- il y a 2 mois
Vainqueur en 1993 et 19 ans après sa dernière participation, Bruno Saby, à 76 ans, va prendre le départ de la prochaine édition du Dakar, dans la catégorie Challenger. Invité ce mercredi sur le plateau de L'Équipe de Choc, le pilote isérois a expliqué les raisons de son surprenant retour à la compétition, sur le mythique rallye-raid.
L'édition 2026 du Dakar est à suivre en direct sur le site et la chaîne L'Équipe, du 3 au 17 janvier.
L'édition 2026 du Dakar est à suivre en direct sur le site et la chaîne L'Équipe, du 3 au 17 janvier.
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00:00Et parmi les 812 pilotes au départ, l'un d'entre eux est avec nous, ce sera l'attraction de cette édition.
00:05J'appelle Bruno Sabi, c'est la légende des rallyes, il était vainqueur du Dakar en 1993 et il revient 18 ans après.
00:11Tu peux nous rejoindre en plateau. Bonjour Bruno, bienvenue dans l'équipe de choc.
00:14Il est en forme déjà, j'ai l'impression que...
00:16Et c'est l'un des seuls invités qui a réussi son entrée.
00:19Il est resté devant l'affiche et il y a eu un bon soir.
00:21C'est déjà ça.
00:22Est-ce que tout est prêt pour le grand départ, la valise, la voiture, physiquement aussi, comment on est là ?
00:26Je me prépare, oui. C'est sûr que j'ai toujours fait attention, j'ai vécu toute une carrière de sportif et je continue de faire.
00:35Parce que je sais que j'ai toujours des projets qui sont un peu fous, mais quand j'ai des projets, j'ai des défis, j'ai des challenges, il faut que je sois prêt.
00:43Donc je suis prêt.
00:45Vous avez vu les étoiles dans les yeux là ? Là on sent qu'il a très très envie de dire.
00:48Ça commence à manquer depuis le temps.
00:51Alors tout le monde va te poser des questions et notamment Pierre Bouby qui s'est passionné de Dakar.
00:53Mais tous ces gens en plateau ne connaissent peut-être pas le Dakar d'il y a 30 ans de son époque.
00:59C'est des Dakarics, donc on va revoir plein d'images d'archives pour qu'on se rende compte un petit peu du palmarès.
01:04Et notamment, donc, on va demander en régie des images, ton plus grand fait d'armes au Dakar en tout cas, c'est cette fameuse victoire en 93 pour ta deuxième participation seulement.
01:12Est-ce que tu nous racontes les sensations ?
01:13C'était le premier qui allait à Dakar en plus, parce que le premier que j'avais fait d'épreuves de ce genre, c'était le Paris, le Cap.
01:21C'était trois semaines de course, on avait traversé toute l'Afrique.
01:24Belle aventure aussi, parce qu'on avait traversé tout un continent comme ça.
01:26Et après, le premier Dakar que j'ai disputé, ben voilà, on l'a remporté.
01:31C'était il y a 33 ans quand même, hein ?
01:33Eh oui, c'est vrai, c'est il y a 33 ans.
01:35Ben écoutez, j'en ai encore des flashs, parce que c'était tellement l'épreuve.
01:41C'est pas que je l'appréciais, parce que j'étais en rallye traditionnel, et on était écrasés par la médiatisation de cette discipline.
01:47Alors je disais, ouais, c'est des courses de 4x4 dans le désert, c'est pas à la seconde, comme nous on a l'habitude de faire un rallye.
01:55Donc je courais pas après.
01:57Et puis bon, je pense que je m'y suis bien pris.
01:58C'était la mode d'avoir des pilotes, des vrais pilotes, je dirais, pas que des spéciales du désert.
02:04Il y a eu la succession de victoires d'arrivée à Tannen, donc qui venait là en sortant d'une carrière traditionnelle de WRC.
02:10Et on a vu que c'était quand même efficace d'avoir ce genre de pilote.
02:13Et donc Mitsubishi est venu me chercher pour battre Citroën, ce qu'on a fait.
02:17C'est fait. Est-ce que vous voulez écouter et voir Bruno Sabi, il y a 33 ans, quand il gagne ?
02:21C'est le même, il n'a pas changé, regardez.
02:24Rapidement, on a été en tête, et ça, c'est toujours difficile à vivre.
02:27Parce que tout le monde a l'impression que ça y est, c'est fait, vous avez fait le trou, c'est fait.
02:31Et quand on voit le Dakar qu'on a vu cette année, enfin je ne sais pas, je ne peux pas comparer,
02:34il paraît que c'était un Dakar d'exception.
02:37Mais le même, franchement.
02:38À part les cheveux, aucune différence.
02:40Ah ben bravo.
02:41Ce qui peut faire mal souvent, c'est les cheveux, là, honnêtement.
02:44Merci.
02:45Il est allé en Turquie.
02:47Alors en rose participation, il y a eu des hauts, et puis il y a eu des bas et des accidents spectaculaires.
02:51On vous la remonte tout le temps, mais vous ne l'avez peut-être pas vu en plateau.
02:54En 96, des tonneaux impressionnants.
02:56Raconte-nous, là, ce qui se passe.
02:57Alors donc, oui, on commençait à être...
03:00Ah oui, là, c'est par exemple.
03:01On était en fin de spécial, la voiture n'avait plus le même comportement.
03:04Il faut savoir que sur ces voitures, à l'époque, on avait 500 litres de carburant.
03:07Donc la voiture ne se comporte pas pareil.
03:09On avait un problème de suspension, donc c'était limite partout.
03:12On se battait pour la victoire, comme chaque fois que j'étais sur le Dakar.
03:15Et puis bon, là, on a fait une belle figure.
03:18Mais cette année-là, c'était incroyable.
03:19D'ailleurs, avec Dominique Serriès, mon coéquipier, on dégrossit.
03:23Après, les mécaniciens arrivent dans les camions.
03:26Et cette année-là, on a refait la voiture toute la nuit au bivouac.
03:29Cette année-là, ça a été un de mes plus mauvais résultats.
03:31On finit quand même septième.
03:33Et sans accident, là, vous êtes reparti nickel ?
03:35Après l'accident, on est reparti.
03:37Mais il n'y aurait pas de séquelles au corps, je veux dire.
03:39Ah non, non, non.
03:40On s'est reposé sur les roues.
03:42Très bien.
03:43Je vous le laisse, les copains.
03:43J'ai plein d'autres questions, mais j'imagine que vous aussi, Pierrot.
03:45Non, moi, Bruno, ce que je veux savoir, c'est, étant donné le temps de latence qu'il y a eu entre les deux Dakar, les deux courses,
03:51comment tu t'es mis à jour par rapport aux nouvelles technologies, à la nouvelle façon de rouler ?
03:56Enfin, il y a plein d'évolutions qui ont eu lieu.
03:58Est-ce que tu as eu une formation qui a été longue ?
04:00Est-ce que tu as appris des choses ?
04:01Et comment ça s'est passé ?
04:02Non, je vais surtout les apprendre sur le terrain.
04:05J'ai fait quelques essais.
04:06On a pu faire un petit galop avec la voiture de course,
04:09qui est partie précipitamment par bateau depuis Barcelone.
04:13J'ai fait une petite séance aussi de travail avec mon coéquipier,
04:17qui sera Benjamin Boulou, le coéquipier habituel de Yohan Bonato,
04:21six fois champion de France des rallies.
04:23Un garçon qui veut se familiariser avec cette discipline.
04:26Il y a participé l'année dernière, ça lui a plu.
04:28Et puis, bon, on avait le contact.
04:29C'est un grenoblois aussi.
04:30On est toute une bande de grenoblois, d'ailleurs, solidaires pour ce Dakar.
04:33Et on a fait cette séance d'essai dans les dunes de Merzouga, là-bas au Maroc.
04:38On a vu qu'on pouvait encore espérer disputer ce genre d'épreuves.
04:45Ça ne m'a pas trop, trop surpris.
04:48Les voitures ont progressé, c'est sûr.
04:50Avant qu'on tournait un peu les obstacles difficiles, comme certaines dunes,
04:54il fallait chercher vraiment un passage,
04:57parce que nos voitures étaient beaucoup plus lourdes.
04:58Et là, avec ce genre d'engin, on tire tout droit.
05:01Il y a un gros changement, quand même.
05:02Il n'y a pas de pare-brise ?
05:04J'ai déjà eu l'occasion de courir sans pare-brise.
05:06Comment vous faites ? Ce n'est pas possible.
05:07J'ai déjà fait des Dakars avec le fameux ProTruck,
05:11qui est un engin américain.
05:12Et ce n'est pas ce qui me dérange le plus.
05:14À moins que, parce que j'ai cru comprendre
05:16qu'on pouvait avoir la pluie, quand même, en Arabie-Solome.
05:18Arrêtez, je ne suis pas prête.
05:19Alors, je sais qu'il y en a qui l'ont eu.
05:20Et dans ce genre d'engin, ma foi, ça peut être désagréable.
05:24En deux séances d'essai, vous savez que vous pouvez faire le Dakar ?
05:27Oui.
05:27Ah, mais attends, c'est Bruno Sabi, quand même.
05:28Non, mais ce n'est pas ça.
05:31Le sport automobile, c'est un peu particulier, quand même.
05:35Il faut s'adapter.
05:37Soit on s'adapte ou soit on n'y va pas.
05:39Si on se sent, moi, j'ai fait une carrière sur toutes les disciplines.
05:44J'ai gagné dans ce qu'on peut imaginer, les courses de côte,
05:48le rallye cross, les rails sur terre, sur neige, sur goudron, etc.
05:51Et quand j'ai bifurqué au rallye raide,
05:53il faut savoir que cette année-là,
05:56on a eu les spéciales les plus longues de tous les temps.
05:57On avait des spéciales de 800 kilomètres.
06:00Il y en aura une qui est pas mal, je crois.
06:01Et ces épreuves de 800 kilomètres, sans expérience,
06:03je les avais gagnées, quand même.
06:05Donc, quelque part, je m'étais adapté.
06:06Bon, je ne dis pas que maintenant, je vais faire pareil.
06:09Un peu, quand même.
06:09On sent qu'il y a de la confiance.
06:10J'ai envie.
06:11Justement, parce que c'est quand même un défi que vous vous fixez.
06:16Est-ce que c'est plus un défi de passionné,
06:18parce qu'on le ressent à travers la façon dont vous exprimez,
06:21et puis on vous sent même très excité.
06:23Mais est-ce que l'aspect compétition aussi vous guide ?
06:26En gros, nous, on nous parle souvent de l'expérience Dakar,
06:30de l'aventure Dakar.
06:31C'est quoi le paramètre qui vous a le plus incité à y revenir ?
06:35Parce que j'avais compris dans cette discipline
06:37qu'il fallait être patient.
06:38Il faut garder le contact avec la bande des meilleurs,
06:41dans le noyau de tête.
06:42Il faut garder le contact, il ne faut pas se laisser distancer.
06:45Et puis, il y a des jours où il faut sévir,
06:46quand vous sentez que vous n'allez pas avoir de problème de crevaison,
06:49parce que le terrain le permet,
06:50ou bien il y a un style d'étape qui vous convient.
06:55Là, vous vous lâchez un petit peu,
06:56puis après, vous faites le point de jamais, jamais se décourager,
06:59parce que vous crevez, par exemple, une fois, deux fois,
07:02vous dites, la journée est perdue,
07:04et puis vous rentrez au bivouac le soir,
07:05vous apercevez que vous avez le meilleur temps,
07:07parce que les autres ont eu de plus gros problèmes que vous.
07:09Donc, il faut toujours, toujours garder cette envie de terminer,
07:14quoi qu'il arrive, de jamais baisser les bras.
07:16C'est un peu ça.
07:17Et puis, bon, il y a plusieurs raisons pour lesquelles je participe,
07:19parce que je suis arrivé à allier une histoire de copains aussi.
07:23Vous savez qu'Alexandre Giroux,
07:24qui a gagné deux fois le Dakar en quad,
07:27malheureusement, il n'y a plus la catégorie quad sur le Dakar.
07:30Alors, il a été obligé de bifurquer sur une autre discipline,
07:33il n'avait pas à revenir à la moto.
07:34Il est venu, donc, avec ce type d'engin,
07:36Challenger, SSV, l'année dernière,
07:39donc, enfin, cette année, début d'année.
07:40Mais il était un peu déçu,
07:42parce qu'il s'est aperçu que les moyens faisaient la différence.
07:44Et comme moi, je le parraine depuis plusieurs années,
07:46ce garçon-là, et il trouve des sponsors dans ma région,
07:49on est tous les deux de Grenoble,
07:51pour monter ses coûts.
07:53Bon, il arrive à faire des dossiers en se servant de moi,
07:55j'ai encore une petite notoriété dans ma région.
07:57Ça aide.
07:58Donc, ça l'aide.
08:00Mais là, pour monter ce coup-là,
08:01j'ai dit, mais qu'est-ce qu'on va faire ?
08:02Parce qu'il faut quand même pas mal d'argent.
08:04Et j'ai dit, si je reviens, peut-être que ça va plaire.
08:07Alors, j'ai appelé mes copains de chez Alesso,
08:08j'ai appelé la presse, etc.
08:09Ils m'ont dit, putain, mais si tu reviens, Bruno,
08:11ça va faire un truc, quoi.
08:13Alors, j'ai dit, écoute, Alex, on y va.
08:15Vous avez cédé à l'appel du peuple, en quelque part.
08:17Il dit, allez, on y va, Alex.
08:19On y va.
08:19Et puis, du coup, Alex, il aura sa voiture,
08:21et moi, j'aurai la mienne.
08:22On était prêts à partir même ensemble.
08:23Il aurait fait mon coéquipier pour rouler.
08:25Parce qu'on est en renfort dans l'écurie d'Alexandre Pessy,
08:29donc l'écurie rébellion.
08:30Je viens en renfort.
08:32Moi, avec mon écurie,
08:33qui me fait courir de temps en historique,
08:35qui est Milano Racing,
08:36et ils sont basés au Castellet,
08:37ils viendront avec leurs mécaniciens.
08:39Et ils avaient déjà, eux, un véhicule.
08:42On aurait pu partir ensemble, mais modestement.
08:44Et puis, on a eu la chance de faire la connaissance d'Alexandre Pessy,
08:48qui nous fait courir dans de bonnes conditions.
08:50Et donc, Alexandre viendra avec ses mécaniciens habituels.
08:53Moi, je viendrai avec Milano Racing.
08:54On revient en renfort dans l'écurie de rébellion.
08:56Et voilà, on va pouvoir faire ça en bonne condition.
08:59Je ne veux pas vous manquer de respect.
09:00Mais à 76 ans...
09:01Oui.
09:01Alors, vous n'êtes pas le plus vieux.
09:02Il y a Jean-Pierre Strugot, bien sûr, 79 ans,
09:04l'éternel qui vous dépasse.
09:05Mais est-ce que le corps est prêt ?
09:07Est-ce qu'on s'entretient ? Parce qu'on n'a plus les jambes de 20 ans, quoi.
09:09Non, non, mais j'en suis bien conscient.
09:11C'est pour ça que j'ai toujours été, en tout cas, sérieux
09:16dans tout ce que j'ai entrepris.
09:18J'ai fait une carrière, bon, de 18 à 60 ans, professionnelle.
09:21J'avais 42 saisons de course automobile.
09:23À 60 ans, c'est moi qui ai décidé d'arrêter.
09:25J'étais dans l'écurie de Cointes,
09:27qui faisait courir à l'époque les BMW,
09:29qui fait courir maintenant les mini, etc.
09:31Et j'ai arrêté en disant, voilà, maintenant, c'est fini.
09:33Je ne fais plus ça.
09:34Mais j'ai gardé le contact avec le milieu de l'automobile.
09:36Je monte beaucoup d'opérations caritatives
09:38pour mon association Les Sports Isards contre le cancer,
09:40sur plein de rallies historiques.
09:42Et là, je me suis dit, on va le faire aussi pour l'association.
09:45Mais j'ai toujours gardé le contact avec le sport.
09:47Donc, on fait de la muscu, du vélo ?
09:48Je suis un marcheur parce que je fais du golf.
09:51Je le fais sérieusement.
09:52Comment ?
09:53Bravo.
09:55Je vais dire un truc.
09:58Tous les sportifs qui se mettent au golf,
10:00ils sont tous d'accord.
10:01Ils sont tous retraités.
10:02C'est la discipline la plus difficile.
10:05Bon, dans la tête, oui.
10:06Mais je pense à un truc plus cardio, quoi, pour s'en retenir un jour.
10:09Quand on le fait sérieusement, bon, voilà.
10:10Bon, ça, c'est une chose.
10:11Et puis, j'ai toujours fait attention.
10:13Je me suis toujours préparé physiquement.
10:16Pas d'écart.
10:17Bon, je me sens bien de le faire.
10:18Ça se voit.
10:19Maintenant, je sais que je vais recevoir.
10:20J'en ai fait une quinzaine parce que j'étais aussi consultant pour la télévision.
10:23Quand on voit ça de loin, on prend aussi, je dirais, des bons conseils de par les autres.
10:29On les voit réagir.
10:30On se dit, mais il est con, il s'énerve.
10:31Pourquoi ?
10:32Il faut qu'il patiente.
10:34Ça va finir par sourire.
10:35Et les autres aussi vont avoir des problèmes.
10:36Il faut toujours être patient sur cette épreuve.
10:38Donc, en observant tout le monde, en ayant pratiqué,
10:41et puis moi, toujours garder le contact avec le sport,
10:43eh bien, je me sens de le faire.
10:45C'est exactement ce que c'est Daniel.
10:46Je vais en baver.
10:47Je vais en baver, je le sais.
10:48Mais Bono, là, on parle, c'est bien.
10:50L'histoire, elle est cool.
10:51Quand on t'écoute, moi, j'ai l'impression que tu ne vas pas pour rigoler non plus.
10:56Tu as un peu l'agnac pour gagner quand même.
10:57Non, je ne me fixe pas d'objectif.
10:59Moi, ce que je veux, c'est avant tout le terminer et puis me situer.
11:03Vous savez que la catégorie de challenger, la SSV,
11:06c'est l'antichambre de la première division.
11:09Celui qui se fait remarquer avec ce genre de voiture,
11:12il accède après avec les voitures pour se battre contre Alatilla,
11:16Sainz, Sébastien Loeb, etc.
11:19Donc, c'est une discipline qui est intéressante
11:22parce que les voitures sont toutes pareilles.
11:24Et c'est vraiment le pilote, enfin l'équipage,
11:27parce qu'il ne faut qu'il faut soutenir que l'équipage,
11:31enfin le coéquipier est aussi important que le pilote,
11:33peut-être même plus, surtout maintenant,
11:35en donnant le roadbook au dernier moment.
11:37Ah oui, ce n'est plus la veille.
11:38À son époque, c'était la veille.
11:39Il pouvait tricher, il pouvait les viser.
11:40Terminé, ça Bruno !
11:41On travaillait toute la nuit sur les cartes,
11:43sur les roadbooks qu'on avait des années d'avant
11:44pour voir s'il y avait des endroits à passer plus que d'autres.
11:49Donc, je ne sais pas ce qui m'attend,
11:52mais je suis tellement content.
11:54On dirait qu'il a 8 ans et demi.
11:56C'est vrai, toute ma vie, elle était comme ça.
11:58Moi, quand j'étais enfant,
12:00on me disait que c'était impossible de faire du sport automobile,
12:02c'était pour les riches.
12:03Moi, je n'avais pas d'argent, mes parents non plus,
12:05et je n'ai fait que ça de toute ma vie.
12:08Ça a été ma vie, j'ai vécu de ça.
12:10Et là, de continuer dans un milieu, je n'ai plus le même rôle.
12:12Je ne viens pas pour rendre des comptes à des constructeurs
12:15qui m'ont fait confiance, qui m'avaient engagé pour taper une marque.
12:18C'est ce que j'ai fait.
12:20Bon, j'ai fait une belle carrière, j'ai un titre mondial,
12:21même dans cette discipline.
12:23Mais bon, maintenant, j'y vais,
12:25mais toujours avec l'envie de faire le mieux possible quand même.
12:27Je ne veux pas décevoir non plus mon équipe
12:29et ceux qui m'ont fait confiance.
12:31Et Benjamin Boulou, qui vient parce qu'il est de Grenoble
12:34et qu'il a la passion du sport automobile
12:37et de vouloir maintenant peut-être poursuivre leur carrière
12:40avec son pilote habituel un jour dans cette discipline,
12:43il prend de l'expérience.
12:44Je ne veux pas le décevoir, donc je veux faire ça le mieux possible.
12:47Dernière question, Maxime.
12:48Tous les doigts se lèvent.
12:49Que vous ont dit vos proches quand vous leur avez dit
12:51« je me remets au Dakar 19-20 ans après »,
12:53ils vous soutiennent à fond ?
12:54Il y a eu un peu de crainte ?
12:55Je pense qu'il y en a qui ont dû se faire des soucis,
12:57mais ma famille, non, ils me connaissent.
12:59J'aurais mené la vie dure parce qu'avec ma passion
13:03qui sortait quand même de l'ordinaire,
13:05ils ont quand même été souvent inquiets.
13:07Bon, je crois qu'ils le prennent bien et ils sont même fiers.
13:11Ah, c'est beau.
13:12Voilà.
13:13Il y a des amis qui me disent « mais t'es cinglé »,
13:15mais ça, c'est pas faux.
13:16Ça, c'est pas des amis.
13:18C'est des gens qui pensent que la vie,
13:21elle s'arrête quand vous avez un certain âge.
13:23Pas pour moi.
13:24Et moi, je préfère pratiquer
13:25plutôt qu'être assis devant la télé à boire des bières.
13:29Est-ce qu'il y a quand même quelque chose que vous redoutez ?
13:31Oui.
13:31On vous sent excité,
13:33on vous sent presque de la candeur aussi un petit peu.
13:36Mais est-ce qu'il y a quelque chose qui vous effraie ?
13:38En plus, c'est un circuit que vous allez peut-être découvrir aussi,
13:43en tout cas le Dakar dans cette version.
13:44Je ne sais pas, les conditions d'hébergement,
13:47la météo,
13:49on va parler des voitures aussi.
13:51Oui, c'est une très bonne question.
13:52Rapidement.
13:52Comme l'a dit France,
13:53on a une voiture sans pare-brise.
13:55Il ne faudrait pas trop qu'il pleuve.
13:56Je l'ai déjà vécu avec le ProTruck,
13:58les engins américains,
13:59mais il ne faudrait pas qu'il pleuve.
14:01Le froid, je sais comment l'affronter,
14:04mais pas la pluie.
14:05Donc, c'est le seul problème.
14:07Après, on sait qu'il va se passer des choses,
14:09qu'on va en baver,
14:09parce que c'est inévitable.
14:11On ne sait pas quand,
14:12mais on sait qu'on va en baver.
14:13Mais il faut...
14:14Voilà.
14:14Merci à vous.
14:15Merci à vous.
14:16C'est sympa de s'intéresser à...
14:18En Arabie Saoudite,
14:19on est passionnés,
14:20puis tous les jours dans l'équipe de Choc,
14:21et pas que,
14:21on parlera du Dakar, Maxime.
14:22Oui, il va y en avoir des rendez-vous,
14:24quatre par jour,
14:25une centaine d'heures d'antennes
14:26sur tout le Dakar.
14:27Vous voyez les rendez-vous quotidiens.
14:29Le grand direct en fin de matinée,
14:30Dakar Vintage à 14h,
14:32le journal du Dakar
14:32et le grand résumé à 20h05.
14:35Ce sera tous les jours pendant le Dakar.
14:36On a Daniel et Léna en plateau.
14:37Vous connaissez, je crois.
14:37Parfait, bien sûr.
14:38Je suis content que Daniel revienne
14:39parce qu'il l'a vécu.
14:41Il revient pas, il reste ici.
14:42Lui, il est puni, il est là.
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