- 20 hours ago
une émission de France Télévisions (02 01 2026)
Un intitulé racoleur, une promesse de scandale et surtout un nouvel épisode d’une dérive désormais assumée : celle d’un média public qui a troqué l’exigence journalistique contre les thèses les plus rances de l’extrême droite française.
Il faut appeler les choses par leur nom. Et dire que ce n’est ni une enquête, ni un travail d’information équilibré, mais une entreprise de désinformation méthodique, où l’Algérie sert de cible obsessionnelle et de fonds de commerce médiatique.
Un intitulé racoleur, une promesse de scandale et surtout un nouvel épisode d’une dérive désormais assumée : celle d’un média public qui a troqué l’exigence journalistique contre les thèses les plus rances de l’extrême droite française.
Il faut appeler les choses par leur nom. Et dire que ce n’est ni une enquête, ni un travail d’information équilibré, mais une entreprise de désinformation méthodique, où l’Algérie sert de cible obsessionnelle et de fonds de commerce médiatique.
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00:00:00Traduit par Nancy Qanqar
00:00:30Traduit par Nancy Qanqar
00:01:00Traduit par Nancy Qanqar
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00:04:41Par conséquent, cela pourrait être plus fréquent que sur les terres
00:04:45Pour conclure qu'il se trouve à proximité
00:04:48Nous suivons la volonté du peuple.
00:04:49Qui a brûlé avant de me protéger ? Je répète, qui m'a kidnappé ?
00:04:52Il prétend se tenir dans les banques
00:04:54Quels sont les points qui ne seront pas situés sur le territoire ?
00:04:56Ce n'est pas la fin de l'histoire en image
00:04:57La raison de cette pause
00:04:59Stop, ce n'est pas ça.
00:05:01Il a ensuite
00:05:03Après sa déficience
00:05:05Retour des terres
00:05:06Qui est le prochain ?
00:05:07après cela
00:05:08De la part du désigné
00:05:09Il a donné des chiffres, dont un provenant de la zone en vogue.
00:05:15Il affirme qu'ils tentent de participer à l'opposition sunnite.
00:05:22Il dit simplement qu'il y a une tentative d'achat.
00:05:26Il s'agit simplement d'une tentative, d'un essai.
00:05:29Il dit simplement que nous devrions essayer de prendre des risques.
00:05:36Un message de voyage, de respect et d'émerveillement.
00:05:38et enthousiasmer et dépenser
00:05:40Et à la fin
00:05:41Et à la fin
00:05:42Au cas où
00:05:44Et la fin
00:05:45Et la situation s'aggrave.
00:05:47De cela
00:05:47Ils prétendent avoir peur
00:05:48cellule
00:05:49et Liberace
00:05:55simplement
00:05:58Je vous connais?
00:06:01Gazdaun
00:06:01Et mes préventifs
00:06:02Et sortez
00:06:05mauvais péché
00:06:07C'est mieux que la première fois
00:06:09Parce que ce n'était pas le meilleur
00:06:11Les meilleurs de ceux qui ont rendu compte des positions
00:06:13Mauvais dans les maqams
00:06:15Et il faut le créer
00:06:17Parce qu'il est créé
00:06:19Parce qu'il est créé
00:06:21Mauvais, mauvais
00:06:23Mauvais, mauvais
00:06:25Il n'y aura pas de création
00:06:27Il pose des questions sur lui
00:06:29mauvais
00:06:30mauvais
00:06:31mauvais
00:06:32Extrait du communiqué
00:06:33musique
00:07:03Sur les réseaux sociaux, c'est la principale source d'un et demi, l'Algérie est dans le domaine public.
00:07:10L'écran tactile sensible est protégé par une fermeture, pour une utilisation optimale en France.
00:07:14Ce sentiment de sensibilité est le résultat du coup d'État populaire dans un pays qui appartient à l'Algérie, doté d'un système judiciaire.
00:07:20Ces projets ont été adoptés en réaction à une proposition qui avait été soumise à l'Accord franco-algérien de 1968.
00:07:27Les sujets de tension s'accumulent.
00:07:29Et certains polymères sont disponibles ; ils arrivent dans un grand restaurant.
00:07:34Il existe plusieurs types de contrôles de pâtisserie pour suivre les nouveaux plats.
00:07:39En revanche, le couscous a fait son apparition en France.
00:07:43Avez-vous des enfants ? Ah bah oui, bah il y en a.
00:07:46Je veux les Noël C News.
00:07:47Cela provoque également de la violence.
00:07:54Et les options de stockage.
00:08:00Vous avez des millions d'Algériens qui peuvent sortir dans le métro, dans la rue, et qui ne peuvent pas être importés.
00:08:06Il est hors de question que quiconque paie une colonie de l'Islam et de l'Algérie.
00:08:10Ce sont des racistes qui sont contre les musulmans et contre les Algériens.
00:08:14Nous sommes là, nous paierons plus.
00:08:15À Paris, comme en Algérie, en revanche.
00:08:22C'est l'escalade.
00:08:23Vous pouvez constater que l'Algérie est le pays de la France.
00:08:27Nous ne savons pas où aller en Algérie.
00:08:29Voilà l'Algérie à laquelle nous sommes confrontés.
00:08:30Bruno Retailleau a le courage de surveiller la réalité qui lui dit cela.
00:08:33Non, Bruno Retailleau avait un agenda et une décision à la foire d'Algérie qui a été manquée pour créer cette petite marque d'électronique.
00:08:43Bien.
00:08:45C’est la même chose que l’autre fois, et certaines forces tentent de tirer profit de la crise.
00:08:53Massacre après massacre, en France, avec une capacité de 5 630 000 martyrs.
00:08:59Ce sont leurs chiffres.
00:09:00En France, en Algérie, il existe de nombreuses histoires communautaires et quelques lieux encore préservés, même en dehors de la Méditerranée.
00:09:14Oui, il est votre mère et notre mère, pour ces ignorants.
00:09:16Pour l'instant, nous ne savons pas ce qui va se passer ensuite.
00:09:18Commentez : de quelle manière le passage à l'amende se termine-t-il ?
00:09:26Cette volonté de l'Algérie et de la France de se rejoindre pour avancer sur les chemins de l'avenir.
00:09:32Cette question convient parfaitement à tous les présidents français.
00:09:37Emmanuel Macron a décidé de poser la question pour voir tous ses prédécesseurs.
00:09:42La colonisation fait partie de l'histoire française.
00:09:45C'est un crime.
00:09:46Il s'agit d'un crime contre l'humanité.
00:09:48C'est une vraie barbarie.
00:09:49Tout dépend de ce qui arrive à ceux qui vous entourent.
00:09:51Y est-il arrivé ?
00:09:52Non.
00:09:53Ces tensions s'accroissent en raison du développement des opérations menées dans la capitale française en Algérie.
00:10:01Sais-tu ce que tu dois faire des informations dont tu as besoin ?
00:10:06Merci.
00:10:07Enquête sur une relation franco-algérienne plus que jamais mise à l'épreuve.
00:10:19Sur les continents, en ce début d'année, l'Algérie et Paris changent de teinte, de chaleur et de fraîcheur, au gré des températures de ces jours-ci.
00:10:28Cette nouvelle maison appartient à Stéphane Romatet, ambassadeur de France, qui a quitté l'Algérie, rapatrié par Emmanuel Macron.
00:10:35Tout est sûr en Algérie, en Jamaïque.
00:10:40En français, votre ambassadeur se rendra dans votre salon.
00:10:48On rejoint la réunion.
00:10:50Je serai ravi de vous aider tous.
00:10:52C'est bon, c'est plus facile pour vous de garder vos distances.
00:10:55Nous reprendrons nos routines habituelles sur les plans économique, commercial, parlementaire, etc.
00:11:03Une fois le matériel installé sur place, il occupe de nouveaux appartements en Algérie et dans d'autres quartiers.
00:11:09Le président de Tebboune, compte tenu du fait que des rumeurs circulent sur la santé de son fils durant le mois d’août.
00:11:15Ne vous inquiétez pas, je suis sur la tribune, je fais mes débuts, j'annonce un nouveau disque pour une nouvelle journée.
00:11:20Ne vous inquiétez pas, il est en bonne santé à la maison.
00:11:25C'est ce que vous désirez aujourd'hui ? Avez-vous des questions ?
00:11:30Moi, je suis...
00:11:31Je dois poser la question, je répondrai sur mon compte.
00:11:37Nous sommes nombreux à être inquiets face à cette maladie.
00:11:42Jusqu'où ça peut aller ?
00:11:44Voilà pourquoi... je ne suis pas là.
00:11:46Je n'en sais rien.
00:11:48Cela signifie que nous avons tous un meilleur accès à la relation qui les unit.
00:11:53Quel est le lendemain dans la partie bleue de ces dimensions ?
00:11:57Je ne vois aucune autre marche descendante ni marche supplémentaire.
00:12:01Nous sommes là pour vous aider.
00:12:05Et donc, le travail que notre peuple accomplit,
00:12:08Ce n'est qu'une tente qui contient toutes les personnes,
00:12:12tous ces acteurs de cette relation,
00:12:13Si vous le ramassez, il est rouge.
00:12:17Une pièce diplomatique pour lui,
00:12:19Celui qui paie le plus cher pour cela,
00:12:22C'est le résultat d'une histoire surprenante.
00:12:25L'histoire de sa maison,
00:12:28devenu affaire d'État.
00:12:29Amir Boukhorz a 42 ans.
00:12:37Cet algérien influence ce lanceur d'alerte.
00:12:40C'est l'histoire de la société algérienne,
00:12:42D'autres sont disponibles à distance.
00:12:45Il y a deux ans,
00:12:46Le gouvernement français accepte le statut de réfugié politique.
00:12:53Le 29 avril 2024,
00:12:55Il s'agit d'une minute environ avant que vous souhaitiez rejoindre votre famille.
00:12:58Cette partie se trouve à Paris.
00:13:01Soudain, c'est une étape nette sur le trajet de son fils.
00:13:04Tu veux aller au rouge à lèvres ?
00:13:06Il y avait une voiture noire.
00:13:09C'est la sortie de la station de mon fils,
00:13:11C'est un bloc sur la route.
00:13:13Elle m'a fermé la route,
00:13:14je ne peux pas continuer.
00:13:16Il y avait un gyrophare à droite,
00:13:21quatre hommes descendus de la voiture,
00:13:23Portant un brassard orange de police.
00:13:27Elles sont souvent nécessaires pour l'avenir.
00:13:29Oui, j'ai décidé de prendre le contrôle du journal.
00:13:34Alors, ça ne marche pas pour tout le monde.
00:13:38Il est le représentant officiel de l'APJ à cette époque.
00:13:40Que pensez-vous de ce moment ?
00:13:44Oh, je croyais que c'était la police.
00:13:49Allez, faites un dépôt et payez tout,
00:13:51je n'ai pas peur.
00:13:54Les kilomètres défilent,
00:13:56Vous pouvez également communiquer dans votre vidéo.
00:13:59Quiconque propose ce menu en Algérie
00:14:01comprend ce qui se joue.
00:14:03C'est une journée dans une maison.
00:14:06Qu'est-ce que vous pouvez imaginer en ce moment ?
00:14:08Et le scénario le plus récent que vous avez évoqué,
00:14:11c'est l'assassinat.
00:14:18Tu as sauvegardé, c'est pourquoi rien ne s'est passé.
00:14:20C'est en même temps que la vérité.
00:14:24Vous ne savez pas quoi faire,
00:14:26Maï Amir Boukhorz, alias Amir DZ,
00:14:29Voici une vidéo sur les origines des Algériens.
00:14:311,2 million de bonus sur TikTok,
00:14:34autant sur Facebook.
00:14:35Dans ses vidéos,
00:14:37L'agitateur dénonce la caméra
00:14:39La corruption du pouvoir se produit.
00:14:41Ces accusations sont difficiles à vérifier
00:14:44et parfois très violents.
00:14:49Monsieur le gouverneur Doran,
00:14:51en ce moment même,
00:14:53Le train du canapé est plein à craquer
00:14:54Avec Khaled, les dossiers de Teboun.
00:14:58Lorsqu'on paie ou qu'on appuie sur la touche au mariage,
00:15:00Cela contient des virus et parfois des objets
00:15:02Recevez la police dès qu'elle sera disponible.
00:15:04Il est le président algérien et sa famille.
00:15:08Les filtres de Teboun sont appliqués
00:15:11dans une histoire blanche.
00:15:13En moyenne, 750 kilos de cocaïne.
00:15:20Cela a touché l'unité nationale
00:15:22Nous l'utilisons contre tout notre peuple
00:15:25et ils piieront le prix fort.
00:15:27En 2021,
00:15:30le président algérien
00:15:30laisse éclater sa colère
00:15:32à la télévision
00:15:32contre tous ceux
00:15:33qu'il présente
00:15:34Comme les habitants de la nation.
00:15:37Même s'ils ouvrent
00:15:38leurs bouches de loin,
00:15:39le jour viendra
00:15:41où ils paieront.
00:15:41L'unité nationale est sacrée.
00:15:48Amir Dezède et est,
00:15:50Ces hommes ont d'autres destinations.
00:15:57Après l'enlèvement,
00:15:59L'influenceuse choisit le décor
00:16:01On y distingue un terrain vague et un siège auto.
00:16:03On le force alors
00:16:04à prendre un poissant somnifère.
00:16:07Quand il ouvre les yeux,
00:16:08C'est le visage de la nouvelle génération
00:16:09qui, selon lui,
00:16:11ne pas
00:16:12à qui elles ont affaire.
00:16:13Je me suis réveillé,
00:16:14j'ai trouvé deux filles.
00:16:17J'ai demandé
00:16:17pourquoi je suis là,
00:16:19pourquoi vous me ramenez ici,
00:16:20qu'est-ce que je fais là.
00:16:21Alors, j'ai demandé à être rempli,
00:16:23je lui ai dit
00:16:23Comment as-tu un téléphone ?
00:16:25Elle dit qu'elle a tapé
00:16:26le nom Amir Dezède,
00:16:28directement elle est tombée
00:16:29sur l'article du Monde.
00:16:32Ce qui ne se passe pas ensuite,
00:16:34je ne l'oublie jamais,
00:16:35elle a dit
00:16:36nous sommes dans la merde.
00:16:37Elle a dit
00:16:38nous sommes dans la merde
00:16:38parce que ce monsieur,
00:16:39c'est un réfugié politique,
00:16:40c'est une affaire politique.
00:16:42Ça va aller loin,
00:16:43très loin.
00:16:46Visibilité,
00:16:47Commandes d'opération
00:16:48n'ont pas tout dit
00:16:49à leurs petites mains
00:16:50qui finissent par paniquer.
00:16:53La nuit suivante,
00:16:5427 jours de détention, avril
00:16:55L'opportunité est la livraison finale
00:16:57sous ce pont
00:16:58en lisière de forêt.
00:16:59Ben, regarde les yeux,
00:17:03ça se voit
00:17:03que j'étais très drogué.
00:17:06Alors,
00:17:06qui a commandé
00:17:07cette opération ?
00:17:07Ben, pour moi,
00:17:08qui a commandé
00:17:08cette opération,
00:17:09bien sûr,
00:17:10c'est s'il n'y a pas
00:17:10l'accord du Théboune
00:17:11prise dans l'Algérien
00:17:12à Magy Théboune,
00:17:14personne ne peut faire
00:17:14ce scandale
00:17:15comme ça.
00:17:17Parce que Théboune,
00:17:18c'est un voyou.
00:17:21accusations
00:17:22de l'influenceur
00:17:23sont des tombes.
00:17:25enlèvement
00:17:25sur le sol français
00:17:26Organisé par une chambre d'enfants,
00:17:28la police française
00:17:31se met immédiatement
00:17:32au travail.
00:17:35Elle va faire
00:17:36une découverte étonnante.
00:17:39Dans les semaines
00:17:40qui a été amélioré,
00:17:42deux téléphones bornent
00:17:43à de nombreuses reprises
00:17:44à proximité
00:17:45du domicile
00:17:45d'Amir DZ.
00:17:46Les titulaires
00:17:47des lignes
00:17:47sont identifiés.
00:17:49Et la stupeur,
00:17:50il s'agit
00:17:51de deux Algériens
00:17:52diplomates officiels.
00:17:54Pour les enquêteurs,
00:17:55il s'agit plutôt
00:17:56de deux agents
00:17:57du renseignement
00:17:58sous couverture.
00:18:00Après plusieurs mois,
00:18:02l'un d'entre eux
00:18:02est interpellé
00:18:03et placé en détention.
00:18:05La crise
00:18:06déjà ouvert
00:18:07entre la France
00:18:07et l'Algérie,
00:18:09va alors prendre
00:18:09un nouveau tour.
00:18:10Merci,
00:18:14Monsieur le secrétaire
00:18:14d'État
00:18:15d'être avec nous
00:18:16en direct.
00:18:17Alger conteste
00:18:18toute implication.
00:18:19Cette affaire
00:18:20qui est en quelque sorte
00:18:21et pour dire vrai
00:18:22une affaire
00:18:23tout à fait
00:18:23la
00:18:25et réchauffés.
00:18:26L'argument
00:18:27utiliser
00:18:28préoccupation
00:18:29un
00:18:29notoire
00:18:30qui prétexte
00:18:32avoir été
00:18:33enlever.
00:18:35Il aurait été
00:18:36victime
00:18:36d'un enlevant
00:18:38et il accuse
00:18:38les services
00:18:39de sécurité
00:18:39Algériens
00:18:40d'avoir
00:18:41commandité
00:18:41cet enlevant
00:18:42comme si
00:18:43nos services
00:18:44de sécurité
00:18:44n'avait qu'à faire
00:18:47avec cette
00:18:48ville personne.
00:18:50France
00:18:51qui emprisonne
00:18:52un diplomate
00:18:53en théorie
00:18:53protégé
00:18:54par son statut
00:18:54un scandale.
00:18:57La réaction
00:18:58est immédiat.
00:18:59À Alger
00:19:00l'ambassadeur français
00:19:01Romathé
00:19:01est convoqué.
00:19:03On lui remet
00:19:04une liste
00:19:0512 nominations
00:19:0512 agents français
00:19:07ils ont 48 heures
00:19:08quitter le pays.
00:19:12C'est un tournant
00:19:13c'est
00:19:13une mesure
00:19:15d'une réaction
00:19:17extrême
00:19:17de la part
00:19:18des autorités
00:19:19Femmes algériennes.
00:19:20Jamais je crois
00:19:21non-paiement
00:19:22n'a décidé
00:19:23d'expulser
00:19:25comme ça
00:19:25de manière
00:19:26également brutal
00:19:27autant
00:19:28d'agents
00:19:28sous statut
00:19:29diplomatique.
00:19:30C'est donc
00:19:30une mesure
00:19:31inédit
00:19:31d'une inouïe
00:19:34soudainé
00:19:35et d'une inouïe
00:19:36brutalité
00:19:36qui ne pouvait
00:19:37évidemment
00:19:37qu'appeler
00:19:38une mesure
00:19:39strictement réciproque
00:19:40de la part
00:19:41de la France.
00:19:4112 agents
00:19:42Algériens
00:19:43les
00:19:44de France
00:19:44c'est dans
00:19:45moins d'utilisations
00:19:45diplomatiques
00:19:46œil pour œil
00:19:47dent pour dent
00:19:48et la décision
00:19:50prise à ce moment-là
00:19:51de moi rappeler
00:19:52c'était donc
00:19:53le 17 avril.
00:19:57En quelques mois
00:19:58l'affaire Amir
00:19:59sida
00:19:59un fait explosif
00:20:00rapports
00:20:00franco-algériens
00:20:01mais aussi
00:20:04provoquer
00:20:05la colère
00:20:06des services
00:20:07secrets français
00:20:07contre leurs
00:20:08homologues.
00:20:11Nous avons pu
00:20:12consulter une note
00:20:13Classifié
00:20:13défense secrète.
00:20:16Elle émane
00:20:16du contre-espionnage
00:20:17Français
00:20:17et décrit
00:20:18les pratiques
00:20:19des espions
00:20:19Algériens.
00:20:20Les services
00:20:24dérenseignement
00:20:24Algériens
00:20:25en France
00:20:26consent
00:20:26l'essentiel
00:20:27de leur travail
00:20:28à l'identification,
00:20:30au contrôle
00:20:30et à la répression
00:20:31des personnalités
00:20:33et des mouvements
00:20:34d'opposition
00:20:34au régime algérien
00:20:35exilé dans notre pays.
00:20:38Dans ce document
00:20:39sont racontés
00:20:40ce que serait
00:20:41les méthodes
00:20:41Services algériens
00:20:42obtenir
00:20:43des informations
00:20:44sur ce qu'ils visent.
00:20:45Les services
00:20:48dérenseignement
00:20:48Algériens
00:20:49cibles volontaires
00:20:50des fonctionnaires
00:20:51binationaux,
00:20:52principalement
00:20:53au sein
00:20:53des ministères
00:20:53régaliens,
00:20:54par l'intermédiaire
00:20:55dont
00:20:55ils
00:20:56l'accès
00:20:57à des bases
00:20:57de données
00:20:58souverains.
00:21:04S'attacher
00:21:05les services
00:21:05d'un employé
00:21:06de l'État
00:21:06Ayant accès
00:21:07à des données
00:21:08sensibles,
00:21:09c'est ce qui
00:21:10semble s'être
00:21:10produit dans
00:21:11l'opération
00:21:11contre Amir
00:21:12des aides.
00:21:13Agent de l'ONU
00:21:14des services
00:21:15Les secrets algériens
00:21:15aurait frappé fort.
00:21:17Il aurait réussi
00:21:18à recruter
00:21:19non-fonctionnel
00:21:19Français
00:21:20au sein
00:21:20du ministère
00:21:21des Finances.
00:21:23Il aurait fait
00:21:23de cet ingénieur
00:21:24de Bercy
00:21:25né en Algérie
00:21:26fils espion.
00:21:29Tout commence
00:21:30en 2023.
00:21:32L'informaticien
00:21:33sans histoire
00:21:34de 56 ans
00:21:35se rend au consulat
00:21:36de Créteil
00:21:37pour des démarches
00:21:38tâches administratives.
00:21:40Il est alors
00:21:40tamponné
00:21:41par le fameux agent.
00:21:43Quelques jours
00:21:44plus tard,
00:21:44il aurait livré
00:21:45l'adresse personnelle
00:21:46d'Amir
00:21:46sida
00:21:47et pendant
00:21:47deux ans,
00:21:49il aurait fourni
00:21:49des informations
00:21:50sur une quinzaine
00:21:51d'opposants
00:21:51Je vis en France.
00:21:53C'est ce qu'il a
00:21:54Avancé au juge.
00:21:57Celui que la presse
00:21:58nom de famille
00:21:58L'espion de Bercy
00:21:59est mis en examen
00:22:01notamment pour
00:22:02intelligence
00:22:02avec une puissance
00:22:03étranger.
00:22:05Il est aujourd'hui
00:22:06libre
00:22:06mais sous contrôle
00:22:07judiciaire.
00:22:10Nous sommes
00:22:11allés à sa rencontre
00:22:11caméra cachée.
00:22:14Bonjour,
00:22:16je suis journaliste
00:22:17à France 2
00:22:17pour le magazine
00:22:18Enquête sur les compliments.
00:22:20Quelles informations
00:22:20vous avez des données
00:22:21services auxiliaires
00:22:22de renseignement algériens ?
00:22:23Non, c'est une feuille de papier
00:22:24C'est immangeable.
00:22:27C'est ça qui gère
00:22:27même de mon avance.
00:22:29Mais grâce
00:22:30à ces informations,
00:22:32les services
00:22:33dérenseignement
00:22:33ont pu aller
00:22:34enlever
00:22:36Amir des aides.
00:22:37Est-ce que
00:22:38vous avez conscience
00:22:39quand vous transmettiez
00:22:40ces informations
00:22:41que vous pouviez
00:22:42mis en danger
00:22:43ces opposants ?
00:22:44Non?
00:22:45Non, je n'ai pas
00:22:48transmettre
00:22:48de mon propre
00:22:49regret.
00:22:50Ce que vous n'arrivez
00:22:51pas, ce que
00:22:52peut-être les hommes
00:22:54qui n'aurait
00:22:54non inclus.
00:22:55Moi, j'avais
00:22:56une menace sur l'eau.
00:22:58J'avais une menace.
00:22:59Mes parents,
00:22:59ils vivent en Algérie.
00:23:01D'accord ?
00:23:02Voilà.
00:23:03Donc les services
00:23:04dérenseignement
00:23:04vous avez mis
00:23:04la possession ?
00:23:05Et vous reconnaissez
00:23:22du coup
00:23:22que vous avez
00:23:23était un informateur
00:23:24pour les services
00:23:25déinformation ?
00:23:26Merci.
00:23:28L'homme se dit
00:23:28victime des pressions
00:23:29qu'aurait exercée
00:23:30sur lui
00:23:30l'agent du renseignement
00:23:32qui, depuis,
00:23:33a réussi à prendre
00:23:34L'évasion en Algérie.
00:23:35Dans cette affaire,
00:23:39huit personnes
00:23:40ont déjà été
00:23:40mises en examen
00:23:41et un mandat
00:23:42d'arrêt international
00:23:43a été délivré
00:23:44contre un agent algérien.
00:23:45Ce jour-là,
00:23:46Amir Dézède
00:23:47et son avocat
00:23:48rencontrer le juge
00:23:49d'instruction
00:23:49pour la première fois.
00:23:51Vous êtes bien conscients
00:23:52que les chances
00:23:54de succès
00:23:55d'investigation
00:23:55en Algérie
00:23:56sont assez limitées.
00:23:58Sauf si,
00:23:59par miracle,
00:24:00les autorités algériennes
00:24:01vont y répondre.
00:24:03Mais on peut en douter.
00:24:04Non, non.
00:24:04Vous êtes d'accord.
00:24:05pour l'avocat
00:24:07de l'influenceur,
00:24:09justice
00:24:10n'a pour le moment
00:24:11mis la main
00:24:11que sur les exécutants,
00:24:14pas sur les commanditaires.
00:24:15Ce n'est pas une initiative
00:24:23de fonctionnaire
00:24:24ou de pseudo-diplomates
00:24:25à Paris
00:24:26qui aurait dans leur point
00:24:27décidé de neutraliser
00:24:29voir de tuer
00:24:29un opposant politique.
00:24:31C'est une initiative
00:24:32qui relève
00:24:33d'une décision
00:24:34au plus haut
00:24:34au niveau de l'État.
00:24:35On ne peut pas
00:24:36le concevoir autrement.
00:24:40Que répond Alger
00:24:41Concernant ces accusations ?
00:24:43Nos demandes répétées
00:24:44d'interviews
00:24:45aux autorités
00:24:46sontrestes
00:24:46sans réponse
00:24:47et nous n'avons pas
00:24:48Obtenu de visa
00:24:49pour nous rendre
00:24:50sur place.
00:24:52Mais de nombreuses voix
00:24:52rappel des opérations
00:24:54mené depuis longtemps
00:24:55par les services secrets
00:24:56français sur le pays algérien.
00:24:57Et il y a un an,
00:25:01le ministère algérien
00:25:02Affaires étrangères
00:25:03Convoquer l'ambassadeur français
00:25:05sommé de s'expliquer.
00:25:07Dans un rapport,
00:25:09la chaîne d'État
00:25:09AL24
00:25:10accuser
00:25:11la DGSE
00:25:12de tenter
00:25:13de déstabiliser l'Algérie
00:25:14en recrutant
00:25:15un ancien terroriste.
00:25:18Le Quai d'Orsay
00:25:19a formellement démenti.
00:25:21Ces guerres d'espions,
00:25:31ces coups tordus
00:25:32ont envenimé
00:25:33rapports
00:25:34entre la France
00:25:34et l'Algérie.
00:25:36Dans le sud de l'Italie
00:25:37va naître
00:25:38une autre histoire,
00:25:39cette fois-ci
00:25:40une querelle de présidents
00:25:41sur fond de trahison.
00:25:43Juin 2024
00:25:45sommet du G7,
00:25:46les grands de ce monde
00:25:47ont invité
00:25:47d'autres leaders
00:25:48dont le président algérien.
00:25:51Devant les caméras,
00:25:56Emmanuel Macron
00:25:56et Abdelmadjid Tebboune
00:25:58ont encore
00:25:58la mine des bonjours.
00:26:00Ils affichent même
00:26:01ostensiblement
00:26:02leur très grande amitié.
00:26:05Il y a une vraie relation
00:26:06personnel
00:26:07entre les deux hommes,
00:26:08ça je peux vous le dire.
00:26:09Emmanuel Macron,
00:26:10moi-même,
00:26:11quand il me parle
00:26:12de son homologue algérien,
00:26:13il me dit
00:26:13Mon frère Abdelmadjid,
00:26:15mon grand frère Abdelmadjid,
00:26:17il me le répète
00:26:17souvent,
00:26:19qu'il a beaucoup
00:26:19d'admiration,
00:26:20d'affection
00:26:21pour le président algérien.
00:26:23Et le président Tebboune,
00:26:25de l'affection,
00:26:26quand il lui parle,
00:26:26il appelle Emmanuel,
00:26:28ils sont à tuer à toi.
00:26:31Et la différence d'âge est erronée,
00:26:34je vois que ces deux hommes
00:26:36s'apprécie énormément
00:26:37sur le plan personnel.
00:26:38Le recteur de la mosquée
00:26:40de Paris
00:26:40est présenté
00:26:41comme l'ambassadeur
00:26:42de l'ombre
00:26:42de l'Algérie en France.
00:26:44Il est en tout cas
00:26:45un témoin privilégié
00:26:46de cette relation
00:26:46entre les deux hommes,
00:26:48alternant grandes embrassades
00:26:49et déchirures.
00:26:52Le rendez-vous italien
00:26:53va marquer un de ces moments
00:26:55de rupture.
00:26:56Aux sourires aimables
00:26:57vont bientôt réussir
00:26:58menaces et invectives.
00:27:00Président Tebboune
00:27:01m'a dit
00:27:02que lorsqu'il était arrivé
00:27:04à Paris,
00:27:04Emmanuel Macron
00:27:05va chez lui
00:27:06dans sa résidence
00:27:08et ils vont passer
00:27:09un moment
00:27:10à se parler
00:27:11et je pense
00:27:12que c'est là
00:27:13où il va lui dire
00:27:14voilà ce que je compte
00:27:16faire avec le roi du Maroc.
00:27:18Emmanuel Macron
00:27:19Abdelmajid Tebboune
00:27:20qu'il va se rapprocher
00:27:21de son frère ennemi,
00:27:23le roi du Maroc
00:27:23Mohamed VI
00:27:24et lui faire
00:27:26un très beau cadeau.
00:27:28France
00:27:28va reconnaître
00:27:29souveraineté marocaine
00:27:30sur le Sahara occidental
00:27:31et donc
00:27:32désavouer Alger.
00:27:35Car ce territoire
00:27:35est au cœur
00:27:36d'un conflit
00:27:36entre les deux voisins.
00:27:38Il est revendiqué
00:27:38par le Maroc
00:27:39alors qu'Alger
00:27:40soutenu depuis 50 ans
00:27:42les indépendantistes.
00:27:45Président Tebboune
00:27:47lui a répondu
00:27:48très directement
00:27:50comme ils l'ont
00:27:51toujours fait
00:27:51dans leur relation.
00:27:52Il lui a dit
00:27:53si tu le fais
00:27:53ça sera terminé
00:27:54entre nous.
00:27:55Et c'est ce qui s'est passé
00:27:56efficacité
00:27:57puisque
00:27:57dès que la déclaration
00:28:00a été fait
00:28:00l'ambassadeur d'Algérie
00:28:02a été rappelé
00:28:03à Alger.
00:28:05Emmanuel Macron
00:28:05faire le choix
00:28:06du Maroc
00:28:06pour faire repartir
00:28:08sa relation
00:28:08avec le Royaume
00:28:09à l'arrêt
00:28:10depuis plusieurs années.
00:28:12Une trahison
00:28:13pour l'Algérie.
00:28:14Est-ce que vous avez
00:28:15Avez-vous commis une erreur ?
00:28:16Écoutez,
00:28:16cette décision
00:28:17elle a été
00:28:17mûrement réfléchi.
00:28:19C'est pas comme ça
00:28:19sur un coin de table
00:28:23que la nouvelle position
00:28:24de la France
00:28:25sur le Sahara occidental
00:28:25a été prise.
00:28:26Tout ça a été
00:28:26très longuement mûri
00:28:28pendant des semaines
00:28:29et des semaines.
00:28:29La décision a été prise
00:28:30de manière claire
00:28:32et en assumant
00:28:33la totalité
00:28:34des conséquences
00:28:34que ça allait entraîner
00:28:35à la fois dans la relation
00:28:36avec le Maroc
00:28:37et dans la relation
00:28:38avec l'Algérie.
00:28:39Et donc nous n'avons pas
00:28:40été pris par surprise.
00:28:41Non.
00:28:45Dans la foulée,
00:28:46Le président de la République
00:28:48va aussi bouleverser
00:28:49les équilibres
00:28:49sur la scène française.
00:28:50À la rentrée 2024,
00:28:59un nouveau locataire
00:29:00fait son entrée
00:29:00lieu Beauvau.
00:29:04Confiscation Bruno,
00:29:04Dénéchecord.
00:29:06Bruno Retailleau,
00:29:08encore peu connu
00:29:08du grand public,
00:29:10compte bien rapidement
00:29:11Imprimez votre marque.
00:29:18La politique que nous adopterons,
00:29:20c'est la politique
00:29:22de la majorité nationale
00:29:24avec trois priorités.
00:29:27La première,
00:29:27Établir l'ordre.
00:29:29La deuxième,
00:29:30Établir l'ordre.
00:29:31La troisième,
00:29:33Rétablir l'ordre.
00:29:35Parce que je crois
00:29:35à l'ordre.
00:29:37Tenant d'une droite ferme,
00:29:39celui qui n'a jamais
00:29:40ministre d'été
00:29:41hérite d'une place
00:29:42stratégique.
00:29:43L'intérieur,
00:29:44un tremplin inespéré
00:29:46quand on a de grandes
00:29:47ambitions politiques.
00:29:49Comme nous le confirmons,
00:29:50un fin connaisseur,
00:29:52ancien collègue
00:29:53du gouvernement,
00:29:54passé lui-même
00:29:55par la place Beauvau.
00:29:56C'était quoi le but du jeu ?
00:29:57C'était de tirer profit
00:29:58au max
00:29:59de cette place de choix
00:30:00ou ministre de l'Intérieur ?
00:30:02Oui,
00:30:02mais ça c'est
00:30:03dans un temps
00:30:03tribunal relatif
00:30:04où on est
00:30:05pas très loin
00:30:06Le choix du président,
00:30:08où se jouait en plus
00:30:09à ce moment
00:30:09direction
00:30:10des républicains,
00:30:13Bien évidemment.
00:30:15Et donc,
00:30:16est arrivée
00:30:17la question algérienne ?
00:30:18La question algérienne,
00:30:20les problématiques
00:30:20qui ne sont pas résolues,
00:30:21il les prend
00:30:22à Brancor.
00:30:24Donc,
00:30:25oui,
00:30:26Bruno Retailleau
00:30:27s'est saisi
00:30:28de ce dossier
00:30:29pour des raisons
00:30:30éminence politique,
00:30:31on ne va pas dire
00:30:32Le contraire.
00:30:32et il a envie
00:30:34d'avoir
00:30:35un destin national.
00:30:38Et donc,
00:30:39il y a
00:30:39deux questions
00:30:40qui l'Intérêt,
00:30:42la question de l'Algérie
00:30:43et la question de l'Islam.
00:30:44Et il va,
00:30:46grâce à ces deux sujets,
00:30:48devenir président
00:30:49de LR
00:30:49et jusqu'à la fin.
00:30:52Jusqu'à la fin,
00:30:53son sujet
00:30:54est l'Algérie.
00:30:57Le dossier algérien
00:30:58comme instrument
00:30:59service
00:30:59d'une conquête politique,
00:31:01en tout cas,
00:31:03en un an à Beauvau,
00:31:04Bruno Retailleau
00:31:04imposez votre méthode,
00:31:06le rapport de force.
00:31:08L'actualité
00:31:09va lui en donner
00:31:10l'occasion.
00:31:14Novembre 2024
00:31:16l'écrivain
00:31:17Boilem Sansal,
00:31:18critique de plume
00:31:18du pouvoir d'Alger,
00:31:20est arrêté
00:31:20puis condamné
00:31:21à quinq ans de prison.
00:31:23Puis vient
00:31:24la polémique
00:31:25Influenceurs algériens.
00:31:29Depuis la France,
00:31:30certain intimé
00:31:31à commettre
00:31:32actes violents.
00:31:33L'un d'entre eux
00:31:34dans une situation irrégulière
00:31:35est.
00:31:36Alger le retour
00:31:37le jour même
00:31:38vers Paris.
00:31:39Je veux dire
00:31:40ma supérieure action.
00:31:42On voit bien
00:31:42que l'Algérie
00:31:42cherche à humilier
00:31:44France.
00:31:45Et quelques semaines
00:31:46plus tard,
00:31:47un événement tragique
00:31:48va le conduire
00:31:49à durcir sa position.
00:31:51France
00:31:52un donc été
00:31:53une nouvelle fois
00:31:54touché
00:31:54par un attentat
00:31:55Terroriste islamiste.
00:31:5722 février 2025
00:31:59à Mulhouse,
00:32:00un Algérien
00:32:01sous le coup
00:32:02d'une obligation
00:32:02de quitter le territoire
00:32:03tuue une personne
00:32:05et en blessure
00:32:05sept autres
00:32:06dans une attaque
00:32:07au couteau.
00:32:11Selon Bruno Retailleau,
00:32:13à dix reprises,
00:32:14les autorités françaises
00:32:15ont tempé
00:32:16de l'expulser
00:32:16et à dix reprises,
00:32:18Alger
00:32:19aurait refusé
00:32:20de l'hôte.
00:32:21Aucun pays,
00:32:26aucun pays,
00:32:27quelle que soit
00:32:28l'histoire
00:32:28qui peut nous séparer,
00:32:30n'a un droit
00:32:31de tirage
00:32:31pour humilier
00:32:32France.
00:32:34Je suis partisan
00:32:35puisque la méthode
00:32:37doux
00:32:38a été utilisé
00:32:39avec l'Algérie
00:32:40de poser
00:32:42un rapport
00:32:43de France.
00:32:44C'est une bascule
00:32:46dans la gravité
00:32:47de la crise
00:32:48et là,
00:32:50il n'y a pas que
00:32:50Bruno Retailleau
00:32:52qui s'émeut
00:32:53de cet attentat.
00:32:55C'est tous
00:32:56les Français.
00:32:58Et Bruno Retailleau,
00:32:59quand il parle
00:32:59des OQTF,
00:33:01il est complètement
00:33:02dans son rôle
00:33:03mais il utilise
00:33:03un vocabulaire
00:33:04qui va bien au-delà
00:33:05du constat des faits.
00:33:09Il utilise
00:33:09un vocabulaire
00:33:10qui relève
00:33:11de l'honneur,
00:33:13La France, humiliée.
00:33:15Algérie
00:33:15Attaquer la France.
00:33:17Nous ne voulons
00:33:17pas la guerre
00:33:18avec l'Algérie.
00:33:19C'est l'Algérie
00:33:19qui nous agresse.
00:33:21Alger décide
00:33:22alors de limiter
00:33:22encore plus
00:33:23le nombre
00:33:24d'OQTF reprend.
00:33:26En France,
00:33:27la cote de popularité
00:33:28du ministerstre
00:33:29explose dans les sondages.
00:33:31Durant son passage
00:33:31à Beauvau,
00:33:32Bruno Retailleau
00:33:33est le ministerstre
00:33:33préféré des Français.
00:33:35De quoi inspirer
00:33:36d'autres aspirants.
00:33:41Dans le sillage
00:33:42de Bruno Retailleau,
00:33:43vont s'engouffer
00:33:44d'autres personnalités
00:33:45La politique française
00:33:46qui vont abonder
00:33:48dans ce discours
00:33:49qui consiste
00:33:51à jouer
00:33:53sur la ropee
00:33:54de la fierté
00:33:55nationale française
00:33:56bafouée
00:33:57par l'agression
00:33:58Algérien.
00:34:00Dans le champ
00:34:01de la droite
00:34:02et de l'extrême droite,
00:34:03le discours
00:34:04va parfois prendre
00:34:05un tour violent.
00:34:06Avec cette interview
00:34:07de Louis Sarkozy.
00:34:08Si j'étais aux manettes
00:34:11et que l'Algérie
00:34:11arrêtait
00:34:12Bouélem sans salle,
00:34:13je brûlais
00:34:14l'ambassade.
00:34:16Et très régulièrement
00:34:17sur les plateaux
00:34:18de télévision
00:34:18des chaînes d'info.
00:34:20Je ne veux pas
00:34:20que mon pays
00:34:21devienne une colonie
00:34:22de l'islam
00:34:23et de l'Algérie.
00:34:24J'attends qu'il y ait
00:34:25plus d'OQTF renvoyés,
00:34:27moins d'égorgements.
00:34:28Vous avez des millions
00:34:30d'Algériens
00:34:31qui peuvent sortir
00:34:32un couteau
00:34:33dans le métro,
00:34:34dans une gare,
00:34:35dans la rue,
00:34:35n'importe où.
00:34:36Algérie
00:34:37à nous faire
00:34:38une déclaration
00:34:39de guerre
00:34:39perpétuelle
00:34:40tous les jours.
00:34:41Comment prétendre
00:34:42que la guerre
00:34:42d'Algérie
00:34:43Est-ce terminé ?
00:34:44C'est grotesque.
00:34:46Ce sont des propositions
00:34:46qui sont des proposés
00:34:47caricatures.
00:34:48Vous n'avez pas
00:34:48des millions d'Algériens
00:34:49qui n'attendent qu'une chose,
00:34:50c'est d'aller planter
00:34:51des gens dans le métro.
00:34:52Ça, c'est pas vrai.
00:34:53Voilà, ça n'existe pas.
00:34:55C'est de l'invention,
00:34:56c'est de la fake news,
00:34:57c'est du trumpisme pur.
00:34:59Farid Ben Laga
00:35:00est un producteur
00:35:01franco-algérien
00:35:01à succès,
00:35:02engagé à gauche.
00:35:04Il travaille
00:35:04sur les deux rives
00:35:05de la Méditerranée.
00:35:06Vous avez des gens
00:35:07qui sont très organisés
00:35:08et qui sont
00:35:10dans une activité
00:35:11dé-lobbying
00:35:12médiatico-politique
00:35:15très puissant.
00:35:16Et puis,
00:35:16vous avez d'un autre côté
00:35:17des gens
00:35:18qui subissent
00:35:19en l'occurrence
00:35:20les franco-algériens.
00:35:21D'une certaine manière,
00:35:22ils sont tollement habitués
00:35:23à subir
00:35:24qu'ils laissent passer.
00:35:26Ces fractures
00:35:27qui sont en train
00:35:27d'être créé,
00:35:28bien évidemment,
00:35:29peuvent avoir
00:35:29des conséquences dramatiques.
00:35:31Et si demain,
00:35:31le pays bascule
00:35:32dans l'extrême-droite,
00:35:34les conséquences
00:35:34seront très lourds
00:35:35puisque là,
00:35:36on ne parlera plus
00:35:36de fractures.
00:35:38On parlera d'affrontements.
00:35:41L'assemblée est populaire à l'échelle nationale
00:35:43un
00:35:43à l'unanimité
00:35:44une loi
00:35:45sur la colonisation
00:35:46Français
00:35:47en Algérie.
00:35:49Côté algérien,
00:35:50la tension
00:35:51est aussi monté
00:35:52d'un cran.
00:35:53Là-bas,
00:35:54le discours
00:35:55dénonçant
00:35:55le colon français
00:35:56double d'intensité.
00:35:58Il y a un mois,
00:35:59députés algériens
00:36:00drapés d'écharpes
00:36:01aux couleurs
00:36:02du pays
00:36:02décident de faire
00:36:03de la colonisation
00:36:04un crime d'État.
00:36:09Une fois la loi promulguée,
00:36:12nous demandons
00:36:13des réparations
00:36:14pour les ressources
00:36:16qui ont été pillées
00:36:17et spoliées
00:36:18en Algérie.
00:36:18instrumentiste
00:36:23l'histoire,
00:36:24la mémoire
00:36:24pour le pouvoir civil,
00:36:26ça lui permet
00:36:26d'avoir une légitimité,
00:36:28d'utiliser un bouc émissaire
00:36:30Qui est la France ?
00:36:31pour que la population
00:36:34faire bloc.
00:36:35Ni repentance,
00:36:36aucune excuse
00:36:38c'est la ligne
00:36:38de Julien Aubert,
00:36:39vice-président
00:36:40des Républicains.
00:36:41Pour ce proche
00:36:42de Bruno Retailleau,
00:36:43désormais,
00:36:44il faut regarder devant.
00:36:45Nous avons besoin
00:36:46en fait que
00:36:47le souvenir
00:36:49de la guerre d'Algérie
00:36:50reste au vestiaire,
00:36:51qu'on dit
00:36:51Ben voilà,
00:36:51c'est de l'histoire ancienne
00:36:52et que les générations
00:36:54qui n'ont pas connu
00:36:54ces événements-là
00:36:55peut se parler
00:36:56sans faire référence
00:36:58à des choses
00:36:59qui ont eu lieu
00:36:59il y a 50 ans,
00:37:0060 ans.
00:37:03Dans ce climat
00:37:04d'extrême tension,
00:37:05certains points de vue
00:37:06devient inaudible,
00:37:08même s'ils s'appuient
00:37:09sur les réalités historiques.
00:37:11Vis-à-vis de l'Algérie,
00:37:12si la France
00:37:13présentait des aux
00:37:14pour 130 ans
00:37:15des massacres,
00:37:17de meurtres,
00:37:18de paupérisation
00:37:21d'un peuple,
00:37:23d'une violence
00:37:23incroyable.
00:37:24Il va aller se prosterner
00:37:25devant un régime dictatorial
00:37:27qui nous crache
00:37:27à la figure
00:37:28en allant faire
00:37:30de la repentance
00:37:30au secours.
00:37:32C'est un dossier complexe.
00:37:33L'éditorialiste
00:37:34Jean-Michel Apathie
00:37:35s'y est pourtant risqué.
00:37:37Il sera mis à pied
00:37:38une semaine
00:37:39par RTL
00:37:40pour ses propos
00:37:40et finira
00:37:41par quitter la radio.
00:37:42Je ne savais pas
00:37:43que j'allais parler
00:37:43précisément de ça
00:37:44et c'est d'ailleurs
00:37:45Une question du journaliste
00:37:46Thomas Soto
00:37:47mais pourquoi
00:37:48sur un d'aussi mauvais
00:37:49relations avec l'Algérie
00:37:50qui m'a fait
00:37:51tomber dans le piège
00:37:53ou entrer dans le tunnel
00:37:54ou dire ce que j'avais
00:37:55sur le ventre.
00:37:57À la radio ce matin-là,
00:37:58face à Florence Portelli
00:38:00du parti Les Républicains,
00:38:02il décrit la violence
00:38:03de l'armée française
00:38:04au XIXe siècle
00:38:05en emprunteur
00:38:06une comparaison historique
00:38:07qui va choquer.
00:38:08Vous savez,
00:38:09chaque année en France,
00:38:11on commémore
00:38:12ce qui s'est passé
00:38:12au Radour-sur-Glane,
00:38:14c'est-à-dire le massacre
00:38:14de tout un village.
00:38:17Mais on en a fait
00:38:17des centaines nous
00:38:18en Algérie.
00:38:19Que signifie la conscience ?
00:38:20On n'a pas fait
00:38:21au Radour-sur-Glane
00:38:22en Algérie.
00:38:23On a mis des gens,
00:38:24on a mis des femmes
00:38:25et des enfants
00:38:25dans une église
00:38:26et on a mis le feu.
00:38:26Vous connaissez la conquête
00:38:27en Algérie ?
00:38:28Tu ne sais pas
00:38:29du tout l'histoire
00:38:30de la conquête
00:38:31de l'Algérie
00:38:33par la France ?
00:38:33Tu ne sais absolument rien
00:38:36que les villageois
00:38:37fuyaient les colonnes
00:38:39des soldats français.
00:38:41C'est horrible
00:38:42de comparer ça
00:38:43au nazisme.
00:38:44Nous, ce que nous avons fait,
00:38:45c'est que les villageois
00:38:46Algériens
00:38:47se réfugier
00:38:48dans des grottes,
00:38:49sur un muré les grottes,
00:38:51sur un mis du bois
00:38:52devant les grottes,
00:38:53sur un allumé du feu
00:38:55et on les a asphyxiés.
00:38:57J'avais l'impression
00:38:58d'avoir égrené
00:38:59un chapelet de gros mots.
00:39:01Mais pas du tout.
00:39:02Alors, je le dis comme je le dis,
00:39:03on peut toujours critiquer
00:39:04certaines formules, etc.
00:39:06Celle-là, je n'aurais peut-être pas
00:39:07pas formulé comme ça
00:39:08Si vous avez choisi ce que vous avez choisi.
00:39:09Mais j'ai dit
00:39:10une partie
00:39:11de l'histoire de France.
00:39:12L'université française
00:39:14un travail très intense
00:39:15sur ces questions-là.
00:39:16Moi, tout ça,
00:39:17je l'ai lu dans les livres.
00:39:18Moi, je n'ai été
00:39:19dans aucune archive.
00:39:20Je n'ai pas fait un travail
00:39:22que personne n'a fait.
00:39:23Non, non.
00:39:23Je veux voyager dans d'autres endroits.
00:39:25Et comme Thomas Soto
00:39:26et Florence Portelli,
00:39:27millions de Français
00:39:28ne veulent pas
00:39:29m'entendre parler.
00:39:30C'est une vieille histoire,
00:39:31n'en parle plus,
00:39:32C'est terminé.
00:39:33Non, ce n'est pas le cas.
00:39:35une histoire infinie.
00:39:36Parce que nous avons
00:39:37sur notre terre,
00:39:38aujourd'hui,
00:39:39beaucoup de gens
00:39:40qui sont liés
00:39:40à cette histoire,
00:39:41à des titres divers.
00:39:44Une histoire
00:39:45qui touche notamment
00:39:46les franco-algériens
00:39:47comme Farid Ben Laga.
00:39:50Il dénonce
00:39:50un deux poids,
00:39:51deux mesures
00:39:52quand il est question
00:39:53de l'Algérie
00:39:54dans les médias.
00:39:54Quand une déclaration
00:39:56est fait
00:39:56pourboire
00:39:58de l'émoi
00:39:58en braquant
00:39:59et en pointant du doigt
00:40:00les Algériens,
00:40:02Ça passe crème.
00:40:03Et quand vous avez
00:40:04déclarations
00:40:05pour mettre
00:40:06un peu d'intelligence,
00:40:07pour mettre
00:40:08un peu de relief
00:40:08dans l'histoire
00:40:09de la France
00:40:10et de l'Algérie
00:40:10et reconnaître
00:40:11un certain nombre
00:40:12des crimes
00:40:14qui ont pu être commis
00:40:14par la France
00:40:15et qui nous grandiraient
00:40:17de le reconnaître,
00:40:19Californie,
00:40:20Ça ne passe pas.
00:40:20Combien d'habitants
00:40:26en France
00:40:27d'origine algérienne ?
00:40:30Environ 2 millions
00:40:31comme le dit l'INSEE,
00:40:334 à 6
00:40:33comme la sur-Alger.
00:40:35Une certitude,
00:40:37beaucoup d'entre eux
00:40:38se sentent visés
00:40:38par ces polémiques.
00:40:41Ce jour-là,
00:40:42c'est une soirée
00:40:42de gala,
00:40:43celui du Conseil mondial
00:40:44de la diaspora algérienne.
00:40:46Environ 130 euros
00:40:48l'entrée
00:40:48pour développer son réseau
00:40:49dans le monde
00:40:50des affaires.
00:40:51Ça va nous permettre
00:40:52de rencontrer des personnes,
00:40:53voir les différents styles
00:40:54de métiers qu'ils font,
00:40:56peut-être pouvoir
00:40:56développer notre entreprise
00:40:57en fonction de ce qu'ils font
00:40:59ou de ce qu'ils font
00:40:59pour pouvoir voir
00:41:01si on peut se tirer
00:41:01tout simplement vers le haut.
00:41:04Entrepreneurs,
00:41:05cadres
00:41:05ou encore élus locaux,
00:41:07ils défendent
00:41:08leur double culture
00:41:08et regretté
00:41:09d'être devenus des cibles.
00:41:13Quand nous,
00:41:13on est une diaspora
00:41:14et qu'on va parler de nous
00:41:15en appelant
00:41:15Papier français,
00:41:16Rien ne peut être achevé...
00:41:18Enfin,
00:41:18on ne se sent pas
00:41:19intégration complète
00:41:20dans le discours
00:41:20et le narratif
00:41:21qu'ils proposent àient en face
00:41:22alors que nous,
00:41:22aujourd'hui,
00:41:22sur soi-même
00:41:23complètement françaises.
00:41:24C'est ça,
00:41:24aujourd'hui,
00:41:25qui nous crée de la douleur
00:41:26en réalité,
00:41:27être essentiel
00:41:28à une chose
00:41:28juste à l'origine
00:41:29et en plus ça
00:41:30de manière négative.
00:41:32C'est dommage
00:41:32qu'on résume ça
00:41:33Malheureusement
00:41:33que ça.
00:41:35La crise inquiète aussi
00:41:36pour ses échos
00:41:37sur les relations économiques
00:41:39entre les deux pays.
00:41:41Le président
00:41:41de la Chambre
00:41:42de commerce française
00:41:43à Alger
00:41:43à lui aussi
00:41:44fait le déplacement.
00:41:45Vous avez
00:41:456 000 entreprises françaises
00:41:47qui exportent
00:41:48pour quelques milliards
00:41:49d'euros
00:41:49en Algérie
00:41:50et qu'aujourd'hui,
00:41:52on a un peu,
00:41:52À mon avis,
00:41:53jeter le bébé
00:41:54avec l'eau du bain
00:41:54et qu'il faut quand même
00:41:56montrer aux gens
00:41:57que les Algériens,
00:41:59la diaspora algérienne,
00:42:00les 4 ou 5 millions
00:42:01d'Algériens
00:42:01qui vivent en France,
00:42:03ce ne sont pas que
00:42:03des OQTF
00:42:04et des voyous.
00:42:07À l'origine
00:42:07de ce club select,
00:42:08Karim Zeribi,
00:42:10ancien élu
00:42:10de gauche français,
00:42:12habitué des plateaux télé,
00:42:13il est aujourd'hui
00:42:14réputé proche
00:42:14du pouvoir algérien.
00:42:17Monsieur Zeribi,
00:42:19c'est une diaspora
00:42:20à elle,
00:42:21jusque-là,
00:42:21on ne s'est pas
00:42:21Très intéressé.
00:42:23Je ne sais pas,
00:42:24moi,
00:42:24Il n'a pas le temps de l'utiliser.
00:42:25Vous avez lancé
00:42:25cette initiative, en fait ?
00:42:26Il n'y a pas
00:42:26à s'intéresser.
00:42:27Je pense que
00:42:28la diaspora,
00:42:29elle n'a pas besoin
00:42:31qu'on s'intéresse
00:42:31ou qu'on ne s'intéresse pas,
00:42:32c'est est-ce qu'elle a
00:42:33un besoin de se rappeler
00:42:34Ou que va-t-il se passer ensuite ?
00:42:35Jusqu'à présent,
00:42:36les franco-algériens
00:42:37ne sentaient pas
00:42:38ce besoin.
00:42:39D'abord,
00:42:40parce qu'ils ont trouvé
00:42:40leur place
00:42:41à la société française,
00:42:41pour l'immense majorité
00:42:43d'entre eux.
00:42:44On ne le dit pas.
00:42:44Ils sont chefs d'entreprise,
00:42:46ils sont cadres,
00:42:47Ils travaillent dans les services publics,
00:42:48ils ont des postes
00:42:49à responsabilité.
00:42:51C'est là le problème majeur,
00:42:53c'est toujours pareil.
00:42:54On parle des trains
00:42:55qui arrive à l'heure
00:42:55ou tard,
00:42:55on ne parle jamais
00:42:56Les trains qui arrivent à l'heure.
00:42:57S'il y en a bien
00:42:58des citoyens français
00:42:58qui doit dire stop,
00:43:00nous avons quand même
00:43:01une longue histoire
00:43:02qui nous lie
00:43:03et surtout un avenir
00:43:04à écrire ensemble,
00:43:06c'est la diaspora
00:43:06franco-algérien.
00:43:08Cette diaspora,
00:43:10ces Français liés
00:43:10aux deux pays,
00:43:11Depuis le pouvoir algérien
00:43:13ça m'intéresse,
00:43:14les valoriser,
00:43:16à condition
00:43:16qu'ils ne s'opposent pas
00:43:17à lui.
00:43:22Car ne pas adhérer
00:43:24à la ligne d'Alger,
00:43:25c'est prendre le risque
00:43:26d'être combattu,
00:43:27y comprend sur des terrains
00:43:28Inattendus.
00:43:29Dans nos rues,
00:43:31A commencé une guerre des mots.
00:43:37La pluie
00:43:38ne gâchera pas
00:43:39ce jour important
00:43:40pour Nadia Matoub.
00:43:44En septembre dernier,
00:43:46une rue de Drancy
00:43:46en banlieue parisienne
00:43:47est baptisée
00:43:48du nom de son mari,
00:43:50le célèbre chanteur
00:43:51Lounès Matoub.
00:43:56figure emblématique
00:43:57de la Kabylie
00:43:58pour laquelle
00:43:59il a évoqué
00:43:59l'autonomie,
00:44:01sa si chère région,
00:44:02où le chanteur
00:44:03fut assassiné
00:44:04en 1998.
00:44:08La justice algérienne
00:44:10un condamné
00:44:10deux personnes
00:44:11de la mouvance islamiste.
00:44:12Mais ce verdict
00:44:17Tous vos trajets seront convertis.
00:44:20À la mort de l'artiste,
00:44:21des dizaines de milliers
00:44:22de manifestants
00:44:23accusent le pouvoir algérien
00:44:24d'être
00:44:26dans son exécution.
00:44:27Tous ceux qui sont là
00:44:28sont aussi là
00:44:29pour dire aussi
00:44:30qu'on n'a pas oublié
00:44:31Lounès Matoub
00:44:32et qu'on revendique aussi
00:44:33la vérité,
00:44:34surtout la vérité
00:44:35sur son assassinat
00:44:36et qu'on est là
00:44:37pour poursuivre son combat.
00:44:38On est là
00:44:39pour dire aussi
00:44:40non aux récupérations
00:44:42qui sont tempées
00:44:43régulièrement.
00:44:45Au cœur de cette bataille
00:44:46pour la mémoire,
00:44:47les plaques de rue.
00:44:51Comment présenter
00:44:52Lounès Matoub ?
00:44:54Plusieurs communes
00:44:54le qualifient
00:44:55de chanteurs algériens.
00:45:04Mais Drancy
00:45:05une décision
00:45:06d'écouter
00:45:07la veuve Matoub.
00:45:08Un autre choix
00:45:09a été fait.
00:45:12Vous savez,
00:45:13en une année,
00:45:14il y a eu
00:45:15trois inaugurations
00:45:16de Lounès Matoub.
00:45:17On est ici
00:45:18pour rendre hommage
00:45:19à Lounès
00:45:20et je parlerai
00:45:21en toute liberté.
00:45:25sur cette plaque,
00:45:28c'est un chanteur
00:45:28et poète kabyle.
00:45:30Aucune référence
00:45:31à l'Algérie.
00:45:35Dans l'assistance,
00:45:36ce jour-là,
00:45:38des militants du MAC,
00:45:39le mouvement
00:45:40pour l'autodétermination
00:45:41de la Kabylie,
00:45:42un parti politique radical
00:45:44classe terroriste
00:45:45par Alger.
00:45:46Sur la plaque,
00:45:47il est inscrit
00:45:48Chanteuse kabyle.
00:45:50S'il avait été écrit
00:45:51Chanteuse algérienne
00:45:53ça vous aurait été
00:45:54Égal ?
00:45:55Ça aurait été
00:45:55le même choix ?
00:45:56Personnel,
00:45:57Non.
00:45:57Pourquoi?
00:45:59Parce que je vous l'ai dit
00:46:00il y a quelques secondes,
00:46:02c'était le premier
00:46:03qui a parlé
00:46:03de l'indépendance
00:46:04de la Kabylie.
00:46:05Donc il ne se sentait
00:46:05pas algérien.
00:46:06C'est un Kabylie.
00:46:07Il a dit
00:46:08je suis Kabylie,
00:46:10s'assumer.
00:46:11Il a dit
00:46:12avec les autres,
00:46:13c'est l'incompatibilité
00:46:14total.
00:46:16Donc c'était
00:46:17un Kabylie
00:46:18et aujourd'hui
00:46:19on ne peut pas
00:46:19le présenter
00:46:20en tant qu'Algérien.
00:46:22Moi,
00:46:22je serai consciente.
00:46:28À Drancy,
00:46:30la nouvelle plaque
00:46:30n'aurait pas
00:46:31aucune réaction
00:46:32côté algérien.
00:46:34Mais ce serait loin
00:46:35d'être le cas
00:46:35dans d'autres villes.
00:46:41Cette note récente
00:46:42du contre-espionnage
00:46:43semble
00:46:44que les services algériens
00:46:45n'hésite pas
00:46:46à mettre sous pression
00:46:47des élus
00:46:48de la République française.
00:46:51En novembre 2024,
00:46:53une conseillère municipale
00:46:54franco-algérien
00:46:55d'une grande ville
00:46:56de région parisienne
00:46:57est invité
00:46:58à se rendre
00:46:58au consulat de Créteil.
00:47:01Selon la note
00:47:02des services français,
00:47:03agent de l'ONU
00:47:03la demande
00:47:04à un entretien
00:47:05dans une ambiance oppressante
00:47:07pendant deux heures.
00:47:08Il lui a reproché
00:47:12d'avoir complété
00:47:12une plaque de rue
00:47:13à la gloire
00:47:14du chanteur
00:47:14Lounes Matoub,
00:47:16mentionnant uniquement
00:47:17sa qualité de câble
00:47:18Et d'autres nationalités algériennes.
00:47:22Il a exigé
00:47:23une rectification
00:47:24et un changement
00:47:25de plaque.
00:47:27La conseillère municipale
00:47:29ne cède pas.
00:47:30L'entretien se tend.
00:47:32Selon la note,
00:47:33son statut d'élu
00:47:34intéressé particulièment
00:47:35l'agent du renseignement.
00:47:38Sur le ton
00:47:39de la menace,
00:47:40il lui a indiqué
00:47:41qu'elle faisait l'objet
00:47:42d'un suivi
00:47:42de la part du consulat
00:47:44en raison de ses connexions
00:47:45La politique française
00:47:46intéressant
00:47:47pour l'Algérie.
00:47:50Par la suite,
00:47:52il a relancé l'élu
00:47:52plusieurs fois
00:47:53par téléphone,
00:47:54lui en joignant
00:47:55de revendiquer
00:47:56publique
00:47:56attachement au fils
00:47:57à l'Algérie.
00:48:02Nous avons joint
00:48:03l'élu
00:48:03qui aurait été victime
00:48:04de ce coup
00:48:05dépression.
00:48:07Elle ne sait pas
00:48:07qu'elle est enregistrée.
00:48:09Si elle refuse
00:48:10de certifier
00:48:10le récit du rendez-vous,
00:48:12elle nous confirme
00:48:13avoir été approché
00:48:13par les services algériens.
00:48:15Et d'après son témoignage,
00:48:17elle est loin
00:48:17d'être la seule.
00:48:18en fait,
00:48:19ce que je peux vous dire,
00:48:20c'est qu'effectivement,
00:48:21il y a énormément
00:48:22de lieux locaux
00:48:22qui ont été approchés
00:48:25par les consulats.
00:48:27Et puis,
00:48:27sur va rappeler
00:48:27à ses élus
00:48:28qu'ils sont les enfants
00:48:30de l'immigration algérienne,
00:48:31qu'ils sont les enfants
00:48:32d'Algérie,
00:48:32et donc,
00:48:33ils ont un devoir
00:48:34vis-à-vis de l'Algérie,
00:48:35vis-à-vis de leurs ancêtres,
00:48:36de prendre parti
00:48:38pour l'Algérie.
00:48:39Et puis,
00:48:39s'ils font ça,
00:48:40quelque partie,
00:48:41en Algérie,
00:48:42sur leur promet
00:48:42de leur ouvrir
00:48:43toutes les portes.
00:48:44S'il y a un problème,
00:48:46on sera là pour vous aider,
00:48:47on pourra vous valoriser.
00:48:49Et dans quel mais
00:48:50les autorités algériennes
00:48:51mensura
00:48:51ce genre d'opération ?
00:48:52Sur demande
00:48:53à tous les élus
00:48:54de faire la promotion
00:48:55de l'algérianité,
00:48:57de contretarver
00:48:57le discours actuel,
00:49:00officiel,
00:49:01le discours médiatique
00:49:02qui tape sur l'Algérie.
00:49:04Donc,
00:49:04ils estiment
00:49:05que la diaspora
00:49:06et tous ceux
00:49:07qui ont une influence,
00:49:09qu'elles soient politiques,
00:49:10médiatiques ou autres,
00:49:11ont un rôle à jouer.
00:49:14Tout le monde
00:49:15aurait un rôle à jouer,
00:49:16même les adversaires
00:49:17déclarés au régime.
00:49:22L'objectif,
00:49:23les faire changer
00:49:24de camp,
00:49:25leur proposer
00:49:26repentir
00:49:27en échange
00:49:28de l'extinction
00:49:28d' futures poursuites
00:49:29judiciaires.
00:49:32Jamila est une activiste
00:49:33câble.
00:49:34Dans les transports
00:49:35en commun,
00:49:36elle est toujours
00:49:36sur ses gardes.
00:49:38Oui,
00:49:38on peut me reconnaître
00:49:39maintenant,
00:49:40parce que j'interviens
00:49:41dans des manifestations.
00:49:44Je me suis fait remarquer
00:49:45à plusieurs reprises,
00:49:47donc je me dis,
00:49:48il y a une militante
00:49:50qui a été gravement
00:49:51agressive.
00:49:52Sa vigilance
00:49:53un redoublé
00:49:53depuis qu'elle a aussi
00:49:54affaire européenne
00:49:55secrets des services auxiliaires
00:49:56Algériens.
00:49:57En 2024,
00:49:58elle souhaite aller
00:49:59en Kabylie
00:49:59pour se
00:50:00sur la tombe
00:50:01de sa sœur.
00:50:02Passeport de fils
00:50:02est périmé.
00:50:03Elle est obligée
00:50:04de se rendre au consulat
00:50:05pour le renouveler.
00:50:07Sur place,
00:50:08elle est reçue
00:50:08par un agent
00:50:09qui, selon elle,
00:50:09exerce un blacktag.
00:50:11Passeport de fils
00:50:12contre des informations.
00:50:15D'après notre enquête,
00:50:17ses opérations
00:50:18se sont multiples
00:50:19ces derniers mois.
00:50:20Nos confrères
00:50:21de l'œil du 20h
00:50:22sont des parvenus
00:50:22à se procurer
00:50:23l'enregistrement
00:50:24d'un de ses rendez-vous.
00:50:26On y entend
00:50:26un fonctionnaire algérien
00:50:28tendeur
00:50:28de retourner
00:50:29un activiste kabyle.
00:50:30Vous, tant que militant,
00:50:34vous étiez en charge
00:50:35de l'œil du 20h.
00:50:36Ils sont des amis
00:50:37les plus mouches.
00:50:38Est-ce que vous
00:50:38sentir
00:50:39qu'ils sont
00:50:40récupérable ?
00:50:41S'il te plaît.
00:50:42Comme le maire,
00:50:43partez-nous beaucoup plus
00:50:44sur l'organisation
00:50:45et les noms.
00:50:46Donc, elle n'inquiète
00:50:46qu'un bon vent.
00:50:47Je vais te donner
00:50:48le papier.
00:50:49Tu me le signes.
00:50:50Puis,
00:50:52vient le moment
00:50:53de signer
00:50:54une lettre de repentance.
00:50:55Je m'engage
00:50:56à cesser
00:50:56toutes les activités
00:50:57subversif
00:50:58ou hostile
00:50:58sensible
00:50:59de porter atteinte
00:51:00aux intérêts
00:51:01de mon pays,
00:51:01Algérie.
00:51:03Un révélateur
00:51:03tous les noms
00:51:03et plans
00:51:04de mon mouvement.
00:51:05Une collaboration
00:51:06avec les services
00:51:07de renseignement algérien.
00:51:09Je certifie
00:51:10n'avoir subi
00:51:10aucune sorte
00:51:11dépression.
00:51:13L'œil du 20h
00:51:14un contacté
00:51:15l'homme chargé
00:51:16d'approcher
00:51:16les opposants.
00:51:17Algérie
00:51:18une initiative
00:51:19une suite
00:51:21pour tout Algérien
00:51:23égaré
00:51:25qui veut rentrer
00:51:25à son pays.
00:51:26Mais ça veut dire
00:51:27quoi, égaré ?
00:51:28Un Algérien
00:51:30qui se considère
00:51:31algérien
00:51:32et il est
00:51:33aux côtés
00:51:34de son pays
00:51:34et il va
00:51:35Défendons l'Algérie
00:51:37face à la France.
00:51:42Djamila appartient
00:51:43à ceux
00:51:43qu'Algérie
00:51:44appelle les égarés.
00:51:45Lors de son
00:51:46face à face
00:51:46au consulat,
00:51:48elle a refusé
00:51:48de faire allégeance
00:51:49et livrer
00:51:50identité
00:51:51de ses amis.
00:51:52On n'en a aucun
00:51:52homme.
00:51:53Je ne suis pas
00:51:53venu ici
00:51:54Pour équilibrer.
00:51:56Moi, je ne suis pas
00:51:56un équilibre.
00:51:57Et là, j'ai senti
00:51:58vraiment, j'ai dit
00:51:59je suis peut-être
00:52:00partie un peu
00:52:01trop loin.
00:52:01Je dis, écoutez,
00:52:03je vais réfléchir
00:52:04à tout ce que vous
00:52:04m'avez demandé.
00:52:06Je ne suis plus
00:52:06revenu.
00:52:07Qu'est-ce que ça
00:52:07raconter, selon vous,
00:52:09des méthodes
00:52:10des autorités
00:52:11femmes algériennes
00:52:12à l'égard
00:52:13des mouvements
00:52:14d'opposition
00:52:14comme le vôtre ?
00:52:15C'est la répression.
00:52:17C'est la répression.
00:52:18Ça n'a pas
00:52:18d'autre nom.
00:52:19Ils ont un but.
00:52:21Avoir des documents,
00:52:22avoir des noms
00:52:22et sortir les militants
00:52:24et jurer
00:52:25que je ne ferai
00:52:26plus de politique,
00:52:27que je ne rentreai
00:52:27plus dans le MAC.
00:52:28C'est des méthodes
00:52:29agents de police
00:52:30de la dictature.
00:52:33La crainte
00:52:34de Djamila
00:52:34ne jamais revoir
00:52:36sa terre de Kabylie.
00:52:40France,
00:52:40Algérie,
00:52:42une relation
00:52:42complexe
00:52:43et des millions
00:52:44de vies impactées.
00:52:46Mais alors,
00:52:47Quelle est la suite ?
00:52:49Comment rebondir?
00:52:50Les deux pays
00:52:51peuvent-ils enfin
00:52:52recoller les morceaux ?
00:52:54La méthode
00:52:56de la confrontation
00:52:57et de l'intimidation
00:52:58un échoué
00:52:58et la méthode
00:53:00du dialogue
00:53:00et de l'interaction
00:53:03diplomatique
00:53:03a également échoué.
00:53:05Et c'est ça
00:53:06Ce qui est grave.
00:53:07Ce qui signifie
00:53:07qu'on va redéfinir
00:53:08tous les rapports
00:53:09entre la France
00:53:09et l'Algérie,
00:53:10d'un côté
00:53:11comme de l'autre.
00:53:12Nous,
00:53:12les enfants
00:53:13des deux pays,
00:53:14nous devons faire en sorte
00:53:16pour qu'enfin
00:53:18ils peuvent
00:53:18se réconcilier,
00:53:19enfin ils savent
00:53:20voir ensemble
00:53:21leur avenir
00:53:23pour éviter,
00:53:24je dirais,
00:53:25de se taper dessus
00:53:27pour se taper dessus.
00:53:28Je pense qu'un jour,
00:53:29il y aura évidemment
00:53:30dé-redémarrage
00:53:31de cette relation
00:53:32parce que
00:53:34il ne peut pas
00:53:36en être autrement.
00:53:37Selon l'ambassadeur,
00:53:39depuis quelques semaines,
00:53:41des canaux
00:53:41de communication
00:53:42Les anciens de l'été étaient rétablis
00:53:43entre les deux pays
00:53:44en crise.
00:53:45Mais pour l'heure,
00:53:46le retour
00:53:47de Stéphane Romaté
00:53:48en Algérie
00:53:48n'est toujours
00:53:49pas envisagé.
00:53:52Et on est de retour
00:53:53avec Sabrina Sebailly.
00:53:54Bonne soirée.
00:53:54Bonne soirée.
00:53:54Vous êtes député
00:53:56Europe Écologie Les Verts,
00:53:57vice-président
00:53:58du groupe d'amitié
00:53:59France-Algérie.
00:54:00Vous étiez à Alger
00:54:01Il y a 15 jours
00:54:02où vous avez rencontré
00:54:03comme souvent
00:54:04les autorités.
00:54:05Vous venez de voir
00:54:06Notre reportage
00:54:07et notamment
00:54:08ces documents
00:54:09secrets de défense,
00:54:10ce témoignage
00:54:11d'une élue locale
00:54:12qui explique
00:54:13que les élus
00:54:14d'origine algérienne
00:54:15sont très souvent
00:54:17contacté
00:54:17par les services algériens
00:54:18pour porter la bonne parole.
00:54:20En tant que députée,
00:54:20sur imaginer
00:54:21Pourquoi arrivez-vous ?
00:54:23Eh bien, pour tout vous dire
00:54:24Et cela vous surprendra,
00:54:25Sinon, je n'y ai pas accès.
00:54:27Jamais, jamais ?
00:54:27Jamais.
00:54:28Aucun contact
00:54:28avec les services
00:54:29de renseignement algériens ?
00:54:30Pas du tout,
00:54:31y comprend d'ailleurs
00:54:31quand j'étais élue locale
00:54:32puisqu'avant d'être parlementaire
00:54:34j'étais élue Localement
00:54:35Et ce n'est pas la première fois que je viens.
00:54:36On va en discuter
00:54:37dans quelques instants
00:54:38de ces documents classifiés
00:54:40qui quand même
00:54:41poser quelques questions
00:54:42En termes puissants
00:54:44de l'Algérie
00:54:44sur le sol français.
00:54:45Mais avant cela,
00:54:46on va vous écouter.
00:54:47C'était il y a deux mois
00:54:48à Paris,
00:54:49dans l'hémicycle.
00:54:50vous étiez en olère
00:54:51et vous avez pris à partie
00:54:52vos collègues députés
00:54:54du Rassemblement National.
00:54:55Écoutez.
00:54:56Oui, oui,
00:54:58je suis française
00:54:59et oui,
00:55:01je suis algérienne
00:55:02et je suis fière
00:55:03de mon histoire
00:55:04car la mienne
00:55:05fait partie
00:55:06d'une lignée
00:55:07de résistants
00:55:07tandis que la vôtre
00:55:09est le produit
00:55:09de la collaboration.
00:55:11Mon grand-père,
00:55:13lui,
00:55:13était au front
00:55:14pour la France
00:55:14Pour combattre le fascisme
00:55:16pendant que Jean-Marie Le Pen,
00:55:18lui,
00:55:18aiguisait son couteau
00:55:19torturer les Algériens
00:55:21et nouveau des alliances
00:55:22avec les Waffen-SS
00:55:23pour fonder
00:55:24votre parti politique.
00:55:26Alors,
00:55:27je vous le demande,
00:55:28qui est du bon côté
00:55:29de l'histoire ?
00:55:30Certainement pas vous.
00:55:32Vous dites,
00:55:33Sabrina Sebaï,
00:55:34que l'extrême droite
00:55:35et la population française
00:55:36en général
00:55:37est algérophobe.
00:55:39C'est un mot
00:55:39que vous employez souvent ?
00:55:41Alors,
00:55:41je ne dirais pas
00:55:42l'ensemble de la population.
00:55:43En revanche,
00:55:43ce qui est certain,
00:55:44c'est qu'aujourd'hui,
00:55:46C'est une fonction instrumentale
00:55:47de la question Algérie
00:55:48et une algérophobie
00:55:49qui s'est développé
00:55:50sur certains téléviseurs plateaux.
00:55:52C'est clair,
00:55:52par certains médias.
00:55:53Ça veut dire quoi,
00:55:53l'algérophobie ?
00:55:54Eh bien,
00:55:55ça veut dire
00:55:55qu'on parle de l'Algérie
00:55:57Et donne une très mauvaise image
00:56:00matin,
00:56:00midi et soir.
00:56:01C'est ce qui remonte
00:56:02d'ailleurs de la plupart
00:56:03de nos concitoyens
00:56:04Qui est né en Algérie ?
00:56:05Ou que certains de vos voisins sont ici.
00:56:07On peut critiquer l'Algérie,
00:56:08Néanmoins,
00:56:08ce n'est pas toujours
00:56:09Des critiques qui nuisent à la santé.
00:56:10Bien sûr,
00:56:11mais quand vous en arrivez
00:56:12à un stade
00:56:12où, par exemple,
00:56:14vous expliquez
00:56:15que des millions d'Algériens
00:56:16Prêts de la SAR
00:56:17à prendre des couteaux
00:56:18pour agresseur
00:56:18des ressortissants en France,
00:56:20c'est blessé.
00:56:21Moi,
00:56:21je ne connais pas aujourd'hui
00:56:22La personne d'origine algérienne
00:56:24qui ne m'a pas dit
00:56:25"J'en peux plus".
00:56:26Je ne soutiens plus
00:56:27ce climat en France.
00:56:29Je ne comprends pas
00:56:29Pourquoi parlez-vous de moi ?
00:56:30comme ça.
00:56:30Je travaille,
00:56:31je paye mes impôts,
00:56:32Je suis française.
00:56:33Oui,
00:56:34Je vis dans mon pays,
00:56:35mais on ne comprend pas
00:56:36cette violence
00:56:36qui s'exprime
00:56:37à longueur de journée.
00:56:38Tu as peur ?
00:56:39vous, parfois ?
00:56:41Oui,
00:56:41ça m'arrive
00:56:41parce que je reçois,
00:56:42je dois dire
00:56:44Ce qui m'est arrivé aujourd'hui,
00:56:46je trae pas mal
00:56:47de sujets
00:56:47qui sont d'actualité.
00:56:48Bien sûr,
00:56:49je suis en commission
00:56:49affaires étrangères,
00:56:50que ce soit la question
00:56:51Palestinien,
00:56:52L'Iran,
00:56:52Afghanistan
00:56:53mais c'est vrai
00:56:54qu'il y a une particularité
00:56:55quand je trae
00:56:56la question de l'Algérie
00:56:57parce que je ne reçois
00:56:58jamais autant
00:56:59de torrents de violence,
00:57:00d'insultes ou de menaces
00:57:01que quand j'aborde
00:57:02la question algérienne.
00:57:03C'est vrai que vous publiez
00:57:03Souvenir sur vos réseaux sociaux
00:57:05des menaces
00:57:06que vous recevez.
00:57:07Sur un pu voir
00:57:08ce poignard ensanglanté,
00:57:10ce message,
00:57:11sur va te trancher
00:57:12de ta sale gueule
00:57:13ou encore
00:57:14un autre message reçu.
00:57:16Nous avons la faculté
00:57:17de pister
00:57:17un ou deux parlementaires
00:57:18de l'Assemblée
00:57:19jusqu'à chez eux
00:57:20ou à votre lieu de rendez-vous.
00:57:21Certains des nôtres
00:57:21faire,
00:57:22c'est leur métier.
00:57:23Quand vous
00:57:24vos messages
00:57:24et que vous recevez
00:57:26ce type d'image
00:57:27ou ce type de propos,
00:57:28Comment réagissez-vous ?
00:57:30Alors d'abord,
00:57:31c'est un peu
00:57:32la sidération
00:57:33parce que je dois dire
00:57:34C'est ce que je veux sauver
00:57:36tout au long de mon enfance
00:57:37jusqu'à très tardement.
00:57:39En fait,
00:57:39je découvre cette haine
00:57:41vis-à-vis de l'Algérie.
00:57:42Est-ce nouveau ?
00:57:43C'est parce que vous êtes
00:57:43femme politique devenue
00:57:44ou c'est parce que
00:57:45Le climat a changé ?
00:57:47On en a fait un sujet
00:57:47de haine.
00:57:49Sur en un ?
00:57:50Qui est à l'antenne ?
00:57:51Des responsables politiques,
00:57:53des journaux,
00:57:54je ne vais pas citer
00:57:55les chaînes en question
00:57:56mais c'est devenu
00:57:56un fonds de commerce.
00:57:58Et vraiment,
00:57:58je pense que cette question
00:58:00de l'Algérie
00:58:00Car il s'agit d'un ascenseur électrique.
00:58:02Est-ce qu'en miroir,
00:58:03il n'y a pas aussi
00:58:03une responsabilité
00:58:04Les autorités algériennes
00:58:06qui parfois attisent aussi
00:58:09un petit peu le feu ?
00:58:10On l'a vu sur la question
00:58:10des OQTF,
00:58:11il y a eu des faits divers
00:58:12tragique.
00:58:13Bien évidemment
00:58:13que les responsabilités
00:58:14sont partagées.
00:58:15Tout n'est pas blanc ou noir
00:58:15d'un côté ou de l'autre
00:58:16Et je croise la question
00:58:17des OQTF,
00:58:18il faut être très clair.
00:58:19Il y a des personnes,
00:58:20il faut pouvoir les puttre
00:58:20en œuvre les OQTF.
00:58:21On a vu l'exemp
00:58:22de l'attentat de Mulhouse,
00:58:23le meurtrier présumé
00:58:24était sous le coup
00:58:25d'une OQTF.
00:58:26Selon le ministre
00:58:26de l'Intérieur,
00:58:27La France aurait en diverses reprises
00:58:29Il a demandé son expulsion
00:58:31vers l'Algérie.
00:58:32À dix reprises,
00:58:33les autorités algériennes
00:58:34aurait dit non.
00:58:35Est-ce que vous comprenez
00:58:36que ça puisse choquer
00:58:37Opinion publique?
00:58:38Oui,
00:58:39et personnellement,
00:58:40j'ai été choqué
00:58:41comme tout le monde
00:58:42de cet attentat
00:58:42et bien évidemment
00:58:44que ça choque
00:58:45l'opinion publique
00:58:45de se dire que cette personne
00:58:46n'avait rien à faire
00:58:47sur le territoire national
00:58:48Et ça en sort
00:58:50par le biais de cette OQTF.
00:58:51Il y a aussi un échec
00:58:53d'une méthode
00:58:54qui fait qu'on en est arrivé
00:58:55à une situation de blocage
00:58:56où on est en capable
00:58:57aujourd'hui
00:58:58de pouvoir faire en sorte
00:58:59que ces OQTF se réalisent.
00:59:00Des deux côtés ?
00:59:00Côté français,
00:59:01côté algérien ?
00:59:02Il s'agit d'une double responsabilité,
00:59:03un double échec ?
00:59:04Oui,
00:59:04je pense qu'il faut
00:59:05une désescalade aujourd'hui.
00:59:06Je pense qu'il faut
00:59:07renouer le dialogue
00:59:08entre les deux rives
00:59:09de la Méditerranée
00:59:10Parce que c'est notre entreprise.
00:59:12Et en même temps,
00:59:12Le raisonnement de Bruno Retailleau
00:59:13c'est qu'il faut arrêter
00:59:14Celui-ci marche sur ses pieds.
00:59:15Comment puis-je compléter le délit ?
00:59:17Je pense que les deux
00:59:18sur une partie de la réponse
00:59:19sur toutes les crises
00:59:20de ces derniers mois.
00:59:22Quand on en arrive
00:59:22à rappeler son ambassadeur,
00:59:24quand on en arrive
00:59:29La responsabilité est un partage total.
00:59:30Président Tebboune,
00:59:31Est-ce le pays d'origine de Bruno ?
00:59:33Je ne sais pas
00:59:34si c'est à ce niveau-là,
00:59:35mais en tout cas,
00:59:35J'ai l'impression que ces villes,
00:59:37ce qui est certain,
00:59:37c'est qu'il y a des volontés
00:59:38de faire en sorte
00:59:39que cette relation
00:59:40ne s'apaisse pas.
00:59:41Ça, c'est sûr.
00:59:41Vous venez en Algérie pour 15 jours.
00:59:43Vous avez rencontré
00:59:44Le président de l'Assemblée nationale.
00:59:46Vous lui avez dit tout ça.
00:59:47Vous lui avez dit
00:59:47qu'il faudrait peut-être
00:59:48essayer d'avoir une attitude
00:59:49Un peu plus coopératif,
00:59:51conciliante ?
00:59:52Alors absolument.
00:59:53Il y a 15 jours,
00:59:54je crois,
00:59:55j'ai été reçu
00:59:55par le président
00:59:56de l'Assemblée nationale
00:59:56où sur un pu aborder
00:59:57énormément de sujets.
00:59:58La question de l'OQTF
01:00:00où moi,
01:00:01Je pense pouvoir aller de l'avant.
01:00:03On ne peut pas rester
01:00:04dans ces situations de blocage.
01:00:05Il a répondu quoi,
01:00:06Le président de l'assemblée nationale
01:00:07Quand avez-vous pris la parole ?
01:00:08Il existe de nombreuses versions différentes
01:00:09S'épuiser à prononcer des discours,
01:00:11à décuuter des sujets
01:00:13sans tabou
01:00:14et de pouvoir avancer
01:00:15sur des...
01:00:15Oui, c'est le même endroit.
01:00:16Il va faire des choses,
01:00:17vous pensez ?
01:00:18Eh bien, en fait,
01:00:19Oui, tout d'abord,
01:00:19nous avons convenu
01:00:20C'est pourquoi les discours tombent
01:00:22Français et Algériens
01:00:23peut se rencontrer
01:00:24pour travailler ensemble,
01:00:25puttre sur la table
01:00:26les sujets qui crispent,
01:00:27mais aussi les sujets
01:00:28sur lesquels on peut avancer.
01:00:29Vous avez parlé
01:00:29par Christophe Gleize ?
01:00:30Bien sûr.
01:00:31Ce journaliste français
01:00:32qui est emprisonné,
01:00:34qui a été condamné
01:00:34à 7 ans de prison ferme ?
01:00:36Tout à fait.
01:00:37On a évoqué sa...
01:00:39Alors, moi,
01:00:40J'ai demandé la libération,
01:00:41bycément.
01:00:42Je suis très attachée
01:00:42à la liberté de la presse
01:00:43Et je crois ce qui est déjà passé
01:00:46beaucoup trop de temps
01:00:47en prison en Algérie.
01:00:49J'ai bon espoir,
01:00:49en tout cas,
01:00:50que sa situation,
01:00:51comme pour Boilem Sansal,
01:00:52qui a été libérée
01:00:53par le biais d'une Grèce
01:00:54présidentiel...
01:00:54Mais que vous avez répondu
01:00:55les autorités algériennes
01:00:56Pour vos revendications de libération ?
01:00:58Ils m'ont dit
01:00:58qu'il y avait encore
01:00:59une suite
01:01:00cela n'a pas besoin d'être complètement finalisé.
01:01:01Et quelle est la fin du processus ?
01:01:04on verra ce qui se passe.
01:01:05Comment vous qualifierez
01:01:05sa détention ?
01:01:06Il s'agit d'un arrangement fixe,
01:01:08injuste, inacceptable ?
01:01:10Vous savez,
01:01:11j'ai par habitude
01:01:12Aucun commentaire précédent
01:01:13les décisions de justice,
01:01:14mais en tout cas,
01:01:15C'est à cela que je suis attaché.
01:01:16c'est la question
01:01:16de la liberté de la presse.
01:01:17Il était journaliste
01:01:18pour apologie du terrorisme,
01:01:20on est sur un priori
01:01:21une justice qui fonctionne
01:01:21légèrement.
01:01:22Je suis totalement attachée
01:01:23Cette liberté de la presse
01:01:24et donc, pour moi,
01:01:25je le disais,
01:01:26Il ne vit pas en prison.
01:01:27Vous ne faites aucun commentaire
01:01:28les décisions de justice,
01:01:29mais là, en l'occurrence,
01:01:30Il s'agit d'une décision politique.
01:01:31L'argument du journaliste.
01:01:33Alors, tu ne sais pas où aller
01:01:34Il s'agit d'une décision politique.
01:01:35Moi, je n'évoque
01:01:36Qu’est-ce que la question de la libération ?
01:01:36Ce n'est pas un terroriste,
01:01:37on est d'accord ?
01:01:38Non, ce n'est pas le cas d'un terroriste,
01:01:39pas du tout.
01:01:40Mais oui,
01:01:40moi, je pense qu'il n'aurait
01:01:41pas dû être arrêté.
01:01:42Parfois, certains vous remplacerez
01:01:44de ne pas suffisamment
01:01:45communiquer, typiquement,
01:01:46sur ce genre de sujet
01:01:48qui pourrait froisser Alger.
01:01:49Voici ce que vous ignorez
01:01:50fait de tweet, par exemple,
01:01:51Pour postuler à la libération
01:01:53de Christophe Gnaz,
01:01:53De plus, ce que vous voyez est appliqué,
01:01:55Veuillez investir dans vos questions
01:01:56qui concernent l'Algérie.
01:01:58Parce que je ne veux pas
01:01:59interférer dans des sujets
01:02:01où, on l'a vu,
01:02:01qui sont très sensibles
01:02:02Et ce que vous voulez faire maintenant
01:02:04Le solde de la maison ou de la maison.
01:02:05En revanche, ce qui est certain,
01:02:05c'est que...
01:02:05Parce qu'ils peuvent atteindre l'Algérie,
01:02:06Si vous êtes dans cette situation depuis...
01:02:07Ce n'est pas une question
01:02:07d'énerver Alger.
01:02:08C'est que je pense que,
01:02:09par exemple,
01:02:10si on prend la question
01:02:11de Christophe Gnaz,
01:02:13Il est plus intelligent
01:02:13Voyager à la rencontre des diplomates
01:02:15pour obtenir sa libération
01:02:16Il s'agit d'une fonction instrumentale
01:02:18à outrance,
01:02:19comme ça a pu être le cas
01:02:19sur l'affaire Boilem Sansal.
01:02:21Donc, je n'ai pas de tabou
01:02:22à le dire
01:02:22Et je n'en sais rien.
01:02:23d'énerver qui que ce soit.
01:02:24Je le fais des deux côtés.
01:02:25Et sur Boilem Sansal,
01:02:27ajustement,
01:02:28qui est un autre dossier
01:02:29qui a déchiré la France
01:02:30et l'Algérie,
01:02:31À la veille de l'assemblée nationale,
01:02:34il y a eu le vote
01:02:36d'une résolution
01:02:37pour appeler
01:02:37à la libération immédiate
01:02:39et inconditionnelle
01:02:40de l'écrivain.
01:02:41Vous faites la fête
01:02:41des rares députés
01:02:43à ne pas l'avoir voté.
01:02:44Pour quelles raisons ?
01:02:46Même votre groupe
01:02:47était pour ?
01:02:47Oui, oui.
01:02:48Ce jour-là,
01:02:48pour tout vous dire,
01:02:49j'étais, je crois,
01:02:50rapporteur d'un texte
01:02:53en commission à côté,
01:02:54donc je n'ai pas voté.
01:02:55En tout cas,
01:02:56par un été très clair
01:02:57et moi,
01:02:57je l'ai été d'ailleurs
01:02:58pour dire que nous étions
01:02:59pour la libération
01:02:59de Boilem Sansal.
01:03:00C'est une bonne chose
01:03:01qu'il a été libéré.
01:03:02Tout en ne votant pas
01:03:03la résolution appelant
01:03:04à sa libération
01:03:05qui est préféré
01:03:05par quasiment tout le monde.
01:03:07Oui,
01:03:07mais je n'étais pas
01:03:07dans l'hémicycle.
01:03:09Oui, mais vous auriez
01:03:09pu l'être.
01:03:10J'aurais pu l'être.
01:03:10Et puis,
01:03:11vous avez publiquement dit
01:03:13que vous étiez
01:03:14contre le vote
01:03:14de cette résolution.
01:03:16J'étais,
01:03:16alors on s'est abstenu
01:03:17en commission,
01:03:18je n'étais pas contre
01:03:19le vote de cette résolution,
01:03:20je précise quand même.
01:03:20Pour l'abstention.
01:03:21On était pour l'abstention
01:03:22pour des raisons,
01:03:23encore une fois,
01:03:23je pense que ce n'a pas servi
01:03:25Cette solution est réelle.
01:03:26Tu vois,
01:03:26ce n'est pas ça
01:03:27qui a permis
01:03:27libération
01:03:28de Boilem Sansal.
01:03:29Ce qui a permis
01:03:29libération
01:03:30de Boilem Sansal...
01:03:30Non, mais les symboles
01:03:31sont parfois importants.
01:03:32Oui, mais quand on est
01:03:33sur des sujets aussi graves,
01:03:35je crois que le symbole,
01:03:36ce n'est pas ça qui compte.
01:03:37C'est le résultat.
01:03:38C'est une démocratie,
01:03:39Algérie,
01:03:39aujourd'hui,
01:03:40vous diriez ?
01:03:41Est-ce qu'il y a
01:03:42élections?
01:03:43Oui,
01:03:43on peut toujours critiquer.
01:03:45Ça ne suffit pas.
01:03:45On peut toujours critiquer.
01:03:46Révision,
01:03:47je crois,
01:03:47au premier tour
01:03:47avec 95% des voix.
01:03:49Oui,
01:03:50on peut toujours critiquer.
01:03:50Bien sûr.
01:03:51Est-ce qu'aujourd'hui,
01:03:52il y a un parlement
01:03:53qui fonctionne ?
01:03:53Justice pas tout à fait
01:03:54indépendant?
01:03:55puissance militaire
01:03:56très important ?
01:03:57On peut critiquer
01:03:58tout à fait
01:03:59ce qui dysfonctionne.
01:04:01Après, oui,
01:04:02moi, je considère
01:04:02aujourd'hui que c'est
01:04:02une démocratie.
01:04:03Ce n'est pas un pouvoir
01:04:04autocratique,
01:04:05Autoritaire ?
01:04:06Écoutez,
01:04:07moi, en tout cas,
01:04:08les parlementaires
01:04:08que je rencontre,
01:04:09ils font partie
01:04:09de groupes très différents.
01:04:10Ils ont des idées
01:04:11très différent.
01:04:12Ils ont des débats
01:04:12aussi entre eux.
01:04:13Ils ne sont pas d'accord.
01:04:14Donc, je considère
01:04:14qu'il y a du débat
01:04:15qui s'exprime.
01:04:16Maintenant, sur l'État,
01:04:18je ne pourrais pas vous dire
01:04:18ce qu'il en est exactement.
01:04:19Je ne vis pas en Algérie.
01:04:20Donc, ça serait difficile
01:04:21pour moi de...
01:04:21Sans vivre sur place,
01:04:22quand on regarde
01:04:23les éléments qui existent,
01:04:24l'indice de démocratie
01:04:25qui est rendu chaque année
01:04:27par le journal
01:04:28L'Économiste,
01:04:28qui est la référence
01:04:29en la matière,
01:04:30qui explique que l'Algérie
01:04:31est classé
01:04:32110e mondial.
01:04:34Elle classe le régime
01:04:35algérien
01:04:36comme autoritaire
01:04:37et non pas une démocratie.
01:04:38La France, d'ailleurs,
01:04:39est 26e mondiale,
01:04:40démocratie imparfaite,
01:04:41mais régime autoritaire
01:04:43pour l'Algérie ?
01:04:44Oui, écoutez,
01:04:45je découvre ce score.
01:04:47Mais oui,
01:04:48Oui, dans ce cadre
01:04:49de ce classement,
01:04:50ils sont définis
01:04:51comme un régime autoritaire.
01:04:52Est-ce que c'est difficile
01:04:53pour une élue française
01:04:55qui a des liens
01:04:55avec l'Algérie
01:04:57de dénoncer
01:04:57certaines pratiques
01:04:58autocrates
01:04:59du pouvoir algérien ?
01:05:01Non, je ne crois pas
01:05:02que ce soit difficile.
01:05:03Quand il y a des choses
01:05:03à dire et à critiquer,
01:05:04on le fait.
01:05:06Et d'ailleurs,
01:05:06on l'a fait sur...
01:05:07Je vous l'ai dit
01:05:08sur la question...
01:05:08Vous estimez quand même
01:05:09Qu'est-ce que la démocratie ?
01:05:10De l'extérieur,
01:05:11comme ça, moi,
01:05:11je vous dis,
01:05:12à partir du moment
01:05:12où j'ai des relations
01:05:13avec des parlementaires
01:05:15avec qui on travaille
01:05:16sur plein de sujets,
01:05:17que les débats
01:05:17s'expriment chez eux...
01:05:18Il y a des autocrates
01:05:19sympathiques, sans doute.
01:05:20Ce n'est pas une question
01:05:21de sympathisme.
01:05:22Là, c'est vraiment
01:05:23pour le coup...
01:05:24On les rencontre,
01:05:26On discute avec eux.
01:05:27Donc forcément,
01:05:28c'est une vision
01:05:28qu'on a très parcellaire
01:05:30en réalité
01:05:30de ce qui se passe là-bas.
01:05:31Vous avez vu
01:05:32un autre document
01:05:32défense secrète.
01:05:33Il est question
01:05:34d'une élue locale
01:05:35conquequée au consulat.
01:05:37On lui aurait expliqué
01:05:38qu'elle faisait l'objet
01:05:38d'un suivi
01:05:39de la part
01:05:40Les autorités algériennes.
01:05:41Sur un succès
01:05:42à la voir au téléphone
01:05:43et elle nous a dit ceci.
01:05:44Il y a énormément
01:05:45de lieux locaux
01:05:46qui ont été approchés
01:05:48par les consulats.
01:05:50Ils estiment
01:05:50que la diaspora
01:05:51et tous ceux
01:05:53qui ont une influence,
01:05:54qu'elles soient politiques,
01:05:55médiatiques ou autres,
01:05:57ont un rôle à jouer.
01:05:58Vous avez de l'influence.
01:06:00Vous êtes membre du Parlement,
01:06:01vice-président
01:06:02du groupe d'amitié
01:06:02France Algérie.
01:06:03Donc forcément,
01:06:04sur se dit
01:06:05que vous êtes
01:06:06un objet très intéressant
01:06:08pour les services algériens.
01:06:10Écoutez,
01:06:11très sincèrement,
01:06:12j'ai été élue locale aussi
01:06:13et je découvre
01:06:14ce témoignage
01:06:15et cette pratique
01:06:16puisque personnel,
01:06:18Je ne veux contacter personne
01:06:19par un consulat
01:06:19pour moi demander
01:06:20d'agir
01:06:21de quelque façon
01:06:22que ce soit.
01:06:22Donc la DGSI
01:06:23se trompe
01:06:24et cet élu
01:06:24se trompe ?
01:06:25Non,
01:06:25je ne dis pas forcément
01:06:26qu'il se trompe.
01:06:27Peut-être que c'est le cas
01:06:27mais moi,
01:06:28ce que je dis,
01:06:29c'est qu'on ne m'a jamais
01:06:30demand pour ça.
01:06:31Donc moi,
01:06:32je suis vice-présidente
01:06:32du groupe d'amitié
01:06:33France Algérie
01:06:34en tant que parlementaire
01:06:35Français
01:06:35et moi,
01:06:36mon rôle,
01:06:37c'est aujourd'hui,
01:06:37en tout cas dans le cadre
01:06:38de cette crise,
01:06:39C'est prendre et considérer
01:06:40les aussi
01:06:41et surtout
01:06:42les intérêts de la France
01:06:43et les institutions de la France
01:06:44aujourd'hui,
01:06:44ce n'est pas la rupture
01:06:45du dialogue avec l'Algérie.
01:06:46Vous n'avez jamais été
01:06:47conversation personnelle
01:06:48au consulat.
01:06:49Sur un pu entendre
01:06:49dans le reportage
01:06:50cette discussion
01:06:51entre un opposant algérien
01:06:53et un interlocuteur
01:06:55au consulat,
01:06:56c'est assez musclé.
01:06:57Vous avez déjà rapporté
01:06:58ce genre d'agissement
01:06:59qui a l'air d'être
01:07:01par rapport au courant ?
01:07:02Pas du tout.
01:07:03Vraiment,
01:07:03c'est la première fois
01:07:04que je l'entends.
01:07:04Ça vous choque
01:07:05d'entendre ça ?
01:07:06Bien évidemment,
01:07:07C'est inexact.
01:07:07Il n'y a pas d'ingérence
01:07:09à avoir.
01:07:09Vous savez,
01:07:10moi,
01:07:10Je veux en savoir plus.
01:07:11Je suis pour que l'Algérie
01:07:11ne s'occupe pas
01:07:13affaires intérieures
01:07:14de la France,
01:07:14tout comme je ne suis
01:07:15pour que la France
01:07:15ne s'occupe pas
01:07:16affaires intérieures
01:07:16de l'Algérie.
01:07:17Chacun chez soi
01:07:18et on travaille ensemble
01:07:19quand c'est nécessaire
01:07:20pour nos intérêts communs
01:07:21et le reste du temps,
01:07:22Voici ce qui se passe ensuite.
01:07:23En 2022,
01:07:24vous avez rencontré
01:07:25le président algérien
01:07:26Abdelmajid Tebboune
01:07:27en compagnie
01:07:28d'Emmanuel Macron.
01:07:31À l'époque,
01:07:32c'était plutôt
01:07:33la lune de miel.
01:07:34Vous avez été déçu
01:07:35Par Emmanuel Macron ou pas ?
01:07:36Ce que je regrette,
01:07:38c'est qu'on a le sentiment
01:07:39parfois que le président
01:07:40de la République
01:07:40fait un pas en avant
01:07:41et trois pas en arrière
01:07:42quand il s'agit
01:07:43de ces questions-là
01:07:44sur lesquels
01:07:44on pourrait avancer.
01:07:45Il fait des déclarations
01:07:46par exemple où il dit
01:07:47que la colonisation
01:07:48est un crime
01:07:48contre l'humanité.
01:07:49En 2017,
01:07:50pendant sa campagne.
01:07:51Puis ensuite,
01:07:51il revient en arrière.
01:07:52En réalité,
01:07:53tant qu'on n'aura pas avancé
01:07:54sur cette histoire,
01:07:55je pense qu'on ne peut pas
01:07:56écrire l'avenir ensemble.
01:07:57Cette histoire,
01:07:58elle n'est pas enseignée.
01:07:58Tu vois,
01:07:58À la télévision française.
01:08:00Combien de Français
01:08:01par exemple
01:08:02que la France a déposé
01:08:043 millions de mines
01:08:05Sur les vitres avant ?
01:08:06Qui connaît
01:08:07les essais nucléaires
01:08:08dans le Sahara
01:08:08et ses conséquences
01:08:09aujourd'hui ?
01:08:09Personne,
01:08:10cette histoire
01:08:10n'est pas enseigné
01:08:11dans les manuels scolaires.
01:08:12Elle n'est pas connue.
01:08:12Elle n'est pas partagée.
01:08:13Lors d'une discussion sur les questions nucléaires
01:08:15dans Complément l'enquête.
01:08:16S'il vous plaît beaucoup Sabrina Sebailly.
01:08:18Avant de se quitter,
01:08:19je voudrais vous signaler
01:08:20que la semaine prochaine,
01:08:22l'association
01:08:23Reporters sans frontières
01:08:24organiser une grande soirée
01:08:25de soutien
01:08:25aux journalistes emprisonnés
01:08:26Christophe Gleize.
01:08:28C'est donc le 29 janvier
01:08:29au Bataclan.
01:08:30Vous irez peut-être ?
01:08:31Peut-être, oui.
01:08:32Du coup,
01:08:33je découvre la date
01:08:33donc c'est très bien.
01:08:35Merci beaucoup.
01:08:38L'Institut du Monde Arabe
01:08:39qui nous a accueillis
01:08:40dans cette salle
01:08:40où se déroulera bientôt
01:08:42une exposition sur Biblos,
01:08:44le plus vieux port maritime
01:08:45du monde.
01:08:46Ce soir,
01:08:46à la rédaction en chef,
01:08:47c'était Clément Castex
01:08:48et Séverine Lebrun.
01:08:49Julien Paul Simon
01:08:50Préparation de la plaque.
01:08:52Jérôme Plessis
01:08:52à leur réalisation.
01:08:54Tout de suite,
01:08:54c'est nous les Européens.
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