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  • il y a 5 semaines
Avec Caroline Chabaud, fondatrice de l'association Mes Mains en Or et Arthur Aumoite, conférencier.

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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-02-14##
Transcription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:04Et bienvenue sur Sud Radio en cette soirée très spéciale,
00:08la soirée du 14 février que nous allons passer ensemble avec vous, Mathéo Lambelot.
00:14Bonsoir Mathéo.
00:15Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:16Très heureux de passer ce moment avec vous.
00:18Très heureux également, j'ai mis la chemise, je me suis mis du gel,
00:22et regardez, je suis même allé jusqu'au bout de l'initiative.
00:26Je vous ai ramené un petit cadeau mon cher Anthony.
00:28Non, vous êtes trop mignon.
00:30Alors, qu'est-ce que c'est ?
00:32Oh non, c'est pas vrai, il m'a ramené une rose.
00:35Merci Mathéo Lambelot, moi aussi je vous aime.
00:37Voilà, fallait faire les choses jusqu'au bout.
00:40Très belle Saint-Valentin à vous, mesdames et messieurs qui écoutez Sud Radio.
00:43Merci Mathéo pour ce happening pas du tout prévu.
00:50Bonsoir Céline et Jnayni.
00:52Bonsoir Anthony, bonsoir à tous.
00:54Très belle Saint-Valentin à vous aussi.
00:56Belle Saint-Valentin, je suis déçu de ne pas avoir été invité.
00:59J'attendais un peu.
01:00J'avais pas assez de budget pour acheter plusieurs roses.
01:03C'est pas grave, je donnerai un pétale à chacun.
01:09Également, Bonsoir Valentin à Anthony qui est à la réalisation.
01:13Mesdames et messieurs, ce soir une émission spéciale, vous l'avez compris,
01:16où nous allons parler d'amour et de sexualité.
01:21Quand on est en situation de handicap, peut-on être amoureuse ou amoureuse ?
01:25Peut-on avoir des relations sexuelles ?
01:29Et si oui, dans quel contexte ?
01:32Je vais arrêter cette voix de crooner.
01:33Je vais accueillir nos invités avec qui on va pouvoir en discuter tout au long de cette émission.
01:42Caroline Chabot, bonsoir à vous.
01:45Bonsoir.
01:46Vous êtes directrice de l'association Mes mains en or.
01:48Et avec vous, on va justement parler de ce sujet très un peu plus sérieux.
01:55Et également, quelqu'un que ça fait longtemps qu'on ne vous a pas reçu.
01:59Et je suis très heureux de vous avoir.
02:00Arthur Omoit, bonsoir à vous.
02:02Coucou, bonjour, bonsoir.
02:05Alors vous aussi, vous êtes en mode Saint-Valentin, Arthur.
02:08Salut, hello.
02:11C'est n'importe quoi.
02:13Cette émission part en cacahuètes, mesdames et messieurs.
02:17Ça fait que deux minutes.
02:19Allez, c'est parti.
02:22Agissons ensemble pour une société plus juste.
02:25L'association APF France Handicap présente
02:28Sud Radio, faut que ça change, la vraie vie.
02:31Je le disais juste avant, peut-on être amoureuse, amoureux,
02:36quand on est en situation de handicap ?
02:38Encore mieux, peut-on même avoir des relations sexuelles ?
02:42Avec vous, Caroline Chabot, on va essayer de décrypter ce sujet.
02:46Mais avant, comme maintenant le veut la tradition de cette émission,
02:51le coup de cœur ou le coup de gueule de Mathéo, cette semaine, ce sera ?
02:54C'est un coup de cœur, le jour de Saint-Valentin.
02:58On va éviter les coups de gueule.
02:59Dites-le, Mathéo.
03:00Oui, Anthony, je voulais vous proposer aujourd'hui un coup de cœur
03:03pour une magnifique initiative de la Société Générale
03:06et de la Fédération Française de Rugby.
03:08Si vous avez regardé le match d'ouverture du tournoi Destination,
03:11jeudi 5 février, entre la France et l'Irlande,
03:13vous avez peut-être assisté à cette...
03:15C'est pas un match, c'est une claque.
03:16Mais je disais, vous avez peut-être, avant le match,
03:18assisté à cette sublime marseillaise en langue des signes,
03:22chance signée par Maxence, 11 ans.
03:24Maxence, c'est un jeune garçon passionné de rugby.
03:2611 ans, c'est son âge, pas son nom.
03:28Oui.
03:28Oui.
03:29C'est pas sûr.
03:30Oui.
03:30Donc Maxence, c'est un jeune garçon passionné de rugby
03:33qui est en train de perdre progressivement l'audition
03:35à cause d'une maladie dégénérative.
03:36Une maladie qui l'éloigne malheureusement de son rêve de petit garçon,
03:39de devenir rugbyman professionnel.
03:42Mais le temps d'une soirée, il a pu voir les choses en grand,
03:45entrer sur la pelouse aux côtés du capitaine Antoine Dupont,
03:48interpréter donc cette marseillaise si émouvante
03:50et vivre en plus la magnifique victoire du 15 de France.
03:53Un grand bravo donc à la Société Générale
03:56et à la Fédération Française de Rugby
03:58pour ce beau message d'inclusion et ce partage de valeurs.
04:01Et cette initiative sera d'ailleurs renouvelée
04:03lors de la réception de l'Italie à Lille la semaine prochaine
04:06puis pour celle de l'Angleterre le 14 mars prochain au Stade de France.
04:11Et par ailleurs, si vous souhaitez continuer de suivre ce tournoi Destination,
04:15rendez-vous demain dès 15h30 sur Sud Radio
04:18pour le match Pays de Galles-France.
04:20Demain, on est dimanche ?
04:21Oui.
04:22J'attendais que vous fassiez la même vanne que vous avez faite tout à l'heure dans la rédac.
04:27Non, c'était un moment incroyable.
04:29Vraiment, ça m'a bouleversé ce moment.
04:31Je ne sais pas si vous avez eu le temps, vous, de le voir, les amis,
04:34Salim et Jaini, par exemple, vous entendez le parler.
04:36Mais c'était incroyable, cet instant.
04:39Ah oui, un moment extraordinaire, spontané.
04:42Vraiment un chouette moment de partage
04:44et puis qui a tendance à donner un joli sens
04:48à tout ce que peut signifier le partage de la Marseillaise,
04:51le partage d'une chanson pour quelqu'un qui ne l'entend pas
04:53et qui, malgré tout, en profite.
04:55Allez, Caroline Chabot, je me tourne vers vous désormais.
04:58Alors, vous êtes à distance, donc je ne sais pas de quel côté vous êtes,
05:00mais on va dire que vous êtes en face de moi.
05:03Vous, vous êtes donc directrice de l'association Mémins en Or, je le disais.
05:08Et peut-on être amoureuse ou amoureux quand on est en situation de handicap ?
05:13Et peut-on avoir des relations sexuelles dans le cadre de ces relations ?
05:17Ou peut-être même en dehors de relations amoureuses et amoureuses ?
05:21J'aimerais explorer un peu avec vous cette question
05:23et comment vous, vous l'abordez du point de vue de la professionnelle
05:26qui accompagne des personnes en situation de handicap ?
05:28Je crois que vous avez commencé avec des déficients visuels,
05:31donc des non-voyants, des malvoyants.
05:33Oui, moi je travaille depuis plus de six ans sur un projet
05:37qu'on appelle Éduquer pour protéger sur les questions de vie relationnelle,
05:43affective, intime et sexuelle.
05:45Plus précisément, on a mené des travaux dans la déficience visuelle.
05:49Et aujourd'hui, on travaille aussi sur les publics
05:54ayant une trouble du développement intellectuel,
05:57avec ou sans trouble du spectre de l'autisme.
05:59Mais j'ai envie de vous dire, vous me posez la question,
06:02est-ce que l'on peut être amoureux ou avoir des relations sexuelles ?
06:05Et j'ai envie de vous dire pourquoi on ne pourrait pas ?
06:08Je crois que l'essence de l'être humain dans sa vie,
06:12il est en quête perpétuelle d'amour, d'existence auprès des autres.
06:19Et lorsqu'on est en situation de handicap, c'est la même chose.
06:23On a besoin d'affect, on a besoin d'intime, on a besoin de relationnel,
06:27peut-être même des fois encore plus.
06:31Voilà, et c'est essentiel.
06:34C'est un sujet, on ne peut plus délicat à aborder,
06:39parce que dans l'inconscient collectif,
06:41une personne en situation de handicap n'a presque pas de vie sociale.
06:44Et donc, cette question que nous posons aujourd'hui,
06:47peut-on être amoureuse ou amoureux quand on est en situation de handicap ?
06:50Peut-on même avoir des relations sexuelles ?
06:52Avoir une sexualité épanouie ?
06:54C'est forcément, là aussi je pense, dans l'inconscient collectif,
06:58des questions qui se posent par les gens qui nous écoutent,
07:03nos auditrices, nos auditeurs,
07:05et pour lesquels il y a peut-être parfois des idées préconçues ou des préjugés.
07:10Oui, il faut les briser,
07:12et justement, c'est aussi ce qu'on mène avec nos projets Améma en or,
07:17parce que l'être humain, il a un développement psychosexuel
07:23depuis qu'il est né, jusqu'à l'âge adulte.
07:27Lorsqu'on est en situation de handicap,
07:28on a le même développement psychosexuel,
07:31avec les mêmes étapes de développement,
07:34les mêmes besoins,
07:34et il faut arrêter d'imaginer
07:37qu'une personne en situation de handicap
07:39ne serait pas capable d'être amoureux,
07:42ne serait pas capable d'avoir des relations sexuelles,
07:45et ne serait pas capable,
07:46in fine aussi, s'il le souhaite,
07:48d'être parent.
07:51Alors parfois, il peut y avoir des situations
07:53où la parentalité peut être plus complexe,
07:55mais à partir du moment où la personne le souhaite,
07:59on est dans un pays
08:00où on a ratifié des droits
08:03pour les personnes en situation de handicap,
08:05dont celle de pouvoir vivre une vie
08:09pleinement épanouie et autonome,
08:11et notamment sur les questions
08:12de vie affective, intime et sexuelle.
08:14C'est l'image d'année, je voudrais en venir avec vous
08:16sur justement cette question de la sociabilité
08:20de la personne en situation de handicap,
08:22et donc son rapport à l'amour,
08:24son rapport à sa sexualité,
08:26et du coup le regard de l'autre.
08:28C'est quand même difficile,
08:29quand on est en situation de handicap,
08:31de trouver une partenaire, un partenaire,
08:33ne serait-ce que juste pour des relations affectives ?
08:36Difficile, je ne sais pas, c'est différent.
08:38En tout cas, c'est une évidence.
08:40Caroline vient de soulever un point hyper important
08:43et hyper présent sur cette question-là au quotidien.
08:46C'est les idées préconçues
08:47avec lesquelles la personne face à vous
08:49ou dans la société va arriver
08:51quand elle ne connaît pas la situation.
08:53quand il est question de handicap,
08:55premièrement, la personne va imaginer ce qui manque,
08:57va imaginer ce qui ne fonctionne pas,
08:59et potentiellement définir la personne par ça.
09:02Il y a des handicapés du sexe ?
09:06Bien évidemment que oui !
09:07J'allais dire très probablement,
09:08mais bien évidemment que oui.
09:09La question que je peux, c'est très sérieuse.
09:11Il y a des fois où effectivement,
09:13on connaît très bien,
09:14le meilleur exemple,
09:15c'est le film Intouchable,
09:16qui donne notamment l'exemple,
09:18ce qui ne fonctionne pas physiquement
09:21parce que la personne est tétraplégique complète.
09:25Il y a d'autres moyens.
09:27L'exemple avec Omar Sy
09:28qui fait mourir derrière tout le monde
09:29en disant « je vais te lécher l'oreille »
09:31qui est l'exemple.
09:33C'est vrai, j'avais oublié cette scène incroyable.
09:35Oui, oui, je vais te lécher l'oreille.
09:36Caroline Tchabot, vous disiez quelque chose, non ?
09:38Ou c'était Arthur ?
09:38Je ne sais pas, bien entendu.
09:41Ah oui, c'était moi.
09:43Mais en fait, la sexualité,
09:45le problème, c'est qu'on imagine,
09:47ça c'est pareil,
09:47c'est ce qui a été mis dans l'inconscient collectif,
09:50que tout passer par le sexe.
09:51Il faut avoir des préliminaires,
09:53une pénétration, une éjaculation
09:55avec une jouissance.
09:56Aujourd'hui, on revient de tout ça
09:58et ce n'est pas forcément obligatoire.
10:01On peut avoir une sexualité sans pénétration.
10:03on peut avoir du plaisir, du désir,
10:07enfin, sans ces étapes-là.
10:09On peut aussi avoir des rapports sans préliminaires,
10:12enfin, etc.
10:13Chacun fait comme il veut d'abord
10:15et aussi parfois comme il peut.
10:18Et puis, il peut y avoir des aides aussi
10:20pour ceux qui vont avoir des problèmes d'érection
10:24ou divers autres problèmes qu'il peut y avoir.
10:28Donc oui, il y a des handicaps
10:29qui sont juste liés au fait
10:31de ne pas pouvoir avoir
10:34de relations sexuelles en tant que telles.
10:37Des hommes qui ont des problèmes d'érection,
10:38des femmes qui ont des problèmes de vaginisme, etc.
10:41Que Brigitte Lahaye ne m'enveuille pas
10:42d'aller sur son créneau ce soir à 20h30.
10:45Je suis désolé, mesdames et messieurs,
10:47peut-être que vous êtes à table,
10:48peut-être que vous êtes en voiture
10:49et que vous pouvez nous écouter ce soir.
10:50C'est une spéciale Saint-Valentin.
10:51Et c'est pour ça que nous avons voulu parler
10:52de ces sujets ô combien importants
10:56dans la vie de chacune et chacun.
10:59Vous ne bougez pas, on fait une courte pause
11:01et après, avec Arthur Oumouat,
11:03on va parler de ce que vous avez notamment fait ensemble
11:05avec Caroline Chabot
11:07sur les notices de préservatifs.
11:10Allez, à tout de suite sur Sud Radio.
11:12Sud Radio, il faut que ça change.
11:14Anthony Martin-Smith.
11:16De retour sur l'antenne de Sud Radio
11:17pour cette spéciale Saint-Valentin
11:19où nous parlons amour.
11:21Merci Anthony,
11:22qui est à la réalisation amour et sexualité.
11:25Peut-on être amoureuse ou amoureux
11:26en situation de handicap ?
11:28Peut-on même avoir des relations sexuelles,
11:30une sexualité épanouie
11:31avec une ou un partenaire
11:33ou plusieurs selon les préférences de chacun ?
11:35Mathéo Lamblot.
11:37Bonsoir à vous.
11:37Bonsoir Anthony.
11:39J'aime bien Boutaqui.
11:40Salut Mélanie, toujours à distance.
11:42Avec vous, on va voir la story de la semaine.
11:44On va parler de quoi ?
11:45Absolument.
11:46On va parler de l'amour qui survit à tout.
11:49Oh, c'est beau ça, c'est beau.
11:51Avec nous également pour en parler,
11:53Caroline Chabot
11:54qui est directrice de l'association
11:56Mes mains en or.
11:57Et Arthur, je ne sais même plus
11:58avec tout ce que vous faites,
11:59comment vous présentez Arthur,
12:00mais je dirais que vous êtes un militant engagé.
12:03Comment je vous présente ?
12:05J'aime dire expert du vécu de l'autonomie visuelle.
12:08Et comme ça, on peut rattacher
12:09beaucoup, beaucoup des activités
12:10qui sont les miennes.
12:11Vous me donnons une carte de visite.
12:14Allez, c'est parti.
12:15Ouvrir prendre votre voix.
12:16Sud Radio, il faut que ça change.
12:18La story de la semaine.
12:20Et on a un réalisateur
12:21qui est tellement amoureux
12:22qu'il se soit en a du mal
12:23à lancer les jingles.
12:25Salim et Jnay,
12:26du coup, l'amour qui survit à tout.
12:29À tout, même au deuil.
12:31Aujourd'hui, je veux vous raconter
12:32l'histoire de Bastien et Amélie,
12:34ensemble et amoureux
12:35depuis plus de 13 années maintenant.
12:38Au cours de leur histoire,
12:39vient un premier enfant, Tom,
12:41et puis vite,
12:42un deuxième, Léo.
12:43Léo, qui, hélas, très vite
12:45dans sa vie de petit enfant,
12:47se voit diagnostiquer
12:48un rétinoblastome
12:49dans l'une de ses caractéristiques.
12:52Cancer de la rétine.
12:53Cancer de la rétine,
12:54si ce n'est la pire forme,
12:55la trilatérale,
12:56à savoir les deux yeux atteints.
12:58Troisième côté, le cerveau.
13:00Donc, hélas,
13:00un pronostic très, très lourd,
13:02très, très dur.
13:03Léo n'a pas survécu
13:05à sa pathologie,
13:07à son traitement.
13:08Oh, combien de cas existent
13:11aujourd'hui dans la médecine
13:12et dans les suivis
13:14où les couples n'auraient pas survécu,
13:16n'auraient pas tenu.
13:17Non seulement leur couple a tenu,
13:18Léo a inspiré de très belles actions,
13:21notamment les chouchous de Léo.
13:23Et aujourd'hui, Amélie et Bastien
13:25sont les heureux parents
13:25d'un troisième enfant.
13:27Ils se décrivent comme tels
13:28puisque Pio vient de voir le jour.
13:31Il a quelques semaines aujourd'hui
13:32et il est, je crois,
13:34le plus bel exemple
13:35de cette belle histoire
13:37et de Léo qui est toujours présent,
13:39toujours un membre de la famille,
13:41jamais oublié.
13:42Et un petit mot justement
13:44sur ces actions,
13:45les chouchous de Léo
13:47qui ont servi à rassembler
13:48pas mal de fonds,
13:50notamment pour la recherche
13:51contre cette terrible maladie
13:53qui parfois peut atteindre
13:55des sommets
13:58et des grandes difficultés
13:59comme ça,
14:00des pronostics très compliqués.
14:01La plupart du temps,
14:02non, bien heureusement.
14:03Mais voilà,
14:04la recherche a évidemment
14:05besoin de ces initiatives
14:06et on voit là
14:07une très belle expression.
14:09Pio,
14:10fruit d'un amour inébranlable,
14:12visiblement,
14:12en tout cas,
14:13une pensée
14:15très forte
14:15et très appuyée
14:16ce soir pour
14:17cette famille
14:19que nous embrassons
14:20et peut-être
14:21qu'on souhaite
14:22une belle Saint-Valentin.
14:23En plus,
14:24et peut-être qu'ils pourront
14:24venir nous saluer
14:25très prochainement
14:26dans l'émission.
14:27Arthur Oumouad,
14:28je me tourne désormais vers vous.
14:30Vous aussi,
14:30vous êtes à distance,
14:31donc je ne sais pas
14:31de quel côté je me tourne,
14:32mais on va dire
14:34que vous êtes un peu à gauche.
14:35Vous êtes un peu à gauche
14:36parce que vous êtes
14:38militant associatif.
14:39Voilà.
14:41J'ai fait un raccourci
14:43très stéréotypé.
14:45Très cliché.
14:45On est tous à gauche alors.
14:47Pardon Caroline,
14:48vous allez vous mettre
14:49à droite, vous.
14:50On est tous à gauche alors
14:51parce qu'on est tous
14:52militants associatifs.
14:55Bon, allez,
14:56plaisanterie mise à part,
14:57vous avez travaillé ensemble
14:58avec Caroline Chabot
15:01sur l'adaptation
15:02des notices de préservatifs.
15:05Alors là,
15:05il va falloir m'expliquer
15:06parce que déjà,
15:07je ne savais pas
15:08qu'il y avait des notices
15:09fournies avec les préservatifs,
15:11mais...
15:12Vous avez une VAE,
15:13vous, Anthony,
15:13c'est ça ?
15:15Une valorisation
15:16de l'acquis d'expérience,
15:17c'est ça ?
15:17Oui, très bien.
15:19L'acquis d'expérience,
15:20mais pas dans la boîte.
15:22D'accord.
15:23Bon, du coup,
15:24alors,
15:25cette notice de préservatifs,
15:28elle est adressée à qui
15:29et pourquoi vous l'avez adaptée,
15:32c'est ça,
15:32dans différents formats ?
15:34Dites-nous tout,
15:34Arthur Oumwatt.
15:36Eh bien,
15:36elle s'adresse à chacun
15:38qui est en capacité
15:40de pouvoir,
15:40d'une façon ou d'une autre,
15:43prendre connaissance
15:44de cette information-là.
15:46On a la possibilité
15:47de la recevoir
15:47de façon numériquement adaptée,
15:50de la recevoir en braille
15:52ou dans d'autres moyens...
15:54Quand vous dites
15:54numériquement adaptée,
15:55c'est par e-mail,
15:56par exemple ?
15:57Voilà.
15:57Bonjour,
15:58tu trouveras si joint
16:00la notice...
16:00Sur le site des mains en or,
16:02par exemple.
16:02D'accord.
16:03Elle est téléchargeable
16:04gratuitement sur le site.
16:05Caroline Chabot.
16:06D'accord.
16:06Et ça permet,
16:08effectivement,
16:08à tout un chacun
16:09de pouvoir accès,
16:10avoir accès, pardon,
16:11à ces notices
16:14d'usage
16:14avec des numéros
16:15de téléphone,
16:16des recommandations,
16:17par exemple,
16:18de cas de rapport
16:20avec un doute
16:21et donc du coup
16:21de pouvoir prendre
16:22une pilule du lendemain,
16:23etc.
16:23Donc,
16:23quelques recommandations
16:24assez généralistes
16:25et puis des choses
16:26bien bien précises
16:27pour pouvoir mettre
16:28en place,
16:29en bonne et due forme,
16:31un préservatif dit
16:32masculin ou externe
16:33et un préservatif
16:34dit féminin
16:36ou interne.
16:38Et l'idée,
16:39c'est de ne pas
16:39nécessairement passer
16:40par l'image
16:40puisque dans cette fameuse
16:42boîte de préservatifs
16:43que visiblement
16:44vous n'avez pas
16:44tout à fait vue,
16:45mon cher Anthony,
16:46il y a cette notice
16:48mais qui mélange
16:49à la fois
16:49quelques explications
16:51textuelles
16:52écrites en petits
16:53comme par exemple
16:54la notice d'usage
16:56dans un médicament
16:57et par ailleurs
16:58il y a des petits schémas.
16:59Mais pour nous,
16:59les personnes malvoyantes
17:01ou d'autres personnes
17:02empêchées de lire
17:03et de voir,
17:04de comprendre
17:05des images,
17:06ça peut être quelque chose
17:07d'assez compliqué.
17:08Donc ce qu'on a voulu
17:09avec Caroline,
17:11c'est pouvoir donner accès
17:12d'une façon
17:13la plus simple possible
17:14textuellement,
17:16sans images,
17:17à ces informations-là
17:18pour faire comprendre
17:19avec des phrases
17:21les plus simples possibles
17:22en définissant les termes
17:24les meilleures façons
17:27de pouvoir installer
17:28ces préservatifs-là
17:30et de pouvoir avoir
17:30un rapport amoureux
17:32ou simplement sexuel
17:33dans les meilleures conditions
17:35possibles
17:35pour se prémunir
17:36d'un enfant indésiré
17:38ou d'une maladie
17:40ou infection
17:41sexuelle.
17:41Elle aussi indésirée.
17:43Non désirée.
17:46Alors il est important
17:47déjà de reparler
17:48de cette question
17:49du préservatif
17:50que ce que l'on soit
17:50en situation de handicap
17:51ou pas,
17:52les amis,
17:52quand vous aimez,
17:54protégez-vous,
17:55sortez couverts.
17:57Mais Caroline Chabot,
17:58j'ai juste une question
17:59à vous poser.
18:00Moi,
18:00quand j'étais gamin
18:01au collège,
18:02même je crois
18:02à l'école primaire,
18:04alors je suis non-voyant,
18:05mais j'étais dit
18:06dans un milieu
18:08ordinaire,
18:08dit ordinaire,
18:09j'ai eu des cours
18:10d'éducation sexuelle
18:12où on nous a parlé,
18:13je me rappelle très bien
18:14de ce truc
18:14qui nous avait beaucoup
18:15fait rire
18:15avec la banane
18:16et le préservatif.
18:19Les personnes déficientes
18:20visuelles que vous
18:21accompagnez
18:21n'ont pas accès
18:22à ça ?
18:23À ces sensibilisations ?
18:26Alors je pense
18:27que vous ne l'avez pas
18:27eu au primaire.
18:30Non,
18:30ça c'est sûr
18:31que ce n'était pas
18:31au primaire.
18:32En tout cas,
18:33je ne l'ai pas eu
18:33au primaire.
18:36Collège et lycée.
18:37Non,
18:38primaire,
18:39je pense que
18:39c'était plus
18:39une éducation
18:41à la relation,
18:43à la question
18:44du consentement.
18:45mais avec un schéma
18:46visuel.
18:47C'est déjà bien
18:49que vous en ayez eu
18:50parce que
18:51c'est rarement fait.
18:53Non,
18:54mais au collège,
18:54par contre,
18:55j'ai un parfait souvenir
18:55de cette histoire
18:56de banane
18:56avec un préservatif.
18:58Alors,
18:59effectivement,
19:00normalement,
19:01c'est censé être fait
19:02à partir du collège
19:03et encore répété au lycée.
19:05Ce n'est pas toujours fait.
19:07Donc,
19:07c'est super si vous en avez eu.
19:10Ce n'est pas
19:11le faire partout.
19:12Voilà,
19:12c'est ça.
19:12Tous les enfants
19:13qui sont en inclusion
19:14n'en bénéficient pas forcément.
19:17Ceux qui sont
19:18dans un cadre institutionnel
19:19n'en bénéficient pas
19:20forcément non plus
19:21parce que
19:22s'il n'y a pas
19:22un référent
19:23sur le sujet,
19:24s'il n'y a pas
19:24une association extérieure
19:26qui vient pour faire...
19:27Voilà.
19:28Et lorsque les enfants
19:29non voyants
19:30sont en inclusion,
19:31ce qui est le cas
19:31de 86% des enfants
19:33déficients visuels
19:34aujourd'hui,
19:35lorsqu'il y a une intervention
19:36dans la classe,
19:37souvent,
19:38c'est rarement préparé.
19:39Souvent,
19:40en général,
19:40ce sont des associations
19:41externes qui viennent,
19:42planning familial
19:43ou autres,
19:44qui sont des super assos
19:46et qui sont très professionnels.
19:48Mais l'enfant aveugle
19:50n'est pas forcément identifié.
19:51Et puis,
19:52au moment où ils font
19:53la démonstration
19:54devant tout le monde,
19:56l'enfant aveugle,
19:57il ne va pas forcément
19:58lever la main
19:59pour dire
19:59« Ah ben moi,
20:00il faut que je touche,
20:00etc. »
20:01je ne sais pas,
20:02je n'ai pas compris.
20:03Il y en a qui vont peut-être
20:04le faire.
20:04Oui, ça peut être gênant.
20:05Mais il y en a beaucoup
20:06qui sont gênés.
20:08Il y en a,
20:08ils ne sont pas prêts encore,
20:09ils n'en sont pas là.
20:10Et donc,
20:10c'est souvent des choses
20:11qu'il faudrait reprendre
20:12dans tous les cas
20:13parce qu'il faut un peu plus
20:14de temps aussi à côté.
20:16Et c'est rarement repris à côté.
20:17Donc moi,
20:18je travaille beaucoup aujourd'hui
20:19avec les institutions
20:20pour faire en sorte
20:21que toutes ces choses-là
20:21soient faites à côté.
20:24on a même développé,
20:26parce que vous dites
20:26la banane,
20:27mais ce n'est pas pratique.
20:28On ne peut pas le poser
20:29sur la table.
20:29disons que tout le monde
20:29n'a pas ce format-là,
20:30je pense.
20:32Non,
20:33on a,
20:35sans dire de bêtises,
20:36parce que c'est des sujets
20:38importants et sérieux.
20:42Et nous,
20:43on a fait des éditions
20:44à la vente
20:44sur notre site
20:45des pénis
20:46en impression 3D
20:47qui se posent sur la table
20:48pour pouvoir faire correctement,
20:50apprendre correctement.
20:51Et puis,
20:52les filles ne savent pas faire.
20:54et si elles sont
20:55avec un garçon
20:56qui ne sait pas faire,
20:57bon,
20:57allez,
20:58on n'est pas de préservatif.
20:59Et c'est ce qui se passe
21:01ce soir.
21:01Et donc,
21:01ça donne des grossesses
21:02non désirées,
21:04voire des maladies
21:05sexuellement transmissibles
21:06et des infections
21:07sexuellement transmissibles
21:09et donc,
21:09une catastrophe
21:10quand on est ado.
21:12Même quand on est adulte aussi.
21:14Mais en tout cas,
21:15ces problèmes-là
21:16que vous nous décrivez
21:17interviennent aussi beaucoup
21:19chez les adolescents.
21:21Et il est important
21:22de leur donner
21:23la possibilité
21:24et après,
21:24c'est à eux
21:25de s'en saisir,
21:26de vouloir le faire,
21:27mais de pouvoir
21:29se protéger
21:29comme les autres
21:31peuvent le faire
21:32et de manière autonome.
21:35C'est ça qui est important.
21:37C'est bien reçu.
21:38On conseille de s'entraîner avant.
21:39Pour pouvoir être autonome,
21:40on conseille de s'entraîner
21:41avant tout seul.
21:42C'est bien reçu ça, Caroline,
21:44par les instituts,
21:45justement,
21:46spécialisés,
21:47ce genre d'enseignement.
21:48on arrive à voir l'oreille
21:50de tout le monde.
21:52Tout le monde.
21:54Il y en a qui sont plus près
21:55que d'autres.
21:56Mais on a mené une étude
21:57et en fait,
21:58on avait plus de 64%
22:00des professionnels
22:01du médico-social
22:02qui étaient prêts
22:03à se former
22:04et à intervenir,
22:05mais qui se sentaient démunis.
22:06Aujourd'hui,
22:07on forme de plus en plus
22:08de professionnels
22:09et ils se sentent
22:12plus compétents
22:14après avoir été formés
22:16parce qu'on dédramatise
22:19aussi un certain nombre
22:20de choses.
22:21On fait comprendre
22:22l'importance
22:23et l'intérêt de le faire
22:24et ils se sentent
22:25plus à l'aise.
22:26Après, j'espère
22:27qu'ils le mettent en place.
22:28Ça, c'est des évaluations
22:29qui sont en cours aussi.
22:31Mais oui, c'est sûr.
22:32On a un sentiment
22:33de compétence
22:34après avoir été formés
22:35qui est quand même
22:36plus important.
22:38Eh bien, écoutez,
22:39vaste sujet.
22:40En tout cas,
22:41je crois que Mathéo Lambeau
22:42ne s'est pas remise
22:43de cette question de format.
22:45Mais merci en tous les cas,
22:47Caroline Chabot.
22:51Merci beaucoup.
22:52Je rappelle,
22:52vous êtes directrice
22:53de l'association
22:53Mes mains en or.
22:55Merci pour en tout cas
22:57ce partage.
22:58Merci Arthur Onouat
22:59également pour ses explications
23:00sur les notices
23:02que l'on peut trouver,
23:03je crois,
23:03sur votre site internet.
23:05Caroline,
23:07librement.
23:08Et ça, c'est très important.
23:09On a bien compris
23:10tous les enjeux
23:11qu'il y a derrière.
23:13Peut-on être amoureuse
23:14ou amoureux
23:15en situation de handicap
23:16avec une sexualité épanouie ?
23:17Visiblement, oui.
23:18Je vous remercie
23:19en tout cas
23:19pour tous ces éclaircissements.
23:20Merci Salim et Jnaini
23:22également pour ce moment.
23:24Vous retrouvez évidemment
23:25le match ce soir
23:27tout long, clairement,
23:28sur Sion de Radio.
23:29Et on se dit
23:29à la semaine prochaine.
23:30Sion de Radio.
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