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  • il y a 7 mois
À MARSEILLAN, UNE DÉCENNIE DE BIOHUT : LE PORT, SANCTUAIRE DE LA VIE MARINE

Il y a dix ans, le port de Marseillan-plage devenait pionnier en France en accueillant sous ses pontons les premiers Biohut. Ces habitats artificiels, conçus par la société montpelliéraine Ecocean, consistent en des cages métalliques remplies de coquilles d’huîtres. Leur mission ?
Offrir un refuge crucial aux juvéniles de poissons et aux invertébrés marins dans un milieu portuaire traditionnellement pauvre en biodiversité.
Une aventure innovante, comme le rappelle Yves Michel, le maire de la commune : « En 2014, Marseillan a connu Biohut par mon adjoint au port qui m’a parlé de ce projet qui serait très innovant parce qu’il n’existait pas encore en France. »

Aujourd’hui, le dispositif s’est pérennisé et enrichi. De nouvelles structures viennent d’être installées, modernisant ce sanctuaire sous-marin. Les résultats sont là. « Nous avons retrouvé des espèces assez extraordinaires, très emblématiques de la ville comme le crabe par exemple mais également des oursins, des crevettes. Nous avons du poisson évidemment, du sar, du loup, de la dorade, du mérou », détaille avec satisfaction l’élu. Ce succès est scrupuleusement suivi : « Dans les conventions que nous avons, renouvelables chaque 4 ans, nous avons des plongeurs biologistes marins qui, 2 fois par an, viennent et nous font des retours sur tout ce qu’ils peuvent observer. »

Au-delà de la protection écologique, le projet porte une ambition pédagogique forte, notamment auprès des jeunes générations. « Les enfants ont été associés dès le départ à notre engagement, à cette expérimentation », souligne le maire. Des jeux éducatifs ont été mis en place, comme celui sur l’hippocampe, « une espèce emblématique de l’étang de Thau », ou « Fish Warriors », qui plonge les enfants dans la peau d’un poisson confronté aux pressions de son environnement. « Quand j’ai découvert le jeu, ça m’a permis de pouvoir découvrir des choses que je ne savais pas forcément. Je pense que pour les enfants, c’est bien de pouvoir se sensibiliser à ce domaine-là », confie Yves Michel.

Dix ans après son lancement, l’aventure Biohut incarne ainsi une conciliation réussie entre l’activité nautique dynamique de Marseillan et la nécessaire préservation de son patrimoine marin. Elle démontre qu’un port de plaisance peut aussi être un acteur clé de la restauration écologique, semant les graines d’une conscience environnementale pour l’avenir. « Je crois que nous pouvons arriver à avoir demain un monde et un territoire qui soient respectueux de l’environnement et des activités que nous devons maintenir sur notre territoire », conclut avec espoir le premier magistrat.

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Transcription
00:00Le port de Marseille-en-Ville a été créé avec le canal du Midi sur son débouché dans l'étang de Thau.
00:15La ville de Marseille-en-Ville a été orientée sur la viticulture, les activités de petites pêches
00:20et les activités de culture marine, huîtres et moules de la lagune de Thau.
00:24Le port de Marseille-en-Plage s'est créé bien plus tard.
00:28Il s'est créé en 1970 et cela a permis de faire un lien entre l'étang de Thau et la mer Méditerranée.
00:36En 2014, Marseille-en-Ville a connu Biohut et notamment par mon adjoint au port
00:42qui m'a parlé de ce projet qui serait très innovant parce qu'il n'existait pas encore en France.
00:48Le projet Biohut, c'est pratiquement une centaine de cages en fer à l'intérieur des coquilles d'huîtres
00:57qui ont été placées à des endroits évidemment stratégiques.
01:02C'est avant tout une zone de protection artificielle à l'intérieur des ports pour tous les juvéniles
01:09dont nous avons retrouvé des espèces assez extraordinaires, très emblématiques de la ville
01:13comme le crabe par exemple, mais également des oursins, des crevettes.
01:18Nous avons du poisson évidemment, du sard, du loup, de la dorade, du mérou.
01:23Dans les conventions que nous avons, renouvelables chaque 4 ans,
01:28nous avons des plongeurs biologistes marins qui, deux fois par an, viennent
01:33et nous font des retours sur tout ce qu'ils peuvent observer
01:37et qui nous permettent de diffuser ces informations à toute la population de la ville bien sûr,
01:44du port, mais également dans un aspect pédagogique pour les enfants de la ville.
01:48Aujourd'hui, nous avons observé la réaction des enfants sur trois jeux qui ont été mis en place,
01:54sur trois thématiques différentes.
01:56Une sur l'habitat, l'espèce emblématique de l'étang de taux, c'est l'hippocampe.
02:01Dans l'hippocampe, on le retrouve dans les herbiers.
02:03L'autre jeu que nous avons, c'est Fish Warriors, où les enfants représentent un boisson
02:09et on voit un petit peu l'environnement dans lequel il vit, comment il peut réagir,
02:13comment il est soumis à une pression très forte, que ce soit avec des prédateurs,
02:17avec de la pollution, avec tout un tas d'éléments qui font qu'il y a une grosse perte dans la ressource aniotique.
02:24Quand j'ai découvert le jeu, ça m'a permis de pouvoir découvrir des choses que je ne savais pas forcément.
02:31Je pense que pour les enfants, c'est bien de pouvoir se sensibiliser à ce domaine-là.
02:38Les enfants ont été associés dès le départ à notre engagement, à cette expérimentation que nous avons mise en place.
02:46Et je crois que nous pouvons arriver à avoir demain un monde et un territoire qui soient respectueux
02:51et de l'environnement et des activités que nous devons maintenir sur notre territoire.
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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