- il y a 7 semaines
- #hdpros
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h.
00:00:0516h30, à ceux qui vivent dans l'angoisse du grand remplacement.
00:00:10Vous avez perdu, a dit Jean-Luc Mélenchon hier et d'ajouter.
00:00:15La probabilité que la prochaine génération soit très créole est très...
00:00:20...mélangée tellement grande qu'on peut dire oui que ces angoissés...
00:00:25...ont perdu la partie.
00:00:27Jean-Luc Mélenchon a dit ce que tout le monde observe quand il sort...
00:00:30...dans la rue. La France a changé. Elle était blanche il y a 50 ans, elle est...
00:00:35...créolisée aujourd'hui pour reprendre un mot le plus neutre possible.
00:00:40L'essentiel à mes yeux n'est pas là. Quand il y a 10 ou 15 ans, certains tenaient les mêmes propos que Jean-Luc Mélenchon...
00:00:45...ils étaient mis au banc de la société médiatique. Théorie du complot, théorie fumée...
00:00:50...théorie d'extrême droite. La France changeait, mais il ne fallait pas le dire.
00:00:55Le grand remplacement était un sujet tabou et malheur à ceux qui...
00:01:00...utilisaient l'expression. J'observe que Jean-Luc Mélenchon ne définit la France qu'à travers la couleur de...
00:01:05...de peau des uns et des autres. Et là encore, ce n'est pas l'essentiel. Peu importe que c'est...
00:01:10...les Français d'aujourd'hui et des grands-parents nés en Afrique, en Asie ou en Amérique. Peu importe.
00:01:15S'ils perpétuent l'art de vivre à la française, s'ils adoptent la culture...
00:01:20...les mœurs, les traditions d'une identité millénaire. Peu importe d'où ils viennent...
00:01:25...s'ils pleurent quand la Marseillaise est jouée.
00:01:29Hélas, les sociétés...
00:01:30...multi-culturelles sont souvent multi-conflictuelles. Hier, le modèle était la similaire...
00:01:35...puis ce fut l'intégration. Aujourd'hui, il faut craindre le communautarisme.
00:01:40Alors, si le grand remplacement biologique existe, puisse-t-il garder avec lui ?
00:01:45Cette identité, cette âme, cette particularité, celle d'être français.
00:01:50Il est 9h, Alice Sommerer.
00:01:55...
00:02:00...
00:02:04...
00:02:05...
00:02:05Bonjour, Pascal. Bonjour à tous. Le texte sur la proposition de loi qui vise à autoriser le tunnel...
00:02:10...
00:02:20...
00:02:22...
00:02:27...
00:02:34...
00:02:38...
00:02:39Prévenir les agressions sexuelles et mettre fin à une ambiguïté juridique.
00:02:42Les députés ont voté le texte.
00:02:44Qui visent à enteriner le fait qu'il n'y a pas de devoirs conjugales au sein du mariage.
00:02:49La proposition de loi devra maintenant être examinée au Sénat.
00:02:54Les députés initiés espèrent une promulgation avant l'été 2026.
00:02:59Affolant du nombre d'atteintes sexuelles dans les transports en commun en 2025.
00:03:041417 atteintes ont été signalées en Ile-de-France.
00:03:07Une hausse de 8% par année.
00:03:09Et parmi ces chiffres, 60% des agresseurs sexuels sont des fraudeurs.
00:03:14Les auteurs de ces faits encourent 5 ans d'emprisonnement.
00:03:19anti-drogue dans les bouches du Rhône.
00:03:20Jusqu'à samedi, 1200 forces de l'ordre sont mobilisées.
00:03:24Sur 159 pans de contrôle, ils traquent notamment les consommateurs.
00:03:2823 villes sont mobilisées.
00:03:29Et puis pour finir, le succès de la messe en hommage à Brigitte Bardot.
00:03:34Ils étaient 700 rassemblés dans l'église Saint-Roch à Paris.
00:03:37Plusieurs personnalités ont assisté à la...
00:03:39A la messe, on a vu notamment Michel Drucker.
00:03:41Le Vichy était de mise pour honorer Bébé.
00:03:44Et parmi ce beau monde, il y avait un invité surprise, un cheval,
00:03:46pour rappeler l'investissement de l'actrice dans la cause.
00:03:49Merci beaucoup, Alice Sommerer.
00:03:52Nous sommes avec May-Halen Trémoré.
00:03:54Trémoré, nous sommes avec Richard Millet, Thomas Bonnet, Vincent Hervouette
00:03:57et Maître Pascal-Pierre Garbarie.
00:03:59Merci donc d'être avec nous.
00:04:00Je vous parlais de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:01La phrase sur le grand remplacement...
00:04:04Je vous propose de l'écouter à l'instant.
00:04:06J'ai été accusé par M. Guénaud...
00:04:09de vouloir supprimer et la langue française et le peuple français.
00:04:13Ma situation...
00:04:14C'est depuis aggravé, comme vous le savez,
00:04:16puisque j'ai osé faire remarquer que le grand...
00:04:19en remplacement s'opérait à chaque génération
00:04:20et que c'était bien dommage qu'il ne veuille pas mourir.
00:04:24mais tout le monde y est condamné.
00:04:25La probabilité que la génération suivante
00:04:27soit très créole et très mélangée...
00:04:29est tellement grande qu'on peut dire
00:04:30qu'ils ont perdu la partie.
00:04:31Et je le redis à tous ceux qui...
00:04:34vivent dans l'angoisse du grand remplacement.
00:04:36Vous avez perdu.
00:04:37Et ce qui était intéressant...
00:04:39évidemment, c'est de voir que depuis des années,
00:04:41beaucoup de gens, lorsque cette expression...
00:04:44était utilisée, disaient qu'elle était fausse.
00:04:46C'était une théorie fumeuse,
00:04:47théorie de grand remplacement.
00:04:49Alors, je pourrais citer beaucoup de gens.
00:04:51Le président français Emmanuel Macron
00:04:52a également rejeté cette idée en particulier.
00:04:54dans ses discours sur l'unité nationale
00:04:55et la lutte contre le nationalisme.
00:04:57Il a souligné que la diversité...
00:04:59la France fait sa richesse
00:04:59et que la notion de grand remplacement
00:05:01est un fantasme alimenté
00:05:03par des thèses racistes.
00:05:04racistes et extrémistes.
00:05:05Bon, je pourrais citer Eric Fassin...
00:05:09c'est spécialiste des questions de race
00:05:11et d'immigration.
00:05:12Il a dénoncé la thèse du grand...
00:05:14grand remplacement
00:05:14comme étant une invention populiste
00:05:16alimentée par les extrêmes droites
00:05:18pour susciter...
00:05:19des peurs irrationnelles.
00:05:21Selon lui,
00:05:22cette théorie est une manière
00:05:22de masquer les...
00:05:24problématiques sociales complexes
00:05:25derrière les explications
00:05:26simplistes et racistes.
00:05:29On se souvient qu'Éric Zemmour
00:05:29en avait parlé.
00:05:30On se souvient également
00:05:31que Jean-Marie Le Pen...
00:05:34avant même que l'expression
00:05:35« existe »
00:05:37avait souligné
00:05:38qu'il y avait une...
00:05:39une possibilité de changement.
00:05:41Mais l'essentiel,
00:05:42je l'ai dit,
00:05:42n'est pas là.
00:05:43Ce n'est pas la couleur...
00:05:44de peau qui pose un problème.
00:05:45C'est effectivement
00:05:46si on remplace
00:05:47des mœurs,
00:05:48des traditions.
00:05:49et une culture.
00:05:50Donc c'est ça
00:05:51qui me paraît
00:05:51le plus important.
00:05:53Ce n'est pas...
00:05:54que des gens
00:05:55aient une couleur différente
00:05:56si l'art d'être...
00:05:59Français se perpétue.
00:06:01Il y a deux commentaires.
00:06:02D'abord,
00:06:02vous avez dit
00:06:03que des personnalités...
00:06:04politiques avaient refusé
00:06:04ce terme.
00:06:06Jean-Luc Mélenchon lui-même
00:06:07en 2021 disait
00:06:08le grand remplacement
00:06:08n'existe pas.
00:06:09Donc en fait,
00:06:10on est passé de
00:06:10ça n'existe pas
00:06:11assez trop tard.
00:06:12De toute façon,
00:06:12il est là,
00:06:12vous ne pouvez plus rien faire.
00:06:13Mais tant mieux.
00:06:14Et tant mieux.
00:06:15C'est quand même fascinant
00:06:16comme évolution...
00:06:18Voilà.
00:06:19stratégique et politique
00:06:19de la part de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:20Et c'est quoi sa stratégie alors ?
00:06:22Sa stratégie,
00:06:23c'est de flatter un électoral.
00:06:24à l'approche des élections municipales.
00:06:26On a bien compris
00:06:26que c'était la fracturation
00:06:28de la société.
00:06:28Je pense que...
00:06:29Jean-Luc Mélenchon a compris
00:06:29qu'il ne pourra pas être président
00:06:30dans la composition politique actuelle
00:06:33et qu'il essaie de...
00:06:34de se placer en opposition demain
00:06:35à celui qui sera élu.
00:06:37Il faut juste rappeler une chose,
00:06:38c'est que si...
00:06:39il y a une évolution démographique
00:06:41telle qu'elle est là,
00:06:42elle n'est pas le fruit
00:06:42de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:43C'est-à-dire que...
00:06:44Il est content que ça soit arrivé,
00:06:47mais ce n'est pas de son fait.
00:06:48L'immigration n'est pas...
00:06:49à la fête de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:50Mayalen Trémolet.
00:06:51Ici, pour moi,
00:06:51il y a aussi une visée oratoire
00:06:52parce que Jean-Luc Mélenchon...
00:06:54C'est parfaitement ce qu'il dit
00:06:54et que là, il joue sur le terme
00:06:57de grand remplacement.
00:06:59Il ne l'utilise pas exactement
00:06:59dans le sens d'Éric Zemmour, par exemple.
00:07:01Il parle d'un grand remplacement
00:07:02des générations.
00:07:04À la page des générations.
00:07:06Pardonnez-moi de vous interrompre.
00:07:08Et ensuite, il parle...
00:07:08Il avait...
00:07:09Ça, c'était il y a trois jours.
00:07:10L'éolisation.
00:07:10Voilà.
00:07:11Il avait dit il y a trois jours,
00:07:12effectivement,
00:07:13il avait joué sur les mots.
00:07:14C'est toujours avec Jean-Luc Mélenchon.
00:07:15Il faut bien voir la tactique.
00:07:16Donc, il y a trois jours,
00:07:17c'était grand remplacement de générations.
00:07:19Donc, il y avait une sorte d'ambiguïté.
00:07:20Là, vous avez perdu
00:07:21et c'est créolisé.
00:07:22Mais moi, ce que je...
00:07:24Là où je fais le procès des hommes politiques,
00:07:26c'est que depuis des années...
00:07:29Il y a une sorte de langue de bois
00:07:30qu'incarne parfois d'ailleurs
00:07:32certaines paroles.
00:07:33Et notamment...
00:07:34Notamment à droite, j'ai envie de dire.
00:07:35Ils ont tellement peur d'apparaître
00:07:37pour des racistes en disant cela.
00:07:39qu'ils prennent des précautions
00:07:40qui me paraissent inutiles.
00:07:41Par exemple, Valérie Pécresse a dit
00:07:42« Je suis le vrai rempart républicain. »
00:07:44La théorie du grand remplacement,
00:07:45je la déteste, je la combats.
00:07:46Ce qui ne veut rien dire,
00:07:47on ne déteste pas, c'est un fait.
00:07:49Cette théorie est une théorie de la haine
00:07:51et de la peur.
00:07:53Franchement, ce n'est pas...
00:07:54Ce n'est pas ce qu'on lui demande.
00:07:55Anne Hidalgo a dit
00:07:56« Ce qui menace notre pays,
00:07:57ce n'est pas un grand remplacement de population. »
00:07:59mais un grand remplacement de valeur.
00:08:00Alors là, en revanche,
00:08:01ça, on peut être d'accord avec ça, paradoxalement.
00:08:04C'est ce que je dis, d'ailleurs.
00:08:05Ce qui m'ennuie, moi,
00:08:06c'est si on perd l'art d'être français.
00:08:08Olivier Faure,
00:08:09non seulement il n'y a pas de fatalité
00:08:10à ce grand remplacement,
00:08:11mais il n'y a pas de grand remplacement.
00:08:13Ça, c'est, à mon avis...
00:08:14C'est une phrase pour concourir
00:08:14à l'humour politique.
00:08:16Ça, je pense que celle-là, elle veut.
00:08:18Bon.
00:08:19Et par exemple, dans l'Opinion ce matin,
00:08:21très intéressant l'Opinion,
00:08:22qui est un journal vraiment...
00:08:24à lire, Mélenchon est devenu
00:08:25un maître dans l'art du dog whilst.
00:08:27Vous savez ce que c'est ?
00:08:28C'est le...
00:08:29Dog Whistle.
00:08:29C'est des clins d'œil appuyés
00:08:30à une partie de son électorat
00:08:32qui comprennent les messages subliminaux.
00:08:33Bon, alors, écoutez.
00:08:34Franchement, il devrait écrire...
00:08:35Qui comprend cette expression ?
00:08:37Dog Whistle.
00:08:38C'est-à-dire...
00:08:39où c'est un signe que, voilà,
00:08:40il peut comprendre...
00:08:41Oui, j'ai compris, mais bon...
00:08:43Bon.
00:08:44C'était le grand talent autrefois,
00:08:45remarque Jean-Yves Pranchère,
00:08:46professeur à l'Université libre de Bruxelles.
00:08:49Cet anglicisme désigne une série
00:08:50de sous-entendus destinés
00:08:51à une poignée d'initiés.
00:08:52Ici, le grand remplacement s'adresse...
00:08:54aux décoloniaux.
00:08:55Si bien que lorsque Jordan Bardella
00:08:57l'accuse de promouvoir l'éclatement...
00:09:00Jean-Luc Mélenchon lui intime
00:09:01de faire un effort intellectuel
00:09:02pour comprendre sa pensée complexe.
00:09:04Le grand remplacement dont je parle
00:09:05est celui des générations.
00:09:06Exemple, Jean-Marie Le Pen
00:09:07était un Français de souche.
00:09:08Pas vous !
00:09:09Pourtant, vous le grand remplacé
00:09:10à son poste et dans ses idées.
00:09:12Voilà ce que vous avez dit
00:09:13à Jordan Bardella.
00:09:14Exactement.
00:09:15Richard Millet.
00:09:16Est-ce qu'on peut quand même rendre
00:09:17à César ce qui est à César ?
00:09:18C'est-à-dire à Renaud...
00:09:19Camus, la paternité de cette expression.
00:09:22Et je rappelle qu'hier, aux éditions...
00:09:24Flammarion est paru un livre
00:09:25contre Renaud Camus
00:09:26qui s'appelle
00:09:27L'homme par qui la paix...
00:09:29Donc vous voyez, on est dans un contexte
00:09:31de guerre culturelle extrêmement violente.
00:09:33Je rappelle...
00:09:34que Renaud Camus,
00:09:34qu'on présente comme un idéologue aujourd'hui,
00:09:36est avant tout un écrivain.
00:09:38C'est-à-dire quelqu'un...
00:09:39qui regarde le réel.
00:09:41Avec quelques condamnations au passage,
00:09:42il faut le rappeler.
00:09:43Oui.
00:09:44Condamnations pour raciste de racisme,
00:09:46je crois.
00:09:47Marine Lançon va me le dire, préciser.
00:09:49Non, mais il est de mon devoir
00:09:50de rappeler à l'antenne
00:09:51les condamnations.
00:09:52Mais il est très facile...
00:09:54d'être condamnés aujourd'hui
00:09:55dès qu'on décrit le réel,
00:09:56si je puis me permettre.
00:09:58Certes.
00:09:59Donc c'est quelqu'un qui...
00:09:59C'est aussi un avis personnel
00:10:00que vous émettez là.
00:10:02Voilà.
00:10:03C'est quelqu'un qui...
00:10:04regarde le réel.
00:10:04Il regarde la France,
00:10:05c'est un amoureux de la France
00:10:06et c'est un amoureux aussi
00:10:07des ethnies.
00:10:08C'est-à-dire...
00:10:09qu'il aime l'autre
00:10:10pour ce qu'il est.
00:10:11Mais le problème...
00:10:13Le problème...
00:10:14Il est simple.
00:10:15Le problème, c'est
00:10:16est-ce qu'une société multi...
00:10:19culturelle peut vivre sans conflit ?
00:10:21Voilà.
00:10:22C'est aussi bête que ça.
00:10:24Je pense que non, aujourd'hui.
00:10:25La réponse, en tout cas,
00:10:26dans l'histoire de France...
00:10:27Elle est compliquée.
00:10:28Elle monte.
00:10:29parce que c'est compliqué.
00:10:30Mais comment on va faire ?
00:10:32Pascal-Pierre Garbarine.
00:10:34Si, parce que les propos
00:10:36de Jean-Luc Mélenchon
00:10:38sont très...
00:10:39électoralistes,
00:10:40c'est-à-dire que, bien évidemment,
00:10:41il flatte son électorat
00:10:43et il essaie...
00:10:44Il essaie, justement,
00:10:44d'avoir un positionnement
00:10:46très communautariste
00:10:47pour...
00:10:49espérer être au second tour
00:10:50de l'élection présidentielle.
00:10:51En tout cas,
00:10:51c'est ce que je pense.
00:10:53Et aujourd'hui...
00:10:54Bien évidemment,
00:10:54on voit qu'il y a un affrontement
00:10:55parce que d'intégration
00:10:57et d'assimilation,
00:10:58il n'y en a pas.
00:10:59puisqu'aujourd'hui,
00:11:00on est avec une confrontation
00:11:02entre une tradition...
00:11:04catholique,
00:11:04il faut quand même le dire,
00:11:05une tradition catholique
00:11:07qui est en...
00:11:09France et aujourd'hui
00:11:10avec une immigration
00:11:12qui n'est pas catholique.
00:11:14pour en grande majorité
00:11:15qui est une religion musulmane
00:11:18et là...
00:11:19il n'y a aucune difficulté
00:11:20sauf qu'aujourd'hui,
00:11:22on s'aperçoit que ces religions...
00:11:24s'affrontent.
00:11:25Donc,
00:11:25ce n'est pas une créolisation.
00:11:27Non, mais...
00:11:29il y a très peu,
00:11:30entre guillemets,
00:11:31d'intégration.
00:11:34Et aujourd'hui,
00:11:34on voit par exemple
00:11:35dans les écoles
00:11:36où on dit
00:11:37il faut manger à l'âme.
00:11:39et il y a des parents
00:11:40qui disent
00:11:40eh ben moi,
00:11:40je ne veux pas que mes enfants
00:11:41ils mangent à l'âle.
00:11:42Donc, si vous voulez,
00:11:43c'est au côté...
00:11:44quotidien qu'on rencontre ça.
00:11:45Tout le monde lance
00:11:46des grandes phrases
00:11:47en disant
00:11:47mais bravo le vivre ensemble.
00:11:49mais qui est contre ?
00:11:50Sauf que ce n'est pas possible.
00:11:52Bah, ça l'est quand même.
00:11:54ça l'était
00:11:54et c'est toute la difficulté
00:11:56de notre discussion.
00:11:57Certains vont dire
00:11:58attention.
00:11:59ne généralisez pas.
00:12:00Ce sont des épiphénomènes,
00:12:01etc.
00:12:01Alors, c'est intéressant
00:12:02de toujours écouter
00:12:03ce qui est très important.
00:12:04C'est intéressant
00:12:04de toujours écouter...
00:12:04Est-ce que d'autres ont dit ?
00:12:05On a écouté
00:12:05ce que disait François Mitterrand
00:12:06hier sur l'immigration
00:12:07dès 89.
00:12:08Il disait...
00:12:09Il faut stopper l'immigration
00:12:10et on peut écouter
00:12:10Jean-Marie Le Pen
00:12:11ce qu'il disait en 1987.
00:12:14à Pierre-Luc Séguillon
00:12:1589, me dit Marine Lançon.
00:12:171989, ce que...
00:12:19disait Jean-Marie Le Pen
00:12:20sur effectivement
00:12:21la société qui,
00:12:22selon lui...
00:12:24arrivait.
00:12:26Je crois que la religion islamique
00:12:28est une religion...
00:12:29qui n'a jamais réussi
00:12:30à s'établir de façon pacifique
00:12:33dans un pays chrétien.
00:12:34L'islam vous fait peur ?
00:12:35Ah oui, l'islam me fait peur
00:12:37d'abord parce que...
00:12:39il est en formidable expansion
00:12:40démographique
00:12:41et en formidable temps...
00:12:44tension religieuse
00:12:45et dans tout cela...
00:12:49Rien de tout cela
00:12:49n'est objectivement méprisable
00:12:51mais c'est une force étrangère
00:12:53qui...
00:12:54qui se constitue
00:12:54et qui est animée
00:12:56comme les forces en expansion...
00:12:59d'une volonté de conquête
00:13:01même inconsciente si vous voulez.
00:13:04Moi, mon devoir d'homme public français
00:13:05c'est de protéger la France
00:13:06et les Français,
00:13:07les Européens et l'Europe
00:13:08des...
00:13:09des tentatives hégémoniques
00:13:10qui viennent de l'extérieur.
00:13:12C'était il y a 37 ans.
00:13:14Et c'est intéressant de...
00:13:17Je vois...
00:13:17Je vous vois...
00:13:18Non, pas interloqué
00:13:19mais c'est il y a 37 ans.
00:13:21C'est intéressant d'entendre
00:13:21de voir Jean-Marie Le Pen aussi jeune.
00:13:23Et puis surtout de l'entendre parler
00:13:26comme De Gaulle finalement.
00:13:28Vous savez, Perfit a raconté mille fois
00:13:30l'anecdote où De Gaulle s'insurge
00:13:33contre...
00:13:33ceux qui croient à l'assimilation
00:13:35des Algériens.
00:13:36Il parle de Farib...
00:13:38La Bracadabrantesque
00:13:40imaginée par les colonels
00:13:41et les pieds noirs
00:13:43et il dit...
00:13:43Prenez une bouteille de vinaigre
00:13:46et d'huile.
00:13:46Mélangez-les, agitez-les
00:13:47et vous verrez.
00:13:48Ils se sépareront de nouveau.
00:13:50Il dit précisément...
00:13:52En utilisant...
00:13:53Cette parabole...
00:13:54Au bout d'un moment,
00:13:55ils se sépareront de nouveau.
00:13:57Les Arabes sont des Arabes.
00:13:58Les Français...
00:13:58Les Français sont des Français
00:13:59et ils ne croient pas
00:14:00à l'assimilation des...
00:14:02Vous pourrez vous dire...
00:14:03qu'il y a 60 ans d'abord
00:14:04et puis on pourrait vous dire...
00:14:06Attendez, je parle.
00:14:07Vous remontez l'histoire.
00:14:08Attendez, je vous réponds.
00:14:10On pourrait vous dire
00:14:11que c'était il y a 60 ans
00:14:12et puis on pourrait vous dire
00:14:13que...
00:14:13comparer Jean-Marie Le Pen
00:14:14au général de Gaulle...
00:14:16C'est un paradoxe.
00:14:17C'est un paradoxe.
00:14:18Non, mais tout le monde
00:14:20a été ou sera gaulliste.
00:14:23C'est intéressant de remarquer
00:14:24que Jean-Marie Le Pen
00:14:25l'a été à un moment de sa vie,
00:14:26c'est tout.
00:14:27Mais il n'était pas
00:14:28au moment de la guerre...
00:14:28Peut-être.
00:14:29Il ne l'était pas
00:14:30au moment de la guerre d'Algérie.
00:14:32Au moment de la guerre d'Algérie,
00:14:33je vous rappelle que...
00:14:33Jean-Marie Le Pen
00:14:34qui avait repris l'uniforme
00:14:38n'a pas...
00:14:38rallié les putchistes
00:14:40et resté en dehors du putsch.
00:14:42Oui.
00:14:43Écoutez, c'est un fait.
00:14:46Donc il faut toujours
00:14:47être factuel.
00:14:48Oui, oui, non,
00:14:49je ne suis pas clair.
00:14:50La citation de De Gaulle
00:14:52est une citation qui est...
00:14:53qui a tout...
00:14:56Bon, c'est parable.
00:14:56C'est assez parlant.
00:14:58Elle est vraie,
00:14:59Colombais-les-deux-églises ?
00:15:01Colombais-les-Mosqués, oui.
00:15:02C'est vrai ?
00:15:03C'est père Filt.
00:15:03C'est vrai.
00:15:03C'est père Filt qui le rapporte
00:15:05dans C'était De Gaulle ?
00:15:07Oui, père Filt.
00:15:08Il y avait trop de talent
00:15:09pour qu'on n'ait pas
00:15:10un soupçon, effectivement.
00:15:11Bon, Emmanuel Grégoire
00:15:13et c'est un...
00:15:13prolongement avec nos questions.
00:15:15Emmanuel Grégoire,
00:15:16qu'a-t-il dit ?
00:15:16Il se présente à la mairie de...
00:15:18Paris, comme vous le savez,
00:15:20et il propose que les étrangers
00:15:22soient associés au vote.
00:15:23Alors...
00:15:23Pas au vote pour la mairie,
00:15:25mais ce qu'on appelle aux votations.
00:15:27Donc, votation, c'est...
00:15:28Est-ce que vous voulez
00:15:29moins de voitures dans Paris ?
00:15:30Vous voulez interdire
00:15:30les trottinettes, par exemple.
00:15:31Voilà.
00:15:31Est-ce que vous voulez interdire
00:15:32les trottinettes, effectivement ?
00:15:33Donc, écoutons ce qu'a dit
00:15:35Emmanuel Grégoire
00:15:36qui, effectivement,
00:15:37avec cette proposition
00:15:38a été très...
00:15:38applaudi.
00:15:40J'ouvrirai ces votations
00:15:41aux Parisiennes et aux Parisiens
00:15:43de nationalité.
00:15:43Étrangère.
00:15:45Ils contribuent chaque jour
00:15:46à faire que notre...
00:15:48ville tient debout.
00:15:50Ils contribuent chaque jour
00:15:51à faire fonctionner
00:15:52nos services publics.
00:15:53Ils contribuent chaque jour
00:15:55à faire que cette vie est belle.
00:15:58Ils ont donc légitimement
00:16:02le droit...
00:16:03de décider de leur avenir
00:16:05et d'être des citoyennes
00:16:07et des citoyens.
00:16:08comme les autres.
00:16:09D'abord, ce qu'il dit est juste.
00:16:11Ces étrangers contribuent
00:16:12à ce que la ville...
00:16:13fonctionne.
00:16:14C'est incontestable.
00:16:15Bon, après,
00:16:16il y a l'aine très mollesse
00:16:17que les étrangers...
00:16:18doivent avoir, ouvrir...
00:16:20Alors là, les votations...
00:16:22Il faut décoder,
00:16:22parce que vous savez
00:16:23que les étrangers...
00:16:23Non, mais les étrangers européens
00:16:26ont déjà le droit de vote
00:16:27pour les élections municipales.
00:16:28Oui.
00:16:28Là, ils s'adressent aux autres.
00:16:29C'est ça qu'il faut dire aussi.
00:16:30Les étrangers européens
00:16:32ont le droit de vote...
00:16:33Vous êtes membre de l'Union européenne
00:16:33pour les élections municipales.
00:16:33Et les élections municipales
00:16:34et les élections européennes,
00:16:35bien sûr.
00:16:35C'est-à-dire qu'un Allemand,
00:16:36par exemple,
00:16:37s'il habite à Paris,
00:16:37peut voter aux élections municipales.
00:16:38municipales à Paris.
00:16:39Mais un Britannique
00:16:40ne veut pas voter dans le Périgord.
00:16:43C'est l'un des dracés.
00:16:43Un drame inconnu du Brexit.
00:16:46Oui, mais...
00:16:47Tous ceux qui sont membres
00:16:48de l'Union européenne.
00:16:48en clair, peuvent voter
00:16:49dans les villes
00:16:49dans lesquelles ils sont établis
00:16:50partout en Europe.
00:16:51Alors ça, c'est important
00:16:52parce que je suis persuadé
00:16:52qu'il y a beaucoup de gens qui...
00:16:53Il joue sur une ambiguïté
00:16:56et on comprend bien
00:16:57que ce n'est pas à eux
00:16:58qu'ils savent.
00:16:58C'est-à-dire que...
00:16:58Écoutez, franchement,
00:17:00il faut apprendre des choses
00:17:02tous les jours,
00:17:02mais je ne savais pas
00:17:03qu'un Allemand...
00:17:03qui habite Paris
00:17:05peut voter pour Anne Hidalgo
00:17:07ou pour...
00:17:07Quoi ?
00:17:08Anne Hidalgo, c'est...
00:17:08Ça va être difficile
00:17:09de voter pour Anne Hidalgo.
00:17:09Il y a certaines conditions.
00:17:10Il faut être rétabli
00:17:11depuis un certain temps.
00:17:12Il faut être...
00:17:13Écoutez, je ne le savais pas.
00:17:14Maï-Hélène Trémolet.
00:17:15Vous avez dit que la question
00:17:16se pose et que ce n'était pas
00:17:17pour des...
00:17:18C'était une élection municipale
00:17:19mais il y avait déjà
00:17:20une proposition de loi
00:17:21d'une députée PCF...
00:17:23En juillet dernier,
00:17:25la France Insoumise aussi
00:17:26remet régulièrement
00:17:27ce sujet sur la table.
00:17:28du droit de vote des étrangers
00:17:29et ça pose question
00:17:31pour les villes
00:17:31où il y a une part d'étrangers
00:17:32qui est très importante
00:17:33comme là.
00:17:33La Courneuve, par exemple,
00:17:34cette sénatrice en question
00:17:35en juillet dernier
00:17:36avait pris l'exemple
00:17:37de la Courneuve
00:17:37en disant que 48%...
00:17:38de la population de la Courneuve
00:17:40était d'origine étrangère
00:17:41et qu'ils avaient du coup...
00:17:43le droit de participer
00:17:44à la vie de leur ville
00:17:46et aux évolutions
00:17:48qu'à les connaître leur ville.
00:17:48dans les prochaines années.
00:17:49Alors d'origine étrangère,
00:17:51ce n'est pas la même chose
00:17:51qu'à l'étranger.
00:17:51Ça peut être extra-europé.
00:17:52Voilà.
00:17:53Non, non, non, étrangers.
00:17:54Oui, ils étaient étrangers.
00:17:56Étrangers, oui.
00:17:56Maï-Hélène Trémolet
00:17:57du service politique...
00:17:58d'Europe 1.
00:17:59Et en parallèle,
00:18:00toujours, il y a eu
00:18:01Gérald Darmanin
00:18:02qui a proposé
00:18:02de suspendre l'immigration...
00:18:03lors d'un entretien télévisé
00:18:05ce dimanche.
00:18:06Mais on est d'accord
00:18:07que c'est absolument impossible.
00:18:08de suspendre l'immigration
00:18:11dans les conditions...
00:18:12Alors que vous voyez ce sondage...
00:18:1367% des gens
00:18:14sont plutôt d'accord.
00:18:16Et même,
00:18:16c'est une forte majorité.
00:18:18On sait bien que les Français,
00:18:20ils ont compris aujourd'hui
00:18:22qu'on ne peut plus...
00:18:23ni intégrer,
00:18:24ni assimiler.
00:18:25Et quand ils ont vu
00:18:26les chiffres hier,
00:18:26qui est un marqueur
00:18:27absolument incroyable...
00:18:28Alors, on préfère parler
00:18:29de ce qui se passe
00:18:30au Minnesota,
00:18:31dans la bulle médiatique.
00:18:33Mais le changement,
00:18:35effectivement,
00:18:36de population
00:18:37me paraît infini.
00:18:38infiniment plus important
00:18:39à traiter.
00:18:41Donc, quand vous avez
00:18:42348 000 étrangers...
00:18:43qui arrivent sur le sol de France,
00:18:45effectivement,
00:18:45ça modifie les choses
00:18:46puisqu'on ne peut plus
00:18:47les intégrer,
00:18:48les assimiler.
00:18:48Et on a parlé
00:18:49des 28 000 Algériens.
00:18:50Hier,
00:18:5128 000 Algériens,
00:18:52on est en guerre
00:18:52avec l'Algérie.
00:18:53On est en opposition
00:18:54avec l'Algérie.
00:18:55C'est un pays
00:18:55qui nous méprise,
00:18:56qui nous marche dessus,
00:18:57qui nous humilise.
00:18:58Ah !
00:18:58Alors, il y a quand même
00:18:5928 000 personnes
00:19:00Algériens,
00:19:01ils ont l'air
00:19:02de bien aimer la France.
00:19:03Si j'ai...
00:19:03bien compris,
00:19:03Vincent Herouette.
00:19:05Vous avez écouté
00:19:05Ségolène Royal ?
00:19:07Eh bien, on va l'écouter,
00:19:07justement.
00:19:08Vous avez raison.
00:19:09Vous avez raison,
00:19:10Ségolène Royal.
00:19:11C'est-à-dire que...
00:19:11Je disais hier,
00:19:12moi, j'ai de l'affection
00:19:13pour...
00:19:13Ségolène Royal
00:19:13parce qu'elle a turbulé
00:19:15parfois,
00:19:15comme on dit.
00:19:16De la compassion.
00:19:17Non.
00:19:18Mais elle est venue ici
00:19:19et puis ça s'est bien passé.
00:19:20On a fait de bonnes émissions.
00:19:22C'était agréable.
00:19:23Mais enfin...
00:19:23Enfin, il y a Christophe Glaze.
00:19:24Vous êtes plein de gratitude.
00:19:26Et de bravitude.
00:19:26Je suis surtout...
00:19:28Voilà.
00:19:29Elle était pleine de béatitude
00:19:31en étant en Algérie.
00:19:32Et parfois de bravitude.
00:19:33légalement.
00:19:34Mais donc,
00:19:35Christophe Glaze
00:19:36est toujours...
00:19:38Otage.
00:19:39Oui, depuis...
00:19:39Boalem Sansal
00:19:40qui va être élu
00:19:40à l'Académie française
00:19:41je l'espère aujourd'hui.
00:19:42Bonjour.
00:19:43Bon.
00:19:43Et écoutez ce qu'elle dit
00:19:44effectivement Ségolène Royal.
00:19:47Je suis très...
00:19:48Très honoré de l'audience
00:19:50que vient de m'accorder
00:19:51Monsieur le Président Abdelmajid.
00:19:53de Téboune
00:19:53qui prouve sa volonté de dialogue
00:19:56dès lors que le reste...
00:19:58L'aspect et la considération
00:20:00sont également au rendez-vous.
00:20:03Je suis venue écouter
00:20:04et apprendre
00:20:05dans deux domaines.
00:20:06La créativité économique...
00:20:08et la culture.
00:20:10Car l'association pour l'amitié
00:20:12entre la France...
00:20:13...
00:20:13et l'Algérie
00:20:14que je préside
00:20:14travaille depuis plus de 60 ans
00:20:17pour...
00:20:18au développement du dialogue
00:20:20de l'amitié
00:20:21de l'échange
00:20:22de la compréhension.
00:20:23mutuelle
00:20:24et de la recherche
00:20:25de perspectives communes.
00:20:27Et justement pour...
00:20:28construire des perspectives communes
00:20:30et il y en a beaucoup
00:20:31comme je le constate.
00:20:33Les chefs d'entreprise
00:20:34que j'ai rencontrés ce matin
00:20:36m'ont dit le potentiel...
00:20:38considérable
00:20:39que représente
00:20:41l'excellente formation
00:20:42des salariés.
00:20:43et collaborateurs
00:20:44ici dans le pays
00:20:46leur motivation,
00:20:48leur envie.
00:20:48de créer
00:20:48et de réussir.
00:20:50C'est pourquoi
00:20:51la reconstruction...
00:20:53de l'amitié
00:20:54entre la France
00:20:55et l'Algérie
00:20:55est un devoir
00:20:57que nous avons...
00:20:58d'abord envers
00:20:59les jeunes générations
00:21:00des deux rives
00:21:01qui nous demandent...
00:21:03qu'à développer
00:21:04ensemble
00:21:05leurs projets.
00:21:06Pas un mot
00:21:07sur Christophe...
00:21:08Vincent Hervouet
00:21:09et c'est ça
00:21:10qui est choquant.
00:21:12Non, il n'y a pas fait illusion.
00:21:13Mais en même temps
00:21:14quand elle dit
00:21:15qu'il faut respecter
00:21:16la souveraineté algérienne,
00:21:17on ne voit pas du tout...
00:21:18de quoi elle parle
00:21:19sauf éventuellement
00:21:20de Christophe Gleys
00:21:22qui effectivement
00:21:22est...
00:21:23sous le reproche
00:21:24qu'on puisse lui faire.
00:21:24Il a cru
00:21:25qu'on pouvait être
00:21:25reporter sans frontières
00:21:27et aller en Algérie.
00:21:28avec un visa de tourisme
00:21:29sans avoir réclamé
00:21:31un visa de presse
00:21:32qu'il lui aurait...
00:21:33n'a d'ailleurs pas été accordé.
00:21:35Non, mais c'est extravagant
00:21:36ce que vous venez d'entendre.
00:21:37Vous savez qu'on va en aller...
00:21:38en Algérie,
00:21:38on fait parfois
00:21:39des discours stupides
00:21:40qu'on regrette après
00:21:41parce que...
00:21:43au moins sur les déclarations spontanées.
00:21:45Le « je vous ai compris »
00:21:46de De Gaulle...
00:21:47Je veux dire,
00:21:47les pieds noirs...
00:21:48ils l'ont toujours
00:21:48en travers de la gorge
00:21:49les déclarations
00:21:50d'Emmanuel Macron
00:21:51expliquant que...
00:21:53La colonisation était un crime
00:21:54contre l'humanité.
00:21:55On a quelques raisons
00:21:56de le lui reprocher.
00:21:58Et là,
00:21:59elle avait tout prévu.
00:22:00Et c'est extraordinaire.
00:22:01Elle est vraiment là.
00:22:02Ségolène...
00:22:03royale,
00:22:04elle est la princesse
00:22:05du déni,
00:22:05absolue.
00:22:07L'association de la déni...
00:22:08Elle est présidente
00:22:09parce qu'elle est royale
00:22:10et elle est présidente à la fois.
00:22:11Elle est présidente
00:22:12de l'association française.
00:22:13Algérie qui a été créée
00:22:14en 1962
00:22:14pour regarder vers l'avenir
00:22:16et ne pas ressasser le passé.
00:22:18c'était ça,
00:22:18l'objet de l'association.
00:22:20On pourrait dire
00:22:20que c'est une faillite absolue.
00:22:22Ils sont totalement...
00:22:23Nos amis de l'autre côté
00:22:24de la Méditerranée
00:22:25sont totalement tournés
00:22:26vers le passé.
00:22:27Et qui paye ça d'ailleurs ?
00:22:28C'est la France ?
00:22:31C'est nous ?
00:22:31Qui paye combien ?
00:22:32Et qui paye ?
00:22:33Cette association,
00:22:34c'est quoi ?
00:22:35Où va l'argent ?
00:22:35Oui, qui ?
00:22:36Mais je ne sais pas du...
00:22:38Qui fait...
00:22:38Vous financez ça ?
00:22:39Je ne sais pas du tout.
00:22:40Vous avez eu une...
00:22:40C'est des fonds publics ?
00:22:42Non, ce n'est pas une...
00:22:43institution publique.
00:22:44Non, ce n'est pas
00:22:44un établissement public.
00:22:45C'est une association
00:22:46mais qui avait été fondée...
00:22:48C'est vrai,
00:22:49par Michelet à l'époque.
00:22:51Donc, après,
00:22:53il y a eu...
00:22:53Louis Jox,
00:22:54après, il y a eu chevènement.
00:22:55Il y a eu...
00:22:55Louis Jox,
00:22:56qui était ministre de l'Intérieur,
00:22:57qui était le père de Pierre Jox.
00:22:58C'est ça, bien sûr.
00:23:00Et donc,
00:23:02il y a sûrement eu des...
00:23:03des fonds publics
00:23:04qui ont été investis
00:23:04dans cette noble mission
00:23:06dont la faillite,
00:23:07dont l'échec est éclatante.
00:23:08Bon,
00:23:09Richard Millet ?
00:23:11Juste un mot,
00:23:12le pupitre,
00:23:13si vous voulez.
00:23:13lequel s'appuyait
00:23:14Mme Ségolène Royale,
00:23:16vous avez tous noté
00:23:17qu'il était...
00:23:18inscrit en arabe
00:23:19et simplement en arabe.
00:23:20Donc,
00:23:21du point de vue
00:23:21du dialogue
00:23:21entre les deux pays.
00:23:23C'est très clair.
00:23:24Oui, c'est en arabe.
00:23:24En général,
00:23:25c'est en arabe
00:23:25et en anglais.
00:23:26Oui, mais là,
00:23:27je pense qu'il n'y avait que l'arbre.
00:23:28Il y a l'anglais également.
00:23:29On peut revoir peut-être l'image
00:23:31d'ailleurs pendant que nous parlons.
00:23:33sans l'entendre
00:23:34et on peut revoir effectivement
00:23:35l'image.
00:23:36Effectivement,
00:23:36on va enlever le bon hodou
00:23:38comme ça on verra.
00:23:38peut-être mieux.
00:23:39Présidente de l'association
00:23:40France-Algérie.
00:23:42Ah non,
00:23:42il y a quand même,
00:23:42c'est marqué en français.
00:23:43Vous voyez ?
00:23:43Non, non, non.
00:23:45Ah, c'est des images.
00:23:45Ah oui, donc voilà.
00:23:47Président de l'association
00:23:48ça ressemble à de l'anglais.
00:23:51Tout est dit.
00:23:52Tout est dit.
00:23:53Et on nous envoie 28 000 algériens.
00:23:56Voilà.
00:23:57Mais bon.
00:23:58Elle demande
00:23:59à ce que l'on répare le passé.
00:24:01C'est une belle ambition.
00:24:03mais elle n'a pas évalué
00:24:05le montant des réparations.
00:24:07Bon, je salue.
00:24:08Je salue Patrick Balkany
00:24:10qui nous regarde
00:24:11et qui me dit
00:24:11tous les ressortissants
00:24:12de l'Union Européenne
00:24:13peuvent non seulement voter
00:24:14mais être élus
00:24:15au conseil municipal.
00:24:16Ils ne peuvent pas être maires
00:24:17ni adjoints
00:24:18mais simplement...
00:24:18conseillers municipaux
00:24:19ce n'est pas nouveau
00:24:20dit-il.
00:24:21Je crois qu'il ne peut pas
00:24:22se présenter à Levallois.
00:24:23M. Balkany
00:24:25et il me parle-t-il
00:24:26que les Levalloisiens...
00:24:28le regrettent.
00:24:30C'est ce que j'ai cru comprendre.
00:24:32Mais...
00:24:33Il est inéligible.
00:24:36On va marquer une pause.
00:24:37Il est...
00:24:389h23
00:24:39et nous continuerons
00:24:41avec Édouard Philippe
00:24:41qui lui aussi regrette
00:24:43d'un arrêté.
00:24:43trop brutal
00:24:44avec le président
00:24:44de la République.
00:24:46Il a coûté quelques points
00:24:46dans les sondages
00:24:47donc je pense qu'il est en train de...
00:24:48Exactement, Édouard Philippe.
00:24:50Tu, quocoué, mi, Philippe.
00:24:53Alors, Christian Estrosi,
00:24:56lui, qui était quand même
00:24:57un macroniste de chez Macron,
00:24:58lui, au contraire,
00:24:59il se détache maintenant.
00:25:01Eh oui !
00:25:02Et lui...
00:25:03il veut gagner les élections
00:25:04donc c'est formidable.
00:25:05Alors là,
00:25:06c'est vrai que, bon,
00:25:07la comédie du pouvoir...
00:25:08les gens s'en vont,
00:25:09tout ça, bon...
00:25:10C'est l'âme humaine.
00:25:13Sans doute.
00:25:14Donc on peut avoir
00:25:14une petite compassion
00:25:15pour Emmanuel Macron.
00:25:17C'est peut-être pour ça
00:25:18qu'il...
00:25:18garde ses lunettes
00:25:19pour ne pas voir
00:25:19ça au grand jour.
00:25:22Et là, du coup,
00:25:23le...
00:25:23Mais bien sûr, bien sûr.
00:25:24Mais il est devenu star maintenant.
00:25:26Il a eu tous les mêmes...
00:25:27Mais oui, moi je pense...
00:25:28que je vais prendre des lunettes aussi.
00:25:29Ça va...
00:25:29C'est ça la question maintenant.
00:25:31Eh bien, moi je trouve que ça y va bien.
00:25:33C'est pas les lunettes,
00:25:34c'est le miroir.
00:25:35Miroir, miroir.
00:25:36Suis le plus beau en ce pays.
00:25:38A tout de suite.
00:25:41C'est une information
00:25:42qui est tombée...
00:25:43Ces dernières heures,
00:25:44la plainte des journalistes
00:25:45Legrand et Cohen
00:25:46contre l'incorrect
00:25:47est classée sans suite.
00:25:48Le parquet de Paris
00:25:49a classé sans suite
00:25:50la plainte des deux journalistes
00:25:52contre le magazine
00:25:52L'incorrect
00:25:53pour l'enjeu.
00:25:53L'inregistrement clandestine
00:25:54une conversation
00:25:54avec des responsables socialistes
00:25:56a appris à l'AFP.
00:25:58C'était hier d'ailleurs
00:25:59une source proche du dossier.
00:26:01Tous deux indiquent
00:26:02qu'ils souhaitent mener
00:26:02d'autres actions.
00:26:03en justice.
00:26:04Le procureur nous indique
00:26:05la possibilité de poursuivre
00:26:06notre action en justice
00:26:07par d'autres voies.
00:26:08pour qu'un procès ait lieu
00:26:09mais alors si le parquet
00:26:12a classé sans suite...
00:26:13Comment, Pascal-Pierre Garbarini,
00:26:15peut-il y avoir
00:26:16une suite judiciaire ?
00:26:17Deux options.
00:26:18La première, par voie de citation,
00:26:20c'est-à-dire que les avocats
00:26:23de mes...
00:26:23M. Cohen et Legrand
00:26:24vont directement
00:26:25devant le tribunal correctionnel.
00:26:26C'est-à-dire, ils citent...
00:26:28le responsable de l'incorrect
00:26:31devant le tribunal
00:26:32pour qu'il s'explique.
00:26:33et il y aura donc un débat
00:26:34devant le tribunal.
00:26:37Ça, c'est la première option
00:26:37qui...
00:26:38qui est plus rapide, on va dire.
00:26:40La seconde option,
00:26:41c'est une plainte
00:26:41avec constitution de parti civil.
00:26:43Puisque...
00:26:43Est-ce que c'est le préliminaire
00:26:45obligatoire avant
00:26:46de déposer une plainte ?
00:26:48constitution de parti civil,
00:26:49ça veut dire
00:26:50qu'un juge d'instruction
00:26:51sera nommé,
00:26:52qu'une instruction aura lieu...
00:26:53et que, par conséquent,
00:26:55les personnes seront entendues ?
00:26:58Est-ce que...
00:26:58le juge d'instruction
00:26:59est obligé
00:27:01d'instruire une affaire ?
00:27:02Sinon, c'est...
00:27:03qu'on appelle un déni de justice.
00:27:04Donc, l'autre voie
00:27:05qui sera forcément
00:27:06beaucoup plus longue
00:27:07et qui...
00:27:08qui, ensuite, fera l'objet
00:27:09ou d'un non-lieu
00:27:10ou d'un renvoi
00:27:11devant le tribunal correctionnel,
00:27:12c'est la seconde option.
00:27:13Mais il y a deux possibilités.
00:27:15Citation ou plainte
00:27:16avec constitution de parti civil.
00:27:17Bon.
00:27:18En tout cas, pour le moment,
00:27:19première étape judiciaire,
00:27:20ce n'est pas, sans doute,
00:27:21une victoire judiciaire
00:27:22pour...
00:27:23Messieurs Legrand et Cohen.
00:27:25Ah non, c'est un signe.
00:27:26Et puis, on verra le parquet en général.
00:27:29lorsqu'il a pris cette position-là,
00:27:31à l'audience,
00:27:31il dit...
00:27:32C'est une...
00:27:33à faire entre-parties,
00:27:35je m'en rapporte.
00:27:36Bon.
00:27:37Edouard Philippe...
00:27:38Il veut donc...
00:27:39Alors, est-ce qu'Edouard Philippe
00:27:39est en danger au Havre ?
00:27:41Quand on lit les papiers,
00:27:43c'est...
00:27:43Ah, gagné, gagné.
00:27:44Il avait gagné
00:27:44avec son concurrent
00:27:46avec 41% la dernière fois.
00:27:47Oui.
00:27:48Là, il y a...
00:27:49Ça pourrait être une triangulaire
00:27:50parce qu'il y a un candidat de l'UDR,
00:27:51le parti d'érection
00:27:52qui pourrait faire un bon...
00:27:53Mais autrement,
00:27:54c'est un candidat communiste ?
00:27:55Mais ça ne le gêne pas,
00:27:55Edouard Philippe,
00:27:56puisqu'il vote communiste.
00:27:57Oui, il serait très content.
00:27:57Il serait très content.
00:27:58Je pense qu'il pourrait même voter
00:27:59comme ministre.
00:28:00Vous savez,
00:28:00ce qui est très problématique
00:28:01pour Edouard Philippe,
00:28:01c'est qu'il en a fait un préalable
00:28:02à sa candidature.
00:28:03Et qu'en fait,
00:28:03s'il a un mauvais score
00:28:04ou s'il perd,
00:28:05c'est encore pire.
00:28:06Oui, mais il était à la fête...
00:28:08M. Luma, il a dit
00:28:09que lui, il votait communiste.
00:28:10Il n'a pas de souci.
00:28:12Alors, il ne peut pas être...
00:28:13éliminé au premier tour.
00:28:14Non.
00:28:15Bon, parce qu'autrement,
00:28:15entre l'UDR et le Parti communiste,
00:28:17il voterait le communiste.
00:28:18Oui, j'imagine.
00:28:19Ah, ce serait une bonne question
00:28:19de lui poser.
00:28:21S'il venait sur le plateau,
00:28:22on lui poserait.
00:28:22Non, pas normalement.
00:28:23Bon.
00:28:24Alors, en revanche,
00:28:25il regrette d'avoir dit du mal
00:28:26d'Emmanuel Macron
00:28:27qui doit tout.
00:28:27Sous-titrage Société Radio-Canada
00:28:28Oui, en fait,
00:28:28il lui avait dit
00:28:29je ne lui dois rien
00:28:29et là, en fait,
00:28:30je lui dois tout.
00:28:31Donc, il a encore changé d'avis.
00:28:33RAC.
00:28:33Le toboggan des sondages,
00:28:34il est en train de s'écrouler
00:28:35dans les sondages.
00:28:35C'est quand même,
00:28:35c'est souvent des gens
00:28:36qui changent d'avis.
00:28:37Moi, j'ai remarqué...
00:28:38Ce n'est quand même pas des gens
00:28:39qui ont une ligne directrice
00:28:41très...
00:28:43comment dire...
00:28:44très stable.
00:28:45Ce qui m'a marqué,
00:28:46vous savez,
00:28:46c'est que dans la grande période
00:28:47internationale qu'on vient de travailler,
00:28:48traverser,
00:28:48Edor Philippe était complètement absent.
00:28:50On ne l'a pas entendu une seule fois
00:28:51sur les sujets internationaux.
00:28:53Il s'est caché, en fait,
00:28:54de tous ces sujets-là.
00:28:54Edouard Philippe,
00:28:56c'est un homme,
00:28:57si vous le mettez...
00:28:58en place,
00:28:59il y a un avantage.
00:29:01Il n'y aura pas de guerre civile,
00:29:02sans doute.
00:29:03Il fera...
00:29:03Rien.
00:29:03C'est comme Gabriel Attal.
00:29:04C'est les gens qui ne feront...
00:29:05Rien.
00:29:06Donc, rien ne bougera.
00:29:07Donc, c'est pas mal.
00:29:08D'ailleurs, ça peut être un choix
00:29:09de dire, bah, tiens,
00:29:10c'est des gens avec qui
00:29:11rien ne bougera.
00:29:12Côté shirakien, ça, peut-être.
00:29:13Rien ne bougera.
00:29:14Ces gens, rien...
00:29:14Alors, tu peux être sûr,
00:29:16si t'as besoin de rien,
00:29:17tu leur demandes.
00:29:18Écoutons, Edouard Philippe.
00:29:21Pendant trois ans,
00:29:21j'ai cessé d'être premier...
00:29:22d'être...
00:29:23d'être maire du Havre
00:29:24entre 2017 et 2020,
00:29:25puisqu'il n'aura échappé à personne
00:29:26qu'à ce moment-là,
00:29:27j'étais premier ministre.
00:29:28Et que le président de la République
00:29:30m'a fait l'honneur.
00:29:32Je lui dois...
00:29:33Parfois, je m'exprime
00:29:34de façon trop brutale.
00:29:35Je ne devrais pas.
00:29:36Il m'a fait l'honneur
00:29:37de me proposer de...
00:29:38de servir mon pays
00:29:38pendant trois ans à Matignon,
00:29:40ce que j'ai fait avec à la fois plaisir
00:29:41dans une période
00:29:42qui n'a pas toujours été...
00:29:43c'était facile,
00:29:43mais j'ai beaucoup appris.
00:29:44Beaucoup.
00:29:45Et j'ai fait de mon mieux.
00:29:46Et puis ensuite,
00:29:46en 2020,
00:29:47après la victoire...
00:29:48aux élections municipales,
00:29:49il a décidé de changer
00:29:49de premier ministre
00:29:50et j'ai pu revenir
00:29:51dans cette ville que j'aime.
00:29:53pour continuer à exercer
00:29:55ce mandat de maire.
00:29:56Bon, il n'a pas gagné...
00:29:58C'est ça, effectivement.
00:29:58Vous êtes sûr que c'est un préalable
00:29:59à sa candidature à la présidentielle ?
00:30:00Il a dit oui.
00:30:01Oui, si.
00:30:02Mayalen.
00:30:03Pas de victoire au Havre,
00:30:05pas de présidentielle pour moi.
00:30:07Ah, bah écoutez...
00:30:08Les mots qu'il a envers Emmanuel Macron
00:30:09peuvent se comprendre
00:30:11puisque Gabriel Attal,
00:30:12dont vous parliez...
00:30:13comme Édouard Philippe,
00:30:14ils sont contraints
00:30:15de se positionner
00:30:16face au bilan de 10 ans
00:30:17d'Emmanuel Macron.
00:30:18Et aujourd'hui,
00:30:19être l'héritier d'Emmanuel Macron,
00:30:20c'est être radioactif.
00:30:22Mais il y a aussi la question...
00:30:23de qu'est-ce qu'on fait
00:30:23de cet électorat macroniste
00:30:25qui n'a pas forcément...
00:30:28apprécié les mots durs
00:30:29d'Édouard Philippe
00:30:29ou de Gabriel Attal
00:30:30envers le président de la République.
00:30:32Ça a été...
00:30:33notamment cité dans certains reportages
00:30:35sur la nuit,
00:30:36vous savez,
00:30:36de Gabriel Attal
00:30:37il y a deux jours.
00:30:38Il y en a qui lui ont reproché
00:30:39ces mots trop durs
00:30:39à l'égard d'Emmanuel Macron.
00:30:40Donc c'est vraiment
00:30:41un jeu d'équilibriste
00:30:42pour les...
00:30:43les héritiers
00:30:43comme Gabriel Attal
00:30:44et Édouard Philippe
00:30:45de savoir se positionner
00:30:46face au Rassemblement National.
00:30:48à la France Insoumise
00:30:48qui eux
00:30:49montent en opposition.
00:30:49Les gens n'aiment pas
00:30:50les traîtres
00:30:51et qui a trahi...
00:30:53trahira.
00:30:54C'est comme dans la vie
00:30:55privée ou professionnelle.
00:30:58qui a trahi...
00:30:59trahira.
00:31:00C'est la base.
00:31:02Vous n'êtes pas d'accord ?
00:31:03En politique,
00:31:04il ne serait pas
00:31:05beaucoup de survivants.
00:31:06C'est ce que je suis en train
00:31:07de me dire.
00:31:07C'est ça.
00:31:08Franchement, alors là...
00:31:10Mais oui, mais il n'empêche.
00:31:13Vous avez raison,
00:31:14c'est un modèle
00:31:14de fidélité, de vertu
00:31:15en général de la classe politique.
00:31:17Mais non, mais...
00:31:18trahi, trahira.
00:31:18Les deux exemples qu'on cite,
00:31:19la trahison,
00:31:20elle vient aussi un peu
00:31:20du président.
00:31:21C'est-à-dire Gabriel Attal,
00:31:22quand il y a la dissolution...
00:31:23La trahison,
00:31:23elle vient plutôt
00:31:24d'Emmanuel Macron
00:31:25qui le sacrifie
00:31:25sur Emmanuel Macron.
00:31:28modèle de loyauté
00:31:29devant les Français.
00:31:30On peut renverser
00:31:30la charge de l'accusation.
00:31:33président, il fait ses choix.
00:31:34Je ne dirais pas,
00:31:35il ne peut pas trahir
00:31:35un subalterne.
00:31:37D'accord, mais quand il...
00:31:38comme Gabriel Attal
00:31:38et que six mois plus tard,
00:31:39il le sacrifie
00:31:40parce que c'est aussi
00:31:40un peu l'objectif
00:31:41derrière tout ça...
00:31:42Oui, mais visiblement...
00:31:43Gabriel Attal,
00:31:44au moment où il était
00:31:45nommé à Matignon,
00:31:47il commençait à trahir.
00:31:48C'est ce qu'on m'a dit,
00:31:50en tout cas.
00:31:50Il s'affronte, moi,
00:31:51je ne sais pas
00:31:51s'il faut en croire
00:31:52l'un ou l'autre.
00:31:53Bon, en tout cas,
00:31:54Gabriel Attal,
00:31:55il est le bienvenu
00:31:55sur notre plateau
00:31:57parce que nous,
00:31:57ce n'est pas là...
00:31:58Ce n'est pas l'intelligence
00:31:59artificielle qui pose
00:32:00des questions ici,
00:32:01ce sont les journalistes.
00:32:02Donc, c'est par...
00:32:03Parfois, plus difficile,
00:32:03évidemment, d'y répondre.
00:32:05En revanche...
00:32:06Alors, Christian Estrosi,
00:32:07formidable parce que lui,
00:32:07il était...
00:32:08des macronistes à fond.
00:32:09Il réclame le départ
00:32:10du président, maintenant.
00:32:12Ça, c'est terrible.
00:32:13quand même.
00:32:13Bon, je regrette
00:32:14d'avoir vu Emmanuel Macron
00:32:16s'enfermer dans une pratique
00:32:17de plus en plus isolée.
00:32:18du pouvoir.
00:32:18De toute façon,
00:32:19c'est tous les hommes de pouvoir
00:32:20on leur fait le reproche
00:32:22d'être...
00:32:23isolés.
00:32:23Mais je les comprends
00:32:24parce qu'ils en ont assez
00:32:25d'écouter des conseillers...
00:32:28ne sont pas les payeurs,
00:32:29comme dit l'autre.
00:32:30Donc, quand tu es seul,
00:32:32c'est la difficulté.
00:32:33C'est la différence
00:32:33entre ceux qui décident
00:32:35et puis les autres.
00:32:37Quand tu décides,
00:32:37tu décides.
00:32:38C'est le calcul politique.
00:32:40Le concurrent de Christian Estrosi,
00:32:42c'est Éric Ciotti.
00:32:43Il procède d'être un macroniste.
00:32:44Donc, il essaie de faire comprendre
00:32:45qu'il n'est pas un macroniste.
00:32:46Oui, mais...
00:32:47Enfin...
00:32:48Je vous assure,
00:32:48je n'ai pas de leçons
00:32:49à donner de communication
00:32:50à ces gens-là.
00:32:51Je pense que c'est une erreur
00:32:52à chaque fois.
00:32:52Il faut assumer à chaque fois
00:32:55ce que tu as été
00:32:56parce qu'il me semble...
00:32:57que c'est contre-productif.
00:32:59Les gens disent...
00:32:59Ils tournent sa veste.
00:33:00Ils disent ce qu'on dit là, en fait.
00:33:02Vous êtes sur la ligne...
00:33:02du Pont-Moretti
00:33:03qu'il avait confronté
00:33:03dans un restaurant à Nice.
00:33:05Qu'est-ce qui s'était passé ?
00:33:06Il avait reproché justement...
00:33:07au manque de loyauté.
00:33:09Ils disent ça,
00:33:10les gens disent...
00:33:10Ben regarde,
00:33:11il a déjà retourné sa veste.
00:33:12il a changé d'avis.
00:33:13Il était avec lui.
00:33:14Il voulait un poste
00:33:15et puis il ne l'a pas eu.
00:33:16Et puis bon...
00:33:17Je trouve que le mieux
00:33:18c'est Never Explain,
00:33:19Never Complain, non ?
00:33:20Ils chantent tous
00:33:21la chanson de Dutronc.
00:33:22Cactus ?
00:33:23Voilà.
00:33:23Non, ce n'est pas le cactus.
00:33:24Je retourne sa veste.
00:33:25Non, c'est l'opportuniste.
00:33:27L'opportuniste.
00:33:27Il y en a qui contestent,
00:33:29qui revendiquent
00:33:30et qui protestent.
00:33:31Voilà.
00:33:31Moi, je ne fais...
00:33:32qu'un seul geste.
00:33:33Je retourne la veste.
00:33:35Toujours du bon côté.
00:33:37Bon.
00:33:39Alors, l'Assemblée nationale,
00:33:41il y a un sujet
00:33:41qui m'intéresse beaucoup,
00:33:42c'est...
00:33:42c'est cette affaire
00:33:43de devoirs conjugals.
00:33:45Alors ça,
00:33:45j'ai trouvé ça
00:33:46très intéressant.
00:33:47Les déplacements...
00:33:47On votait ce mercredi
00:33:48à l'unanimité
00:33:49pour enterrer dans le droit
00:33:50l'absence de tout devoir
00:33:52conjugué.
00:33:52au sein du mariage.
00:33:53La proposition de loi transpartisane
00:33:55devra pourtant être examinée
00:33:56au Sénat.
00:33:57Alors, je suis sûr
00:33:59que c'est extrêmement important
00:34:00ce que font les députés.
00:34:01Il y a des choses.
00:34:02en France,
00:34:03vraiment essentielles,
00:34:06l'immigration...
00:34:07Bon.
00:34:08Et on en est à enlever...
00:34:10À légiférer.
00:34:11À légiférer...
00:34:12Dans la chambre à coucher.
00:34:14Bon.
00:34:15Déposé en décembre dernier
00:34:16par la députée Marie...
00:34:17Charlotte Garin,
00:34:18écologiste et sociale
00:34:19et Paul Christophe Horizon.
00:34:20Ce texte a été voté
00:34:21en commission des lois.
00:34:22Il vient compléter
00:34:23l'article 215
00:34:25du Code civil
00:34:26pour prévoir...
00:34:27précisément que la communauté
00:34:28de vie entre époux
00:34:29n'implique aucune obligation
00:34:31d'avoir des relations sexuelles.
00:34:32mais c'est...
00:34:34Tu n'as pas besoin
00:34:35de loi pour ça,
00:34:36me semble-t-il.
00:34:37Je ne sais pas,
00:34:38je vais me faire des ennemis
00:34:39en disant cela ?
00:34:40Non, je ne sais pas,
00:34:40je crois qu'il y avait déjà eu
00:34:41des décisions de justice
00:34:42qui avaient enterré...
00:34:42plus ou moins cet acte-là.
00:34:44C'est dû à des décisions de justice.
00:34:45Voilà, c'est de l'ordre du symbole.
00:34:47Maïe Hélène.
00:34:47Trémolet.
00:34:48Une décision de justice
00:34:49qui date, je crois,
00:34:50de 2019
00:34:50où une femme...
00:34:52avait perdu intégralement
00:34:54son divorce
00:34:55puisque le mari avait...
00:34:57utilisé cet argument
00:34:58le fait de ne pas avoir eu
00:35:00avec elle de relations
00:35:01pendant plusieurs années.
00:35:02Et or, ce n'est pas
00:35:03un des prérequis,
00:35:04un des piliers
00:35:05du mariage civil
00:35:06en France aujourd'hui.
00:35:07Donc, c'est une loi
00:35:09qui met tout le monde d'accord.
00:35:10Il y a eu zéro vote contre
00:35:11mais qui vise...
00:35:12qui vise à être impliquée
00:35:15notamment dans les cas,
00:35:16par exemple,
00:35:16des divorces compliqués, je crois.
00:35:17Donc, le texte soutenu
00:35:19par plus de 120 députés
00:35:20clarifie dans le code civil
00:35:21que la communauté de...
00:35:22de vie ne crée aucune obligation
00:35:23pour les époux
00:35:24d'avoir des relations sexuelles.
00:35:26Elle protège, je pense, aussi.
00:35:27Elle vise à protéger.
00:35:27aussi l'affaire des viols conjugaux,
00:35:30me semble-t-il,
00:35:30d'après ce que j'ai lu
00:35:31à propos de cette affaire.
00:35:32César, c'est une bonne chose.
00:35:34C'est une très bonne chose.
00:35:34C'est une très bonne chose.
00:35:36Donc, bon, écoutez...
00:35:37Il faut saluer cette loi.
00:35:41Non ?
00:35:42C'est...
00:35:42C'est évidemment totalement urgent
00:35:44de légiférer sur ces questions.
00:35:46Vous avez raison.
00:35:49Le monde va bien.
00:35:50On a le temps.
00:35:51Il n'y a pas d'autres problèmes
00:35:53dans le pays.
00:35:54Il y a peu de sujets
00:35:54qui font...
00:35:55Il y en a d'autres,
00:35:55mais il y a peu de sujets
00:35:56qui font...
00:35:56C'est un peu de sujets
00:35:57qui déunissent les députés aujourd'hui.
00:35:59Profitons-en.
00:35:59Oui, oui, oui.
00:36:00C'est vrai.
00:36:00Vous avez sûrement raison.
00:36:01Ben, je ne sais pas.
00:36:03C'est les députés...
00:36:04Non, non, mais à côté,
00:36:04la question du budget,
00:36:05effectivement, est un peu seconde.
00:36:06Ils ont passé quatre mois,
00:36:08d'être venu...
00:36:09Ça fait quatre mois
00:36:09qu'ils sont en stand-by.
00:36:11Puisque vous...
00:36:12Vous départirez à 10h, je crois ?
00:36:13Oui.
00:36:14Donc, ben, puisque vous avez la parole
00:36:16et qu'il reste...
00:36:16Quelques minutes pour parler de l'étranger.
00:36:18On va voir le sujet
00:36:18sur les échanges de menaces,
00:36:20si j'ose dire,
00:36:21de Matt Dill.
00:36:21d'Ibanez,
00:36:22le sujet sur l'Iran.
00:36:25Et il y a quelque chose
00:36:26qui est agréable,
00:36:26c'est que...
00:36:26On est le jeudi
00:36:27et Emmanuel...
00:36:29Emmanuel...
00:36:30Donald Trump n'a rien dit.
00:36:31lundi, mardi, mercredi, jeudi.
00:36:33Donc, pas grand-chose,
00:36:34en tout cas,
00:36:35qui met le feu...
00:36:36Ah non, il a été tranquille
00:36:38cette semaine
00:36:38et ça nous fait du bien.
00:36:40Vous ne trouvez pas ?
00:36:41Vous êtes distrait.
00:36:41Il a dit tout
00:36:43sur l'Iran, par exemple.
00:36:45Oui, mais...
00:36:45Tout est son contraire.
00:36:46Lundi,
00:36:46Là, il a vraiment marmonné
00:36:48des menaces claires et précises.
00:36:50Oui, mais...
00:36:51La presse,
00:36:52question de vie ou de mort,
00:36:54comme je l'ai déjà dit à l'Iran,
00:36:56conclut un acte...
00:36:56Un accord juste et équitable
00:36:58sur les armes nucléaires.
00:36:59Oui, mais ça,
00:37:00on est d'accord,
00:37:01c'est ce que je veux vous dire.
00:37:01Mais très important,
00:37:03ce n'est plus les manifestants,
00:37:05ce n'est plus sauver la vie
00:37:05des prisonniers.
00:37:06C'est les armes nucléaires.
00:37:07C'est ça l'enjeu.
00:37:09C'est très important.
00:37:10Il dit pratiquement qu'il va...
00:37:11s'il n'y a pas un accord.
00:37:13Vous voyez le sujet
00:37:14de Mathilde Ibanez
00:37:15et on en parle ensemble.
00:37:16Magnifique.
00:37:17Mathilde Ibanez.
00:37:20Dans un climat de...
00:37:21De plus en plus tendu,
00:37:23Donald Trump continue
00:37:24de menacer l'Iran.
00:37:25Avec l'entrée dans le...
00:37:26du Golfe Persique
00:37:27d'une armada militaire massive.
00:37:29Le porte-avions
00:37:30à Bram Lincoln.
00:37:31Washington affiche
00:37:33la démonstration de force.
00:37:36Armada se dirige vers l'Iran.
00:37:38Elle avance rapidement
00:37:39avec puissance,
00:37:40enthousiasme.
00:37:41détermination.
00:37:43Comme je l'ai déjà dit
00:37:44à l'Iran,
00:37:44négocier.
00:37:46Ils ont refusé.
00:37:46et l'opération marteau de minuit
00:37:48a entraîné
00:37:49une destruction majeure du pays.
00:37:51La prochaine...
00:37:51L'attaque sera bien pire.
00:37:54Si ce déploiement
00:37:54ne signifie pas encore
00:37:56une intervention...
00:37:56militaire américaine
00:37:58à Téhéran,
00:37:59il s'inscrit pleinement
00:38:00dans la stratégie
00:38:01de pression...
00:38:01maximale de Washington
00:38:02face au régime des MOLA.
00:38:04Même si le président américain...
00:38:06affirme que le pouvoir iranien
00:38:08chercherait désormais le dialogue.
00:38:10Mais un échange...
00:38:11possible sous la menace
00:38:12selon le ministre iranien
00:38:14des Affaires étrangères.
00:38:15Notre position est claire.
00:38:16Les négociations ne peuvent
00:38:17avoir lieu sous la menace
00:38:18et tout dialogue doit se dérouler
00:38:20dans des conditions
00:38:21où les menaces...
00:38:21et les exigences excessives
00:38:23sont mises de côté.
00:38:24Pendant ce temps,
00:38:25la situation en Iran
00:38:26reste...
00:38:26opaque,
00:38:27mais la répression
00:38:28semble se poursuivre.
00:38:30Selon la rapporteure...
00:38:31spéciale des Nations Unies
00:38:33sur les droits de l'homme en Iran,
00:38:34le nombre de victimes
00:38:35pourrait en réalité...
00:38:36et se compter par dizaines de milliers.
00:38:40Je voulais dire qu'il n'avait...
00:38:41pas mis de propos
00:38:42qui suscite la polémique
00:38:44depuis l'année.
00:38:44Les images qu'on vient de voir,
00:38:45c'est des images
00:38:45qui ont trois semaines.
00:38:46les images des rues en flammes.
00:38:49Les rues sont calmes,
00:38:50sont vides,
00:38:50c'est terminé pour l'instant.
00:38:51C'est bon de le dire.
00:38:53Et non,
00:38:54ce qu'a dit Trump,
00:38:55c'est...
00:38:56il faut négocier
00:38:58un accord sur le nucléaire.
00:38:59Il veut donc limer les dents...
00:39:01des mollats.
00:39:02Il ne veut plus décapiter le régime.
00:39:04Il n'est pas question
00:39:05de changer de régime.
00:39:06Il est question...
00:39:06tout simplement
00:39:07de leur faire abandonner
00:39:08leurs courses au nucléaire.
00:39:10On revient à quelque chose...
00:39:11qu'on connaissait.
00:39:13Mais il est prêt à taper.
00:39:14Avant, il réalisait...
00:39:15Non, non, on va discuter.
00:39:16Il est...
00:39:16il est prêt à taper.
00:39:19Tous les jours,
00:39:20ça change.
00:39:21Et ça alimente la machine.
00:39:24Comme ça,
00:39:25on ne parle plus,
00:39:25un peu moins de Minneapolis.
00:39:27On parle de la chambre à coucher
00:39:29et du devoir conjugal.
00:39:31On ne parle plus...
00:39:31pas de l'immigration
00:39:32ou de la sécurité
00:39:33ou d'autres sujets déplaisants
00:39:35ou de la ruine du pays,
00:39:36de la faillite.
00:39:37Non, mais là,
00:39:38vous parlez en France.
00:39:39Hein ?
00:39:39Non, là,
00:39:40vous parlez en France.
00:39:41Oui.
00:39:41Là, je parlez en France.
00:39:42Pardon.
00:39:42Je me suis un peu écarté de mon sujet.
00:39:45Bon.
00:39:46Et donc...
00:39:47Et donc ?
00:39:48Et donc ?
00:39:49Et donc, on verra.
00:39:50L'information que vous donnez,
00:39:51c'est que les Russes sont...
00:39:51calmes en Iran ?
00:39:53Ah, mais oui.
00:39:55Les Russes sont calmes,
00:39:55les Russes sont...
00:39:56Les opposants sont morts,
00:39:59ils sont au cimetière
00:40:00ou ils sont enfuis.
00:40:01où ils sont en prison,
00:40:04où ils sont en deuil.
00:40:06Donc...
00:40:06Ils sont, de toute façon...
00:40:08Il y a un moment d'accablement total,
00:40:10évidemment, dans l'opposition.
00:40:11C'est ça.
00:40:11Ils sont abandonnés par le monde entier.
00:40:13Bon.
00:40:14Je fais des allers-retours
00:40:15entre l'information nationale...
00:40:16Et je m'adapte à votre emploi du temps
00:40:19parce que vous devez avec nous quitter...
00:40:21à 10 heures,
00:40:23nous quitter provisoirement,
00:40:24bien évidemment.
00:40:25Et en revanche...
00:40:26on peut en parler
00:40:28de la loi de fin de vie
00:40:31qui a été...
00:40:31recalée par le Sénat
00:40:33qui a rejeté mercredi
00:40:34la proposition sur l'aide à mourir.
00:40:36D'ailleurs...
00:40:36Ce n'est pas la loi de l'aide à mourir.
00:40:37Ça s'appelle l'euthanasie.
00:40:39Et c'est très intéressant
00:40:40qu'on ne dit pas les mots...
00:40:41en France.
00:40:42C'est l'euthanasie.
00:40:44Voilà.
00:40:44Bon.
00:40:44Dans la loi qui a été rejetée,
00:40:45il n'y avait plus de notion...
00:40:46ni d'euthanasie,
00:40:47ni de suicide.
00:40:48C'était justement...
00:40:49Ça avait été complètement vidé
00:40:50de sa substance.
00:40:51Alors, je vous propose
00:40:52de voir ce que dit précisément
00:40:54Maxime Leguet
00:40:55qui était au Sénat hier.
00:40:56122 voix pour,
00:40:59181 contre.
00:41:00Les sénateurs ont finalement...
00:41:01décidé de rejeter le texte
00:41:03dit de l'aide à mourir.
00:41:05Texte qui avait été
00:41:05de toutes les façons...
00:41:06vidé de sa substance
00:41:07par les Républicains
00:41:08et Bruno Rotaillot
00:41:09estimant qu'il s'agissait
00:41:11d'une rupture...
00:41:11anthropologique majeure
00:41:13sans garde-fous véritable
00:41:14et qui avait donc retiré
00:41:15l'article qui...
00:41:16consacré le geste létal.
00:41:18Certains Républicains
00:41:19auraient bien aimé
00:41:19tout de même
00:41:20voter un texte...
00:41:21vidé de sa substance
00:41:22pour envoyer un message
00:41:24politique très fort.
00:41:25Cela n'a pas été le cas
00:41:26parce que...
00:41:26la gauche a voté contre.
00:41:28Certains centristes aussi
00:41:29ont voté contre
00:41:29ainsi que quelques républicains.
00:41:31c'est donc la copie initiale
00:41:34qui va revenir sur le bureau
00:41:35de l'Assemblée nationale
00:41:36à partir du...
00:41:36du 16 février.
00:41:37Celle qui consacre
00:41:38le suicide assisté
00:41:40pour le deuxième volet du texte.
00:41:41Celui sur les soins palliatifs
00:41:43faisait l'objet d'un large consensus.
00:41:45Il a été adopté à la casier.
00:41:46d'unanimité.
00:41:47Maxime Leguay
00:41:48qui alors ouvre
00:41:49les nouvelles perspectives.
00:41:51Mayan et...
00:41:51Trémonnais.
00:41:52Qu'est-ce qui va se passer
00:41:53ces prochaines heures ?
00:41:54Ce qui va se passer
00:41:55c'est que l'Assemblée
00:41:56va prendre...
00:41:56acte que la fracture
00:41:58est trop profonde au Sénat
00:41:59pour pouvoir voter un texte.
00:42:01Le texte de la...
00:42:01L'Assemblée nationale
00:42:02revient devant les députés.
00:42:03Ils ont quelques heures
00:42:04pour déposer des amendements
00:42:05puisque les débats...
00:42:06en commission reprennent
00:42:07dès lundi.
00:42:09Et à partir de là
00:42:09ils vont réétudier
00:42:10le texte qu'ils...
00:42:11avaient déjà envoyé au Sénat.
00:42:14Certains députés
00:42:14espèrent qu'il y ait
00:42:15des évolutions que...
00:42:16le texte soit plus restreint
00:42:17d'autres que le texte
00:42:18soit plus ouvert.
00:42:19Il y aura plusieurs choses
00:42:20à regarder
00:42:20notamment le délit...
00:42:21d'entrave
00:42:22qui avait été un...
00:42:23Ça c'est important
00:42:24expliquer ce qu'est
00:42:25le délit d'entrave
00:42:26parce que...
00:42:26c'est la création
00:42:28d'un délit
00:42:28quand on essaie
00:42:29d'empêcher
00:42:30quelqu'un
00:42:31d'avoir recours
00:42:31à un délit.
00:42:31à l'euthanasie.
00:42:32C'est-à-dire que
00:42:32vous êtes par exemple
00:42:33père,
00:42:34vous avez votre fille
00:42:35qui dit...
00:42:36Je veux...
00:42:37Comment dire...
00:42:39Je veux mourir.
00:42:40Je veux avoir recours
00:42:41à l'euthanasie.
00:42:41Vous êtes son père
00:42:42et vous lui dites
00:42:44non.
00:42:44Écoute,
00:42:44je te demande
00:42:45de ne pas faire ça.
00:42:46Je vais essayer de...
00:42:46te convaincre.
00:42:47On va essayer de voir
00:42:48comment on peut faire
00:42:49différemment les choses.
00:42:50Et là,
00:42:50le père que je suis...
00:42:51peut terminer devant
00:42:52les tribunaux.
00:42:54Oui,
00:42:54ça serait comme ça.
00:42:56Non mais c'est important.
00:42:56C'est un cas concret.
00:42:57C'est une interdiction.
00:42:58C'est ça.
00:42:59C'est un délit d'entrave.
00:43:00Je termine devant les tribunaux
00:43:01parce que...
00:43:01je dis à ma fille
00:43:02ne te tue pas.
00:43:03C'est parfaitement inadmissible.
00:43:04C'est même un scandale
00:43:05de quoi moi je trouve ça
00:43:06vraisemblable.
00:43:06religieuse aussi,
00:43:07par exemple.
00:43:08Une conségation religieuse
00:43:09où on leur dit
00:43:09vous n'avez pas le choix.
00:43:11Si...
00:43:11l'euthanasie est dans la loi,
00:43:13vous allez l'appliquer
00:43:14alors que par définition
00:43:15ils ne veulent pas l'appliquer.
00:43:16ça c'est aussi un sujet
00:43:17qui va être mis sur la table
00:43:19pendant les débats.
00:43:20Mais alors ce qui va se passer là
00:43:21c'est que...
00:43:21les débats reprennent.
00:43:22L'Assemblée va restreindre
00:43:24ou élargir ce texte.
00:43:25Sachant qu'il y a une bonne partie
00:43:26des députés qui...
00:43:26qui était assez hésitant
00:43:27en mai dernier en réalité.
00:43:28Ce n'est pas un sujet
00:43:29qui a passionné l'hémicycle.
00:43:31Et...
00:43:31Donc il y a pas mal de députés
00:43:33qui seraient prêts à je pense
00:43:34se faire une nouvelle idée.
00:43:36Ce texte est à se le réapproprier
00:43:38et ensuite il est une nouvelle fois
00:43:40renvoyé au Sénat.
00:43:41puisque c'est la navette parlementaire
00:43:42deux passages à l'Assemblée
00:43:43deux passages au Sénat
00:43:44il sera une nouvelle fois
00:43:46renvoyé au Sénat.
00:43:46Et là on ne sait pas
00:43:47ce qui peut se passer.
00:43:48Le Sénat peut choisir à nouveau
00:43:49de le vider de sa substance
00:43:50pour montrer...
00:43:51que le Parlement
00:43:52est profondément déchiré
00:43:54sur le sujet.
00:43:56Est-ce que...
00:43:56Pierre Garlarini ?
00:43:57Oui, je comprends tout à fait
00:44:00les...
00:44:01difficultés à se prononcer
00:44:03sur un texte
00:44:04puisque je pense
00:44:05que chacun d'entre nous...
00:44:06a des difficultés
00:44:08pour choisir.
00:44:10Voilà.
00:44:11Moi je parle...
00:44:11Par exemple, moi je suis
00:44:12tout à fait contre l'euthanasie.
00:44:14C'est...
00:44:15C'est...
00:44:16Voilà.
00:44:16Et parfois chrétienne d'une part
00:44:19et puis...
00:44:20C'est...
00:44:21De...
00:44:21De décider la mort
00:44:23je...
00:44:23Voilà.
00:44:24Je ne peux pas quoi.
00:44:25Voilà.
00:44:25C'est impossible.
00:44:26Bon.
00:44:26Alors...
00:44:26pour vous bien sûr
00:44:28mais après
00:44:28est-ce que
00:44:29les uns et les autres
00:44:30peuvent...
00:44:31En fait...
00:44:31c'est toute la question.
00:44:33Bon.
00:44:34Les médecins manifestement
00:44:35sont contre.
00:44:36Les médecins sont là pour...
00:44:36pour soigner.
00:44:37Ils ne sont pas pour donner la mort.
00:44:38Tous te disent les médecins
00:44:39en même temps
00:44:40qu'il y a une sorte...
00:44:41d'hypocrisie
00:44:42puisque tous disent
00:44:44sous le manteau.
00:44:46qu'en fait
00:44:47on accélère
00:44:49parfois
00:44:49la mort
00:44:51de...
00:44:51...
00:44:51de certains
00:44:52en donnant
00:44:53ce qu'il faut.
00:44:54Moi je l'ai entendu.
00:44:55C'est ce que défend...
00:44:56Les sénateurs
00:44:57eux défendent
00:44:57l'application
00:44:58d'une loi Claes-Léonetti
00:44:59qui implique
00:44:59la sédation profonde
00:45:00et continue.
00:45:01Non.
00:45:01qui disent pas
00:45:02on ne cherche pas
00:45:02de solution
00:45:03pour les personnes
00:45:03qui souffrent
00:45:04et qui ne peuvent plus
00:45:05supporter...
00:45:05Et la loi...
00:45:06Et il y a...
00:45:06il y a un consensus
00:45:07pour dire
00:45:07que la loi d'aujourd'hui
00:45:08était...
00:45:10avait réglé
00:45:10beaucoup de problèmes.
00:45:11et qu'il fallait faire
00:45:12un effort massif
00:45:13pour les soins palliatifs.
00:45:15La loi de réparation
00:45:15est une des plus...
00:45:16permissive au monde.
00:45:17Bien sûr.
00:45:17Pour le dire aussi.
00:45:18Et là les députés
00:45:19ont l'occasion
00:45:19de la retravailler justement.
00:45:21Oui.
00:45:21Alors vous entendez
00:45:22le...
00:45:23Comment dire ?
00:45:24Vous avez entendu
00:45:25le...
00:45:26Le...
00:45:26Le carillon.
00:45:27Je suis passé au service web
00:45:29ce matin.
00:45:29Bonjour Thomas Hill.
00:45:30Je suis passé au...
00:45:31service web
00:45:32et on a vu passer avec vous
00:45:33à Anissa Adadi
00:45:34qui est passé hier.
00:45:36La petite vidéo
00:45:37qu'on a mise
00:45:38sur le chien.
00:45:39Le chien qui s'appelle
00:45:40Abdi.
00:45:40Le tout petit.
00:45:41chien.
00:45:42Énorme succès.
00:45:42Elle a fait un million de vues.
00:45:45C'est incroyable.
00:45:45Un million de vues.
00:45:46Le petit chien.
00:45:47Je ne sais pas pourquoi
00:45:47on s'embête à avoir des invités.
00:45:48Franchement.
00:45:49Non mais...
00:45:50Vous avez raison.
00:45:51Bon.
00:45:51Et alors d'ailleurs
00:45:52je ne sais pas si Marine
00:45:53a toujours l'image
00:45:55de ce petit chien Abdi
00:45:56qui est passé.
00:45:56Un caniche-toi.
00:45:58Mais ça va devenir
00:46:00la mascotte de l'émission.
00:46:01Je rappelle que c'est
00:46:02un caniche-toi
00:46:04qui appartient à Linda
00:46:05qui est la programmatrice
00:46:06de Culture Média.
00:46:08Je l'ai vu
00:46:09dans la rédaction.
00:46:11J'ai dit mais on va montrer
00:46:12ce petit chien à l'antenne.
00:46:14Ce cat-niche-toi.
00:46:15Il est tellement fragile.
00:46:16Il a l'impression qu'il va mourir
00:46:17et il tremble tout le temps.
00:46:18On dirait une boule de...
00:46:19Une boule de blûche.
00:46:20Une blûche.
00:46:20Des bêtises.
00:46:21millions de vues.
00:46:23Attention le chien
00:46:23ne marchait pas dessus.
00:46:24Mais parce que c'est étonnant.
00:46:26je pense que ça intrigue
00:46:27les gens évidemment.
00:46:28Mais ce petit chien
00:46:29va très bien.
00:46:29Je vous rassure.
00:46:30Il est en pleine forme.
00:46:31Moi je propose que désormais
00:46:32les passages d'antennes
00:46:33on les fasse
00:46:34avec le petit chien.
00:46:35Systématiquement.
00:46:36je pense qu'on y gagnera énormément.
00:46:38Mais non mais je pense que
00:46:39c'est formidable ce petit chien
00:46:40et puis il est mignon.
00:46:41Ce matin j'ai vu
00:46:42il a un petit os
00:46:43il est sous le bureau
00:46:44parce qu'il vient
00:46:45évidemment travailler.
00:46:46des chiens
00:46:46et il a son petit os
00:46:49en dessous.
00:46:51et puis ça fait du bien
00:46:53dès qu'on la voit
00:46:54on a le sourire
00:46:54on est tous de bonne humeur.
00:46:56Je dis quand même
00:46:57qu'il y a discrimination
00:46:59pour les propriétaires de chiens
00:47:00parce qu'on peut venir
00:47:01avec son catnich toy
00:47:02mais avec son dog allemand
00:47:03on n'a pas le droit.
00:47:05Effectivement c'est plus compliqué.
00:47:06C'est pas le même standing oui.
00:47:07Donc effectivement
00:47:09au nom de la discrimination
00:47:10on pourrait...
00:47:11Parce qu'il pèse 900 grammes
00:47:14et il fait combien ?
00:47:1520 centimètres non ?
00:47:1630 centimètres Linda ?
00:47:18Oui 30 centimètres.
00:47:19Et 3 centimètres de haut.
00:47:20C'est...
00:47:21C'est très léger.
00:47:22Mettez-le sur la table
00:47:23là qu'on le voit
00:47:23le petit chien.
00:47:24Regardez.
00:47:25Regardez.
00:47:26C'est sidérant.
00:47:28C'est absolument sidérant.
00:47:29Très l'appréciation.
00:47:30Et là il a l'impression
00:47:31d'être...
00:47:31Suryabonali
00:47:32là il est en patin
00:47:33à glace.
00:47:33Il glisse.
00:47:35On dirait une peluche.
00:47:36Mais vous avez raison.
00:47:37Il existe vraiment.
00:47:38C'est pas de l'intelligence artificielle.
00:47:39Non non mais attendez.
00:47:40Vous parlez de Thomas...
00:47:41Il ou vous parlez du petit chien ?
00:47:42Non non c'est un vrai chien.
00:47:44Le petit chien existe vraiment.
00:47:45Bon c'est quoi le programme ?
00:47:46On sera avec Michel Jonas
00:47:48figurez-vous tout à l'heure.
00:47:50Un peu parti...
00:47:51Un peu naze...
00:47:53Voilà.
00:47:53Génial Michel Jonas.
00:47:54Et grand comédien.
00:47:56Je descends dans la boîte de jazz.
00:48:00Il y a les vagonnais aussi.
00:48:01Et puis dites-moi
00:48:02dites-moi qu'elle est partie
00:48:03pour un autre que moi
00:48:04mais pas à cause de moi.
00:48:06Dites-moi...
00:48:07Mais c'est une drôle de phrase ça d'ailleurs.
00:48:09Dites-moi qu'elle est partie
00:48:11pour un autre que moi.
00:48:11mais pas à cause de moi.
00:48:13Pas à cause de moi.
00:48:14C'est important.
00:48:15Bah oui on préfère être quitté pour...
00:48:16Pour quelqu'un...
00:48:17Dites-moi ça.
00:48:18Allez on déborde il est 9h53.
00:48:20Vous saluez Michel Jonas.
00:48:21A tout de suite.
00:48:25Marine Le Pen comme jeu.
00:48:26l'imaginait.
00:48:27C'est un titre assez énigmatique.
00:48:29C'est Vincent Coussedière
00:48:31qui est...
00:48:31qui est avec nous
00:48:31qui est professeur de philosophie.
00:48:33Bonjour.
00:48:34Et on vous avait reçu régulièrement
00:48:35ces dernières années.
00:48:36Et vous avez été candidat
00:48:38du Rassemblement National.
00:48:41aux élections législatives.
00:48:43Donc vous nous direz
00:48:44comment un professeur de philosophie...
00:48:46dans sa classe vit-il le fait
00:48:48d'être estampillé
00:48:50Rassemblement National parce que vous...
00:48:51êtes toujours avec vos élèves ?
00:48:52Absolument.
00:48:53Je suis toujours avec mes élèves oui.
00:48:54Dans quelle ville ?
00:48:56Tannes.
00:48:56Toujours cette petite sous-préfecture
00:48:58du 68.
00:49:01dans l'Est.
00:49:03Voilà.
00:49:04Bah écoutez,
00:49:05nous avons un professeur de français...
00:49:06devant un professeur de philosophie
00:49:07donc on va essayer
00:49:08d'avoir de bonnes notes.
00:49:10Somaya Labidi...
00:49:11qui nous rappelle l'étude.
00:49:12Bonjour.
00:49:12Somaya, il est 10h.
00:49:13...
00:49:13...
00:49:16Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:49:18A la une de l'actualité,
00:49:19les gardiens de la révolution
00:49:20bientôt classés...
00:49:21sur la liste des organisations terroristes.
00:49:24C'est ce que promet ce matin Jean-Noël...
00:49:26Le chef de la diplomatie française
00:49:28annonce également de futures sanctions
00:49:30de l'université.
00:49:31...
00:49:31de l'Union européenne
00:49:32contre les nombreux acteurs
00:49:33de la répression sanglante en Iran.
00:49:35Plus d'une vingtaine...
00:49:36d'individus et entités
00:49:37vont subir le gel de leur avoir
00:49:39et vont être interdits
00:49:40de territoire...
00:49:41européens.
00:49:43C'est l'autre information
00:49:44de ce jeudi.
00:49:45Le président de la République...
00:49:46précidera cet après-midi
00:49:47une nouvelle réunion
00:49:48sur le narcotrafic à l'Elysée
00:49:50aux côtés du...
00:49:51du chef de l'État
00:49:52tous les ministres concernés.
00:49:53Il s'agit là
00:49:54de la troisième réunion
00:49:55sur le sujet de...
00:49:56...
00:49:56depuis novembre 2025
00:49:57et l'assassinat
00:49:59de Mehdi Kessassi
00:50:00à Marseille
00:50:00avec Pomo...
00:50:01...
00:50:01d'ordre
00:50:01amplifier les actions
00:50:03en adoptant la même approche
00:50:04que pour la lutte
00:50:05contre le terrorisme.
00:50:06...
00:50:06La peine maximale
00:50:0910 ans de prison
00:50:10et une amende de 500...
00:50:11...
00:50:11Ce sont les peines requises
00:50:13contre Karim Arhat
00:50:1437 ans
00:50:15désignée comme le...
00:50:16chef d'une organisation
00:50:17criminelle mafieuse
00:50:18parfaitement hiérarchisée.
00:50:20L'homme basé à l'État...
00:50:21l'étranger a fait arriver à Marseille
00:50:23d'énormes quantités de cannabis
00:50:24et de cocaïne pour abonder.
00:50:26...
00:50:26ses propres réseaux
00:50:27et ceux d'alliés
00:50:28ou d'amis
00:50:29notamment dans la région niçoise
00:50:30déclarent la...
00:50:31...
00:50:31procureurs.
00:50:33On poursuit cette page judiciaire
00:50:35avec jusqu'à 8 ans de prison.
00:50:36...
00:50:36pour un réseau
00:50:37de 17 passeurs
00:50:38des hommes accusés
00:50:40d'avoir été en 2023
00:50:41des...
00:50:41précurseurs
00:50:42des traversées clandestines
00:50:43de la Manche
00:50:43par taxi-boat
00:50:44organisées à un rythme
00:50:45quasi...
00:50:46...
00:50:46industrielles.
00:50:47Trois d'entre eux
00:50:48ont également été condamnés
00:50:49pour homicide involontaire
00:50:51après la...
00:50:51la mort d'une érythréenne
00:50:52de 24 ans
00:50:53lors d'une traversée
00:50:54organisée par ce même réseau
00:50:56de personnes.
00:50:56sort en septembre 2023.
00:50:59À la une également
00:51:00un troisième mi-en-conne
00:51:01...
00:51:01cause dans l'incendie
00:51:02de Cran-Montana,
00:51:03le parc qui ouvre
00:51:04une enquête pénale
00:51:05contre un ancien...
00:51:06...
00:51:06chargé de la sécurité
00:51:07de la commune.
00:51:08Ce responsable
00:51:09de plusieurs contrôles
00:51:10incendies dans le bar...
00:51:11...
00:51:11Constellation
00:51:12où 40 personnes
00:51:13ont trouvé la mort
00:51:14et 116 autres
00:51:14ont été blessées
00:51:15la nuit du nouvel an.
00:51:16...
00:51:16doit être auditionnée
00:51:18le 9 février.
00:51:19Toutefois,
00:51:19on ne connaît pas
00:51:20les charges qui payent...
00:51:21...
00:51:21contre lui.
00:51:23Des images
00:51:24toujours aussi impressionnantes
00:51:26...
00:51:26C'est à présent
00:51:27une semaine
00:51:27que la Bretagne
00:51:28est sous les eaux.
00:51:29Les rivières
00:51:30et les fleuves
00:51:30débordent
00:51:31comme...
00:51:31vous pouvez le constater.
00:51:33La Laïta,
00:51:34le Blavé
00:51:34et l'Odé
00:51:35sont particulièrement...
00:51:36...
00:51:36concernés
00:51:36et même si la situation
00:51:38s'améliore par endroit,
00:51:39on attend un pic de cru
00:51:40de l'ouste...
00:51:41...
00:51:41dans la journée.
00:51:43Et puis,
00:51:43quatrième jour de blocage
00:51:45par des routiers
00:51:45des postes frontières.
00:51:46avec l'UE,
00:51:47des centaines de chauffeurs
00:51:48continuent à bloquer
00:51:49les postes aux frontières
00:51:50de fret vers l'Union européenne.
00:51:51dans plusieurs pays des Balkans.
00:51:53Opération lancée
00:51:54pour protester
00:51:55contre le système de...
00:51:56visa de l'UE
00:51:57qui limite leur temps
00:51:58sur le territoire
00:51:59du vieux continent.
00:52:01Merci beaucoup Somaïa
00:52:03Marine Le Pen
00:52:03comme je l'imaginais.
00:52:05Je dis que c'est un titre...
00:52:06qui est un peu énigmatique.
00:52:09Que veut dire ce titre,
00:52:10Vincent Coussadier ?
00:52:11Et je rappelle que vous êtes philosophe
00:52:12et que vous êtes également candidat
00:52:14ou vous avez été candidat.
00:52:15Vous avez été d'ailleurs...
00:52:16battu j'imagine ?
00:52:17Oui, j'ai été battu tout à fait.
00:52:19J'ai fait le plein des voix.
00:52:21au premier tour,
00:52:2239% des voix
00:52:23et puis au deuxième tour,
00:52:25le Front République.
00:52:26a magnifiquement fonctionné.
00:52:29C'est intéressant,
00:52:29c'est-à-dire qu'il y avait
00:52:30une triangulaire ?
00:52:30Donc...
00:52:31En fait, si vous voulez,
00:52:32j'étais face à une candidate
00:52:34du Modem,
00:52:35Louise Morel.
00:52:36Donc...
00:52:36soutenue par M. Beyrou
00:52:37qui est d'ailleurs venu
00:52:38entre les deux tours
00:52:39pour la soutenir.
00:52:41Et...
00:52:41et donc les autres listes
00:52:44n'ont pas pu se maintenir...
00:52:46au premier tour...
00:52:47Donc c'est le Modem qui a gagné.
00:52:48Voilà, il faisait pas 12,5%
00:52:50et...
00:52:51Les voix se sont complètement,
00:52:53si vous voulez,
00:52:54transportées
00:52:54à la fois d'Europe Écologie et des Verts.
00:52:56mais aussi des LR.
00:52:58Donc il n'y avait quasiment pas de marge,
00:53:00si vous voulez.
00:53:01Ah, elle...
00:53:01LR Modem, il y a des passerelles.
00:53:03J'ai fait 45% au deuxième tour,
00:53:06mais là...
00:53:06C'était vraiment, vous voyez,
00:53:07l'application du Front Républicain,
00:53:09mais LR aussi faisant partie...
00:53:11LR à...
00:53:11allant au Modem,
00:53:12c'est pas la même chose
00:53:13que LR allant chez un candidat communiste.
00:53:14C'est vrai, tout à fait, c'est vrai.
00:53:15Donc là, il y a une...
00:53:16Bon.
00:53:16Tout à fait.
00:53:16Même s'il y a des problématiques
00:53:17un peu locales,
00:53:18un peu particulières,
00:53:19puisque sur la question
00:53:20de la région Alsace,
00:53:21LR était aussi comme le RN
00:53:24pour une région Alsace,
00:53:25alors que...
00:53:26Le Modem et Macron
00:53:30n'étaient pas là-dessus.
00:53:31Donc...
00:53:31C'est vrai que vous pouvez rappeler
00:53:32cette chose étrange.
00:53:34On n'a pas appris à voter
00:53:34pour Nicolas Sarkozy,
00:53:35donc...
00:53:36Oui.
00:53:36Imaginez que la LR est une sorte de...
00:53:37Bon.
00:53:38Alors, pourquoi ce titre ?
00:53:39Ce titre que...
00:53:40Alors, pourquoi ce titre ?
00:53:41Pourquoi je l'imaginais ?
00:53:43J'explique un peu dans ce livre
00:53:44pourquoi je me suis rapproché
00:53:45progressivement du...
00:53:46Le Rassemblement National.
00:53:48Au départ, j'ai écrit un livre
00:53:49qui s'appelle
00:53:49Éloge du populisme en 2012.
00:53:51Ça date déjà,
00:53:52où je renverse un petit peu
00:53:53la conception du populisme.
00:53:56Je parle du...
00:53:56du populisme du peuple
00:53:57et j'essaie de montrer
00:53:58que le populisme,
00:53:59c'est quelque chose
00:53:59de très profond
00:54:00et qui est une...
00:54:01demande, si vous voulez,
00:54:02et une méfiance vis-à-vis des élites
00:54:04qui est extrêmement profonde
00:54:05et j'analyse...
00:54:06les leaders populistes
00:54:07comme un peu...
00:54:09Ça vient après.
00:54:10Voilà, ils surfent un peu
00:54:11sur la vague.
00:54:11ils essaient.
00:54:12Et donc, j'ai été invité
00:54:13par le RN
00:54:14pour faire, si vous voulez,
00:54:15certaines...
00:54:16conférences,
00:54:17certaines formations...
00:54:18Et je viens de la gauche,
00:54:19j'explique que je viens
00:54:20plutôt d'une famille de...
00:54:21gauche, je suis enseignant,
00:54:22etc.
00:54:23Et je fais ces formations
00:54:24et je découvre des gens...
00:54:25Voilà.
00:54:26patriotes, même de manière raisonnable,
00:54:30pas du tout radicaux.
00:54:31Donc, petit à petit,
00:54:32vous voyez,
00:54:32je me rapproche un petit peu du RN
00:54:34et j'ai...
00:54:36été ensuite, du coup,
00:54:37sollicité par Philippe Olivier
00:54:38pour faire...
00:54:40pour être un des candidats.
00:54:41on va dire, de la société civile.
00:54:42Il y en a eu d'autres.
00:54:44Et donc, j'ai accepté.
00:54:46d'être investi par le RN
00:54:48mais sans faire partie
00:54:49du Rassemblement National.
00:54:51J'ai toujours incité là-dessus.
00:54:53Voilà, c'est un peu difficile
00:54:54pour un philosophe,
00:54:55un intellectuel...
00:54:57d'être partisan
00:54:58mais on peut accepter
00:54:59d'être investi par un parti.
00:55:01Et en...
00:55:01Et en prendre la responsabilité.
00:55:03Et dans votre...
00:55:04C'est un lycée public
00:55:04ou un lycée privé ?
00:55:05Alors, je suis dans un lycée public.
00:55:06Oui, oui, tout à fait.
00:55:07Mais alors, comment ça se passe
00:55:08avec vos collègues ?
00:55:09Oui, alors ça, c'est...
00:55:10Beaucoup de gens
00:55:10se posent la question.
00:55:12Bon, alors après, c'est l'Alsace.
00:55:13C'est aussi quand même
00:55:14une région, je dirais, relativement...
00:55:16conservatrice, l'Alsace,
00:55:17même s'il y a le côté européen
00:55:19qui est très fort en Alsace.
00:55:20Sauf que Strasbourg est quand même...
00:55:21Oui, il y a le côté très européen.
00:55:26Les écolos.
00:55:26Oui, oui, bien sûr.
00:55:28Mais si vous voulez, ça se passe bien.
00:55:30Ça se passe bien,
00:55:30ils sont gentils avec vous.
00:55:31Ça se passe bien.
00:55:32Et les parents d'élèves,
00:55:33il n'y a pas de parents d'élèves
00:55:34qui ne veut pas que mon fils
00:55:35soit avec M. Crusset.
00:55:36Non, mais si vous voulez,
00:55:38depuis 2012,
00:55:39j'ai quand même écrit
00:55:40L'Oge du populisme,
00:55:41j'ai écrit...
00:55:41j'ai écrit d'autres textes,
00:55:42je suis chroniqueur à valeur actuelle,
00:55:44je mets mes chroniques
00:55:45dans les salles des professeurs.
00:55:46Donc ça fait longtemps
00:55:47qu'on sait dans l'établissement
00:55:50que mes opinions politiques...
00:55:51Vous êtes en terminale.
00:55:52De ce côté, oui.
00:55:54Vous savez que les élèves de terminale...
00:55:56Et les élèves...
00:55:56Si vous voulez, les élèves...
00:55:57Je veux dire,
00:55:59les élèves,
00:55:59ils bougent juste sur votre cours.
00:56:00Je fais un cours de fil.
00:56:01Dans mon cours,
00:56:02tout ça ne se ressent pas.
00:56:04Ça ne se ressent pas.
00:56:06Forcément,
00:56:07il n'y a pas de cours walkiste,
00:56:10j'imagine.
00:56:11La théorie du genre,
00:56:12ça peut être un thème de philo.
00:56:13Vous savez,
00:56:14forcément,
00:56:15on est ce que les...
00:56:16dès qu'on a des élèves politiques,
00:56:18elles peuvent transpirer.
00:56:19Non, je ne suis pas d'accord avec vous.
00:56:20Quand on...
00:56:21C'est un programme de philosophie,
00:56:22on a des notions.
00:56:24Je suis attaché à la laïcité.
00:56:25La laïcité,
00:56:26c'est toujours...
00:56:26on met toujours l'accent
00:56:27sur, effectivement,
00:56:28pas de propagande religieuse.
00:56:30Mais la laïcité,
00:56:31c'est aussi pas de trop.
00:56:31de propagande politique.
00:56:32Vous pouvez très bien
00:56:33faire un cours de philosophie,
00:56:34si vous voulez,
00:56:35sans...
00:56:36que vos élèves ressentent
00:56:37une pression
00:56:38ou, vous voyez,
00:56:39des opinions.
00:56:41C'est pas...
00:56:41la propagande,
00:56:42c'est comme un journaliste.
00:56:43Moi, je suis attaché
00:56:44à un certain art de vivre en France.
00:56:46Je le défends.
00:56:47Je le défends.
00:56:48Les mœurs françaises,
00:56:49je les défends.
00:56:50La tradition française,
00:56:51je les défends.
00:56:51Est-ce que c'est de la propagande
00:56:52de souhaiter que la France
00:56:54perpétue ses traditions ?
00:56:56Je crois pas.
00:56:57Oui, mais moi,
00:56:58je suis professeur.
00:57:00Je suis pas...
00:57:01...
00:57:01je vous confirme
00:57:02que je le suis pas.
00:57:03Voilà.
00:57:03Donc, si vous voulez,
00:57:04je suis face à un auditoire
00:57:05qui est des...
00:57:06Ce sont des élèves.
00:57:07Les opinions ont leur place,
00:57:09mais, si vous voulez,
00:57:10il faut essayer de...
00:57:11Voilà, de les mettre
00:57:12un petit peu de côté.
00:57:13Bon, on parlera avec vous
00:57:14parce que c'est toujours intéressant
00:57:15d'avoir un enseignant...
00:57:16Ils sont en contact.
00:57:17Ils ont 17 ans.
00:57:18Ils vont passer le bac cette année.
00:57:19On ouvre juste la page judiciaire
00:57:20avec deux...
00:57:21Passage que je voulais vous faire écouter.
00:57:24La mère d'Elias...
00:57:26...
00:57:26Elle a dit la parole ce matin
00:57:27sur l'antenne de RTL
00:57:28avec Marc-Olivier et Fogiel.
00:57:30Et elle souhaite que ceux qui...
00:57:31qui ont tué Elias
00:57:33soient jugés comme des majeurs.
00:57:34Et je voulais votre avis.
00:57:35Pascal Pierre...
00:57:36Écoutons ce qu'a dit la mère d'Elias.
00:57:40Les assassins d'Elias.
00:57:41Et je dis bien les assassins.
00:57:43Pas les meurtriers.
00:57:45Parce que lorsque vous décidez...
00:57:46de ne pas respecter une interdiction
00:57:49lorsque vous décidez d'être armé
00:57:50d'une machette...
00:57:51et d'une machette
00:57:52de descendre volontairement
00:57:54aux abords d'un stade
00:57:55et d'avoir...
00:57:56décidez de commettre
00:57:57un vol avec violence armée,
00:58:00cela signifie que...
00:58:01vous avez l'intention de tuer.
00:58:03A priori,
00:58:04il n'avait pas l'intention
00:58:04d'élaguer les arbres de l'eau.
00:58:06Donc ils ont l'intention de tuer.
00:58:09Lorsqu'on a l'intention de tuer...
00:58:1116 ans et 17 ans
00:58:13en portant un cou au thorax
00:58:14à un enfant,
00:58:15ça veut dire qu'on est...
00:58:16responsable.
00:58:17On est responsable de son acte
00:58:19et quand on est responsable
00:58:20de son acte...
00:58:21on doit être jugé
00:58:22comme un majeur.
00:58:24Qu'en pensez-vous ?
00:58:26Déjà,
00:58:28les deux points
00:58:29qu'elle aborde,
00:58:30le premier qui est lié...
00:58:31en disant les assassins.
00:58:33Le problème,
00:58:34c'est que l'assassinat...
00:58:36C'est...
00:58:36ça a une définition juridique
00:58:38en droit pénal.
00:58:39L'assassinat,
00:58:40c'est-à-dire c'est...
00:58:41C'est...
00:58:41une préméditation.
00:58:43S'il n'y a pas de préméditation
00:58:44et pas de guet-apens,
00:58:45c'est ce qu'on appelle un meurtre.
00:58:46C'est-à-dire la volonté de tuer.
00:58:48Je tue quelqu'un.
00:58:50En revanche,
00:58:50l'assassinat,
00:58:51c'est...
00:58:51je me prépare
00:58:52pour aller tuer quelqu'un.
00:58:54Donc là,
00:58:54ça va être compliqué.
00:58:56...
00:58:56pour qu'il y ait des réquisitions
00:58:57et qu'il y ait un renvoi
00:58:59devant la cour d'assises des mineurs.
00:59:01pour l'assassinat
00:59:02parce que ça ne répond pas
00:59:03à la définition.
00:59:04Je ne connais pas le dossier
00:59:05donc il faudrait que je le lise.
00:59:06...
00:59:06mais les explications
00:59:07que donne cette mère
00:59:08qui est en souffrance
00:59:09tout à fait légitime
00:59:11et elle peut s'interroger.
00:59:11...
00:59:11sur les faillites
00:59:13bien évidemment
00:59:14du contrôle judiciaire
00:59:15qui...
00:59:16...
00:59:16qui est appliqué
00:59:17à ces deux jeunes.
00:59:18On en a déjà parlé
00:59:18et puis je crois
00:59:19qu'il y a un rapport
00:59:19qui a été rendu
00:59:20qui...
00:59:21pointe justement
00:59:22les failles du système
00:59:24les fautes
00:59:24non pas les failles
00:59:25les fautes
00:59:26du système
00:59:26du contrôle judiciaire
00:59:27mais ça,
00:59:28ça sera un autre débat
00:59:29où la responsabilité
00:59:30de l'État
00:59:30pourra être mise en cause.
00:59:31...
00:59:31Ça c'est le premier point
00:59:32et le second point
00:59:33sur la cour d'assises
00:59:34la cour d'assises
00:59:35ils ne sont pas majeurs
00:59:36et au moment où ils ont
00:59:36fait les...
00:59:37Ils ont commis les faits
00:59:38ils étaient mineurs
00:59:38donc c'est la cour d'assises
00:59:39les mineurs
00:59:40il faut changer la loi.
00:59:41...
00:59:41Je ne sais pas ce qu'il peut...
00:59:43Mayanen Trémolet
00:59:43La maire d'Elias
00:59:44avait témoigné aussi
00:59:45sur le plateau de...
00:59:46C'est Laurence Ferrari
00:59:47sur CNews
00:59:48et elle avait expliqué
00:59:49cette déjà
00:59:50elle avait défendu...
00:59:51cette notion de responsabilité
00:59:52c'est-à-dire qu'elle avait refusé
00:59:54qu'on dise
00:59:54le jeune Elias
00:59:55qui a été tué pour...
00:59:56avoir refusé de donner son téléphone
00:59:58elle disait qu'il n'y avait pas
00:59:59de lien là-dessus
00:59:59que c'était des jeunes
01:00:01qui avaient décidé
01:00:02de donner la mort
01:00:03dans la journée
01:00:04et cette responsabilité
01:00:05ça fait longtemps qu'elle essaie.
01:00:06de leur attribuer...
01:00:07Autre sujet
01:00:08dans l'actualité judiciaire
01:00:09c'est Francis Vuillemin
01:00:11qui est la...
01:00:11l'avocat de Abdelkarim Seffrioui
01:00:13qui est un de vos confrères
01:00:14il a déclaré que Samuel Patip
01:00:15procédait à la...
01:00:16de la discrimination
01:00:17des élèves musulmans
01:00:18et il fait presque un lien
01:00:20entre ce qui est arrivé
01:00:20à Samuel...
01:00:21et ce qu'il avait dit
01:00:24dans sa classe.
01:00:26Donc il fait peser une responsabilité
01:00:28sur M. Paty
01:00:29sur sa propre mort
01:00:30ce qui est absolument abominable.
01:00:31jusqu'où un avocat peut-il aller
01:00:35dans la défense de...
01:00:36de son client
01:00:37c'est une question
01:00:37oui de son client
01:00:39c'est une question
01:00:39qu'on se pose depuis 48 heures
01:00:41mais je voulais...
01:00:41qu'on écoute Thibaut de Montbrial
01:00:42qui est lui l'avocat
01:00:44d'une des soeurs
01:00:45Michael...
01:00:46qui a pâti
01:00:47et qui a réagi
01:00:48et qui est au procès.
01:00:50Cette défense...
01:00:51il ne faut pas parler
01:00:52de l'avocat
01:00:53de Cefrioui.
01:00:55C'est un choix...
01:00:56d'Abdelkrim Cefrioui lui-même
01:00:58l'avocat il fait qu'il est d'accord
01:00:59avec son client
01:01:00c'est pas...
01:01:01donc ce qui est intéressant
01:01:02c'est pourquoi
01:01:03est-ce que c'est la défense
01:01:04aujourd'hui de Cefrioui ?
01:01:05Cefrioui...
01:01:06il fonce dans une radicalité
01:01:08et en fait
01:01:08il reprend
01:01:09publiquement
01:01:10via son...
01:01:11son avocat
01:01:12le discours
01:01:13qui est celui
01:01:13des frères musulmans
01:01:14et même parfois
01:01:15celui...
01:01:16de certains membres
01:01:17d'Al Qaïda
01:01:18et de l'Etat islamique.
01:01:19Donc il est dans une radicalité
01:01:21reconnue.
01:01:21dans un combat politique
01:01:22il est au-delà du prétoire
01:01:24et je pense que c'est judiciairement...
01:01:26extrêmement maladroit
01:01:27mais ça c'est leur problème
01:01:28mais ce qui est très inquiétant
01:01:29d'un point de vue sociétal
01:01:31c'est...
01:01:31qu'il considère aujourd'hui
01:01:33qu'il peut avoir
01:01:34une audience
01:01:35en dehors du prétoire
01:01:36puisque son avocat
01:01:36est un peu...
01:01:36s'exprime à l'extérieur
01:01:37et toucher
01:01:38un certain nombre de gens
01:01:40dans les quartiers.
01:01:41et sur les territoires français
01:01:43parce que s'il y a
01:01:44une indignation
01:01:45de tous les médias...
01:01:46grand public depuis lundi
01:01:48si vous allez sur
01:01:49certains réseaux sociaux
01:01:50et en particulier
01:01:51sur les...
01:01:51réseaux sociaux
01:01:52qui sont proches
01:01:53de la radicalisation islamique
01:01:54les gens sont ravis.
01:01:55Ils disent
01:01:56mais oui c'est exactement...
01:01:56ça il a raison
01:01:57et donc c'est le fait
01:01:58que devant une cour d'assises
01:02:00antiterroriste
01:02:01il y ait...
01:02:01désormais un choix assumé
01:02:03de défense
01:02:03qui est une défense idéologique
01:02:05autour de la victoire.
01:02:06l'optimisation de l'islamophobie
01:02:08etc.
01:02:08c'est quelque chose
01:02:09que je trouve moi
01:02:10à la fois comme avocat
01:02:11mais comme...
01:02:11citoyen sociétalement
01:02:12extrêmement inquiétant.
01:02:14Jusqu'où un avocat peut-il aller ?
01:02:16pour défendre son client ?
01:02:17L'avocat...
01:02:18Je connais les deux.
01:02:20Je connais très bien
01:02:20Thibaut de Montbriat.
01:02:21et j'ai plaidé contre
01:02:23mon confrère Villemin
01:02:25dans l'affaire Némouch.
01:02:26puisque je défendais
01:02:27un des otages
01:02:28qui était en Syrie
01:02:30qui était le reporter...
01:02:31le reporter photographe
01:02:32pour Europe 1
01:02:33Edouard Elias
01:02:34et Villemin...
01:02:36donc défendait Némouch
01:02:38et déjà Némouch
01:02:39le confrère
01:02:40avait plaidé...
01:02:41comme quoi Némouch
01:02:42qui avait donc pris en otage
01:02:43et torturé
01:02:44les journalistes...
01:02:46et d'autres otages
01:02:48ils disaient que c'était
01:02:48un acte de résistance
01:02:49et qu'il était dans la résistance...
01:02:51comme les résistants
01:02:52à partir de 40 en France.
01:02:55Donc si vous voulez
01:02:55on était dans...
01:02:56dans une absurdité
01:02:58de plaidoiries
01:02:59de motifs
01:03:00de plaidoiries
01:03:01d'éléments...
01:03:01d'éléments de plaidoiries
01:03:02maintenant l'avocat
01:03:04il est libre de sa défense
01:03:05il peut tout dire.
01:03:06puisque je rappelle
01:03:07que le dernier
01:03:08il existait avant
01:03:10le délit d'audience
01:03:11qui a été supprimé
01:03:12et le dernier avocat
01:03:13qui a été condamné
01:03:14pour un délit d'audience
01:03:15avant que ce délit...
01:03:16soit supprimé
01:03:17c'est mettre Isorni
01:03:18dans une mise en cause
01:03:20de Valéry...
01:03:21Giscard d'Estaing
01:03:22qui était à l'époque
01:03:22ministre.
01:03:23Je ferme la parenthèse
01:03:24donc il peut dire
01:03:25ce qu'il veut
01:03:25ou je rejoins...
01:03:26Thibault de Montbrial
01:03:27c'est que je ne suis pas certain
01:03:29que cela emporte
01:03:30un succès judiciaire.
01:03:31et Villemin
01:03:32qui est rompu
01:03:33aux assises
01:03:34le sait.
01:03:35Donc là...
01:03:36je rejoins également
01:03:37Thibault de Montbrial
01:03:38sur un deuxième point
01:03:39c'est une volonté...
01:03:41affichée de plaider
01:03:43sur un autre domaine
01:03:44c'est-à-dire...
01:03:46faire de ce procès
01:03:47une tribune politique
01:03:48et une tribune
01:03:49j'allais dire
01:03:50communautariste.
01:03:51où on va dénoncer
01:03:52en fait une sorte
01:03:53d'islamophobie
01:03:55et que par conséquent...
01:03:56si monsieur Séfroui
01:03:58aujourd'hui
01:03:59doit répondre
01:03:59d'actes criminels...
01:04:01c'est parce qu'en fait
01:04:02les personnes
01:04:03qui le jugent
01:04:03sont islamophobes.
01:04:05Donc aujourd'hui...
01:04:06on est sur un militantisme
01:04:07où je m'étonne
01:04:08et après j'en aurai terminé
01:04:09c'est que...
01:04:11pour plaider...
01:04:12pour plaider politiquement
01:04:15ou idéalement...
01:04:16technologiquement
01:04:16en général
01:04:17on est ce qu'on appelle
01:04:19un avocat militant.
01:04:20Voilà.
01:04:21un avocat militant
01:04:22on le sait.
01:04:22Vous savez il y avait
01:04:23cette fameuse confrontation
01:04:25à l'époque...
01:04:26entre Vergès
01:04:27qui défendait
01:04:28les militants du FLN
01:04:30algériens
01:04:31et...
01:04:31et de l'autre côté
01:04:32Isorni
01:04:33qui défendait
01:04:34les putschistes
01:04:34et notamment
01:04:35les officiers de Saint-Cyre.
01:04:36et Vergès
01:04:38avait eu cette phrase
01:04:39en disant
01:04:39mais qu'est-ce que...
01:04:41vous pouvez dire
01:04:41de votre confrère Isorni ?
01:04:43Il disait
01:04:43moi je plaidais
01:04:44pour les vainqueurs
01:04:44lui il plaidait
01:04:45pour les vaincus.
01:04:46mais c'était deux personnes
01:04:47qui étaient des avocats militants
01:04:49qui plaidaient
01:04:49une cause
01:04:50et une cause...
01:04:51Je peux vous dire
01:04:52que Villemin
01:04:52n'est pas un avocat militant
01:04:53parce qu'il est plutôt
01:04:54classé à droite
01:04:54en plus
01:04:55il a défendu...
01:04:56Papon notamment.
01:04:58Je ne comprends pas.
01:04:59Je peux rajouter
01:05:00M. Coussénier.
01:05:01Vous avez posé la question
01:05:02de la responsabilité
01:05:03tout à l'heure
01:05:04responsabilité pénale
01:05:05des jeunes 15 ans.
01:05:0618 ans.
01:05:07Quelle est la responsabilité
01:05:08aussi des chaînes d'information
01:05:10de donner...
01:05:11si vous voulez
01:05:11comme ça
01:05:12la parole
01:05:14à ses avocats ?
01:05:16en dehors de l'audience
01:05:17elle-même
01:05:18tout ce militantisme
01:05:20hors...
01:05:21audience
01:05:22ne serait pas possible
01:05:23sans le fait
01:05:24de mettre aussi
01:05:25ces gens-là
01:05:25sur le devant.
01:05:26Où est la responsabilité ?
01:05:28C'est la liberté.
01:05:29C'est l'information.
01:05:29Oui, mais ce n'est pas un...
01:05:31souci, je ne dis pas que...
01:05:32Ce n'est pas la question
01:05:33de la liberté.
01:05:34C'est la liberté éditoriale
01:05:35Vincent Coussé.
01:05:36Et donc la responsabilité
01:05:37qui est liée
01:05:38de donner finalement...
01:05:40Mais la parole est libre.
01:05:41Vous parlez du militantisme
01:05:43mais sans Média
01:05:44il n'y a pas de militantisme.
01:05:45Il faut que je le sache.
01:05:46Je ne le saurais pas.
01:05:47Je veux dire
01:05:47les gens sont libres
01:05:48ils sont grands
01:05:50et moi je leur fais...
01:05:51confiance.
01:05:52Donc ils savent
01:05:53quand ils écoutent ces news
01:05:55ils savent quand ils écoutent...
01:05:56quotidien
01:05:56ils savent quand ils écoutent
01:05:58ce soir
01:05:58ils savent décoder tout.
01:06:00On ne peut pas se...
01:06:01plaindre du tribunal médiatique
01:06:03qui se substitue
01:06:04au tribunal réel
01:06:05sans se poser des questions.
01:06:06sur quel va être
01:06:07si vous voulez
01:06:08le message
01:06:08d'un avocat comme ça
01:06:10sur un plateau.
01:06:11avec des gens qui sont
01:06:12sur le plateau
01:06:12même s'ils sont spécialisés
01:06:14juridiquement
01:06:14qui n'ont pas les éléments
01:06:15du dossier.
01:06:16et donc ils ne vont pas
01:06:17pouvoir lui répondre
01:06:18et donc il y aura
01:06:18une efficacité
01:06:19du message qui va passer.
01:06:20C'est ce qu'a dit...
01:06:21Monsieur Le Monde-Réal.
01:06:22C'est ce qu'a dit
01:06:22C'est ce qu'a dit
01:06:22C'est bon.
01:06:23Vincent Conseillère
01:06:23j'entends ce que vous dites
01:06:24mais l'autre...
01:06:26solution serait pire
01:06:27parce que l'autre solution
01:06:28c'est la censure
01:06:29ce serait de ne pas l'entendre.
01:06:31ou de considérer
01:06:32qu'il y a des bonnes paroles
01:06:33ou des mauvaises paroles
01:06:34c'est la la la la...
01:06:35la la...
01:06:36ou la labellisation de l'information
01:06:39je suis contre...
01:06:40S'abstenir...
01:06:41de relayer cette parole
01:06:42médiatiquement
01:06:43n'est pas une censure.
01:06:44C'est au nom de quoi ?
01:06:46C'est le nom d'un label
01:06:46que j'exigerais
01:06:47que je mettrais en place moi
01:06:49ou que d'autres mettraient
01:06:50donc...
01:06:51jours on va me dire
01:06:51que c'est moi
01:06:52qui...
01:06:53parce que vous
01:06:53vous pensez ça
01:06:54mais d'autres pensent
01:06:55que je ne dois pas parler.
01:06:56Il y en a plein d'ailleurs
01:06:57qui le pensent.
01:06:58Donc on n'en sort pas.
01:07:00Et puis donc
01:07:00liberté des...
01:07:01d'expression totale
01:07:02c'est la seule chose
01:07:03et vous êtes sur la chaîne
01:07:04de liberté d'expression.
01:07:05Et puis le résultat...
01:07:06le résultat de cette défense militante
01:07:10on va le connaître
01:07:10il va être aggravé.
01:07:11Vous croyez que la cour d'assises
01:07:13elle va accepter
01:07:14cette mise en cause ?
01:07:16Comme quoi il y aurait
01:07:17une responsabilité
01:07:17de Samuel Paty.
01:07:18Vous verrez le résultat.
01:07:19Mais c'est vrai que...
01:07:20De toute façon on peut se dire
01:07:21c'est vrai je vous comprends
01:07:22c'est agaçant
01:07:23moi-même je suis agacé
01:07:24par une sorte de propagande
01:07:25sur certaines...
01:07:26on a parlé de l'euthanasie
01:07:28tout à l'heure
01:07:28ça fait des années
01:07:29que c'est les mêmes voix
01:07:30qu'on entend sur ce sujet.
01:07:31et puis tout d'un coup
01:07:32on en a entendu d'autres
01:07:32et puis les gens
01:07:33ils commencent à évoluer
01:07:34parce qu'ils ont entendu
01:07:34d'autres sons de cloche.
01:07:35Vous avez...
01:07:36Et puis le wokisme
01:07:38effectivement
01:07:38vous avez raison
01:07:39tout ça
01:07:40la bulle médiatique
01:07:41à le système
01:07:42à un langage
01:07:43qui est formaté.
01:07:44Vous avez raison
01:07:45mais nous sommes là juste...
01:07:46justement parfois
01:07:47pour apporter de la nuance
01:07:48de la contradiction
01:07:48etc.
01:07:50Dernier mot avant...
01:07:51de revenir avec vous
01:07:52la France Insoumise
01:07:53appelle à boycotter
01:07:53le concert d'Enrico Macias
01:07:55prévu...
01:07:55Vous voyez...
01:07:56par exemple...
01:07:57Voilà un exemple
01:07:58incroyable
01:07:59la France Insoumise
01:08:00il trouve qu'il faut
01:08:01boycotter...
01:08:01De toute façon
01:08:01ils veulent tout interdire.
01:08:03C'est des gens
01:08:03je l'ai dit hier soir
01:08:04je le redis
01:08:04s'ils ont le pouvoir
01:08:05moi je suis à Vladivostel
01:08:06et vous avec
01:08:07et vous avec
01:08:08et vous avec
01:08:09Marie-Hélène
01:08:10comme vous êtes jeunes
01:08:11ils vous donneront
01:08:12un camp de redressement
01:08:13vous aurez le droit
01:08:13d'un petit stage
01:08:15et puis vous alors...
01:08:16vous n'irez même pas
01:08:17vous serez tué sur place
01:08:18peut-être
01:08:19peut-être
01:08:19Caracas pour vous
01:08:21Non mais voilà...
01:08:22Mais si vous voulez
01:08:23il y a deux choses différentes
01:08:24Attendez attendez
01:08:25je termine avec...
01:08:26La France Insoumise
01:08:27donc appelle à boycotter
01:08:28Thomas Bonnet
01:08:29les Insoumis
01:08:30reprochent à l'artiste
01:08:31de...
01:08:3187 ans
01:08:32ces prises d'opposition
01:08:32sur le conflit
01:08:33israélo-palestinien
01:08:34C'est leur obsession
01:08:35Et il faut...
01:08:36Ils sont violents
01:08:36mais en fait
01:08:37tout le monde est violent
01:08:38Moi je pense à mon ami
01:08:39Harry Habitant
01:08:40Harry Habitant
01:08:41Aujourd'hui
01:08:41et c'est là que la justice
01:08:43devrait l'aider
01:08:44Il va...
01:08:45Donc il est...
01:08:46Il est lavé de tout soupçon
01:08:47Il n'y a plus aucune plainte
01:08:49ou plus aucune charge
01:08:51qui...
01:08:51Il pèse contre lui
01:08:52On annule des salles
01:08:55parce qu'il y a des gens
01:08:56qui...
01:08:56qui sont devant
01:08:56Il y a même la CGT
01:08:57qui vient devant maintenant
01:08:58manifester devant
01:08:59pour dire
01:09:00on ne veut pas
01:09:00d'Harry Habitant
01:09:01Et personne...
01:09:01Personne ne dit rien
01:09:02Bah faut le défendre
01:09:03Faut le défendre
01:09:04puisqu'il n'a aucune charge
01:09:05contre lui
01:09:05C'est...
01:09:06Mais ça s'il n'a rien
01:09:07à...
01:09:07Mais c'est honteux
01:09:08Mais la justice
01:09:10devrait dire
01:09:11Et vous avez des gens
01:09:12qui font peser une menace
01:09:13et qui viennent
01:09:14les militants de la CGT
01:09:15etc...
01:09:16Mite !
01:09:16Étant de la CGT
01:09:17à Lyon
01:09:17à Lille
01:09:18Ce qu'on lui reproche
01:09:18c'est d'être duïfs
01:09:19en fait
01:09:19Et...
01:09:21Enrico
01:09:21Mais Enrico Macias
01:09:23il n'a pas arrêté
01:09:23de chanter la paix
01:09:24Il chante la paix
01:09:25Enrico Macias
01:09:26C'est pareil pour Amir
01:09:27C'est pareil pour Dimitri Casali
01:09:29qu'on a retenu ici
01:09:30Il a fait un spectacle magnifique
01:09:31sur le...
01:09:31L'histoire dans laquelle
01:09:32les enfants chantent
01:09:33la Marseillaise
01:09:34Pareil il y a 150 militants
01:09:35qui vont l'embêter
01:09:36à chaque fois
01:09:36Et qu'est-ce que ça...
01:09:38Comment dire...
01:09:39C'est quoi la conséquence de ça ?
01:09:40C'est que les gens ont peur
01:09:40Et...
01:09:41Et après ils vont hésiter
01:09:42à prendre des positions
01:09:43Ils vont dire
01:09:43Oh là là
01:09:44je vais me mettre
01:09:44des fissures sur le dos
01:09:45Oh là là
01:09:46Et puis les artistes
01:09:48ils vont dire
01:09:48écoute prends pas la parole
01:09:49J'ai écouté
01:09:50Elie Semouni
01:09:50il était très bon
01:09:51là-dessus
01:09:51sur ce sujet-là
01:09:52Les gens ils s'auto-censurent
01:09:53D'ailleurs si je dis ça après
01:09:54Mais arrête
01:09:55Bon
01:09:55Donc ça
01:09:56L'acheter
01:09:56Soumission
01:09:57Etc
01:09:58Si vous êtes directeur
01:09:58d'une salle de concert
01:09:59Est-ce que vous programmez
01:10:00demain
01:10:00Mais le parquet
01:10:01Le parquet n'a qu'à poursuivre
01:10:03Mais oui
01:10:03C'est toujours pas
01:10:04Mais oui
01:10:04C'est-à-dire que
01:10:06Vous grillez un feu rouge
01:10:07On vous jette
01:10:09C'est pas bien
01:10:10De griller un feu rouge
01:10:10Attends
01:10:11Mais on vous jette
01:10:12aux gémonies
01:10:12Là il y a des gens
01:10:13Qui empêchent quelqu'un
01:10:15Qui arrière
01:10:16Qui a été lavé
01:10:17De tout soupçon
01:10:17Par un double degré
01:10:20De juridiction
01:10:20C'est
01:10:21C'est-à-dire à la fois
01:10:21Les juges d'instruction
01:10:22Et à la fois
01:10:23La chambre de l'instruction
01:10:24C'est-à-dire la cour d'appel
01:10:26Composée de trois magistrats
01:10:27Professionnels
01:10:28Qui ont validé
01:10:29Le travail du juge d'instruction
01:10:31Et encore on l'empêche
01:10:32De faire des concerts
01:10:33Marine Le Pen
01:10:34Comme je l'imaginais
01:10:35Et voilà
01:10:36Là ce que vous écrivez
01:10:36Marine Le Pen
01:10:37Ne se prend pas
01:10:37Pour Jeanne d'Arc
01:10:38Au contraire
01:10:39Peut-être de sa nièce
01:10:40Ou
01:10:41Tout au moins
01:10:41De l'image que s'en font
01:10:42Les admirateurs de celle-ci
01:10:43Il y a une forme de fragilité
01:10:44Et d'humanité
01:10:45Dans son engagement
01:10:46Politique
01:10:46Marine Le Pen
01:10:47Tel que je l'imaginais
01:10:48Passe par des hauts et des bas
01:10:49A envie parfois
01:10:50De tous les
01:10:51Estomber
01:10:51De retrouver ses chats
01:10:52Contrairement aux apparences
01:10:53Il me semble que cette dame
01:10:54N'est pas une professionnelle
01:10:55De la vie
01:10:56La politique
01:10:56Elle est née dedans
01:10:58Elle pourrait très bien
01:11:00Ne pas faire de politique
01:11:01Et c'est pourquoi il est intéressant
01:11:02Qu'elle en fasse
01:11:02Alors ce que vous dites là
01:11:03C'est juste
01:11:04C'est à dire qu'en fait
01:11:05Elle a voulu faire autre chose
01:11:06Mais elle ne peut pas faire autre chose
01:11:07Parce qu'elle s'appelle Le Pen
01:11:09Et quand elle était avocat
01:11:11Elle a eu pris des insultes
01:11:13Et ça a été très dur
01:11:14De faire son métier
01:11:15Donc là
01:11:16La seule chose
01:11:16Qu'elle peut faire
01:11:17C'est précisément
01:11:18De la politique
01:11:19Parce que
01:11:20Ça plaît
01:11:20Marc
01:11:21Marine Le Pen
01:11:21Et DRH
01:11:22Dans un groupe
01:11:23Quelconque
01:11:24Ça ne doit pas être facile
01:11:26Oui si vous voulez
01:11:26Le livre c'est une réflexion aussi
01:11:28Sur l'incarnation en politique
01:11:29Et sur la formation
01:11:31De nos politiques
01:11:31Et ce que j'essaie d'expliquer
01:11:33Dans le livre
01:11:33C'est que Marine Le Pen
01:11:34A si vous voulez
01:11:36Une histoire particulière
01:11:37Qui lui donne
01:11:38Si vous voulez
01:11:39Une épaisseur
01:11:40Particulière
01:11:41Par rapport au reste
01:11:42Du personnel politique
01:11:43Son histoire
01:11:44On la connaît
01:11:45C'est l'histoire
01:11:45D'être une Le Pen
01:11:47C'est l'histoire
01:11:47De s'être affrontée
01:11:49A son père
01:11:49Affrontée à son père
01:11:50Parti pour la succession
01:11:51De son père
01:11:52Et donc
01:11:53Je dis simplement
01:11:55Si vous voulez
01:11:55Qu'on a
01:11:55On a besoin aujourd'hui
01:11:56D'incarnation en politique
01:11:57On a besoin de tempérament
01:11:59Parce qu'on est dans des contextes
01:12:00Qui sont des contextes
01:12:02Très très difficiles
01:12:03Je crois qu'il faut partir
01:12:04Du contexte
01:12:05Et quand
01:12:05On a des contextes
01:12:06Très difficiles
01:12:07On a besoin
01:12:07De gens qui soient à la hauteur
01:12:09On a besoin de grands hommes
01:12:10Les
01:12:10Grands contextes
01:12:11Réclament les grands hommes
01:12:12Et je pense qu'il y avait
01:12:13Tout un espoir
01:12:14Autour de Marine Le Pen
01:12:15Et je me fais
01:12:15Un peu l'écho de cet espoir
01:12:16Si vous voulez
01:12:17Parce que les gens
01:12:18Étaient sensibles
01:12:19A cette espèce de charisme
01:12:20D'incarnation
01:12:21De quelqu'un
01:12:22Qui a traversé
01:12:22Beaucoup de choses
01:12:23Et donc
01:12:24Il n'est pas simplement
01:12:25Une politique
01:12:25Construite par les médias
01:12:27Parce qu'on revient
01:12:28A cette question des médias
01:12:29Qui souvent d'ailleurs
01:12:30Vous allez
01:12:30Dégace un peu
01:12:31Quand j'en parle
01:12:31C'est que nos politiques
01:12:33Aujourd'hui
01:12:33Ce sont des constructions
01:12:34Médiatiques
01:12:35Et partisans
01:12:35Ils sont construits
01:12:37Par le parti
01:12:38Vous pensez à qui par exemple ?
01:12:39Je pense à
01:12:40Regardez
01:12:40Sarah Knafow
01:12:41Alors Eric Zemmour
01:12:42Dit Sarah Knafow
01:12:43Extraordinaire
01:12:44Regardez
01:12:44Comme elle augmente
01:12:45De toute façon
01:12:45C'est un coup
01:12:45Ce qui se dit
01:12:45On a dit ça
01:12:46De John Kennedy
01:12:47Eric Zemmour
01:12:48On a dit ça
01:12:48De John Kennedy
01:12:50Emmanuel Macron
01:12:51Entendez ce que je vous dis
01:12:52Oui oui mais
01:12:53On a dit ça
01:12:54De John Kennedy
01:12:55Laissez-moi
01:12:55Avec 80 ans
01:12:56On a dit ça
01:12:57De jusqu'à
01:12:57Non mais il y a deux choses
01:12:58On a dit ça
01:12:59De tout le monde
01:12:59Je ne dis pas
01:13:00Que c'est nous
01:13:00Il y a un classique
01:13:02De la science politique
01:13:03Bernard Manin
01:13:04Qui explique très bien
01:13:05Qu'on n'est pas
01:13:05C'est de la démocratie
01:13:06Des partis
01:13:07Où on est sélectionné
01:13:08Par le parti
01:13:09Pour arriver à la tête
01:13:10Et être le candidat
01:13:10François Hollande
01:13:11Par exemple
01:13:12Et on est passé
01:13:12A la démocratie du public
01:13:14Où on est sélectionné
01:13:15Par les médias
01:13:16Et par le passage
01:13:17Dans les médias
01:13:18Pour devenir candidat
01:13:19Les deux en fait marchent
01:13:20Ensemble
01:13:20Sélectionné par le parti
01:13:21Sélectionné par les médias
01:13:23Les français sont
01:13:24À la recherche d'altérer
01:13:25Par rapport à ça
01:13:26Ils sont à la recherche
01:13:27De gens si vous voulez
01:13:28Qui ne soient pas construits
01:13:29Entièrement
01:13:30Par cela
01:13:31J'essaie de montrer
01:13:32Dans le livre
01:13:33Pourquoi Marine Le Pen
01:13:33N'est pas entièrement
01:13:34Construite
01:13:35Par cela
01:13:36Même si bien sûr
01:13:38Elle fait partie aussi
01:13:39Du système
01:13:40Si vous voulez
01:13:40Mais vous savez
01:13:41De Gaulle
01:13:42Quand il réfléchissait
01:13:42À un successeur
01:13:43Il ne cherchait pas
01:13:44Forcément
01:13:45Dans le
01:13:45Le monde politique
01:13:46Le problème
01:13:47Aujourd'hui
01:13:48Des politiques
01:13:48C'est que
01:13:49C'est devenu
01:13:49Un métier
01:13:50La politique
01:13:51C'est un métier
01:13:52Or ce que j'essaie
01:13:53D'expliquer
01:13:53C'est qu'est-ce qui garantit
01:13:54Qu'on est capable
01:13:55De faire
01:13:55De gouverner la France
01:13:56Qu'est-ce qui va sélectionner
01:13:58Des gens
01:13:58Qui sont capables
01:13:59De gouverner la France
01:14:00Qu'est-ce qui va sélectionner
01:14:01Actuellement
01:14:01Ils ont été sélectionnés
01:14:02Par le fait
01:14:03Qu'ils sont capables
01:14:04De monter
01:14:04Dans la hiérarchie
01:14:06Des pays
01:14:06Ou dans le
01:14:07Médiatique
01:14:08Mais c'est pas pour ça
01:14:10Qu'on est capable
01:14:11Que d'info précisément
01:14:11Elle avait un métier
01:14:12Avant d'être
01:14:13Pour des comptes
01:14:15Et en plus
01:14:15Vous parlez
01:14:16Le succès populaire
01:14:18Le succès du public
01:14:19Ça dit quelque chose aussi
01:14:20Quand Sarah Karpow
01:14:20Elle est
01:14:21Des hauts fonctionnaires
01:14:22Mais ça
01:14:23Ça n'a rien de nouveau
01:14:24Des éloges du populisme
01:14:25J'ai pensé
01:14:26J'ai parlé de la figure
01:14:27Du techno-démagogue
01:14:28Vous savez
01:14:28Le techno-démagogue
01:14:30Giscard est un
01:14:31Énarque
01:14:31Chirac est un Énarque
01:14:33Et en même temps
01:14:34Une fibre
01:14:36Quand même
01:14:36Médiatique
01:14:37Nécessaire
01:14:38Hollande est un Énarque
01:14:40Mitterrand est un Énarque
01:14:41Sarkozy
01:14:42Il faut un peu
01:14:44Qu'on réfléchisse
01:14:45Sur le système
01:14:46De formation
01:14:47Des élites politiques
01:14:48Et sur l'aptitude
01:14:49De la présidentielle
01:14:51A sélectionné
01:14:52Un
01:14:53Un homme
01:14:55Capable de gouverner
01:14:56Or que sélectionne
01:14:58La campagne présidentielle
01:14:59Elle sélectionne des gens
01:15:01Capables de gagner
01:15:01La campagne présidentielle
01:15:02C'est à dire
01:15:03Que la présidentielle
01:15:04Est devenue
01:15:04Autoréférentielle
01:15:05Elle sélectionne des gens
01:15:07Qui sont capables
01:15:07De gagner la présidentielle
01:15:08Avec le fameux débat
01:15:10Entre les deux tours
01:15:11Qui va faire la présidentialité
01:15:14Je ne vous interromps pas
01:15:15Mais tout ce que
01:15:15Vous dites est juste
01:15:16Effectivement
01:15:17Tu valorises plus
01:15:18Le candidat
01:15:19Ou les qualités
01:15:20Du candidat
01:15:20Que la qualité des présidents
01:15:21Puisque par définition
01:15:22Tu ne sais pas
01:15:23Comment il présidera
01:15:23Je ne vois pas
01:15:24Comment tu peux faire
01:15:25Autrement
01:15:25Je ne vois pas
01:15:26Comment tu peux faire
01:15:27Autrement
01:15:27Dans une société élective
01:15:28Mais vous avez raison
01:15:30Que c'est les camps
01:15:30Dans les qualités
01:15:31Du candidat
01:15:32Qui sont privilégiés
01:15:33Alors vous dites
01:15:34Je crains bien
01:15:34Qu'une nouvelle pièce
01:15:35N'a été mise dans la machine
01:15:36A perdre par le RN
01:15:37Ce pourrait-il
01:15:38Que Marine Le Pen
01:15:39Comme je l'imaginais
01:15:40N'ait plus beaucoup
01:15:40De prise sur le choix
01:15:41De la stratégie
01:15:42Qui aurait dû l'amener
01:15:42Au pouvoir en 2027
01:15:43S'étant fait happer
01:15:45Par la machine
01:15:45Partisane
01:15:46Aussi bien que par la machine
01:15:47Politico-médiatique
01:15:48En réalité
01:15:49Comme nous l'avons vu
01:15:50La stratégie
01:15:50Depuis 2017
01:15:51N'a jamais été
01:15:52Véritablement la bonne
01:15:53Et pourtant Marine Le Pen
01:15:54Comme je l'imaginais
01:15:54S'en rapprochait
01:15:55Et comme elle s'en rapprochait
01:15:56Je l'imaginais
01:15:57Qu'elle finirait
01:15:57Par se rapprocher de moi
01:15:58Qui lui permettrait
01:15:59De l'accomplir
01:15:59Et de parachever
01:16:00J'étais à la victoire
01:16:01En fait ce que vous lui reprochez
01:16:02C'est pas de vous écouter
01:16:03Alors
01:16:03Je me...
01:16:05Je me moque un peu
01:16:05Il y a un peu d'humour
01:16:06Sur moi-même dans le texte
01:16:07Oui
01:16:07Je pense que vous l'avez perçu
01:16:09Mais je...
01:16:10Je remets en cause
01:16:11Frontalement
01:16:13La stratégie
01:16:14Du rassemblement
01:16:15Le rassemblement national
01:16:16Depuis les législatives
01:16:18Je pense qu'ils auraient dû
01:16:20Capitaliser sur leur victoire
01:16:22Aux européennes
01:16:22Et je pense que ça a été
01:16:24Une erreur
01:16:25De pousser sur le plan
01:16:27Bardella
01:16:28Premier ministre
01:16:28Ce que je dis
01:16:29Vous l'entendez nulle part
01:16:30Je prends de front
01:16:31Si vous voulez
01:16:32Toute cette stratégie
01:16:33Tout le monde dit
01:16:34Il fait 36%
01:16:35Ils n'ont jamais été aussi hauts
01:16:37Mais on s'en fiche
01:16:38Ils ont toujours été
01:16:40Très fort dans les européennes
01:16:41Ok ?
01:16:42Pourquoi ?
01:16:43Parce que dans les européennes
01:16:44Ils capitalisent
01:16:45Si vous voulez
01:16:45Qu'est-ce qui vous plaît
01:16:47Pas dans Bardella ?
01:16:48Alors
01:16:49Le plan Bardella
01:16:50Premier ministre
01:16:51Si vous voulez
01:16:51Le problème
01:16:52C'est qu'ils l'ont déjà posé
01:16:54Dès les européennes
01:16:55C'est-à-dire
01:16:56C'est-à-dire
01:16:56Ils ont transformé
01:16:57Les européennes
01:16:58En si vous voulez
01:16:59Votre
01:17:00Pour un nouveau
01:17:02Premier ministre
01:17:03Ce qui d'ailleurs
01:17:04Est totalement
01:17:04Pas du tout
01:17:05Gaullien
01:17:06Au lieu de laisser
01:17:07Les européennes
01:17:07A leur place
01:17:08Et dire
01:17:08C'est pas forcément
01:17:09Si important
01:17:10Mais on est
01:17:10Quand même content
01:17:10De faire ce score
01:17:12Et ensuite
01:17:13On se concentre
01:17:14Pendant deux ans
01:17:15Sur
01:17:15Sur les structures présidentielles
01:17:16Ils sont rentrés
01:17:17Dans le piège
01:17:18De Macron
01:17:18En poussant
01:17:19À Bardella
01:17:20Premier ministre
01:17:21Ils ont poussé
01:17:22Eux-mêmes
01:17:22À la dissolution
01:17:23Et ils sont rentrés
01:17:25Dans une
01:17:25Logique
01:17:25Quatrième république
01:17:26Si vous voulez
01:17:27En disant
01:17:28Bah voilà
01:17:28Maintenant
01:17:28Ce qu'on veut
01:17:29C'est
01:17:29Passer
01:17:30Passer par le premier ministre
01:17:31Passer par l'Assemblée
01:17:32Donc ils se sont rendus
01:17:33Finalement
01:17:34Co-responsables
01:17:35De tout ce qui se passe
01:17:36Depuis la dissolution
01:17:37Ils en sont
01:17:38Co-responsables
01:17:39Avec
01:17:40Et
01:17:40Emmanuel Macron
01:17:41Ils ont voté
01:17:42Avec le NFP
01:17:43La censure
01:17:44Etc
01:17:45Et je crains
01:17:46Je crains pour eux
01:17:47Que les français
01:17:49Ça soit
01:17:50Difficile pour eux
01:17:51Maintenant
01:17:51De se poser
01:17:52Comme une alternative
01:17:54Moi je pense
01:17:55Qu'ils ont
01:17:55Vous aurez dû rester extérieurs
01:17:56A ce parlementarisme
01:17:57Mais aujourd'hui
01:17:58Vous avez toujours
01:17:58Votre carte
01:17:59RN
01:17:59Mais j'ai jamais
01:18:00Ma carte
01:18:00Vous étiez candidat
01:18:01RN
01:18:02C'est ce que je vous ai expliqué
01:18:03Dès le début
01:18:03J'ai accepté
01:18:05Je vous ai expliqué
01:18:05Dès le début
01:18:06Que j'ai accepté
01:18:06D'être investi
01:18:07Par le RN
01:18:07D'accord
01:18:08Mais vous n'avez pas la carte
01:18:08Sans rentrer au parti
01:18:09Pardonnez-moi
01:18:10Pardonnez-moi
01:18:10Voilà
01:18:10Et oui
01:18:11Mais c'est le problème
01:18:12Des philosophes
01:18:13Vous voulez être honnête
01:18:13Et pas y être
01:18:14C'est compliqué
01:18:15Un philosophe
01:18:16C'est un philosophe
01:18:17Non
01:18:17C'est pas une question de philosophe
01:18:18Mais si
01:18:18Parce que quand on est dans une équipe
01:18:20Mais pour un parti lui-même
01:18:22Il est important
01:18:23D'avoir un rapport extérieur
01:18:25Un parti
01:18:25Le RN n'arrive pas à avoir ça
01:18:27Un parti a intérêt
01:18:28A avoir si vous voulez
01:18:29Un rapport
01:18:30Avec des gens
01:18:31Qui sont à la fois proches
01:18:32Et qui sont pas complètement dedans
01:18:33Et c'est tout le drame du RN
01:18:35Il n'a pas su s'ouvrir
01:18:36Il n'a pas su s'ouvrir
01:18:38Pour avoir ce rapport
01:18:38Vincent Cousenier
01:18:39J'entends bien
01:18:40Je me mets à la place
01:18:42D'un chef de parti
01:18:43T'as envie d'avoir des
01:18:45Des gens quand même
01:18:46Qui ne sont pas forcément
01:18:47Toujours dans la critique
01:18:48Et qui sont
01:18:50Évidemment cohérents
01:18:52Avec la ligne du parti
01:18:53Autrement
01:18:53T'en sors pas
01:18:54Mais
01:18:55Bon en revanche
01:18:57Comme il est déjà
01:18:5810h30
01:18:58Il y avait 2-3 choses
01:18:59Que je voulais vous montrer
01:19:00D'abord il y a un but
01:19:00Extraordinaire
01:19:02Paraît-il
01:19:02Hier soir
01:19:03Marqué par
01:19:03Le gardien de but
01:19:04Du Benfic
01:19:05C'est le gardien
01:19:07Qui a marqué
01:19:07A dernière seconde
01:19:08Contre le Real Madrid
01:19:09Et
01:19:10Malheureusement
01:19:10Ce but
01:19:10Élimine
01:19:12L'Olympique de Marseille
01:19:13C'est horrible
01:19:13D'autant que Benfica
01:19:14C'est le
01:19:15Chat Noir
01:19:15Parce que c'était
01:19:16La main de Vata
01:19:16Moi j'y étais
01:19:18À la main de Vata
01:19:18C'était en 1991
01:19:20J'étais dans le vestiaire
01:19:21De
01:19:22Regardez
01:19:23Regardez
01:19:25Ce gardien de but
01:19:26Un ukrainien
01:19:26Gardien ukrainien
01:19:27Il n'y a pas plus beau
01:19:29Qu'un gardien de but
01:19:30Qui marque un but
01:19:30Regarde
01:19:32Mais écoutez
01:19:33C'est tellement extraordinaire
01:19:35Il faut expliquer
01:19:35Car la différence de but
01:19:36Ils éliminent
01:19:36L'Olympique de Marseille
01:19:37Vous vous rendez compte
01:19:38L'émotion
01:19:40D'un sportif de haut niveau
01:19:42Que personne n'a dans une vie
01:19:43Nous quand les audiences arrivent
01:19:45Le matin on n'est pas dans cet état là
01:19:46On ne court pas dans les couloirs
01:19:48Comme ça
01:19:48Dans les bras
01:19:48Les uns les autres
01:19:50Et ça
01:19:51C'est des émotions uniques au monde
01:19:53Bon
01:19:53Et
01:19:55Donc le Benfica
01:19:56C'est le chat noir
01:19:56En 1991
01:19:57La main de la table
01:19:58Est éliminée
01:19:59Il faut plus saluer le train
01:20:00Parce que c'était le multiplex
01:20:01Hier sur canal
01:20:02Et c'était vraiment
01:20:02Extrondière
01:20:03Toutes les équipes
01:20:05Effectivement
01:20:05De Hervé Matou
01:20:07Il y avait David Ginola
01:20:08Etc
01:20:09Est-ce que vous voulez voir
01:20:10Simplement
01:20:10Parce qu'on salue aussi
01:20:11L'excellent
01:20:13Franck Dubosc
01:20:14Qui est nommé
01:20:15Au César
01:20:16Pour un film formidable
01:20:18Qui s'appelle
01:20:19Un ours
01:20:19Dans le Jura
01:20:20Que vous avez peut-être vu
01:20:21Formidable film
01:20:22Et c'est l'occasion
01:20:24De revoir
01:20:24Ce qu'il y a
01:20:24Il avait dit
01:20:24L'année dernière
01:20:25Au César
01:20:26Où il avait été
01:20:27Si drôle
01:20:27Écoutez Franck Dubosc
01:20:29D'abord j'ai une pensée
01:20:31Pour mes camarades
01:20:32Qui étaient eux aussi
01:20:33Nommés pour ce César
01:20:34De ce qu'il y a
01:20:34Qui n'ont pas eu le César
01:20:35Et qui l'ont toujours pas ce soir
01:20:39Et puis
01:20:40Forcément
01:20:42Je pense à ma femme
01:20:44Qui me regarde
01:20:44Qui aime me rappeler
01:20:46Que
01:20:46Que c'est pas la taille
01:20:48Qui compte
01:20:48De toute façon
01:20:49Elle est amoureuse
01:20:52Je pense bien sûr
01:20:54À mes deux petits garçons
01:20:54Qui me regardent ce soir
01:20:56Qui regardent papa
01:20:58Qui nous avait
01:20:59Et bien ce mini César
01:21:02Ce César
01:21:04Césario
01:21:04J'ai envie de
01:21:07De le dédier
01:21:07À mes garçons
01:21:08Enfin pas au
01:21:09Deux à mon préféré
01:21:09Qui se reconnaîtra
01:21:12C'est pour toi mon chéri
01:21:14Bien sûr
01:21:15Je peux remercier
01:21:16Je voudrais remercier
01:21:17Tous ceux
01:21:18Sans qui je n'aurais pas eu
01:21:19C'est pour toi
01:21:19César bien sûr
01:21:19D'abord je pense
01:21:20À monsieur Jacques Audiard
01:21:22Qui ne m'a
01:21:24J'ai pas eu
01:21:24Jamais engagé
01:21:24Sur un de ses films
01:21:25Ce qui m'a permis
01:21:27Bien sûr
01:21:28D'avoir toutes mes chances
01:21:29Pour ne pas l'avoir
01:21:30Je pense aussi bien sûr
01:21:33Aux personnes qui m'ont
01:21:34Toute l'année
01:21:34Dans l'ombre
01:21:35Qui préfèrent y rester
01:21:36Ce soir
01:21:36Vous savez
01:21:37Moi je dis
01:21:38Souvent que je comprends
01:21:40Pourquoi les comédies
01:21:41Ne sont moins récompensées
01:21:43Au César
01:21:43Mais je voudrais juste
01:21:44Rappeler à l'académie
01:21:45Que j'ai fait des comédies
01:21:46Qui n'étaient pas drôles
01:21:47Rires
01:21:48Rires
01:21:48Formidable Franck Dubosc
01:21:52Et puis
01:21:53Chez Moulouda Chéour
01:21:55Dans l'émission
01:21:56Un clic
01:21:57Chez Moulouda Chéour
01:21:58Il avait
01:21:58Il avait dit que ce moment-là
01:21:59N'a pas changé sa vie
01:22:01Mais les gens le voyaient
01:22:02D'une manière difficile
01:22:03Et vous pouvez revoir
01:22:05Sur les réseaux
01:22:05Cette excellente émission
01:22:08De notre ami
01:22:08Mouloud
01:22:09Sur Canal Plus
01:22:11Jean-Marc Moranini
01:22:12Le programme
01:22:12Bonjour
01:22:13On va vous amener
01:22:14Avec des images exclusives
01:22:15À Belleville
01:22:16C'est entre le 19ème
01:22:17Et le 20ème arrondissement
01:22:18De Paris
01:22:18Vous savez qu'il y a
01:22:19Beaucoup de trafic
01:22:20Il y a du trafic de cigarettes
01:22:21Il y a du trafic de drogue
01:22:22Là-bas
01:22:22Et vous allez voir
01:22:23Des images
01:22:23D'une rixe incroyable
01:22:24Qui s'est déroulée
01:22:26En pleine rue
01:22:26Il y a 48 heures
01:22:27À coups de barres de fer
01:22:28À coups de planches de bois
01:22:31C'est incroyable
01:22:32Ces images
01:22:32On va vous les montrer
01:22:33En exclusivité
01:22:33Dès le début de Moranini
01:22:34Je salue Catherine Honnet
01:22:36Qui nous écoute
01:22:36Et qui dit
01:22:37Monsieur Coussédière a raison
01:22:38Marine Le Pen
01:22:39Comme je l'imaginais
01:22:41Donc vous voyez
01:22:41Vous avez l'aval
01:22:42D'une des
01:22:43De
01:22:43La meilleure d'entre nous
01:22:45Journaliste politique
01:22:46Sur Europe 1
01:22:47Catherine Ney
01:22:48Que l'on
01:22:48Salut
01:22:49Donc je rappelle ce livre
01:22:50Qui est vraiment intéressant
01:22:51Qui est très critique
01:22:52Bien sûr
01:22:53Très intelligent
01:22:53Très bien écrit
01:22:54Et qui effectivement
01:22:56Propose un regard
01:22:57Sur Marine Le Pen
01:22:58Tel que
01:22:58Vous ne le lirez sans doute
01:23:00Nulle part
01:23:01Vous êtes invité à droite à gauche
01:23:02Pour revenir sur les bâtons de TV
01:23:03Pas trop
01:23:04Mais vous le serez
01:23:06Grâce à notre émission
01:23:07J'en suis sûr
01:23:08Merci à
01:23:10Merci à qui ce matin
01:23:11Qui était avec nous
01:23:13Merci à
01:23:13Arnold Carra
01:23:14Dominique Raymond
01:23:15Arnold était à la réalisation
01:23:17A la vision
01:23:17Dominique Raymond
01:23:18Boimard était au son
01:23:20Marine Lançon
01:23:20Héloïse Tertret
01:23:21Toutes ces émissions
01:23:22Se sont retrouvées
01:23:22Sur cnews.fr
01:23:23A demain
01:23:24Non à ce soir d'abord
01:23:25Et à demain ensuite
01:23:26Mais d'abord à ce soir
01:23:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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