- il y a 2 semaines
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Générique
00:00A la une de BFM Grand Soir, donc un homme armé d'un couteau a menacé des gendarmes sous l'arc de triomphe.
00:14Ça s'est passé un tout petit peu après 18h.
00:16Un militaire a ouvert le feu sur l'assaillant qui est mort de ses blessures.
00:21Le parquet national antiterroriste est saisi de l'enquête.
00:23On va écouter tout de suite la première réaction d'Emmanuel Macron depuis Munich où il est en déplacement.
00:28Écoutez.
00:28On condamne cette attaque terroriste sur l'arc de triomphe.
00:31Je veux féliciter les gendarmes qui ont réagi tout de suite et notre gendarme qui a neutralisé l'assaillant
00:40et dire ma solidarité, mon affection au comité de la flamme et aux gardiens de la flamme qui étaient là à ce moment-là,
00:48au moment de cette cérémonie républicaine.
00:50Nous sommes vigilants à chaque instant.
00:52Nos forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, gardes républicains sont mobilisées.
00:56Et ils sont intervenus ce soir avec force pour stopper cet assaut et cette attaque terroriste.
01:04Et le chef de l'État qui a aussi écrit sur X sa réaction en parlant d'une attaque, vous le voyez,
01:10une attaque terroriste qui a visé la garde républicaine.
01:13Bien évidemment, on vous dit tout ce qu'il se passe ce soir.
01:16Il parle de terrorisme islamiste.
01:17La flamme républicaine, écrit Emmanuel Macron, résistera toujours.
01:21Partons tout de suite sur place.
01:22Vous retrouvez pour BFM TV, Angie Luata, un gendarme qui a ouvert le feu sur l'agresseur.
01:27Racontez-nous ce qu'il s'est passé, Angie, aux alentours de 18h30.
01:33Et proche de l'Arc de Triomphe, un lieu hautement symbolique, bien évidemment, ici au cœur de Paris, effectivement,
01:40aux alentours de 18h, un homme qui a tenté de s'en prendre, a agressé un gendarme.
01:46Il était muni d'un couteau.
01:49Et donc, pour venir en aide à l'un de ses collègues, un autre gendarme qui se trouvait ici dans le cadre des opérations quotidiennes
01:56de ravivage de la flamme qui ont lieu aux alentours de 18h30, a ouvert le feu sur cet assaillant.
02:03Cet assaillant qui est donc mort des suites de ses blessures.
02:05Il se trouvait dans un état grave peu après les faits.
02:08Mais il est décédé, effectivement, depuis.
02:10C'est ce que l'on a appris il y a environ 45 minutes ici.
02:13Nous sommes arrivés ici il y a environ 3 heures avec François Luce.
02:18La circulation était encore bouclée à ce moment-là.
02:21Désormais, tout a repris, ou presque, si ce n'est à quelques mètres de moins,
02:24sous l'Arc de Triomphe, précisément, où il y a encore des policiers qui sont ici
02:30et qui procèdent notamment à des recherches.
02:32Ce que l'on voit principalement, c'est que cette zone proche Arc de Triomphe,
02:36au pied de l'Arc de Triomphe et sous l'Arc de Triomphe, est encore bouclée.
02:40Mais sinon, l'ensemble du quartier a repris vie de manière presque normale.
02:44Angile Ouattin, en direct de l'Arc de Triomphe avec François Luce.
02:49On va évidemment développer ce grand titre de l'actualité ce soir avec Bruno Pommard.
02:55Bonsoir.
02:55Président du Think Tank, Initiative Sécurité Intérieure, ancien instructeur du RAID.
03:00Nous sommes également avec Mathias Tesson, avec Dominique Rizet du service police-justice de BFM TV.
03:07Et puis Jérôme Poirot, consultant BFM TV, ancien adjoint à la Coordination Nationale du Renseignement,
03:12nous accompagne également.
03:13Bonsoir.
03:14On va commencer par regarder ensemble une vidéo témoin BFM TV du moment où cet agresseur a été neutralisé par un gendarme.
03:20Dominique Rizet.
03:21On va découvrir ses ensembles.
03:22Décrivez-nous précisément ces images, Dominique.
03:24Alors il est 18h, on est place de l'étoile à Paris, il pleut, des gendarmes sont venus raviver la flamme du soldat inconnu,
03:32donc sous l'arche de l'Arc de Triomphe.
03:34Il y a des musiciens de la garde républicaine, puis il y a des hommes, des militaires en uniforme qui sont ici.
03:42Au moment où cet homme va agresser avec un couteau, visiblement l'un des militaires qui est à la musique de la garde,
03:51et un autre gendarme va le neutraliser avec son arme de service, arme létale.
03:58Donc on ne sait pas encore si auparavant a été utilisé le taser, le pistolet à impulsion.
04:05Parce que ce serait la logique d'avoir d'abord utilisé le taser.
04:08Absolument, c'est ce qui s'est passé mercredi à Paris, il y a deux jours, je vous rappelle, ça s'est passé dans un bus parisien,
04:15avec un homme qui avait agressé le conducteur, deux policiers sont intervenus,
04:19et l'un a tenté d'utiliser son taser, ça n'a pas fonctionné, ça ne fonctionne pas toujours,
04:23parce que le système du pistolet, Bruno Pommard va le dire encore mieux que moi,
04:27à impulsion électrique, c'est deux fiches qui partent et qui doivent se ficher toutes les deux sur la saillance.
04:34Donc si l'une des deux passe à l'extérieur, il n'y a pas de retour d'arc électrique, et donc ça ne fonctionne pas.
04:38Il faut être à combien de mètres ?
04:40Alors ça peut tirer, le taser police peut tirer jusqu'à 10 mètres, il y a aussi des tasers civils qui tirent moins loin.
04:47Mais bon, 10 mètres, je vous rappelle, c'est deux petites fiches en métal, avec deux crochets qui partent,
04:52ce n'est pas forcément évident.
04:54Donc, aujourd'hui, ce soir, à l'Arc de Triomphe, les militaires qu'on voit ont utilisé leur arme létale,
05:01un pistolet de 9 mm, SIG Sauer, arme en dotation, et dans la police, et dans la gendarmerie.
05:08Donc c'est cette arme qui a été utilisée.
05:10L'assaillant a été neutralisé, on parle comme ça, on ne dit pas abattu.
05:13Il a été neutralisé, et il est mort des suites de ces blessures.
05:15Il a été blessé dans un premier temps.
05:17Il a hospitalisé à Georges Pompidou, tout près, dans le 16e arrondissement,
05:24et il est décédé des suites de ces blessures.
05:26– Avant qu'on revienne, Mathias Tesson, avec vous, sur le profil de cet homme incarcéré en France depuis décembre dernier, c'est ça ?
05:31Dans un quartier où, justement, spéciale radicalisation, vous nous direz tout,
05:35mais Bruno Pommard, c'est vrai qu'il y a une utilisation précise de ce taser à impulsion ?
05:40– Oui, une graduation, comme l'a dit Dominique,
05:43une graduation de l'utilisation des armes qui sont à la disposition de nos policiers, effectivement.
05:47C'est les T7, c'est les anciennes générations déjà de tasers qui fonctionnent quand même bien, attention.
05:52Mais effectivement, il y a eu cette graduation qui a été faite,
05:54et ensuite, l'utilisation de l'arme létale, ce que les secours...
05:57– Expliquez-nous quand même, il faut avoir beaucoup de sang-froid pour utiliser une arme dans un quartier
06:01qui est rempli de touristes, qui est rempli de monde.
06:06– Absolument, vous avez raison, mais le gendarme qui réagit,
06:08qui était un gendarme qui chauffait une voiture, comme on dit,
06:11enfin, il était conducteur d'une voiture, mais il a su réagir,
06:14il était au contact, je pense, de l'assaillant,
06:16donc ça a été, je crois, une très très belle réaction de sa part,
06:19et comme vous le dites, avec beaucoup de précision,
06:21compte tenu du monde qu'il y a tout autour de cet événement,
06:25donc c'est vrai que c'est quelque chose de...
06:26– On peut peut-être regarder d'ailleurs une vidéo de cette foule
06:30qui tente, qui s'éloigne en fait de l'arc de triomphe
06:34face à cette menace de l'assaillant,
06:38je ne sais pas si on peut voir ces images,
06:39parce qu'il y avait énormément de monde, forcément,
06:41au moment du ravivage, on rappelle que c'était au moment du ravivage
06:44de la flamme du soldat inconnu.
06:46– Absolument, avec des militaires, avec des policiers,
06:48tous les jours, et c'est à ce moment-là,
06:51donc, que l'assaillant est arrivé et a agressé ces deux gendarmes,
06:56voilà, les Champs-Elysées qui étaient remplis à ce moment-là,
07:01et vous voyez cette foule qui s'éloigne,
07:04qui quitte la zone, sûrement effrayée,
07:08soit par des cris, est-ce qu'on sait d'ailleurs
07:11s'il y a eu des cris au moment de cette attaque ?
07:14– Il y a surtout dans ces moments-là un moment de sidération,
07:17même de la part des forces de l'ordre,
07:18parce qu'on ne s'attend pas à ça, effectivement,
07:19même si on est sur le qui-vive,
07:21quelles que soient les forces de l'ordre présents,
07:22policiers, gendarmes, militaires,
07:24effectivement, il y a un moment de sidération.
07:26C'est un temps très court, mais encore une fois,
07:28il faut saluer, effectivement, la réaction très opérationnelle
07:31de ce gendarme qui a sauvé la vie des militaires,
07:34tout simplement, et qui, s'il n'avait pas intervenu rapidement,
07:38peut-être créé quelque chose de catastrophique.
07:41Donc, effectivement, il y a un beau travail qui a été fait,
07:43un grand professionnalisme, il faut saluer ce travail.
07:46– Allez, restez bien avec nous tous, dans un instant on revient,
07:48on vous donnera toutes les informations exclusives sur le profil,
07:52notamment de cet individu.
07:53On vous parlera aussi de la façon dont est intervenu ce gendarme.
07:57Ce sera dans une poignée de minutes.
07:58A tout de suite.
07:58De retour dans BFM, grand soir.
08:12Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez à la une.
08:14Cette information, un homme armé d'un couteau
08:16a menacé des gendarmes sous l'arc de triomphe.
08:19Ce soir, il était un peu après 18h,
08:22c'est un militaire qui a ouvert le feu sur l'assaillant,
08:24qui est décédé de ses blessures.
08:26Le parquet national antiterroriste s'est saisi l'enquête.
08:29– Mathias Tesson, ce soir, le président de la République,
08:32parle sans conditionnel, sans guillemets, de terrorisme islamiste.
08:37La flamme républicaine résistera toujours face au terrorisme islamiste.
08:41Pourquoi est-ce qu'il ne prend pas de précaution sur ce terme ?
08:45– Parce que dès les premières minutes après cette attaque,
08:48le parquet national antiterroriste a très vite communiqué,
08:51indiqué en indiquant qu'il se saisissait de ces faits.
08:55Et à ce moment-là, c'est vraiment le premier signal
08:57qu'on a à faire, effectivement, à une attaque à dimension terroriste.
09:04Le PNAT a probablement sondé les antécédents judiciaires
09:08de cet individu âgé de 47 ans,
09:11notamment un fait en particulier que cet individu n'a pas commis en France,
09:15non mais en Belgique, à un endroit bien connu,
09:17puisque c'était à Molenbeek.
09:19En 2012, il a tenté d'assassiner trois policiers belges.
09:23Déjà, il s'en prenait à ce moment-là, en 2012, aux forces de l'ordre.
09:28À l'époque, les faits avaient été qualifiés de tentative d'assassinat terroriste.
09:32Là encore, la dimension terroriste ne faisait pas l'ombre d'un doute pour la justice belge.
09:36Pour cela, il avait été condamné à 17 ans de prison.
09:39Et au bout de quelques années, comme le permet à la justice belge,
09:44il avait demandé à exécuter le reste de sa peine en France,
09:48puisque c'est un ressortissant français.
09:49Et donc, en 2015, il était transféré en détention en France.
09:54Et cet homme est finalement sorti de détention à la fin de sa peine,
09:59le 24 décembre dernier.
10:01Par la suite, il faisait l'objet d'un suivi au titre de sa radicalisation,
10:05notamment via une MICAS,
10:06qui est une mesure de police administrative destinée aux individus
10:11susceptibles de passage à l'acte terroriste.
10:14Et donc, il est repassé à l'acte tout à l'heure.
10:18Il est décédé des suites de ses blessures.
10:20On va revenir en détail avec vous, bien évidemment,
10:22et le reste de notre plateau sur le profil de cet individu.
10:25Mais allons sur place.
10:26Vous retrouvez Cartier-Arc de Triomphe.
10:28Angile Ouata, vous êtes sur place pour BFM TV.
10:30Revenez sur les faits qui se sont déroulés,
10:32on le disait, peu après 18h, ce vendredi.
10:34Écoutez, les faits sont les suivants.
10:40Un homme aux alentours de 18h a tenté de s'en prendre,
10:43a été menaçant et a agressé concrètement un gendarme.
10:46Il ne l'a pas blessé, mais il était muni d'un couteau
10:49et donc forcément très menaçant.
10:52À ce moment-là, aux alentours de 18h,
10:54un autre gendarme qui se trouvait dans le périmètre
10:57est venu en aide à son collègue
10:59et a fait usage de son arme à feu
11:01pour mettre l'individu hors d'état de nuire,
11:04selon le jargon.
11:05Effectivement, individu neutralisé, dit-on,
11:08à ce moment-là, qui finalement est blessé,
11:11grièvement blessé,
11:13et décédera quelques heures plus tard à l'hôpital.
11:15Je voulais qu'on se retourne ensemble simplement
11:17et qu'on voit désormais ce que l'on a sous nos yeux
11:20avec cette place de l'étoile
11:22et surtout cet arc de triomphe,
11:24théâtre de ces faits aux alentours de 18h,
11:27qui désormais est quasiment vide.
11:31Il y a encore quelques policiers
11:32qui se trouvent sous l'arc de triomphe,
11:34mais il y a quelques minutes à peine,
11:36il y avait encore des dizaines de camions de police
11:39et notamment de police siglée technique et scientifique
11:42de la police judiciaire
11:44qui était ici pour procéder aux investigations,
11:46aux vérifications,
11:47baliser la zone qui désormais, vous le voyez,
11:50est rouverte totalement à la circulation.
11:53Merci beaucoup Angelo Atta
11:54avec François Luce du côté de l'arc de triomphe.
11:58Dominique Rizet,
11:59le parcours qui a été décrit il y a quelques minutes
12:02par Mathias Tesson
12:03est totalement hallucinant.
12:06C'est-à-dire que c'est un homme
12:07qui avait quand même pris 17 ans de prison
12:10et qui se retrouve à refaire exactement
12:12ce pour quoi il était allé en prison.
12:14Absolument.
12:14Et en Belgique,
12:15quand il avait attaqué les policiers,
12:17parmi lesquels une femme policière
12:19qui avait été grèvement blessée,
12:20il avait une motivation particulière.
12:22Quelques jours auparavant,
12:24il avait quitté la France,
12:25il est arrivé à Bruxelles le matin même
12:27et il était allé dans le quartier de Molenbeek.
12:30C'est là qu'il s'en était pris
12:31à ses policiers,
12:32ses trois policiers.
12:33Il avait une motivation particulière
12:35parce que quelques jours auparavant,
12:37les policiers belges avaient interpellé
12:38une femme qui portait une burqa,
12:40une jeune belge qui portait une burqa
12:42et qui s'était convertie récemment.
12:44Et les policiers l'avaient interpellé
12:45parce qu'elle n'avait pas le droit
12:46d'avoir une burqa.
12:47Et cet homme avait poignardé
12:49les policiers belges
12:50parce que lui ne comprenait pas,
12:52ne voulait pas d'un pays
12:53qui voulait punir ce pays
12:55qui interdisait la burqa.
12:57Et il avait aussi l'intention
12:59de mourir et de mourir en martyr.
13:01Donc, il a fait ses années de prison.
13:02C'est quelqu'un
13:03qui avait une vie compliquée aussi
13:04parce qu'il avait été licencié
13:06de la SNCF,
13:07il avait divorcé,
13:08il s'était séparé...
13:09On sait pourquoi il avait été
13:10licencié de la SNCF ?
13:10Non, on n'a pas les éléments.
13:11Il s'était séparé de sa femme
13:13et il avait basculé
13:15dans un islam radical.
13:17Il s'était radicalisé après.
13:19Il s'était basculé dans la spiritualité.
13:22Et il avait l'intention,
13:23quand il est allé en Belgique,
13:24de commettre un acte désespéré
13:26et de se faire tuer.
13:27Il fait ses années de prison,
13:29cette peine de prison
13:30dont parlait Mathias.
13:30Il est libéré en décembre 2025.
13:33Et tout laisse à penser
13:35que ce soir,
13:36il est allé continuer son parcours.
13:39C'est-à-dire qu'il est allé,
13:41cette fois-ci,
13:41s'en prendre à des gendarmes français
13:43avec très vraisemblablement
13:44la même intention
13:46de se faire tuer,
13:47de mourir en martyr.
13:48Bruno Pommard,
13:49qui sont les enquêteurs
13:50qui travaillent sur le dossier ?
13:52Est-ce qu'on sait ?
13:53Et comment on arrive
13:53à voir quel était le projet
13:55de cette personne ?
13:57Est-ce qu'on identifie,
13:57par exemple, son téléphone ?
13:59Oui, tous les éléments
14:01sont pris en compte,
14:01évidemment,
14:02par les enquêteurs
14:03du SDPJ 93
14:04qui étaient dessus,
14:05plus le PNAT,
14:06le Parquet national antiterroriste,
14:07évidemment,
14:08qui est mobilisé là-dessus.
14:09Mais en même temps,
14:10on fait tout l'environnement
14:11de cet individu.
14:12Où est-ce qu'il habitait ?
14:13Saisi de ses téléphones,
14:14évidemment,
14:15de ses ordinateurs
14:15si c'est nécessaire
14:16pour voir un petit peu
14:17si derrière,
14:17il n'y a pas un projet
14:18bien plus important,
14:19évidemment.
14:20Malheureusement,
14:21on a souvent le cas
14:21d'individus comme ça seuls
14:24qui se radicalisent
14:25et ça,
14:26on en a,
14:26Dieu sait,
14:26si on en a une quantité
14:27et qui sont capables
14:28à tout moment
14:29de passer à l'acte.
14:30Il faut le voir,
14:31ne faisons pas peur
14:32à ceux qui nous écoutent ce soir,
14:32mais c'est la vérité.
14:33Et toute la difficulté
14:35de nos services de police,
14:36que ce soit la DGSI,
14:37tous les services
14:38que connaît très bien
14:38notre ami Jérôme,
14:41sont sur le qui-vive
14:42en permanence
14:43pour éviter le pire.
14:44Et ce n'est pas,
14:45encore une fois,
14:46évident,
14:46puisque malheureusement,
14:47comme on dit toujours,
14:48il y a des trous dans la raquette,
14:48mais c'est de l'évidence.
14:50Est-ce qu'on peut être derrière
14:50chacun de ces individus ?
14:52Non, c'est impossible,
14:53malgré le travail
14:53que fait la DGSI
14:55et tous les services de police.
14:56Justement, Jérôme Poirot,
14:58ces profils extrêmement dangereux
15:00comme ceux-là,
15:01est-ce qu'il est possible
15:02de les surveiller
15:04pour empêcher
15:04un passage à l'acte
15:05ou c'est tout simplement impossible ?
15:07C'est possible
15:07dans une certaine limite.
15:09Et la limite,
15:10ce sont à la fois les moyens
15:11dont dispose en l'espèce
15:13principalement la DGSI
15:14parce que cet individu
15:16appartenait à ce qu'on appelle
15:17le haut du spectre,
15:19c'est-à-dire les personnes
15:19qui sont connues,
15:21qui sont surveillées,
15:22qui sont potentiellement
15:23les plus dangereuses.
15:25Donc, il y a des contraintes
15:27de moyens, bien entendu,
15:28et puis il y a des contraintes
15:29juridiques.
15:30Nous sommes dans un état de droit
15:33qui n'est pas immuable,
15:35on l'adapte,
15:36et depuis 1986,
15:38il y a eu de très nombreuses lois
15:39antiterroristes
15:40qui ont été votées
15:41pour renforcer l'arsenal
15:43à la fois policier
15:44et judiciaire,
15:46pour prévenir
15:46et puis pour réprimer
15:48des auteurs d'attentats,
15:49mais ce sont des limites.
15:51C'est typiquement,
15:53au surplus,
15:55un des problèmes
15:55que nous allons avoir
15:56de plus en plus,
15:57c'est-à-dire des terroristes
15:59condamnés et condamnés
16:00lourdement
16:01et qui sortent de prison.
16:02Et ça pose aussi, Dominique,
16:04le problème aussi
16:04des attaques au couteau,
16:06bien évidemment,
16:06parce que là encore,
16:07c'est une attaque au couteau,
16:08attaque au couteau
16:08et une paire de ciseaux aussi,
16:10nous dit pour ce soir.
16:11Vous savez,
16:11le procureur,
16:12l'ex-procureur national
16:14antiterroriste,
16:15Jean-François Ricard,
16:16qui était là tout à l'heure,
16:17avait signé une tribune
16:18très intéressante
16:18chez nos confrères
16:19du Figaro
16:20dans laquelle il expliquait
16:21que pour qu'il y ait
16:23une menace terroriste
16:24et on était en plein dedans,
16:25il fallait qu'il y ait
16:26un conflit ailleurs
16:27dans le monde,
16:28il y a des conflits
16:29qui peuvent concerner
16:30des radicaux,
16:31exemple Gaza,
16:32ce qui se passe à Gaza
16:34depuis le 7 octobre,
16:35avant et depuis le 7 octobre.
16:36Pour l'instant,
16:36il n'y a pas de lien.
16:37Non, il n'y a pas de lien.
16:38Mais il fallait aussi
16:39que la personne,
16:41c'est ce que disait
16:42al-Baghdadi,
16:43le chef terroriste
16:47qui disait,
16:47voilà,
16:48tuer des mecs réants
16:49avec ce qui vous tombe
16:50sous la main,
16:51un couteau,
16:52une pierre,
16:53votre voiture,
16:54précipitez-les dans le vide.
16:56Et puis,
16:56un troisième point
16:57qu'évoquait le procureur Ricard,
16:59c'est qu'au départ,
17:00la menace était exogène,
17:02elle venait d'ailleurs,
17:03c'était des groupes
17:03constitués,
17:04comme la Belgique,
17:05comme Molenbeek,
17:07les attentats
17:09du vendredi 13.
17:10Je vous rappelle
17:10qu'on est à vendredi 13
17:11aujourd'hui aussi,
17:13c'est V13 aujourd'hui.
17:14Donc,
17:14ce n'est pas le 13 novembre,
17:16mais c'est le 13 février.
17:18Et donc,
17:18il fallait,
17:20il y avait cette menace
17:21exogène
17:22qui naît de l'extérieur
17:23et le procureur Ricard
17:24disait maintenant
17:24qu'elle est endogène.
17:26C'est-à-dire qu'elle est
17:26à l'intérieur,
17:27elle est déjà là,
17:28ce sont des gens
17:29qui vivent chez nous,
17:30qui se radicalisent
17:31et c'est exactement
17:32ce qui se passe
17:32pour cet homme
17:33qui s'appelle
17:34Brahim B.
17:35Il y a les attaques
17:37au couteau
17:37dont parlait Anne
17:38à l'instant
17:39et puis il y a aussi
17:39ce lieu des Champs-Élysées
17:41qui a été visé,
17:43qui a été la scène
17:44de nombreuses attaques.
17:45Pas plus tard
17:46qu'en juillet 2024,
17:47un policier a été
17:48grièvement blessé
17:48à l'oreille
17:49et à la nuque.
17:50L'assaillant a été
17:51tué par les forces
17:52de l'ordre.
17:53On pense forcément
17:54à Xavier Jugelé,
17:56tué par balle
17:57au volant
17:57d'un quart de police
17:58garé sur l'avenue
17:58des Champs-Élysées.
17:59Ça, c'était en avril 2017
18:01et quelques mois plus tard,
18:02il y avait eu
18:03une tentative d'attentat
18:04contre un fourgon
18:05de gendarmerie.
18:06Pourquoi les Champs-Élysées
18:07sont à ce point
18:09la cible d'attaque ?
18:10Parce que ça donne
18:11forcément
18:12un plus grand retentissement
18:14à ces actes terroristes.
18:17À la fois
18:17un retentissement médiatique,
18:19mais n'oublions pas
18:20que dans les projets terroristes,
18:21il y a l'intention
18:22de terroriser
18:24et de soumettre.
18:25Et donc évidemment,
18:26comme les Champs-Élysées
18:27voient passer
18:28des dizaines de milliers
18:29de Parisiens
18:31de touristes
18:31tous les jours,
18:33commettre des attentats là,
18:35c'est évidemment
18:36essayer aussi
18:37de dissuader
18:38des touristes
18:38de fréquenter
18:39les Champs-Élysées.
18:40Qui plus est là
18:41sous l'arbre de triomphe
18:43avec la flamme
18:44du soldat inconnu,
18:46c'est quand même
18:46un des lieux
18:46les plus sacrés
18:47de France.
18:49Donc il y a évidemment...
18:50Pendant le ravivage
18:51de la flamme.
18:51Oui, mais il y a
18:52une dimension
18:53symbolique,
18:54politique,
18:54toujours politico-religieuse
18:56en espèce,
18:57dans ces actes terroristes.
18:59Mathias,
18:59qui est aussi troublant,
19:00donc on a parlé
19:00du profil,
19:01il faisait l'objet
19:02de suivis
19:03à la fois,
19:04notamment depuis
19:04qu'il était sorti
19:05dans le cadre
19:05d'une surveillance judiciaire
19:06prononcée par un tribunal
19:07d'application des peines,
19:08et également
19:09l'objet d'une mesure
19:10individuelle
19:10de contrôle administratif
19:11et de surveillance.
19:12Vous nous l'avez dit,
19:13malgré ce suivi,
19:14il est passé à l'acte.
19:16Oui,
19:16et Jérôme Poirot
19:17l'esquissait tout à l'heure
19:19dans son intervention.
19:20Ça pose la question
19:21de toute la complexité
19:23du suivi
19:24de ce genre d'individus
19:24qui ont accompli
19:26leur peine,
19:26qui sont allés au bout
19:27de la peine de prison
19:28qu'ils pouvaient faire.
19:30Et donc,
19:31que se passe-t-il
19:32à l'issue ?
19:33Il y a un suivi
19:33au titre de la résiliation.
19:34Et ça veut dire
19:34que ce matin,
19:35par exemple,
19:35il a pointé ?
19:36Oui,
19:36sans doute.
19:38Et ça l'a empêché ?
19:39En gros,
19:39ce qu'on appelle
19:40la MICA,
19:40c'est une forme
19:41de contrôle judiciaire
19:42avec différentes obligations
19:43et interdictions.
19:44C'est une mesure
19:44de police administrative.
19:46Mais ce n'est pas
19:47une mesure
19:49de privation
19:50de liberté pour autant.
19:52Cet homme,
19:52il a purgé sa peine,
19:53il est sorti
19:53de détention.
19:55Un mot pour dire,
19:56peut-être sur l'enquête
19:57désormais,
19:57parce qu'en France,
19:58évidemment,
19:59on ne juge pas les morts.
20:01Cet homme est décédé.
20:02Il n'aura donc
20:02pas de procès.
20:04L'enquête va,
20:04à un moment donné,
20:05se clôturer.
20:06Sauf si des complicités
20:08sont mises en lumière
20:10dans cette enquête.
20:12À ce moment-là,
20:12peut-être pourra-t-il
20:13exister des poursuites judiciaires
20:14sur des gens
20:15qui l'ont peut-être aidé
20:16à se cacher
20:17ou à préparer
20:18son attaque terroriste.
20:19Ça,
20:20on le verra
20:20dans les prochains jours
20:21s'il y a d'autres gardes à vue,
20:22des gardes à vue
20:23en cours dans ce dossier.
20:23Mais dans sa démarche,
20:24évidemment,
20:24il y a une préméditation évidente
20:26puisqu'il était à Olné-sous-Bois.
20:28Il a téléphoné
20:29pour avertir le commissariat
20:30qu'il allait commettre
20:31un attentat.
20:32C'était bien clair.
20:34Ensuite,
20:34les services ont réussi
20:35à borner,
20:36comme on dit,
20:36son téléphone,
20:37ce que disait Dominique
20:38tout à l'heure,
20:38pour effectivement savoir
20:39qu'il était dans le secteur
20:41des Champs-Elysées.
20:42Donc,
20:42il y a d'abord
20:43un travail considérable
20:44qui a été mené
20:44par les forces de police.
20:45Il faut le saluer
20:46parce que vraiment,
20:47ça va vite,
20:47mine de rien.
20:48Ça n'a pas empêché
20:49qu'il aurait pu avoir
20:49cet attentat,
20:50mais il y a un véritable travail
20:52qui a été fait.
20:52Est-ce que c'est un travail
20:53qui se fait aussi
20:53avec les autorités belges,
20:54par exemple ?
20:55Oui,
20:55vous savez,
20:56Europol,
20:56Interpol,
20:57tout le monde travaille ensemble,
20:57surtout dans ces situations-là.
20:59Surtout lorsqu'il s'agit
21:00du secteur
21:01d'où venait cet individu
21:02de Molenbeek,
21:03qui est connu quand même
21:03juste pour être un peu
21:04le vivier du terrorisme international,
21:07de la formation
21:08des futurs terroristes.
21:10Donc,
21:10effectivement,
21:11tout ça est mis sous contrôle
21:11par Europol,
21:13Interpol
21:13et avec les services français
21:14de la DGSI.
21:1522h31 sur BFMTV.
21:16On va regarder ensemble,
21:17on va découvrir ensemble
21:18des images qui nous parviennent
21:21d'Aulnay-sous-Bois.
21:23Il s'agit en fait
21:24du domicile
21:25de cet individu
21:26qui a été,
21:28le secteur a été
21:29complètement bouclé
21:29parce qu'il y a
21:30des investigations.
21:31Dominique Rizet,
21:32qu'est-ce que vous pouvez
21:33nous dire de ces images ?
21:34Qu'est-ce qui se passe
21:34en ce moment,
21:35vraisemblablement,
21:36au domicile
21:37de cet agresseur ?
21:39On vérifie
21:39qui est cet homme,
21:40où est-ce qu'il vivait,
21:42de quoi il disposait
21:44comme matériel informatique.
21:46On saisit
21:47le matériel informatique,
21:48on saisit le téléphone.
21:49L'idée est de vérifier
21:50ce que disait Mathias
21:51tout à l'heure,
21:52s'il a agi seul
21:53ou s'il avait des complices.
21:55On a toujours besoin,
21:57c'est mieux d'avoir
21:57un procès,
21:58d'avoir une vérité.
21:59Dans l'affaire
22:00de l'attentat de Nice,
22:03Mohamed Laouèche-Boulel,
22:05qui conduisait
22:05le camion roulant.
22:06Le camion,
22:07c'est la promenade,
22:10la promenade des Anglais.
22:11Il avait des complices
22:12qui lui avaient fourni
22:13les armes.
22:14Ces personnes ont été jugées.
22:16Dans l'affaire
22:17des policiers
22:18de Magnanville,
22:19l'homme qui va tuer
22:21Jean-Baptiste Castin
22:23et Jessica Schneider,
22:25il avait aussi...
22:26Chez eux,
22:27à leur domicile ?
22:28Absolument.
22:28Il avait un complice
22:29qu'on était allé chercher
22:30jusque avec de l'ADN
22:32qu'on a retrouvé
22:33sur l'ordinateur
22:34de l'auteur.
22:36Et cet homme a été jugé
22:37et il a été condamné.
22:38Donc, à chaque fois,
22:39on a besoin de vérifier
22:40s'il a agi seul ou non.
22:41Et c'est important
22:42parce que ça veut dire
22:43qu'un complice
22:44peut passer à l'acte.
22:46Donc, c'est ce que sont
22:46en train de faire
22:47les policiers,
22:48de vérifier son appartement,
22:50de faire des prélèvements
22:52de l'ADN,
22:53des empreintes digitales
22:54et tout un tas de choses
22:55comme ça.
22:55Et on va interroger
22:56bien évidemment l'entourage,
22:57les voisins.
22:58C'est ce qu'on fait régulièrement.
22:59Est-ce qu'il s'en était ouvert
23:00à quelqu'un ?
23:01Est-ce qu'il avait dit
23:02voilà, je vais faire ça ?
23:03C'est important de le savoir.
23:04Sur les policiers
23:05de la DGSI,
23:06donc de l'antiterrorisme
23:08qui ont été saisis
23:09pour cette affaire,
23:10vraisemblablement aussi
23:11la sous-direction
23:12antiterroriste
23:12de la police judiciaire.
23:15Donc, ce sont des policiers
23:16spécialisés
23:17qui font effectivement
23:18toutes les investigations
23:20que vous indiquiez.
23:21Mais dans un contexte
23:22qui est particulier,
23:23ce sont des policiers
23:24qui sont spécialement formés
23:26pour ce type d'enquête.
23:27Mathias Tesson,
23:27est-ce qu'on peut aller
23:28chercher des complices
23:29qui sont à l'étranger,
23:31qui sont parfois
23:31juste des personnes
23:32avec qui il aurait pu discuter
23:34en ligne
23:35sans forcément
23:35les rencontrer ?
23:36Ça peut être aussi ça
23:37une complicité ?
23:37Ça dépend des accords
23:38de coopération judiciaire
23:39qui existent entre
23:40les deux pays.
23:42Si d'aventure,
23:43dans un des pays,
23:44il y avait un complice
23:45présumé,
23:46mais là,
23:47les enquêteurs vont surtout
23:48s'attacher à son entourage
23:49et voir si,
23:51dans son périple criminel
23:52et dans sa préparation,
23:53voilà,
23:54il a pu bénéficier
23:55dans l'achat des armes.
23:57Bon,
23:57là,
23:58en l'espèce,
23:58il s'agit de couteaux
23:59et de ciseaux
24:00dont il n'a pas forcément
24:02besoin de complicité
24:03pour s'en procurer.
24:05Mais est-ce que quelqu'un
24:06l'a aidé à se cacher ?
24:08Est-ce qu'à son domicile,
24:09les enquêteurs vont découvrir
24:11d'autres armes ?
24:12Est-ce qu'à l'intérieur
24:13de son ordinateur,
24:14ils vont découvrir
24:15des conversations,
24:16pourquoi pas,
24:16avec des donneurs d'ordre
24:17en France ou à l'étranger ?
24:19Est-ce qu'il y a un acte
24:19d'allégeance
24:20à une organisation terroriste
24:21en particulier ?
24:23Est-ce qu'il y a
24:23une revendication ?
24:24Est-ce que cet homme
24:24avait un message
24:26entre guillemets politique
24:27et en tout cas idéologique
24:28et que les enquêteurs
24:29vont tomber dessus ce soir ?
24:30Ce sont toutes ces choses
24:31qui vont être désormais analysées.
24:33Et au moment
24:33où il avait attaqué en Belgique
24:35ses policiers en 2012,
24:37il y a un article dans Le Monde
24:38qui raconte le procès
24:39de cet homme de Brahim Bey,
24:42très intéressant,
24:43qui explique qu'en fait
24:44il est allé en Belgique,
24:45je vous l'ai dit tout à l'heure,
24:46parce qu'une femme
24:46avait été interpellée
24:48pour le port de la burqa.
24:50Lui voulait punir un pays
24:51qui interdisait
24:52le port de la burqa.
24:53Et les incidents
24:54autour de cet événement,
24:56de l'interpellation
24:57de cette femme
24:57avaient été créés
24:58par un mouvement,
24:59ça avait duré deux jours,
25:00deux jours d'incidents
25:01des meutes à Molenbeek
25:02qui s'appelle
25:03Charia for,
25:04le chiffre 4,
25:05for Belgium.
25:07Charia pour la Belgique.
25:09Et donc,
25:09le leader de ce groupe
25:11avait beaucoup fait parler
25:12de lui par la suite,
25:14ce qui fait que oui,
25:14l'enquête va être internationale,
25:16parce que la Belgique
25:17doit obligatoirement
25:18aller vérifier
25:19où sont ces gens-là
25:20de Charia for Belgium.
25:22Est-ce qu'il leur a parlé ?
25:24Est-ce qu'ils se sont revus ?
25:26Est-ce qu'ils étaient
25:26toujours connectés ?
25:27Donc,
25:28c'est une enquête
25:28qui va effectivement
25:29avoir des vibrations
25:30à l'extérieur.
25:31Oui,
25:31il y a un élément
25:32qui est très intéressant
25:33et très important
25:34dans cette enquête,
25:34c'est de savoir
25:35pourquoi il a choisi
25:36l'Arc de Triomphe.
25:37Parce que son projet
25:39étant de tuer
25:40des policiers
25:40ou des gendarmes,
25:41il pouvait facilement
25:42le faire en allant
25:43au commissariat
25:44le matin en pointant.
25:46Donc,
25:46son projet était
25:47tout à fait différent.
25:48Est-ce qu'il a été
25:48incité à choisir ce lieu
25:50par quelqu'un à l'extérieur ?
25:52Ce qui est possible.
25:54Ou est-ce qu'il a eu
25:54lui-même cette idée ?
25:55C'est un sujet
25:56évidemment d'importance.
25:58Et je rajouterais d'ailleurs
25:59que ça peut créer
25:59le fait d'être
26:00sur cet endroit
26:01qui est symbolique,
26:02l'effet de sidération.
26:03Le but du terrorisme,
26:04c'est ça,
26:04c'est de faire peur
26:05de terroriser les gens,
26:06c'est le cas de dire.
26:07Et comme cet endroit-là
26:08est évidemment
26:08bondé de personnes,
26:09effectivement,
26:10c'est un objectif formidable.
26:11Emmanuel Pommard,
26:12il n'est pas allé
26:12sur l'avenue
26:13des Champs-Elysées,
26:14là où il y a des touristes,
26:14des magasins,
26:15des passants.
26:16Il est allé directement
26:17là où il y a
26:18des forces de l'ordre
26:19parce que c'est le moment
26:20du ravivage de la flamme.
26:22C'est bourré d'officiels,
26:24parfois,
26:25voilà,
26:26de...
26:26Bien sûr.
26:27Donc,
26:27il l'a peut-être fait aussi
26:29pour se confronter
26:30à ces forces de l'ordre.
26:31Oui, c'est sciemment.
26:32Mais d'ailleurs,
26:32le terrorisme,
26:32effectivement,
26:33le policier,
26:34le militaire
26:34sont des ennemis.
26:35Donc,
26:36il défie l'État,
26:37l'État français,
26:37en même temps,
26:38quelque part.
26:38Donc,
26:38effectivement,
26:39c'était,
26:40je pense,
26:40c'était calculé,
26:41même,
26:41c'était ciblé
26:41de sa part
26:42ou de la part,
26:43comme tu disais,
26:44Jérôme,
26:44d'un commanditaire.
26:46Avec cette intention
26:47qu'il avait déjà eue
26:49en Belgique à l'époque,
26:50c'est ce que racontaient
26:50nos confrères du monde
26:51à l'époque,
26:53de vouloir mourir
26:54en martyr.
26:56C'est très clairement
26:57ce qu'il avait indiqué
26:57à l'époque
26:58pour les faits belges.
27:00C'est manifestement aussi
27:00ce qu'il cherchait ce soir
27:02en s'attaquant
27:06qu'il y aurait
27:07une riposte policière
27:08et que des tirs
27:09seraient réalisés.
27:10Et pour répondre
27:12à votre question,
27:12si vous demandez
27:13à l'intelligence artificielle
27:14quels sont
27:15les lieux symboliques,
27:17hautement symboliques
27:17de Paris,
27:18elle va vous répondre
27:19l'Arc de Triomphe,
27:20les Champs-Élysées,
27:21la Tour Eiffel,
27:22Notre-Dame,
27:23Montmartre.
27:24Évidemment,
27:25elle ne va pas vous envoyer
27:25dans un quartier
27:26visiter un quartier.
27:28Donc,
27:28la réponse,
27:29elle est là.
27:30Où aller ?
27:31À l'Arc de Triomphe,
27:33c'est évident.
27:33Et avec des outils
27:34fin et simple,
27:35parce que le couteau,
27:36ce n'est pas une arme,
27:36une arme de poing,
27:37il faut déjà la trouver.
27:38Le couteau,
27:39le couteau,
27:39il faut savoir quand même,
27:40si on fait récapituler,
27:41je regardais,
27:42en France,
27:42près de 10 000 attaques
27:43globales,
27:45attention,
27:45pas terroristes,
27:46il y en a 5-6
27:47avec des couteaux,
27:4810 000 attaques au couteau.
27:49En dernier ?
27:50Oui,
27:50sur les rixes,
27:51sur les bagarres,
27:52etc.
27:52Et quelques-unes,
27:54je dirais symboliques,
27:55je ne sais pas si c'est le terme,
27:56mais en matière de terrorisme,
27:57il y a 5-6 attaques
27:58comme ça au couteau,
27:58parce que là aussi,
28:00c'est un moyen
28:00de sidérer les gens,
28:02si on peut évidemment
28:03égorger quelqu'un,
28:04c'est un signe,
28:05je dirais,
28:06supplémentaire
28:06qui pose le saut du terrorisme,
28:10à proprement parler.
28:11Mathias,
28:12est-ce qu'on sait à un moment
28:12s'il y a eu un mouvement de bascule,
28:14c'est-à-dire,
28:14est-ce qu'il a été spirituel
28:16dès le début ?
28:16Est-ce qu'il y a un moment donné
28:17où il s'est tourné
28:18vers la spiritualité ?
28:19Est-ce que son mode de vie
28:21a changé à un moment donné ?
28:22Je vais reprendre
28:23ce que disaient
28:23nos confrères du monde
28:24sur son passage à l'acte
28:25de l'époque en Belgique
28:26en 2012.
28:27À ce moment-là,
28:27il est présenté
28:27comme un islam radical,
28:29désireux de punir
28:30un pays qui interdit
28:32le port de la burqa.
28:34Il veut assumer
28:35la responsabilité
28:35de son acte
28:36et ne réclame pas
28:38sa remise en liberté.
28:40Il est,
28:41Dominique l'avait rappelé
28:41tout à l'heure,
28:43salarié de la SNCF
28:44à un moment donné,
28:45puis licencié,
28:46mais inconnu
28:48des services de police
28:49et il serait tourné
28:50récemment,
28:50en 2012,
28:51vers la spiritualité
28:53et entendait commettre
28:54un acte désespéré
28:55et se faire tuer.
28:58Élément intéressant,
28:59quand il commet
29:00cette attaque terroriste
29:01en Belgique,
29:02il arrive le jour même
29:03à Bruxelles.
29:05Il n'est pas là auparavant,
29:06il vient sur place
29:07pour faire
29:08cette attaque terroriste.
29:11Voilà pour ce qu'on sait
29:12de sa vie.
29:13A noter qu'il a été
29:15incarcéré en France
29:16et selon nos informations,
29:17dernièrement,
29:18il était dans un quartier
29:19pour la radicalisation.
29:20Donc ça veut dire
29:21que sa radicalisation
29:21était toujours active.
29:23il y a encore
29:24quelques mois de cela
29:25et que les autorités
29:26s'en préoccupaient.
29:27Ils lui ont mis à la sortie
29:28une mesure de police administrative,
29:30une micasse.
29:31Il était suivi
29:32au titre de la radicalisation.
29:33Donc la radicalisation
29:34de cet homme
29:35était connue
29:35et comme si
29:36on ne pouvait rien faire,
29:38il est passé à l'acte
29:40une nouvelle fois ce soir.
29:42Justement, on va regarder
29:42ce document BFM TV.
29:44Images témoins
29:45BFM TV
29:46qui nous permettent
29:47de comprendre
29:48la fin
29:49de cette scène.
29:51quand l'homme
29:51a justement été
29:52neutralisé.
29:53On sait qu'il est mort
29:54quelques heures plus tard,
29:56quelques minutes plus tard.
29:58Ça n'est pas été déterminé
29:59avec précision,
29:59en tout cas,
30:00de ses blessures.
30:01Vous êtes quelques-uns
30:02autour de cette table
30:02à avoir déjà manié
30:04des armes.
30:05Dominique Rizet,
30:07il faut avoir
30:07un certain sang-froid
30:08quand même
30:08pour réussir
30:10à neutraliser
30:11quelqu'un
30:11qui est déterminé
30:12à tuer,
30:13visiblement,
30:14dans une zone
30:15aussi fréquentée.
30:16Vous savez,
30:16sortir son arme,
30:18c'est déjà
30:18à moitié s'en servir.
30:19Donc,
30:20le mieux,
30:21c'est de la laisser
30:21dans son étui.
30:23Et puis,
30:23il y a un moment
30:23où,
30:24si on le reproche
30:25toujours aux policiers
30:26ou aux gendarmes,
30:26on dit,
30:27pourquoi est-ce qu'il n'a pas tiré
30:28ou pourquoi est-ce qu'il a tiré
30:29et pourquoi est-ce qu'il n'a pas
30:30visé les pneus
30:31et pourquoi est-ce qu'il n'a pas
30:32visé les jambes.
30:33Vous savez,
30:35repensons à l'affaire
30:36de Naël,
30:37des motards
30:37qui poursuivent
30:38une voiture,
30:39qui ont le cœur
30:39qui bat
30:39parce que ça va vite,
30:41parce qu'un accident
30:41peut arriver
30:42et des motards
30:43qui descendent
30:43de leur moto
30:44et qui ont l'armée à la main.
30:45Ce n'est pas exactement
30:45les mêmes circonstances.
30:45On n'est pas là-dedans.
30:46Mais,
30:47quand vous sortez votre arme,
30:49le drame est déjà
30:50à moitié arrivé.
30:51Vous voyez ?
30:52Donc,
30:52là,
30:53au moment où
30:54ces gendarmes
30:55sortent leur arme,
30:56on est dans une situation
30:58où cet homme
30:59qui a un couteau
31:00va peut-être
31:01redonner
31:02un coup de couteau
31:03aux gendarmes
31:04et le tuer.
31:05Donc,
31:05on est dans
31:06de la légitime défense
31:07pour autrui.
31:08Bien sûr.
31:09Pour autrui.
31:09Et pour toi ?
31:10Parce qu'ils les attaquissent
31:11et jeter sur eux
31:12à priori avec un couteau.
31:13Oui,
31:13mais tous ceux
31:14qui ont utilisé leur arme
31:15et tous ceux
31:16qui ont eu
31:16à neutraliser quelqu'un,
31:19j'écris un livre
31:19avec un policier du RET
31:20qui s'appelle
31:20Daniel Boulanger
31:21qui a tué HB
31:22dans la maternelle
31:23de Neuilly,
31:25Human Bomb,
31:25Eric Schmidt.
31:27Et je peux vous dire
31:28que c'est quelque chose
31:29qu'il a porté
31:30et qu'il porte encore
31:31aujourd'hui.
31:32Il a fait ce qu'il devait faire
31:33pour sauver six enfants.
31:35Il y avait des explosives
31:36dans l'école maternelle.
31:38Mais c'est quelque chose
31:38avec un drame
31:40avec lequel
31:40il faut continuer à vivre.
31:42quand on est un policier
31:42ou un gendarme.
31:43Et je veux dire
31:44que le gendarme
31:45qui a tiré aujourd'hui
31:47sur cet homme
31:48et qui a neutralisé,
31:50on le sait maintenant,
31:51un terroriste,
31:52il va très mal dormir
31:53et il doit avoir
31:54quelqu'un...
31:55Il y a une enquête
31:55qui est ouverte aussi.
31:56Parce que l'utilisation
31:58des armes.
31:58L'IGPN, évidemment.
32:00Mais comme le dit
32:00très justement Dominique,
32:02sortir une arme
32:03et neutraliser quelqu'un,
32:04c'est quelque chose
32:04de très très lourd.
32:06Les policiers,
32:07les gendarmes,
32:08les gens du Red,
32:08du Labéry, etc.
32:09ne sont pas des tueurs-nés.
32:10Attention.
32:11Donc lorsqu'on fait...
32:12Et tous ces services
32:12s'entraînent assez souvent ?
32:13Oui, mais on s'entraîne
32:14ne jamais tuer les gens.
32:15On s'entraîne
32:15à être le plus paisible possible.
32:18À être prêt.
32:18À être prêt à rouler l'armes de la terre.
32:19Alors ensuite,
32:20il y a un suivi psychologique,
32:21évidemment,
32:21qu'aura ce gendarme
32:23qui a fait un acte héroïque.
32:24Encore une fois,
32:24il a évité le pire.
32:25Mais vous vous rendez compte,
32:26c'est des dixièmes de secondes.
32:27C'est-à-dire,
32:28il a vu le couteau arriver
32:29et je sors mon arme
32:30et je neutralise le gars ou pas ?
32:32Et si, je neutralise.
32:33Donc c'est quelque chose
32:34de très bref.
32:35Et une fois que c'est parti,
32:36évidemment,
32:37le résultat,
32:37il est ce qu'il est.
32:38Mais c'est très compliqué,
32:40je peux vous assurer.
32:40Surtout dans les périodes
32:41que nous connaissons actuelles.
32:42Moi, j'avais connu,
32:43il y a bien longtemps,
32:43on n'était pas dans ces situations pareilles.
32:46Mais les situations actuelles
32:46sont de plus en plus compliquées
32:47pour nos forces de l'ordre.
32:49Autre image
32:49qu'on voulait vous montrer,
32:50c'est la foule
32:51qui est autour
32:52de cet arc de triomphe.
32:53Parce que sur le plan rapproché,
32:55on voyait assez peu de monde finalement.
32:57Mais là, on voit
32:57des passants
32:59qui ont couru.
33:00On ne sait pas exactement
33:01pour quelles raisons.
33:03Mais cet homme
33:03avec un couteau,
33:04Dominique Rizet,
33:04s'il avait traversé
33:06la route
33:07pour aller de l'autre côté.
33:09Qu'est-ce qui aurait pu se passer ?
33:10Là, on ne peut plus tirer.
33:11Il n'y a plus de tir possible.
33:13Si.
33:13Ça s'appelle
33:13le périple meurtrier.
33:15Après les attentats
33:16du Bataclan,
33:17le législateur a décidé
33:20que...
33:21Le truc complètement absurde,
33:23c'est qu'un terroriste
33:25serait sorti du Bataclan
33:26après avoir fait
33:26ce qu'il avait fait,
33:27son arme à la main,
33:28et aurait couru
33:29avec son arme à la main.
33:31On n'avait pas le droit
33:32de lui tirer dessus
33:32parce qu'il ne présentait
33:34pas un danger immédiat,
33:35même s'il avait tiré
33:36auparavant.
33:37Il court avec son arme
33:37dans la rue,
33:38il ne présentait pas
33:39un danger immédiat.
33:40C'est absurde.
33:41Le législateur a décidé
33:42de réfléchir à ça
33:44et la notion
33:45de périple meurtrier
33:47a existé
33:49dans le droit français.
33:50Le périple meurtrier,
33:51ça veut dire
33:51qu'à partir du moment
33:52où cet homme
33:53a tué dans le Bataclan,
33:54sort et court
33:55avec son arme,
33:56il est susceptible
33:57de commettre,
33:59de continuer.
34:00Donc,
34:01là,
34:01on peut le neutraliser.
34:02A partir de 2017,
34:03je crois que ça a été fait
34:04par Dominicain,
34:05la loi.
34:05Absolument,
34:06ça a pris quelque temps
34:06quand même.
34:07On dit le droit de tuer.
34:08Les politiques disent
34:09certainement,
34:09ce n'est pas du tout ça.
34:10Ce qui veut dire
34:10que là,
34:11si cet homme avait traversé
34:12la route,
34:14la place de l'étoile,
34:15un policier
34:16pouvait tirer sur lui,
34:18ouvrir le feu sur lui.
34:19Dominique,
34:19est-ce que dans les prochains jours,
34:20il va y avoir une vigilance
34:21forcément renforcée
34:22autour des Champs-Elysées ?
34:22On est déjà en vigilance attentat
34:24en France.
34:25On est en vigilance attentat.
34:26Mais est-ce qu'il va y avoir
34:27des rondes de policiers
34:28renforcés pour des Champs-Elysées ?
34:30C'est la stratégie
34:31de cette attaque.
34:33Avec la crainte de quelqu'un
34:34qui reproduit la même chose,
34:35ça peut arriver aussi ?
34:36Tout est possible,
34:37le plan Sentinelle
34:37est toujours en place.
34:39Vous savez,
34:39le niveau terrorisme
34:40est toujours présent,
34:40même si on n'en parle pas
34:41tous les jours.
34:41Là, aujourd'hui,
34:42on en parle parce qu'il y a ce fait.
34:43Mais le terrorisme
34:44est toujours prégnant
34:45dans notre pays
34:45comme dans d'autres pays européens.
34:47Donc,
34:47les forces de l'ordre
34:48sont mobilisées effectivement
34:50et attentives
34:50et capables de réagir
34:51très rapidement.
34:52Il faut encore une fois
34:53le signaler.
34:54Et le renseignement
34:54va être encore plus actif
34:56si c'est possible de l'être ?
34:57Oui, bien entendu,
34:58parce que chaque attentat
34:59soit réussi,
35:01il a échoué,
35:03mais enfin,
35:03il était tout près de réussir,
35:06soit toute tentative
35:07d'y jouer,
35:08eh bien,
35:08permet d'en savoir plus
35:09sur quels sont les auteurs,
35:11quels sont les modes opératoires,
35:14quels sont les réseaux
35:15potentiellement
35:16qui sont autour de tout cela.
35:17Donc,
35:17c'est une expérience
35:19supplémentaire
35:20qui va permettre
35:21de mieux se défendre
35:23contre d'autres projets terroristes.
35:24Et une attaque
35:25à laquelle a réagi
35:26Emmanuel Macron
35:27ce soir depuis Munich.
35:28Écoutez,
35:28le chef de l'État
35:29qui a parlé sur X
35:30de terrorisme islamiste
35:31et qui s'exprime
35:32depuis la Bavière ce soir.
35:34Je condamne
35:35cette attaque terroriste
35:36sur l'arc de triomphe.
35:37Je veux féliciter
35:38les gendarmes
35:40qui ont réagi
35:42tout de suite
35:43et notre gendarme
35:43qui a neutralisé
35:44l'assaillant
35:46et dire
35:46ma solidarité,
35:48mon affection
35:49au comité de la flamme
35:51et aux gardiens de la flamme
35:52qui étaient là
35:52à ce moment-là
35:53au moment de cette cérémonie républicaine.
35:56Nous sommes vigilants
35:57à chaque instant.
35:58Nos forces de sécurité intérieure,
36:00policiers,
36:00gendarmes,
36:00gardes républicains
36:01sont mobilisés
36:02et ils sont intervenus
36:04ce soir
36:04avec force
36:06pour stopper
36:08cet assaut
36:08et cette attaque terroriste.
36:10Merci messieurs
36:11d'avoir nous aidé
36:13à comprendre
36:14ce qui s'est passé.
36:15L'agression au couteau
36:16d'un militaire
36:17sous l'arc de triomphe,
36:18l'assaillant est mort
36:19de ses blessures.
36:20On l'a appris
36:20il y a un peu moins
36:22de deux heures.
36:22Un militaire
36:23avait ouvert le feu
36:24pour le neutraliser.
36:25Le chef de l'État
36:26parle d'un attentat terroriste.
36:28Sous-titrage Société Radio
Commentaires