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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Et venons-en à notre premier fait d'actualité du jour.
00:02Ce sont ces neuf CRS qui avaient frappé des manifestants dans un Burger King
00:06près de l'Arc de Triomphe, des Gilets jaunes.
00:08C'était ce qu'on appelait à l'époque l'acte 3 des Gilets jaunes.
00:11On est en décembre 2018.
00:13Ils sont jugés depuis aujourd'hui devant le tribunal correctionnel.
00:16Voilà, les images extraites des vidéos du fast-food, on les a, on les voit.
00:23Effectivement, ils y vont à coups de matraque sur ces manifestants
00:26qui disent « eux, nous n'avions rien à nous reprocher ».
00:29Et ils leur demandaient de cesser, d'arrêter.
00:33Vous voyez, les policiers continuaient.
00:34C'était violent.
00:35Du coup, ils sont jugés aujourd'hui pour ça.
00:37On va retrouver justement au tribunal de Paris,
00:39Alexandra Gonzales en direct pour BFMTV.
00:41Parce que le premier fait de cette journée d'audience,
00:44c'est que les policiers sont arrivés en uniforme
00:47et ça n'a pas plu au tribunal.
00:51Oui, c'était une image marquante ce matin.
00:53Les neuf prévenus, neuf CRS qui sont arrivés en tenue d'honneur
00:57en faisant bloc dans cette salle d'audience,
01:00tenue d'honneur avec leurs insignes pour certains,
01:02avec ce qu'on appelle des fourragères.
01:04Ce sont ces cordons sur l'épaule.
01:06Et les avocats des partis civils ont soulevé un incident d'audience
01:11en estimant qu'il s'agissait là d'une stratégie d'intimidation.
01:15Le tribunal les a suivis et a demandé aux policiers
01:18d'enlever toutes leurs insignes.
01:19Donc on a assisté à une scène assez particulière
01:22dans ce tribunal où les policiers dans la salle
01:25ont commencé à ôter leurs insignes, leurs vestes
01:27pour se retrouver tous en chemise blanche et en pantalon.
01:31Ensuite, bien évidemment, ce procès repose aussi
01:34sur la force des images, des vidéos, Alexandra González.
01:40Oui, véritable guerre d'images qui a eu lieu ce matin
01:43dans cette salle d'audience parce qu'il y a d'abord eu
01:46les images de vidéosurveillance que nous avions diffusées d'ailleurs
01:50ce matin sur notre antenne.
01:52Des images où on voit les manifestants à bout de souffle
01:56arriver dans un nuage de gaz lacrymogène
01:58dans ce fast-food pour se réfugier, pour pouvoir respirer.
02:03Et puis, quelques minutes après,
02:05les policiers qui arrivent matraquent à la main
02:07et qui font face à ces manifestants
02:10qui lèvent les mains en l'air,
02:12qui leur demandent d'arrêter.
02:14Mais les policiers les frappent sans discontinuer
02:17pendant plusieurs minutes.
02:19Ça dure à peu près trois minutes
02:21jusqu'à ce que ces manifestants soient exfiltrés
02:24complètement dehors.
02:25Mais les coups pleuvent.
02:27Et donc, on a pu voir ça ce matin.
02:29Et ensuite, la Défense a montré des images
02:32quelques heures avant cette séquence du Burger King.
02:36On y voit des scènes hallucinantes
02:39aux alentours de l'arc de Triomphe.
02:41Là encore, l'air est complètement saturé
02:44de gaz lacrymogène.
02:45Ce sont des images prises par les caméras piétons
02:47des policiers qui sont à ce moment-là
02:49dans ce maintien de l'ordre.
02:50Les projectiles pleuvent sur eux, véritablement.
02:54Il n'y a que très peu de visibilité.
02:56On entend beaucoup d'hurlements.
02:58Et le point de la Défense était de montrer
03:00que cette séquence du Burger King est arrivée
03:02dans un contexte d'une journée
03:05qui avait été émaillée de violence.
03:07– Justement, alors, quelle est la ligne de défense
03:10des policiers ?
03:11– Alors, on a déjà entendu deux policiers
03:16pour l'instant à la barre.
03:18Ces deux policiers reconnaissent les faits.
03:19Ils admettent des erreurs.
03:20Ils disent que leurs gestes n'étaient pas adaptés.
03:23Ce jour-là, ils reconnaissent qu'ils ont pris
03:25à tort ces manifestants pour des casseurs,
03:28pour des pilleurs.
03:29Mais pour le premier policier,
03:32il y a eu un manque de lucidité totale.
03:35Ce à quoi le président lui a répondu
03:37« On attend des forces de l'ordre
03:39qu'elles soient lucides en toutes circonstances.
03:42Une lucidité parfaite »,
03:43a dit ce magistrat qui tient l'audience,
03:45« parce que vous êtes armés.
03:47Donc, même quand il y a un contexte compliqué,
03:49vous devez garder tout votre esprit. »
03:52Le deuxième policier, lui,
03:53a expliqué peu ou prou la même chose
03:56et lui a montré une amertume particulière
03:58envers sa hiérarchie policière,
04:00la hiérarchie policière parisienne,
04:02en disant que ce jour-là,
04:04ils n'avaient pas mangé,
04:05ils n'avaient pas bu,
04:06ils étaient épuisés
04:07et que lorsqu'on les envoie dans ce fast-food
04:10pour faire évacuer tous ces manifestants
04:12qui sont décrits, dit-il à tort,
04:15comme des pilleurs, comme des casseurs,
04:17eh bien, il était inévitable,
04:18dit ce policier,
04:19que ça allait mal se passer.
04:22Voilà, Alexandre Gonzales,
04:23en direct du tribunal de Paris
04:25avec Philippine David pour BFM TV.
04:27On va continuer d'évoquer ce procès
04:28avec notamment Mathieu Vallée,
04:30député européen RN,
04:32ancien commissaire de police.
04:33Bonjour, Alexandre Olivier Truchon.
04:34Vous connaissez certains des CRS
04:36qui sont poursuivis aujourd'hui ?
04:39Oui, le commandant Siniscalco
04:40et le capitaine Pénéré,
04:41qui était à l'époque
04:42à la CRS 43 de Chalent-sur-Saône,
04:44sont d'excellents officiers.
04:45Les neufs prévenus sont des policiers
04:47qui n'ont jamais été sanctionnés
04:48et jamais condamnés.
04:49Et je trouve que leur faire enlever
04:51leur uniforme, leur insigne,
04:52c'est une méthode vexatoire
04:53du président d'Augence
04:55puisqu'on aurait voulu
04:56qu'ils arrivent en survêtement.
04:57Donc ils sont convoqués
04:58en tant qu'agents de l'État.
04:59Ils ne sont pas convoqués
04:59suite à une bagarre
05:00entre Yvron et à la sortie d'Amar.
05:01Ils sont convoqués
05:02pour une action de police
05:03dans le cadre de l'exercion
05:04des missions de l'État
05:05le 1er décembre
05:06dans un cadre insurrectionnel.
05:07Donc je n'ai absolument pas compris
05:09qu'on leur demande
05:10d'enlever leur tenue.
05:12Ils viennent en tenue.
05:12À la demande des partis civils.
05:14Oui, c'est M. Alimi notamment
05:16qui est avocat
05:16qui est contre la police notoire.
05:18Il dit que toute la situation policière
05:19est raciste et violente
05:20avec des propos
05:21qui se rapprochent
05:22de la France insoumise.
05:22Mais quand on regarde,
05:23Mathieu Vallée,
05:24les images,
05:24quand on revoit,
05:25parce qu'on les avait déjà vues
05:26à l'époque,
05:26mais elles sont assez quand même
05:29sidérantes ces images
05:30parce qu'on voit
05:31des gilets jaunes
05:31qui sont à terre.
05:33Vos collègues continuent
05:34à les frapper.
05:36C'est difficile de défendre
05:37l'intervention policière
05:39lucide et proportionnée.
05:41Non mais cette compagnie,
05:42elle a été engagée
05:43dès 7h du matin
05:44le 1er décembre
05:45jusqu'à 21h.
05:46Pourquoi le préfet de l'époque
05:47de police,
05:48Michel Delpeche,
05:49n'est pas à la barre ?
05:49C'est lui qui donnait les ordres.
05:51Les donneurs d'ordres
05:52devraient être aussi entendus ?
05:54Mais pourquoi ?
05:54C'est des simples lampistes,
05:55des simples gardiens de la paix
05:56qui ont entre 1h et 1h et 27h d'ancienneté.
05:59Oui,
05:59mais on leur a demandé...
06:00C'est le préfet qui a demandé
06:01de taper ?
06:01Non mais c'est le préfet
06:02qui a demandé de nettoyer la zone
06:03et de faire en sorte
06:04que les individus violents,
06:05les casseurs,
06:06les agresseurs
06:06soient interpellés,
06:08soient finalement expulsés.
06:10Donc moi je dis simplement
06:11que la responsabilité
06:12quand on est préfet de la République,
06:13nous on les respecte,
06:14et bien ça donne aussi
06:15c'est l'autorité d'emploi
06:16le préfet dans le cadre
06:16des manifestations.
06:17Je ne vais pas vous faire
06:18un cours de loi public.
06:18Vous êtes d'accord
06:18avec cet argument
06:19qui a été avancé aujourd'hui
06:20à la Cour par les prévenus ?
06:23Ils mettent en avant la fatigue ?
06:24Peut-être à mon avis
06:25le manque de lucidité ?
06:27Je vais être plus précis Olivier Truchot,
06:30c'est qu'il y avait
06:319 compagnies unies en statique,
06:33il y a même l'ancien commande
06:34à CRSU,
06:34celle qu'on connaît aujourd'hui
06:35mais celle de l'époque
06:36qui était à Bièvre,
06:37qui était à 4 sections,
06:38eux c'était à 3 sections
06:39qui souhaitaient intervenir,
06:41ils n'ont pas eu l'ordre
06:41d'intervenir.
06:42Pourquoi le préfet de l'époque
06:43n'a pas demandé
06:43à ce que cette compagnie
06:44soit relevée
06:45à un moment donné
06:46où bien sûr,
06:47au bout de plus de 9 heures
06:48d'engagement sur le terrain
06:49et 9 heures d'engagement
06:50pardon à M. Marchal
06:51et Truchot ?
06:52Ce n'étaient pas
06:52les bénis-oui-oui
06:53et les bisounours.
06:54C'étaient des scènes insurrectionnelles
06:55qu'on n'avait pas vues
06:56dans le pays
06:56depuis très longtemps.
06:57Oui mais pas dans le Burger King.
06:58Avant M. Marchal.
07:01Mathieu Vallée,
07:01ce qui est jugé
07:02c'est ce qui se passe
07:03dans le Burger King
07:04où on voit des coups
07:05Je vous réponds M. Marchal
07:06On voit des coups
07:08qui sont portés
07:08à la volée
07:09contre des gens
07:10qui mettent les bras en avant
07:11en disant stop, stop.
07:13Oui mais les policiers
07:14reconnaissent un manque
07:14de lucidité
07:15et les policiers
07:15ce n'est pas des crapules
07:16et des voyous
07:16c'est des gens honnêtes
07:17qui ne sont pas connus
07:18des services de police
07:19d'ailleurs qu'on fasse preuve
07:19de la même rigueur
07:20et de la même intransigence
07:21avec ceux qui pourrissent
07:22au quotidien
07:22et on en reparlera.
07:23Non mais pardon
07:24mais c'est facile
07:25de refaire le match
07:25dans une salle d'audience
07:26aseptisée,
07:27protégée par 10 policiers
07:28de la compagnie
07:29Le magistrat dit
07:30Oui mais j'ai l'impression
07:31que le magistrat
07:32n'est pas en train
07:33d'écouter les policiers
07:34Quand le policier
07:35est armé
07:36donc il doit faire preuve
07:37de lucidité
07:38quelles que soient
07:38les circonstances
07:39même si elles sont difficiles
07:40Mais derrière l'uniforme
07:41ce n'est pas des robocop
07:42ce sont des êtres humains
07:43ça a été un engagement
07:44de haute intensité
07:45dans un climat
07:46insurrectionnel dégradé
07:47dans lequel
07:48ils n'ont pas essuyé des roses
07:49et ils n'ont pas simplement
07:50gardé des barrières
07:51ils ont été au contact
07:52ils ont été agressés
07:53ils ont été calassés
07:54après une longue vacation
07:55Les policiers sont les victimes
07:57et ceux qui sont
07:58par terre frappés
07:58sont les coupables
07:59Les vraies victimes
08:00c'est quand même
08:01ceux qui sont frappés par terre
08:01Attention il n'y a pas
08:02de fausses ou de vraies victimes
08:02moi je ne suis pas un gauchiste
08:03pour dire ça
08:04mais en tout cas
08:05je dis simplement
08:05qu'il y a des situations
08:08qui permettent
08:09à ces agents
08:10de s'expliquer
08:10de rendre des comptes
08:11à la justice
08:12et ils reconnaissent
08:13un manque de lucidité
08:14ils auraient pu intervenir
08:16sûrement différemment
08:16mais moi refaire le match
08:17dans des conditions
08:18très sereines
08:19avec un climat aseptisé
08:21c'est toujours plus simple
08:21que sur le terrain
08:22et je vous le dis
08:22parce que moi
08:23sur ce plateau
08:23j'étais le seul à être engagé
08:28de faire respecter
08:29uniquement la République
08:29Avant d'accueillir
08:31une ancienne gilet jaune
08:32Priscillia Ludovski
08:33vous vouliez réagir
08:34Jean-Marie Godard
08:34bonsoir
08:35vous êtes journaliste
08:35spécialiste des questions
08:36de sécurité
08:36vous avez écrit d'ailleurs
08:37ce petit livre
08:38Sécurité, notre bien commun
08:39et ce jour-là
08:40vous étiez embarqué
08:42comme on dit
08:43avec les CRS
08:44vous les avez suivis
08:45toute la journée ?
08:45En fait moi j'arrive
08:46à midi
08:47par le Trocadéro
08:50et l'avenue Clébert
08:51parce que toutes les stations
08:51de métro du coin
08:52sont fermées
08:53et il se trouve
08:54qu'il y a un ami
08:55qui est dans une compagnie
08:56de CRS
08:57en statique
08:58à l'angle d'une avenue
09:00qui donne sur la place
09:01de l'Étoile
09:01qui me dit
09:02si tu es dans les parages
09:03viens avec nous
09:04et donc je me retrouve
09:05dans cette compagnie
09:06et eux ils sont là
09:08ils sont présents
09:09sur Paris
09:09depuis 4h30 du matin
09:10l'ami qui m'a fait rentrer
09:13il a été blessé à la main
09:14il a un bandage
09:15mais il n'y a pas de relève
09:17parce que de toute façon
09:17tout le monde est sur le pont
09:18donc il continue
09:20C'est une journée de chaos
09:21il faut le rappeler
09:22Les incidents ont commencé
09:23à 8h du matin
09:24on était aux premières
09:26grenades lacrymogènes
09:27à 10h
09:27à midi
09:28on était déjà
09:28à une centaine
09:29d'interpellations
09:30et là
09:32je me retrouve
09:33dans une compagnie
09:34de CRS
09:34à laquelle on donne
09:36l'ordre
09:36de ne pas intervenir
09:37où pendant des heures
09:40on reçoit
09:41des tas de projectiles
09:42mais des trucs
09:43hallucinants
09:44des pointes
09:45de grilles
09:46en fer forgé
09:48découpé
09:48sur les grilles
09:50des hôtels particuliers
09:51qui tombent
09:52de partout
09:52et alors le truc
09:53c'est que
09:54la compagnie
09:54est en statique
09:55assiste au chaos
09:56prend tout ça
09:58sur la figure
09:59pendant des heures
10:00et en plus
10:01le problème
10:02c'est que
10:02la place de l'étoile
10:03elle est vaste
10:04donc il y a des gaz
10:05lacrymogènes partout
10:06il y a des voitures
10:07qui brûlent
10:08dans les rues
10:09autour
10:09et les gens
10:12peuvent circuler
10:12c'est-à-dire qu'après
10:13moi je suis sorti
10:14et je me suis baladé
10:15vous tombez sur un barrage
10:16de toute façon
10:16tout est complètement éparpillé
10:18c'est pas grave
10:19on fait demi-tour
10:19on passe par la rue
10:20à côté
10:20donc sur l'avenue
10:21où je suis
10:22cette compagnie de CRS
10:24elle est face au chaos
10:25qui se déroule
10:26sur la place de l'étoile
10:26mais ils doivent aussi
10:27surveiller leurs arrières
10:28parce qu'à 25 mètres derrière
10:30ça commence à cramer
10:31aussi
10:32c'est-à-dire qu'il y a des voitures
10:33qui prennent feu
10:33donc ils étaient sous une tension
10:35maximum
10:36ils étaient sous une tension
10:37maximum
10:38jusqu'à 20h
10:38j'ai vu des bacs aussi
10:39qui en prenaient plein la figure
10:42ça grenadait dans tous les sens
10:43il y avait des grenades
10:44lacrymogènes
10:44qui finissaient sur les balcons
10:45ce qui peut expliquer
10:46ce fameux manque de lucidité
10:47le problème c'est que
10:49c'est que quand
10:50vous avez
10:51c'est vrai que la police
10:52est une institution humaine
10:55vous avez des hommes
10:55et des femmes
10:56derrière l'uniforme
10:58et là moi j'ai le sentiment
10:59que ce jour-là
11:00on a
11:00enfin
11:01moi j'en ai fait plein
11:02des manifs
11:03des émeutes et tout
11:03j'en ai couvert plein
11:05et là ce jour-là
11:06on avait dépassé
11:07toutes les limites
11:07c'est-à-dire que même
11:08les plus aguerris
11:10il y a un moment
11:11où vous allez arriver
11:11à une limite
11:12où la colère humaine
11:14la peur
11:14risque de dépasser
11:16la mission
11:17de l'uniforme
11:19il y a un peu de ça
11:21et la grosse erreur
11:22qui a été commise
11:23dès le départ
11:23et ça je le tiens
11:24de commandements de CRS
11:25qui disent qu'ils n'ont pas
11:26été écoutés là-dessus
11:27c'est que le samedi précédent
11:29il y avait eu une manif
11:30qui s'était mal terminée
11:31déjà il y a eu des incidents
11:32sur les Champs-Elysées
11:33la préfecture s'était dit
11:35cette fois-ci on va faire
11:36une grande fanzone
11:37sur les Champs-Elysées
11:38bien encadrée
11:39par des CRS
11:40on a mis plein de CRS
11:40en statique là-dessus
11:41et les gens
11:42ils vont rentrer gentiment
11:43à l'intérieur
11:43et ils vont manifester
11:44sagement
11:45mais ça ne marche pas
11:46et c'est pas ce qui s'est passé
11:47mais même les commandants
11:48de CRS
11:48ont dit
11:49mais ça ne marchera jamais
11:50ce truc
11:50et on ne les a pas écoutés
11:51en fait
11:51c'est vrai que Priscilla Ludovski
11:53son nom vous dit quelque chose
11:54elle était co-initiatrice
11:55du mouvement des Gilets jaunes
11:56elle est en direct avec nous
11:57bonjour madame Ludovski
11:58bonjour
12:00enfin ce procès-là
12:02pour vous c'est le procès
12:02de bavure policière
12:04c'est un des procès
12:07qui est attendu
12:07on en a un autre
12:08qui va peut-être arriver
12:10avec la blessure
12:11les blessures
12:13qui ont été commises
12:14à l'encontre de personnes
12:15lors de
12:15la date anniversaire
12:17on va dire
12:17du mouvement des Gilets jaunes
12:18en 2019
12:19puisque nous on a porté
12:20plainte contre l'idéal allemand
12:22pour ça
12:22et puis surtout
12:25c'est un exemple
12:28parmi tant d'autres
12:29parce qu'il y a beaucoup de gens
12:29qui attendent
12:30qui attendent
12:31d'obtenir justice
12:32je rappelle que les personnes
12:32qui ont été mutilées
12:33ne sont pas inquiétées
12:35par la justice
12:36donc elles n'étaient pas
12:37dans une position d'attaque
12:38des forces de l'ordre
12:38et pourtant elles ont perdu
12:39un membre
12:39elles ont perdu un oeil
12:40elles ont perdu une main
12:41et ce sont des personnes
12:42qui sont encore
12:43qui sont très touchées
12:45psychologiquement
12:46et physiquement aujourd'hui
12:47et ça c'est le résultat
12:48de toute la violence
12:49qui a été manifestée
12:50la violence
12:51il y en a eu
12:51effectivement beaucoup
12:53il y en a eu
12:53des deux côtés
12:54j'entends
12:54des personnes
12:56sur plateau
12:56se plaindre
12:57de leur hiérarchie
12:58sans pour forcément
12:59autant
13:00faire ce qu'il faut
13:02pour que leurs conditions
13:03de travail s'améliorent
13:03mais par contre
13:04sont utilisées
13:05contre la population
13:06puisque c'est ce qui s'est passé
13:07ça a été documenté
13:08pour ce qui concerne
13:08Didier Lallement
13:09nous quand on a porté plainte
13:10on était associés
13:11et accompagnés
13:12par des observateurs
13:13de ce qui se passe
13:14sur le terrain
13:15dans la doctrine
13:17de maintien de l'ordre
13:18appliquée par Didier Lallement
13:19à Bordeaux et à Paris
13:20ça a été documenté
13:21il y a une volonté
13:23de faire que la violence arrive
13:24et lorsqu'elle arrive
13:25c'était pas le préfet Lallement
13:26à ce moment là
13:27un vrai défi
13:29d'être
13:29l'unité
13:30c'est quoi
13:30l'unité
13:31c'est qu'il y a
13:31l'unité
13:31c'est qu'il y a
13:32l'unité
13:33c'est parti
13:34c'est quoi
13:34c'est quoi
13:34c'est quoi
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