00:00À la fin de la décennie précédente, quand je parlais d'ensauvagement de la société,
00:03tout le monde me tombait dessus en disant que c'était excessif, etc.
00:06Mais là, on est au cœur de la démonstration d'un ensauvagement
00:10et de l'impuissance de la réponse en face.
00:13Pourquoi ?
00:13Parce qu'on a affaire à une action d'une gravité extrême,
00:18de jeunes qui en tuent un autre,
00:20avec une machette qui était un outil qui, il y a une quinzaine d'années,
00:22était beaucoup moins présent sur le territoire,
00:25ce qui induit des conséquences, des implications culturelles,
00:28dont personne ne parle, mais enfin, j'en parle.
00:29C'est ce qu'elle dénonce aussi.
00:30J'en profite.
00:31Elle dit responsabilité des médias qui n'osent pas parler de machette.
00:34Bien sûr, une machette.
00:34Dit-elle.
00:35La machette, c'est un instrument qui vient d'Afrique.
00:37C'est comme ça.
00:38Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a jamais eu sur le territoire français.
00:40Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y en a beaucoup plus
00:41et qui sont utilisés comme armes.
00:43Je le constate et les statistiques le démontrent.
00:45Ce que dit également cette maman éplorée,
00:48c'est que c'était toute l'impuissance de la justice.
00:51Voilà, d'abord, l'un des deux agresseurs était, me semble-t-il,
00:55déjà poursuivi, connu du service de police
00:58pour des faits de violence.
01:00Et ensuite, ce qu'elle dénonce, c'est que maintenu en liberté,
01:03en réalité, alors qu'ils n'ont pas le droit de communiquer,
01:05ils continuent à communiquer,
01:06ça renvoie à l'exigence absolue d'une sévérité accrue.
01:12La loi Attal va dans le bon sens,
01:14mais il faut aller encore plus loin en matière de réponse
01:18à la délinquance violente des mineurs.
01:21Il faut que le jeune délinquant sente instantanément la réponse de l'État
01:26pour des faits de violence grave.
01:27Je ne parle même pas de meurtre,
01:29mais pour des faits de violence grave.
01:30Ce sont des privations de liberté,
01:32ce sont des réponses immédiates que le jeune doit sentir.
01:36Aujourd'hui, ce que nous considérons globalement
01:38comme de la bienveillance dans notre réponse
01:39à la délinquance des mineurs,
01:41en face, c'est considéré comme de la faiblesse.
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