vous voulez, se relever, qu'il ne puisse pas s'opposer.
00:06:58On ne va même pas lui demander quoi que ce soit.
00:07:00On va juste le lyncher, le tabasser, le fracasser, puisque nous c'est ce qu'on voit.
00:07:05L'ultra-violence ludique.
00:07:06C'est l'ultra-violence ludique.
00:07:08Il n'y a rien qui est derrière moi structuré finalement.
00:07:10Ils ont décidé que ça serait comme ça et on va le faire.
00:07:13Mais vous savez, les fonctionnaires de police aussi, quand ils vont intervenir
00:07:16et quand ils vont se retrouver face à des bandes,
00:07:19eh bien aussi, on va tenter de les lyncher, on va tenter de les mettre à terre.
00:07:23C'est pour ça que mes collègues maintenant sont obligés de répliquer avec leurs armements qu'ils ont.
00:07:27Des fois même, des collègues sont obligés de tirer en l'air pour bien montrer l'autorité,
00:07:31pour dire stop, ce n'est pas possible, vous allez extrêmement trop loin
00:07:34et il faut bien évidemment qu'il y ait un stop.
00:07:37Mais le stop, normalement, ça devrait être la justice qui devrait être mise.
00:07:40On voit bien que la justice des mineurs actuellement ne protège plus les mineurs.
00:07:43Elle ne les protège même plus, ces délinquants.
00:07:46Puisque normalement, quand on les interpelle une première fois,
00:07:48on devrait pouvoir, si vous voulez, les mettre dans des centres éducatifs réellement fermés
00:07:51avec un esprit militaire à l'intérieur.
00:07:52Dans l'équipe qui a le CTO et donc ETA, il y en a un qui a 25 mentions,
00:07:56notamment des actes de torture.
00:07:58C'est ça, ils sont archi connus.
00:08:00Et au final, quelle est la réponse de la justice ?
00:08:03Rien.
00:08:04On ne peut pas les laisser vaquer comme cela sur la voie publique
00:08:07et tabasser des gens au hasard.
00:08:09Ce n'est pas possible.
00:08:10Écoutez cet autre extrait de Théo sur les séquelles, je le disais,
00:08:14physiques et bien sûr psychologiques.
00:08:17Psychologiquement, c'est terrible.
00:08:21Peu après, j'ai eu des douleurs à la mâchoire.
00:08:24Fortes douleurs à la mâchoire quand je mangeais.
00:08:26Parce que j'avais reçu beaucoup de coups.
00:08:28Aujourd'hui, j'ai encore des bleus, notamment au niveau des hanches,
00:08:32vers le bas du ventre.
00:08:33Les bleus sont encore là, c'est que la violence était vraiment forte.
00:08:38J'ai toujours une bosse sur la tête, qui a diminué depuis, mais qui était forte.
00:08:44Et psychologiquement, je suis vraiment atteint.
00:08:46Parce que le problème, c'est que j'habite à cinq minutes,
00:08:49comme je vous ai dit, en trottinette de cet endroit-là.
00:08:52Et en fait, ils habitent tous.
00:08:54Ce ne sont pas des gens de Vaud-en-Velin, de Saint-Priest,
00:08:55ce sont des gens qui habitent sur place, à l'endroit même où ça s'est passé.
00:08:59Et moi, ce trajet, je le prends quasiment tous les jours, en fait.
00:09:03Que ce soit pour aller au travail, mais mon école aussi, avec Théo.
00:09:07On est dans la même classe.
00:09:09Et en fait, on prend tout le temps ce passage pour rejoindre Confluence.
00:09:12C'est le seul moyen.
00:09:14Olivier Vial, on est dans un pays qui est en train de perdre le contrôle.
00:09:16Ce garçon, il nous dit qu'il a, évidemment, le traumatisme psychologique.
00:09:19On est un mois et demi après, donc fin décembre, il est agressé.
00:09:23On est le 7 ou 8 février, je ne sais plus, 8 février.
00:09:26Olivier, il est encore marqué sur son corps ?
00:09:29Oui, mais il sera sans doute marqué sur son corps pendant un moment,
00:09:32mais surtout psychologiquement longtemps.
00:09:35Parce qu'en fait, ce qu'on voit quand on est face à ce déferlement de violence
00:09:38qui apparaît comme gratuite, mais en réalité, on s'aperçoit qu'aujourd'hui,
00:09:42il y a deux sociétés.
00:09:44Et il y a une société qui a la violence comme axe cardinal.
00:09:48C'est par la violence que dans cette société-là, de ces clans,
00:09:52c'est par la violence qu'on se fait respecter, c'est par la violence qu'on augmente.
00:09:56Et face à ça, ceux qui ne sont pas habitués à cette violence
00:09:59se retrouvent totalement dans les ennemis emparés.
00:10:02Et effectivement, ça semble extrêmement subi.
00:10:06La violence peut être, aujourd'hui, on l'a vu,
00:10:10effectivement, l'idée, c'est de frapper jusqu'à faire le plus de dégâts possible,
00:10:14la mort n'étant pas pour eux un tabou.
00:10:18Et ça, malheureusement, on s'aperçoit,
00:10:20vous avez dit que c'était une violence ludique,
00:10:21mais il y a un peu de ça.
00:10:22En tout cas, il y a une culture de la violence qui s'est faite.
00:10:24On s'aperçoit qu'aujourd'hui, que ce soit dans la musique qu'ils peuvent écouter,
00:10:30dans les exemples qu'ils peuvent regarder,
00:10:32il y a cette culture de la violence,
00:10:33et elle devient vraiment quelque chose de cardinal dans leur formation.
00:10:39Et s'ils veulent se faire respecter,
00:10:42il n'y a malheureusement que ça chez eux.
00:10:43Donc c'est ce qui fait qu'on a deux sociétés
00:10:45qui ne peuvent plus cohabiter ensemble.
00:10:47Médhi, Raich, on a fabriqué des adolescents sans limite.
00:10:52Je suis d'accord, c'est qu'il y a le sujet de la culture,
00:10:54et pour moi, c'est le point le plus principal,
00:10:56c'est vraiment le point principal,
00:10:57c'est que c'est devenu quelque part un rite de passage.
00:11:00On parlera tout à l'heure du sujet des policiers,
00:11:02mais lorsque vous en arrivez à un point de violence aussi extrême,
00:11:04et que vous l'exprimez de cette manière,
00:11:06c'est que c'est votre seule manière de communiquer.
00:11:08Quand vous êtes en groupe, en plus,
00:11:09il y a une déresponsabilisation individuelle,
00:11:10c'est le groupe qui agit en tant que tel,
00:11:12donc on va martyriser quelqu'un,
00:11:14et le fait d'exprimer cette violence de cette manière-là
00:11:16indique que c'est un appris.
00:11:17C'est quelque chose que vous avez appris culturellement.
00:11:19C'est quelque chose qu'on vous apprend depuis longtemps.
00:11:21Oui, c'est le fruit d'un modèle.
00:11:22On ne se réveille pas à 14 ans, délinquant, ultra-violent.
00:11:25Non, c'est le fruit d'un modèle.
00:11:26Donc ça peut être le fruit d'un modèle parental.
00:11:27Donc là, on doit retourner sur l'éducation.
00:11:29Donc c'est une question d'éducation.
00:11:30Il y a la question de l'école derrière.
00:11:32Et puis ensuite, il y a la question de la réponse pénale.
00:11:33On va retomber à chaque fois sur la question
00:11:35du dimensionnement de la justice aujourd'hui.
00:11:38Elle n'a plus forcément le moyen.
00:11:39On va retomber sur toutes les problématiques de la police.
00:11:41Mais j'insiste bien que c'est un rite.
00:11:43Passer de cette manière à la tabasser quelqu'un
00:11:44et désolé, quand vous sautez à pieds joints
00:11:46sur la tête d'une personne, d'un individu,
00:11:48c'est que vous voulez le tuer.
00:11:49Très clairement.
00:11:50Si je me mets à sauter sur vous,
00:11:51c'est que j'ai envie de vous tuer.
00:11:52Si en plus, vous le menacez de mort,
00:11:53que vous le faites en public.
00:11:55Ce qui est assez paradoxal,
00:11:57c'est que bien souvent,
00:11:58soit on les retrouve en train de se filmer.
00:11:59Donc ils ont une totale impunité.
00:12:01Ils sont foutus littéralement.
00:12:02Donc ils préfèrent se filmer.
00:12:04Et là, il y a presque un fantasme de le faire.
00:12:07Je pense que c'est vraiment un fantasmagorique.
00:12:08C'est que je n'ai pas honte de le faire.
00:12:10Je vais le faire.
00:12:10Je peux le faire.
00:12:10Il y a un détachement.
00:12:11Donc je vais le faire.
00:12:12Il y a un détachement au réel.
00:12:13J'écoute souvent Marie-Estelle Dupont,
00:12:14qu'on peut lire d'ailleurs dans le JDD,
00:12:16une absence de surmoi et de recul sur le mal qui est causé,
00:12:21qui est saisissante.
00:12:22On marque une courte pause.
00:12:24Et Rodolphe, on vous entendra aussi sur ce sujet,
00:12:25parce que j'ai pas mal de choses à vous faire entendre encore,
00:12:28avant de parler aussi de cette vidéo
00:12:30qui est sortie ces derniers jours,
00:12:32cette séquence de 50 secondes
00:12:34où deux gendarmes sont insultés,
00:12:37humiliés par un individu.
00:12:39Une vidéo qui a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux
00:12:41et qu'on vous montrera également.
00:12:43Restez bien avec nous.
00:12:44On revient dans quelques instants.
00:12:48On est de retour à 14h18, pardonnez-moi,
00:12:51avec Axel Ronde, Mehdi Raich,
00:12:53Olivier Vial et Rodolphe Carr,
00:12:54pour évoquer encore quelques instants
00:12:56cette violence des mineurs
00:12:58et ces exemples qui se sont multipliés ces derniers jours.
00:13:01Théo, 19 ans, laissé pour mort à Lyon,
00:13:04Ethan, un mois plus tôt dans le même contexte,
00:13:08d'ailleurs agressé par la même monde de jeunes.
00:13:10On pense bien sûr à Sanary-sur-Mer,
00:13:12cette professeure de 60 ans poignardée par son élève de troisième.
00:13:17Je continue.
00:13:17Cette collégienne, le lendemain,
00:13:19violemment agressée par d'autres élèves de sa classe.
00:13:22Akane, lycéen poignardé par sa camarade
00:13:24pour indifférence sentimentale.
00:13:26Et puis un symbole à peau cette semaine.
00:13:28On en a parlé également, cet enfant de 7 ans,
00:13:30de 7 ans qui a menacé son directeur avec un couteau
00:13:32pour que, je cite,
00:13:34il arrête de le gronder.
00:13:36Rétrospective des derniers jours avec Nicolas Roger.
00:13:38Des mineurs prêts à tout,
00:13:42pour un téléphone portable ou un regard de travers.
00:13:46Elias, 14 ans, a été tué il y a un an
00:13:48dans le 14e arrondissement de la capitale.
00:13:51Alors qu'il quittait son entraînement de football,
00:13:53Elias est pris à partie par deux adolescents
00:13:55déterminés à lui raqueter son téléphone.
00:13:57L'un d'eux, porteur d'une machette,
00:13:59lui a administré un coup mortel à la carotide.
00:14:02Depuis, la mère d'Elias alerte sur les défaillances
00:14:04de la justice des mineurs.
00:14:05En effet, les deux adolescents de 16 et 17 ans
00:14:08avaient déjà été impliqués ensemble
00:14:10dans des faits de vol avec violence.
00:14:12Ils avaient interdiction de se voir.
00:14:14Pourtant, ils habitaient dans la même résidence,
00:14:16située à quelques encablures de la rue
00:14:18où Elias a été poignardé.
00:14:19Quelques mois plus tôt, à Châteauroux,
00:14:21un adolescent de 15 ans nommé Matisse
00:14:23est sauvagement poignardé à mort
00:14:24par un mineur afghan du même âge.
00:14:27Le motif est dérisoire, le meurtrier,
00:14:29furieux d'avoir perdu une bagarre face à Matisse,
00:14:32est ensuite allé chercher un couteau chez lui
00:14:33avant de poignarder l'adolescent
00:14:35à plusieurs reprises au thorax et au niveau du cœur.
00:14:38Quelques instants plus tard,
00:14:39et alors que Matisse agonisait au sol,
00:14:41la mère du meurtrier avait asséné des gifles à la victime.
00:14:44En mai dernier, le mineur afghan a été condamné
00:14:47à 8 ans de prison ferme,
00:14:48le tribunal ayant retenu une altération du discernement.
00:14:52Cette barbarie, on la retrouve également
00:14:53dans le meurtre d'Enzo.
00:14:55À l'été 2023, et alors que le jeune adolescent de 15 ans
00:14:58se baladait dans sa commune de l'Eure,
00:14:59Enzo croise la route de deux autres adolescents
00:15:02de 15 et 16 ans.
00:15:03L'un de poignard d'Enzo au thorax
00:15:05à la suite d'un mauvais regard selon la gendarmerie.
00:15:08Un an après la mort d'Enzo,
00:15:09le stade de sa commune, la Haïma Lherbe,
00:15:11a été baptisé à son nom pour honorer sa mémoire.
00:15:14Des faits qui se multiplient et des victimes,
00:15:17des proches de victimes qui montent au créneau
00:15:19ces derniers jours, c'est plus rare,
00:15:20mais ça devient de plus en plus fréquent.
00:15:24L'exemple de la mère de Théo
00:15:25qui a répondu au micro de CNews,
00:15:27elle en veut à l'État, au fonctionnement de l'État,
00:15:29aux institutions, elle s'adressait même
00:15:31au président de la République.
00:15:32Écoutez-la.
00:15:34Monsieur Macron a osé me répondre
00:15:35que c'était un fait divers,
00:15:37sauf qu'aujourd'hui, ce n'est pas un fait divers.
00:15:39C'est lâchement, un lâche abandon
00:15:43de notre gouvernement.
00:15:46On avait tout le 26 décembre dernier
00:15:48pour arrêter ce groupe-là,
00:15:50pour déjà mettre en place
00:15:52ce qui a été mis jeudi dernier.
00:15:55On aurait acté ça.
00:15:57Ils avaient interdiction de sortir,
00:15:59il y avait des signatures,
00:16:00on aurait surveillé comment ils le font actuellement.
00:16:02Le 3 et 4 février dernier,
00:16:04donc cette semaine, suite à tout ça,
00:16:07il y a eu une descente de police
00:16:08dans le quartier de Gerland.
00:16:10Ce n'est pas moi qui l'invente,
00:16:11c'est dans les journaux.
00:16:11Monsieur Macron dit que son bilan est bon,
00:16:14que c'est la vie, c'est merveilleux,
00:16:16il va manger à la cantine,
00:16:17il n'a pas d'autre chose à faire
00:16:18qu'aller goûter les repas de la cantine,
00:16:19Monsieur Macron.
00:16:20Il lui reste un an et demi de mandat,
00:16:22Monsieur Macron.
00:16:23Un an et demi.
00:16:25Un commentaire sur la colère de cette femme
00:16:27et cette façon d'interpeller le chef de l'État
00:16:29qui montre, c'est vrai,
00:16:31et je pense à cette interview brute,
00:16:33être complètement détaché
00:16:34où il dit c'est chouette, c'est la vie,
00:16:36en évoquant son bilan.
00:16:37Il y a un décalage qui est insupportable
00:16:39pour les Français
00:16:39et pour cette mère de victime.
00:16:41Tout d'abord, on peut se réjouir
00:16:42de la libération aussi des proches des victimes.
00:16:44Je trouve que c'est bien,
00:16:45on le voit de plus en plus
00:16:46que les proches des victimes
00:16:47osent confronter justement
00:16:49les responsables, l'État,
00:16:51les personnalités publiques.
00:16:51Parenthèse, ce sont toujours des femmes d'ailleurs,
00:16:53en tout cas dans la plupart des cas.
00:16:55C'est pas souligné.
00:16:56Les femmes font preuve de courage
00:16:58que les hommes n'ont pas,
00:16:59ça c'est vrai.
00:17:00En tout cas, c'est très bien
00:17:01qu'il y ait cette parole qui se libère
00:17:02et pour revenir justement
00:17:04à toutes ces bandes,
00:17:05on voit à chaque fois quand même
00:17:06une récurrence aussi.
00:17:07C'est les mêmes profils,
00:17:08c'est des petits jeunes plutôt tranquilles
00:17:10qui se font agresser par des bandes.
00:17:12Et là, peut-être la réponse à analyser,
00:17:14elle est intéressante
00:17:14parce que d'un côté,
00:17:15on écoute les professionnels du droit,
00:17:18de l'autre côté, les policiers
00:17:19et aussi les pédopsychiatres.
00:17:20On parle souvent de Maurice Berger.
00:17:22C'est vrai que c'est intéressant
00:17:23d'avoir aujourd'hui un peu,
00:17:24comment dire,
00:17:25une réponse sur plusieurs fronts,
00:17:27c'est-à-dire d'avoir un choc d'autorité.
00:17:29C'est Thibaut de Montbrial
00:17:29qui en parle souvent.
00:17:31On va l'entendre dans un instant.
00:17:32Il était ce matin
00:17:32sur CNews et Europe 1.
00:17:34Et c'est vrai que souvent,
00:17:35il faut une réponse dès le départ
00:17:37parce que dès le départ,
00:17:38s'il y a un fait plus ou moins violent,
00:17:39c'est vrai qu'une partie
00:17:40va rentrer dans le droit chemin
00:17:42s'ils se sont confrontés
00:17:44une fois à l'autorité.
00:17:45Et la deuxième chose,
00:17:46et là, c'est plutôt
00:17:47les pédopsychiatres qui l'analysent,
00:17:48c'est restructurer des hommes.
00:17:50Et restructurer des hommes,
00:17:51ça se fait par, on va dire,
00:17:52trois cercles.
00:17:54Le cercle familial,
00:17:55le cercle groupal
00:17:56que mon voisin évoquait justement,
00:17:58le fait que, par exemple,
00:17:59il y a les notions de groupe,
00:18:00les notions de tribu
00:18:01qui peuvent jouer à un certain âge,
00:18:02notamment au moment de l'adolescence
00:18:03quand on sait qu'identitairement
00:18:04on se cherche.
00:18:05Et enfin, on arrive
00:18:06à la réponse pénale.
00:18:07Mais là, il faut vraiment avoir
00:18:08à chaque fois
00:18:09ces trois degrés de lecture
00:18:10pour comprendre justement
00:18:11ces agressions.
00:18:13Pour reprendre mon cas personnel,
00:18:15moi qui ai habité sur Lyon,
00:18:16j'ai fait mes études à Lyon,
00:18:17j'habitais à la Guillotière à l'époque
00:18:18et je travaillais place des Terros
00:18:20pour ceux qui connaissent un peu Lyon.
00:18:21Et je faisais le trajet
00:18:22tous les soirs
00:18:23pour aller sur mon lieu de travail.
00:18:24Et moi, je voyais des récurrences
00:18:26dans les mêmes scènes.
00:18:27Si vous voulez,
00:18:27on voyait toujours
00:18:28les petits étudiants de droit
00:18:29de Lyon 3, bien proprets,
00:18:31qui allaient faire la fête
00:18:32sur les quais.
00:18:33Et à chaque fois, on voyait,
00:18:34et d'ailleurs Théo le dit
00:18:35dans son témoignage,
00:18:37on voyait des études,
00:18:38enfin on va dire,
00:18:39des racailles venus de Saint-Priest
00:18:40ou de Vaud-en-Velin
00:18:41venir directement sur Lyon
00:18:43pour faire,
00:18:44il faut dire le mot,
00:18:45des actes de pillage.
00:18:46C'est vraiment,
00:18:47à chaque fois,
00:18:47il y a un choix précis
00:18:48des victimes aussi.
00:18:50Ça aussi, il faut le mentionner.
00:18:51On ne s'attaque pas
00:18:52à n'importe qui.
00:18:53Le petit blanc,
00:18:53il est vu comme la victime,
00:18:54il est vu comme celui
00:18:55qui ne va pas se défendre
00:18:57comme celui qui a un bolos,
00:18:58pardonnez-moi l'expression,
00:18:59mais c'est l'expression
00:19:00qui est reprise,
00:19:01même si lui,
00:19:01il est très courageux.
00:19:02Traduit,
00:19:03une sorte d'individu
00:19:04qu'on estime un peu fragile.
00:19:06Voilà, exactement.
00:19:06On va lui mettre
00:19:07une petite claque
00:19:08et puis il va nous donner
00:19:08notre portable.
00:19:09Sauf qu'on voit qu'aujourd'hui,
00:19:10de plus en plus, justement,
00:19:11osent dire non,
00:19:12sauf qu'on voit que là,
00:19:13le déballage de violences
00:19:14va très très vite, justement.
00:19:16Vous évoquiez Thibaut de Montbriel,
00:19:18il était l'invité ce matin
00:19:19du Grand Rendez-Vous,
00:19:20donc c'est News Europe 1,
00:19:21les échos, justement.
00:19:22Il a évoqué tout ce que vous venez
00:19:24de dire
00:19:25et surtout ce sentiment
00:19:27d'impunité
00:19:27entretenu par une justice
00:19:29qui n'est pas adaptée.
00:19:31Ne pas faire crer
00:19:32le sentiment d'impunité.
00:19:33Aujourd'hui,
00:19:34vous avez des gens
00:19:34qui disent aux jeunes
00:19:35fais pas le con.
00:19:36Il y en a plein
00:19:37qui disent attention
00:19:37tu risques d'avoir des problèmes,
00:19:39d'aller en prison, etc.
00:19:40Mais si au moment
00:19:41où il est confronté
00:19:42pour la première fois
00:19:43à la justice,
00:19:44il n'y a pas un seul jeune
00:19:45qui va la fleur au fusil
00:19:46devant un juge.
00:19:47Il se dit oulala,
00:19:48là c'est la première fois
00:19:49que le système m'a chopé,
00:19:51comment ça va se passer ?
00:19:52Mais si l'impression
00:19:53c'est qu'il ne se passe rien,
00:19:54à ce moment-là,
00:19:55ça renforce
00:19:56le sentiment d'impunité.
00:19:57Axel,
00:19:57les remèdes existent,
00:19:58évidemment, bien sûr,
00:19:59chacun le sait,
00:20:00mais ça demande
00:20:00un peu de courage politique.
00:20:02Mais complètement,
00:20:02son diagnostic est clair,
00:20:04nous on le voit bien
00:20:04quand on les présente
00:20:05à l'autorité judiciaire,
00:20:07ils font le canard,
00:20:09ils ne font pas les malins,
00:20:10mais au-delà de ça,
00:20:11s'ils n'ont rien,
00:20:12ils prennent la confiance,
00:20:13tout simplement.
00:20:14Ils se disent
00:20:14ok, très bien,
00:20:15je vais faire
00:20:16ma petite pleureuse
00:20:17devant le juge,
00:20:19il va me mettre
00:20:20un rappel à la règle,
00:20:22à la loi,
00:20:23et au final,
00:20:23je vais pouvoir continuer.
00:20:25Donc c'est ça
00:20:26qu'ils disent clairement
00:20:28et les comportements
00:20:29qu'ils ont.
00:20:30Et je tenais aussi
00:20:31à signaler,
00:20:31c'est qu'on nous parle
00:20:32des réseaux sociaux,
00:20:33c'est un problème
00:20:34et c'est surtout le rap,
00:20:36parce que le rap d'aujourd'hui,
00:20:37ce n'est pas ce qu'il y avait
00:20:38il y a 10 ou 15 ans.
00:20:38Moi, je ne suis plus mesuré là-dessus
00:20:40parce que franchement,
00:20:41quand vous avez des appels...
00:20:42Honnêtement,
00:20:43j'ai eu 15 ans,
00:20:43j'ai eu 20 ans,
00:20:44j'ai écouté du rap.
00:20:45Mais ce n'est pas le rap de...
00:20:46Non, mais c'est pas...
00:20:47Ce refrain depuis 30 ans,
00:20:49la musique,
00:20:49les jeux vidéo...
00:20:50Oui, mais là,
00:20:51quand vous avez des appels
00:20:52aux meurtres,
00:20:52quand vous avez des appels
00:20:53aux meurtres,
00:20:54vous avez des appels
00:20:55à se faire...
00:20:55Mais je pense que ça ne passe
00:20:56pas à ce niveau-là,
00:20:57je pense que ça passe
00:20:57par le modèle familial,
00:20:59par une société
00:21:00de plus en plus individualiste,
00:21:01par l'encul de l'autorité,
00:21:03mais l'argument
00:21:03des jeux vidéo et du rap,
00:21:04très franchement,
00:21:05personnellement,
00:21:05je ne le reçois pas.
00:21:06Mais ça en fait partie,
00:21:08ça fait partie
00:21:08avec une partie
00:21:09des réseaux sociaux
00:21:10qui sont violentes,
00:21:11avec des paroles
00:21:12de chansons
00:21:12qui sont extrêmement violentes.
00:21:14Oui, mais il y a 30 ans,
00:21:15les paroles de chansons
00:21:16étaient déjà violentes.
00:21:16Elles n'étaient pas autant,
00:21:17franchement, là...
00:21:18Je ne vais pas vous citer
00:21:19les premiers titres de NTM,
00:21:20par exemple,
00:21:21dans les années 80-90,
00:21:22mais j'écoutais,
00:21:23personnellement,
00:21:24ça n'a pas fait de moi
00:21:26un fureur de flics.
00:21:26C'est des bolosses,
00:21:28ces rappeurs-là,
00:21:30d'il y a 20 ans,
00:21:31aujourd'hui...
00:21:32Non, je parle des paroles
00:21:33qui étaient déjà très violentes.
00:21:34Écoutez-les réellement,
00:21:37vous allez voir.
00:21:38Moi, je m'amuse
00:21:39à les écouter
00:21:39parce qu'on cherche
00:21:40les insultes
00:21:41qu'ils font envers
00:21:42les fonctionnaires de police
00:21:44puisqu'après,
00:21:44on va demander
00:21:45aux ministres de l'Intérieur
00:21:46d'intervenir
00:21:47puisqu'il y a
00:21:48des comportements
00:21:49qui sont intolérables
00:21:51sur la police nationale.
00:21:52Mais quand vous entendez
00:21:53sur les femmes
00:21:54comment ils les traitent,
00:21:55c'est vraiment quelque chose de...
00:21:57On comprend,
00:21:58après,
00:21:58tout ce déchaînement
00:21:59de violence
00:22:00qu'il peut y avoir
00:22:00dans notre pays.
00:22:01Et oui,
00:22:02ces jeunes-là,
00:22:02il faut les cadrer
00:22:03et pour cela,
00:22:05il doit y avoir
00:22:06une justice
00:22:06qui soit ferme.
00:22:08Tout simplement.
00:22:09Quand vous continuez,
00:22:10vous avez bien dit,
00:22:11ils vont chercher
00:22:12une faible victime,
00:22:13ils vont les dépouiller
00:22:14sur la voie publique.
00:22:15Effectivement,
00:22:15ils vont faire leurs courses.
00:22:16Ils nous disent clairement,
00:22:17on sait très bien,
00:22:18les soirées étudiantes,
00:22:19ça commence le mercredi soir
00:22:20et on va faire nos courses
00:22:22sur certains jeunes,
00:22:23sur certains
00:22:23qui vont être extrêmement
00:22:25plus faibles
00:22:26et ils vont les dépouiller,
00:22:27littéralement.
00:22:28Et quand on veut
00:22:28s'attaquer à l'ordonnance
00:22:29de 45
00:22:30ou à la justice des mineurs,
00:22:31il y a évidemment
00:22:32ce conseil constitutionnel
00:22:33ou le conseil d'État
00:22:34qui empêche
00:22:35notamment nos députés
00:22:37quand ils prennent
00:22:38des initiatives,
00:22:39ce qui peut arriver
00:22:39une fois de temps en temps,
00:22:41d'aller au bout
00:22:42justement de ces projets.
00:22:44On va marquer une pause,
00:22:45Axel Ronde
00:22:46et tous les amis,
00:22:47mais je parle d'Axel
00:22:48parce qu'on va évoquer
00:22:50une vidéo dans un instant,
00:22:51je vais vous la montrer
00:22:52et on en parlera
00:22:53après la pub.
00:22:54Séquence qui date de 2024
00:22:55mais qui est ressortie
00:22:55sur les réseaux,
00:22:56là, ces dernières heures,
00:22:58ces dernières 24 heures,
00:22:59un homme qui s'approche
00:23:00de deux gendarmes
00:23:01alors qu'il était contrôlé,
00:23:02il les menace
00:23:03de prendre leur caméra
00:23:04piéton qui est fixée
00:23:05sur le gilet
00:23:06mais c'est surtout
00:23:07cette violence
00:23:08et cette force
00:23:09avec laquelle il veut
00:23:10les humilier
00:23:11qui est sidérante.
00:23:12Regardez.
00:23:12Je te filme,
00:23:15au moins je l'aurai la preuve.
00:23:16Prochaine fois que tu viens
00:23:17chez moi,
00:23:17ne t'inquiète pas,
00:23:18je ne le mets pas dans les réseaux.
00:23:19Je te...
00:23:19T'as entendu ?
00:23:22Ok.
00:23:22Prochaine fois que tu viens
00:23:23chez moi,
00:23:23je te...
00:23:24Je ne peux pas te voir.
00:23:24T'es pas venu chez toi.
00:23:25T'es un...
00:23:26Je ne suis pas venu chez toi.
00:23:27Je te...
00:23:28Je ne m'ai pas laissé
00:23:29monter les écoles.
00:23:29J'ai dit,
00:23:30il y a mes enfants en haut.
00:23:31Tu m'as dit,
00:23:31non, il y a le chef.
00:23:32Il te met quoi le chef ?
00:23:33Il te met la...
00:23:34Le chef.
00:23:35Je te...
00:23:36Hein ?
00:23:37Je te...
00:23:38Je l'aurai averti,
00:23:39je l'aurai là,
00:23:40je le montrerai à la juge.
00:23:41Je l'avais averti
00:23:41que j'allais le tuer.
00:23:43Ah bon ?
00:23:43Si tu viens chez moi,
00:23:45c'est pas une menace.
00:23:46Je ne viens pas chez toi.
00:23:47Ah, tu me filmes toi ?
00:23:47Je ne viens pas chez toi.
00:23:48Tu me filmes ?
00:23:49On filme tout.
00:23:50Comment tu filmes tout ?
00:23:52Comment tu filmes tout ?
00:23:54Ça, c'est à moi maintenant.
00:23:56Je ne fais pas ça.
00:23:57Je t'ai...
00:23:58Toi et lui.
00:23:58Je garde pas la caméra.
00:24:00Je la garde la caméra.
00:24:01Je t'ai...
00:24:02Toi et lui, moi.
00:24:03Alors, vous aurez compris
00:24:04que tous les bips,
00:24:05c'est pour éviter
00:24:08une nouvelle hallucinante.
00:24:09Chapeau pour le sang-froid
00:24:11des gendarmes
00:24:12parce que je pense
00:24:13que beaucoup d'entre nous
00:24:14n'auraient peut-être pas
00:24:15eu ce flègme.
00:24:17Courte pause
00:24:18et vous décryptez ça
00:24:19avec nous, Axel.
00:24:20A tout de suite.
00:24:2514h36, presque 37.
00:24:26Vous allez voir.
00:24:27Hop, 37.
00:24:29Merci à Mehdi Raich
00:24:29de nous accompagner.
00:24:31Rodolphe Carr,
00:24:32pardonnez-moi pour cet écart.
00:24:33Axel Ronde
00:24:34et bien sûr,
00:24:35Olivier Vial.
00:24:36Séquence
00:24:37et on laisse
00:24:38nos sourires de côté
00:24:39pour évoquer cette séquence
00:24:40que vous avez vue
00:24:41avant la pub
00:24:41et vous allez la revoir.
00:24:43Ça date de 2024.
00:24:44Elle est révélée cette semaine.
00:24:45Elle illustre
00:24:45ce que peuvent subir
00:24:46nos forces de l'ordre
00:24:47sur le terrain au quotidien.
00:24:48Sur les images,
00:24:49on peut voir cet homme
00:24:50s'approcher de deux gendarmes
00:24:51avant de les menacer,
00:24:52de prendre notamment
00:24:53leur caméra piéton
00:24:54fixée sur le gilet
00:24:55de l'un d'eux.
00:24:56Les insultes fusent
00:24:57et forcément,
00:24:58nous les avons bippées,
00:25:00comme on dit.
00:25:01Regardez.
00:25:04Je te filme.
00:25:05Au moins,
00:25:05je l'aurai la preuve.
00:25:06La prochaine fois
00:25:07que tu viens chez moi,
00:25:07je te...
00:25:07T'inquiète pas,
00:25:08je ne le mets pas
00:25:08dans les réseaux.
00:25:09Je te...
00:25:10T'as entendu ?
00:25:12Ok.
00:25:13La prochaine fois
00:25:13que tu viens chez moi,
00:25:14je te...
00:25:14Je ne peux pas te voir.
00:25:15Je ne suis pas venu chez toi.
00:25:15T'es un...
00:25:16Je ne suis pas venu chez toi.
00:25:17Je ne suis pas venu chez toi.
00:25:18Je ne m'ai pas laissé
00:25:19monter les écoles.
00:25:20J'ai dit,
00:25:20il y a mes enfants en haut.
00:25:21Tu m'as dit,
00:25:21non,
00:25:21il y a le chef.
00:25:22Il te met quoi,
00:25:23le chef ?
00:25:24Il te met la b***,
00:25:24le chef.
00:25:25Je te...
00:25:26Hein ?
00:25:27Je te...
00:25:28Ça sera averti,
00:25:30je l'aurai là,
00:25:30je le montrerai à la juge.
00:25:31Je l'avais averti
00:25:32que j'allais le tuer.
00:25:33Ah bon ?
00:25:33Si tu viens chez moi,
00:25:35c'est pas une menace.
00:25:36Je ne viens pas chez toi,
00:25:37moi.
00:25:37Ah,
00:25:37tu me filmes toi ?
00:25:38Tu me filmes ?
00:25:40On filme tout.
00:25:41Comment tu filmes tout ?
00:25:42Comment tu filmes tout ?
00:25:44Ça,
00:25:44c'est à moi,
00:25:45maintenant.
00:25:46Je ne fais pas ça.
00:25:47Je t'a...
00:25:48Toi et lui.
00:25:48Je garde pas la caméra.
00:25:50Je la garde la caméra.
00:25:51Je t'a...
00:25:52Toi et lui,
00:25:52moi.
00:25:53Il y avait deux coups.
00:25:54Bon,
00:25:54on est en train de discuter,
00:25:58on se fait des réflexions
00:25:59en voyant ça.
00:26:00On se dit,
00:26:00le sang-froid est fou
00:26:01parce que qui peut garder
00:26:03son sang-froid
00:26:03face à une telle agression ?
00:26:05Ils ne répondent pas
00:26:06aux provocations.
00:26:07Il y a ce communiqué
00:26:08qui est tombé
00:26:08ces dernières heures
00:26:09de la gendarmerie
00:26:10pour nous expliquer
00:26:10un petit peu le contexte.
00:26:13Donc,
00:26:13c'était une intervention
00:26:14pour des violences,
00:26:15troubles de voisinage
00:26:16de février 2024.
00:26:17Deux gendarmes
00:26:18assurant l'insécurition
00:26:19de l'intervention
00:26:20sont pris à partie
00:26:21par un individu
00:26:21qui filme avec son téléphone.
00:26:23Les insultes,
00:26:23les menaces,
00:26:24finissent par prendre
00:26:24la caméra piéton
00:26:25fixées sur l'un d'eux.
00:26:26Le gendarme ne répond pas
00:26:27aux provocations
00:26:28pour ne pas attiser
00:26:29les tensions.
00:26:29L'individu est interpellé
00:26:30le lendemain.
00:26:31Voilà ce qu'on nous apprend
00:26:32ainsi que d'autres membres
00:26:33de sa famille
00:26:33pour des violences,
00:26:34outrages et menaces
00:26:35commises la veille.
00:26:36A l'issue de la garde à vue,
00:26:37ils ont été condamnés
00:26:38à des peines allant
00:26:38de 4 mois d'emprisonnement
00:26:39avec sursis
00:26:40à 6 mois fermes
00:26:41avec mandat de dépôt.
00:26:42Alors,
00:26:42on va revenir sur ces peines
00:26:43et vous les commenterez
00:26:44dans un instant.
00:26:44Mais d'abord,
00:26:45cette scène,
00:26:46je trouve ça hallucinant.
00:26:48Ce sang-froid
00:26:49est sidérant.
00:26:49Ils se font humilier,
00:26:51insulter.
00:26:52Et je me dis,
00:26:53quand même,
00:26:54au moment où il se fait
00:26:55arracher la caméra piéton,
00:26:56pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
00:26:57une réaction du gendarme
00:26:58pour la récupérer
00:26:59avec sa matraque ?
00:27:00J'en sais rien.
00:27:01Il est agressé physiquement
00:27:03à ce moment-là,
00:27:04le gendarme.
00:27:05On n'a pas tous les éléments
00:27:06du terrain
00:27:06parce qu'on ne sait pas
00:27:07s'il y a énormément de monde
00:27:08à côté ou pas.
00:27:10Vous savez,
00:27:10il n'était que deux gendarmes.
00:27:12Il faut savoir
00:27:13que dans des départements,
00:27:16il n'y a souvent
00:27:16qu'une équipe de gendarmerie,
00:27:18voire deux,
00:27:19pour couvrir tout un département.
00:27:20Donc, le temps d'avoir
00:27:21des renforts...
00:27:22Une équipe,
00:27:22c'est combien de personnes ?
00:27:23Deux.
00:27:24Ça peut être deux ou trois.
00:27:25Ça dépendra
00:27:26des effectifs disponibles.
00:27:28C'est ça pourquoi
00:27:28on n'arrête pas de dire
00:27:30qu'il y a un problème
00:27:30de manque d'effectifs.
00:27:32Mais on le voit clairement.
00:27:33Ces gendarmes
00:27:34n'avaient pas d'autre choix
00:27:35que de faire tomber
00:27:36la pression,
00:27:37que d'éviter
00:27:38de répondre aux provocations
00:27:40parce que sinon,
00:27:42ils allaient peut-être
00:27:42se faire lyncher
00:27:43s'il y avait d'autres personnes
00:27:44puisque apparemment,
00:27:46deux personnes,
00:27:47au moins deux personnes
00:27:47auraient été placées
00:27:48en garde à vue.
00:27:49Un a été écroué
00:27:51après pour six mois de prison
00:27:52avec mandat de dépôt.
00:27:53Ça vous paraît suffisant ?
00:27:54Mais déjà,
00:27:54c'était déjà
00:27:56quelque chose
00:27:57d'efficace
00:27:58en tous les cas
00:27:59parce que pour
00:28:00ce qu'il y a eu
00:28:01pour un outrage
00:28:02avec des violences,
00:28:03alors on ne voit pas encore
00:28:04ce qui s'est passé avant,
00:28:06ils ont pris
00:28:06six mois de prison,
00:28:08c'est déjà
00:28:08quelque chose
00:28:09de très très bien
00:28:10parce que souvent,
00:28:11en général,
00:28:11c'est classé sans suite.
00:28:12Je m'avance un petit peu
00:28:13mais j'estime
00:28:15ne pas prendre
00:28:15beaucoup de risques
00:28:16en affirmant
00:28:17que si l'un des individus
00:28:19a pris six mois ferme,
00:28:21c'est parce qu'il était
00:28:21récidiviste.
00:28:22Vous ne prenez pas
00:28:23six mois ferme
00:28:23pour un outrage
00:28:25avec mandat de dépôt
00:28:26quand c'est la première fois.
00:28:27C'est très probable
00:28:28mais en tous les cas,
00:28:28j'ose espérer.
00:28:29J'imagine que je ne m'avance pas trop.
00:28:31Ça veut dire
00:28:31qu'il a récidivé,
00:28:33ça veut dire
00:28:33que les précédentes sanctions
00:28:34n'étaient pas efficaces
00:28:37et je ne suis pas sûr
00:28:38parce que c'était en février 2024
00:28:40donc cet homme,
00:28:40logiquement,
00:28:41il est sorti de prison.
00:28:42Je ne suis pas sûr
00:28:42qu'après ces six mois de prison,
00:28:44il soit ressorti
00:28:45de sa maison d'arrêt
00:28:46avec des roses blanches
00:28:47pour les gendarmes.
00:28:48Certainement pas.
00:28:49Donc,
00:28:49c'est en cela
00:28:50que je me demande
00:28:51si c'est vraiment dissuasif
00:28:53toutes ces peines.
00:28:54Petit tour de table.
00:28:55Olivier Vial.
00:28:56Ce n'était pas dissuasif.
00:28:57Quelle impunité quand même.
00:28:58Effectivement,
00:28:58le fait pour une fois
00:28:59qu'il y a un mandat de dépôt
00:29:01parce que c'est rare
00:29:02dans des affaires comme ça.
00:29:03Il doit être ultra connu.
00:29:05Ce n'est pas possible autrement.
00:29:06C'est quand même
00:29:06plutôt à saluer.
00:29:08Mais effectivement,
00:29:08on ne peut que saluer
00:29:09le flegme des gendarmes
00:29:13sachant qu'effectivement,
00:29:14il y a eu une réponse quand même
00:29:15puisque dès le lendemain,
00:29:17ils font une interpellation.
00:29:18Je pense que c'est là-dessus
00:29:19qu'eux-mêmes le savaient.
00:29:20C'est qu'ils laissent passer le truc.
00:29:22Ils savaient très bien
00:29:22que le lendemain,
00:29:23ils allaient pouvoir
00:29:23revenir en nombre
00:29:24et interpeller.
00:29:25Donc,
00:29:25il y a quand même une réaction.
00:29:27Effectivement,
00:29:27quand on voit la vidéo,
00:29:29on ne peut qu'être solidaire
00:29:30des forces de l'ordre
00:29:31et puis voir aussi
00:29:32quel est leur quotidien.
00:29:34Mais c'est heureux
00:29:35qu'il y ait une réaction
00:29:35dès le lendemain.
00:29:36C'est heureux pour une fois
00:29:37qu'il y ait un mandat de dépôt
00:29:38et je pense qu'effectivement,
00:29:39c'est là-dessus
00:29:40qu'il va falloir quand même
00:29:41qu'on agence plus.
00:29:42J'aimerais bien savoir
00:29:42où en est ce monsieur
00:29:44dans son rapport à la police
00:29:45après ces six mois de prison.
00:29:47Mais bon,
00:29:47ça c'est une question
00:29:49à laquelle personne n'a la réponse.
00:29:50Juste une petite remarque.
00:29:51Quand vous entendez
00:29:52certains hommes et femmes politiques
00:29:53dire que la police tue,
00:29:55je ne pense pas qu'elle tue.
00:29:56On voit bien.
00:29:57On voit bien la réalité.
00:29:58Vous avez des partis politiques
00:30:00qui insultent la police
00:30:01en permanence.
00:30:02Et la gendarmerie en l'occurrence.
00:30:03Et la gendarmerie évidemment
00:30:05et les forces de l'ordre
00:30:05en général.
00:30:06Mais on voit bien
00:30:07que si la police tuait réellement,
00:30:09je ne pense pas
00:30:09que cette personne
00:30:10se serait permise de faire ça.
00:30:11Dans d'autres pays
00:30:12où effectivement
00:30:12les règles d'engagement
00:30:14des armes à feu
00:30:15sont différentes,
00:30:16on n'a pas ce genre
00:30:17d'image.
00:30:18D'accord.
00:30:19De l'autre côté
00:30:20de la table,
00:30:20Adolf Karr
00:30:21et Mehdi Reich,
00:30:22cet homme,
00:30:22en fait,
00:30:23ce qu'il explique à la police,
00:30:25c'est que c'est sa loi
00:30:26à lui qui prévaut.
00:30:28Rien d'autre.
00:30:29Il est dans la négation
00:30:29totale
00:30:30de la règle commune.
00:30:31Totale.
00:30:32Oui,
00:30:32une partie de la police
00:30:33aujourd'hui est tétanisée
00:30:34aussi des dérapages
00:30:35que ça peut provoquer derrière.
00:30:36Il y a toujours
00:30:37le précédent Naël,
00:30:38même si c'est dans
00:30:39une situation
00:30:39qui est autre,
00:30:40qui n'a pas peu à voir
00:30:43avec celle-ci.
00:30:43Mais il y a toujours
00:30:43ce précédent.
00:30:45Vous vous en souvenez
00:30:45au moment de l'affaire Naël,
00:30:46directement,
00:30:47on a eu l'identité
00:30:48qui a été mise sur les réseaux.
00:30:49Il y a eu une pression
00:30:50sur le policier.
00:30:51Il y a vraiment un manque
00:30:52parfois de protection.
00:30:53Et là,
00:30:53ils sont filmés par l'individu
00:30:55d'ailleurs.
00:30:55On voit leur visage
00:30:56que nous avons bien sûr
00:30:57flouté pour des raisons
00:30:58évidentes.
00:30:59Et d'ailleurs,
00:30:59ce police bashing,
00:31:00comme on dit,
00:31:01on peut l'attribuer
00:31:02en partie à certains
00:31:03partis politiques,
00:31:05notamment classés à gauche.
00:31:06Mais on peut aussi évoquer
00:31:07par exemple cette scène
00:31:08qu'on a vue
00:31:08à l'école des Beaux-Arts
00:31:09à Mulhouse
00:31:10où on a vu justement
00:31:11une voiture de police
00:31:13transformée en piñata
00:31:14où justement
00:31:14les étudiants
00:31:15venaient taper
00:31:16avec un bâton.
00:31:17Donc oui,
00:31:17ça pose un environnement.
00:31:18En l'eurorie ambiante.
00:31:19Voilà, exactement justement.
00:31:21Et on revient
00:31:22un peu avec notre premier sujet
00:31:23à des structures environnantes
00:31:26qui conditionnent justement
00:31:28des comportements.
00:31:29Et là,
00:31:29on a un peu dans ce cas-là.
00:31:31Mais Mireille,
00:31:32cette détestation de la police,
00:31:34des forces de l'ordre,
00:31:34des gendarmes en l'occurrence
00:31:36par certains
00:31:36qui est de plus en plus inquiétante
00:31:38entretenue en effet
00:31:39par une partie de nos politiques.
00:31:40Alors après,
00:31:41ce monsieur,
00:31:41il est tellement énervé
00:31:43qu'à mon avis,
00:31:44il n'a pas eu besoin
00:31:45des politiques lui
00:31:45pour détester la police.
00:31:46J'ai l'impression
00:31:47que c'était dans le berceau.
00:31:48Oui, je pense.
00:31:49Il a bu la potion magique
00:31:50dès la naissance lui.
00:31:51Je reviens sur ce qui a été fait
00:31:52à Mulhouse.
00:31:53C'était une voiture de police
00:31:54qui était tabassée
00:31:55dans une performance artistique.
00:31:59Et à l'origine,
00:32:00c'était de brûler la voiture.
00:32:01Donc c'était encore pire.
00:32:02C'est-à-dire que
00:32:02quand vous brûlez une voiture,
00:32:03vous imaginez
00:32:04que vous pouvez aussi
00:32:05brûler des gens dedans.
00:32:06Donc la performance artistique
00:32:07véhicule aussi un message.
00:32:08Et en plus,
00:32:09ce qui était d'autant plus navrant,
00:32:10c'est que c'était des enfants
00:32:11qui devaient le faire.
00:32:12Et là,
00:32:12on retombe sur le même sujet
00:32:13que tout à l'heure.
00:32:14Quand vous avez une parole politique
00:32:15qui dit clairement
00:32:16que la police tue
00:32:18et vous crée une culture,
00:32:19vous crée institutionnellement
00:32:21le permis de dire
00:32:23que les policiers sont un problème,
00:32:24que la gendarmerie est un problème
00:32:26et que l'autorité,
00:32:27la violence nécessaire de l'État,
00:32:28le monopole de la violence,
00:32:30pour faire autorité,
00:32:31pour faire en sorte
00:32:31que tout le monde soit en sécurité,
00:32:33vous faites en sorte
00:32:34de créer un discours
00:32:35où la violence légitime
00:32:36contre la police,
00:32:37elle est permise.
00:32:38Et quand vous apprenez ça
00:32:39à des gosses,
00:32:40quand plus tard,
00:32:41quand ils ont 15 ans,
00:32:4216 ans,
00:32:4317 ans,
00:32:4318 ans,
00:32:4420 ans,
00:32:44pour eux,
00:32:44ça devient juste l'application
00:32:45d'un code
00:32:46qu'ils ont appris.
00:32:47Aujourd'hui,
00:32:48on est dans cette situation.
00:32:49C'est à la fois
00:32:50un discours politique
00:32:50qui a été entraîné
00:32:51depuis 15 ans,
00:32:5220 ans.
00:32:52Et c'est devenu une culture.
00:32:54C'est devenu quelque chose.
00:32:55On voit bien l'université.
00:32:56C'est devenu une culture
00:32:56aussi universitaire.
00:32:57On apprend ces choses-là.
00:32:59Et aujourd'hui,
00:32:59on a la répercussion directement.
00:33:00Et ce sont les policiers
00:33:01et les gendarmes
00:33:01qui vont le subir.
00:33:02Et je remercie
00:33:03un fidèle téléspectateur
00:33:04de m'écrire.
00:33:05Réflexion intéressante.
00:33:07En effet,
00:33:07la France insoumise
00:33:08nous explique
00:33:09que les jeunes
00:33:10ont peur de la police.
00:33:11On voit bien
00:33:11la peur de cet homme
00:33:13quand il agresse les gendarmes
00:33:14et qu'il se permet même
00:33:15de voler la caméra.
00:33:17On est d'accord.
00:33:17Tout à fait.
00:33:18C'est bien résumé.
00:33:19C'est la réalité.
00:33:20Et vous avez tout à fait
00:33:21raison de dire.
00:33:22On infuse dans l'esprit
00:33:24des gens
00:33:24que l'ennemi,
00:33:26c'est la police,
00:33:27c'est la gendarmerie.
00:33:28Et ça passe
00:33:29par des vidéos
00:33:30comme celle-ci
00:33:31sur les réseaux sociaux.
00:33:32Ça passe par
00:33:33des chansons de rap
00:33:34où on va infuser
00:33:35cette idée-là.
00:33:36Ça passe aussi sur...
00:33:37Ça vous tient à cœur,
00:33:38ce rap.
00:33:39Vous avez un label rap ?
00:33:40Non, non.
00:33:41Je n'ai pas de label rap.
00:33:42Mais je pense
00:33:43que c'est un petit peu mince
00:33:45d'expliquer
00:33:45le tournant sociétal
00:33:47de notre jeunesse
00:33:47par la musique,
00:33:49par le rap
00:33:50qui est une musique
00:33:52subversive
00:33:53et un peu violente
00:33:55depuis des générations
00:33:56et des générations.
00:33:57Oui, mais quand elle est cadrée,
00:33:58quand elle est cadrée,
00:33:58il n'y a pas de problème.
00:33:59Là, elle est complètement
00:34:00dérégulée
00:34:01et on entend
00:34:02des phrases
00:34:03qui...
00:34:04Enfin,
00:34:04on cautionne
00:34:05la violence
00:34:06où on dit
00:34:07mais ce n'est pas grave,
00:34:07tu vas mourir
00:34:08à 30 ans
00:34:08ou à 20 ans
00:34:09mais tu auras bien fait
00:34:10tout le trafic de drogue.
00:34:12C'est ça que...
00:34:12Écoutez les paroles.
00:34:14Vous verrez,
00:34:14dans certains,
00:34:15on comprend
00:34:16qu'est-ce qui se passe
00:34:17dans notre société ?
00:34:19Allez, 50 secondes.
00:34:20Ça participe
00:34:21au même titre
00:34:23que casser une voiture
00:34:24dans une performance statistique.
00:34:26C'est du même niveau
00:34:27en réalité.
00:34:28Effectivement,
00:34:28il y a une partie
00:34:28de la jeunesse
00:34:29qui a les codes
00:34:30pour décoder
00:34:30et comprendre
00:34:31que c'est que symbolique
00:34:33et que ce n'est pas appliqué
00:34:34et il y a une autre partie
00:34:35qui va rentrer
00:34:36dans ce...
00:34:37Aujourd'hui,
00:34:40on a ce vrai risque.
00:34:41C'est qu'on voit bien
00:34:42qu'il y a une partie
00:34:43de la classe politique,
00:34:45des universitaires
00:34:46qui ont décidé
00:34:47de balayer la réalité
00:34:49de ce qu'étaient
00:34:49les relations
00:34:50entre la société
00:34:52et la police
00:34:53pour imposer un narratif
00:34:54et c'est le narratif
00:34:56aujourd'hui
00:34:56qui est beaucoup plus important.
00:34:57C'est le narratif
00:34:58qui est plus important
00:34:59que la réalité
00:34:59et là-dessus,
00:35:00on a un vrai combat à mener
00:35:01parce qu'en face,
00:35:02on a des gens
00:35:03qui imposent
00:35:04le narratif de la police
00:35:05de façon extrêmement importante.
00:35:06Vous avez entendu
00:35:07la musique, Axel.
00:35:08Ce n'est pas du rap
00:35:09mais c'est une injonction
00:35:11pour moi
00:35:12à rendre l'antenne.
00:35:14On marque une courte pause.
00:35:16On va retrouver
00:35:16l'heure de livre
00:35:16avec Anne Fulda
00:35:17et on va se retrouver
00:35:18avec cette classification
00:35:19très intéressante
00:35:20et Rodolphe Karr,
00:35:21bien sûr,
00:35:22biographe non officiel
00:35:23de Jean-Luc Mélenchon
00:35:24nous donnera son avis.
00:35:26Jean-Luc Mélenchon
00:35:27qui fustiche
00:35:28cette classification.
00:35:29Quoi ?
00:35:30Nous sommes un parti
00:35:30d'extrême-gauche ?
00:35:31Que nenni ?
00:35:32Répond Jean-Luc Mélenchon.
00:35:33On en parle
00:35:34et on analyse tout ça
00:35:35dans un instant.
00:35:35A tout à l'heure.
00:35:39Il est 15h,
00:35:40il est 15h.
00:35:40Nous sommes de retour
00:35:41sur le plateau
00:35:42de 188 Info Week-end.
00:35:43C'est l'heure du JT
00:35:43de Sandra Chiambo.
00:35:45Et on démarre
00:35:45à l'international
00:35:46avec l'Iran
00:35:47qui campe sur ses positions
00:35:49exclues de renoncer
00:35:50à l'enrichissement
00:35:51de l'uranium
00:35:52dans le cadre
00:35:53de ses négociations
00:35:54avec Washington
00:35:55et ce même
00:35:55en cas de guerre
00:35:56avec les Etats-Unis
00:35:57qui maintiennent
00:35:58la pression militaire.
00:35:59En attendant de nouveau
00:36:00pourparler la semaine prochaine,
00:36:02Téhéran réaffirme
00:36:03sa position
00:36:03de discuter uniquement
00:36:05de son programme nucléaire.
00:36:07Le Hamas ne renoncera pas
00:36:08à ses armes
00:36:09et refuse toute domination
00:36:10étrangère
00:36:10sur la bande de Gaza.
00:36:12Un dirigeant
00:36:12du mouvement palestinien
00:36:14l'a affirmé ce dimanche
00:36:15malgré les appels
00:36:15à désarmés
00:36:16lancés par Israël
00:36:17et les Etats-Unis.
00:36:19Selon lui,
00:36:19la résistance
00:36:20est le droit
00:36:20des peuples
00:36:21sous occupation.
00:36:22Il a ajouté
00:36:23c'est quelque chose
00:36:24dont les nations
00:36:24sont fiers.
00:36:25Les Portugais votent aujourd'hui
00:36:27pour le second tour
00:36:27de l'élection présidentielle.
00:36:29Elle oppose le socialiste
00:36:30Antonio José Segurro,
00:36:32grand favori
00:36:32au dirigeant
00:36:33d'extrême droite
00:36:34André Ventura.
00:36:35Ce vote a lieu
00:36:36dans un contexte particulier
00:36:37car la campagne
00:36:38a été perturbée
00:36:39par les tempêtes meurtrières
00:36:40ces deux dernières semaines
00:36:41poussant une vingtaine
00:36:42de circonscriptions
00:36:44à reporter
00:36:44le scrutin
00:36:45d'une semaine.
00:36:46Les Japonais
00:36:47également ont voté
00:36:48ce dimanche
00:36:49pour le scrutin
00:36:49législatif anticipé.
00:36:51Cette fois,
00:36:51en attendant les résultats
00:36:52officiels demain,
00:36:53la coalition au pouvoir
00:36:54devrait remporter
00:36:55les deux tiers des sièges
00:36:56selon les estimations
00:36:57des médias.
00:36:58La première ministre
00:36:59ultra-conservatrice
00:37:00Sanae Takahishi
00:37:01est en passe
00:37:02de gagner son pari.
00:37:04La première femme
00:37:04à diriger le pays
00:37:05promet de le rendre
00:37:06plus prospère
00:37:07et plus sûre.
00:37:08En France,
00:37:09deux skieurs
00:37:10sont décédés hier après-midi
00:37:11dans une avalanche
00:37:12à Saint-Véran
00:37:12dans les Hautes-Alpes.
00:37:13Ils faisaient partie
00:37:14d'un groupe
00:37:14de quatre randonneurs
00:37:15qui skiaient en hors-piste
00:37:17sans encadrement.
00:37:18Les deux autres
00:37:19sont indemnes.
00:37:20Au total,
00:37:20plus d'une vingtaine
00:37:21de personnes
00:37:21ont déjà péri cette année
00:37:22dans des avalanches
00:37:23survenues dans différents
00:37:25massifs des Alpes.
00:37:26Un incendie
00:37:27dans un centre d'hébergement
00:37:28pour 100 domiciles fixes
00:37:29a fait un mort
00:37:30à Montpellier ce matin.
00:37:32Le feu éteint
00:37:33à la mi-journée
00:37:33et s'est déclaré
00:37:34vers 8 heures.
00:37:35L'origine est à ce stade
00:37:36inconnue.
00:37:37Le sinistre n'a détruit
00:37:38que la chambre
00:37:38où se trouvait
00:37:39la personne décédée.
00:37:41Les 80 occupants
00:37:41du site ont été évacués
00:37:43dans un bâtiment
00:37:43à proximité.
00:37:45Et puis Sébastien Lecord
00:37:46du prévoit
00:37:46un ajustement
00:37:47gouvernemental
00:37:48d'ici le 22 février prochain
00:37:49soit avant la période
00:37:51de réserve
00:37:51liée aux élections municipales.
00:37:53Le Premier ministre explique
00:37:54les Français
00:37:55et les administrations
00:37:56veulent surtout
00:37:56de la stabilité.
00:37:58Au moins trois ministres
00:37:59pourraient quitter
00:37:59leurs fonctions
00:38:00car ils sont candidats
00:38:01au municipal.
00:38:03Merci beaucoup
00:38:04pour l'essentiel Sandra Chiambeau.
00:38:05Courte pause,
00:38:06on se retrouve
00:38:06avec nos débatteurs.
00:38:07Un peu de politique
00:38:08pour notre première thématique
00:38:10de cette nouvelle heure.
00:38:10ensemble Jean-Luc Mélenchon
00:38:12ne supporte pas
00:38:13que son parti
00:38:14soit classé
00:38:14à l'extrême gauche.
00:38:15Analyse dans un instant.
00:38:1915h12,
00:38:20merci de nous rejoindre
00:38:21au cœur de l'après-midi
00:38:21en ce dimanche.
00:38:22180 minutes,
00:38:23info week-end
00:38:23qui se poursuit.
00:38:25On ouvre un volet politique
00:38:26avec Olivier Vial,
00:38:27directeur du centre
00:38:28d'études de recherche
00:38:28universitaire.
00:38:29Axel Ronde
00:38:30qui est toujours avec nous.
00:38:30CFTC Police,
00:38:31porte-parole bien sûr.
00:38:32Mehdi Raich,
00:38:33analyste politique
00:38:34et Rodolphe Carr,
00:38:35auteur de Mélenchon,
00:38:36le bruit
00:38:37et la fureur.
00:38:38Je rappelle aux éditions
00:38:38la nouvelle librairie.
00:38:39On va commencer avec vous Rodolphe.
00:38:41On parle de votre meilleur ami
00:38:43Jean-Luc Mélenchon.
00:38:44La France insoumise
00:38:45est officiellement classée
00:38:47à l'extrême gauche
00:38:48en vertu
00:38:49d'une circulaire
00:38:50du ministère de l'Intérieur
00:38:51en vue des prochaines élections
00:38:52municipales
00:38:53donc les 15 et 22 mars.
00:38:54Si le parti
00:38:55ne cesse d'aller plus loin
00:38:56dans la course
00:38:57à la radicalité,
00:38:58ses représentants
00:38:59n'ont pas tardé
00:38:59à faire part
00:38:59de leur mécontentement
00:39:00donc à commencer
00:39:02par Jean-Luc Mélenchon.
00:39:03Sujet de François Tiskevitch.
00:39:06Il paraît
00:39:07que le ministre
00:39:08de l'Intérieur
00:39:08a décidé
00:39:10de nous classer
00:39:11extrême gauche.
00:39:13C'est une décision
00:39:14administrative
00:39:14qui ne plaît pas
00:39:15à Jean-Luc Mélenchon.
00:39:17Une circulaire
00:39:17du ministère
00:39:18de l'Intérieur
00:39:18sur l'attribution
00:39:19des nuances politiques
00:39:20pour les municipales
00:39:21de 2026
00:39:22classe désormais
00:39:24la France insoumise
00:39:25à l'extrême gauche
00:39:25aux côtés de partis
00:39:26tels que
00:39:27Lutte ouvrière,
00:39:28le nouveau parti
00:39:29anticapitaliste
00:39:30ou encore
00:39:30le parti ouvrier indépendant.
00:39:32Venu soutenir
00:39:33le candidat insoumis
00:39:34à la mairie d'Argenteuil
00:39:35dans le Val-d'Oie
00:39:35ce samedi.
00:39:37Jean-Luc Mélenchon
00:39:37réfute le terme
00:39:38et s'en prend
00:39:39au ministre
00:39:40de l'Intérieur.
00:39:41Il suffit pas
00:39:42de porter des chaussures
00:39:43à crampons
00:39:44pour être certain
00:39:45d'être équipé
00:39:46d'un cerveau
00:39:46en même temps.
00:39:48Personne ne vous a demandé
00:39:49de faire de la sociologie politique.
00:39:52C'est pas à vous
00:39:53de dire
00:39:53si nous sommes
00:39:54d'extrême gauche
00:39:55ou pas.
00:39:55Il y a des gens
00:39:56qui acceptent
00:39:58l'étiquette
00:39:59d'extrême gauche
00:39:59et bien
00:40:00nous les respectons
00:40:02mais c'est pas notre cas.
00:40:04Une décision
00:40:05totalement assumée
00:40:06par le ministre
00:40:06de l'Intérieur
00:40:07Laurent Nunez.
00:40:08Chez la France insoumise
00:40:09il y a
00:40:09un refus
00:40:11de la discussion
00:40:12parlementaire
00:40:13il y a des appels
00:40:13systématiques
00:40:14à la censure
00:40:14on refuse
00:40:15d'aller voir
00:40:16le gouvernement
00:40:16pour des réunions
00:40:17de travail
00:40:17voilà moi
00:40:18comme ministre
00:40:18de l'Intérieur
00:40:19je tiens compte
00:40:19de la réalité
00:40:20des situations
00:40:20et c'est dans ce cadre
00:40:21là que nous avons
00:40:22classé
00:40:22la France insoumise
00:40:24dans le bloc
00:40:25extrême gauche
00:40:25le bloc
00:40:26extrême gauche
00:40:26La France insoumise
00:40:28a annoncé le dépôt
00:40:29d'un recours
00:40:29en référé
00:40:30devant le Conseil d'Etat
00:40:31pour contester
00:40:32son classement
00:40:32l'institution
00:40:34dispose d'un mois
00:40:35pour statuer
00:40:36Et pourtant
00:40:37Rodolphe Carr
00:40:38dire qu'elle est fiée
00:40:38d'extrême gauche
00:40:39c'est un petit peu
00:40:40comme dire que l'eau mouille
00:40:41Oui oui
00:40:42j'ai d'ailleurs
00:40:43un des chapitres
00:40:44qui s'intitule
00:40:44Jean-Luc Mélenchon
00:40:46le rouge
00:40:46on peut par exemple
00:40:48aller écouter sur Youtube
00:40:49l'horizon funèbre
00:40:49qu'il avait fait
00:40:50à l'homme
00:40:50qui devait lui succéder
00:40:51normalement
00:40:52François Delapierre
00:40:53et dans cette
00:40:54oraison funèbre
00:40:55il fait un éloge
00:40:56justement à la grande famille
00:40:57à laquelle
00:40:58il a toujours appartenu
00:40:59qui est la famille des Rouges
00:41:00de la révolution prolétarienne
00:41:02c'est vraiment
00:41:02sa base historique
00:41:03aussi mentionnons
00:41:04que Jean-Luc Mélenchon
00:41:05est un trotskiste
00:41:06en plus de l'organisation
00:41:08l'OCI
00:41:08l'organisation
00:41:09communiste
00:41:10internationaliste
00:41:10j'ai envie de dire
00:41:11la plus dure
00:41:12en tout cas
00:41:12la plus militaire
00:41:13dans son mode de fonctionnement
00:41:15on pense à cette figure
00:41:16charismatique
00:41:16qui était Pierre Boussel
00:41:17dit Lambert
00:41:18justement
00:41:18qui a été un des cadres
00:41:20de Jean-Luc Mélenchon
00:41:21et si on veut faire
00:41:22un peu d'actualité
00:41:23c'est aussi drôle
00:41:24parce que tout dernièrement
00:41:25il a inauguré le lancement
00:41:26de Éteignons la femme
00:41:28qui a un nouveau groupuscule
00:41:29d'extrême gauche
00:41:30après la dissolution
00:41:31de la jeune garde
00:41:32et il a fait le lancement
00:41:34accompagné
00:41:35de son député en chef
00:41:37Raphaël Arnaud
00:41:38donc voilà
00:41:38c'est un peu
00:41:39cocasse
00:41:41de le voir comme ça
00:41:41s'offusquer
00:41:42parce qu'on le considère
00:41:43comme d'extrême gauche
00:41:44mais par contre
00:41:45aussi ce qu'il faut
00:41:46c'est super
00:41:46parce que moi j'adore ça
00:41:47parce que tout ce qui est
00:41:48à droite de Jean-Luc Mélenchon
00:41:50est quasiment d'extrême droite
00:41:51en revanche
00:41:51lui quand on lui rappelle
00:41:54qu'il est dans un parti
00:41:55d'extrême gauche
00:41:56là il s'étrangle
00:41:57mais par contre
00:41:57c'est aujourd'hui
00:41:58le vrai centre
00:41:59de gravité de la gauche
00:42:01il faut le dire
00:42:01aujourd'hui
00:42:02tout tourne autour de lui
00:42:03c'est lui qui donne le la
00:42:05sur les oucazes
00:42:07qui est classé à gauche
00:42:08ou à droite
00:42:09et comme vous le dites
00:42:10très bien Julien
00:42:11dès qu'on est en réalité
00:42:12à sa droite
00:42:13et bien directement
00:42:13on est rangé
00:42:14dans le spectre
00:42:15du fascisme
00:42:16etc.
00:42:16donc c'est quand même
00:42:17intéressant de le voir
00:42:19comme ça
00:42:19s'offusquer
00:42:20mais là
00:42:21il ne faut pas être dupe
00:42:22là on est déjà
00:42:23en 2027
00:42:24d'ailleurs
00:42:25cette qualification
00:42:27d'extrême gauche
00:42:27on sent aussi
00:42:28que ça sert
00:42:29Laurent Nunez
00:42:30parce qu'on sait
00:42:30qu'aujourd'hui
00:42:31le bloc central
00:42:31alors c'était le bémol
00:42:32que j'allais apporter
00:42:33dans nos discussions
00:42:34en effet
00:42:34il faut se méfier
00:42:35de ces qualifications
00:42:37en détail
00:42:37à un mois
00:42:39à quelques semaines
00:42:39d'une campagne présidentielle
00:42:41avant d'aborder cet angle
00:42:43je voudrais poursuivre
00:42:44un petit peu
00:42:44le tour de table
00:42:44rappeler ce sondage
00:42:45parce que les français
00:42:46ils n'ont pas attendu
00:42:47les classifications
00:42:48du ministère de l'intérieur
00:42:49pour penser que LFI
00:42:51est à classer désormais
00:42:53à l'extrême gauche
00:42:54rappelons-nous de ce sondage
00:42:55qui était publié
00:42:56à l'époque des législatives
00:42:572024
00:42:58sur l'opinion
00:42:59donc de la population
00:43:00sur le mouvement
00:43:01de Jean-Luc Mélenchon
00:43:0274% estiment
00:43:03qu'il s'agit
00:43:03d'une formation
00:43:04d'extrême gauche
00:43:05donc en effet
00:43:05les français
00:43:06n'ont pas attendu
00:43:06qu'elle attise la violence
00:43:08à 72%
00:43:09qu'elle est dangereuse
00:43:09pour la démocratie
00:43:10à 69%
00:43:11on pourrait rajouter
00:43:12cet antisémitisme latent
00:43:15qui est charrié
00:43:15depuis le 7 octobre 2023
00:43:17je trouve
00:43:18est-ce que vous partagez
00:43:19Olivier Vial
00:43:20si je dis que Laurent Nunez
00:43:21il est un petit peu timide
00:43:22dans ses arguments
00:43:22il ne va pas au bout
00:43:24finalement
00:43:24de ce qui peut caractériser
00:43:25l'extrême gauche
00:43:26c'est le rapport
00:43:27aux institutions
00:43:28qui est déterminant
00:43:29pour caractériser ça
00:43:30en fait il y a deux choses
00:43:30traditionnellement
00:43:31en fait on fait la différence
00:43:32entre l'ultra gauche
00:43:33et l'extrême gauche
00:43:34l'extrême gauche
00:43:35effectivement
00:43:35elle est révolutionnaire
00:43:37mais c'est quelque chose
00:43:39qui n'inclut pas
00:43:40la violence politique
00:43:41que les renseignements
00:43:43territoriaux
00:43:44classent ultra gauche
00:43:45de l'heure
00:43:45qu'on a de la violence politique
00:43:46est-ce qu'il y a une différence
00:43:47entre ultra gauche
00:43:48extrême gauche
00:43:49et gauche radicale ?
00:43:50oui
00:43:50gauche radicale
00:43:51ça ne veut pas dire grand chose
00:43:52mais effectivement
00:43:53l'extrême gauche
00:43:54c'est normalement
00:43:55les mouvements révolutionnaires
00:43:56Trotskis etc
00:43:57à ce titre là
00:43:58effectivement
00:43:59LFI aujourd'hui
00:44:00s'en rapproche
00:44:01puisqu'il faut rappeler deux choses
00:44:02un, ils ont fait une alliance électorale
00:44:04avec le nouveau parti anticapitaliste
00:44:06donc le NPA
00:44:06ils ont un élu député
00:44:09monsieur Le Gavre
00:44:11qui est un élu du parti ouvrier indépendant
00:44:14le POI
00:44:14qui est la branche armée
00:44:17de l'OCI
00:44:18et qui est toujours l'endroit
00:44:19où Jean-Luc Mélenchon
00:44:20fait ses réunions
00:44:22de cadre
00:44:22donc on a une liaison
00:44:24et là on est vraiment
00:44:25sur le POI
00:44:26c'est la branche
00:44:27la plus dure
00:44:28du mouvement Trotskis
00:44:29donc qui est
00:44:29qui est clairement là-dedans
00:44:31mais quand on regarde
00:44:33effectivement
00:44:33ce que devient
00:44:34LFI
00:44:35certains de ses cadres
00:44:37notamment les mouvements
00:44:38Antifa
00:44:38la jeune garde
00:44:39ou le nouveau mouvement
00:44:41qui est aussi proche de LFI
00:44:42qui utilisent la violence
00:44:43physique
00:44:44et la violence politique
00:44:45on pourrait se dire
00:44:46qu'effectivement
00:44:47Laurent Nunez
00:44:48aurait pu même
00:44:48les classer à l'ultra-gauche
00:44:49sauf que normalement
00:44:50l'ultra-gauche
00:44:51ne se présente pas aux élections
00:44:52ils n'utilisent que
00:44:53la violence comme arme
00:44:55quand je parle d'extrême-gauche
00:44:57j'aurais pu
00:44:57et ce rapport aux institutions
00:44:58qui normalement définit
00:45:00le positionnement
00:45:01des partis politiques
00:45:04on a
00:45:04une France insoumise
00:45:06mais diraïche
00:45:06qui parfois
00:45:07même
00:45:08souvent
00:45:09on appelle le peuple
00:45:10à gagner par la russe
00:45:11qui ne gagne pas dans les urnes
00:45:12c'est un exemple
00:45:13parce que la stratégie
00:45:14est toujours la même
00:45:15c'est que
00:45:15on peut revenir sur le terme
00:45:17même s'il y a une gauche radicale
00:45:19historiquement
00:45:19il y a un courant idéologique
00:45:20d'ailleurs Jean-Luc Nochon
00:45:21s'est toujours réclamé
00:45:22de la gauche radicale
00:45:23et je reviens sur le point
00:45:24qui a été dit sur l'OCI
00:45:25l'OCI c'est l'organisation
00:45:26communiste internationale
00:45:27ça a été une scission
00:45:28au sein du parti communiste
00:45:29avec les pavistes
00:45:29et ça a donné aujourd'hui
00:45:31Pierre Lambert
00:45:32les Lambertistes
00:45:33la stratégie est toujours la même
00:45:34il faut en faire en sorte
00:45:36que la société arrive
00:45:37à un point de tension
00:45:38réel
00:45:38donc on provoque la violence
00:45:40c'est pas nous
00:45:40ils ne vont pas se revendiquer
00:45:42violents
00:45:43par contre ils vont faire en sorte
00:45:44que toutes les colères
00:45:45de la société
00:45:46se rejoignent
00:45:47dans le convergence des luttes
00:45:48avec la provocation
00:45:49quand même
00:45:49qui permet
00:45:50d'accélérer
00:45:51et là c'est une stratégie politique
00:45:52donc Jean-Luc Mélenchon
00:45:53lui-même n'aime pas se définir
00:45:55comme extrême gauche
00:45:55je pense lui se définit plus
00:45:57comme un radical
00:45:57je pense que c'est sa matrice intellectuelle
00:45:59mais oui on peut classer
00:46:00l'extrême gauche
00:46:01c'est-à-dire la petite particularité
00:46:03d'Elefi
00:46:03c'est que quand on les regarde
00:46:04je pense qu'il y a une forme
00:46:05d'hétérogénéité
00:46:06au sein de leur
00:46:07au sein de leur
00:46:07on a parlé de
00:46:09Raphaël Arnaud
00:46:10en fait ils vont rejoindre
00:46:10il y a plusieurs mouvances
00:46:11qui peuvent se rejoindre
00:46:12au sein de l'Elefi
00:46:13et l'expression politique
00:46:14va passer par Jean-Luc Mélenchon
00:46:16mais ça va à la fois
00:46:17regrouper des personnes
00:46:18qui peuvent se définir
00:46:19comme des anciens socialistes déçus
00:46:20qui veulent aussi à la fois dire
00:46:22en fait il faut de nouveau
00:46:23une gauche
00:46:23qui est beaucoup plus
00:46:25pour les prolétaires
00:46:27beaucoup plus par les déclats sociales
00:46:28des anciens du parti de gauche
00:46:30vous avez des déçus
00:46:31et en même temps
00:46:32vous avez toute cette frange
00:46:33qui elle peut être très violente
00:46:34qui se cache derrière l'Elefi
00:46:36donc l'Elefi
00:46:37quelque part
00:46:38est un peu une congrégation
00:46:39de la colère
00:46:39et puis il y a Daniel Obono
00:46:40qui incarne
00:46:41ce qui est un mouvement
00:46:42qui s'appelle
00:46:42le socialisme par en bas
00:46:43qui est un mouvement
00:46:44à la fois trotskiste
00:46:44et indigéniste
00:46:45puisque ça a été à l'origine
00:46:46de rapprochements
00:46:48et j'ajoute un dernier point
00:46:49sur les indigénistes
00:46:50on parlait beaucoup
00:46:50d'Auria Boutelja
00:46:51qui avait qualifié
00:46:53Jean-Luc Mélenchon
00:46:54de prise de guerre
00:46:54donc on voit bien
00:46:55que c'est plein de courants
00:46:56qui rentrent
00:46:57à travers l'Elefi
00:46:58à travers certaines personnalités
00:46:59et Jean-Luc Mélenchon
00:47:00on est le totem
00:47:01revenons sur ces classifications
00:47:03et ce pas de côté
00:47:03que je voulais faire
00:47:04Rodolphe
00:47:05je reviens vers vous
00:47:06c'est vrai que c'est un peu dangereux
00:47:07ces classifications d'Etat
00:47:08parce que
00:47:10par exemple
00:47:11le RN est classé
00:47:12d'extrême droite
00:47:13et on se demande
00:47:14ce qu'il suggère aujourd'hui
00:47:15que le Rassemblement national
00:47:17est un parti d'extrême droite
00:47:18parce que c'est le mythe
00:47:19rassembleur du bloc central
00:47:20c'est cette fameuse
00:47:21tenaille identitaire
00:47:23théorisée par Laurent Bouvet
00:47:24c'est ça
00:47:24et certains pourraient y voir
00:47:26une manœuvre
00:47:26donc pour
00:47:27pour justement
00:47:29marginaliser
00:47:30ces partis
00:47:31mais bon
00:47:31le contre-effet
00:47:33il est possible
00:47:33également
00:47:34et ces classifications
00:47:36il faut les prendre
00:47:37que ce soit
00:47:37aujourd'hui
00:47:38pour l'extrême gauche
00:47:39ou l'extrême droite
00:47:39avec des pincettes
00:47:40mais vous savez
00:47:40il y a un historien
00:47:41qui a une vue intéressante
00:47:43sur la vie politique
00:47:44française depuis deux siècles
00:47:45il dit
00:47:45en France on gouverne au centre
00:47:47soit par exclusion
00:47:48des extrêmes
00:47:49donc là on est dans
00:47:50la tenaille identitaire
00:47:52ni droite
00:47:53on va dire
00:47:54identitaire
00:47:55ni gauche
00:47:55racialiste
00:47:56comme vous l'avez très bien dit
00:47:57avec Daniel Obono
00:47:58ou par addition
00:47:59des extrêmes
00:48:00et là c'est plutôt intéressant
00:48:01parce que
00:48:01cet historien
00:48:03monsieur Bouteiller
00:48:03dit justement
00:48:04que par exemple
00:48:05une personnalité
00:48:07comme De Gaulle
00:48:08c'est une personnalité
00:48:09qui avait réussi
00:48:09à rassembler autour de lui
00:48:10une partie
00:48:11de la
00:48:11comment dire
00:48:12de la contestation
00:48:14de gauche
00:48:14mais aussi de droite
00:48:15avec les fameux
00:48:16gaullistes sociaux
00:48:17et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:48:18le dernier mythe mobilisateur
00:48:19de ce bloc central
00:48:20qui est vraiment
00:48:21en panne de légitimité
00:48:23en panne d'incarnation
00:48:24on voit que c'est vraiment
00:48:25une foire d'empoine
00:48:26pour essayer de savoir
00:48:27qui sera le candidat
00:48:28du bloc central
00:48:28aujourd'hui
00:48:29la seule capacité
00:48:30qu'ils ont pour se rassembler
00:48:31c'est de dire
00:48:32nous on s'oppose
00:48:33à la fois à l'arrivée
00:48:34du rassemblement national
00:48:35et aussi de la France
00:48:35en gros on classifie
00:48:36d'extrême
00:48:37tout ce qui ne nous ressemble
00:48:38pas
00:48:38et c'est en ça
00:48:39que c'est à double tranchant
00:48:40parce qu'il peut y avoir
00:48:40un effet
00:48:41dévastateur
00:48:43pour ce centre
00:48:45qui donne
00:48:47les bons et les mauvais points
00:48:47pour qu'un parti
00:48:49puisse gouverner
00:48:50il doit avoir
00:48:50de plus en plus
00:48:51une politique
00:48:52tournée vers le centre
00:48:53en fait il doit se modérer
00:48:54il doit être dans la modération
00:48:55pour plaire
00:48:56au plus grand nombre
00:48:57c'est souvent
00:48:57l'architecture politique
00:48:59qu'un parti politique
00:49:00doit faire
00:49:02pour prendre le pouvoir
00:49:02respirons un instant
00:49:03avant de revenir
00:49:04sur des considérations
00:49:05sécuritaires
00:49:07et refaire un état
00:49:09de reprendre le pouls
00:49:11de ce pays
00:49:13qui d'un point de vue
00:49:14de sécurité
00:49:15ce n'est pas le seul domaine
00:49:16mais on en parlera
00:49:17dans un instant
00:49:18part un petit peu
00:49:18dans tous les sens
00:49:19une petite respiration
00:49:21parce qu'on a la pépite
00:49:22de ce début d'année
00:49:232026
00:49:23chers amis
00:49:24ça se passe
00:49:24à l'université de Limoges
00:49:26des garçons
00:49:27des garçons
00:49:28sèchent les cours
00:49:29en profitant
00:49:30du congé
00:49:31menstruel
00:49:32oui
00:49:33vous m'avez bien entendu
00:49:34sans distinction
00:49:34de genre
00:49:35en théorie
00:49:36ce congé permet
00:49:36aux étudiants
00:49:37menstrués
00:49:38qui ont leurs règles
00:49:39parlons clairement
00:49:40de ne pas assister
00:49:41aux cours obligatoires
00:49:42en cas de règles douloureuses
00:49:43jusqu'à 10 jours par an
00:49:44ce coup de génie
00:49:45c'est Michael Dos Santos
00:49:47qui vous le raconte
00:49:48l'université de Limoges
00:49:51avait fait confiance
00:49:52à ses étudiants
00:49:53certains d'entre eux
00:49:54sont partis en vacances
00:49:55en décembre dernier
00:49:56l'établissement
00:49:57met en place
00:49:58un congé menstruel
00:49:59pour tous
00:50:00sans distinction de genre
00:50:01objectif
00:50:02permettre aux personnes
00:50:03menstruées
00:50:04d'être absents
00:50:05en cas de règles douloureuses
00:50:06sans certificat médical
00:50:08et pour une durée
00:50:09maximum de 10 jours
00:50:10pour ne pas faire
00:50:11de discrimination
00:50:12la direction
00:50:13n'exige aucun document
00:50:15d'identité
00:50:15une faille
00:50:16dans laquelle
00:50:17vont s'engouffrer
00:50:18une cinquantaine d'hommes
00:50:19du cursus d'ingénieurs
00:50:20dont les absences
00:50:21comptent en fin d'année
00:50:22dans la moyenne
00:50:23alertée
00:50:24la direction avertit
00:50:25immédiatement
00:50:26les fraudeurs par mail
00:50:27nous en profitons
00:50:28pour rappeler
00:50:29qu'il s'agit bien
00:50:30d'un congé menstruel
00:50:31et non mensuel
00:50:31l'orthographe
00:50:32ayant un sens en français
00:50:34dès lors
00:50:34tout contrevenant
00:50:35à cette règle élémentaire
00:50:36serait considéré
00:50:37comme faisant
00:50:37un usage frauduleux
00:50:38il s'exposera
00:50:39des conséquences
00:50:40du point de vue
00:50:40de la validation
00:50:41de son année au diplôme
00:50:42malgré ce trou
00:50:43dans la raquette
00:50:44la situation indigne
00:50:45certains de leurs camarades
00:50:46des enseignants
00:50:47mais aussi
00:50:48l'ancien ministre
00:50:49des droits des femmes
00:50:50Laurence Rossignol
00:50:51une cinquantaine
00:50:52de garçons
00:50:53des gros malins
00:50:53ont bénéficié
00:50:54du dispositif
00:50:55et totalisé
00:50:56une centaine
00:50:56de jours d'absence
00:50:57voilà voilà
00:50:58Angers
00:50:59Bordeaux
00:50:59Montpellier
00:51:00d'autres universités
00:51:01ont également mis en place
00:51:02ce congé menstruel
00:51:03la faculté de Bretagne
00:51:05occidentale
00:51:06est même allée plus loin
00:51:07elle permet
00:51:08jusqu'à 20 jours
00:51:09d'absence
00:51:10ce sont des génies
00:51:11j'ai pas d'autres mots
00:51:12Olivier Vial
00:51:13quand le wokisme
00:51:14trouve ses limites
00:51:15cette affaire
00:51:16est d'une absurdité
00:51:17totale
00:51:18ça permet effectivement
00:51:19de mettre en avant
00:51:20l'hypocrisie
00:51:21de l'administration
00:51:22qui a pas osé
00:51:23simplement utiliser
00:51:24le mot
00:51:24pour des jeunes filles
00:51:25et donc
00:51:26pour pas utiliser ça
00:51:27pour justement
00:51:28faire semblant
00:51:29d'être plus inclusives
00:51:30ils ont ouvert
00:51:30la porte à cela
00:51:31ce qu'il faut savoir
00:51:32c'est que les universités
00:51:33ça fait maintenant
00:51:33presque 10 ans
00:51:35qu'elles sont devenues
00:51:36le laboratoire
00:51:36la première université
00:51:40de Tours
00:51:40en 2017
00:51:41qui commence
00:51:42à lancer partout
00:51:43à créer
00:51:43les toilettes neutres
00:51:45ça a été
00:51:46la première fois
00:51:47ensuite
00:51:48on a eu 2021
00:51:49où l'UNEF
00:51:50a fait une grande
00:51:50campagne nationale
00:51:51pour demander
00:51:52à ce qu'on mette
00:51:54des distributeurs
00:51:55pour des serviettes
00:51:56périodiques
00:51:57pour les règles
00:51:58mais à les mettre
00:51:58aussi dans les toilettes
00:51:59pour les garçons
00:52:00parce qu'il n'y avait
00:52:00pas de raison
00:52:01que les garçons
00:52:01n'aient pas leurs règles
00:52:02effectivement
00:52:03quand on se dit ça
00:52:05et qu'on se dit
00:52:06qu'on n'a pas assez
00:52:07d'argent dans les universités
00:52:08pour aller mettre
00:52:09des distributeurs
00:52:10franchement
00:52:11la première fois
00:52:11que j'ai vu ça
00:52:12je croyais que c'était
00:52:12le Gorafi
00:52:13malheureusement
00:52:14l'université
00:52:15est devenue le Gorafi
00:52:16ça fait quelques années
00:52:17que l'université
00:52:17est le Gorafi
00:52:18mais c'est toujours
00:52:19parce qu'on refuse
00:52:21aujourd'hui
00:52:21la manière dont on écrit
00:52:23la manière dont on utilise
00:52:24des mots
00:52:24c'est des mots
00:52:25pour effacer la réalité
00:52:26et donc fortement
00:52:28ça crée
00:52:28des ambiguïtés
00:52:30et certains
00:52:30de façon finalement
00:52:32assez habiles
00:52:33s'ils sont engouffrés
00:52:34ça permet je pense
00:52:36de comprendre
00:52:36à quel point
00:52:37tout ça est hypocrite
00:52:38je rappelle un peu
00:52:39le contexte
00:52:39donc on ne leur demande
00:52:40pas leur genre
00:52:41et de dire
00:52:42qu'ils sont sexuellement
00:52:43dans beaucoup d'universités
00:52:45on a le droit
00:52:45de choisir son genre
00:52:46il ne faut surtout pas
00:52:48stigmatiser
00:52:49ceux qui pourraient être
00:52:50en transition de genre
00:52:51par exemple
00:52:52moi j'ai envie de dire
00:52:53à Mehdi Raich
00:52:54bravo à ces étudiants
00:52:56qui ont retourné
00:52:57le système contre lui-même
00:52:58et c'est bien fait
00:53:00pour la fac de Lima
00:53:00déjà en préambule
00:53:02c'est qu'il y a
00:53:04certaines femmes
00:53:04qui souffrent vraiment
00:53:05de ce sujet-là
00:53:06on parle beaucoup
00:53:06d'endométriose
00:53:07ce droit
00:53:08c'est pas notre sujet
00:53:10il y a des femmes
00:53:11qui souffrent
00:53:11de l'endométriose
00:53:12mais là on voit bien
00:53:13qu'il y a une faille
00:53:14et là je suis rejoint
00:53:16sur la manière
00:53:16dont vous allez écrire
00:53:17la chose
00:53:18et là il y a un biais idéologique
00:53:19c'est qu'en fonction
00:53:20de votre biais idéologique
00:53:21vous allez orienter
00:53:22la proposition
00:53:22et donc la formulation
00:53:23de la loi
00:53:23ou du droit en question
00:53:24et donc il y a certaines personnes
00:53:26qui pourront en user
00:53:26donc on est vraiment
00:53:28face à un biais idéologique
00:53:30un énorme défaut
00:53:32qu'il utilisait
00:53:33et là c'est l'exemple
00:53:34de la dérive totale
00:53:36de nos universités
00:53:37juste en fait
00:53:37ça touche pas
00:53:38que les universités
00:53:38je sais pas si vous vous rappelez
00:53:39il y a quelques mois
00:53:40il y avait un gynécologue
00:53:42qui avait refusé
00:53:43de recevoir
00:53:44justement
00:53:45un homme biologique
00:53:46qui était en transition
00:53:48parce qu'effectivement
00:53:49lui il disait
00:53:50avec cette certitude
00:53:51c'est que moi
00:53:51j'ai été formé
00:53:53pour des problèmes médicaux
00:53:55qui se sont liés
00:53:56il a été inquiété
00:53:57par la justice
00:53:57par l'ordre des médecins
00:53:59par l'ordre des médecins
00:54:00il a été inquiété
00:54:01par l'ordre des médecins
00:54:02alors qu'en réalité
00:54:03c'était tout à fait normal
00:54:04parce qu'en plus
00:54:04il expliquait
00:54:05qu'il avait pas suffisamment
00:54:06il y avait une grande demande
00:54:08de femmes
00:54:08pour le voir
00:54:09et qu'il avait passé le rendez-vous
00:54:10il n'y avait pas assez de temps
00:54:11pour rencontrer quelqu'un
00:54:12qui ne pouvait amener
00:54:13aucune solution médicale
00:54:14c'est quelque chose
00:54:15Rodolphe Carr
00:54:16qui ne s'est pas exprimé
00:54:17sur ce sujet
00:54:17c'est quelque chose
00:54:18les débats
00:54:18dans les universités françaises
00:54:20aujourd'hui
00:54:20qui vous dit
00:54:21que je suis un homme
00:54:21monsieur Carr
00:54:22c'est la fameuse séquence
00:54:24qui a fait exploser
00:54:26mais concernant
00:54:27le wokisme
00:54:28ou ses dérives
00:54:29sur les oppositions
00:54:31ou en tout cas
00:54:31le genre
00:54:32le sexe
00:54:33je trouve qu'on est quand même
00:54:34à la fin d'une parenthèse
00:54:35historique
00:54:35on arrive
00:54:36bon ça perdure
00:54:37notamment dans les laboratoires
00:54:39comme Olivier
00:54:39l'a très bien dit
00:54:41que sont les universités
00:54:42mais par exemple
00:54:43on se rend compte aussi
00:54:43d'absurdité
00:54:44dans le monde du sport
00:54:45je m'en souviens
00:54:46d'un homme
00:54:48qui avait fait sa transition
00:54:49et qui s'était retrouvé
00:54:50dans une cage de MMA
00:54:51contre une femme
00:54:52et une femme avait dit
00:54:53je n'ai jamais connu ça
00:54:54de ma vie
00:54:54de m'être sentie
00:54:55autant dominée
00:54:57physiquement
00:54:58justement par un homme
00:54:59c'est loin de s'arrêter
00:54:59puisqu'il y a de plus en plus
00:55:01de fédérations
00:55:01qui acceptent
00:55:03le fait qu'il y ait
00:55:04des hommes
00:55:05en transition
00:55:06qui deviennent
00:55:07on marche sur les pas
00:55:08des universités américaines
00:55:09qui s'adaptent
00:55:10à leurs étudiants
00:55:11les plus radicaux
00:55:12mais sur le cas de l'MMA
00:55:13moi je me suis
00:55:13enfin
00:55:13alors là on s'écarte
00:55:15un peu du sujet
00:55:15parce qu'il y a des individus
00:55:17en transition
00:55:18c'est quelque chose
00:55:19une femme avait été
00:55:20soit sévèrement blessée
00:55:22soit elle était morte
00:55:23suite
00:55:23si si
00:55:24ça avait fait un énorme
00:55:25c'est justement
00:55:26après les coups
00:55:27et en fait
00:55:27parce qu'il y avait
00:55:27une telle différence
00:55:28de puissance
00:55:28entre un homme et une femme
00:55:29que c'est un danger
00:55:30de les mettre
00:55:31dans les mêmes catégories
00:55:32le plus grave
00:55:32c'est que c'est sujet
00:55:33mine la cause
00:55:33vous avez une remarque
00:55:35la faille
00:55:37c'est sur le déclaratif
00:55:38dans notre pays
00:55:39on marche que sur le déclaratif
00:55:40et la confiance
00:55:41et vous avez la même chose
00:55:43sur des allocations
00:55:44où on va
00:55:45finalement regarder
00:55:46uniquement le déclaratif
00:55:48on ne va pas rechercher
00:55:49finalement
00:55:49on va croire
00:55:50les personnes
00:55:51sur parole
00:55:53c'est ça
00:55:53la grosse difficulté
00:55:55qu'il y a aujourd'hui
00:55:56parce que beaucoup
00:55:56de personnes
00:55:57n'ont plus d'honneur
00:55:57réellement
00:55:58signer un papier
00:55:59sur l'honneur
00:56:00ça ne veut plus rien dire
00:56:01alors qu'il y a 40 ou 50 ans
00:56:02les gens se sont suicidés
00:56:03parce que leur honneur
00:56:04a été bafoué
00:56:05à Montréal
00:56:05vous pouvez choisir
00:56:07vous devez choisir
00:56:08votre état civil
00:56:09et donc vous choisissez
00:56:10votre nom
00:56:11à l'université
00:56:11non non
00:56:12pour la ville de Montréal
00:56:13en fait
00:56:14quand vous remplissez
00:56:15des documents
00:56:15pour la ville
00:56:16vous choisissez
00:56:17votre nom
00:56:17votre prénom
00:56:17votre genre
00:56:18mais aussi votre âge
00:56:20vous avez le droit
00:56:20de choisir votre âge
00:56:21c'est quand même
00:56:22très pratique
00:56:22je vais demander
00:56:23à Karim Abrik
00:56:24de me prêter
00:56:26pourquoi pas
00:56:27un logement
00:56:27à Montréal
00:56:27changer de personnalité
00:56:30allez
00:56:31on va retourner
00:56:32à des sujets
00:56:32plus sérieux
00:56:33plus graves
00:56:34surtout à Nice
00:56:35on en parlait hier
00:56:36cette femme
00:56:37qui a été menacée
00:56:37vendredi
00:56:38dans une église
00:56:39par un homme ivre
00:56:40armé d'un couteau
00:56:41l'individu
00:56:41a été interpellé
00:56:43par la police
00:56:43il est en garde à vue
00:56:44un drame
00:56:45alors que 4 ans plus tôt
00:56:46le prêtre de cette église
00:56:48avait déjà subi
00:56:49une agression au couteau
00:56:50il avait reçu
00:56:5030 coups de couteau
00:56:51environ
00:56:52Chloé Tarka
00:56:53et Franck Tréviot
00:56:54sur place
00:56:54pour les dernières informations
00:56:55les faits se sont déroulés
00:56:58dans l'église
00:56:59Saint-Pierre d'Arène
00:57:00en plein centre de Nice
00:57:01un homme
00:57:02y a menacé
00:57:03une femme
00:57:04avec un couteau
00:57:05la victime
00:57:06a accepté
00:57:06de témoigner
00:57:07il a ouvert
00:57:08son blouson
00:57:09il nous a sorti
00:57:10un grand couteau
00:57:12de cuisine
00:57:12donc au départ
00:57:15on est resté pétrifié
00:57:16on n'a pas bougé
00:57:18et puis là
00:57:18j'ai réagi
00:57:19je lui ai dit
00:57:21de sortir
00:57:21rapidement repéré
00:57:23le suspect a été interpellé
00:57:24par les forces de l'ordre
00:57:26âgé de 28 ans
00:57:27de nationalité comorienne
00:57:28et en situation régulière
00:57:30il était déjà connu
00:57:32des services de police
00:57:3324 heures après l'agression
00:57:35les interrogations demeurent
00:57:37est-ce qu'ils sont contre la religion
00:57:40ils veulent peut-être dominer
00:57:42je ne sais pas
00:57:42un lieu qui était déjà marqué
00:57:45par la violence
00:57:46en avril 2022
00:57:48le père Rudzinski
00:57:49avait été poignardé
00:57:51dans cette même église
00:57:52un événement
00:57:53qui ravive
00:57:54un traumatisme douloureux
00:57:56j'ai subi 31 coups de couteau
00:57:59ça a donné
00:58:00149 points de suture
00:58:02ça a toujours
00:58:03réveil
00:58:05des soupçons
00:58:06d'inquiétude
00:58:07qu'est-ce qui se passe
00:58:08encore
00:58:09dans notre société
00:58:10que les gens commencent
00:58:12à chercher
00:58:13l'arme blanche
00:58:14pour agresser les gens
00:58:15la victime
00:58:16qui n'a pas été blessée
00:58:17a déposé plainte
00:58:18le suspect
00:58:19a été placé
00:58:20en garde à vue
00:58:21avant d'écouter
00:58:22écoutez
00:58:22avant d'en parler
00:58:24écoutez le commentaire
00:58:25de ce syndicaliste
00:58:25alliance
00:58:26pour les Alpes-Maritimes
00:58:28il est rentré dans l'église
00:58:30en brandissant
00:58:30le couteau
00:58:31en disant
00:58:31qu'il n'aimait pas
00:58:32les statues
00:58:32ensuite
00:58:33il a menacé
00:58:34la personne
00:58:35qui était à l'intérieur
00:58:35de l'église
00:58:36il est sorti
00:58:37et à l'extérieur
00:58:38à la vue des collègues
00:58:39il a caché le couteau
00:58:40dans un bac à fleurs
00:58:41les collègues
00:58:42l'ont interpellé
00:58:43grâce à un témoin
00:58:44ils ont pu récupérer
00:58:45également le couteau
00:58:46donc l'enquête
00:58:47est en cours
00:58:47et l'individu
00:58:48a été ramené
00:58:48à la caserne au bar
00:58:50mais c'est des situations
00:58:51qu'on a connues
00:58:52déjà ici
00:58:52dans cette église-ci
00:58:53je me souviens très bien
00:58:54c'était en avril 2022
00:58:56de mémoire
00:58:56avec le père Christophe
00:58:58qui avait été poignardé
00:58:58donc c'est vrai
00:58:59que ça nous rappelle
00:59:00des mauvais souvenirs
00:59:01c'est un individu
00:59:02qui est déséquilibré
00:59:03ils ne sont pas tous enfermés
00:59:05ce qui est important
00:59:06pour nous
00:59:06c'est d'arriver
00:59:07le plus vite possible
00:59:08sur les lieux
00:59:08donc les collègues
00:59:09de la BST sont arrivés
00:59:10quand l'individu
00:59:11était à l'extérieur
00:59:12de l'église
00:59:12et l'ont interpellé
00:59:13juste ici derrière
00:59:14Axel Ronde
00:59:15là encore
00:59:16on a souvent affaire
00:59:17à des individus
00:59:18qui ont des troubles
00:59:19psychiatriques
00:59:20qui sont en errance
00:59:22ces gens doivent être
00:59:23mis à l'écart du système
00:59:24il n'y a pas d'autre solution
00:59:25bien sûr
00:59:26et on a évité un drame
00:59:27parce que c'est malheureusement
00:59:29le cas
00:59:30beaucoup de fois
00:59:31avec des individus
00:59:32qui sortent des couteaux
00:59:33et qui les utilisent
00:59:34on le sait
00:59:35les faits nous le montrent
00:59:37quasiment tous les jours
00:59:38on est passé à deux doigts
00:59:39d'un drame
00:59:40encore une fois
00:59:40dans une église
00:59:42qui n'est finalement
00:59:43plus un sanctuaire
00:59:44imprenable
00:59:45comme l'école aussi
00:59:47on voit que cette violence
00:59:49s'installe partout
00:59:50sur tout le territoire national
00:59:51il n'y a plus d'endroit
00:59:52où on peut être en sécurité
00:59:55en tous les cas
00:59:55où il ne peut pas
00:59:56y avoir une menace
00:59:57comme ça
00:59:59qui arrive d'un coup
00:59:59avec un couteau
01:00:00on peut mourir
01:00:01en allant juste prier
01:00:03en se prenant un coup de couteau
01:00:04c'est ça là
01:00:05ce prêtre il est miraculé
01:00:05il y a quelques temps
01:00:07il y a quatre ans
01:00:07donc il est dans cette même église
01:00:09il était déjà agressé au couteau
01:00:10hier avant-hier
01:00:11plutôt c'est une fidèle
01:00:12donc qui a failli
01:00:13elle aussi être poignardée
01:00:15Olivier Vial
01:00:16oui on le dit
01:00:18on le répète souvent
01:00:19nous en avons un nouvel exemple
01:00:21les églises
01:00:22leurs fidèles sont des
01:00:22cibles
01:00:23et symboliquement
01:00:24on se dit
01:00:25que c'est une façon aussi
01:00:26de s'attaquer
01:00:27aux racines de notre pays
01:00:27oui alors effectivement
01:00:29on voit que
01:00:30tout ce qui est
01:00:31ça peut être les églises
01:00:32ça peut être
01:00:32on a le cas avec
01:00:33les synagogues
01:00:35depuis quelques temps
01:00:35tout ce qui symbolise
01:00:38une culture
01:00:39occidentale
01:00:40est aujourd'hui
01:00:41une cible
01:00:41alors ça peut être
01:00:42une cible
01:00:43qui est volontaire
01:00:45par des gens
01:00:45qui ont vraiment
01:00:46prémilité
01:00:47mais c'est aussi une cible
01:00:47pour plein de gens
01:00:48qui justement
01:00:49sont en fragilité psychologique
01:00:51et qui du coup
01:00:52surinterprètent
01:00:54les symboles
01:00:55et peuvent effectivement
01:00:56décider de passer à l'acte
01:00:58et ça malheureusement
01:00:58on le voit de plus en plus
01:01:00avec en plus
01:01:01cette banalisation
01:01:02effectivement
01:01:03des couteaux
01:01:04qui aujourd'hui
01:01:05est quand même
01:01:05un vrai problème
01:01:07c'est une banalisation
01:01:07une culture
01:01:08puisque dans le cas
01:01:10par exemple
01:01:10du jeune
01:01:11qui a poignardé
01:01:12sa maître
01:01:14sa prof
01:01:14on s'est aperçu
01:01:16effectivement
01:01:16qu'il avait
01:01:16une collection
01:01:17de couteaux
01:01:17et j'en parle
01:01:18depuis souvent
01:01:19mais sur TikTok
01:01:19on a des vraies
01:01:20traînes sur les couteaux
01:01:21il y a toute une culture
01:01:23aujourd'hui sur le couteau
01:01:24et est-ce qu'on va être obligé
01:01:25de faire au Maroc
01:01:26par exemple
01:01:26aujourd'hui
01:01:27ils ont interdit
01:01:28le port du couteau
01:01:30et ils ont encore
01:01:31augmenté
01:01:31les peines de prison
01:01:32si vous portez des couteaux
01:01:34donc on a vraiment
01:01:35besoin aujourd'hui
01:01:36de réfléchir
01:01:37à cette question-là
01:01:38je ne suis pas sûr
01:01:39qu'on soit obligé
01:01:40d'aller jusqu'à
01:01:41à l'interdiction pure et simple
01:01:42mais il va falloir
01:01:43quand même être
01:01:43assez précis
01:01:44bon voilà ce qu'on pouvait dire
01:01:46juste un dernier mot
01:01:47Rodolf Karr
01:01:47vous voulez dire un mot
01:01:49on rappelle que c'est un Comorien
01:01:50alors en situation régulière
01:01:52mais donc connu
01:01:53des services de police
01:01:54c'est vrai que cette histoire
01:01:55on commence à la connaître
01:01:56un petit peu par cœur
01:01:57oui peut-être avoir
01:01:58une pensée émue
01:01:59pour le père Hamel aussi
01:02:00on se souvient
01:02:01tous de lui
01:02:02et mentionner aussi
01:02:03que la France
01:02:04est le pays
01:02:04qui recense
01:02:05le plus d'attaques
01:02:05anti-chrétiennes
01:02:06de devant l'Allemagne
01:02:07ou l'Angleterre
01:02:08donc mentionner à quel point
01:02:10aussi
01:02:10le climat
01:02:11des fois
01:02:11parfois un petit peu
01:02:12anti-chrétien
01:02:13on va dire
01:02:14les polémiques
01:02:14sur les crèches
01:02:15sur les fêtes de Noël
01:02:16va pas pousser quelqu'un
01:02:18non mais ça entretient un climat
01:02:20ça entretient
01:02:20on peut aussi mentionner
01:02:21par exemple
01:02:21ce chrétien irakien
01:02:23qui avait été aussi
01:02:23pareil assassiné
01:02:25lors d'un live
01:02:26en direct
01:02:26triste constat
01:02:28en effet
01:02:29allez encore
01:02:30un sujet
01:02:31cette fois
01:02:31autour du trafic de drogue
01:02:32malheureusement
01:02:33qui continue
01:02:33de gangréner notre pays
01:02:35et la plupart
01:02:35de nos communes
01:02:36Bordeaux
01:02:37Bordeaux ne fait pas exception
01:02:38comme la plupart
01:02:39des villes de France
01:02:39empoisonnés par le trafic
01:02:40et ses conséquences
01:02:41dans le centre historique
01:02:43quasi de la ville
01:02:45certains quartiers
01:02:46ont du mal
01:02:47à se débarrasser
01:02:47de leur point de deal
01:02:48malgré les opérations
01:02:49de police
01:02:49les moyens mis en oeuvre
01:02:50sur place
01:02:51par la municipalité
01:02:53les riverains
01:02:53n'en peuvent plus
01:02:54plonger au coeur
01:02:55de leur quotidien
01:02:56avec Amelie Knop
01:02:57en pleine nuit
01:03:01c'est une image
01:03:02désormais habituelle
01:03:03pour ces habitants
01:03:04du centre-ville
01:03:05de Bordeaux
01:03:06depuis des années
01:03:07ce point de deal
01:03:08a pignon sur rue
01:03:09dans ce quartier
01:03:10un climat
01:03:11qui insupporte
01:03:12les riverains
01:03:13je suis désemparée
01:03:14parce que ça fait
01:03:14des années
01:03:15que ça dure
01:03:15parce qu'on a
01:03:17alerté les pouvoirs publics
01:03:18parce qu'on téléphone
01:03:19à la police
01:03:20plusieurs fois par jour
01:03:21parce qu'on s'y est mis
01:03:23avec les voisins
01:03:24avec les réseaux
01:03:26avec les associations
01:03:27il n'y a pas d'action
01:03:28d'envergure
01:03:29la police passe
01:03:30ils s'échappent
01:03:31en voyant arriver la police
01:03:32et ils reviennent aussitôt après
01:03:33on ne peut plus y travailler
01:03:34les commets se ferment
01:03:36c'est la spirale infernale
01:03:37qu'allons-nous devenir ?
01:03:38malgré deux caméras
01:03:39de surveillance installées
01:03:41la présence de patrouilles
01:03:42de police régulières
01:03:43le point de deal
01:03:44reste toujours présent
01:03:46la guerre
01:03:47qui a soi-disant
01:03:47été déclarée
01:03:48à la drogue
01:03:49je ne la vois pas
01:03:50je ne vois pas
01:03:51pour moi
01:03:52la guerre
01:03:53elle a été déclarée
01:03:53aux habitants
01:03:54c'est-à-dire que nous
01:03:54on ne peut plus vivre
01:03:56normalement
01:03:56à l'approche
01:03:57des élections municipales
01:03:59la question de la sécurité
01:04:00s'impose comme l'un des thèmes
01:04:02majeurs
01:04:03le candidat
01:04:03Thomas Cazenave
01:04:04notamment
01:04:05fait un axe central
01:04:06député Renaissance
01:04:07il plaide pour une augmentation
01:04:09des effectifs
01:04:10de la police municipale
01:04:11ainsi que pour leur armement
01:04:13une thématique
01:04:15reprise par le maire
01:04:16sortant Pierre Urmic
01:04:17l'écologiste
01:04:18souhaite aussi faire
01:04:19de l'insécurité
01:04:20une priorité
01:04:20objectif affiché
01:04:22améliorer petit à petit
01:04:23les conditions de vie
01:04:24des habitants
01:04:25les riverains
01:04:27sont désemparés
01:04:28Axel Ronde
01:04:30il y a une phrase
01:04:31très forte
01:04:33et très importante
01:04:33qui est dit
01:04:34par une de ces riveraines
01:04:35la guerre n'est pas
01:04:36déclarée à la drogue
01:04:37mais aux habitants
01:04:38dit-elle
01:04:39c'est terrible
01:04:39d'entendre ça
01:04:40oui c'est terrible
01:04:41mais c'est le constat
01:04:43au final
01:04:43parce que pour faire une guerre
01:04:44il faut donner des moyens
01:04:45à la police
01:04:46eux ce qu'ils disent
01:04:46c'est que la police passe
01:04:47et les dealers repassent
01:04:48je ne mets pas en cause
01:04:49la police bien sûr
01:04:49c'est la réalité
01:04:51c'est clairement cela
01:04:52même si on fait
01:04:53des opérations de police
01:04:55même si on va démanteler
01:04:56ce point de deal
01:04:57mais force est de constater
01:04:58qu'il se reconstruit
01:05:00tout de suite
01:05:00parce que finalement
01:05:01soit les individus
01:05:02ne partent pas en prison
01:05:04soit il y a d'autres
01:05:06nouveaux
01:05:06d'autres nouveaux
01:05:08dealers
01:05:08qui vont récupérer
01:05:09ce point de deal
01:05:10parce que
01:05:10on le sait très bien
01:05:11c'est extrêmement lucratif
01:05:12mais au-delà de ça
01:05:13c'est aussi
01:05:14il faut se poser la question
01:05:14pourquoi il y a autant
01:05:15de consommateurs
01:05:16il y a un réel problème
01:05:18sociologique dans notre pays
01:05:19avec des gens
01:05:20qui se droguent
01:05:21de plus en plus
01:05:22et des drogues
01:05:22de plus en plus dures
01:05:23puisqu'on constate
01:05:24que maintenant
01:05:24la cocaïne
01:05:25en chiffre d'affaires
01:05:27c'est elle qui est
01:05:28le plus dominant
01:05:29donc c'est bien
01:05:31de constater
01:05:32en tous les cas
01:05:33de dire qu'il y a
01:05:33un réel problème
01:05:34avec les trafiquants
01:05:36mais il faut aussi
01:05:37que maintenant
01:05:37les personnes
01:05:38qui utilisent
01:05:39ces produits stupéfiants
01:05:40rendent des comptes
01:05:41et il va falloir
01:05:42qu'on aussi pénalise
01:05:43ces clients
01:05:44pour finalement
01:05:45qu'on puisse diminuer
01:05:47ce business lucratif
01:05:49parce que ça touche
01:05:50l'ensemble du territoire
01:05:51national
01:05:51vous savez
01:05:51les dealers
01:05:52ils sont des chefs
01:05:53d'entreprise
01:05:54on ne va pas se voiler
01:05:55la face
01:05:56ils vont regarder
01:05:57la sociologie du terrain
01:05:58quel type de produit
01:05:59ils vont pouvoir proposer
01:06:00parce que vous n'avez pas
01:06:01les mêmes types de produits
01:06:02d'une zone à une autre
01:06:04d'une ville à une autre
01:06:06vous avez soit du cannabis
01:06:07soit de la cocaïne
01:06:09de l'héroïne
01:06:10du crack
01:06:10et des nouvelles drogues
01:06:12de synthèse
01:06:13donc c'est des entrepreneurs
01:06:15réellement
01:06:16ils font des études
01:06:16de marché
01:06:17et ils vont finalement
01:06:18vendre le produit
01:06:19et les bénéfices
01:06:20autorisent tout
01:06:22et ce que l'on voit
01:06:24et le ras-le-bol
01:06:25de ces habitants
01:06:26de ces riverains
01:06:27Rodolphe Carr
01:06:27c'est vraiment le symbole
01:06:28du recul
01:06:29de l'impuissance de l'Etat
01:06:30oui c'est le président
01:06:31Bukele
01:06:31qui disait
01:06:32le président du Salvador
01:06:33qui disait
01:06:35que si un Etat
01:06:35ne résout pas un problème
01:06:36c'est qu'il est complice
01:06:37bon
01:06:37on sait que Bukele
01:06:39a une méthode
01:06:40on va dire un peu musclée
01:06:41pour gérer le problème
01:06:42radical
01:06:42du narcotrafic
01:06:44mais peut-être
01:06:45au-là du parallèle
01:06:46avec le président Bukele
01:06:47aussi mentionner les chiffres
01:06:4842% d'opinions favorables
01:06:50j'ai lu
01:06:50Bukele au Salvador
01:06:51ils ont l'air assez
01:06:53contents
01:06:53c'est le président
01:06:54le plus populaire du monde
01:06:55je crois
01:06:55oui et quand on fait
01:06:56la bascule
01:06:57avec le taux de popularité
01:06:58d'Emmanuel Macron
01:06:59n'est-ce pas
01:07:00bref
01:07:00en tout cas
01:07:01si on reprend les chiffres
01:07:02de la drogue
01:07:02comme vous avez commencé
01:07:03à le dire
01:07:03c'est 7 milliards par an
01:07:05c'est 300 000 personnes
01:07:06qui en vivent
01:07:07donc des familles
01:07:08on sait qu'il y a tout aussi
01:07:10comment dire
01:07:11un tissu d'entreprise
01:07:12de blanchissement
01:07:13les fameuses lessiveuses
01:07:15qui justement
01:07:15permettent de blanchir
01:07:16cet argent
01:07:17le problème de la drogue
01:07:18c'est vraiment
01:07:18une hydre
01:07:20avec plus de policiers
01:07:22peut-être
01:07:22en pénalisant
01:07:23les consommateurs
01:07:24moi je me méfie un peu
01:07:25de cette mesure
01:07:27mais en tout cas
01:07:28c'est vrai que vous avez raison
01:07:29il faut conscientiser
01:07:30une partie des consommateurs
01:07:31mais là aussi
01:07:31c'est est-ce qu'on a
01:07:32le courage politique
01:07:33d'aller au bout
01:07:34d'une vraie politique
01:07:35pour éradiquer ce problème
01:07:36parce que là
01:07:37j'ai un scoop
01:07:39il se passera rien
01:07:39au moins avant 2027
01:07:40parce que là
01:07:41c'est quand même
01:07:41vraiment un problème
01:07:42structurel
01:07:43et d'ailleurs
01:07:44par exemple
01:07:44moi qui ai pas mal
01:07:46analysé le discours
01:07:47d'extrême gauche
01:07:47aujourd'hui
01:07:48à chaque fois
01:07:48que vous avez
01:07:49une politique
01:07:49anti-drogue
01:07:50pour eux
01:07:50c'est une politique
01:07:51anti-banlieue
01:07:52une politique raciste
01:07:54donc si on s'attaquait
01:07:55de manière
01:07:56j'ai envie de dire
01:07:56un peu violente
01:07:57à ces problèmes
01:07:58de narcotrafic
01:07:59vous pouvez être sûr
01:08:00et certain
01:08:01que toute une partie
01:08:01de la gauche
01:08:02rangerait derrière
01:08:03en tout cas
01:08:03pour contrer
01:08:04l'action des policiers
01:08:05il nous reste
01:08:05une toute petite minute
01:08:06mais dis peut-être
01:08:07qu'il ne s'est pas
01:08:07exprimé sur ce sujet
01:08:08c'est de l'appropriation
01:08:09de l'espace public
01:08:10au détriment
01:08:10des populations
01:08:11oui et je pense
01:08:12que le politique
01:08:13a mal analysé
01:08:13la situation
01:08:14en fait on a toujours
01:08:15analysé le sujet
01:08:16du narcotrafic
01:08:17via un angle
01:08:18uniquement sécuritaire
01:08:19ou de politique
01:08:20de la santé
01:08:20or aujourd'hui
01:08:21je pense que c'est
01:08:22carrément un problème
01:08:22de souveraineté nationale
01:08:23est-ce que la France
01:08:24est encore souveraine
01:08:25sur son propre territoire
01:08:26je rappelle quand même
01:08:27que ça tient sur trois choses
01:08:28la norme
01:08:29donc aujourd'hui
01:08:29un état normalement
01:08:30il est censé produire
01:08:31de la norme
01:08:31il a le monopole
01:08:32de la violence
01:08:32et normalement
01:08:33il est censé contrôler
01:08:34un territoire
01:08:34qu'est-ce qui se passe
01:08:35avec ces organisations
01:08:36qui font du narcotrafic
01:08:37elles ont exactement
01:08:38les mêmes caractéristiques
01:08:39donc ce sont deux sociétés
01:08:40qui se mettent en parallèle
01:08:41et aujourd'hui
01:08:42la force de l'état
01:08:42et le cadrage
01:08:43de l'analyse politique
01:08:44sur ce sujet
01:08:44est mal fait
01:08:45par nos élites politiques
01:08:46par les gouvernants
01:08:47et même au niveau local
01:08:48on a des propositions
01:08:49mais c'est complètement suffisant
01:08:50c'est une rustine
01:08:50sur une jambe de bois
01:08:51et bon dimanche
01:08:52de rien
01:08:53c'est ainsi
01:08:55que se referme
01:08:56vous dites
01:08:56c'est chouette la vie
01:08:58c'est chouette
01:08:58c'est la vie
01:08:59dirait Emmanuel Macron
01:09:00en effet
01:09:01merci à tous les quatre
01:09:02merci à Maxime Lavandier
01:09:03qui a préparé cette émission
01:09:04qui avait la pression
01:09:05il y avait maman
01:09:05en régie
01:09:06pour Maxime
01:09:07aujourd'hui
01:09:08il a assuré
01:09:10bravo à lui
01:09:10bravo à Viviane Hervier
01:09:12qui a préparé également
01:09:13cette émission
01:09:14on vous laisse
01:09:14avec leur inter
01:09:16dans un instant
01:09:16Olivier de Guerreflec
01:09:17et tous ces chroniqueurs
01:09:19je vous dis à très vite
01:09:19sur les antennes de CNews
01:09:21bonne soirée
01:09:23je vous dis à très vite
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