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Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour.

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00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence ce matin avec les très chers fonctionnaires français.
00:07La France est un pays extrêmement fertile, on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.
00:13Alors oui, je sais, la formule de Clemenceau est célèbre, éculée, diront certains, il l'empêche qu'elle ait parfaitement d'actualité.
00:20Ce matin, la nouvelle fait la une du plus gros titre du Figaro, la France compte toujours plus de fonctionnaires, 32 000 en plus en 2024, selon les derniers chiffres disponibles.
00:32Et pourtant, pourtant, rappelez-vous, 2017, durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de réduire de 120 000 agents les effectifs de fonctionnaires durant son premier quinquennat.
00:43Mais à croire qu'en Macronie, les promesses n'engagent que ceux qui y croient parce que le nombre de fonctionnaires n'a jamais cessé, lui, de croître.
00:52Et c'est l'un des mots français, explique finalement Gaëtan de Capelle dans son éditorial.
00:57Dans notre pays, la croissance de la fonction publique dépasse celle de la population pour un degré de satisfaction de plus en plus médiocre.
01:04En l'an 2000, il ne nous semblait pourtant pas que la France était sous-administrée.
01:09Et pourtant, depuis cette date, la France compte un million de fonctionnaires en plus.
01:13Tiens, vous voulez une autre citation de Clémenceau ?
01:15Allons-y.
01:16Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque, disait le tigre.
01:20Ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
01:23Il avait la dent dure, décédément, le tigre.
01:25Ce qui nous amène à parler justement du haut de la bibliothèque.
01:28Oui, et là, tout en haut, 16e bouquin en partant de la gauche.
01:31Enfin, 16e personnage de l'État dans l'ordre protocolaire, Amélie de Montchalin,
01:36qui sera nommée tout à l'heure en conseil des ministres première présidente de la Cour des comptes.
01:40Alors, on l'évoquait déjà brièvement hier.
01:42Cette nomination passe mal.
01:44Ce n'est pas la personnalité, ni les compétences d'Amélie de Montchalin qui sont en cause.
01:49Explique Nicolas Béthoud, à la une de l'opinion, non.
01:51Le problème, c'est qu'Amélie de Montchalin a signé l'un des pires budgets imaginables,
01:57si l'on s'en tient aux recommandations des magistrats de la Cour des comptes eux-mêmes.
02:01La voilà désormais en charge d'en juger.
02:03Et ce conflit d'intérêt n'est pas anodin, car il rejaillira évidemment sur l'institution.
02:09Et dans les échos, un magistrat financier résume bien la pensée générale.
02:13Comment pourra-t-elle dire, par exemple, que le gouvernement a été trop optimiste dans ses hypothèses,
02:18ce qui semble se profiler, alors que, comme ministre, elle les a défendus ?
02:23Enfin, le Parisien aujourd'hui en France rappelle pour sa part que les nominations,
02:28eh bien c'est la maraude d'Emmanuel Macron, et même une passion.
02:31C'est en tout cas ce qu'affirme le journaliste Michael Moreau, auteur d'un livre sur le sujet.
02:35Macron, lui, ne délègue pas.
02:37Le chef de l'État aurait ainsi choisi, depuis 2017,
02:41entre 5 000 et 10 000 candidats pour différents postes,
02:45notamment dans le monde culturel.
02:46« Macron y prend un réel plaisir », affirme-t-il.
02:50Il fait lui-même le casting, reçoit tous les candidats,
02:53et choisit seul, parfois même, contre l'avis de son ministre de la Culture.
02:57Il exerce son pouvoir de nomination comme un pouvoir de domination.
03:02Ce pouvoir présidentiel pose des questions par son étendue et par son côté monarchique.
03:08Face à ce monarque républicain, est-ce qu'il faut s'attendre à une contestation ?
03:12Eh bien, c'est en tout cas ce que laisse entendre le J.D. News cette semaine.
03:14L'hebdomadaire consacre sa une à la révolte des oubliés, agriculteurs, infirmières, policiers.
03:20Ces Français ont le sentiment de tenir le pays à bout de bras,
03:23sans être payés en retour, explique Amber Anglais.
03:26Ils se sentent abandonnés par l'État.
03:29La colère gronde, prévient le journal.
03:31Il est minuit, moins une, pour Yvan Rufol.
03:35Mais on va terminer quand même plus légèrement avec le tube.
03:39Alors, non pas de l'été, mais de l'hiver.
03:41Écoutez.
03:46Vous connaissez pas ça ?
03:47Ça, c'est le tube de l'hiver.
03:48Oui, ça, c'est le tube de l'hiver.
03:49Ah bon, je suis passée à côté, alors.
03:51Eh bien, pourtant, ça fait six fois qu'on l'entend aux Jeux Olympiques de Milan Cortina.
03:56C'est l'hymne norvégien.
03:57Bien sûr.
03:58Un hymne qui pourrait bien sûr agacer Eric Perrault,
04:02parce qu'Eric Perrault, vous le connaissez très bien, a dit ça.
04:05Biathlon.
04:06Biathlon.
04:06Merci.
04:07Voilà, deux médailles.
04:08C'est le français en formule du moment.
04:10Il a droit à sa bobine ce matin à la une de l'équipe qui consacre sa une.
04:15Hier, il est arrivé second en individuel 20 kilomètres derrière.
04:19Un norvégien.
04:19C'est évidemment, ça l'agace, mais ça lui fait aussi un peu plaisir.
04:23Parce que, malgré son nom qui fleure bon, la Savoie, la tartiflette et la potée auvergnate,
04:29Eric Perrault est à moitié norvégien, nous apprend Thomas Perrault.
04:33Sa maman s'appelle Tor Maritosundal.
04:36Elle est même ancienne biathlète internationale, raconte l'équipe.
04:40Et alors, évidemment, il y a une petite rivalité avec ses copains vikings.
04:43Hier, j'ai passé un très bon moment sur le podium, dit-il.
04:46Il y avait le soleil, des drapeaux, l'hymne norvégien.
04:49Mais en descendant, je leur ai dit que le nôtre est plus joli.
04:52Alors, à vous de vous faire une idée, mesdames et messieurs, la Marseillaise.
04:58Ça, c'est la France.
04:59C'est un hymne national, ça.
05:00Et pour rappel, l'hymne norvégien.
05:04C'est pas le même ambiance, ça.
05:07En attendant, ils ont 12 médailles, donc 600 ans, les Norvégiens, contre 3 médailles françaises.
05:11Vous avez vu ce biathlète norvégien hier,
05:14qui, au moment de recevoir sa médaille de bronze,
05:16avoue, au lieu de parler de sa performance,
05:19il parle de son infidélité.
05:21Et avoue, en direct, devant le monde entier, l'infidélité.
05:24Non, mais c'est incroyable qu'il ait choisi ce moment-là, quand même.
05:26Pascal Pro, ça vous fait réagir, ça.
05:28Oui, oui, oui.
05:29Oui, oui, oui.
05:29Oui, oui.
05:29Oui, oui.
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