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Les invités de Julien Pasquet débattent des grands thèmes de l'actualité dans #180minutesInfoWE

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00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur le plateau de CNews, 180 minutes infos week-end,
00:05légèrement raccourci d'ailleurs en ce dimanche, puisque vous retrouverez le grand rendez-vous de Manuel Bompard à 15 ans,
00:11est ensemble pendant une petite heure pour débriefer évidemment l'actualité.
00:15On est en direct, Elodie Huchard, venez, venez vous installer, ce sont les joies du direct,
00:19vous pouvez même aller de l'autre côté si vous voulez, comme ça ce sera équitablement réparé.
00:22Vous aurez compris, vous voulez faire une entrée remarquée, elle a réussi.
00:25Oui, Elodie Huchard, service politique est sur le plateau pour décrypter l'actualité,
00:30avec Jonathan Sicsou également, ravi de vous retrouver, ravi d'accueillir une nouvelle fois,
00:34pour la deuxième fois depuis hier, puisqu'on était ensemble hier, Martine Gauzeland,
00:38journaliste spécialiste du Moyen-Orient, rédactrice en chef des Grandes Veilles,
00:40il y a beaucoup de choses à dire encore, avec des développements encore ces dernières secondes
00:44autour d'une communication du Pentagone qu'on vous relayera sur cette crise en Iran
00:49et ses velléités offensives de Donald Trump sur le golfe Persique.
00:55Florian Gérard Mercier est avec nous, merci beaucoup au directeur des études du Millénaire.
01:00Il est 14h pile avant de décrypter l'actualité, on l'évoque et on la relaye avec Augustin Donadieu,
01:06l'essentiel, bonjour Augustin, c'est à vous.
01:07Bonjour Julien, bonjour à tous.
01:09Le bilan des victimes de Grand Montana s'est alourdi hier à un Suisse de 18 ans
01:14et décédé des suites de ses blessures.
01:16Au total, 41 personnes ont perdu la vie dans l'incendie du bar Le Constellation le 31 janvier dernier.
01:22Hier, des centaines de personnes ont participé à une marche blanche.
01:26Les familles et proches des victimes ont réclamé justice et vérité.
01:31Un homme placé en garde à vue hier à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine.
01:35La police avait découvert plus tôt dans la journée le corps de sa compagne en état de décomposition avancée à son propre domicile.
01:41L'homme est connu comme le squatteur et auteur de violences conjugales.
01:45C'est une personne tiers qui aurait appelé les forces de l'ordre.
01:49Aux Etats-Unis, la 68e édition des Grammy Awards organisée ce soir pourrait devenir un événement anti-Trump.
01:57Les artistes favoris cette année ne cachent pas leur opposition à la politique du président américain.
02:03Alors reste donc à savoir s'ils s'exprimeront publiquement durant cette cérémonie pour protester contre Donald Trump.
02:10A quoi faut-il s'attendre ?
02:12Éléments de réponse avec notre correspondant Ramzi Malouki.
02:14Quand les musiciens se retrouveront dans quelques heures ici au Crypto.com Arena de Los Angeles,
02:20ils ne célébreront pas seulement la musique.
02:22Depuis quelques jours déjà, de nombreux artistes parmi lesquels Billy Elish ou encore Olivia Rodrigo
02:27ont pris position contre les opérations de l'administration Trump en matière d'immigration.
02:32Dans ce contexte, la musique devient aussi un moyen d'expression politique.
02:36C'est ce qu'a déclaré Harvey Mason Junior.
02:38C'est le président de l'Académie de la Musique, celle qui organise justement les Grammy Awards.
02:42Alors on ne sait pas si tous les artistes vont prendre la parole sur scène,
02:45mais déjà tous les regards se tournent vers un artiste en particulier.
02:48Il s'agit de Bad Bunny.
02:50Bad Bunny, multinommé, grand favori de cette édition.
02:53Il est aussi au centre d'un clash symbolique.
02:55D'un côté, cette superstar portoricaine engagée.
02:58Et de l'autre, Donald Trump.
03:00Bad Bunny doublement d'ailleurs sous les projecteurs.
03:03Ce soir au Grammy Awards.
03:04Et dimanche prochain, il va se produire pendant la traditionnelle mi-temps du Super Bowl.
03:08Un événement auquel Donald Trump a déjà annoncé qu'il n'assisterait pas.
03:12Mais au-delà des discours et des tensions, tout à l'heure, ici à le centre de l'Est,
03:16il n'y aura qu'un langage universel, la musique et sa plus grande scène, les Grammy Awards.
03:22Et pour terminer ce journal, vous avez peut-être acheté une voiture électrique.
03:25C'est votre cas, Julien ?
03:26Pas du tout.
03:26Pas du tout.
03:28Peut-être l'année prochaine, en tous les cas.
03:29Je roule en hybride si ma vie vous intéresse, cher ami.
03:32Et surtout en vélo.
03:33Et bien pour les téléspectateurs qui ont acheté une voiture électrique l'année dernière,
03:36sachez que vous n'êtes pas les seuls.
03:38La part des voitures électriques vendues est au plus haut en France.
03:4128% des véhicules neufs vendus étaient électriques l'année dernière.
03:46Des chiffres réconfortants pour les constructeurs français,
03:48mais qui ne doivent pas faire oublier un marché en déprime.
03:52Les ventes de voitures neufs, toutes motorisations confondues,
03:55ont reculé de 6,55% par rapport à janvier 2025.
04:00Et vous qui êtes un très bon élève, j'imagine que vous roulez en électrique ?
04:02Oui, bien sûr.
04:04Pas encore.
04:04Pas encore.
04:05Bientôt.
04:05Bientôt.
04:06Merci beaucoup Augustin.
04:07On vous retrouvera pour le journal de 15h.
04:10Elodie Huchard, je le rappelle, Jonathan Sik, Souffan,
04:11et je remercie Martine Gauzeland pour d'abord évoquer l'Iran
04:15et la situation avec les Etats-Unis, bien sûr, au lendemain de ces explosions,
04:19notamment sur le port de Bandarabas,
04:20qu'on a relayé un contexte de tension extrême
04:23dans lequel le président américain menace de recourir à la force contre Téhéran.
04:27Le guide suprême iranien affirme ce matin que toute attaque américaine
04:31contre son pays déclencherait une guerre régionale.
04:34Rien de moins.
04:36Les derniers éléments avec François Tiskevitch.
04:42Sur ces images retransmises par la télévision d'Etat,
04:46le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Ramenei, prévient
04:49une attaque américaine déclencherait une guerre régionale.
04:53Les Américains nous ont menacés à plusieurs reprises dans le passé.
04:57En disant que toutes les options sont sur la table, y compris celles de la guerre.
05:01Ils ont toujours tenu ce genre de discours.
05:03De même, Donald Trump affirme constamment qu'ils ont amené des navires de guerre.
05:07Mais la nation iranienne ne se laissera pas intimider par ses propos.
05:11Le peuple iranien ne se laissera pas impressionné par ses menaces.
05:13Les Américains doivent également savoir que s'ils déclenchent une guerre,
05:16cette fois-ci, ce sera une guerre régionale.
05:18Quelques heures plus tôt, les députés iraniens vêtus en uniforme des gardiens de la révolution
05:27scandent au Parlement morts aux Etats-Unis après avoir déclaré terroristes les armées européennes.
05:34Une riposte à la décision ce jeudi de Bruxelles d'ajouter à la liste européenne des organisations terroristes
05:39les gardiens de la révolution accusés d'avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation.
05:45Depuis cette vague de manifestations qui a fait des milliers de morts,
05:49le pays est sous pression internationale.
05:52Les Etats-Unis les menacent d'une intervention militaire.
05:54Mais ces dernières heures, Washington et Téhérans semblent privilégier la voie diplomatique.
05:59Alors que les Etats-Unis ont déployé dans le golfe arabo-persique une dizaine de navires,
06:03dont le porte-avions Abraham Lincoln,
06:05l'Iran doit normalement effectuer ce dimanche un exercice naval dans le détroit d'Hormuz.
06:11Un point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
06:15Que Téhérans menace de bloquer en cas d'attaque américaine.
06:19Exercice militaire particulièrement scruté que l'on va évoquer également.
06:22Mais d'abord les récentes actualités, Martine Gauzeland, les récentes déclarations.
06:26Surtout, on a le guide suprême qui menace directement, clairement, les Etats-Unis d'une guerre régionale.
06:30Mise en garde extrêmement claire.
06:32En gros, ce qu'il dit, c'est que si vous nous attaquez,
06:35c'est une guerre qui va produire le chaos dans tout le Proche et Moyen-Orient.
06:38Il y a la menace et puis il y a la progression des discussions avec des informations,
06:42notamment qui nous viennent du Pentagone et qui semblent calmer un petit peu les velléités américaines.
06:48Oui, et qui semblent aller dans le sens des déclarations de Donald Trump hier soir,
06:54qui disait qu'il y avait une voie de négociation qui était ouverte.
06:57Et il y a eu plusieurs entretiens diplomatiques menés depuis 48 heures
07:03qui semblent confirmer que finalement l'option d'une frappe pour changer ce régime assassin
07:11n'est pas à l'ordre du jour, n'est toujours pas à l'ordre du jour
07:14pour la plus grande douleur finalement du peuple iranien.
07:17Parce que je vais citer d'abord vendredi Ali Larijani,
07:22qui est le secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale
07:24et qui surtout a la stature depuis de longues dates de négociateur sur le nucléaire.
07:33Il était à Moscou, naturellement Moscou freine les quatre fers, sur l'attaque.
07:38Ensuite, le lendemain, c'est-à-dire hier, le Premier ministre Qatari s'est rendu à Téhéran
07:44et il a rencontré le même Ali Larijani qui était lui de retour de Moscou.
07:48Et ensuite, il y a eu aujourd'hui, ce matin je crois,
07:52en tout cas très tard dans la nuit, un entretien du président iranien,
07:57Massoud Pesekian, décrit comme un réformateur,
08:00mais enfin on sait que ses nuances sont très minces.
08:07Il s'est entretenu au téléphone avec le président égyptien, Abdel Fattah el-Sissi.
08:12Alors Abdel Fattah el-Sissi n'aime pas beaucoup les islamistes,
08:14mais ce n'est pas pour ça qu'il se bat contre eux dans le Sinaï,
08:21contre Daesh et consorts.
08:23Mais ce n'est pas pour ça qu'il y a vraiment unanimité sur la volonté de détruire
08:29cette espèce d'énorme quartier général de l'islam politique
08:33qui constitue finalement pour le monde, pour nous aussi,
08:37pour les Iraniens au premier chef, un foyer d'empoisonnement.
08:41C'est quand même très étonnant parce qu'on a envie de se dire tout ça pour ça.
08:45Ça fait 50 ans que ce régime est en place, réprime son peuple,
08:49ça fait des années qu'il finance ses fameux proxys
08:52et fait un petit peu la pluie et le beau temps du terrorisme mondial,
08:55si je puis m'exprimer ainsi.
08:56On comprend bien que ce régime, en termes de négociation,
09:00et c'est l'expérience qui le dit, est un régime qui manipule et qui ment
09:03et qui continue d'alimenter son programme nucléaire
09:06dans un seul but, obtenir cette arme nucléaire.
09:09On a tous conscience, si on a un petit peu de bon sens,
09:12que rien d'autre qu'une offensive américaine
09:14et qu'une vraie déstabilisation du régime pourrait changer les choses.
09:17Et on se dit, aujourd'hui, à l'aune de ce que vous nous dites
09:19et des dernières déclarations du Pentagone,
09:22tout ça pour ça, il ne va rien se passer.
09:24Oui, restons tout de même prudents,
09:26parce qu'on voit que la situation est très fragile,
09:30elle est très fluctuante.
09:31Mais tout de même, ça va finalement dans le sens,
09:34d'abord une attaque américaine, on en parlait hier Julien,
09:37c'est-à-dire sur quelles cibles et pour quels objectifs.
09:40Alors, moi quand même, je reviens en là.
09:42Qu'est-ce qu'ils ont pu négocier ?
09:43Admettons que la thèse et que les affirmations du Pentagone se vérifient,
09:47c'est-à-dire pas d'attaque américaine à court terme.
09:49C'est un peu a priori ce que dit le Pentagone ces dernières heures.
09:54Qu'est-ce qui a pu être négocié,
09:55sachant que l'Iran ne transigera jamais, au grand jamais,
09:59sur son programme nucléaire ?
10:00Alors, ce qui semble tout à fait étrange,
10:02c'est que bien sûr, il ne transigera pas sur le programme nucléaire,
10:07mais il peut feindre, il peut continuer cette espèce de politique des feintes.
10:13Et finalement, nous voyons un Donald Trump
10:14qui est presque, pratiquement, sur une espèce de possible retour
10:19à l'accord de 2015 dont il s'était retiré en 2018.
10:24L'accord sur le nucléaire.
10:24L'accord sur le nucléaire, qui consistait à dire,
10:28voilà, on contrôle l'Iran à travers les inspecteurs
10:32de l'Agence pour l'énergie atomique,
10:38et pas d'enrichissement au-delà de 3,5,
10:42alors que l'Iran a passé le seuil, bien sûr, de toute façon.
10:46Et c'est ce qui est terrible.
10:48Et moi, ça me rappelle de très vieux souvenirs,
10:52à savoir la guerre d'Irak.
10:53Ça veut dire qu'il n'y a pas eu, et y compris, plus tard, Obama,
10:58il n'y a pas de prise de conscience et d'analyse réelle à la Maison-Blanche
11:04ou autour des présidents américains, je ne dis pas Trump,
11:07de tous les présidents américains,
11:10de conseillers qui prennent en compte la réalité de l'islamisme.
11:15On se souvient que Bernard Lewis,
11:17ça avait été complètement balayé,
11:19lors, bien sûr, il y a une quinzaine d'années.
11:24Ils ne savent pas, pour l'Irak, ils ne l'avaient pas compris,
11:27qu'il y avait un risque de fracture épouvantable
11:32dans ce pays divisé entre sunnites et chiites.
11:34Et là, c'est pareil.
11:37C'est-à-dire que cet islam politique, j'y reviens, pardon,
11:41contre lequel qui est notre première menace internationale, nationale, politique,
11:47politique, nous sommes impactés directement en France,
11:50cet islamisme politique,
11:52ce quartier général où coule le sang,
11:56personne n'a le courage ou la volonté ou l'intelligence d'aller l'affronter.
12:03On doit marquer une pause.
12:04On va faire un petit tour de table juste après.
12:06On va parler de cet exercice militaire iranien
12:09qui est sous très haute surveillance.
12:12On a envie de dire qu'on retient son souffle également
12:14parce que la moindre balle perdue sur un bâtiment américain.
12:17Et là, on revient sur ce qu'on a dit
12:19et sur le Pentagone qui essaie de faire tomber un petit peu la pression.
12:23Je voudrais qu'on prenne le temps également d'entendre Maillard Monchipour
12:25qui était chez nos confrères de Radio-J également
12:27et qui pointe clairement du doigt la gauche française
12:31et cette gauche occidentale d'une certaine manière
12:33tellement complaisante avec le régime iranien
12:36et ses thèses qui sont importées jusque chez nous.
12:39On y revient dans un très court instant.
12:41A tout de suite.
12:48De retour à 14h21 sur le plateau de CNews
12:51en direct avec Martine Gauzeland, Florian Gérard.
12:53Merci Jonathan Siksou, Elodie Huchard.
12:55On continue d'aborder quelques instants la situation
12:57entre l'Iran et les Etats-Unis avec les récentes ce matin.
13:00D'ailleurs, la déclaration du guide suprême iranien
13:02qui menace clairement les Etats-Unis d'une guerre régionale.
13:06Sauf que c'est vrai également depuis 48 heures
13:08et c'est en cela que la situation, comme on vous le répète,
13:10depuis deux jours est illisible
13:12puisque depuis 48 heures, il y a ces fameuses tractations diplomatiques
13:15confirmées par Donald Trump.
13:17On est vraiment dans cet entre-deux extrêmement incertain.
13:20d'autant que l'ayatollah, le régime, je le disais,
13:23continue de montrer les muscles
13:24et se montrer particulièrement offensif.
13:26Regardez cette séquence au Parlement iranien
13:29il y a quelques heures
13:30où la haine des Etats-Unis,
13:33le grand Satan,
13:34comme le régime iranien l'appelle depuis toujours,
13:37est affichée.
13:37Négocier avec un régime qui veut votre mort,
13:58c'est tout un art.
14:00Oui, je pense que ces questions de négociation
14:03font partie du brouillard de guerre.
14:05Il faut rappeler qu'en juin dernier,
14:07quand finalement Donald Trump avait envoyé les B2
14:10pour attaquer les sites nucléaires iraniens,
14:12il y avait déjà des discussions,
14:14qu'il y avait des négociations en cours.
14:17Pareil avec le Venezuela.
14:19Ça faisait six mois que Donald Trump discutait avec Maduro.
14:23Donc ça fait partie du brouillard de guerre.
14:24Ce qui ne veut pas fortement dire
14:25qu'il va y avoir effectivement une attaque
14:28parce que les options sont quand même complexes.
14:31Donc on sait aujourd'hui que les Etats-Unis étaient prêts
14:35à attaquer le mercredi après.
14:38Donc le dimanche, Donald Trump dit
14:39l'aide est en route.
14:40Le mercredi, ils sont prêts à attaquer avec un plan.
14:42Finalement, ils ne le font pas
14:44parce qu'Israël et les alliés du Golfe
14:46ont dit à Donald Trump qu'il n'y avait pas les moyens,
14:49et le Pentagone avait confirmé qu'il n'y avait pas les moyens
14:51de protéger les alliés en cas de riposte majeur de l'Iran.
14:55C'est pour ça d'ailleurs que l'Iran dit là aujourd'hui
14:57qu'il riposterait guerre régionale
15:00pour faire ce même type de réponses et faire peur.
15:07Mais voilà, Donald Trump a cette politique
15:10de la paix par la force.
15:11Il a amené cette armada et il faut le dire...
15:14Sauf que là, ça se retourne un petit peu contre lui.
15:16C'est l'impression que ça donne.
15:18Le fait de freiner ses volontés offensives
15:21et de voir le régime iranien qui justement en profite
15:23pour affirmer sa puissance
15:25et montrer qu'il est toujours en place
15:27malgré la contestation du peuple,
15:29malgré les propos occidentaux.
15:32Moi, j'ai l'impression qu'à l'heure où l'on se parle,
15:34c'est l'Iran qui est en position de force.
15:35Mais je me trompe peut-être.
15:37Il y a aussi ces déclarations.
15:38Je me permets d'avancer, Florian, je suis désolé.
15:40Mais l'Iran, et on l'a vu en bas de l'écran juste avant,
15:43on va le remettre,
15:43l'Iran qui considère désormais comme groupe terroriste
15:46les armées européennes,
15:48après la fameuse décision européenne
15:50de considérer les gardiens de la révolution
15:51comme organisation terroriste.
15:53D'une certaine manière,
15:55l'Iran nous déclare aussi la guerre.
15:58Oui, mais l'Iran est en guerre contre nous.
16:00L'Iran, par tous ses réseaux d'influence,
16:04ses proxys qui ne sont pas entièrement
16:05mis hors d'état de nuire,
16:09le Hezbollah a eu bien sûr des sérieux coups
16:12avec Israël,
16:13mais le Hezbollah est encore loin
16:16d'être totalement désarmé.
16:17On voit qu'Israël frappe régulièrement,
16:21quasi quotidiennement,
16:22les bases du Hezbollah,
16:24qu'ils n'arrivent pas à avoir un accord
16:26vraiment sur le terrain
16:28entre l'armée libanaise et le Hezbollah
16:30pour réduire à néant
16:32ces factions
16:33qui détruisent le Liban,
16:36qui veulent avoir le Liban dans leurs mains.
16:38Donc, si vous voulez,
16:41ce sont les limites de Donald Trump.
16:44Vraiment.
16:45Vraiment.
16:46Parce que jouer comme ça,
16:49vous disiez,
16:50la paix par la force,
16:51son célèbre slogan,
16:52jouer comme ça d'une force
16:54qui ne peut pas être utilisée
16:55parce qu'on craint une rétorsion,
16:58et ça, la rétorsion,
17:00notamment sur Israël,
17:01elle est prévisible.
17:03Et Israël n'en voulait pas.
17:04Elle est factuelle, elle est réelle.
17:05Elle est réelle, on sait.
17:06Mais elle peut être utilisée.
17:07La force, elle peut être utilisée.
17:08C'est là où je ne suis pas d'accord.
17:09Ce n'est pas parce que le Pentagone
17:10dit qu'il n'y a pas d'attaque à court terme
17:12qu'elle ne va pas avoir lieu.
17:14C'est coutumier
17:15depuis l'élection de Donald Trump
17:17qu'il y ait des choses qui soient dites
17:18et dans la nuit même,
17:19c'est contredit.
17:21Vraiment, ça fait partie
17:22du brouillard de guerre,
17:23ça fait partie de la stratégie.
17:24En tout cas, il y a ces exercices
17:25qui ont démarré,
17:26ces exercices militaires
17:27qui ont démarré.
17:28Et là encore,
17:28il faudra être très attentif
17:29puisqu'on parle d'exercices iraniens
17:31à balles réelles
17:31et qu'on sait que dans ce détroit d'Hormuz,
17:34dans ce golfe Persique,
17:35une armada,
17:36notamment navale américaine,
17:38est en place
17:39et que le moindre écart de conduite,
17:41si je puis dire,
17:41pourrait déclencher
17:42cette fameuse étincelle.
17:43Je voudrais qu'on dise un petit mot
17:44avant de changer de thématique
17:45sur la situation
17:46par rapport à l'Iran
17:47ici en France
17:48avec certains,
17:49évidemment,
17:50qui continuent de se faire
17:50les relais de ce régime,
17:52qui peinent très largement
17:53à dénoncer
17:54ce régime des Mollah
17:55et qui manient
17:56depuis des mois et des mois
17:57maintenant
17:57ces fameux termes,
17:58notamment l'islamophobie
17:59qui ont été clairement créés
18:01par le régime des Mollah.
18:03Je voudrais qu'on entend
18:03Maïar Monschipour
18:04parce que sa parole,
18:05lui aussi,
18:06est toujours très précieuse
18:07sur ce sujet,
18:08franco-iranien,
18:08grand champion de boxe français.
18:11Il nous parle de cette gauche,
18:12c'était chez nos amis de Radio-J.
18:14Ils sont ignoples.
18:16Qui ils ?
18:17C'est cette gauche
18:19qui promeut l'islam
18:21dans un pays laïque,
18:23dans une république laïque
18:25et dans un continent
18:26de culture judéo-chrétienne.
18:27Ils sont nos abonds.
18:28Qui est-ce qui nous est aux abonds ?
18:30La classe politique française
18:32qu'utilise,
18:33qui a fait,
18:34comme on en parlait,
18:35j'aime beaucoup cette expression
18:36que j'ai trouvée,
18:37qui a fait une étude de marché.
18:38Vous parlez de qui précisément ?
18:40La NUPES,
18:41le LFI et compagnie,
18:42tout c'est Mélenchon et compagnie.
18:45Mélenchon & Co.
18:46Ils font croire
18:47aux musulmans
18:48qu'ils défendent leurs droits.
18:50Mais on leur fait croire
18:50que la France,
18:51que la République,
18:52que les Français,
18:53les Français pourtant
18:54ils sont français eux-mêmes,
18:55sont islamophobes.
18:57C'est une belle expression.
18:57Ils ont fait une étude de marché,
18:59ils vont chercher des voies
19:00et ils ne lâcheront pas.
19:01Une belle expression
19:02produite par le régime iranien.
19:04Oui,
19:04M. Monchikour a parfaitement raison
19:06de tenir ses propos.
19:08C'est assez intéressant
19:09par rapport à cette situation,
19:10précisément,
19:11par rapport à ce qu'est l'Iran aujourd'hui,
19:13d'avoir une gauche
19:14qui pourrait continuer,
19:15qui continue
19:16de brandir l'islamophobie
19:18comme d'autres brandissent
19:20de laïe face à des vampires.
19:22Parce que si aujourd'hui
19:24il y a bien un peuple musulman
19:25qui s'érige contre l'islam,
19:28ce sont les Iraniens.
19:29S'il y avait des élections libres
19:30demain en Iran,
19:31je vous assure,
19:32je vous le garantis,
19:33il n'y aurait pas une majorité
19:34pour des affiliés
19:37au régime des Molins en général.
19:39Il faut le rappeler,
19:40ces dernières semaines,
19:41des mosquées ont été incendiées
19:43partout en Iran.
19:44C'est le régime qui est visé,
19:46puisque c'est le régime des Molins,
19:47il faut-il le rappeler.
19:49Et donc,
19:50il y a un décalage total
19:52entre une sorte de soutien aveugle
19:54d'une gauche française,
19:55comme ça a été très bien dit,
19:57je ne vais pas le répéter,
19:58quasi historique,
20:00rappelons Foucault, Sartre, etc.,
20:02qui applaudissaient les deux mains
20:03à l'avènement de Comenay.
20:07Et on est là dans un déni,
20:11une nouvelle fois,
20:12de réalité vis-à-vis de la gauche
20:13face à ce qui se passe en Iran.
20:15Je voulais juste d'un mot
20:16revenir sur ce que vous disiez
20:17tout à l'heure.
20:18Pour moi,
20:19l'Iran n'est pas en position
20:20de force aujourd'hui.
20:21L'Iran,
20:22du fait du morcellement
20:23de la défiance
20:25de la majorité de la population,
20:28le régime est affaibli
20:29parce que le régime
20:29a en son sein,
20:31évidemment pas les têtes de gondoles,
20:33si je puis dire,
20:34mais le régime a en son sein
20:35connaît une défiance totale.
20:37Et en fait,
20:38vous leur garantissez
20:39les avantages qu'ils ont,
20:40ils soutiendront un autre régime.
20:41Juste un mot,
20:44Elodie,
20:44peut-être sur les mots
20:44de Maïar Manchipour
20:45et cette gauche nauséabonde.
20:46Ce sont les mots
20:47du champion de boxe
20:48franco-iranien.
20:51Silence égale complicité,
20:53j'ai vu dans une des banderoles
20:53qui soutenait
20:54le peuple iranien
20:55hier dans Paris.
20:57Évidemment qu'on ne voit pas
20:58un seul élu
20:58de la France insoumise
20:59dans ses déplacements,
21:01dans ses mobilisations.
21:02Un commentaire
21:03sur les propos
21:03du champion Maïar Manchipour.
21:05On ne voit pas
21:05d'élu,
21:06notamment de la gauche,
21:07parce qu'en fait,
21:07ces rassemblements
21:08et ce qui est en train
21:09de se passer
21:09ne les arrange pas.
21:10Comme le disait Jonathan,
21:11on ne peut même pas dire
21:12par méconnaissance,
21:13par intérêt et par cynisme.
21:15Ils ont intérêt à vendre
21:16que dans ces pays,
21:17en fait,
21:18tout va bien
21:18et que finalement,
21:19le peuple est très satisfait
21:21de ce qui se passe.
21:21Donc évidemment
21:22que ces rassemblements
21:23ne les arrangent pas.
21:25On voit comme ils ont
21:25une indignation
21:26à géométrie variable.
21:27En suivant les conflits,
21:28ils vont monter au créneau
21:29contre Israël,
21:30mais il n'y a personne
21:31pour dénoncer
21:31ce qui se passe en Iran.
21:33Et le problème,
21:33il a raison quand il dit
21:35que c'est une stratégie
21:35purement cynique,
21:37c'est une étude de marché.
21:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:39Jean-Luc Mélenchon
21:40et la France Insoumise
21:41assument,
21:41parce qu'en réalité,
21:42maintenant,
21:42ils le disent clairement
21:43que finalement,
21:44c'est une nouvelle France,
21:44etc.
21:45Ils assument de parler
21:46à une frange de la population
21:48et ils le font
21:48de la manière presque
21:49la plus raciste qu'ils soient
21:50en se disant
21:51qu'ils essentialisent
21:52toute personne
21:52qui serait de religion musulmane
21:55ou qui serait dans les quartiers.
21:56Tout le monde réfléchirait
21:56de la même manière
21:57et tout le monde soutiendrait
21:57ce qui se passe en Iran.
21:58En revanche,
21:59c'est absolument pas ça
22:00et le problème,
22:01c'est qu'on pourrait se dire
22:01qu'ils le font
22:08La stratégie,
22:09il ne faut pas se tromper,
22:09ce n'est pas juste
22:10entre guillemets
22:11de l'ignorance,
22:12c'est parfaitement assumé
22:13de la part de la France Insoumise
22:14notamment.
22:15Bon,
22:15un tout dernier mot
22:16peut-être pour conclure.
22:18Elles sont importantes
22:19ces images
22:19parce qu'ils sont rares
22:20les Français
22:21qui ne sont pas
22:23issus de la diaspora iranienne
22:25et qui vont manifester
22:26devant le peuple iranien.
22:27On n'en est pas encore
22:28et je croise les doigts
22:29pour que ça arrive
22:30le plus tard possible
22:31aux manifestations londoniennes
22:32par exemple
22:33où là,
22:33on est pro-régime
22:34pro-régime iranien.
22:36C'est fou
22:36à quel point
22:38ils ont perdu leur boussole
22:39en fait sur la situation
22:40au proche et Moyen-Orient.
22:41Exactement,
22:42mais vous avez raison
22:44tout à fait,
22:44les musulmans
22:46ou nos compatriotes
22:48de confession
22:49ou de culture musulmane
22:51sont pris en otage
22:52avec un grand cynisme
22:54par ces politiciens
22:55et ça ne date pas d'hier
22:57puisque finalement
22:58le pacte
22:59entre l'extrême-gauche
23:00et l'islam politique
23:02a été noué
23:03dans les années 1990.
23:05Il est documenté,
23:06est avéré
23:07notamment à travers
23:07le travail
23:08d'Emmanuel Razavi
23:09mais pas seulement lui.
23:09Tout à fait
23:10et de Pierre-André Taguiev
23:11notamment.
23:12Son co-auteur.
23:14Bon,
23:14c'est une catastrophe,
23:17c'est une catastrophe
23:18historique.
23:19Ce qu'on ne supposait pas
23:20c'est que
23:21l'extrême-gauche
23:22entraînerait toute la gauche
23:23dans son sillage
23:24et qu'il y aurait
23:25cette espèce
23:25de désertification
23:26des consciences.
23:28Voilà ce que l'on pouvait dire
23:28sur le sujet iranien
23:29et le regard européen
23:31également
23:31qui peut nous affliger
23:32parfois
23:33sur cette question.
23:35L'immigration
23:35hors de contrôle.
23:36nous y venons.
23:37C'est la une du JDD
23:38en ce dimanche.
23:39Le JDD
23:39qui décrypte
23:40les chiffres records
23:41publiés récemment
23:42sur l'année écoulée,
23:44l'année 2025.
23:45Je ne sais pas si on a
23:45la une du JDD
23:46à vous afficher.
23:47Merci beaucoup.
23:48Le constat,
23:48il est sans appel.
23:49Il n'y a jamais eu
23:50autant d'immigration
23:52sur le territoire national.
23:53Le décryptage
23:53dans ce sujet
23:54de la rédaction.
23:54La France a toujours été
23:59pays d'immigration
24:00mais elle a atteint
24:01un nouveau record
24:02l'an dernier.
24:04384 000 nouveaux
24:05titres de séjour
24:06ont été accordés
24:06en 2025,
24:08soit une hausse
24:08de 11% sur un an,
24:10un chiffre
24:10qui a triplé
24:11en 25 ans.
24:12Une hausse portée
24:13principalement
24:14par le droit d'asile
24:15alors que l'immigration
24:16pour motif économique
24:17recule.
24:18Parmi les nationalités
24:20à recevoir
24:20le plus de titres
24:21de séjour,
24:22les Afghans
24:23arrivent à la 4ème place
24:24après le Maroc,
24:25l'Algérie
24:25et la Tunisie.
24:27Alors que le nombre
24:28de demandeurs d'asile
24:29dans l'Union Européenne
24:30a baissé de 20% environ,
24:32il s'est stabilisé
24:33en France
24:33à quelques 150 000
24:35demandeurs d'asile.
24:36La France est devenue,
24:37selon l'Observatoire
24:38de l'immigration
24:39et de la démographie,
24:40un pays de rebond
24:41pour les flux d'asile.
24:43Depuis l'élection
24:44d'Emmanuel Macron
24:45en 2017,
24:46le nombre de nouveaux
24:47titres de séjour
24:47accordés chaque année
24:48a augmenté de 50%.
24:50Une immigration
24:51souvent sans emploi,
24:53seuls 43%
24:54des immigrés
24:55extra-européens
24:55récents
24:56en âge actif
24:57occupent un emploi.
24:58La moitié des bénéficiaires
24:59de l'aide alimentaire
25:00en France
25:01sont des immigrés
25:02et 40 à 60%
25:04des places
25:04d'hébergement
25:05d'urgence de l'Etat
25:06sont occupées
25:07par des étrangers
25:07en situation irrégulière.
25:10L'immigration
25:10n'est plus uniquement
25:11concentrée
25:12sur certaines régions
25:13mais touche
25:13l'ensemble de la France.
25:16La ville du Mans
25:16a connu
25:17une hausse relative
25:18de 118%
25:19de l'immigration,
25:20113%
25:21pour la ville de Brest
25:22et 79%
25:23pour Angers.
25:25Une diffusion
25:25du phénomène
25:26due à la loi SRE
25:27qui exige
25:28un minimum
25:28de logements sociaux,
25:30à la politique
25:30de répartition
25:31des demandeurs
25:32d'asile.
25:33ainsi qu'à des politiques
25:33plus spécifiques
25:34décidées
25:35par les municipalités.
25:37Un sujet
25:37qui devrait
25:38donc s'inviter
25:39dans la campagne
25:40des élections municipales.
25:43Et là encore,
25:43il y a ce sentiment
25:44Elodie Huchard
25:44que l'impuissance
25:46est devenue
25:47un système.
25:48Depuis la prise
25:49de pouvoir
25:49d'Emmanuel Macron,
25:50rien n'est fait
25:50pour contrôler
25:51ce phénomène.
25:51On voit dans le sujet
25:52une augmentation
25:52même exponentielle
25:54depuis 2017.
25:54Malheureusement,
25:55l'immigration
25:56effectivement
25:56est un bon exemple
25:58pour montrer
25:58ce qui ne marche pas
25:59et à quel point
26:00on vide le sein
26:01qu'une petite cuillère.
26:02Quand on regarde
26:02les chiffres
26:02de l'immigration
26:03sur cette année,
26:04on se dit par exemple
26:05il y a certains chiffres
26:06qui semblent satisfaisants.
26:07Le nombre de régularisations
26:08a baissé de 10%.
26:09On peut se dire
26:09que c'est une bonne nouvelle.
26:10Dans le même temps,
26:11le nombre de premiers
26:12titres de séjour
26:13augmente de 15,7%.
26:14C'est-à-dire que
26:14vous avez des vases communicants,
26:16vous faites descendre un chiffre,
26:17vous faites augmenter l'autre.
26:18Donc à la fin,
26:19vous êtes à la même situation.
26:20Il faut se rendre compte
26:21que quand on explique
26:22que l'immigration aujourd'hui
26:23on n'arrive plus à l'intégrer,
26:24l'an dernier on a délivré
26:25presque 385 000
26:26premiers titres de séjour.
26:28Il faut se rendre compte
26:28de ce que ça représente
26:29quand on a les chiffres
26:30notamment de ces personnes
26:31qui n'occupent pas d'emploi,
26:32qui ne trouvent pas de logement.
26:33Comment voulez-vous
26:34que chaque année
26:34on intègre en moyenne
26:35385 000 personnes
26:37uniquement par les titres de séjour ?
26:39Donc ça ne fonctionne pas.
26:40Bruno Rotaillot
26:40a tenté avec sa circulaire
26:42d'activer un certain nombre
26:43de leviers
26:44et il a mis en exergue
26:45deux choses.
26:46C'est que certains leviers
26:47pouvaient être activés
26:48et fonctionnaient
26:48mais il le disait d'ailleurs
26:50quand il était ministre de l'Intérieur
26:51le problème c'est que
26:52le nombre de leviers
26:52à disposition du ministre de l'Intérieur
26:54sont minimes.
26:55Si ça ne marche pas
26:56ce n'est pas de la faute
26:56du ministre de l'Intérieur
26:57ou du prochain qui arrivera
26:58c'est parce que...
26:59On a un Gérald Darmanin
27:00récemment qui propose
27:01un moratoire de 2 à 3 ans
27:02sur l'immigration
27:03mais entre le moment
27:06où on le propose
27:06ou le moment où on peut le...
27:08Partons du principe
27:09que Gérald Darmanin
27:09est aux manettes
27:10pour mettre en pratique
27:13une proposition
27:14comme celle-là
27:14mais il faut se lever
27:16très très tôt
27:16parce que l'arsenal législatif
27:18n'est pas du tout compatible
27:19avec de mesures comme celle-ci.
27:21Oui et c'est ça le problème
27:22ça a été le cas
27:23pour Bruno Rotaillot
27:23ça sera le cas
27:24pour Gérald Darmanin
27:24dans l'option
27:25où effectivement
27:26il met ça en place
27:26c'est-à-dire qu'aujourd'hui
27:27entre la constitution
27:28les traités européens
27:29qu'on a signés
27:30avant de faire quoi que ce soit
27:31sur l'immigration
27:32pour tenter véritablement
27:33de renverser la table
27:34déjà il faut changer
27:35toutes les règles
27:36en fait qui s'imposent à nous
27:37c'est-à-dire que
27:38oui il y a des solutions
27:39qui peuvent exister
27:40mettre en pause l'immigration
27:41pendant 2-3 ans
27:42c'est une chose
27:43est-ce qu'aujourd'hui
27:43factuellement on peut le faire
27:44la réponse est non
27:45On va poursuivre la discussion
27:46je vous écoutais évidemment
27:48sur le plateau
27:49on va faire un tour de table
27:50très courte pause
27:51et on viendra sur ce chiffre
27:52également 70% des français
27:54sont favorables
27:55à un changement drastique
27:56sur la politique migratoire
27:57en France
27:58certains y arrivent
27:59nos amis danois par exemple
28:01mais ici
28:02une idéologie
28:04semble impossible
28:05à fracturer
28:07pour changer les choses
28:08à tout de suite
28:09On poursuit nos discussions
28:13à 14h43
28:15bienvenue
28:15si vous nous rejoignez
28:16autour de cette une
28:17du JDD
28:18et cette immigration
28:19qui devient hors de contrôle
28:21avec les nouveaux chiffres
28:22de l'immigration
28:23rendu public
28:23cette semaine
28:24par le ministère
28:24de l'intérieur
28:25nous assistons
28:27à des records
28:28de flux légaux
28:28la population immigrée
28:30qui a augmenté
28:31de 50%
28:32depuis le début
28:32des années 2000
28:33avant de poursuivre
28:35notre tour de table
28:35je voudrais qu'on entende
28:36on l'interviewait
28:37ces derniers jours
28:38le patron
28:38de l'institut Odoxa
28:39qui nous rappelait
28:41la situation migratoire
28:41et surtout la volonté
28:42des français
28:43sur cette question
28:4470% des français
28:46estiment aujourd'hui
28:47qu'il y a trop
28:48d'immigrés
28:49en France
28:50alors c'est partagé
28:51seulement cette idée
28:52par une personne sur trois
28:53chez les sympathisants
28:54de la gauche
28:55mais 7 personnes sur 10
28:56chez les sympathisants
28:57en renaissance
28:57c'est chez eux
28:58que ça a le plus
28:58particulièrement augmenté
29:00au cours des dernières années
29:01et c'est partagé
29:02par 8 à 9 personnes sur 10
29:03chez les sympathisants
29:05LR et RN
29:06On voit qu'il y a
29:06une prise de conscience
29:07dans certains pays européens
29:08notamment Jonathan Six
29:09pourquoi elle tarde
29:10autant dans ce pays ?
29:12Elle tarde parce que
29:12la France
29:13vous citiez le Danemark
29:14mais on pourrait parler
29:15de la Suède aussi
29:16ce sont des pays
29:17qui ont des dirigeants
29:19quelle que soit
29:19leur couleur politique
29:20qui sont pragmatiques
29:21qui cherchent des solutions
29:23à des problèmes posés
29:24et s'ils ont fait
29:26de mauvais choix
29:26ils reconnaissent leurs erreurs
29:28et ils rétropédalent
29:29c'est exactement
29:29ce qu'ont fait les Suédois
29:30c'est exactement
29:31ce que font actuellement
29:32les Danois
29:33qui ont à leur tête
29:34un gouvernement
29:35social-démocrate
29:36et qui ont durci encore
29:37leur politique
29:38ces derniers jours
29:38je me permets de rappeler
29:39que le Danemark
29:40a décidé ces derniers jours
29:41d'expulser désormais
29:43automatiquement
29:44les personnes
29:45de nationalité étrangère
29:46condamnées à des peines
29:46de un an et plus
29:48pour des crimes graves
29:49et je me suis posé une question
29:50d'ailleurs
29:51comment ils font
29:51comment ils peuvent assurer
29:53où est-ce qu'ils vont
29:54les envoyer
29:54les gens
29:56les criminels étrangers
29:57ils les envoient où
29:58parce que pourquoi
29:59eux ont des laissés passer
30:00que nous n'aurions pas
30:01c'est ce que j'allais vous dire
30:01je ne connais pas les chiffres
30:02d'exécution de QTF
30:04des Danois
30:05mais le Danemark
30:06me semble-t-il
30:07fait partie des pays d'Europe
30:08qui arrivent
30:09à faire exécuter
30:11les QTF
30:11il faut qu'on aille prendre
30:12des stages de diplomatie
30:13au Danemark alors
30:13non c'est tout
30:14mais c'est idéologique
30:14c'est-à-dire que
30:15vous avez depuis 40 ans
30:16en France
30:19vous avez une polarisation
30:24du débat intellectuel
30:26dirais-je même
30:26sur cette question-là
30:27qui est complètement tronqué
30:28j'aimerais aussi
30:30faire remarquer un point
30:31dans le dossier du JDD
30:33il y a la liste des 10 pays
30:34qui envoient le plus
30:36d'immigrés en France
30:38c'est assez marquant
30:39je la cite rapidement
30:40le Maroc
30:41l'Algérie
30:41la Tunisie
30:42l'Afghanistan
30:42la Chine
30:43les Etats-Unis
30:43la Côte d'Ivoire
30:44l'Ukraine
30:45le Cameroun
30:45et la Guinée
30:46sur ces 10 pays
30:47il n'y a qu'un seul pays
30:48qui est en guerre
30:49c'est l'Ukraine
30:50évidemment
30:51il y a l'Afghanistan
30:52qui est un pays
30:53qui a un régime taliban
30:55et on sait ce que ça représente
30:56mais là où c'est intéressant
30:57de pointer
30:58l'Afghanistan
30:59qui arrive en 4ème position
31:00cette année
31:00l'immigration afghane
31:02en France
31:03ce ne sont quasiment
31:04exclusivement
31:05que des hommes
31:05or qui vit
31:07l'enfer sur terre
31:08en Afghanistan
31:09ce sont les femmes
31:10ce sont les femmes
31:10exclusivement
31:11et cette immigration afghane
31:12elle n'est quasiment
31:13exclusivement
31:14que masculine en France
31:15un dernier mot
31:15parce que je voudrais profiter
31:16des 2-3 dernières minutes
31:17ensemble
31:18pour évoquer
31:19cette chronique passionnante
31:20de Nicolas Baverez
31:21dans les colonnes
31:22du Figaro
31:22sur la tiermondisation
31:24de la France
31:25qu'il décrit
31:26je voudrais avoir
31:26un petit mot
31:27de chacun d'entre vous
31:28juste sur l'immigration
31:29Jordan Bardella
31:30ces derniers jours
31:31disait que l'enjeu
31:31c'est la disparition
31:32de la France
31:33on en est là ?
31:34je ne pense pas
31:35qu'on en soit là
31:36mais ce qui est sûr
31:37c'est que face à un système
31:38migratoire qui est devenu
31:39complètement fou
31:40il faut une réponse
31:41systémique
31:42comme ça a été bien dit
31:43pareil le dit
31:44même avec
31:45un ministre de l'Intérieur
31:47qui est le plus
31:49volontariste du monde
31:50on ne peut faire
31:51qu'un certain nombre
31:52d'ajustements paramétriques
31:53si la droite arrive
31:54revient au pouvoir
31:56et qu'elle ne fait
31:57que des ajustements
31:57paramétriques
31:58ça ne changera rien
31:59parce que si la gauche
32:01revient au pouvoir
32:01elle le reviendra
32:02elle va réouvrir
32:03les vannes en grand
32:03donc il faut un changement
32:04systémique autour
32:05de règles assez simples
32:07il y a un certain nombre
32:08de pays déjà
32:08qui ont mis un terme
32:09à l'immigration illégale
32:10l'Australie notamment
32:12et en résolvant
32:14cette question
32:15du droit d'asile
32:16après il y a un contexte
32:16géographique qui fait
32:17que c'est peut-être
32:17un petit peu plus simple
32:18pour les Australiens
32:19ils sont aussi proches
32:20que l'Europe
32:21de l'Indonésie
32:22donc en vrai
32:22la situation géographique
32:23est assez similaire
32:24et surtout c'est les politiques
32:24la première chose
32:25qu'ils ont dit
32:26c'est que si jamais
32:27vous arrivez
32:28sur le territoire national
32:29et qu'un jour
32:30vous êtes en situation
32:31illégale
32:31vous perdez à tout jamais
32:32la possibilité
32:34de devenir un résident légal
32:35et à forcerie
32:36de devenir australien
32:37ce qui fait que
32:38ça renverse en fait
32:39l'intérêt
32:42des personnes concernées
32:43en Australie
32:44tu n'as pas intérêt
32:45à rester illégal
32:46tu as intérêt
32:46à repartir dans notre pays
32:47pour essayer de revenir
32:47en Australie
32:48en France
32:49tu as intérêt
32:49à rester le plus longtemps possible
32:50pour pouvoir remplir
32:51les critères de résidence
32:52si on est là
32:53depuis 10 ans par exemple
32:54on devient inexpulsable
32:55donc il y a plein de choses
32:56comme ça
32:57il faut supprimer
32:57la Cour nationale du droit d'asile
32:58il y a plein de raisons
32:59pour lesquelles
32:59on est inexpulsable
33:00pour que l'asile
33:03revienne
33:03dans les mains
33:05du ministre
33:06et puis
33:07sortir de la CEDH
33:09et mettre des conditions
33:10de ressources
33:12très fortes
33:13sur les titres de séjour
33:13ça c'est pour
33:14l'immigration légale
33:15on l'a dit justement
33:16on se paupérise
33:17mettons une condition
33:18de ressources
33:19qu'il faut qu'on gagne
33:20qu'on ait un revenu
33:20supérieur au PIB
33:21par habitant français
33:23pour avoir le droit
33:24à un titre de séjour
33:25une chronique
33:26qui va faire parler
33:27j'en suis sûr
33:27d'ici le début de semaine
33:29ici en France
33:31la France en voie
33:32de tiers mondisation
33:33chronique passionnante
33:34je le disais
33:34de Nicolas Baverez
33:35aux fonctionnaires
33:35avocats
33:36essayistes
33:38qui s'expriment
33:39dans les colonnes
33:39du Figaro
33:39notre pays
33:40est devenu
33:40l'Argentine
33:41de l'Europe
33:41dit-il
33:42la démagogie
33:43faisant basculer
33:44des pas entiers
33:44de la classe moyenne
33:45dans la pauvreté
33:46tout en organisant
33:47l'exil des talents
33:48des cerveaux
33:48des entreprises
33:49des capitaux
33:49lisez juste cet extrait
33:51avec moi
33:51en 2024
33:52la richesse par habitant
33:54s'est élevée
33:54dans notre pays
33:55à 38 110 euros
33:56elle se situe
33:57au 34ème rang mondial
33:59désormais inférieur
34:00de 7%
34:01à la moyenne européenne
34:02pour la 3ème année
34:04consécutive
34:04en retrait de 25%
34:06par rapport au Danemark
34:07de 20%
34:08par rapport à la Suède
34:09de 15%
34:10par rapport à l'Allemagne
34:10de 0,5%
34:11par rapport à celle
34:12de l'Italie
34:13enfin le décrochage
34:14brutal du PIB
34:16par habitant
34:16en France
34:17donc se traduit
34:18par la montée
34:18de la pauvreté
34:19qui touche désormais
34:20près de 10 millions
34:21de Français
34:21qui voit basculer
34:22plus de 650 000
34:24personnes supplémentaires
34:26par an
34:26dans la précarité
34:27alors pardon
34:27parce que j'ai énuméré
34:28pas mal de chiffres
34:30mais le constat
34:31il est terrible
34:32je ne sais pas
34:32si vous voulez dire un mot
34:33on a 1 minute 30
34:34si chacun peut dire
34:36un petit mot
34:37je trouve que le constat
34:37est terrible
34:38et encore une fois
34:39c'est un extrait
34:40d'un article
34:40qui est beaucoup plus long
34:41et beaucoup plus détaillé
34:42que je vous invite
34:42vraiment à lire
34:43la paupérisation
34:45de la France
34:46acte de fait
34:47son déclin
34:48il faut lire
34:49Nicolas Bavrej
34:49chaque semaine
34:50dans le Figaro
34:51il est d'une clairvoyance
34:52effrayante
34:54mais il a raison
34:54sur tous les sujets
34:55qu'il aborde
34:56malheureusement
34:56et ce qui est intéressant
34:58de remarquer
34:59c'est qu'il y a
35:00les Français
35:00qui se paupérisent
35:01mais en lien direct
35:02avec le sujet
35:03que nous abordions
35:04juste avant
35:04il y a aussi
35:05une part
35:06qui est prise en charge
35:07par l'État
35:07et les associations
35:08d'immigrés
35:09qui sont sous le seuil
35:10de pauvreté
35:10je vous invite
35:11à lire le rapport
35:12annuel
35:13du Secours catholique
35:14qui reconnaît
35:16qu'en 10 ans
35:16l'aide aux immigrés
35:18est passée
35:18de 20%
35:19à 54%
35:20une dernière chose
35:22qu'il dit
35:22Florian
35:23vraiment rapidement
35:23je suis désolé
35:24de vous presser
35:25à trajectoire inchangée
35:26donc si on continue
35:27sur cette dynamique
35:29la France
35:30ne figurera plus
35:31parmi les 10 premières
35:32économies mondiales
35:33à la fin de la décennie
35:33en cours
35:34oui et d'ailleurs
35:35notre PIB par habitant
35:36serait le même
35:37que celui de la Pologne
35:38c'est-à-dire que la Pologne
35:38va nous rattraper
35:39il va y avoir
35:39un croisement des courbes
35:41parce que ces chiffres
35:42aujourd'hui sont édifiants
35:43mais il faut rappeler
35:44que juste avant
35:45l'élection de Mitterrand
35:46le PIB par habitant
35:48allemand
35:48était 10% inférieur
35:50à celui de la France
35:51aujourd'hui
35:51il est 15% supérieur
35:53rien que si on avait
35:54gardé le même écart
35:54avec l'Allemagne
35:55à l'époque
35:56qu'aujourd'hui
35:57on serait aussi puissant
35:58que les Allemands
35:58et on n'aurait pas
35:59la même situation
36:00en Europe
36:00donc vraiment
36:00on paye 45 ans
36:01de socialisme
36:02qui nous ont conduit
36:04à cette loi
36:05de termondisation
36:06chronique édifiante
36:07très documentée
36:09sur laquelle
36:09on reviendra
36:10j'en suis sûr
36:10sur les antennes
36:11de CNE
36:12je vous le disais
36:12l'émission est courtée
36:13on va se retrouver
36:14je remercie les 4 invités
36:15d'avoir été avec moi
36:16on va se retrouver
36:17dans quelques instants
36:18pour le journal
36:18de la rédaction
36:19et puis vous retrouverez
36:20le grand rendez-vous
36:22CNE aux Européens
36:22les échos
36:23Manuel Bompard
36:24était face à nos interviewers
36:25ce matin
36:26à tout de suite
36:26Bienvenue sur CNE
36:32si vous nous rejoignez
36:3315h
36:34attention
36:34si vous n'êtes pas inscrit
36:36sur les listes électorales
36:37il ne vous reste plus
36:38que quelques jours
36:38pour le faire
36:39la date butoir
36:40est fixée
36:41au mercredi 4 février
36:43en ligne
36:43jusqu'au vendredi 6 février
36:45si vous vous rendez
36:47directement en mairie
36:48vous allez le voir
36:49à Marseille
36:49ils sont très nombreux
36:50chaque jour
36:51à faire les démarches
36:52notre correspondante
36:53était auprès
36:54des citoyens
36:55à Marseille
36:56Stéphanie Rouquier
36:58à quelques jours
37:00de l'échéance
37:01de nombreux Marseillais
37:02franchissent le pas
37:03et s'inscrivent
37:04sur les listes électorales
37:05dans cette mairie mobile
37:06aujourd'hui installée
37:08dans le quartier Saint-Just
37:09la démarche
37:10s'effectue
37:11en moins de 10 minutes
37:12il faut une pièce d'identité
37:13vivre sur la commune
37:15où vous souhaitez voter
37:16un justificatif de domicile
37:18et c'est tout
37:19on sent qu'il y a
37:20un engouement
37:21pour ces échéances là
37:21en janvier
37:22dans la cité fosséenne
37:24près de 10 000
37:25nouveaux électeurs
37:26se sont enregistrés
37:27on est quasiment
37:28à 400 personnes
37:29jour
37:30qui s'inscrivent
37:31sur les listes
37:31et on sait
37:32que les municipales
37:33ça reste un scrutin
37:34qui est assez apprécié
37:35parce que le rôle du maire
37:36c'est vraiment
37:36le rôle de proximité
37:38par excellence
37:39aux abords
37:40de l'hôtel de ville
37:41certains non inscrits
37:43avouent encore hésité
37:45là je suis de près
37:47quand même
37:47à ce qui se passe
37:48et potentiellement
37:49ça me donne quand même
37:50envie
37:51de m'inscrire
37:53et de donner ma voix
37:54c'est notre ville
37:54donc je pense
37:56qu'on peut avoir
37:57un vrai impact
37:58sur la personne
37:59que l'on choisit
38:00les retardataires
38:02peuvent s'inscrire
38:03sur les listes électorales
38:04jusqu'au 6 février
38:05Et les élections
38:07qui ont lieu
38:08les 15 et 22 mars prochains
38:10tout de suite sur CNews
38:11le grand rendez-vous
38:11avec Manuel Bompard
38:12coordinateur de la France Insoumise
38:14à tout à l'heure
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