00:00Alors, à l'université de Limoges, écoutez bien, une cinquantaine de jeunes ont profité de ce fameux congé menstruel.
00:08En théorie, ce congé permet aux étudiants menstrués, donc aux étudiantes, de ne pas assister aux cours obligatoires en cas de règles douloureuses.
00:17C'est jusqu'à dix jours par an. Mais vous avez des étudiants, donc des hommes, puisque pour éviter toute discrimination,
00:25vous ne mettez pas, si vous êtes un homme ou une femme, pour ce congé menstruel, c'est un congé menstruel non-genré,
00:32eh bien, vous avez une cinquantaine, voire une soixantaine d'étudiants à Limoges.
00:36Les malins, ils se sont dit, mais attendez, moi je vais les utiliser, ces congés menstruels.
00:40Et finalement, c'était un contrat de confiance entre la direction et les étudiants, contrat très rapidement rompu par bon nombre d'étudiants.
00:48On sera avec Olivier Vial, qui est le directeur des études sur les radicalités, qui est très attaché aux questions sur le wokisme.
00:57Et là, on est en plein dedans. Nos étudiants ont du talent, c'est ça qu'il faut se dire.
01:01Nos futurs ingénieurs, ils ne savent peut-être pas compter, mais en tout cas, ils savent quand il y a une faille dans la direction.
01:06Vous allez dire, j'aurais fait pareil.
01:07Ben voilà, vous dites Sébastien Ligné, j'aurais fait pareil. Écoutez Mickaël De Santos.
01:11Depuis le 1er octobre, l'université de Limoges autorise jusqu'à 10 jours d'absence par année scolaire en cas de règles douloureuses.
01:20Ce n'est pas la seule université qui propose ce dispositif.
01:24Une dizaine d'établissements l'a également mis en place, comme la faculté d'Angers ou l'université de Bretagne occidentale.
01:30A Limoges, ces absences sont à déclarer en ligne, pas besoin de fournir de certificat médical.
01:35Et elles sont ouvertes à tous.
01:36Selon les mots du vice-président de l'université, ce dispositif est ouvert à chaque personne menstruée, sans distinction de genre, pour éviter une stigmatisation.
01:46Un dispositif qui a donc facilement été détourné par certains élèves.
01:49En décembre, les enseignants constatent qu'une cinquantaine de garçons inscrits en cursus d'ingénierie a séché des jours de cours grâce à ce dispositif.
01:56Les malins ont été rappelés à l'ordre.
01:59Une lettre de recadrage leur a été envoyée par la vice-présidence de l'université,
02:03précisant qu'un congé menstruel ne voulait pas dire un congé mensuel.
02:08Laura Legault, j'ai même...
02:09Vous avez venu d'entendre Laura Legault, que j'ai déconstruit, puisque je l'ai appelé Michael De Santos.
02:16Olivier Vial est avec nous. Bonjour Olivier Vial.
02:19Bonjour.
02:19Vous êtes responsable du centre du CERU, qui est un centre d'études justement sur les radicalités.
02:27Vous êtes très attaché aussi à ce qui se passe dans les universités, très attentif bien sûr aux questions de déconstruction, de wokisme.
02:35On est en plein dedans avec cette histoire ?
02:37Oui, oui, on est en plein dedans. Malheureusement, l'université est depuis déjà des années le laboratoire de ses expérimentations
02:44et de ce qu'on appelait pendant très longtemps la théorie du genre, avant de nous dire que ça n'existait pas,
02:50sauf qu'on en voit concrètement les réalisations aujourd'hui dans les universités.
02:55Il faut savoir que ce qui se passe là avec l'idée de ce congé pour personnes menstruées sans genre,
03:02c'est quelque chose qu'on avait déjà vu il y a quelques années.
03:06En 2021, l'UNEF, qui était à l'époque un syndicat un peu plus majoritaire qu'il est aujourd'hui,
03:12avait fait une grande campagne pour demander à ce qu'il y ait des distributeurs gratuits de serviettes périodiques,
03:19mais qu'il fallait mettre ces distributeurs dans les toilettes des filles, mais aussi dans celles des garçons,
03:24parce que déjà à l'époque, on pensait que les garçons, eux aussi, pouvaient avoir leurs règles et besoins de ces serviettes-là.
03:31Donc on voit bien qu'en fait, ça a été mis en place depuis très longtemps.
03:35L'université de Tours, pour vous donner un exemple, depuis 2017, l'université de Tours était la pionnière
03:40dans la mise en place de twin letters neutres, pour justement éviter le fait de pouvoir genrer un étudiant
03:49en le qualifiant de garçon ou de fille.
03:52Donc effectivement, on voit que l'université a été très loin là-dedans,
03:56et qu'aujourd'hui, la manière dont les règlements sont écrits, sous la pression de certains mouvements activistes,
04:05c'est des mots qui sont là pour effacer, cacher la réalité, plutôt que pour la construire.
04:10Alors effectivement, les étudiants de l'image ont beau jeu de rentrer dans la faille,
04:14parce que quand on parle de personnes menstruées sans aucun signe plus précis,
04:20effectivement, ça peut être ouvert à tout le monde, puisqu'il aurait suffi de dire, par exemple, au minimum...
04:26C'est très simple, vous avez sur la plateforme le congé menstruel,
04:31vous mettez votre prénom, votre nom, votre genre, bien sûr, et puis l'histoire, elle est réglée.
04:36Olivier Vial est avec nous, je rappelle, vous êtes directeur.
04:40Olivier, s'il vous plaît, juste pour que les auditeurs soient au fait,
04:44vous êtes directeur du centre d'études et de recherche universitaire,
04:47responsable du programme sur les nouvelles radicalités.
04:50Vous vouliez dire quoi, Olivier ?
04:51En fait, malheureusement, ça ne suffit pas, puisque le prénom et le genre,
04:56déjà dans les universités, vous avez le droit de l'indiquer sans qu'il soit tout à fait lié à votre état civil.
05:02C'est vous qui choisissez, donc effectivement, si ces garçons voulaient ne pas avoir droit au congé menstruel,
05:09il suffisait qu'ils se définissent comme filles et il n'y avait pas de souci.
05:12Donc c'est la difficulté, c'est qu'il y a un moment donné, il faut quand même revenir à la biologie
05:16et simplement dire au minimum que ces congés-là sont réservés aux personnes qui sont nées de sexe féminin,
05:23parce que c'est la seule condition pour avoir ces règles.
05:27Merci pour toutes ces précisions et ces évidences, cher Olivier Vial.
05:32Mais on pourrait se dire c'est anecdotique, Eric Revelle,
05:35mais ça dit aussi beaucoup de la situation dans les universités.
05:39Laurence Rossignol, qui était ministre, et de gauche,
05:41de François Hollande, qui était ministre de la Famille et de la Femme,
05:45termine son tweet en réaction à cette histoire en disant « voilà, voilà ».
05:49Moi je dirais après le « voilà, voilà » de Mme Rossignol,
05:52je dirais « voilà, voilà » où nous conduit le délire du « wokisme ».
05:56En fait, il ne faut plus s'étonner de rien.
05:58Mais est-ce que je peux vous raconter une petite anecdote, très rapidement ?
06:01Bien sûr.
06:02Donc je ne vais pas citer les noms, mais vous me faites confiance.
06:04Donc je dois déjeuner un jour avec un grand patron,
06:08et j'arrive un peu en avance,
06:10et on me fait attendre dans la salle d'attente.
06:14Et je suis pris d'une envie pressante,
06:16et je demande à la secrétaire de ce patron,
06:18« Est-ce que vous avez les toilettes ? »
06:19Bien sûr, me dit-elle.
06:21« Est-ce que c'est homme, femme ou non-binaire ? »
06:24Par exemple ?
06:24Oui.
06:26Ah ben, je lui dis « homme ».
06:28Donc je vais me soulager, je ressors,
06:32et je fais l'entretien, je déjeunais,
06:35et à la fin du repas, je dis au président,
06:37en question de ce grand groupe industriel,
06:39il me dit « ben oui, oui, j'ai eu une pression,
06:42j'ai été obligé de... »
06:44Mais je lui dis « mais le problème,
06:45c'est que personne ne va jamais dans les toilettes non-binaires. »
06:48Donc si vous voulez...
06:49Vous auriez pu aller voir par curiosité,
06:51dans les toilettes non-binaires, comment ça se passe.
06:54Vous voyez, c'est-à-dire que,
06:56même maintenant à des endroits...
06:58Eh bien, vous avez ce genre de choses.
07:01Donc le « voilà, voilà » de Mme Rossignol,
07:03je le conclue par « voilà, voilà »
07:05où nous mène le délire du wokisme.
07:07Sébastien Ligné, en un mot.
07:08Non, mais ce qui est très inquiétant,
07:09c'est de voir à quel point toutes ces idées farfelues
07:12ont progressé à une vitesse folle.
07:14C'est-à-dire que moi,
07:14quand j'étais en école supérieure,
07:16ou même avant au lycée, etc.,
07:17ça n'existait pas.
07:19Je veux dire, ça n'existait pas.
07:21Personne ne parlait de la théorie du genre
07:22à la fac, au lycée.
07:25Cette idée qui est apparue maintenant
07:27dans les manuels scolaires,
07:28même au lycée, je veux dire,
07:29on parle de genre,
07:31de construction sociale,
07:32dans des manuels au lycée.
07:34C'est quand même très inquiétant.
07:35Et je rappellerai simplement
07:36que pour toutes ces personnes,
07:38ces idéologues qui se disent
07:39les plus grands féministes de la Terre,
07:41il n'y a pas plus anti-féministe
07:43que de proposer à des hommes
07:44de prendre le congé menstruel.
07:46Moi, j'aimerais bien que dans les facs,
07:48on s'inquiète plutôt
07:49des agressions sexuelles,
07:50des attouchements, des viols,
07:52qu'on propose pourquoi pas
07:53des programmes pour donner
07:54des produits hygiéniques féminins
07:56à toutes les femmes
07:57gratuitement aux étudiantes.
07:58Ça, ce serait des avancées féministes.
08:00Plutôt que nous bassiner
08:02avec des délires totalement importés
08:04des Etats-Unis,
08:06c'est très inquiétant.
08:07Et j'ai très peur que ça progresse
08:08et que peut-être dans dix ans,
08:09ce soit plus simplement
08:10à l'université, au lycée,
08:11mais au collège,
08:12ou pourquoi pas en primaire.
08:13Et qu'on agrandise encore
08:14le cercle, toujours, toujours.
08:15Par rapport à notre débat précédent
08:17sur la violence,
08:18et je pense encore à Anne
08:19qui expliquait qu'elle n'arrivait plus
08:20à maîtriser son gamin de 12 ans
08:23qui aujourd'hui a 34 ans
08:24et qui est devenu un délinquant.
08:26Mais, si vous voulez,
08:27on a déconstruit aussi
08:28l'image du père dans nos familles.
08:31On a déconstruit l'image
08:32d'une partie de l'autorité
08:33que représentait le père.
08:36À mon époque,
08:37puisque Sébastien parlait de la sienne,
08:39quand on vous disait quelque chose,
08:40en famille,
08:42vous respectiez celui
08:43qui vous disait quelque chose.
08:44Mais on a tellement
08:45sous-dimensionné
08:47le rôle du père
08:48dans la cellule familiale
08:49en disant qu'il fallait
08:50finalement déconstruire
08:51cette figure,
08:52ce visage d'autorité.
08:54C'est peut-être
08:55l'une des raisons
08:55pour lesquelles
08:56vous êtes dans des familles
08:56monoparentales ou pas
08:57qui n'arrivent plus
08:58à avoir le dessus
08:59sur l'enfant.
08:59Maintenant, le père,
09:00il peut prendre son congé
09:00mensuriel.
09:01Voilà.
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