- il y a 2 jours
Interview d'Yves Michel le 5 février 2026
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Monsieur Michel, bonjour. Je vous remercie d'avoir accepté cette interview à quelques jours de votre prochain meeting.
00:19Vous allez présenter votre projet à la salle Paul-Arnaud à Marseillan le 19 février prochain.
00:23Et dans cette droite ligne, vous allez accepter de répondre à quelques questions pour présenter une partie, une petite partie de votre programme et de vos motivations pour ces prochaines élections municipales de mars prochain.
00:37La première question, c'est surtout de parler de votre état d'esprit. Vous êtes à la tête de la ville de Marseillan depuis 18 ans et vous êtes aujourd'hui candidat à un quatrième mandat.
00:49Dans quel état d'esprit abordez-vous ce nouveau mandat que vous souhaitez entamer ?
00:55Oui, bonjour. Effectivement, 18 ans, c'est un joli bail, trois mandats. L'état d'esprit, il est comme au premier jour. Je suis toujours aussi passionné par ma ville, la ville qui m'a vu naître, qui m'a vu travailler, faire mes études, des colliers à Marseillan.
01:13Donc je suis heureux de pouvoir continuer, d'avoir toujours cette même volonté, cette ambition de faire de notre commune, de faire la commune qui m'a vu naître, une commune qui soit attractive, où il fait bon vivre.
01:27C'est ce qui me permet aujourd'hui d'engager cette quatrième élection avec sérénité.
01:36Quatrième élection avec quatre candidats, c'est une nouveauté aussi cette fois-ci. Vous affrontez plus de candidats que d'habitude.
01:44Oui, il y a a priori trois listes de plus.
01:47Plus de diversité.
01:47Il y en a qui devraient se présenter. C'est bien, c'est beau. C'est la démocratie. Je crois que c'est comme ça qu'elle doit s'exprimer.
01:55Je pense que dans ces trois listes, il y a des gens de qualité. Je n'en doute pas, puisque certains m'avaient demandé d'être sur ma liste.
02:03Mais vous comprenez bien qu'on est limité à 30 personnes. Et je ne pourrais pas présenter une liste avec 60.
02:09J'ai donc choisi ce qui représentait la diversité de la ville de Marseillans, la compétence.
02:16Et c'est dans ce sens que malheureusement, je n'ai pas pu prendre tout le monde. Mais j'ai pris, j'espère, les meilleurs.
02:22On est dans le cadre aujourd'hui des difficultés quand même au niveau du changement climatique sur la commune,
02:30qui ont engendré pas mal de problèmes ces derniers temps, avec une crise sanitaire, avec des problèmes d'assainissement.
02:36Est-ce que vous pouvez me donner votre état d'esprit sur ce changement et quelles vont être les conséquences pour notre commune ?
02:44Le changement climatique, c'est quelque chose de très vaste qui doit être dans notre adaptation,
02:53faite en réfléchissant aux enjeux de notre territoire et de notre commune en particulier.
03:00Je suis moi-même président du syndicat mix du bassin de Tau depuis plusieurs années et nous travaillons là-dessus.
03:06Vous avez vu les conséquences, notamment ce changement climatique avec des activités telles que la viticulture,
03:14l'ostréiculture, les activités économiques en général, la vie sociale, la chaleur, les îlots de fraîcheur que nous devons développer,
03:23la perméabilité des sols que l'on doit travailler pour garder nos ressources à nos, par exemple.
03:30Mais également, c'est un atout, profiter du soleil. Et le soleil, c'est de l'énergie.
03:34Voilà tout un tas de dossiers sur lesquels nous travaillons depuis Longonat.
03:38Un mot qui revient beaucoup dans cette campagne électorale, c'est le mot « bétonisation ».
03:43Vos adversaires ont peut-être raison, peut-être tort.
03:48On parle d'une urbanisation excessive, d'une bétonisation excessive.
03:52Alors pouvez-vous nous expliquer comment on peut constituer le développement urbain,
03:57l'accueil des nouveaux habitants, parce qu'il y a une jeunesse marseillanaise qui a besoin de se loger,
04:01et la préservation du cadre de vie. C'est un sujet de campagne.
04:06Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur cette bétonisation dont on parle à Marseille ?
04:09Alors, vous avez raison, la bétonisation, dite comme ça, on l'entend dans toutes les campagnes.
04:15Non, c'est pas les mots crus, puisque c'est les mots de vos opposants.
04:18Mais non, c'est pas les mots de mes opposants.
04:22C'est les mots de tous les opposants, de toutes les communes, dans toutes les villes, et notamment sur le littoral.
04:28Qu'est-ce qu'on entend par bétonisation ? On parle d'aménagement de territoire.
04:31L'aménagement de territoire, il est, pour une commune, dans son PLU, le plan local d'urbanisme,
04:36l'ancien poste que l'on appelait avant.
04:38Ce PLU, il doit être compatible au schéma de cohérence territoriale,
04:43c'est-à-dire un aménagement réfléchi sur un territoire cohérent,
04:47l'étang de Taux, les villes autour de l'étang de Taux.
04:49Et tout cela doit être conforme aux lois, conforme, conforme aux lois,
04:54la loi littoral, la loi SRU, la loi ZAN, zéro artificialisation nette.
05:00Voilà plusieurs éléments qui permettent de définir la politique d'aménagement et d'urbanisation d'une ville.
05:07Avec une contrainte aussi, puisque vous devez avoir des logements sociaux à hauteur de 20 ou de 25 %, je crois, que la commune est...
05:15La commune doit avoir 25 % de logements sociaux par rapport aux résidences principales.
05:19Et elle doit rattraper son retard.
05:21Et elle doit rattraper son retard.
05:22Donc, cette bétonisation qu'on parle, en fait, aujourd'hui, la loi nous impose d'atteindre,
05:30il manque environ, c'est la loi, 650 logements sociaux à Marseillans.
05:37Nous devons donc, et nous avons l'obligation, c'est ce qui a fait notre PLU de 2014,
05:42prévoir un travail sur le tissu urbain de la ville, comment on rénove,
05:50comment on peut transformer certains endroits avec du logement social, mais également avec l'extension.
05:54C'est ce qu'on a décidé en 2014.
05:56Ce que je peux dire, c'est que ce PLU qui a été conforme, enfin, compatible au SCOT, à toutes les lois,
06:04aujourd'hui, il est figé.
06:06Dans le SCOT en révision, qui serait approuvé dans les jours à venir, je l'espère,
06:11dans le SCOT en révision, il n'y aura plus d'extension possible,
06:14des villes, mais de Marseillans aussi, d'extension urbaine sur des zones agricoles et encore moins naturelles,
06:20bien évidemment, et encore moins sur des zones rouges, c'est-à-dire des zones inondables.
06:27Voilà.
06:27Donc, il n'y a pas d'autre urbanisation à venir.
06:30Quand j'entends, bien entendu, des candidats qui disent, nous, on va stopper, on va stopper,
06:34ils ne stopperont rien du tout, c'est déjà stoppé, c'est la loi qui le stoppe.
06:38Donc, par contre, nous avons fait un PLU en 2014,
06:43pardon, un SCOT en 2014, un PLU en 2017,
06:47qui a adapté l'urbanisation de la ville aux exigences de la loi.
06:50Et vous, c'est le plan local d'urbanisme.
06:52Le plan local d'urbanisme, qui décide des secteurs à y organiser ou pas.
06:56Nous l'avons fait en cohérence avec les exigences des différentes lois,
07:02notamment la loi SRU, mais pas que, puisque la loi SRU, c'est le logement social.
07:07Je vous rappelle, 650 logements sont aujourd'hui manquants pour respecter la loi.
07:12On doit le réaliser.
07:14C'est en cours, avec les constructions qui sont aujourd'hui,
07:17que vous pouvez voir, en cours de construction, quasiment finis.
07:20Mais il n'y a pas que ça.
07:21Vous ne pouvez pas juste loger les gens et ne pas penser au développement économique.
07:25C'est essentiel.
07:27Et dans cette urbanisation que l'on fait,
07:29cette urbanisation aujourd'hui que l'on a,
07:32avec les zones d'aménagement concertées, que l'on appelle,
07:34c'est 30% du secteur qui doit être réservé
07:39pour ne pas être imperméabilisé.
07:42Et aujourd'hui, la règle,
07:44quand on met une zone en urbanisation,
07:47avec une zone d'aménagement concertée,
07:49c'est-à-dire répondant à tous les critères,
07:50cela nous permet de réduire les risques
07:54des terrains aujourd'hui qui seraient nus.
07:57Donc on améliore la situation aujourd'hui
08:00en termes d'assainissement collectif,
08:02en termes d'assainissement pluvial.
08:04Voilà donc ce qui est fait.
08:06Donc ça ne peut pas être un sujet polémique,
08:09puisque c'est répondant à la loi.
08:11Ça ne peut pas être un sujet polémique,
08:12puisque aujourd'hui,
08:14il ne peut plus y avoir d'extension d'urbanisation.
08:18Le cadre est figé, pas qu'en Marseillen, partout.
08:23C'est la loi zéro artificialisation nette des sols.
08:28Plus d'artificialisation, plus d'urbanisme en extension.
08:31On travaille sur le milieu urbain,
08:35sur le tissu urbain, pour améliorer cette situation.
08:38En parlant de tissu urbain,
08:40en plein centre-ville, il y a un ancien supermarché,
08:42supermarché champion,
08:44qui est une friche commerciale depuis quelques années.
08:47C'est situé sur l'ancien supermarché du Coeur de Ville,
08:50c'est-à-dire derrière le théâtre en Rémoin,
08:52tous les marseillanais savent de quoi il s'agit.
08:57On se demande qu'est-ce que fait cette friche commerciale au milieu.
09:01Il y a eu plusieurs recours contre un permis de construire.
09:05Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
09:06Peut-on espérer avoir une issue à cette friche commerciale,
09:10qui, on l'est dit quand même un peu, le Coeur de Ville ?
09:14Est-ce que vous pouvez vous expliquer là-dessus ?
09:16Oui, bien sûr, c'est un sujet qui est noté dans l'EPLU,
09:20dans le plan local d'urbanisme.
09:21Il a été défini,
09:22et les acheteurs, les propriétaires, aujourd'hui,
09:26ont présenté un projet de résidence senior,
09:29une résidence adaptée.
09:31Cela a pris un petit peu de retard,
09:33parce que vous le savez, il y a eu la crise,
09:35la guerre en Ukraine,
09:37la crise des matériaux, de l'énergie,
09:39qui a fait que le modèle économique a dû être revu.
09:43Aujourd'hui, nous en sommes à l'acceptation
09:46du permis de construire au modificatif qui a été posé,
09:50des travaux qui vont attaquer et de gestion.
09:53Le permis a été accepté ?
09:54Le permis a été accepté.
09:55Là, on est sur une modification du permis.
09:57Il n'y a pas eu de recours ?
09:58Il n'y a pas eu.
09:59Aujourd'hui, nous n'avons pas de recours
10:01sur cette réalisation,
10:04sur le permis que nous avons accordé.
10:06Il y a une modification qui va rendre,
10:09adapter le projet en termes économiques,
10:13et le propriétaire a trouvé le partenaire
10:16qui va gérer cette résidence senior.
10:20Une résidence senior,
10:21elle se comprend à l'intérieur d'un cœur de ville,
10:24parce que les seniors,
10:25on leur évite de prendre des moyens de locomotion,
10:28voiture, etc.
10:29C'est le plus adapté.
10:31Et comme vous le savez,
10:32nous avons également, sur ce secteur,
10:34créé la maison de santé pluridisciplinaire,
10:37la BSP,
10:38avec une première tranche de travaux qui est terminée.
10:43Quatre cabinets qui sont loués,
10:48à partir du 1er mars,
10:49les médecins y vont.
10:50Et ensuite, il y a la deuxième phase de travaux,
10:53la deuxième tranche,
10:54qui va faire cinq cabinets de plus.
10:58Donc, neuf cabinets de professionnels de la santé.
11:01Qui pourront répondre un peu plus
11:02à notre troisième âge
11:03et aux populations qui nécessitent des docteurs.
11:08Vous n'êtes pas au troisième âge,
11:09monsieur de Nessem.
11:10Je ne suis pas, je ne suis pas au mage.
11:12Bien jeune encore,
11:12mais pas loin, mais pas encore.
11:14Donc, plus sérieusement.
11:16Oui, en fait, ce qui compte,
11:17c'est de travailler avec les professionnels de santé.
11:20C'est ce que nous faisons.
11:21Un maire tout seul,
11:22quelle que soit la commune,
11:24à part si le médecin.
11:26Mais je ne pense pas qu'il y ait des candidats médecins
11:27aujourd'hui.
11:28Pas à Marseillans.
11:29Pas à notre connaissance à Marseillans.
11:32Il est important de travailler.
11:33Ce projet, il a été monté,
11:35travaillé avec les pharmaciens,
11:37avec les infirmières, les infirmiers,
11:40avec les médecins.
11:41Et c'est eux qui sont capables
11:43de faire venir,
11:44parce qu'il y aura un parcours de santé,
11:47une sécurisation
11:48au travers de ces professionnels.
11:50Et c'est eux qui attirent des médecins,
11:53qui attirent des professionnels de santé
11:54pour qu'on ait à Marseillans,
11:57avec les autres cabinets qui existent,
11:58sur Marseillans-Blage
11:59ou sur Marseillans-Ville,
12:00un niveau d'équipement
12:04à un professionnel de santé
12:05qui soit confermé à ceux que l'on attend.
12:07Et ce n'est pas nier les problèmes
12:10qui existent partout en France,
12:11mais c'est les solutions
12:12qui nous ont assablé les plus adaptées
12:14pour répondre à cette demande
12:16essentielle de santé.
12:17Les problèmes qu'on rencontre en France,
12:19on les rencontre aussi ici,
12:21puisqu'on parle beaucoup de la dette communale.
12:23On parle de la dette en France,
12:24il y a aussi une dette communale
12:25qui est un sujet central de cette campagne
12:29et sur laquelle vous êtes beaucoup attaqués.
12:32Qu'en est-il ?
12:33On rapporte par rapport au nombre d'habitants,
12:35par rapport au truc,
12:36on a une spécificité touristique à Marseillans,
12:40c'est-à-dire nous sommes une station touristique,
12:42et donc on doit mesurer la dette
12:43en fonction du nombre d'habitants
12:45ou du nombre de contribuables.
12:46Expliquez-nous,
12:47parce que personne ne comprend très très bien
12:49cette dette par habitant
12:51qui paraît élevée sur le papier
12:53et qui n'est peut-être pas autant
12:54qu'il n'y paraît.
12:57Les finances, c'est le nerf de la guerre,
13:00c'est ce qui nous permet de réaliser
13:01le programme et les engagements que l'on prend.
13:03Je tiens juste à rappeler,
13:05je suis, vous l'avez dit,
13:08élu depuis maire depuis 2008.
13:10En 2008, quand j'ai sorti
13:12les premiers projets de restructuration,
13:15de requalification de Marseille-en-Plage,
13:16mon opposition,
13:18que je retrouve encore aujourd'hui,
13:19dans les candidats,
13:21a dit, vous allez ruiner notre commune.
13:23En 2008, nous avons fait
13:25un gros programme
13:26de requalification de Marseille-en-Plage,
13:29qui a un succès
13:29que personne ne peut dénoncer aujourd'hui,
13:33puisqu'il nous a permis
13:34de doubler la fréquentation touristique.
13:37Donc, les réalisations,
13:38cette requalification,
13:39on demandait des moyens financiers importants.
13:41On a donc emprunté,
13:43on a emprunté pour améliorer,
13:46améliorer notre patrimoine,
13:48enrichir la ville,
13:49enrichir, valoriser l'immobilier,
13:52valoriser les commerces,
13:53valoriser les hébergeurs.
13:55C'est ce qui fait la notoriété
13:56aujourd'hui de Marseille-en-Plage.
13:58En 2014, c'était le deuxième mandat,
14:01nous avons fait des travaux
14:03de requalification du port de Marseille-en-Plage.
14:07Après Marseille-en-Plage,
14:09Marseille-en-Plage,
14:10à destination des touristes,
14:12mais à destination de la population.
14:14Marseille-en-Plage,
14:15on s'est retrouvé,
14:16je suis marseillanais,
14:17d'origine, de naissance,
14:19on s'est retrouvé
14:20dans notre station de l'époque,
14:22cette station incréable,
14:23Marseille-en-Plage,
14:24les travaux du port,
14:25à lever les voitures,
14:27rendre nos zones plus paisibles,
14:29harmonieuses.
14:31C'est ce qui a été recherché.
14:33Et là aussi, on m'a dit,
14:34avec les finances,
14:35mais vous engagez trop d'argent.
14:37Résultat, c'est une réussite.
14:40Personne ne peut le nier là aussi.
14:42Et j'avais les mêmes critiques.
14:43Vous allez ruiner la commune.
14:45Vous empruntez.
14:46Alors justement,
14:47est-ce que la commune est en dédée ?
14:49Et donc, je finis par 2020,
14:51on a fait le gros programme
14:52d'équipement sportif,
14:54que ce soit pour la pétanque,
14:55pour la lyonnaise,
14:56pour le padel,
14:57pour le complexe sportif,
14:59du foot, du rugby,
15:00du gymnase,
15:011 500 personnes
15:02qui fréquentent cet établissement
15:04par semaine.
15:05C'est énorme.
15:06Et là, on m'a dit,
15:07vous dépensez trop.
15:08Non.
15:09Alors, soyons sérieux,
15:11les finances,
15:12il faut savoir les maîtriser.
15:14Une dette,
15:15ce n'est pas une maladie.
15:17La dette,
15:18c'est ce que l'on doit
15:19sur les emprunts
15:20que l'on a réalisés.
15:22Aujourd'hui,
15:23quand vous réalisez des emprunts,
15:24même à titre personnel,
15:26c'est pour acheter une maison,
15:28c'est du bien immobilier.
15:30Ce que nous avons fait,
15:31ça vous enrichit.
15:32On prête qu'aux riches.
15:34Alors déjà,
15:34si on a beaucoup d'emprunts,
15:35c'est qu'on a eu la confiance
15:37des financeurs.
15:39Et parce que nos investissements
15:40ont été valorisants,
15:42il faut reprendre
15:43puisque c'est évidemment
15:44ce que j'entends depuis 2008.
15:47Les finances sont saines
15:49dans la commune.
15:50Elles sont saines
15:50parce que nous avons
15:51des taux de fiscalité
15:52qui sont parmi les plus bas
15:54de l'agglomération.
15:55Il faut comparer
15:56ce qui est comparable.
15:57On est dans les trois villes
15:59qui ont les taux de taxes financières
16:02les plus bas.
16:03Et si on le rapporte
16:04à la population,
16:04évidemment,
16:06soyons sérieux,
16:06là aussi,
16:08comment voulez-vous
16:08rapporter le capital restant
16:11du la dette de la ville
16:12au nombre d'habitants,
16:15c'est-à-dire 8 000 habitants,
16:17alors qu'en fait,
16:18nous avons 25 km²,
16:20une station,
16:21une ville traditionnelle
16:22qui accueille chaque année
16:2460 000 personnes.
16:26Il faut avoir
16:26les investissements
16:27qui correspondent
16:28à une population
16:29de 60 000 personnes
16:31qui payent
16:32leurs taxes foncières,
16:35qui payent
16:36pour les résidents secondaires.
16:37une taxe d'habitation ?
16:39Vous avez plus de contribuables
16:40que d'habitants.
16:41On a plus de contribuables
16:42que d'habitants.
16:43Divisons par le nombre
16:44de contribuables
16:45et on verra
16:46que l'on se situe
16:47dans les villes touristiques,
16:49évidemment,
16:50telles qu'on les connaît
16:51sur le don littoraux français.
16:53Puisqu'on parle de tourisme,
16:54il y a aussi une taxe
16:55qui fâche
16:56et qui a fâché récemment.
16:57Ce n'est pas une taxe
16:58que vous avez inventée,
16:59c'est une taxe
17:00qui existe dans...
17:01Enfin,
17:02qui a été autorisée
17:03dans beaucoup
17:03de stations touristiques
17:04pour jubuler
17:06le manque
17:06de résidences permanentes
17:08pour les permanents.
17:09Et vous aviez
17:10la possibilité
17:11d'augmenter,
17:12d'appliquer une surtaxe
17:14sur les résidences secondaires
17:15qui variaient
17:16entre 15 et 60 %.
17:18Vous avez choisi,
17:19comme beaucoup d'autres
17:20communes touristiques,
17:21de l'appliquer à 60 %.
17:22Ça crée quand même
17:24des dissensions,
17:25des gens
17:25qui ne s'y attendaient pas.
17:27Qu'est-ce que vous avez
17:28à leur répondre ?
17:30Est-ce que...
17:31Je crois que vous avez
17:32engagé une petite baisse
17:33cette année ?
17:33Une petite...
17:35Baisse de cette surtaxe
17:36d'habitation
17:37à raison de 2 % par an
17:39pendant les 5 prochaines années ?
17:40La taxe d'habitation
17:41sur les résidences secondaires
17:42aurait été...
17:43Nous avons voté
17:44une majoration
17:44de 60 %.
17:45Pourquoi ?
17:46Parce que nous sommes
17:47ce qu'on appelle
17:47déclarés par l'État
17:48en zone tendue.
17:50Un certain nombre
17:50de villes en France
17:52sont en zone tendue.
17:53Ça veut dire quoi ?
17:55Ça veut dire qu'aujourd'hui,
17:56la demande d'un logement
17:57est plus importante,
17:59très importante
18:00par rapport à l'offre,
18:02ce qui fait monter les prix.
18:03Le gouvernement a pris la décision
18:05de proposer aux communes,
18:08en zone tendue,
18:09d'augmenter,
18:09de faire une majoration
18:11sur la taxe d'habitation.
18:12Pourquoi pas ?
18:14Cette augmentation,
18:16cette majoration,
18:17c'est pour inciter
18:18les personnes
18:20qui ont des résidences secondaires
18:21à permettre une location
18:23à l'année.
18:24très sincèrement,
18:26aujourd'hui,
18:27si nous ne l'avions pas fait,
18:29que se passerait-il ?
18:30Nous sommes carencés,
18:31c'est-à-dire que nous n'avons pas
18:32le nombre de logements sociaux
18:34correspondants.
18:35On a 10-12 %
18:36de logements sociaux aujourd'hui.
18:39On attend les derniers chiffres
18:40de fin 2025.
18:42Aujourd'hui,
18:43l'État nous facture,
18:46nous fait payer
18:46le manque de logements sociaux
18:49et nous pénalise,
18:50comme toutes les communes
18:51qui ne respectent pas
18:52la loi SRU.
18:53Et ce coût-là,
18:54il peut être multiplié
18:55par 5.
18:57Aujourd'hui,
18:58il est multiplié par 1.
18:59Il peut être multiplié par 5
19:00si on n'engage pas
19:01ce que l'État
19:02nous propose de faire.
19:03C'est pour ça que
19:04toutes les communes du littoral,
19:06pratiquement,
19:07allez,
19:0790-90 %,
19:09qui sont en zone tendue,
19:11ont fait cette majoration
19:12de 60 %.
19:13Je comprends.
19:15Et vous pensez
19:16que ça permettra
19:16de mettre quelques appartements
19:18sur le marché local ?
19:19Juste maintenant.
19:20C'est la raison pour laquelle
19:21j'ai saisi le président
19:22de l'Association des maires de France,
19:24David Lissnard,
19:26pour dire,
19:26ainsi que le député,
19:28j'en ai parlé au sénateur,
19:29pour leur dire
19:30que ce n'est pas adapté
19:31aux stations touristiques.
19:35Pourquoi ?
19:35Parce que,
19:36notamment à Marseille,
19:38les habitats que nous avons
19:39sont des habitats
19:40qui ne sont pas isolés.
19:42D'ailleurs, on le voit,
19:43ils ont des classements
19:44plutôt bas pour certains.
19:46Il fallait le faire
19:48pour les nouvelles constructions.
19:49Que tout ce qu'on engage maintenant
19:50serve aux habitants
19:52qui veulent venir sur la ville
19:54de manière pérenne,
19:56c'est-à-dire à l'année.
19:57Donc, on espère
19:58une modification de la loi.
19:59Dernier sujet là-dessus,
20:02si vous me le permettez.
20:04Mais alors,
20:04ça voudrait dire
20:05que si jamais
20:05on n'a plus cette majoration,
20:08quelle incidence pour la ville ?
20:09La ville incidence,
20:10elle est simple.
20:11Rappelez-vous,
20:12quand le gouvernement
20:13décide
20:14de ne plus d'annuler,
20:16de faire disparaître
20:17la taxe d'habitation,
20:19en fait,
20:20pas d'incidence pour les villes,
20:21parce que quand l'État
20:22supprime une ressource
20:24d'une ville,
20:26il la compense.
20:27Donc, demain,
20:29nous souhaitons
20:29que cette taxe soit revue
20:31et que l'État
20:32la compense
20:33aux villes
20:33pour pouvoir permettre
20:34les réalisations
20:36de logements
20:37qui sont demandés
20:38par nos populations.
20:40Voilà,
20:40c'est quelque chose
20:41de bon sens
20:42et je comprends
20:42les gens qui sont étonnés.
20:44Et vous l'avez dit,
20:44nous avons engagé
20:45depuis 2025
20:46une baisse régulière
20:48de 2%
20:49sur la taxe foncière,
20:502% par an
20:51sur la taxe d'habitation
20:53et par mois de conséquence
20:54sur les 60%
20:55qui sont réduits
20:56mécaniquement.
20:57Ça fait 2 plus 2 plus 2,
20:59ça fait 6%.
20:59Chaque année,
21:00on est sur la deuxième année,
21:01ça fait 12%.
21:02Je me suis engagé
21:03à le faire pendant 5 ans.
21:05Si je suis élu,
21:063 ans de plus.
21:07Très récemment,
21:08vous avez choisi,
21:09avec l'aide
21:10de beaucoup
21:11de professionnels
21:13du tourisme de loisirs,
21:15de quitter
21:19l'office intercommunal
21:20du tourisme
21:21pour créer
21:22un office municipal.
21:23Pouvez-vous nous donner
21:24les raisons essentielles ?
21:25Est-ce que c'est
21:26un projet touristique
21:28qui va permettre
21:30à la station
21:30de mieux être connue,
21:34mieux être développée ?
21:35Oui, alors la décision
21:37de reprendre un petit peu
21:39notre autonomie,
21:40notre souveraineté,
21:42le mot à la mode
21:42pour le développement
21:44touristique par rapport
21:46à l'office de tourisme
21:47intercommunal
21:48de l'agglomération.
21:49C'est qu'au bout
21:49de 3 ans,
21:50on s'est aperçu,
21:50les professionnels
21:51du tourisme de Marseillans
21:53nous ont dit
21:54que ça ne répond pas
21:54à nos espérances.
21:56Est-ce qu'on peut reprendre
21:57cet office de tourisme
22:00pour l'adapter
22:01à la marque ?
22:03Marseillans est une marque,
22:04Marseillans Blach
22:05est une marque.
22:06On l'a sur tous
22:06les réseaux sociaux,
22:08sur Internet,
22:09c'est clairement prouvé.
22:12Donc ils nous ont demandé
22:13cela.
22:14on l'a validé
22:15en discussion
22:16avec le président
22:18de l'agglomération.
22:19Nous avons accepté
22:21avec le conseil
22:23communautaire
22:25avec le conseil municipal
22:26de reprendre
22:26notre office de tourisme.
22:28Cela va nous permettre
22:29d'établir
22:31une politique
22:32de promotion touristique,
22:34d'accueil,
22:35d'événements
22:36propres à Marseille
22:38en plage
22:39Marseille en plage
22:40et d'avoir
22:41du partenariat
22:43avec l'office de tourisme
22:44intercommunal de Sète,
22:46Arche-Pêle-de-Taux,
22:47mais également
22:48avec l'arrière-pays.
22:50Aujourd'hui,
22:51le tourisme
22:51quatre saisons,
22:52il ne peut pas se faire
22:53qu'avec la plage.
22:54Le tourisme
22:55quatre saisons,
22:56il se fait
22:56avec un périmètre
22:57plus grand
22:57et avec l'arrière-pays
22:59auquel nous sommes
23:00très attachés
23:01parce que cet arrière-pays,
23:03il est très intéressant
23:04sur les autres saisons
23:06d'été,
23:08c'est-à-dire
23:08le printemps,
23:09peut-être l'automne,
23:10peut-être l'hiver.
23:11Il y a des éléments
23:12à développer,
23:13un non-tourisme notamment.
23:15Vous savez qu'aujourd'hui,
23:16c'est ce qu'on recherche
23:17et puis ce que nous avons
23:20en espace naturel.
23:21Ces espaces naturels,
23:23on les retrouve l'hiver,
23:24on les retrouve en automne.
23:26C'est à ce moment-là
23:27que l'on peut montrer
23:28un petit peu la richesse
23:29d'un site Natura 2000,
23:30l'un des plus grands
23:31avec l'étang de taux,
23:32avec du patrimoine
23:34dans l'arrière-pays.
23:35Venez loger chez nous,
23:36venez participer
23:37à la vie économique
23:38de Marseille,
23:39Marseille en plage,
23:40ville touristique
23:41qui sait accueillir
23:42parce que c'est son ADN,
23:44première station
23:45de Méditerranée
23:46en 1947
23:47à avoir été créée.
23:49On a un recul
23:51et une compétence
23:52et une expertise
23:53qui est forte
23:54et qui doit nous permettre
23:55de développer
23:56ces activités économiques
23:57qui rejaillissent
23:59sur tous les autres secteurs,
24:00sur le commerce,
24:01sur l'artisanat,
24:02sur les travaux.
24:03On embellit notre ville,
24:04les particuliers
24:05embellissent
24:06leur logement,
24:08leur appartement,
24:08leur maison.
24:09On travaille tous ensemble
24:11dans le même but,
24:12avoir une qualité de vie
24:14pour les Marseillanais
24:16qui sont là
24:17à l'année
24:17et permettre
24:19d'accueillir
24:20de nombreux touristes
24:21qui nous font
24:23avoir une économie
24:25touristique
24:26importante
24:26pour notre ville.
24:28Dernière question,
24:29puisque je sais
24:30que vous allez présenter
24:31votre projet
24:32et la liste
24:33plus complète.
24:34La liste a déjà été présentée,
24:35mais des éléments
24:36de votre projet
24:38le 19 février
24:40à la salle Arnault.
24:44Peut-être
24:44pourriez-vous nous faire
24:45quelques confidences
24:46sur trois ou quatre
24:47grands projets
24:47qui vont faire partie
24:48des priorités
24:49de ce quatrième mandat
24:51que vous soumettez
24:52à la population.
24:53Oui,
24:53je vous invite donc
24:54le 19 février
24:55à la salle polyvalente
24:56Paul Arnault
24:57en face à la promenade
24:59en boulevard Victor Hugo
25:01où nous allons présenter
25:02notre programme
25:04dans ces grandes lignes.
25:06Allez,
25:07trois points.
25:07Trois points
25:08en avant-première.
25:09Allez,
25:09alors en avant-première,
25:10je ne veux pas
25:11tout dévoiler,
25:12mais vous avez dû
25:15vous-même
25:15les comprendre.
25:16Quand on a une liste
25:17qui s'appelle
25:18Marseillans,
25:19notre art de vivre,
25:20vous comprenez bien
25:21quelles seront nos priorités.
25:22notre art de vivre,
25:24c'est le plaisir
25:25de vivre dans la ville
25:26en étant résilient
25:27par rapport
25:28au changement climatique,
25:29c'est-à-dire
25:30en ayant des espaces
25:31de rencontres
25:32ombragés
25:33avec de la végétalisation
25:35dans la ville,
25:36arborés.
25:38Ces espaces de rencontres
25:39sont pour nous
25:39très importants
25:40et permettent
25:40de lutter
25:41contre ce changement climatique
25:43qui est malheureusement
25:45impactant
25:46chez nous.
25:47Il y a aussi
25:48un élément important,
25:49nous avons un patrimoine,
25:50je vous en ai parlé,
25:51au-delà évidemment
25:53du canal du Midi
25:53et de la pointe
25:55des Ombous,
25:55nous avons une église
25:57Saint-Jean-Baptiste,
26:00pas terminée
26:01en rénovation,
26:02nous avons un théâtre
26:03Henri-Mourin
26:04qui mérite
26:05d'être regardé
26:07et améliorée
26:08dans sa capacité d'accueil,
26:10dans sa mise à valeur.
26:11Nous avons une salle
26:12polyvalente
26:12où on en présenterait
26:13notre programme
26:14qui peut-être
26:16devra être
26:17un petit peu
26:19aménagée
26:20pour l'isolation thermique,
26:22l'isolation phonique.
26:23Voilà,
26:23je vous parle
26:24de ce que nous avons
26:26aujourd'hui
26:26entretenir notre patrimoine,
26:29le rendre plus accessible,
26:30plus confortable
26:31pour les Marseillanaises
26:32et pour les Marseillanais.
26:33dans les bâtiments,
26:35dans notre patrimoine,
26:36cette mise en valeur,
26:37nos traditions,
26:39conchiculture,
26:40on en a parlé,
26:40la viticulture,
26:41nos vignerons,
26:43nos domaines,
26:44tout cela,
26:45ça fait partie
26:45du plaisir de vivre
26:46et ces espaces
26:47de convivialité,
26:49ces moments
26:49de convivialité,
26:50on les a toute l'année,
26:52vous avez vu le succès
26:53à Noël,
26:54avec ces chalets de Noël,
26:55ces événements
26:56où les petits
26:57avaient les yeux
26:58qui brillaient,
26:59les parents,
26:59les grands-parents,
27:00tout le monde
27:00était content,
27:01c'est des plaisirs simples
27:02et ce sont des plaisirs
27:04qui aujourd'hui
27:05font la qualité de vie
27:06à Marseillans
27:06et c'est ça,
27:07notre art de vivre
27:08Marseillanais.
27:09Écoutez,
27:10M. Michel,
27:11je vous remercie
27:11d'avoir répondu
27:13à toutes ces questions
27:14et puis on va inviter
27:15la population
27:16à vous rejoindre
27:17le 19 février
27:18à la salle Polarno
27:19pour essayer d'en savoir plus
27:21sur les autres points
27:22du programme.
27:23Merci à vous.
27:24Merci à vous.
27:25Merci à vous.
27:27Sous-titrage Société Radio-Canada