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00:00C'est l'heure du magazine politique sans générique cette fois.
00:18Délivrer des débats sur le budget 2027, les partis politiques se concentrent sur la présidentielle désormais.
00:23Les candidats se ramassent à l'appel. Marine Tondelier pour les écolos, François Ruffin pour les écolos aussi, mais gauche radicale, David Lissnard, le maire de Cannes chez les Républicains.
00:37Et ce matin, Jérôme Gage au Parti Socialiste, méfiant d'un PS qui pourrait être attiré par les idées de Jean-Luc Mélenchon.
00:46Il espère faire échouer une primaire voulue, souhaitée par Ruffin et compagnie.
00:52Quant à Marine Le Pen, son sort reste suspendu à la décision des juges.
00:57La droite, elle, est empêtrée dans sa guerre des chefs.
01:00Et puis, on parlera de la pression sur Jack Lang qui s'intensifie.
01:03L'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand est sommé de démissionner de l'Institut du Monde Arabe
01:08après les révélations de son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
01:14On en parle avec nos éditorialistes Valérie Lecable, LeJournal.info.
01:17Bonsoir à vous, merci d'être là.
01:19Michel Cotta, bonsoir à vous, éditorialiste à Paris Match.
01:24Et vous êtes aussi documentariste, écrivain.
01:27Voilà.
01:28Et Henri Vernet, éditorialiste à France TV.
01:32Merci d'être avec nous.
01:33Et Brice Socol, vous êtes politologue.
01:36Merci d'être aussi à nos côtés.
01:39Alors, il ne pense qu'à ça, la présidentielle, avec un argument,
01:42être le seul à pouvoir être une alternative au Rassemblement National.
01:46Ce matin, Jérôme Guège, spécialiste des questions sociales OPS, s'est lancé dans le grand bain.
01:52On l'écoute.
01:54Je suis aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle pour porter la voix d'une gauche républicaine,
02:01la voix d'une gauche européenne, la voix d'une gauche universaliste, laïque, d'une gauche sociale, écologiste.
02:07C'est la majorité du peuple de gauche qui partage cette orientation.
02:12Et c'est aussi, et c'est extrêmement important,
02:16ce qui ne nous permettra pas uniquement de témoigner en 2027.
02:20Parce que c'est une voix qui est respectée au-delà de la gauche.
02:23Et moi, je ne me résous pas à la victoire annoncée du Rassemblement National.
02:27Je souhaite qu'un candidat de gauche porteur de ses valeurs et de cette orientation
02:30soit présent au deuxième tour et puisse séduire au-delà des rangs de la gauche.
02:35Voilà, donc l'espace semble quand même assez saturé.
02:39Et on n'est qu'à un an et quelques mois de la présidentielle.
02:44Alors, dans tous les partis, excepté le Rassemblement National,
02:47qui aura soit Bardella ou Marine Le Pen, et Jean-Luc Mélenchon à LFI.
02:51Pour le reste, c'est l'inflation des candidatures.
02:54D'autant qu'au PS, on attend pour l'instant la décision d'Olivier Faure, le premier secrétaire du parti.
03:01Pourquoi, dans le fond, Jérôme Guetsch lance comme ça, à fleur au fusil ?
03:06Est-ce que c'est une façon de vouloir tuer l'effet primaire, la primaire en tout cas ?
03:10Des autres primaires de cette gauche, avec Tondelier, Crélémentinotin, Ruffin, etc.
03:16Très rapidement, à gauche, il y a trois piliers.
03:20Il y a Jean-Luc Mélenchon, qui est tout seul.
03:23Il y a ce qu'on appelle la petite primaire de la gauche,
03:25qui est menée par Olivier Faure avec Marine Tondelier, François Ruffin et les autres.
03:29Et il y a le clan social-démocrate, composé de Raphaël Glucksmann, François Hollande et Bernard Cazeneuve.
03:38Le problème, c'est que ces trois-là ne se sont pas déclarés encore.
03:41C'est-à-dire qu'ils sont là, ils reniflent, ils regardent.
03:43Raphaël Glucksmann est sondé, mais personne ne s'est déclaré.
03:46Et il ne vous a pas échappé que la petite primaire avance.
03:49Ils ont dit, le 11 octobre, on fera le scrutin pour choisir le candidat.
03:53Donc, Jérôme Gage, qui est de l'autorité publique proche de Raphaël Glucksmann,
03:58il est toujours à tous ses meetings, tous ses rendez-vous, etc.
04:01Lui, il dit, moi, je vais me déclarer parce qu'on ne va pas laisser les autres avancer
04:05et nous, rester sur place, en fait.
04:08Puisque c'est dans l'esprit des uns et des autres, mais personne ne s'est encore lancé.
04:13Donc, d'abord, je pense que ça l'amuse.
04:16Mais si son copain est Glucksmann, alors...
04:18Oui, mais le problème de Raphaël Glucksmann, c'est que, un, il ne se décide pas encore
04:23parce qu'il attend de voir les sondages et que tout le monde attend de voir les sondages.
04:28Deux, il avait promis une plateforme programmatique qu'on devait voir en juin dernier
04:33et qu'on attend toujours.
04:35Donc, Jérôme Gage, qui a dit qu'il allait faire une plateforme programmatique,
04:39il va essayer de le faire avec son ami.
04:41Donc, Michel, c'est de la stratégie, effectivement, tout ça ?
04:44Ou c'est de l'enflure personnelle ?
04:47Deux choses.
04:48D'abord, la victoire d'Emmanuel Macron a montré qu'à 38 ans,
04:54puisqu'il avait 38 ans à l'époque, sans avoir exercé jamais aucun mandat...
04:58Ils sont vraiment en partie.
04:59...on pouvait être, non seulement être candidat, mais gagner.
05:02Pendant que les autres s'empêtraient, d'ailleurs, entre nous, dans la primaire.
05:05Enfin bon, donc ça, c'est l'exemple.
05:06Et puis, maintenant, alors, le candidat de mouvement national,
05:13qui sera sûrement bardé là, d'après ce qu'on peut le voir.
05:19Alors lui, pour le coup, il a moins de 30 ans.
05:23Donc, bon, voilà, tout est permis, parce qu'au fond, les plus jeunes y vont, pourquoi pas nous ?
05:27Et puis, le deuxième point, je crois que Jérôme Gage, ce sur quoi il veut capitaliser,
05:31et je ne suis pas sûr qu'on puisse capitaliser là-dessus,
05:34c'est sur l'alliance objective entre Olivier Faure et le Premier ministre
05:41pour arracher un budget, entre guillemets, plus social-démocrate qu'avant.
05:48Donc, il y a l'insécité où la...
05:51Pour le budget prochain, vous voulez dire.
05:52Oui, il y a l'envie de faire renaître une sociale-démocratie.
05:57Le seul problème est que la sociale-démocratie partout en Europe est plutôt en difficulté.
06:02Donc, on voit bien que, puisque le chef de file ne se déclare pas,
06:09en l'occurrence Glucksmann, on voit très bien pourquoi Jérôme Gage,
06:13qui a participé activement aux négociations entre le Parti socialiste et le Premier ministre
06:19pour ce budget, a avancé sa candidature.
06:22De toute façon, il n'y a que ceux qui n'ont rien à perdre,
06:28qui risquent quelque chose, parce que tout est possible dans les mois qui viennent.
06:32Donc, il peut aussi retirer sa candidature et aussi accepter une primaire.
06:35Parce que, Valéry le disait, Stéphane et Henri,
06:41il y a aussi la candidature potentielle de François Hollande,
06:44qui, lui, on sent bien qu'il a envie d'y retourner,
06:48qu'il a envie de réparer sa blessure narcissique
06:53sur le fait qu'il n'a pas voulu se représenter
06:56à cause, justement, d'Emmanuel Macron.
07:01Donc là, c'est cette inflation.
07:02Oui, tout le monde veut monter sur le manège.
07:04Et, in fine, on va se retrouver, je crois que c'est l'hémicycle
07:06qui avait fait le compte déjà des candidats, 37.
07:09On va avoir, quoi, 45 candidats ?
07:14En comptant les petits qui vont toujours venir,
07:18lutte ouvrière, etc.
07:20Oui, mais ça, ce sont les habituels.
07:22Ils nous suspectent qu'on a à chaque grand scrutin.
07:26D'ailleurs, je fais juste une petite parenthèse.
07:28La Montgolfière est chargée, là.
07:29Mais, justement, non, mais ces candidats, tu as vraiment d'extrême-extrême-gauche.
07:34C'est vraiment spécifique à la France.
07:36Et on les a à chaque fois.
07:37Et c'est quand même quelque chose d'assez étonnant.
07:39Je pense que dans 50 ans ou 100 ans,
07:40quand on se penchera quand même sur la Ve République,
07:43cette présence régulière...
07:44Je fais juste cette parenthèse.
07:45Vous l'avez évoqué, les candidats trotskistes habituels.
07:47On en a toujours, non pas seulement un,
07:49mais on en a toujours deux ou trois, en gros.
07:51Et ça, c'est vraiment le cas français typique
07:53qui ébahit un peu tout le monde,
07:54même si, en effet, leur score cumulé dépasse
07:56ces derniers scrutins, en tout cas,
07:58rarement deux ou trois pourcents.
07:59Mais bon, ça, mis de côté, c'est vrai.
08:01Vous avez raison de souligner l'inflation annoncée de candidatures.
08:04Attention, la présidentielle, c'est un marathon.
08:06Il y a le tour de piste finale entre les deux tours.
08:09Mais sinon, c'est un marathon
08:10et qui passe notamment par obtenir les fameux parrainages,
08:15qui sont quand même une course, là aussi, assez importante,
08:19qui se prépare bien à l'avance.
08:20Rappelons-nous, puisque vous citiez la primaire,
08:23vous faisiez allusion à la dernière primaire en 2022,
08:25la primaire populaire qui avait fait sortir
08:28une candidature de Christiane Taubira
08:30et qui, finalement, avait jeté l'éponge,
08:32tout simplement parce qu'elle n'avait pas obtenu
08:35les 500 parrainages nécessaires.
08:37Donc là, oui, il y a inflation aujourd'hui,
08:40à gauche comme à droite et au centre.
08:43Et surtout, inflation est, comment dire,
08:45dans une espèce de poteau noir total,
08:47parce qu'en réalité, aucune figure ne ressort.
08:49Et là, si on a un Jérôme Guège ce matin
08:52qui se lance en effet, alors vous disiez le grand bain,
08:55non, pour moi, c'est le petit bain.
08:56Là, pour l'instant, on est dans le petit bain.
08:57Il y a beaucoup de monde dans le bassin,
08:59mais peu de têtes réellement émergentes.
09:02Et donc voilà, il tente sa chance-là.
09:04Vous avez raison.
09:05Je pense que dans son optique,
09:07il y a cette idée de torpiller,
09:09cette idée de primaire,
09:11que finalement, qu'Olivier Fort mène
09:13de manière assez solitaire.
09:15Alors sachant, il ne faut pas l'oublier,
09:16qu'à la fin, ce sont les adhérents PS
09:19qui trancheront, la date n'est pas fixée.
09:21Il y a 2 millions d'électeurs.
09:23Il n'y a pas 2 millions d'adhérents au Parti Socialiste.
09:25Non, non, mais attention,
09:25ces 2 millions d'électeurs,
09:26ce n'est pas pour le PS,
09:27c'est pour l'ensemble.
09:282 millions, c'est la primaire...
09:30Non, non, d'accord.
09:31Mais c'est la primaire Tondelier,
09:33Ruffin, Olivier Fort.
09:34S'il réussit, on retraînait le PS.
09:38Et ça, le PS ne décidera
09:39qu'après les municipales,
09:41il est prévu de consulter les adhérents
09:44pour savoir si ou non ils iront.
09:45Non, mais après, 2 millions, bien sûr,
09:46et on ne ferait pas 2017
09:47ou d'un côté comme de l'autre,
09:49celle des Républicains.
09:50Non, mais personne n'y croit.
09:51Mais c'est ce qu'ils annoncent.
09:53Cela dit, il y avait quand même eu du monde
09:54à la primaire populaire.
09:56A la primaire sociale.
09:56A la primaire sociale.
09:57Et aux émissions de télévision,
09:59je vous rappelle, 5 millions.
10:01Absolument, oui.
10:01Brice Coll, dans tout ce qui a été dit,
10:03et tous les arguments que chacun a avancés
10:05sur, justement, cette monde golfière
10:07qui est un peu chargée,
10:09qu'il va falloir délester
10:10plus on approche de la présidentielle.
10:14Est-ce que ça va être du jamais vu
10:16autant de candidats ?
10:19Alors, c'est Roland Carole qui aime à dire,
10:21politologue aussi,
10:22la présidentielle, ça les rend tous fous.
10:24Ça les rend tous un peu fous.
10:25Mais j'allais dire, tous les 5 ans,
10:28c'est un peu la même chose.
10:29C'est-à-dire qu'un an et demi avant
10:30l'élection présidentielle...
10:30Ils s'y voient déjà.
10:32Vous avez une multitude de candidats.
10:34Ce qui est intéressant avec Jérôme Gage,
10:36c'est que Jérôme Gage,
10:37pour moi, est un marqueur.
10:38C'est-à-dire qu'il a commencé sa vie politique,
10:40il était attaché parlementaire
10:41de Jean-Luc Mélenchon.
10:43Il était dans le courant de Jean-Luc Mélenchon.
10:45Il a été élu conseiller départemental,
10:48président du conseil départemental de l'Essonne,
10:50toujours auprès de Jean-Luc Mélenchon.
10:53Et puis, il y a eu cette rupture.
10:54Et cette rupture, pour lui,
10:55c'est une rupture à la fois politique et affective.
10:57Ce qui explique ce positionnement aujourd'hui
10:59de Jérôme Gage,
11:00première rupture affective,
11:02ça a été lors,
11:03après les événements du 7 octobre,
11:05le fait que LFI n'ait pas reconnu
11:08le ramasse comme organisation terroriste,
11:10pour lui, ça a été une première rupture
11:11avec Jean-Luc Mélenchon.
11:13Puis, s'en est suivi d'autres ruptures
11:15sur fonds d'antisémitisme.
11:16Et vous vous souvenez,
11:18il a été candidat aux élections législatives
11:20en 2022,
11:21dans le cadre de la NUPES.
11:22En 2024,
11:23il a refusé de faire l'alliance
11:25avec l'extrême-gauche
11:27et il a été élu parlementaire
11:29sous ses propres couleurs.
11:30Donc ça, c'est un premier marqueur.
11:32Et le deuxième marqueur,
11:32comme vous le disiez justement,
11:34c'est lui qui a fait essentiellement
11:36la passerelle
11:36entre Sébastien Lecornu
11:38et le premier secrétaire général
11:40du Parti Socialiste.
11:42Donc, ces deux marqueurs sont forts.
11:43Et il veut,
11:46à travers cette volonté d'autonomie,
11:49de différenciation,
11:49essayer de marquer
11:52une partie de l'électorat de gauche.
11:55Mais ce qu'on peut rajouter,
11:57c'est que c'est quand même
11:58Olivier Faure qui a négocié
11:59et qui était extrêmement proche
12:00de Sébastien Lecornu,
12:02encore davantage que Jérôme Gage.
12:03C'est vrai que Jérôme Gage
12:04était rapporteur
12:06de ce qu'on appelle le PLFSS,
12:08c'est-à-dire le projet de loi
12:09sur la sécurité sociale
12:10et qu'il a été très en pointe là-dessus.
12:13Mais ce que je pense
12:14qu'il faut rajouter comme pont,
12:16c'est que Raphaël Glucksmann
12:17n'est pas membre du Parti Socialiste.
12:19Et lui est membre du Parti Socialiste
12:21et comme vous l'avez dit,
12:22il en connaît les arcanes par cœur.
12:24Il a été à gauche puis à droite.
12:26Et lui, il peut faire le lien,
12:27autant François Hollande
12:28est le seul qui est resté tout le temps
12:30au Parti Socialiste,
12:31chez les sociodémocrates.
12:32Bernard Cazeneuve est parti en 2022
12:34et Raphaël Glucksmann
12:36n'a jamais adhéré au Parti Socialiste.
12:37Il a créé son propre parti Place Publique.
12:39Donc en tant que ça,
12:41Jérôme Gage peut se positionner
12:44comme celui qui a l'expérience,
12:46qui va aider à naviguer
12:48au sein du Parti Socialiste,
12:49si vous voulez,
12:50parce que, comme vous dites,
12:51il en a été et à gauche et à droite
12:53pour des raisons différentes.
12:54Pour sortir de la gauche,
12:57il y a quand même quelque chose.
12:58On parle de quoi ?
13:00On parle de tas de petites primaires
13:04sur quelque chose
13:06qui ne représente même pas
13:0750% de l'Assemblée nationale.
13:09Gauche et droite réunis.
13:10C'est-à-dire qu'on comprend à la rigueur
13:12que quand un parti est digne
13:13d'être un parti de gouvernement,
13:15se dit un parti de gouvernement
13:16gouverne ou veut gouverner.
13:18C'est-à-dire, en cas d'alternance,
13:19comme ça, on comprend à la rigueur
13:21l'abondance de candidatures.
13:24Mais là, sur un corps électoral
13:25qui, gauche et droite, confondus,
13:30fait 40% des votants,
13:34je ne compte pas ceux qui ne votent pas,
13:35donc qui fait encore moins,
13:37je trouve que cette abondance
13:38montre qu'ils ne maîtrisent plus
13:43la situation politique telle qu'elle est.
13:45Ils ne peuvent pas se conduire aujourd'hui
13:46comme ils se conduisaient
13:47quand ils étaient majoritaires
13:48ou l'un ou l'autre en alternance.
13:50Ce n'est pas possible.
13:51Il y a un ridicule là-dedans,
13:53dans ce foisonnement de candidatures
13:55qui n'ont aucune chance,
13:56non seulement de parvenir à une primaire,
13:58mais alors aucune chance
13:59de parvenir à la présidentielle.
14:02Je trouve que cet afflux
14:03est quand même incroyable.
14:04C'est un paradoxe à noter,
14:05excuse-moi, c'est un paradoxe à noter.
14:07C'est-à-dire que plus votre parti
14:08est faible et plus vous avez de candidats.
14:10Les deux partis aujourd'hui
14:11qui sont en dynamique,
14:12les deux extrêmes,
14:13ont un candidat,
14:14voire deux,
14:15susceptibles de se qualifier
14:17au second tour d'une élection présidentielle,
14:18ce qui ne s'est jamais vu
14:19sous la Ve République.
14:20Et les partis du bloc,
14:21je vais dire social-démocrate,
14:22du Parti Socialiste aux Républicains,
14:24vous avez là une querelle des candidats,
14:26mais vous avez des partis
14:27très affaiblis,
14:29vous n'avez pas de programme
14:29identifié pour le grand public
14:32et pour leur électorat,
14:33et c'est tout le paradoxe
14:34de l'élection présidentielle
14:36qui est en train d'arriver.
14:37C'est à la fin un paradoxe.
14:38Pardon, je trouve ça tellement irresponsable.
14:40C'est même meurtrier, quoi,
14:42pour le bloc central,
14:45si encore on peut employer le mot.
14:46Absolument.
14:47Oui et non,
14:48parce que c'est à la fin un paradoxe,
14:49c'est une nécessité,
14:49c'est justement parce qu'il n'y a pas
14:51de tête et d'épaule dominante,
14:52et là, quand même,
14:53petite parenthèse,
14:54Emmanuel Macron,
14:55quand il démarre,
14:55il n'y a pas grand-chose derrière non plus.
14:57Il arrive à bâtir quand même
14:58une espèce d'adhésion.
14:59Mais c'est pour ça,
15:00je cite que cet exemple
15:01a exalté tout le monde.
15:02Bien sûr,
15:03a exalté tout le monde.
15:03Et en effet,
15:04Jérôme Guège,
15:04il aurait peut-être les yeux un peu grands
15:06en rêvant d'une destinée
15:08et d'une marche
15:08à celle du marcheur Macron.
15:10Mais juste une chose quand même,
15:12c'est que si on revient,
15:12puisque vous parliez tout à l'heure
15:13un peu de la classification
15:14de ce qui se passe à gauche
15:15dans le camp de gauche,
15:16puisque c'est quand même de ça
15:17qu'on parle au premier chef.
15:19Il y a toujours,
15:19de toute façon,
15:20une gauche radicale.
15:21Bon, il y a longtemps,
15:21c'était le PC
15:22qui avait toujours son candidat,
15:23systématiquement.
15:29on voudra,
15:30de gouvernement en gros,
15:32et qui allait aussi son candidat.
15:33Et c'est dans ce camp-là
15:34qu'il y a en effet une myriade.
15:35Non seulement il y a une myriade
15:36de petits candidats,
15:37parce que François Hollande,
15:39tout ancien président futile,
15:40il ne dépasse pas non plus
15:42de la tête et des épaules les autres.
15:43Pour l'instant,
15:43les deux seuls qui émergent,
15:45c'est en effet,
15:45pour la gauche radicale,
15:46sans contexte, Mélenchon.
15:48Mais justement,
15:49mais c'est pour ça,
15:50il n'y a pas que Macron
15:51qui les fait rêver.
15:52Il y a peut-être aussi
15:52l'exemple de Hollande 2012,
15:54en effet, monsieur 3%,
15:55et qui finit quand même
15:59c'est que dans ce magma,
16:01quand même,
16:02pour faire émerger quelqu'un,
16:03après tout,
16:04elle n'est pas idiote,
16:05la formule des primaires.
16:07Simplement là,
16:07le fait, c'est qu'en effet,
16:08personne n'est d'accord
16:09sur la méthode.
16:10Ce qu'il veut, Gage,
16:10c'est lui,
16:11pourquoi est-ce qu'il récuse
16:12la primaire,
16:13donc lancée par l'écologiste
16:14Marine Tondelier,
16:15par l'ex-insoumis
16:17François Ruffin,
16:18et donc soutenue
16:18pour l'instant par Fort,
16:19mais lequel Olivier Vévert
16:20n'a pas mandat
16:21pour engager l'EPS
16:22pour l'instant.
16:23Peut-être,
16:24excusez-moi,
16:29qui craint que dans ce cas-là,
16:30en effet,
16:31il y a la tentation
16:31d'un rapprochement,
16:32notamment chez les écolos
16:33et Ruffin,
16:34avec un Mélenchon.
16:36Mais sinon,
16:37sur le principe,
16:37ce n'est pas idiot.
16:39Alors, simplement,
16:39c'est vrai que pour l'instant,
16:40Raphaël Glucksmann,
16:41lui, ça ne l'intéresse pas.
16:42Il pense, lui, en revanche,
16:44se voit davantage un destin,
16:46en tout cas un chemin,
16:48à la Macron,
16:48sauf que pour l'instant,
16:49lui, il ne cultive pas,
16:51il n'a pas encore trouvé
16:52le lien avec les Français.
16:54Sa compétence,
16:55elle n'est pas mise en question,
16:56mais on ne voit pas pour l'instant
16:57sans histoire avec les Français.
16:58Cela dit,
16:58il y a un peu plus d'un an.
16:59Mais juste,
17:00dernière toute petite chose,
17:01je pense que,
17:01de toute façon,
17:02tout ça se décontra quand même,
17:04forcément,
17:04en bonne part,
17:05après les municipales,
17:06parce que là,
17:07les rapports de force
17:07ont évolué,
17:08y compris à droite,
17:09d'ailleurs,
17:09avec un Edouard Foucault.
17:10Sauf que le péril,
17:11là, est extrême.
17:12Oui, mais l'enjeu...
17:14En cas de péril extrême,
17:15on fait attention à ce qu'on fait.
17:16L'enjeu d'unis
17:17plutôt qu'on se désunis.
17:18Oui, mais l'enjeu
17:19de tout ce qui est en train
17:20de se passer,
17:21là,
17:21c'est de voir
17:21si oui ou non,
17:23à gauche ou à droite,
17:23on n'en sait rien encore
17:25pour l'instant.
17:26Il y a quelqu'un
17:26dans ce pays
17:27qui est capable
17:28de battre
17:28le Rassemblement National.
17:30C'est quand même ça,
17:30l'enjeu.
17:31Et que ce quelqu'un,
17:32ça ferait qu'il ne s'appelle pas
17:34Jean-Luc Mélenchon,
17:35parce que,
17:35de toute façon,
17:36Jean-Luc Mélenchon
17:36est le pire candidat
17:37de deuxième tour
17:38face à Marine Le Pen.
17:39Il est sûr de perdre.
17:40Il est à 26 %
17:41dans les sondages.
17:42Donc,
17:43l'enjeu aujourd'hui
17:44est absolument considérable.
17:46C'est,
17:46est-ce qu'il y a
17:47dans ce pays
17:48quelqu'un
17:48qui est capable
17:49de battre le RN ?
17:51Et là,
17:52on voit bien
17:52qu'on est...
17:53Alors,
17:54il y a les municipales
17:55quand même
17:55qui sont dans six semaines
17:56qu'on ne peut pas enjamber.
17:57Mais c'est pour ça
17:58qu'ils ont sa juste paix.
17:59Et c'est vrai
17:59que le vote des municipales
18:02va être très lourd
18:04d'enseignement
18:04pour tout le monde.
18:05Est-ce que la gauche
18:06a plutôt voté
18:07extrême-gauche ?
18:07Est-ce que la droite
18:08a plutôt voté
18:09extrême-droite ?
18:10Quel est le rapport
18:11de force des uns
18:11et des autres ?
18:12Quelles sont les alliances
18:13qui ont le mieux fonctionné ?
18:14Tout ça,
18:14ça demeure des points
18:15d'interrogation.
18:16Mais à la place
18:17de Jérôme Gage,
18:18quand vous voyez
18:18que Marine Dandelier,
18:19Clémentine Autain,
18:22François Ruffin
18:24sont déjà
18:24ouvertement candidats,
18:26vous vous dites
18:27qu'on ne va pas laisser
18:28le champ libre
18:28de l'autre côté.
18:30D'autant que,
18:30je termine moi là-dessus,
18:32Jérôme Gage est quelqu'un
18:33qui est capable
18:33de participer
18:34en plus
18:35à la recomposition,
18:37c'est-à-dire
18:37à récupérer
18:38les macronistes de gauche
18:40parce qu'il va y avoir
18:41une recomposition.
18:42Ceci étant,
18:42on a quand même
18:42un exemple
18:43qui vient de se passer.
18:44sous nos yeux
18:44qui est la dernière partielle
18:46en Haute-Savoie
18:48qui a montré
18:49à quel point
18:50la porosité
18:52des électorats
18:54entre les Républicains
18:55et le Rassemblement National.
18:58Donc,
18:58c'est un exemple
18:59sur lequel on doit
19:00et en même temps
19:01la faiblesse
19:02de ce qui lui a été opposé.
19:04Donc,
19:04il me semble
19:05que c'est là-dessus
19:06qu'il faudrait travailler
19:07plutôt que de se dire
19:08que chacun
19:08peut apporter
19:09sa petite pierre
19:10ou son petit gravier
19:12dans la balance.
19:13quand même,
19:15ça nécessite peut-être
19:16de la part
19:16et de la gauche
19:17et de la droite
19:17quelques réunions
19:19ou quelques réflexions
19:20pour se dire
19:21il nous faut un candidat commun
19:23et si on n'a pas
19:23un candidat commun,
19:24on peut tous aller se rhabiller.
19:25C'est la vraie question.
19:26C'est-à-dire,
19:27sur la Ve République,
19:28on pourrait avoir
19:28pour la première fois
19:29en raison du tripartisme
19:30peut-être
19:31à un moment donné
19:32une discussion
19:33avec l'ensemble
19:34des acteurs du Bloc Central
19:35pour avoir
19:35qu'un seul candidat
19:36qui représenterait
19:37les sociodémocrates
19:39de droite
19:39et de gauche.
19:40Je pense qu'il ne faut pas
19:41s'interdire.
19:41Il n'est pas très
19:43social-démocrate
19:44pour l'instant.
19:45Oui, mais un Édouard Philippe
19:47on le met dans le Bloc Central.
19:50Un Édouard Philippe
19:50ou dans le Bloc Central ?
19:53Vous aurez Gabriel Attal.
19:54Oui, regardez ce qui se passe
19:56aujourd'hui à l'Assemblée
19:57depuis des mois.
19:57Ça ne peut être vraiment pas
19:58pour apporter de solution.
19:59C'est une hypothèse.
20:01Je ne crois pas
20:01que ce sera celle-ci.
20:02Mais si le vrai sujet
20:03c'est qui sera
20:04au second tour
20:05de l'élection présidentielle
20:06au moment où nous parlons
20:07comme vous le disiez justement
20:08face au Rassemblement national ?
20:10Avec un ticket d'entrée
20:11qui comme dit Mélenchon
20:12est autour de 14 ou 15.
20:14C'est-à-dire avant
20:14avec 14%
20:15entre 14 et 16%.
20:16On est sûr d'être
20:17relégués
20:18aux oubliettes.
20:20Là, le ticket d'entrée
20:21est à 15%.
20:22Après, juste une chose.
20:23Si les Français à la fin
20:25veulent des extrémistes
20:26au pouvoir,
20:27le vote en France
20:29il est démocratique
20:29et il se respecte.
20:31Je trouve qu'il ne faut
20:31peut-être pas trop répéter
20:32l'enjeu, l'enjeu, l'enjeu
20:33parce que les Français
20:34ne pensent pas forcément
20:35comme les journalistes,
20:37les éditorialistes
20:37sur les plateaux.
20:38Il y a un moment...
20:39Regardez, la malheureuse...
20:40Ok, personnellement
20:42ça m'embête
20:42mais je respecte totalement
20:44ce qui se passe dans les zones
20:45et force est de constater
20:47que ce soit en Europe
20:48dans quand même bien des pays
20:50et depuis maintenant
20:50un certain temps
20:51Giorgia Meloni en Italie
20:53il y a deux ans
20:53Orban, ça fait quand même
20:5410 ans qu'il est élu
20:55réélu plus de 10 ans même
20:57en Hongrie
20:58et d'autres pays
20:58évidemment les Etats-Unis
21:00bref, il y a quand même
21:01un souffle populiste
21:03souverainiste nationaliste
21:04qui est là
21:05qui est très présent
21:05et donc très bien
21:07si en effet
21:08il y a peut-être
21:09des forces
21:09qui arrivent
21:10à amener plus
21:11de rationalité
21:12et comment dire
21:14et contenir
21:15ce souffle-là
21:15mais à la fin
21:17ce sont quand même
21:17les électeurs
21:18et les urnes
21:19qui les s'y font
21:20C'est pour ça que moi
21:21quand je disais les enjeux
21:21je ne voulais pas dire
21:21que c'est le nôtre d'enjeux
21:22c'est pas le nôtre
21:23le nôtre
21:23c'est le leur
21:24c'est leur enjeu à eux
21:27alors c'est eux
21:27qui jouent à la politique
21:28c'est pas nous
21:29on regarde
21:29Marine Le Pen
21:31elle attendait
21:32fiévreusement
21:34les réquisitions
21:36du parquet
21:36à son procès
21:37cette semaine
21:38alors pas d'exécution
21:39provisoire
21:39mais 5 ans
21:40d'inéligibilité
21:41et 4 ans de prison
21:42dont un ferme
21:44le jugement sera rendu
21:45à l'été
21:46alors est-ce que
21:47le plan Bardella
21:48est en train
21:49de devenir
21:49une certitude
21:51évidemment
21:52on n'est pas juge
21:53donc on n'a pas la réponse
21:54et on ne voit pas non plus
21:55on ne lit pas
21:55dans le marre de café
21:56mais globalement
21:57ça reste
21:58ça reste
22:00très incertain
22:01voire fini
22:02pour Marine Le Pen
22:03le fait que les réquisitions
22:05aient demandé
22:065 ans
22:06d'inéligibilité
22:08n'est pas bon pour elle
22:09parce qu'on sait
22:10qu'au-delà de 2 ans
22:11ça ne passe plus
22:12si elle a plus
22:13que 2 ans
22:13il lui faut
22:142 ans maximum
22:14d'inéligibilité
22:15pour pouvoir se présenter
22:17donc la réquisition
22:19n'est pas le jugement
22:20donc il faut attendre
22:21le jugement
22:22pour avoir
22:22quelque chose
22:23de définitif
22:24mais disons que
22:25si la réquisition
22:26avait été de 2 ans
22:27ça aurait pu donner
22:28une indication
22:28d'une certaine clémence
22:30et d'un adoucissement
22:31de la réquisition
22:33par rapport
22:34à la première instance
22:35puisqu'elle avait changé
22:37pas mal
22:38de stratégies
22:39de défense
22:39pour obtenir
22:41un petit peu
22:41de clémence
22:41des juges
22:42cette clémence
22:42elle ne l'a pas
22:43obtenue
22:44du parquet
22:44alors d'aujourd'hui
22:45on sait que c'est ça
22:46que le parquet
22:47requiert pareil
22:49que la dernière fois
22:50ça ne s'est pas allégé
22:51donc il faut encore
22:53attendre le jugement
22:54définitif
22:55mais pour l'instant
22:56la situation
22:57n'est pas fondamentalement
22:58différente
22:58de la première instance
23:00il y a quelque chose
23:01que je ne comprends pas
23:02dans ce procès
23:02elle a abordé
23:03elle-même le procès
23:04avec la volonté
23:05d'être plus ductile
23:08qu'au premier
23:09c'est-à-dire
23:10à dire aux magistrats
23:11oui c'est vrai
23:12j'ai peut-être commis
23:12une erreur
23:13bon et moi je me suis dit
23:14bon ils ont adopté
23:16une stratégie
23:17plus
23:18moins définitive
23:20qui est circuler
23:20il n'y a rien à voir
23:21ça regarde l'Europe
23:22ça ne vous regarde pas
23:23bon ça ne leur
23:24paraît réussir
23:24mais ce que j'ai trouvé
23:25ahurissant
23:26c'est que le procès
23:27soit si mal préparé
23:28parce qu'enfin
23:29tous les gens
23:30qui ont été
23:30tous les attachés
23:31parlementaires
23:32ou
23:33personnels
23:35du rassemblement
23:36qui ont été interrogés
23:38ont dit de grosses bêtises
23:39quand un type dit
23:40moi je suis un attaché
23:41parlementaire
23:42mais pour tout le monde
23:43et
23:44je ne savais pas
23:45qu'il fallait habiter
23:46en Belgique
23:48ou je suis un attaché
23:49parlementaire
23:49de trois personnes
23:50à la fois
23:50bon tout ça
23:51on aurait pu les faire
23:52répéter avant
23:53enfin je veux dire
23:53un procès ça se prépare
23:55et je n'arrive pas à comprendre
23:56comment elle a préparé
23:57elle son attitude
23:58mais elle n'a pas du tout
23:59préparé celle des autres
24:00alors vraiment
24:01c'est incompréhensible
24:03il y a l'effet quand même
24:04l'instruction
24:06elle a duré
24:06très très longtemps
24:07en réalité
24:08s'il y a eu autant de renvois
24:09si le procès est venu
24:10aussi tard
24:11c'est parce qu'il y a eu
24:12d'innombrables recours
24:13de la part du FN
24:14puis du RN
24:15quand le parti a changé
24:17justement pour délayer
24:18un petit peu les choses
24:19d'ailleurs maintenant
24:19peut-être qu'ils en payent
24:21un peu les pots cassés
24:21parce qu'à la limite
24:22le procès se serait tenu
24:23plus tôt
24:23la question de l'inéligité
24:25serait moins cruciale
24:26mais juste une chose
24:27pour répondre à ce que
24:28vous disiez quand même
24:28attention
24:29tout ce que vous décrivez là
24:30ça a été établi
24:31par l'instruction
24:32et donc ils auraient eu
24:33beau dire ce qu'ils voulaient
24:35regardez à Julien
24:36Julien Audoul
24:37aujourd'hui député
24:38on s'excuse on ne savait pas
24:39oui mais ça ne suffit pas
24:40au moins il y a l'effet
24:41un procès
24:42un éligement
24:42ce sont les faits
24:43et par exemple
24:44ce qui abonde
24:45dans le sens
24:46que vous preniez
24:47c'est Julien Audoul
24:48qui était à l'époque
24:49attaché parlementaire
24:49sa parlementaire
24:51son neuro député
24:52il l'a découvert
24:53six mois après
24:54il ne la connaissait même pas
24:55et tout ça
24:56le dossier est rempli
24:57de tout cela
24:58en fait ils n'ont pas
24:59mutualisé les assistants
25:00parlementaires
25:01comme le disait
25:02comme l'a prétendu
25:02Marine Le Pen
25:03ils ont mutualisé
25:03les enveloppes
25:04pour en faire
25:05ce qu'ils voulaient
25:06mais juste une chose
25:07je trouve que
25:07moi ce qui m'a surtout frappé
25:09dans cette deuxième édition
25:10donc dans ce procès
25:11en appel
25:12vous avez raison
25:13l'attitude de Marine Le Pen
25:15en effet a beaucoup changé
25:16c'est plus le coup
25:17d'état des juges
25:18c'est plus l'Europe
25:19voilà
25:20c'est davantage
25:21on ne savait pas
25:23ce qu'on faisait
25:23on était de bonne foi
25:24on ne connaissait pas
25:25les règles
25:26et voilà
25:26il fallait que le monde
25:27peut être la même chose
25:28même avec
25:29les faits constatés
25:29ça n'aurait rien changé
25:30ça n'aurait rien changé
25:31parce que regardez
25:32finalement le jugement
25:33il est le même
25:33mais simplement
25:34ce qui a beaucoup changé
25:35c'est que je parlais
25:36de son attitude
25:36presque politique
25:37parce que pendant
25:37plusieurs jours
25:39elle n'a pas du tout
25:40parlé aux journalistes
25:40à la fin
25:41elle a commencé à le faire
25:42et un méconfrère
25:44a remarqué
25:44quelque chose de significatif
25:45quand il lui a demandé
25:46alors aujourd'hui
25:47la présidentielle
25:48le plan Bardella
25:50etc.
25:50d'habitude
25:51l'évacuer la question
25:52d'un geste quand même
25:53très très très ferme
25:55là elle a dit
25:56je ne sais pas
25:56on a quand même
25:58l'impression
25:58qu'aujourd'hui
25:59dans sa tête
26:00sa conviction est faite
26:01elle ne sera
26:02elle ne va pas flinguer
26:02la présidentielle
26:03pour son parti
26:04comme elle le dit elle-même
26:05Brice Socol
26:06on a l'impression
26:07quand même
26:07qu'elle a eu
26:09le nez creux
26:10soit elle a un don
26:12de médiumnité
26:13soit
26:13parce que quand même
26:14mettre un dauphin
26:16peu
26:17enfin peu de parti
26:18font ça
26:19c'est à dire
26:19qu'ils désignent
26:20peu d'hommes
26:21en l'occurrence
26:23c'est une femme
26:24oui non pardon
26:25c'est ça
26:26et donc
26:28elle désigne
26:29et finalement
26:30il aura au moins
26:33servi à ça
26:34mais ça vient
26:35à ma question
26:35à ma deuxième question
26:36c'est plutôt un commentaire
26:38ma deuxième question
26:39c'est quand dans le fond
26:39on a l'impression
26:40que l'électorat
26:42Rassemblement National
26:43que ce soit
26:44Bonnet Blanc
26:45ou Bonnet
26:46c'est à dire
26:47Marine Le Pen
26:47ou Bardella
26:49ils font à peu près
26:51le même score
26:52en tout cas
26:52dans les sondages
26:53et ça c'est quand même étonnant
26:55c'est intéressant
26:55ce que vous relevez
26:56c'est que
26:56quelles que soient
26:57les décisions de justice
26:58qu'elles soient candidates
26:59ou qu'elles ne soient pas candidates
27:00aujourd'hui
27:01dans les sondages d'opinion
27:02elle est toujours
27:03entre 33
27:03à 34 ou 35%
27:05c'est à dire
27:05voilà à peu près
27:06le niveau de M. Bardella
27:08peut-être un petit peu moins
27:08ce qui est intéressant
27:09c'est les lecteurs
27:10du Rassemblement National
27:11considèrent que
27:13M. Bardella
27:14ferait un meilleur candidat
27:16que Marine Le Pen
27:17alors que lorsqu'on fait
27:18les sondages
27:18auprès des majorités
27:20de français
27:20ils considèrent
27:21que ce serait Marine Le Pen
27:21qui ferait un meilleur candidat
27:22c'est très intéressant
27:24ce qui est très intéressant
27:25c'est aussi le fait
27:26que le Rassemblement National
27:27aujourd'hui
27:28n'apparaît plus
27:29comme un parti d'opposition
27:31mais comme un parti
27:32d'alternance
27:32et ça c'est nouveau
27:34dans la vie politique française
27:35ça nous l'avons constaté
27:36depuis un an
27:37un an et demi
27:38et quand on regarde
27:39un peu l'évolution
27:40du vote
27:42du Rassemblement National
27:42je ne sais pas si vous vous souvenez
27:44mais en 2017
27:45il y avait 8 parlementaires
27:46en 2022
27:47il y en avait 89
27:49et aujourd'hui
27:49nous en sommes à 142
27:50c'est à dire
27:50vous avez entre temps
27:51les élections européennes
27:52avec un score
27:53que vous connaissez
27:54extrêmement important
27:56de la liste
27:57du Rassemblement National
27:58donc ils sont en dynamique
27:59et quelle que soit
28:00la décision de justice
28:01alors qui va peut-être
28:03ou pas disqualifier
28:04Madame Le Pen
28:04Monsieur Bardella
28:06ne sera pas inquiété
28:09par cette décision de justice
28:10dans le sens où
28:10l'électorale
28:11continuera à leur faire confiance
28:13oui mais moi
28:14ma question pardon
28:14il me reste une question
28:16qui me tourne le pune
28:17tout de même
28:17c'est que
28:18ce jeune homme
28:19est quand même là
28:20dans cette vie politique
28:22depuis
28:22qu'il a émergé
28:23on va dire
28:24depuis 5-6 ans
28:25et il est arrivé
28:27au même niveau
28:28que Marine Le Pen
28:29en termes de popularité
28:31là il y a un dernier sondage
28:32au DOXA
28:33backbone pour le Figaro
28:3469% considèrent
28:36qu'il est un meilleur candidat
28:37que Marine Le Pen
28:38comment il a fait
28:39tout le chemin
28:40pour arriver
28:41à cette popularité incroyable
28:43parce qu'il y a même
28:44il y a une différence
28:45absolument fondamentale
28:46entre Marine Le Pen
28:47et Jordan Bardella
28:48c'est que Marine Le Pen
28:49elle est très à droite
28:51d'extrême droite
28:52on va dire
28:52sur la partie
28:53l'immigration
28:54l'identité
28:56tous ces sujets là
28:57mais elle a un programme
28:59économique
29:00qui n'est pas de droite
29:01qui est même de gauche
29:02avec la retraite
29:03à 60 ans
29:04et lui il est plus libéral
29:05et lui
29:06c'est extrêmement différent
29:07lui il est tout à fait libéral
29:09donc il plaît au patron
29:10c'est ce que vous voulez dire
29:10bien sûr
29:11il plaît beaucoup plus
29:12à la droite
29:13sur le fond
29:14que Marine Le Pen
29:16il a un vrai programme
29:17de droite
29:17de A jusqu'à Z
29:19c'est à dire
29:19et d'ailleurs
29:20il est en train de rallier
29:21Marion Maréchal
29:22il discute avec Sarah Knafow
29:25etc
29:25c'est un vrai candidat
29:27de droite
29:28tel que la droite
29:28l'est
29:29mais qui n'est pas compliqué
29:30qui n'est pas là
29:31à dire
29:31il faut faire du social
29:32le populaire
29:33c'est important
29:34les populations
29:35etc
29:36et ce qui est assez étonnant
29:37d'ailleurs
29:37c'est qu'il arrive quand même
29:39à garder cet électorat populaire
29:41pour l'instant
29:41mais cela dit
29:42moi
29:43ceci étant dit
29:44je crois quand même
29:47que Marine Le Pen
29:48est une meilleure candidate
29:50pour
29:50est une meilleure candidate
29:52parce qu'elle a roulé sa bosse
29:54elle a déjà été trois fois
29:55candidate
29:56elle commence à connaître le sujet
29:57Jordan Bardella
29:59pour avoir suivi
30:00la campagne
30:01des élections européennes
30:02il est quand même
30:03extrêmement mal à l'aise
30:04dès qu'il y a un débat
30:05dès qu'il y a une opposition
30:06face à lui
30:07c'est quelqu'un
30:08qui a une expérience
30:10enfin je veux dire
30:11qui est extrêmement
30:12extrêmement faible
30:13parce qu'on parle
30:14d'Emmanuel Macron
30:14mais ce n'est pas du tout pareil
30:15il avait été secrétaire général
30:17de l'Elysée
30:17il avait été ministre de l'économie
30:19il savait de quoi il parlait
30:20c'était un grand banquier
30:21je veux dire
30:22Jordan Bardella
30:22il est sorti du biberon
30:24pour aller directement
30:26au rassemblement national
30:27et pour aller directement militer
30:29donc il me semble
30:30que quand même
30:31les électeurs français
30:33sont exigeants
30:34et qu'il n'est pas impossible
30:35qu'au fur et à mesure
30:36de la campagne
30:37les choses
30:38se dévoilent autrement
30:39mais ce qui est vrai
30:40c'est qu'il y a un désir
30:41de rassemblement national
30:43plutôt que tel ou tel candidat
30:45le rassemblement national
30:47les gens disent
30:48on n'a pas essayé
30:49il n'y a plus peu
30:49qu'on peut essayer
30:50je ne suis pas du tout d'accord
30:52avec la préférence
30:54entre Bardella
30:56et Marine Le Pen
30:57je pense que quand même
30:59le rôle
30:59l'avenir du rassemblement national
31:02c'est d'ouvrir
31:04effectivement à la droite
31:05or je trouve que
31:06de ce point de vue
31:07à la droite classique
31:08mettons
31:08à la moitié
31:09des républicains
31:10or ça je crois
31:11qu'il n'est plus qualifié
31:12pour le faire
31:13c'est-à-dire
31:14il y a eu
31:14une génération de peine
31:17qui a été à l'extrême
31:18à l'extrême
31:18c'est son père
31:19il y a eu
31:2020 ans de Marine Le Pen
31:22derrière
31:22qui ne sont pas
31:23et qui n'ont pas voulu
31:24ce rassemblement
31:25avec la droite
31:26le seul qui le veut
31:27et qui le cherche
31:28à l'intérieur
31:28de l'ensemble national
31:29c'est bien Bardella
31:30et ce n'est pas un hasard
31:31s'il a écrit des mots gentils
31:33à Nicolas Sarkozy
31:35et si Nicolas Sarkozy
31:36il a vu
31:37ce n'est pas un hasard
31:38je parlais de la personnalité
31:40de l'homme
31:40justement
31:40la personnalité moins connue
31:42pour son extrême droite
31:44familiale
31:45si j'ose dire
31:46a sans doute plus de facilité
31:47pour aborder
31:49et encore une fois
31:50non seulement il a plus de facilité
31:51mais il le fait
31:52il le fait
31:53il le cherche
31:54il cherche le rapprochement
31:55globalement
31:56je suis assez d'accord
31:57la seule nuance quand même
31:58c'est qu'en réalité
31:58aujourd'hui
31:59ce qui caractérise
32:00le programme économique
32:01la vision économique
32:02de l'une comme de l'autre
32:04c'est d'abord le flou
32:05il a suffi de voir
32:06les votes successifs
32:08et incohérents
32:09dans la majeure des cas
32:10tout au long
32:11de la discussion budgétaire
32:12de la préparation du budget
32:13des élus RN
32:15pour constater que tout ça
32:16reste quand même encore
32:18enfin je reprends
32:19l'expression tout à l'heure
32:20un poteau noir
32:21on ne sait pas bien
32:21en réalité
32:22quelles sont les convictions
32:23alors c'est vrai
32:23qu'on a l'habitude de dire
32:24qu'en gros
32:24il y a un RN du Nord
32:26plutôt Marine Le Pen
32:27avec cette fibre
32:27comme vous disiez
32:28plutôt social
32:29souverainiste
32:30nationaliste
32:30tout ce qu'on voudra
32:30et puis en bas
32:32le côté des héritiers
32:33oui mais authentiquement
32:34populaire
32:35et en bas
32:36enfin dans le sud
32:37les héritiers du poujadisme
32:39les petits patrons
32:39etc
32:40alors c'est vrai que
32:40tous les deux
32:41par exemple dans le parisien
32:42il n'y a pas très longtemps
32:43on avait révélé
32:43je dis on
32:44parce que je n'y suis pas
32:44parti il y a si longtemps
32:46on avait expliqué
32:47à quel point
32:48les deux candidats potentiels
32:50donc elle
32:50enfin Marine Le Pen
32:51et Bardella
32:52avaient des rendez-vous
32:53réguliers
32:54avec le patronat
32:54ça c'est vrai
32:55il y a une entreprise
32:56de séduction
32:57qui remonte déjà
32:58maintenant à un certain temps
32:59envers le patronat
33:00rappelez-vous pourquoi
33:01parce qu'en 2015
33:02ils avaient été récusés
33:03par le MEDEF
33:04quand ils étaient
33:05aux portes de région
33:06de la prise de région
33:07aux élections régionales
33:08non pas les dernières
33:09mais c'est de 2015
33:09et il y avait une prise
33:11de position
33:11du MEDEF
33:12en disant
33:13ni Mélenchon
33:14ni Le Pen
33:15ni LFI
33:16ni RN
33:17néanmoins pour moi
33:18ce qui fait le cœur
33:19l'ADN vraiment
33:20de ce parti
33:21et donc ce que veulent
33:23les électeurs
33:23c'est d'abord
33:24l'aspect
33:25préférence nationale
33:26c'est ça qui est le cœur
33:28du parti
33:28et là-dessus
33:29Bardella
33:29il est évidemment
33:30totalement en phase
33:31avec Marine Le Pen
33:32et vous verrez
33:33que plus on ira
33:34dans la campagne
33:34c'est là
33:35qu'est la vraie question
33:36est-ce qu'en effet
33:37un Jordan Bardella
33:39est suffisamment capé
33:39pour affronter
33:40tous les débats
33:41qu'il y aura
33:41c'est vrai que pour l'instant
33:43on a vu ses faiblesses
33:44ne serait-ce que
33:45quand il se fait
33:45tacler par
33:47Roselyne Bachelot
33:47sur quelle énergie
33:50etc
33:50ou quand il s'émeut
33:52beaucoup trop
33:52d'un entartage
33:53somme toute
33:54assez classique
33:54dans une vie de politique
33:55bon bref
33:56on sent des fragilités
33:57on sent aussi quand même
33:57quelqu'un qui progresse
33:59qui est là
33:59et qui commence à travailler
34:01il commence
34:02seulement
34:02oui
34:03ce qui est intéressant
34:05c'est qu'au-delà
34:05des personnalités
34:06de M. Bardella
34:08ou de Mme Le Pen
34:09les thématiques aujourd'hui
34:11qui intéressent les français
34:12soit les thématiques nationales
34:13ou les thématiques municipales
34:14ce sont les mêmes
34:15un
34:16l'insécurité
34:17deux
34:18deux
34:19services publics santé
34:20trois
34:21le pouvoir d'achat
34:22je ne sais pas si vous vous souvenez
34:23Marine Le Pen
34:24tout le monde l'attendait
34:25en 2022
34:26sur la thématique de l'immigration
34:27elle est arrivée
34:27sur la thématique du pouvoir d'achat
34:29donc ces trois thématiques
34:30restent prégnantes
34:31après
34:32presque dix ans de macronisme
34:34restent prégnantes
34:35auprès d'une majorité de français
34:36le pouvoir d'achat reste
34:37bien sûr
34:38c'est le numéro un
34:40c'est le sujet numéro un
34:41ça peut bouger
34:42M. Bardella
34:43il ne parle jamais du pouvoir d'achat
34:44et ces thématiques là
34:45sont cultivées depuis des années
34:47par le rassemblement national
34:50donc il y a une adéquation
34:51je ne dis pas que ça va matcher
34:53jusqu'au bout
34:53mais il y a une adéquation
34:54entre
34:55les ressentis des français
34:58et les thématiques
34:59portées depuis plusieurs années
35:02par le rassemblement national
35:03voilà
35:03et donc
35:04et je rajouterai cette notion
35:06que vous soulignez
35:07cette notion de souveraineté
35:08moi je n'aime pas le mot identité
35:09je n'aime pas le mot nationalisme
35:11mais cette notion de souveraineté
35:13elle est aussi au coeur
35:14elle a été au coeur
35:15des mandats d'Emmanuel Macron
35:16vous vous souvenez
35:17souveraineté économique
35:18souveraineté
35:18stratégique
35:20stratégique
35:20militaire etc
35:21mais qu'a-t-on fait
35:23de cette notion de souveraineté
35:24elle marque les français
35:25elle intéresse les français
35:26et qui porte réellement ces thèmes
35:28ce sera un d'ailleurs
35:29un pour moi
35:29des thèmes les plus clivants
35:31de la campagne
35:31des élections présidentielles
35:32vous avez raison
35:33parce que la gauche
35:34par exemple
35:34les candidats de gauche
35:36ne mettent pas la sécurité
35:37ils continuent
35:38ils ne l'avaient pas fait
35:39naturellement en 2022
35:41ils n'ont pas fait non plus en 2017
35:42mais ils ne mettent pas
35:44effectivement la sécurité
35:45au numéro 1
35:46de leur programme
35:48et c'est toujours
35:49on voit très bien
35:50qu'il y a quand même
35:50une partie
35:51une partie du parti socialiste
35:53qui trouve que
35:54mieux vaut ne pas parler
35:55d'insécurité
35:56de terrorisme
35:57etc
35:57que ce n'est pas leur thèse
35:58et que ce n'est pas
35:59sur cette thèse là
36:00en tout cas confine primaire
36:02au parti socialiste
36:03je voudrais
36:05je disais juste
36:06que le terrorisme
36:07ils ont quand même
36:08affronté
36:08je veux dire
36:08oui non mais justement
36:09entre Charlie Hebdo
36:10le Bataclan
36:11je vous rappelle
36:12que c'est ça
36:12qui a créé
36:13le malaise essentiel
36:14du parti socialiste
36:15avec les fondeurs
36:16c'est quand même
36:17l'attitude
36:17de François Hollande
36:19par rapport
36:20oui ça a créé
36:21une césure
36:22qu'on a retrouvée
36:24d'ailleurs
36:24avec le lien
36:26avec LFI
36:27au courant
36:28justement
36:29en plein milieu
36:30c'est marrant
36:31de voir aujourd'hui
36:32que Jérôme Gage
36:33qui est un ex-fondeur
36:34c'était vraiment
36:35le débat des gens
36:36d'un seul
36:36c'est là
36:37qui a eu la question
36:37Jérôme Gage
36:38qui est un ex-fondeur
36:40se retrouve
36:40le plus pro-israélien
36:43de tous les socialistes
36:44les amis
36:44je voudrais
36:45dire un mot
36:46sur Jack Lang
36:47l'ancien ministre
36:48de la culture
36:49pris dans les filets
36:49de l'affaire Epstein
36:51alors il se sent
36:53pourtant blanc
36:54comme neige
36:54selon son expression
36:55alors des voix
36:56s'élèvent
36:56pour demander
36:57sa démission
36:58de l'institut du monde arabe
36:59il reconnaît avoir
37:00sollicité le financier
37:01pour près de 58 000 dollars
37:03pour réaliser un film
37:04sur les années
37:05langue
37:06Mitterrand
37:06il affirme
37:07n'avoir jamais eu vent
37:08des condamnations
37:09alors que sa fille
37:10elle
37:10a démissionné
37:11de ses fonctions
37:12la fille de Jack Lang
37:13est-ce que cette affaire
37:14est choquante selon vous
37:15Henri Vernet ?
37:16Bien sûr qu'elle est choquante
37:18évidemment
37:18elle est choquante
37:19elle pose mille questions
37:20pas que pour Jack Lang
37:21d'ailleurs
37:21c'est vrai que comme c'est
37:22le nom le plus connu
37:23puis quand même
37:24c'est l'implication
37:25la plus tangible
37:27qui apparaît
37:28pour ce qui concerne
37:28le volet français
37:29bien évidemment
37:30c'est lui qui est au centre
37:31du cyclone
37:33parce que c'est vraiment
37:33une tempête autour de lui
37:34oui c'est choquant
37:36alors encore une fois
37:37on peut tout à fait
37:38avoir des rapports
37:41qu'ils soient professionnels
37:42ou autres
37:43avec un Epstein
37:45dans ces années-là
37:46mais
37:48on peut les avoir
37:50si on passe outre
37:51toutes les considérations morales
37:52tout simplement
37:53parce que moi
37:54vraiment ce qui est troublant
37:56j'ai dit il y a deux jours
37:57d'ailleurs
37:57sur notre antenne
37:58c'est que
37:59quand Jack Lang
38:00dit qu'il tombe de l'armoire
38:02en 2019
38:03alors qu'il est condamné
38:04en 2008
38:05alors qu'il est condamné
38:05il est poursuivi depuis 2008
38:07donc depuis déjà
38:07une dizaine d'années
38:08on sait très bien
38:09à quel point ce personnage
38:10est néfaste
38:12c'est quelque chose
38:12qui est connu
38:13et donc oui
38:14c'est choquant
38:15la manière aussi
38:16dont il finalement
38:16dont il se justifie
38:18aujourd'hui
38:18un peu partout
38:19on sent bien
38:20qu'il n'y a pas
38:20il ne s'indigne pas réellement
38:23enfin il ne semble pas le faire
38:24mais ça c'est son droit
38:25mais juste une remarque là-dessus
38:27démissionner
38:28quand même
38:29oui ça semblerait
38:30assez logique
38:31parce que c'est quand même
38:32un institut
38:33qui est fragilisé
38:34par ça
38:35l'institut du monde arabe
38:36alors il faut bien reconnaître
38:37d'ailleurs que
38:38Jack Lang lui avait redonné
38:39un petit peu de vie
38:40et d'éclat
38:41à cet institut
38:41ça fait 12 ans
38:43qu'il le préside
38:43mais donc là
38:44il est fragilisé
38:45et c'est vrai que
38:46Jack Lang
38:47c'est vraiment quand même
38:48troublant
38:49et choquant
38:49voilà
38:50et juste une dernière chose
38:51en France
38:52le problème
38:52c'est qu'on ne démissionne pas
38:53est-ce que la présidente
38:54du Louvre a démissionné
38:56absolument pas
38:56moi ce qui m'a frappé
38:57c'est qu'au même moment
38:59vous aviez au Royaume-Uni
39:00il y avait un scandale
39:01enfin une grosse affaire
39:01à la BBC
39:02grosse affaire
39:02il y avait un reportage
39:04sur Trump
39:04qui avait été truqué
39:05ça avait fait
39:05le président de la BBC
39:06avait démissionné pour ça
39:07en France
39:08on cambriole le Louvre
39:09il y a nos problèmes
39:10là aujourd'hui
39:11Peter Mandelson
39:12il a démissionné
39:13donc l'ancien ministre
39:16commissaire européen
39:17britannique
39:18lui aussi embarqué
39:19dans ses liens
39:20avec Epstein
39:20il a démissionné
39:22donc voilà
39:23en France
39:24on n'a pas le même rapport
39:25avec l'honneur
39:25et avec la responsabilité
39:27il faut distinguer
39:29deux points
39:30il y a
39:31une distinction
39:32entre
39:32l'Epstein
39:33criminel sexuel
39:34comme il a été
39:36jugé
39:37et la raison pour laquelle
39:38il s'est suicidé
39:39c'est bien celle-là
39:39et puis l'homme d'argent
39:40l'homme d'argent
39:42capable de ménager
39:45des passes
39:46des ponts
39:48entre
39:49je ne sais pas
39:50Poutine
39:50et je ne sais quelle
39:51industrielle
39:52bon moi
39:53ce que je veux dire
39:54c'est
39:54il y a
39:55deux poids
39:57deux mesures
39:57entre le criminel sexuel
39:59et les gens
39:59qui ont continué
40:00comme madame de Rothschild
40:02la bancaire suisse
40:03à avoir
40:04des liens
40:05avec
40:06des liens d'amitié
40:07avec Epstein
40:08alors qu'elle savait
40:09qu'il était menacé
40:10ça ça peut arriver
40:11mais il faut distinguer
40:12vraiment les deux points
40:13il reste 30 secondes
40:15Valérie
40:16moi
40:17Jacques Lang
40:18a 86 ans
40:19il s'est battu
40:20comme un chien
40:20pour avoir la présidence
40:22de l'institut du monde arabe
40:23alors que
40:24Jean-Yves Le Drian
40:25était un super bon
40:26candidat
40:27face à lui
40:28il a remporté
40:29cette bataille
40:30je n'ai jamais compris
40:31pour quelle raison
40:32alors que
40:33Jean-Yves Le Drian
40:34venait de passer
40:3410 ans au service
40:35d'Emmanuel Macron
40:36et vraiment
40:37amouillé sa chemise
40:38donc je pense
40:39que tout a un temps
40:41et je suis d'accord
40:42avec Henri
40:42pour dire que
40:43les gens peuvent
40:44aussi démissionner
40:46sa fille a démissionné
40:47d'ailleurs
40:47elle a eu raison
40:48merci à tous
40:50pour vos commentaires
40:52éclairés
40:53et on se retrouve
40:55donc la semaine
40:56ah non
40:56ça ne sera pas moi
40:57la semaine prochaine
40:57ce sera un remplaçant
40:58écoutez
40:59merci en tout cas
41:00à Flore Simon
41:01d'avoir préparé cette émission
41:02merci à toute l'équipe technique
41:03à très vite
41:04merci à tous
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