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00:00Générique
00:00Bienvenue dans le débat. Cuba est-elle prête à tomber ?
00:07Oui, a affirmé Donald Trump juste après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro.
00:13La mainmise des Etats-Unis sur le pétrole du Venezuela prive Cuba de l'hydrocarbure.
00:18Aucun pétrolier n'est entré dans le port de la Havane depuis plusieurs semaines.
00:23La Havane procède au rationnement de carburant et a informé les compagnies aériennes
00:26qu'il n'y avait plus d'avitaillement en kérosène pendant un mois.
00:29Les journées à l'école seront plus courtes, le télétravail généralisé et des opérations chirurgicales reportées.
00:36Donald Trump menace d'imposer des droits de douane à tout pays qui fournirait l'île en pétrole.
00:41Le Mexique, la Russie et l'Algérie sont dans le collimateur de Washington.
00:45Washington qui évoque une menace exceptionnelle que ferait peser Cuba sur la sécurité des Etats-Unis.
00:51Alors jusqu'où ira l'asphyxie de Cuba ? Le rêve révolutionnaire est-il à bout de souffle ?
00:56Après le Venezuela, Trump veut-il faire tomber la Havane ?
00:59Une intervention militaire américaine est-elle envisageable ?
01:03Venezuela, Mexique, Cuba, quelles sont les conséquences de la doctrine d'Hunrow ?
01:07On en parle tout de suite avec mes invités. J'ai le plaisir d'avoir à mes côtés Axel Gilden.
01:10Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:11Merci d'être là. Vous êtes grand reporter à l'Express. Bienvenue à vous.
01:14En face de vous, nous avons Maëlys Kider. Bonsoir.
01:18Journaliste également. Journaliste indépendante spécialiste de Cuba.
01:20Vous allez très régulièrement dans l'île. On est ravis de vous avoir.
01:24Nous avons Pascal Mariani, journaliste à France 24.
01:26Avec nous, on s'est une correspondante dans la région.
01:29Bienvenue Pascal.
01:30Et puis Pedro José Garcia Sanchez. Bonsoir.
01:32Vous êtes maître de conférence à l'université Paris-Nanterre.
01:35Et vous êtes vénézuélien.
01:38Avant de démarrer cette discussion, je vous propose d'abord de faire un point en image avec Florent Rodot.
01:46Sur le tarmac de l'aéroport de la Havane, des avions pour la plupart à l'arrêt.
01:52Et autour, des Cubains inquiets.
01:55J'attends un proche qui doit arriver aujourd'hui, mais je n'ai toujours aucune information.
01:59Faute de kérosène en quantité suffisante, les autorités de Cuba ont informé les compagnies aériennes
02:05qu'aucun ravitaillement ne sera possible pendant un mois.
02:09Il n'en fallait pas plus pour qu'Air Canada suspende ses vols à destination de la Havane.
02:15Partout sur l'île, les mêmes scènes.
02:18Des stations essence vides et des hôpitaux qui ne peuvent plus faire fonctionner leurs générateurs électriques faute de carburant.
02:25Injuste, selon la présidente mexicaine.
02:27On ne peut pas étrangler un peuple de cette manière.
02:34C'est très injuste.
02:37J'appelle donc à la fin de ces sanctions américaines.
02:41Des mots après les actes.
02:43Dimanche, Mexico annonçait le départ de deux navires de sa marine nationale.
02:48A leur bord, plus de 800 tonnes de vivres destinées à la population cubaine.
02:53Depuis l'enlèvement de Nicolas Maduro et la coupure du robinet pétrolier de Caracas,
02:59l'île communiste suffoque et Donald Trump menacent désormais de surtaxe douanière
03:04tous les pays qui fournissent du pétrole à l'île communiste, alliés de Moscou.
03:10La situation à Cuba est critique.
03:12Les méthodes asphyxiantes des Etats-Unis causent beaucoup de difficultés pour le pays.
03:16Pour faire face à cette sévère crise énergétique,
03:20le gouvernement cubain a annoncé vendredi dernier une série de mesures d'urgence.
03:25Parmi elles, la semaine de quatre jours pour les entreprises d'Etat
03:28ainsi que des restrictions de vente pour le carburant.
03:33Maëlys, puisque vous allez très régulièrement à Cuba,
03:36je crois que vous y retournez dans pas longtemps.
03:38Est-ce qu'on peut dire que véritablement l'île est au bord de l'asphyxie aujourd'hui ?
03:42L'île est asphyxiée. Elle n'est plus au bord de l'asphyxie.
03:45Mais en réalité, c'est une crise qui dure depuis des années et des années, voire des décennies.
03:53Aujourd'hui, ça s'est aggravé comme vous le montrez.
03:56Alors le pétrole est quasiment arrivé au bout des réserves.
04:01Enfin, il n'y en a plus.
04:02Mais l'année dernière, quand j'y étais, c'est vrai qu'il y avait déjà beaucoup de pénurie,
04:06que ce soit de nourriture due à un manque de production et à l'embargo, évidemment.
04:12Manque de pétrole.
04:13L'embargo américain sur le pétrole, c'est celui-là ?
04:16Tout à fait. Mais l'embargo concerne aussi les autres produits.
04:19En réalité, pas que le pétrole.
04:22Et donc, ça affecte les transports publics, les hôpitaux
04:26et évidemment l'électricité dans les foyers,
04:31puisque les coupures de courant en province,
04:33donc hors de la Havane, étaient déjà de 18 heures par jour.
04:38À la Havane, l'année dernière, on était à 5-6 heures par jour.
04:41Maintenant, ça s'aggrave.
04:43– Axel Gilden, est-ce que c'est un peu le coup de grâce
04:46que le fait qu'il y ait eu cet enlèvement de Maduro
04:48et donc le contrôle de l'administration Trump sur le pétrole de Caracas ?
04:52C'est vraiment le dernier verrou qui a sauté
04:54et qui fait que Cuba se retrouve dans cet État ?
04:56– Oui, alors non, c'est pas la raison pour laquelle Cuba se retrouve dans cet État.
05:01Vous avez dit, est-ce que c'est la fin du rêve révolutionnaire en introduction ?
05:04Je pense que c'est plutôt la fin du cauchemar révolutionnaire en réalité
05:07et beaucoup des difficultés qu'évoque Dmitry Peskov,
05:10le porte-parole du Kremlin, en réalité,
05:14sont dues aux Cubains et à la gouvernance cubaine elle-même.
05:18C'est d'ailleurs la raison pour laquelle énormément de Cubains
05:20depuis 50 ans ont quitté cette île parce qu'il n'y a pas de liberté en réalité
05:24et il y a des prisonniers politiques et il y a des gens qu'on torturent.
05:28Donc déjà c'est la première raison des difficultés cubaines,
05:31l'embargo, entre guillemets, n'étant que tout à fait partiel
05:35puisque tous les jours, vous avez dit, je ne suis pas tout à fait d'accord,
05:37je ne suis même pas du tout d'accord avec le fait qu'il y ait un embargo total sur Cuba,
05:42tous les jours, des poulets américains, du lait en poudre,
05:47des aliments et des médicaments arrivent à la Havane.
05:50La raison pour laquelle ce pays ne s'est pas développé,
05:52c'est simplement parce que l'économie de marché n'y est pas autorisée.
05:56En revanche, le gouvernement cubain avait tout loisir et a tout loisir
06:00de faire du business avec la Chine, avec la Russie, avec moult autres pays,
06:04y compris avec la France qui a un temps ouvert des hôtels
06:06ou encore l'Espagne qui a toujours des hôtels.
06:09Donc en fait, Cuba, oui, est en train de s'écrouler
06:12et pour répondre à votre question, oui, c'est très lié au Venezuela, bien sûr,
06:15puisque la ligne de vie…
06:17– Ça devenait le premier fournisseur de pétrole ?
06:19– Bien sûr, bien sûr, en fait, Cuba, c'est une chute au ralenti,
06:23ce qui est en train de se produire en réalité, puisque…
06:26– Et là, il y a une accélération, on peut dire qu'il y a une accélération.
06:28– Fidel Castro, qui était le génie absolu, ça, on peut le reconnaître ça,
06:31politique, qui a permis à cette révolution inepte, à mon sens, de tenir,
06:36mais après, il y a eu le pétrole.
06:38Et le pétrole a été cette ligne de vie et qui, maintenant, s'est tarie,
06:41pour les mêmes raisons, Venezuela, le pétrole s'est tarie,
06:43en raison des mêmes impérities propres au régime madouriste et chaviste.
06:49Et maintenant, il n'y a plus rien.
06:49Il n'y a plus Castro, il n'y a plus…
06:51Je vais finir juste une minute.
06:53– Allez.
06:53– Il n'y a plus le pétrole.
06:54Et en revanche, effectivement, Donald Trump, avec une nouvelle politique
06:57de… appeler ça la doctrine Monroe, Donne-Roe, comme on veut,
07:01mais qui est énoncée dans la sécurité, le document qui vient de paraître
07:07sur la stratégie de défense nationale, où, effectivement, la priorité,
07:12une des priorités, maintenant, et ça, c'est vraiment un changement,
07:14mais qui est là pour durer 10 ou 20 ou plus d'années.
07:18Il y a un focus qui est mis sur le continent sud-américain
07:22qui n'était pas là avant.
07:23Donc, on est à un changement total de paradigme.
07:25– Pedro, José Garcia Sanchez, cette relation avec le Venezuela,
07:29elle était très forte entre Cuba et le Venezuela pendant Maduro.
07:33Et du coup, l'enlèvement de Maduro a eu cet impact, tout de même,
07:36ce tout dernier impact qui fait que le pétrole n'arrive plus à Cuba.
07:40– Oui, mais…
07:41– Il y avait des échanges, un troc, non, en plus,
07:43entre le pétrole vénézuélien et peut-être des aides des médecins
07:48que Cuba envoyait au Venezuela ou pas ?
07:50– Ça, c'est la propagande.
07:51– Ah, ça, c'est la propagande ?
07:52– Le véritable échange, c'était les pétroles vénézuéliens
07:56et puis, en échange, des réseaux de renseignements,
08:04des écoles de tortionnaires, des milices.
08:08Et depuis les 3 janvier, on a appris,
08:12disons, la communauté internationale a appris,
08:14mais les vénézuéliens, on le savait très bien,
08:16que les 38 gardes autour de Maduro, c'était…
08:20– C'était des Cubans.
08:21– Pas que des Cubans, c'était des hauts fonctionnaires militaires cubains.
08:25– Il y a eu des morts, d'ailleurs.
08:27– Ils étaient tous morts.
08:28Ils ont été tous tués par ce qui, à mon avis,
08:33c'est l'un des « most » qu'il y a avec Trump.
08:36Et ce n'est pas le seul.
08:37Donc, les « most » au niveau technologique.
08:40Il y a… Trump fait jouer, comme Axel Gilden a dit,
08:45et un ensemble de choses qu'en Europe, on a du mal à comprendre,
08:49je me permets de le dire.
08:50Premièrement, donc, il y a un « most » humain,
08:54c'est Marco Rubio, secrétaire d'État.
08:56– Oui, on va y revenir sur Marco Rubio, parce qu'il est clé.
08:58– Il est clé. Donc, ça, c'est fondamental.
09:02Ensuite, il y a un « most » en termes de changement des paradigmes.
09:06Il y a complètement, face à ce qu'ils sont, pour eux,
09:10les menaces stratégiques.
09:11D'accord ?
09:12Et ce n'est pas seulement l'usage de la force comme on le présente en France.
09:15C'est l'usage de toutes les possibilités qu'une puissance comme les États-Unis
09:19peut mettre sur la table pour pousser en termes d'intimidation
09:24et de menaces pour négocier.
09:25– Et là, il y a un moment de bascule.
09:27– Il y a un moment qu'en toute Amérique latine,
09:31on attend depuis au moins 60 ans.
09:33– Ah, c'est ce que vous dites.
09:34Pascal Mariani, un mot, justement, peut-être sur ce moment de bascule.
09:39On a entendu, la présidente mexicaine, vous étiez au Mexique pour France 24.
09:42Alors, elle, elle dit « je vais aider Cuba avec des denrées alimentaires »,
09:46mais finalement, elle suspend ses livraisons de pétrole à Cuba.
09:49Donc, elle se soumet à Trump.
09:51– Oui, il existe une vraie solidarité avec Cuba en Amérique latine.
09:56Toute l'Amérique latine n'est pas en faveur de Donald Trump, loin de là,
10:00ni les actions de Donald Trump.
10:02– Nous non plus.
10:03– Oui, oui.
10:04Mais ceci dit, la présidente mexicaine est l'une des seules voix
10:07qui s'était élevée contre ce blocus de plus en plus serré,
10:10imposé à Cuba, notamment l'arrêt des livraisons de pétrole.
10:14Elle a envoyé 800 tonnes d'aide humanitaire il y a quelques jours par cargo,
10:19mais vraisemblablement, elle va devoir arrêter sa collaboration
10:22parce que les menaces se font sentir sur le Mexique
10:24d'avoir comme conséquence des aranceles, des taxes, des droits de douane.
10:32– Des droits de douane, oui.
10:32– Voilà, c'est une menace.
10:34Et donc, en fait, ça le redoute.
10:35Et c'est la raison pour laquelle elle a décidé de suspendre la livraison de pétrole à Cuba.
10:39Uniquement pour cette raison, parce que le Mexique s'était prononcé
10:41contre ce qui se passe actuellement, contre l'embargo pétrolier contre Cuba.
10:46Et il avait promis d'envoyer, de renforcer ses livraisons de pétrole.
10:50Il faut savoir que le pétrole à Cuba était fourni principalement par le Venezuela,
10:55mais aussi par le Mexique qui, l'année dernière,
10:57a fourni encore plus de pétrole que le Venezuela à Cuba.
11:01– Donc là, Cuba n'a plus accès au pétrole, ni vénézuéliens, ni mexicains.
11:05C'était les deux fournisseurs de Cuba.
11:08– Les deux fournisseurs avec aussi la Russie,
11:10mais des livraisons qui sont beaucoup plus faibles en raison de la distance
11:13et qui sont régulières depuis quelques années.
11:15– Vous vouliez réagir, Mélis Kieders, sur ce qu'a dit Axel ?
11:19– Oui, je pense qu'il faut quand même rétablir les faits.
11:23L'embargo existe, c'est-à-dire que personne n'a parlé d'embargo total.
11:27Évidemment qu'il y a des produits qui rentrent à Cuba
11:29depuis la naissance de l'embargo.
11:32Mais Donald Trump a mis en place 243 nouvelles mesures d'embargo.
11:35C'est sa stratégie, c'est ce qu'il fait maintenant.
11:37C'est une forme d'embargo.
11:38– Sur quels produits ? Donc on a vu le pétrole.
11:40– Sur tous les produits, il y a même les associations comme Medico
11:44qui essayent d'envoyer des médicaments, des matières premières,
11:47du matériel médical, se heurtent à l'embargo
11:50puisque au moment où les entreprises et les associations
11:53demandent à des transporteurs d'aller à Cuba,
11:55les transporteurs disent non, on va prendre des amendes.
11:57La BNP a pris 9 milliards de dollars d'amende il y a quelques années
12:01pour du commerce avec Cuba et avec l'Iran.
12:05C'est une réalité qui est indéniable.
12:07– Donc vous dites que c'est une conséquence de cet embargo
12:10depuis toutes ces années.
12:11Aujourd'hui, ce qui se passe à Cuba, la pauvreté, l'asphyxie.
12:15– Mais c'est un mélange de beaucoup de facteurs en fait.
12:19Comme d'habitude, on est un peu sommé de se positionner sur une seule explication.
12:25Enfin, les explications elles sont multiples.
12:27C'est un pays qui est extrêmement complexe.
12:28C'est l'embargo, c'est le manque d'investissement dans l'agriculture,
12:33c'est le centralisme, etc.
12:36Enfin, il y a énormément d'explications
12:38mais on ne peut pas rejeter cette explication de l'embargo.
12:41Il existe et il a des conséquences massives.
12:44On est en train de le voir depuis janvier.
12:46– On va écouter, juste je vous fais intervenir parce qu'on avance là.
12:49On va écouter ce que m'a dit il y a quelques instants
12:52l'ambassadeur de Cuba en France à propos de Marco Rubio.
12:55On l'écoute.
12:55– Il a une obsession malade avec Cuba.
13:02Il veut renverser le gouvernement cubain.
13:04Il veut donner des Cubains aux gens qui sont à Miami.
13:09Il veut faire des choses avec Cuba mais sans le consentement du peuple cubain.
13:13Et c'est au peuple cubain de décider notre gouvernement,
13:16notre société et la façon de nous organiser.
13:19– Marco Rubio, en fait, il a des problèmes personnels avec Cuba.
13:23Ça n'exéguerait les Cubains en sourire.
13:25– Ça c'est sûr.
13:26Mais c'est bien la ironique qu'un ambassadeur de Cuba
13:28parle du consentement du peuple cubain dans un pays de partie unique
13:32où les gens n'ont pas voix au chapitre.
13:34Et je voudrais dire quand même qu'un sondage a été fait…
13:36– On ne peut peut-être pas consentir à une intervention militaire de Trump
13:38si jamais il y en avait une.
13:39– Si, figurez-vous qu'un sondage a été fait au Venezuela,
13:42à 90% des Vénézuéliens sont contents.
13:45Pourquoi ?
13:46– Parce que ce n'est pas un bombardement, un tapis de bombe comme à Dresde
13:49ou ce qu'on a vu en Irak, c'est tout à fait différent.
13:52C'est une opération, en fait, assez chirurgicale
13:54qui a visé les oppresseurs des Vénézuéliens,
13:57c'est-à-dire uniquement des cibles militaires.
14:00Donc il n'y a pas un seul mort civil là-dedans.
14:02Vous avez dit qu'il y a quelque chose d'important sur les Cubains.
14:04Les Cubains qui ont toujours niais, qui ont des mains partout,
14:07non seulement au Vénézuélien, mais dans le reste du continent.
14:09On subit, je finis juste sur ce point, ce qui est important,
14:11on subit une défaite majeure.
14:12Enfin, ça c'est un vrai tournoncier, c'est que l'armée vénézuélienne,
14:17tout comme l'armée cubaine, ne pèse plus rien en réalité.
14:21Donc effectivement, ils sont à la merci des Américains
14:25qui maintenant veulent, alors là maintenant pour des raisons géostratégiques,
14:31à la fois changer ce qui se passe au Vénézuéliens,
14:33ce qui se passe à Cuba qui, rappelons-le,
14:35n'est pas à 190 km des côtes américaines,
14:38et puis aussi ce qui se passe au Métique,
14:39parce qu'il y a d'autres problèmes qui sont liés à la drogue.
14:41Et d'ailleurs, c'est un problème qu'on...
14:43Enfin, je m'arrête là pour laisser la parole.
14:45Allez-y, Pedro José.
14:46De précision, déjà.
14:49Marco Rubio, il a une obsession.
14:51Non, Marco Rubio...
14:52Pour son électorat en Floride.
14:55Non, pas que pour son électorat en Floride, excusez-moi.
14:57Les latino-américains, démocrates, ceux qui ont subi la malmise de la hydre castriste,
15:06partout où elle est passée, au Brésil, en Colombie, au Venezuela, au Nicaragua,
15:12partout, les latino-américains sont contents que par la première fois,
15:16il y a un secrétaire d'État qui a une double nationalité
15:19et qui fait qu'aujourd'hui, une partie importante de la politique internationale de Trump,
15:25elle se réconcentre vers l'Amérique latine, ce qui n'avait pas été le cas depuis 20 ans.
15:29Mais elle se réconcentre vers l'Amérique latine au profit des États-Unis.
15:33Pardonnez-moi.
15:34Au profit...
15:34Non, excusez-moi, mais non.
15:36Non, bien sûr.
15:37Elle se réconcentre au profit des démocrates du monde.
15:42Les premiers à être un remerciement par rapport à Rubio,
15:52ce sont les gens qui habitent à l'Aban, ce sont les gens qui habitent à Oriente.
15:56Il y a des affiches, des graffitis qui ont été faites, OK,
16:01depuis deux semaines, partout à Cuba,
16:04ce qui veut dire beaucoup dans un pays totalitaire
16:06dans lequel ceux qui font ça peuvent aller en prison.
16:08Mais il n'est même pas allé jusqu'au régime change, au Venezuela,
16:11pardonnez-moi, donc est-ce que c'est la démocratie qui l'intéresse ?
16:14Non, mais c'est faux que tout le monde soutient Rubio
16:17et attend que les États-Unis interviennent.
16:18Les Cubains ne sont pas du tout...
16:19Pardon, dit tout le monde.
16:20Pardon, dit tout le monde.
16:22Non, mais même si c'est une extrême minorité.
16:24Les démocrates.
16:25Il y a énormément de démocrates à Cuba
16:27qui sont de toute tendance politique
16:30et l'écrasante majorité des gens là-bas
16:33ne veut pas d'intervention américaine,
16:35ne veut pas des États-Unis, ne veut pas de Trump
16:37parce qu'ils ne sont pas dupes.
16:38La plupart des démocrates sont en électile.
16:39Ils ne sont pas en Cuba.
16:40Non, il y a énormément de démocrates à Cuba.
16:42Ah oui, et comment ils vivent dans un pays totalitaire ?
16:45Mais bien sûr, je dirais...
16:46C'est un pays totalitaire.
16:47Comment ils ne peuvent pas vivre de manière démocratique dans un pays totalitaire ?
16:50Est-ce qu'ils souhaitent que ce régime change,
16:52s'il arrive un jour, vienne des États-Unis ?
16:55Mais quelle légitimité ont les États-Unis pour intervenir ?
16:58Pourquoi eux, pourquoi Trump,
17:00qui a démontré dans son propre pays et à l'étranger
17:03qu'il était en train de fasciser les États-Unis ?
17:05Oh là là, le grand mot comme ça, là !
17:08Excusez-moi, ils financent quand même un génocide...
17:10C'est incroyable !
17:12Alors là...
17:14Allez-y, Pascal Bariani.
17:15Je suis d'accord aussi, il faut vraiment nuancer
17:17sur la position des latino-américains
17:19qui sont très divisés aujourd'hui
17:21et je trouve qu'ils ont plus tendance à penser
17:23du côté de l'idée d'une résistance latino-américaine
17:26face aux ambitions des États-Unis
17:28plutôt que le contraire.
17:30Je doute fortement de l'authenticité de ce sondage
17:33que vous citez, Alec.
17:34Axel, vous placez...
17:35Ça, c'est la mythologie...
17:36Mais ça, c'est la terminée, s'il vous plaît.
17:38Non, je vis en Colombie, j'ai vécu plus de 20 ans en Colombie.
17:4180-90% des Vénézuéliens seraient d'accord
17:44avec une intervention américaine.
17:47Il faut faire très attention aux sondages en Amérique latine.
17:50Il faut faire très attention aux sondages en Amérique latine
17:53qui ne sont souvent pas représentatifs
17:54et qui peuvent être cités par telle ou telle partie.
17:57En tout cas, l'opposition, pardonnez-moi,
17:59l'opposition le souhaite, Matt Chano.
18:01L'opposition, le paie dans sa majorité,
18:03souhaite une intervention militaire américaine.
18:05À 70% il y a deux ans.
18:06Déjà, c'est le point de départ.
18:07Alors, on parle du Vénézuéliens.
18:08Vous avez bichurqué sur le Vénézuéliens.
18:10Comment ça s'appelle ?
18:10Rubio.
18:11Oui, il y a une humiliation en Amérique latine.
18:13Évidemment.
18:14Et même, c'est surprenant,
18:15mais même des gens de droite chilienne
18:17m'ont dit qu'ils étaient surpris,
18:19plutôt se sentaient humiliés
18:20par cette hyperpuissance américaine
18:23face à un pays latino.
18:24Donc ça, effectivement, le facteur psychologique, il est là.
18:27Maintenant, Marco Rubio n'a pas une obsession sur Cuba,
18:31il a une politique.
18:32Alors, si on peut mettre Trump de côté,
18:34parce que l'obsession de Trump
18:35et le syndrome de Trump obsession,
18:38d'arrangement,
18:39ça, je pense que ça empêche de réfléchir.
18:41Il a une politique.
18:41Ce qui se passe aujourd'hui,
18:42c'est que la politique américaine,
18:43elle se situe au niveau militaire et géostratégique.
18:47Il y a effectivement un combat
18:49pour la reprise du contrôle de l'hémisphère occidental,
18:53c'est-à-dire les Amériques du Nord et du Sud,
18:55dont les Américains se sont désintéressés
18:57et où les Chinois et les Russes
18:58et surtout les Cubains au Venezuela
19:01et le Hezbollah et l'Iran et le Hamas
19:04ont pris pied.
19:05Pour les Américains,
19:06vous comprenez bien que c'est totalement inacceptable.
19:09Quelle est leur légitimité ?
19:10Elle est là, leur légitimité.
19:12C'est qu'ils ne veulent pas avoir,
19:13nous, par ça,
19:14et d'autre part,
19:1510 millions de migrants
19:16qui arrivent dans leur pays,
19:17parce que c'est aussi un facteur de déstabilisation
19:19comme ça a déstabilisé
19:20plein d'autres pays latino-américains,
19:22dont le Chili,
19:23ce qui fait qu'on a un président
19:24d'ultra-droite maintenant.
19:26Donc, si vous voulez,
19:26le problème vénézuélien,
19:28il faut le régler,
19:29non seulement pour les Américains,
19:30mais aussi pour d'autres.
19:31Alors, juste pour terminer sur Venezuela,
19:33on va revenir avec Cuba.
19:34Pour terminer avec le Venezuela,
19:35le clan Maduro-Maduro,
19:37donc, a été enlevé,
19:38mais le clan Maduro
19:39est toujours en place.
19:40On ne parle pas d'un régime change au Venezuela.
19:43On parle donc d'un enlèvement du président.
19:45Le clan Maduro
19:46est toujours au pouvoir.
19:47Et il est en train de passer un deal.
19:49Elle n'a pas vraiment le choix,
19:50Delcy Rodriguez,
19:50elle passe un deal sur le pétrole
19:51avec Donald Trump.
19:53Donc, est-ce que c'est ça
19:55qui peut se passer à Cuba ?
19:57Mais, en fait, je trouve
19:58que ce qui se passe au Venezuela
19:59démontre bien les intentions
20:01des États-Unis,
20:02qui sont prêts à laisser
20:03le même pouvoir
20:06si les États-Unis
20:07peuvent s'emparer du pétrole.
20:09C'est ce qui les intéresse,
20:10la démocratie.
20:10Mais les États-Unis
20:11ne parlent pas
20:12de démocratie au Venezuela.
20:14Les États-Unis
20:15ont mis en place
20:16des dictatures
20:17de Pinochet, etc.
20:19Enfin, je veux dire,
20:20ça vient de la CIA,
20:21ça vient des États-Unis,
20:22c'est factuel.
20:23En tant que journaliste,
20:24on est quand même
20:24obligé de s'attacher un peu à ça.
20:27Et actuellement,
20:28ils veulent au Venezuela
20:29s'emparer
20:29du plus grand puits
20:30de pétrole au monde.
20:32Il y a des intérêts économiques.
20:33Ils sont prêts
20:34à laisser Delcy Rodriguez,
20:35qui est la vice-présidente
20:36de Maduro,
20:37si elles libéralisent
20:38et si elles vont
20:39dans leur sens.
20:40Vous répondez, Pedro,
20:41après, on va avancer.
20:42Ensuite, c'est Disneyland, ça.
20:43Écoutez, c'est pas possible.
20:44Comment c'est Disneyland ?
20:45Les bons et les mauvais,
20:47la pensée vinaire,
20:49soit c'est ça, soit c'est ça.
20:50Répondez, répondez, Pedro.
20:51Pas tous en même temps.
20:52Oui, excusez-moi.
20:54Il y a vraiment
20:55un tropisme
20:56dans l'analyse
20:57que depuis l'Europe
20:58on fait sur l'Amérique latine.
21:00On dirait que ça a été calqué
21:02de la façon dont
21:03l'Europe s'adresse
21:05en Afrique
21:05avec une mentalité
21:07et des réflexes colonialistes.
21:09Vous savez avec qui
21:10il y a des drames
21:11entre Trump,
21:14les Républicains
21:14et l'Europe.
21:16Les latino-américains
21:17n'avons pas
21:17ce rapport de dramatisation
21:19que madame a signalé
21:20tout à l'heure.
21:21Non.
21:22La façon dont on se relationne
21:23avec les États-Unis
21:24c'est une façon
21:26beaucoup plus pragmatique.
21:27Aujourd'hui,
21:28Delcy Rodriguez
21:28que j'ai connue,
21:29je l'ai fait déménager
21:30d'une chambre de bonne
21:31à une autre ici
21:32il y a 15 ans.
21:33donc Delcy Rodriguez
21:36elle est l'objet
21:38d'un travail
21:39des menaces.
21:40Elle a trahi ?
21:40Évidemment qu'elle a trahi
21:41sinon elle ne serait pas là.
21:43Voilà, très bien.
21:44Allez-y.
21:44On peut parler
21:45pour parler
21:46de l'attitude des États-Unis
21:47aussi vis-à-vis de Cuba.
21:48On peut aller un petit peu
21:49en arrière.
21:50Rappelons qu'en 2015
21:51il y a eu un dégel
21:52avec Barack Obama
21:53et quelques jours
21:54puis est arrivé
21:55C'est intéressant
21:56d'y revenir justement
21:57sur la période
21:57avec Barack Obama
21:58qui est donc
21:59des relations diplomatiques
22:00avec Cuba
22:00au moment où il était là
22:02qui a commencé
22:02d'ailleurs les exilés cubains
22:04pouvaient revenir à Cuba
22:05il y a toujours une période
22:06tout de même
22:07de dialogue
22:08et de rapprochement
22:09entre Cuba
22:10et les États-Unis.
22:11Exactement.
22:11Donc ceci démontre bien
22:12qu'il y a une politique
22:14dès quand vous parliez
22:15de l'obsession
22:15de Marco Rubio
22:17enfin que l'ambassadeur
22:18évoquait l'obsession
22:18de Marco Rubio
22:19il y a bien une politique
22:20dirigée par les républicains
22:22envers Cuba
22:23qui consiste à étrangler
22:25le régime
22:25pour avoir sa fin.
22:29Et donc on a eu
22:30des années de dégel
22:31avec Obama
22:31puis est arrivé Trump
22:32et quelques jours
22:33avant la fin de son mandat
22:34en 2021
22:35il a replacé Cuba
22:37sur la liste des pays
22:38soutenant le terrorisme.
22:39Pourquoi ?
22:40Parce que Cuba
22:40a refusé d'extrader
22:42les chefs de la guérilla
22:42de l'ELN
22:43qui étaient présents
22:43sur le territoire cubain
22:44de la guérilla colombienne
22:46parce que ça ne faisait
22:47pas partie de l'accord.
22:48ils abritaient
22:48les accords de paix
22:50et ils ont refusé
22:51d'extrader les chefs
22:52de l'ELN
22:52au moment où ils ont
22:53commis des attentats
22:53en Colombie.
22:54Donc l'administration Trump
22:55l'a remise sur la liste
22:56des pays soutenant
22:57le terrorisme
22:58et depuis
22:59il est beaucoup plus difficile
23:00pour Cuba
23:01de faire des transactions
23:02d'avoir
23:03l'embargo
23:05a été remis
23:05en vigueur
23:06et a été resserré
23:08après cette période
23:09de relâchement.
23:10on entend ça
23:10moins que ça
23:12désolé
23:12moi aussi j'aimerais dire
23:13quelque chose sur le pétrole
23:14parce que j'ai dit
23:15quelque chose de faux
23:15pour compléter ce que dit madame
23:16en 1962
23:17le département d'état
23:20des Etats-Unis
23:21publie un mémorandum
23:23qui dit
23:24qu'il faut
23:25et je le cite textuellement
23:26il faut semer
23:27la faim
23:28et le désespoir
23:29à Cuba
23:29pour provoquer
23:30un changement
23:31de régime
23:32et on parle
23:32de trois ans
23:34après la révolution.
23:35Bon moi je parle pas de 1962
23:37c'est tout à fait possible
23:38mais moi je parle
23:39de ce qu'il se passe aujourd'hui
23:39On va écouter Donald Trump
23:40d'ailleurs mais allez-y
23:40La motivation n'est pas le pétrole
23:42il faut quand même
23:43arrêter avec ces clichés
23:44Sur le Venezuela
23:45la motivation n'est pas le pétrole
23:46La motivation n'est pas le pétrole
23:47Le Venezuela a une histoire
23:49avec le pétrole
23:50ok
23:50c'est une industrie
23:52qui est séculaire
23:53qui a 100 ans
23:54qui a été mise sur pied
23:55par les américains
23:57avec les vénézuéliens
23:58ils ont monté une industrie
24:00les américains
24:00n'ont rien volé
24:01ils ont toujours payé
24:02ce qu'ils ont acquis
24:03au Venezuela
24:04qui et l'industrie
24:06a été nationalisée
24:06en 1975
24:07pas du tout
24:08par Hugo Chavez
24:09comme les gens le répètent
24:11parce qu'ils ne connaissent pas
24:12l'histoire du Venezuela
24:13mais par Carlos Andrés Pérez
24:15ils ont été indemnisés
24:17à la suite de quoi
24:18dans les années 90
24:19il y a eu une crise économique
24:20non mais c'est très important
24:21ce point
24:21il y a eu une crise économique
24:22et puis il est arrivé
24:23donc il y a eu une ouverture
24:25si vous voulez
24:25à nouveau aux entreprises américaines
24:27et puis Chavez est arrivé
24:28il a spolié ces entreprises
24:30aujourd'hui
24:31les Etats-Unis
24:33effectivement
24:34bloquent
24:36des pétroliers
24:38parce qu'ils veulent récupérer
24:40leur dette
24:41parce que Chavez
24:42a volé de l'argent
24:43aux Etats-Unis
24:44et cet argent
24:45de ces pétroliers
24:46part non pas aux Etats-Unis
24:48parce que si cet argent
24:49était placé
24:50dans des banques américaines
24:51les fameuses Exxon
24:52et autres entreprises américaines
24:53pourraient s'en saisir
24:54il est placé au Qatar
24:55pourquoi ?
24:56pourquoi est-ce que les américains
24:56mettent leur argent au Qatar ?
24:57ils le mettent au Qatar
24:58pour pouvoir financer
24:59la reconstruction
25:00de ce pays
25:01qui a été
25:02complètement détruit
25:04par
25:05donc votre conclusion
25:06votre point c'est quoi ?
25:07le point c'est que
25:08la motivation des américains
25:09n'est pas le pétrole
25:10le pétrole
25:11il y en a plein maintenant
25:12la motivation
25:13je le redis
25:14c'est la réorganisation
25:16d'un ordre mondial
25:18en Amérique
25:19vous appelez ça
25:20la doctrine Monroe
25:21comme vous voulez
25:22mais en tout cas
25:23où l'Amérique
25:23ne tolérera pas
25:24à l'avenir
25:25qu'il y ait
25:26des Russes
25:27des Chinois
25:27des Iraniens
25:28des Iraniens
25:29dont on sait
25:29qui sont alliés évidemment
25:30avec Chavez
25:31Cuba etc
25:32et on sait à quel point
25:32ce régime est sympathique
25:33des représentants du Hamas
25:35du Hezbollah
25:36dans ce pays
25:37ça ce serait une chose
25:38intolérable
25:39et le deuxième volet
25:41de cette politique
25:41c'est effectivement la drogue
25:43alors on peut dire
25:43oui la drogue c'est un prétexte
25:44sauf qu'on est en train
25:45de découvrir en France
25:46que la drogue
25:46est un facteur
25:47là dans les municipales
25:48un facteur de déstabilisation
25:49énorme pour un pays
25:50et c'est le cas
25:51pour les Etats-Unis
25:52il y a un nombre de morts
25:53etc et ça c'est plutôt
25:54le problème mexicain
25:55à vrai dire
25:55donc la doctrine Trump
25:57voilà ce qu'on dit Axel
25:59elle existe
25:59et les méthodes
26:00la méthode justement
26:01mise en place
26:02en Amérique latine
26:03Pedro José Garcia Sanchez
26:06qu'est-ce que vous en dites
26:07de cette méthode
26:08donc le Venezuela
26:09on voit
26:10ce qui s'est passé
26:11maintenant on va l'écouter
26:12Trump sur Cuba
26:13c'était il y a quelques semaines
26:15Cuba va bientôt s'effondrer
26:19Cuba est vraiment un pays
26:22au bord de la faillite
26:23vous savez
26:25ils tiraient leur argent
26:26du Venezuela
26:27ils tiraient leur pétrole
26:28du Venezuela
26:29ils ne peuvent plus
26:29compter dessus désormais
26:31finalement
26:32est-ce qu'il veut passer
26:33un deal
26:33je reviens à ma question
26:34avec les autorités cubaines
26:37ou est-ce qu'il veut
26:37effectivement un régime change
26:39comme le souhaiterait Marco
26:40on ne sait pas qu'il veut
26:40il passe déjà un deal
26:42depuis deux semaines
26:44avec le président cubain ?
26:46non
26:46les précisions
26:47c'est un homme des pailles
26:49il n'est pas important
26:50la personne importante
26:52c'est le fils
26:53de Raul Castro
26:53Alejandro Castro
26:55qui est au Mexique
26:56depuis deux semaines
26:58avec qui
26:59les pourparlers
27:00ont été entamés
27:01et donc
27:02toute la négociation
27:03est en train
27:03de se passer
27:04en ce moment
27:04avec le fils Castro
27:05avec le fils
27:06de Raul Castro
27:07qui est l'homme
27:08derrière le pouvoir
27:09parce que
27:10l'autre homme
27:12derrière le pouvoir
27:12continue à être
27:13Raul Castro
27:14qui continue à être
27:15madame
27:15je me permets quand même
27:16de le signaler
27:17il continue à être
27:19le chef principal
27:21de l'armée
27:22et des services
27:22d'intelligence
27:23au Cuba
27:24et sur quoi
27:24porterait le deal
27:26justement
27:27puisque vous parlez
27:28de deal
27:28et non pas
27:29d'intervention militaire
27:30parce que ça aussi
27:30c'est toujours possible
27:31à nouveau
27:32excusez-moi
27:34il faut arrêter
27:35de dire
27:36soit c'est l'intervention
27:37militaire
27:37soit c'est du deal
27:38au Venezuela
27:39c'est justement
27:40le modèle
27:40qu'est-ce qui s'est passé
27:41il y a eu les deux
27:42voilà
27:43mais il y a eu les deux
27:45donc on ne peut pas
27:46continuer à dire
27:47soit c'est ça
27:47soit c'est ça
27:48non c'est parce qu'il y a
27:49une utilisation
27:50le même scénario
27:50pourrait arriver à Cuba
27:51en tout cas
27:52ce qu'est en train
27:53de faire Marco Rubio
27:54en ce moment
27:55dans la négociation
27:57on négocie avec eux
27:58tout en signalant
28:00écoutez
28:00vous faites
28:02ce que nous
28:03on vous demande
28:04de faire
28:04sinon on va faire
28:06une intervention
28:07chirurgicale
28:08comme on a pu faire
28:09au Venezuela
28:09je pense que c'est pas pareil
28:10ça c'est quelque chose
28:13qui est fondamental
28:14qu'en Europe
28:15excusez-moi
28:16et surtout
28:17ceux qui pensent
28:18et qui parlent
28:20du rêve cubain
28:21alors qu'on devrait
28:22parler
28:23de l'un des plus
28:24du régime totalitaire
28:26les plus meurtriers
28:27qu'il y a
28:28et les plus longs
28:29qu'il y a
28:29en Amérique latine
28:30depuis presque 70 ans
28:32donc
28:32c'est pour ça
28:33que je reviens
28:34les démocrates
28:35en Amérique latine
28:36ne faisons que rêver
28:38que cette année
28:39il y ait
28:40la transition
28:42parce que c'est pas
28:42une question
28:43d'une chose ou l'autre
28:44il y ait une transition
28:45vers la démocratie
28:45Pascal Mariani
28:47vous parlez démocrate
28:48mais là
28:48il est en train
28:49de dealer
28:49vous me dites
28:50avec le fils
28:50de Raúl Castro
28:51donc on n'est pas
28:51non plus
28:52on n'est pas dans le régime
28:53change
28:54on est dans un deal
28:55comme il a pu se passer
28:56avec Delcy Rodriguez
28:57oui mais il y a
28:59la libération
28:59des prisonniers politiques
29:01au Venezuela
29:01allez-y Pascal Mariani
29:02déjà qu'il est en train
29:05de dealer
29:05avec le fils
29:05de Raúl Castro
29:06on n'en sait rien
29:07mais journalistiquement
29:09on ne peut pas
29:10affirmer
29:10les choses
29:11comme ça
29:11donc peut-être
29:12peut-être
29:13donc on va prendre ça
29:14au conditionnel
29:14c'est Raúl Castro
29:17qui l'a publié
29:17vous me l'avez parlé
29:18et il y a quelques jours
29:20le président cubain
29:21lui-même
29:22a appelé les Etats-Unis
29:23à négocier
29:23parce qu'ils sont
29:24dans une position
29:25de faiblesse
29:25d'extrême faiblesse
29:26et eux-mêmes l'admettent
29:27ça c'est indéniable
29:28et il est très possible
29:29que Washington parvienne
29:30à imposer
29:31ce qu'il veut
29:32ce qu'il veut imposer
29:33à une partie
29:34de l'Amérique latine
29:35à Cuba certainement
29:36et au Venezuela
29:37c'est ce qui est en train
29:37de se passer
29:38mais dans le fond
29:38qu'est-ce qu'il veut imposer
29:39à Cuba en particulier
29:43on a vu qu'il y a eu
29:43le pétrole vénézuéla
29:44quoi à Cuba ?
29:45Personne ne pense
29:46Cuba nargue
29:48les Etats-Unis
29:49depuis des décennies
29:50et puis les Etats-Unis
29:51les administrations républicaines
29:52surtout ont promis
29:53de mettre fin
29:54à ce régime
29:55et aussi Cuba
29:56est alliée
29:56avec d'autres régimes
29:58ennemis des Américains
29:58et la doctrine de Monroe
30:00c'est justement
30:00Monroe adapté à Donald Trump
30:02c'est justement ça
30:03c'est nous qui décidons
30:04donc Cuba
30:05doit redoncer ses liens
30:06avec la Russie
30:06qui peut venir faire du business
30:07et c'est exactement ça
30:09donc Donald Trump
30:10veut que tout le continent
30:11soit sous sa bote
30:12c'est ce qui est perçu
30:13par comme vous dites
30:14les démocrates
30:15en Amérique latine
30:16effectivement
30:17et ce n'est pas bien vu
30:19comme vous le dites
30:20parce qu'il y a
30:20toute une frange
30:21de la population
30:22qui est opposée
30:23à ce que Washington
30:24dicte ses règles
30:25comme cela arrive
30:26depuis des décennies
30:26en Amérique latine
30:28il négocie
30:28il ne dit pas ses règles
30:30il négocie
30:30c'est différent
30:31c'est différent
30:33c'est différent à dire
30:34c'est pareil
30:35que les positions fascistoïdes
30:37les 30
30:38c'est quand même incroyable
30:39Axel
30:40Gilden
30:40ce que les Américains veulent
30:42c'est la question
30:42qu'est-ce qu'ils cherchent
30:43ce qu'ils cherchent
30:44c'est la stabilité
30:44ok
30:45maintenant on a
30:46deux cas de figure différents
30:47la stabilité
30:48donc ce n'est pas déstabilisateur
30:50contre un centre de faire Trump
30:51attendez
30:51je peux aller au bout de mon idée
30:53allez-y
30:54donc il y a deux cas de figure différents
30:55au Venezuela
30:56il y a un pays
30:57qui est une sorte de pays
30:59qui est un cas unique
31:00qui ne se compare à rien à d'autre
31:01qui est une bande de criminels
31:03narcoterroristes
31:04qui ont usurpé le pouvoir
31:05déjà depuis très longtemps
31:06mais au minimum
31:07depuis les élections
31:08truquées
31:09et d'il y a deux ans
31:11qui volent
31:12l'or
31:13et qui détruisent l'Amazonie
31:15ça personne n'en parle
31:15mais c'est un véritable scandale
31:16dont personne ne veut parler
31:18de diamants
31:20et de pétrole
31:21et de drogue
31:21ok
31:22là il y a le plan
31:23c'est
31:23on ne peut pas
31:24compte tenu de l'état
31:25de délabrement de ce pays
31:26et d'anarchie
31:27au sein même
31:27de ces différentes bandes
31:28qui sont véritablement
31:29des bandes mafioses
31:30tout faire du jour au lendemain
31:31donc un
31:32on neutralise les criminels
31:33on garde quand même
31:35quelqu'un qui est dans la place
31:35parce que si on vire tout le monde
31:37on fait la même chose
31:37que ce qu'on a fait en Irak
31:38il faut réformer l'armée
31:39il faut réactiver l'économie
31:41par l'industrie pétrolière
31:42et après seulement
31:43on fera des élections
31:44quant à Cuba
31:45pardon je termine juste là-dessus
31:46quant à Cuba
31:47c'est différent
31:47il y a une structure à Cuba
31:49il y a une vraie structure
31:50de gens
31:50qui savent faire de la politique
31:52qui sont beaucoup mieux organisés
31:53que les Vénézuéliens
31:54effectivement
31:55les Américains
31:56connaissent très bien les Cubains
31:58et les Cubains
31:58connaissent très bien les Américains
31:59et les Cubano-Américains
32:01qui sont même présents
32:02au Parlement
32:03et au Congrès américain
32:04tous ces gens-là se connaissent
32:05et vont s'entendre
32:06alors évidemment
32:07que le régime
32:08casse-tout
32:08donc il va y avoir un compromis
32:08alors qu'est-ce qu'ils vont
32:09céder sur quoi
32:10à Cuba
32:11Moi je pense sincèrement
32:13que si on veut être prudent
32:14il faut dire
32:15qu'on ne sait pas
32:16ce qu'ils sont en train
32:18de négocier
32:18effectivement
32:19on n'est pas sûr
32:20avec qui les Etats-Unis
32:22négocient
32:22on n'est pas sûr
32:23de ce qui est en train de se dire
32:24on ne sait pas
32:25tout simplement
32:25et je pense qu'on a la responsabilité
32:27de le dire
32:28parce que c'est trop tôt
32:29pour le savoir
32:30alors il y a sans doute
32:31des négociations économiques
32:33peut-être des négociations
32:34sur les prisonniers politiques
32:36peut-être des négociations
32:37sur le fait
32:39de faire partir du pouvoir
32:40certaines personnalités
32:42mais pour l'instant
32:44on ne sait pas
32:45Si on le sait
32:45puisqu'ils l'ont dit eux-mêmes
32:46Non on ne sait pas
32:47Miguel Diaz-Canel a dit
32:48Ça c'est pour Venezuela
32:49elle parle de Cuba
32:50Non je parle de Cuba
32:50Je parle de Cuba
32:52Je termine
32:53Miguel Diaz-Canel
32:54le président cubain
32:55a dit qu'il y avait
32:56des échanges
32:57de messages
32:58mais que pour l'instant
32:59les conversations
32:59n'étaient pas très concrètes
33:02et Donald Trump
33:03a dit
33:04qu'il était confiant
33:06pour un accord
33:06on ne sait pas
33:07Pedro José Garcia Sanchez
33:08mais encore une fois
33:09il ne s'agit pas
33:10de rétablir
33:11ou établir
33:12une démocratie
33:13on ne parle pas de ça
33:13du côté de Trump
33:15dans les négociations
33:16avec justement
33:17Il s'agit de stabilité
33:18Il ne s'agit
33:19Pas de démocratie
33:19Non parce que vous parlez
33:20beaucoup des démocrates
33:21en Amérique latine
33:22C'est un processus
33:23La démocratie
33:24ce n'est pas qu'un système
33:25de gouvernement
33:25c'est un mode de vie
33:26Pour qu'il y ait un mode de vie
33:28qui puisse se mettre en place
33:30il faut une stabilisation
33:31d'abord économique
33:32ensuite
33:33et en même temps politique
33:34et une fois que ces choses-là
33:37commencent à se faire
33:38comme au Venezuela
33:38depuis qu'il y a la sortie
33:40des prisonniers politiques
33:41les gens ont commencé
33:42à reprendre la rue
33:43les gens ont commencé
33:44à dire
33:45ce qu'ils ne disaient plus
33:46depuis la...
33:47Mais Delcy Rodriguez
33:48a bien dit
33:48qu'elle ne voulait pas
33:49le retour de Machado
33:50Elle l'a dit clairement
33:51il y a quelques jours
33:51Mais elle peut dire
33:52tout ce qu'elle veut
33:53Elle fait ce que Trump
33:55et Rubio lui disent de faire
33:57Mais eux non plus
33:58ne veulent pas
33:58du retour de Machado
34:00Mais si
34:00Alors qu'elle...
34:01Ah bah Trump est...
34:02Il ne faut pas les comprendre
34:02au pied d'Amen
34:03Vous pensez, vous pensez
34:05Elle est sûre que Delcy Rodriguez
34:07ne va pas dire
34:08un, qu'elle veut le retour
34:08de Marie-Aquandana Machado
34:09Bien sûr
34:10D'autre part
34:10Trump est en train de dealer
34:12avec Delcy Rodriguez
34:14et son frère
34:15qui a manifestement
34:16trahi Maduro
34:18et qui a le doigt
34:19sur la couture du pantalon
34:20qui prend ses ordres
34:21effectivement
34:22auprès des Américains
34:24et qui l'a jouée très fine
34:25Elle l'a jouée très fine
34:26parce qu'elle a
34:27elle a un pistolet
34:28sur la tempe
34:28non seulement des Américains
34:30mais un autre
34:30sur la tempe gauche
34:31de toutes les bandes
34:32qui...
34:33qu'elle est susceptible
34:34de menacer
34:35Avec son ministre de l'Intérieur
34:36Etc, etc
34:37Alors il faut quand même dire
34:38parce que vous l'avez mentionné
34:39il faut quand même toujours rappeler
34:40que dans ces deux pays
34:41et ça c'est quelque chose
34:42je trouve
34:42je m'étonne que
34:43les gens qui
34:44semblent vouloir
34:46prendre la défense
34:47de ces nobles
34:48idées que sont
34:49la révolution castrice
34:50ou oui de dire
34:51c'est que depuis le début
34:52de la révolution
34:53à Cuba
34:53il y a eu des centaines
34:55de milliers
34:56des centaines de milliers
34:57C'est Fidel Castro
34:58qui dans une interview
35:00déjà en 1962
35:02se vante
35:02d'avoir des dizaines
35:03de milliers
35:04de prisonniers politiques
35:05Mais depuis lors
35:05il y en a eu des centaines
35:06de milliers
35:07et des exilés
35:08et des torturés
35:08et c'est pareil
35:09au Venezuela
35:10Vous croyez au régime change
35:12si je puis dire
35:13à Cuba
35:13qui serait lié
35:14à la doctrine d'Honro
35:16donc à l'action
35:17de Trump
35:17Non je crois à la négociation
35:18C'est pas exactement
35:19la même chose
35:20Allez-y Pascal Mariani
35:21Est-ce qu'il pourrait y avoir
35:22un régime change à Cuba
35:23avec ce qui se passe ?
35:25C'est tout à fait possible
35:25par épuisement
35:26par épuisement
35:27c'est ce qui va se passer
35:28les américains
35:29l'administration américaine
35:31l'a bien compris
35:32étrangler
35:33tout fait Cuba
35:33pour que le pays
35:34n'ait plus les moyens
35:35de soutenir une politique
35:37mais les Cubains
35:38ont déjà prévenu
35:38depuis le départ
35:39et ce n'est pas du tout
35:40défendre le régime cubain
35:41que d'essayer d'avoir
35:43une vision un peu
35:44objective de ce qui se passe
35:45et surtout de parler
35:46à partir de faits réels
35:48les Cubains
35:49les autorités cubaines
35:50qui sont sans aucun doute
35:51un régime totalitaire
35:52ont fait savoir
35:53qu'ils préféraient avoir
35:54l'attitude de la ville
35:55de Numance
35:56c'est-à-dire une ville
35:58qui était assiégée
35:59par les Romains
36:00et qui a préféré
36:01ils se sont suicidés en masse
36:03alors ce ne sera certainement
36:04pas un suicide de masse
36:05parce que la grande majorité
36:06des Cubains
36:07je parle des autorités cubaines
36:08vous me laissez parler s'il vous plaît
36:09la grande majorité des Cubains
36:10ne sont pas pour le régime
36:11on le sait
36:12mais les autorités
36:14en tout cas
36:14annoncent qu'elles ne vont
36:15jamais se rendre
36:16on va voir ce qui va se passer
36:17mais en tout cas
36:18alors justement
36:18puisqu'il nous reste 5 minutes
36:19qu'est-ce qui va se passer
36:20les prochains jours ?
36:21là je fais un tour de table
36:22à votre avis
36:22pour Cuba
36:23Maëlys Kider
36:24les prochains jours
36:26je ne sais pas
36:27ou les prochaines semaines
36:28j'ai pas envie
36:29de faire de plans
36:30sur la comète
36:31et de dire des bêtises
36:32en fait personne ne peut savoir
36:33en tant que journaliste
36:35je ne peux pas vous dire
36:35il va se passer ça
36:37mais vous y retournez
36:38vous bientôt
36:38ce qui va se passer
36:39c'est une certitude
36:41c'est qu'il n'y aura plus
36:42de pétrole très bientôt
36:43alors il y a plusieurs scénarios possibles
36:45soit les Etats-Unis interviennent
36:47ils ont montré
36:48qu'ils étaient capables
36:49de le faire au Venezuela
36:50ils seraient capables
36:52de le faire à Cuba
36:52soit la situation économique
36:55devient si terrible
36:56que les Cubains
36:57lancent des manifestations
36:59avec plusieurs issues possibles
37:01encore une fois
37:02soit des arrestations
37:04soit au contraire
37:05l'ouverture d'un dialogue
37:07on ne sait pas
37:07soit Cuba pourrait
37:10éventuellement
37:11certains y pensent
37:13et l'envisagent
37:15mener une sorte de perestroïka
37:16à la cubaine
37:17sous pression
37:19ultime des Etats-Unis
37:20il y a plusieurs scénarios
37:22mais qu'est-ce qui va se passer
37:22on ne le sait pas
37:23Pedro José Garcia
37:24Sanchez
37:25écoutez
37:26ce qui est en train
37:28de se passer
37:28c'est que ça négocie
37:30que ça négocie
37:32vers un processus
37:34de stabilisation
37:35démocratisation
37:37et le fait
37:40le fait de faire
37:41que Cuba
37:41revient au concert international
37:43des nations
37:44dans lesquelles
37:45la civilisation
37:47a un nom
37:48et il se vit
37:50tous les jours
37:51sans savoir
37:51faire la manche
37:52pour quoi que ce soit
37:53Pascal Mariani
37:54ce qui va se passer
37:55c'est que la population cubaine
37:56va souffrir toujours plus
37:58de la situation
37:58la situation va être
38:00de plus en plus difficile
38:01des personnes vont certainement mourir
38:03parce qu'il y a des pénuries
38:04qui font que les hôpitaux
38:05ne fonctionnent plus
38:06ils vont avoir besoin
38:07d'aide humanitaire
38:08dans ce cas
38:09voilà
38:09et donc c'est encore une fois
38:10la population civile
38:11qui subira les plus gros frais
38:12je pense qu'effectivement
38:14les cubains
38:15dans leurs négociations
38:16vont essayer de gagner du temps
38:17ils vont essayer de céder
38:18le moins possible de choses
38:19ils sont prêts à laisser crever
38:20les gens de faim
38:21et à transformer Cuba
38:22en Haïti
38:22dans un barou d'honneur
38:26et dans les coulisses
38:27on négocie
38:28de service à service
38:30c'est-à-dire
38:31la CIA
38:31travaille
38:32dans la coulisse
38:35avec le renseignement cubain
38:37qui est extrêmement
38:38extrêmement compétent
38:40dans l'intervalle
38:42les cubains
38:42balanceront peut-être
38:43quelques idiots utiles
38:45ou quelques personnes
38:45qui ne leur servent plus
38:46et qui jetteront
38:47au sein du régime
38:50ou ailleurs
38:50pour donner aux américains
38:52quelque chose
38:52et moi non plus
38:54je ne ferai pas
38:55de pronostics
38:56non
38:58et le prochain pays
38:59ce serait le Mexique
39:00peut-être
39:00on est déjà
39:00dans une espèce
39:01de bras de fer
39:02très dur
39:02c'est difficile à dire
39:04parce que
39:04Claudia Shenmour
39:05la présidente mexicaine
39:06ne semble aussi
39:06ne pas non plus
39:08tenir tête
39:09extrêmement
39:10à Trump
39:11enfin c'est seulement
39:12jusqu'à un certain point
39:12parce que
39:13c'est réel
39:14les droits de douane
39:14affectent vraiment
39:16ces pays
39:16donc le Mexique
39:17le producteur de pétrole
39:18le Mexique
39:18oui
39:19mais
39:20alors c'est d'avoir
39:21ce qui le
39:21c'est le Nicaragua
39:22Nicaragua
39:23alors il y a déjà
39:24manifestement
39:25le Nicaragua
39:25le gouvernement
39:26a déjà dit
39:26qu'il allait arrêter
39:27stopper
39:27l'immigration
39:28en cubaine
39:29du Nicaragua
39:30vers les Etats-Unis
39:30et puis ils ont commencé
39:32à sortir
39:33les prisonniers politiques
39:34donc les trois dictatures
39:35qu'il y a
39:36en Amérique latine
39:38peut-être
39:39cette année
39:40s'affaiblissent
39:42c'est
39:43deviennent
39:45autre chose
39:46et c'est
39:47grâce
39:48aux Américains
39:49Mélis
39:50moi je crois
39:51qu'il faut penser
39:52à l'après
39:53que feraient
39:55les Etats-Unis
39:56s'ils
39:57arrivaient
39:57à leur fin
39:58à Cuba
39:59à Venezuela
39:59etc
40:00concrètement
40:01qu'est-ce qui va se passer
40:03est-ce que la situation
40:04s'améliore
40:05pour la population
40:06c'est la seule question
40:08à mon avis
40:08qui vaille le coup
40:09d'être posée
40:11les Américains
40:12et les Cubains
40:12font ensemble du business
40:13ils sont suffisamment doués
40:14pour ça
40:15les uns comme les autres
40:16d'ailleurs il n'est que de voir
40:17les businessmen
40:18que sont devenus
40:19les Cubains
40:19donc là on est très loin
40:20des idées démocratiques
40:22vous savez bien
40:22le business
40:23c'est la paix
40:24mais vous savez bien
40:25que le business
40:25ne veut pas dire
40:26amélioration du sort
40:27des plus pauvres
40:28on le voit bien
40:28au Salvador
40:29au Panama
40:29et dans des pays
40:31où les Etats-Unis
40:32sont bien présents
40:33depuis des années
40:33mais pire
40:34que au Venezuela
40:34au Cuba
40:35au Nicaragua
40:36on ne peut pas être
40:37en Amérique latine
40:37aujourd'hui
40:388 millions de gens
40:39qui font le pays
40:40c'est pas un succès
40:40merci Axel Gilden
40:42merci beaucoup
40:42Pedro José Garcia
40:43Sanchez
40:43d'avoir été avec nous
40:44merci Pascal Mariani
40:45merci à vous tous
40:46de nous avoir suivis
40:47vous retrouvez l'émission
40:48sur les réseaux sociaux
40:49sur Youtube
40:49et je vous dis à demain
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