00:00Ce qui est terrifiant, c'est que les événements de cette nature s'enchaînent, que le constat maintenant est assez largement partagé, l'augmentation de cette violence terrifiante, le fait que les digues sont en train de craquer.
00:18Avant de rentrer dans les détails, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que depuis quelques années, et avec une spectaculaire accélération après la crise sanitaire de 2020, les digues sont en train de craquer.
00:29Vous avez parlé des chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur pour l'année 2025. On a exactement 15 meurtres ou tentatives de meurtre, ce qui est la même chose.
00:38Un meurtre, c'est une tentative qui est réussie par jour. Et on a un acte de violence physique hors violence intrafamiliale toutes les 2 minutes 30. Donc ça, c'est la société française aujourd'hui.
00:50Maintenant, vous parlez, et à juste raison, quand on voit l'actualité dramatique de cette semaine, des mineurs. La violence des mineurs, me semble-t-il, se résoudra de deux façons.
01:01D'abord, à titre préalable, elle ne se résoudra pas en disant que c'est la fatalité et que ça continuera à arriver, quoi qu'il arrive, comme l'a dit le ministre de l'Enseignement.
01:10Il n'a pas dit que ça, mais c'était tout de même une phrase un petit peu malheureuse.
01:14Edouard Confré.
01:14Ensuite, pour moi, il faut prendre à bras le corps le problème avec deux grands piliers qui permettraient, mais en prenant du temps, de corriger cette trajectoire catastrophique.
01:27Le premier, c'est celui que je prône, c'est une expression que j'aurais dû breveter, j'aurais gagné beaucoup d'argent, un choc d'autorité.
01:33Ce choc d'autorité, pour ce qui concerne les mineurs, à mon sens, il consiste à, dès le premier délit grave, c'est-à-dire dès la première atteinte aux personnes,
01:44avoir mécaniquement une période de privation de liberté extrêmement courte, si les faits ne sont pas si graves que ça.
01:51Ce qui n'est pas le cas en ce moment.
01:52Ah non, ce qui n'est pas du tout le cas en ce moment.
01:53C'est-à-dire que la première fois que se produit quelque chose et que le casier du jeune est vierge, entre guillemets, il a le droit à une seconde chance.
02:00En théorie, il est tout à fait éligible à une peine de prison.
02:06Mais comme ça fait des années que les gardes des Sceaux successifs et les présidents successifs ont considéré, dans une vision catastrophique du rapport à l'autorité,
02:14que les peines de prison courtes devaient être supprimées, on se retrouve avec un certain nombre de situations
02:22où les juges estiment que ce qu'a fait le jeune n'est pas suffisamment grave pour aller en prison.
02:27Et donc, le jeune ne sent pas, parce que c'est ça le sujet, ne sent pas la réponse de la société.
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