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00:00C'est l'heure du journal de l'Afrique. Soyez les bienvenus sur France 24.
00:05Alain, ce soir, la fermeture de la cité universitaire de la plus grande faculté de Dakar.
00:09Une décision du gouvernement sénégalais après de violents affrontements survenus hier entre la police et des étudiants.
00:17Le bilan fait état d'un mort. Reportage de nos équipes sur place.
00:22Ces tirs nourris dans le centre de Conakry, en Guinée, selon plusieurs témoins.
00:26Ces tirs provenaient de l'enceinte de la prison centrale du pays.
00:31Des rafales qui ont provoqué la panique au sein de la population.
00:35Nous serons à Conakry dans ce journal.
00:37Et puis Madagascar, face au M-POX, le système de santé déjà fragilisé par les mouvements de grève,
00:44doit faire face à ce virus qui s'est répandu sur la Grande-Île depuis son apparition en décembre dernier.
00:50Le bilan fait état de 245 cas selon un recensement officiel.
00:56La situation est tendue sur le campus de l'université Cheikh Antadiop, à Dakar.
01:04Hier, des affrontements entre étudiants et policiers ont fait un mort, un étudiant en médecine.
01:09Ce lundi, le gouvernement a ordonné la fermeture de la cité universitaire attachée à la faculté.
01:15Reportage d'Eli Mandao et Aminatou Diallo.
01:17Quitter l'université, c'est la résolution des étudiants ce mardi,
01:23au lendemain de la violente répression policière qui a coûté la vie à Abdoulayeba,
01:27étudiant en deuxième année de médecine dentaire.
01:31Les pensionnaires de la plus grande université du Sénégal,
01:3380 000 étudiants, sont toujours dans l'incompréhension.
01:38J'ai vu de mes propres yeux un de mes amis se faire tabasser violemment par les forces de l'ordre.
01:42C'est injuste.
01:43La mort d'Abdoulayeba a plongé tout un pays dans la consternation.
02:03Les Sénégalais se demandent surtout pourquoi les forces de l'ordre ont été autorisées
02:07à entrer dans le campus universitaire pour réprimer les étudiants.
02:11Face à la presse, le ministre de l'Intérieur a projeté des vidéos
02:15montrant des étudiants avec des armes blanches et des cocktails Molotov.
02:19Des renseignements précis montrant que certaines personnes allaient s'entendre
02:24aux infrastructures du campus social et un début de destruction du restaurant self a été opéré.
02:30Il faut bien qu'on s'entende.
02:31Sur le terrain, il y a eu des actes de violence qu'on a constatés de part et d'autre.
02:35Et des actes qu'on a vus émanant des forces de défense et de sécurité.
02:41En tant qu'autorité supérieure, c'est des actes que je ne peux pas cautionner.
02:45Cela fait de longs mois que les étudiants de l'Université Charente-Dioub de Dakar
02:48sont en désaccord avec le ministère de l'Enseignement supérieur sur le système d'attribution des bourses.
02:55L'opposition fustige la passivité du gouvernement.
02:58La violence exercée sur les étudiants, dont le seul tort est de réclamer les paiements de leurs bourses
03:06pour espérer pouvoir étudier dans des conditions même minimales de réussite,
03:12cette violence est donc impardonnable.
03:17La colère des étudiants s'est également propagée dans d'autres universités publiques du pays.
03:22C'est le cas de l'Université de Saint-Louis dans le nord ou encore l'Université de Ziegenchor dans le sud.
03:31En Guinée, des tirs nourris ont retentit ce mardi au centre-ville de la capitale Conakry.
03:36Une situation qui a provoqué une vive panique au sein de la population.
03:40Selon plusieurs témoins, ces tirs provenaient de l'enceinte de la prison centrale du pays.
03:45La correspondance de Malik Diakité.
03:47Après plusieurs heures de tirs d'armes automatiques, le calme semble être revenu à Kaloum, le centre-ville de Conakry.
03:55Dans la matinée, des tirs ont retentit aux alentours de la prison centrale de Koronti,
04:00la plus grande prison de la capitale guinéenne,
04:03où sont détenus des prisonniers, notamment des condamnés dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009.
04:11Aussitôt, l'accès au centre-ville de Kaloum a été bloqué à la circulation par les forces de l'ordre.
04:17Cette situation a sémé la panique parmi les riverains.
04:21Après plusieurs heures d'incertitude quant aux causes de ces tirs,
04:25les autorités guinéennes ont finalement réagi.
04:28Dans un communiqué, le ministère de la Justice évoque une opération de fouille menée au sein de la prison.
04:35Il affirme que cette opération a permis de saisir plusieurs objets,
04:39notamment des téléphones portables, mais aussi des armes blanches.
04:43Le même communiqué accuse Aboubaka Toumba d'équité,
04:47ancien aide-de-camp de Moussa Dadis Kamara,
04:50devenu très célèbre à la prison,
04:52de s'être opposé à une fouille et d'avoir, je cite,
04:56« proféré des menaces à l'encontre des agents de sécurité »,
05:00ce qui aurait créé une tension au sein de la prison.
05:03Condamné pour crime contre l'humanité dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009,
05:09Aboubaka Toumba d'équité a été finalement transféré,
05:12selon le ministère de la Justice,
05:14à la prison centrale de Koya,
05:16située à environ 50 kilomètres de Conakry.
05:21Ce n'ième déplacement diplomatique de Félix Tshisekedi.
05:24Après son voyage à Washington,
05:25le président congolais a achevé une visite en Angola.
05:28Au menu, le conflit qui déchire l'est de la République démocratique du Congo,
05:32le président togolais Fornia Simbe,
05:35médiateur désigné par l'Union africaine,
05:36était présent aux côtés du président angolais,
05:40Joao Lorenzo.
05:41Un communiqué final a été adopté par les trois chefs d'État
05:45en vue de concrétiser les avancées diplomatiques sur le terrain.
05:48La correspondance à Kinshasa,
05:50d'Aurélie Bazaraki-Bangoula.
05:52Deux points importants sont ressortis de cette rencontre.
05:56D'abord, l'Angola est mandatée pour engager des consultations
06:00avec toutes les parties congolaises concernées par le conflit.
06:03L'objectif, c'est d'aboutir à la tenue d'un dialogue national.
06:07Sur ce point, le président Tshisekedi a été clair.
06:10Le dialogue ne pourra se tenir que sur le sol congolais,
06:13conduit et organisé par les institutions de la République.
06:17Un point de blocage important pour l'opposition,
06:20dont une partie vit en exil à l'étranger
06:22et demande que ce dialogue soit conduit par les églises.
06:26Autre point important de cette rencontre de Luanda,
06:29les parties en conflit sont appelées à déclarer un cessez-le-feu
06:32qui entrera en vigueur à une date encore à convenir.
06:36Plusieurs cessez-le-feu ont déjà été décrétés sans résultat,
06:40mais cette fois, les autorités congolaises et l'AFCM23
06:43se sont mises d'accord sur un mécanisme de vérification du cessez-le-feu.
06:48La Monusco a été appelée à jouer un rôle de soutien
06:52dans la surveillance du respect du cessez-le-feu.
06:55La mission onusienne se dit prête dès maintenant
06:57à remplir ce rôle avec une phase initiale à Ouvira.
07:01C'est un travail d'observation
07:04qui va progressivement se développer sur le terrain
07:09avec des capacités qui resteront limitées.
07:13Ce que souhaite faire la Monusco,
07:15c'est commencer de manière graduelle,
07:19encore une fois, par des reconnaissances aériennes sur cette zone.
07:25Pour le faire, il faudra que nous ayons toutes les garanties de sécurité
07:32de la part des acteurs sur le terrain
07:34pour que nos hélicoptères et nos personnels puissent se déplacer sans danger.
07:39La Monusco ne donne pour l'instant aucun calendrier.
07:42La mission onusienne rappelle qu'elle n'a pas les leviers nécessaires
07:45pour pousser l'AFCM 23, le Rwanda
07:48et les autorités congolaises à respecter leurs engagements pris à Washington et Doha.
07:53Elle appelle à une intensification des efforts diplomatiques
07:56pour aboutir à des résultats concrets sur le terrain.
07:59Dans le reste de l'actualité, en bref et en images,
08:03le chef de la diplomatie kenyane a annoncé une visite à Moscou en mars.
08:07Un voyage pour tenter de dénouer l'affaire des Kenyans
08:09enrôlés de force par l'armée russe, victimes de réseaux de recrutement.
08:14Un grand nombre d'entre eux sont morts.
08:16Les familles réclament toujours les corps de leurs proches pour les inhumer.
08:20Et puis le président sud-africain Cyril Ramakosa
08:22est lui aussi préoccupé par le sort de centaines de Sud-Africains
08:26recrutés de force pour combattre aux côtés des Russes en Ukraine.
08:30Il dit avoir évoqué ce mardi leur rapatriement
08:33avec son homologue russe Vladimir Poutine
08:34lors d'un appel téléphonique.
08:37Le gouvernement du Zimbabwe a approuvé ce mardi
08:40un vaste projet de réforme constitutionnelle.
08:43Il doit prolonger le mandat du président de deux années.
08:46Ce projet a été présenté ce mardi en Conseil des ministres.
08:50La réforme prévoit également l'élection du président par le Parlement
08:53au lieu du suffrage universel direct.
08:56Au Nigeria, des villageois s'organisent pour ramener la paix dans leur localité.
09:03Certains d'entre eux se sont mobilisés pour faire accepter une trêve
09:06aux groupes armés locaux.
09:08Une trêve qui n'a pas tenu longtemps.
09:10Laurent Verstecher.
09:13Ils se sentaient abandonnés par le gouvernement
09:15et ont décidé de traiter directement avec leurs agresseurs
09:19pour mettre fin aux violences.
09:21Mais six mois après la signature d'une trêve entre les autorités du village de Douma
09:25au nord du Nigeria et un groupe armé local,
09:28une nouvelle attaque a fait voler en éclat le fragile accord de paix.
09:32Face aux violences liées au banditisme et aux querelles entre éleveurs et agriculteurs,
09:50de plus en plus de communautés du nord du Nigeria décident de prendre elles-mêmes les choses en main.
09:55Ces dernières années, une quinzaine de villages ont signé des accords de paix avec des groupes armés
10:00sans réelle garantie de sécurité ni soutien du gouvernement.
10:05On ne peut pas avoir d'accord de paix si ces groupes conservent leurs armes.
10:11C'est une erreur d'entamer ce genre de négociations sans exiger un désarmement préalable.
10:16Des accords fragiles, souvent bafoués,
10:21et qui peuvent même se montrer contre-productifs selon certains Nigérians.
10:26Cela ne les empêche pas de mener ces attaques.
10:31Et s'ils arrêtent d'attaquer telle communauté suite à un accord,
10:35ils iront en attaquer une autre, jusqu'à ce qu'ils paient aussi.
10:39C'est comme si on récompensait ces comportements.
10:41Le mois dernier, le ministre de la Défense nigérien
10:46fustigeait également les négociations entre villages et groupes armés
10:49et dénonçait une atteinte à la sécurité nationale.
10:55Madagascar fait désormais partie des 93 pays dans le monde touchés par l'Humpox.
11:00Cette maladie contagieuse sur la Grande-Île,
11:03le bilan s'alourdit rapidement.
11:06245 cas ont été officiellement recensés
11:08depuis l'apparition du virus en décembre dernier.
11:11Le Humpox vient bouleverser un système de santé déjà fragile.
11:15Reportage de Gaëlle Borgia et Aurélie Couman.
11:19Dans cet hôpital public,
11:22une tente de triage fournie par l'Organisation mondiale de la santé.
11:26Un dispositif mis en place depuis l'arrivée à Madagascar du Humpox,
11:29anciennement appelé variole du singe.
11:31Un virus hautement contagieux apparu à Madagascar en décembre dernier.
11:36Cette petite fille couverte de boutons vient d'arriver.
11:38« C'est un cas suspect et on doit l'isoler. »
11:49Une dizaine de cas confirmés sont isolés dans ce centre.
11:52Parmi eux, Étienne, 45 ans.
11:54Le virus provoque généralement fièvre, maux de tête et lésions cutanées,
11:58soignées par des traitements classiques.
11:59« Alors, ça va mieux aujourd'hui ? Tant mieux. »
12:04La souche du virus présente à Madagascar se transmet par contact rapproché,
12:08notamment lors de rapports sexuels.
12:10Une fois guéri, Étienne ne pourra pas avoir de relation intime durant trois mois,
12:14en raison de la persistance du virus dans le sperme.
12:16« Ça fait très mal, ça crée des frissons dans tout le corps.
12:24Depuis que j'ai été admis à l'hôpital, je pense que j'ai déjà dépensé 60 euros.
12:28C'est beaucoup de dépenses. »
12:33Une partie des médicaments à la charge des malades, vaccins encore inaccessibles,
12:37une plateforme de professionnels de santé dénonce un secteur délaissé par les pouvoirs publics.
12:42L'Union des internes refuse de soigner des malades contagieux sans l'indemnité de risque,
12:46qui s'élève à 40 euros par mois.
12:48« Nous n'avons aucune assurance, aucune prise en charge médicale, aucune indemnité de risque.
12:57Nous, les internes, payons de notre poche pour nos protections,
13:01comme les masques et les cache-bouches, les calots et les surchaussures. »
13:08Le budget 2026 alloué à la santé publique à Madagascar est de 171 millions d'euros,
13:12ce qui représente moins de 5% de la totalité des dépenses publiques.
13:16Pourtant, en 2001, les États africains s'étaient engagés à consacrer au moins 15% de leur budget à la santé.
13:22La sixième édition du Festival international des cultures sahériennes à Amjaras,
13:30dans le nord-est tchadien,
13:31une manifestation culturelle qui rassemble plusieurs dizaines de groupes ethniques
13:36venus exposer leur art traditionnel,
13:38poésie mauritanienne, chantouareg du nord nigérien ou encore danse zarawa de l'est tchadien.
13:45Le festival doit continuer dans plusieurs localités sur les lieux de trésors naturels et historiques de la région d'Enedi.
13:54Il s'achèvera le 13 février prochain.
13:59Voilà, on va se quitter sur ces images.
14:01Restez avec nous, l'info continue sur France 24.
14:03Pour comprendre le monde, il faut vivre au cœur des événements.
14:15De Jakarta à Beyrouth, en passant par Kinshasa, Kiev ou Washington.
14:21Les correspondants de France 24 sont partout.
14:24200 correspondants qui habitent près de chez vous.
14:27Leur mission, vous informer partout dans le monde et à toute heure de la journée.
14:33Une information objective, sérieuse, fiable, indépendante.
14:38Des faits vérifiés, des fake news démasqués.
14:42France 24, on est ici, on est là.
14:45Et là pour vous informer.
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