00:00En France, journée d'audition pour Marine Le Pen. La dirigeante d'extrême droite a été entendue dans son procès en appel.
00:05C'est l'affaire des assistants parlementaires pour laquelle elle a été condamnée en première instance.
00:13Marine Le Pen s'est donc exprimée à la mi-journée pour exprimer sa version des faits au tribunal.
00:18Marie Schuster était sur place pour France 24.
00:21Je vous mentirais si je vous disais que je savais.
00:24C'est par cette phrase que Marine Le Pen a entamé son audition devant la cour d'appel de Paris.
00:28L'ex-présidente du Front National soutient depuis le début de l'après-midi, comme elle l'avait fait d'ailleurs à l'ouverture de son procès,
00:34que si la cour estime qu'un délit a bien été commis, elle n'avait pas à l'époque conscience de le commettre.
00:40J'ai découvert avec ce dossier, a-t-elle dit, l'arrière-boutique de ce qu'il se passait réellement au Front National.
00:45Marine Le Pen expose ainsi sa nouvelle ligne de défense sur le fond, car en plaidant l'absence d'intention,
00:50elle espère faire réduire la peine d'inéligibilité de 5 ans qui l'empêche à l'heure actuelle de se porter candidate aux élections présidentielles de 2027.
00:59Mais c'est aussi une nouvelle ligne de défense sur la forme.
01:01La présidente du tribunal se montre déterminée à connaître la vérité sur le rôle réellement joué par Marine Le Pen,
01:07et ses questions sont parfois provocantes.
01:09En première instance, Marine Le Pen s'était emportée face à l'insistance de la magistrate,
01:13dénonçant une présomption de culpabilité à son égard.
01:16Cette fois, Marine Le Pen tempère face à la cour, commençant avec beaucoup de déférences toutes ses phrases ou presque,
01:22par un « vous avez parfaitement raison, Madame la Présidente ».
01:25Un changement de ton qui tranche avec le procès en première instance plus respectueux, plus posé,
01:30comme si ce procès était pour la chef de file du Rassemblement national, grand favori des sondages,
01:34l'occasion de lancer la campagne des municipales, et qui sait, des présidentielles.
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