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  • il y a 9 minutes
Interrogé sur l'éventualité d'un retrait de certaines listes RN au second tour ou d'alliances avec d'autres formations de droite ou d'extrême droite, Jordan Bardella promet de faire "du cas par cas".
"Je ne suis pas fermé à des discussions sur des listes d'union ou de rassemblement au second tour s'il y a un danger de voir l'extrême gauche s'emparer de municipalités", a-t-il indiqué sur BFMTV.

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Transcription
00:00Donc vous voyez, les électeurs le veulent, mais LR ne le voit pas, c'est ce que dit Jordan Bardella.
00:05Les électeurs le veulent, ils ont toujours voulu l'union des droites, les électeurs,
00:11ce qu'ils appellent l'union des droites depuis très longtemps, déjà à l'époque de Jean-Marie Le Pen.
00:16La question c'est pas l'union des droites, la question c'est que si elle a lieu,
00:20en réalité, en l'état actuel des forces, c'est l'absorption de la droite par l'extrême droite
00:25ou par le Rassemblement National, selon comment on décide de la droite.
00:30On voit bien ce qu'essaye de faire et de dire Jordan Bardella.
00:34Moi je pense qu'il y a un problème là-dedans, essentiel, c'est le programme économique et social
00:40qui fait que le RN, pour moi, n'est pas du tout un parti de droite
00:44et que donc ça n'est pas une union des droites que de fusionner les Républicains avec le RN.
00:49Donc je vois un obstacle programmatique majeur à ce projet.
00:54D'autant plus que Marine Le Pen dit qu'elle n'est ni droite ni gauche.
00:57Mais oui, alors en entrant sur ce plateau, j'entendais votre titre,
01:01l'union des droites peut-elle sauver la droite ?
01:03Mais excusez-moi, sauver la droite n'est pas un objectif, sauver la France en est un.
01:06Et pour sauver la France, finalement, qu'on ait un brassard bleu ou d'une autre couleur,
01:11ça change peu, il faut être sincère.
01:14Et on le voit aujourd'hui, ceux qui nous rejoignent viennent parfois de la droite.
01:18– Oui, bien sûr, essentiellement, d'ailleurs, beaucoup, DLR,
01:21moi j'en ai beaucoup dans ma circonscription,
01:23mais ce n'est pas une union formelle, c'est une union dans les urnes.
01:27Je veux qu'on signe, il est un peu prévisible,
01:28je ne pensais pas que ça arriverait dès la première phrase,
01:30le fait que nous soyons de gauche, mais non, les Français, ils veulent quoi ?
01:34Ils veulent moins d'impôts, plus d'entreprises, plus d'emplois, moins d'insécurité.
01:38– Mais quand on dit l'union des droits, c'est l'union aussi des forces en présence,
01:41parce que vous n'arrivez jamais à avoir la majorité,
01:43ça vous permettrait d'avoir la majorité cette fois ?
01:44– Mais je vais vous dire, vous voulez qu'on fasse l'union avec qui ?
01:46Avec M. Xavier Bertrand, qui nous explique qu'il préfère faire élire un communiste
01:51– Avec Bruno Retailleau, ça a beaucoup de différence avec Bruno Retailleau ?
01:53– Oui, mais le problème, c'est qu'ils ont des dirigeants,
01:56M. Retailleau, M. Wauquiez, M. Wauquiez, par exemple, a été élu
01:59grâce au désistement d'Europe Écologie Les Verts aux législatives.
02:03Et lui, il a fait l'union des gauches.
02:04Bon, vous savez, le problème de ce pays, c'est ce que disait Druon,
02:07il y a en France deux parties de gauche, dont un s'appelle la droite.
02:11Voilà, et le vrai problème, il est là, Charles Consigny.
02:14– Mais ça continue avec le RN ?
02:15– Non mais si, c'est très intéressant ce que vous dites, puisque ça continue.
02:18– Tout le monde est de gauche avec vous, en fait.
02:19– Bien sûr, le RN est, mais pour moi, le RN est un parti de gauche
02:24sur les questions économiques et sociales.
02:27– Mais quoi, par exemple ?
02:28– Par exemple, là vous dites, on est pour les entreprises,
02:30plus d'emplois, etc.
02:32Vous êtes pour la retraite à 62 ans.
02:35Marine Le Pen, quand on lui demande s'il faut réduire en France
02:38le nombre de fonctionnaires, elle dit que ça, c'est des trucs de droite
02:41et que ça ne l'intéresse pas. Donc, à mon sens, ce qui est terrible,
02:45c'est qu'on perpétue ce mot très juste de Maurice Druon,
02:49que vous venez de citer, avec le RN.
02:51Et le RN est aujourd'hui le nouveau parti de droite de gauche.
02:54Et moi, je pense qu'au contraire, la droite, si elle veut exister,
02:58elle doit se faire beaucoup plus libérale que ça.
03:00– Et elle doit être plus à droite que le RN ?
03:01– Sur les questions économiques et sociales, oui.
03:03Et d'ailleurs, je pense que ce qui est terrible,
03:06c'est que la France est comme une espèce de patient névrosé
03:09qui resterait indéfiniment dans ses névroses.
03:12C'est-à-dire que même la force d'alternance,
03:14la plus en tête des sondages, etc.,
03:17est en réalité une force qui propose aux Français,
03:20et c'est peut-être d'ailleurs pour ça,
03:21c'est pour ça que je dis que la France est névrosée,
03:23c'est peut-être d'ailleurs pour ça que vous faites des scores importants
03:26aux élections et dans les sondages,
03:28c'est qu'elle propose aux Français de continuer avec leur névrose,
03:31de continuer, voire d'aggraver ce qui ne marche pas en France.
03:34Pour moi, il n'y a aucun courage réformateur dans ce que vous proposez.
03:36– Est-ce que la schizophrénie est une névrose, selon vous ?
03:39– Ça peut l'être, oui, ça peut déboucher,
03:42la névrose peut déboucher sur une schizophrénie.
03:44– Alors, parlez-en…
03:46– Et d'ailleurs, le RN est un parti un peu schizophrène
03:48entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
03:49– Pas du tout. Parlez-en à vos amis ou à vos connaissances LR, par exemple,
03:53qui nous disent exactement ce que vous nous dites là,
03:55vous êtes de gauche parce que vous n'êtes pas pour les entreprises et machin.
03:58Nous, quand on a proposé, lors de l'étude du budget,
04:00une baisse des impôts de production
04:02qui touche de manière tout à fait injuste les entreprises françaises
04:05avec des taux incomparables avec nos voisins, notamment allemands,
04:08et qui sont un véritable boulet à la compétitivité.
04:11Qui a refusé cette baisse ?
04:14Les LR !
04:14Pourquoi ?
04:15Pour soutenir un budget dicté par les socialistes.
04:18Excusez-moi, s'il y a un paradoxe et s'il y a des schizophrènes,
04:21c'est chez les LR.
04:22– Oui, mais…
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