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  • il y a 7 heures
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 04 février 2026.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h en direct aujourd'hui de l'Institut Gustave Roussy en cette journée mondiale de lutte contre le cancer.
00:14RTL a en effet choisi de s'installer dans cet hôpital qui est le premier centre européen en la matière, l'un des meilleurs du monde et qui s'est fixé un objectif, guérir 80% des patients atteints de cancer d'ici 2040.
00:27Comment ? Grâce à l'IA, l'intelligence artificielle notamment, on va tout vous expliquer dans un instant.
00:33Si vous avez des questions d'ailleurs, appelez-nous au 3210, le professeur Barlésy qui dirige l'Institut Gustave Roussy sera avec nous, il pourra vous répondre.
00:41Et si vous avez eu ou si vous avez un cancer, racontez-nous votre combat, vos espoirs, vos doutes.
00:47J'attends vos témoignages au 3210, Olivier, lui, il vient de nous laisser un message.
00:51On m'a annoncé un cancer en 2024. Tout de suite, vous pensez malheureusement à la fin de vie, alors que ça n'a pas du tout été mon cas, car mon cancer, je l'ai surmonté grâce à la médecine, grâce surtout à mon entourage familial et à mon moral que j'ai toujours gardé.
01:09Mon message, dire aux gens qu'il faut combattre cette maladie-là.
01:14Il faut se battre, on peut s'en sortir. C'est aussi l'un des messages qu'on voulait absolument passer aujourd'hui dans cette émission.
01:21C'est important. Dans l'actualité également aujourd'hui, le choc toujours à Sanary-sur-Mer, dans ce collège où une enseignante a été poignardée hier par l'un de ses élèves.
01:29Les cours ont été suspendus. Vous entendrez aussi les premières confidences de Marine Le Pen après les réquisitions d'hier.
01:35Et puis on ira au cinéma. C'est l'événement de la semaine, le retour du marsupilami. La météo avec vous, Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:42Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:43Bon, c'est un temps d'ailleurs à aller au cinéma dans une grosse partie du pays.
01:46En tout cas sur l'ouest, oui, parce qu'on a encore un temps plus vieux de la Bretagne au sud-ouest, des pluies également du Languedoc au Var.
01:51Mais partout ailleurs, c'est un temps sec et le soleil résiste cet après-midi des Hauts-de-France à l'Île-de-France sous une belle douceur.
01:58Merci beaucoup Peggy. Météo complète juste après le journal.
02:01Et hier soir, ce sont de gros orages qui ont touché le sud-est de la France.
02:06Orage de grêle particulièrement spectaculaire à Antibes où les rues ont très vite été recouvertes d'un tapis blanc.
02:12Il y est tombé en quelques heures l'équivalent d'un mois et demi de précipitation.
02:16Pas de victimes, heureusement, mais les habitants ont eu très peur, Marie Bonnet-Blanc.
02:20Oui, hier soir, un orage de grêle très localisé s'est abattu sur la commune d'Antibes.
02:25Plus de peur que de mal, certes, mais pour les habitants comme Martine, la nuit a été courte.
02:29Cette nuit, c'était apocalyptique.
02:31C'était la folie.
02:32La grêle, la grêle, on n'a jamais vu ça.
02:35C'est incroyable.
02:36Le bruit que ça a fait et puis le tonnerre, tout, les éclairs.
02:39Non, mais hier soir, j'ai eu peur quand même.
02:41Ce matin, des pétapis de grêle recouvrent encore le sol.
02:44Les agents municipaux sont à pied d'oeuvre pour nettoyer les rues.
02:47Arnaud habite dans le vieil Antibes et le décor est totalement inhabituel.
02:51Ah ben, il fait froid.
02:53Il fait froid, je vois de la glace partout.
02:55Normalement, j'étais à Genève.
02:56C'est plus le temps que j'ai à Genève que le temps que j'ai à Antibes.
02:58Je m'attendais à tous au face à...
03:00C'est même pas de l'eau, c'est de la glace qui est tombée.
03:02Je vous dis, on aurait dit qu'on était en Haute-Savoie.
03:04À l'heure actuelle, la situation est désormais revenue à la normale.
03:07La pluie s'est arrêtée et les rues sont de nouveau praticables.
03:11Marie Bonnet-Blanc à Antibes pour RTL.
03:13Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
03:18On part à présent pour le Var à Sanary-sur-Mer
03:21où les cours ont été annulés aujourd'hui au collège La Guichard
03:24d'après l'agression hier d'une enseignante,
03:26une professeure d'applastique poignardée à trois reprises
03:29par l'un de ses élèves de troisième, tout ça en pleine classe.
03:33Bonjour Étienne Baudu.
03:34Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:36Vous êtes sur place pour RTL, une cellule psychologique
03:38qui a été ouverte pour le personnel de l'établissement
03:40mais aussi pour les élèves qu'ils souhaitent.
03:43Oui, un peu plus d'une dizaine d'enfants.
03:44On rencontrait ce matin les psychologues de la cellule d'écoute.
03:47Parmi eux, Ange, 13 ans, élève en troisième.
03:50Hier, après avoir été confiné en classe,
03:52il a aperçu la professeure en sang dans sa salle
03:54alors qu'il regagnait la cour.
03:56Sa nuit a été agitée et il est conscient d'être traumatisé.
03:59J'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête.
04:02J'ai plutôt envie de rester à la maison en sécurité
04:05mais je pense que ma mère, elle va vouloir que j'aille à l'école.
04:07Ils m'ont conseillé de faire comme je le sens.
04:10C'était pas à eux décidé.
04:11Que je devais penser à des choses positives
04:14et que si jamais j'allais vraiment pas bien,
04:16que je devais revoir des psys et en parler éventuellement.
04:19Émilie, elle est arrivée toute seule, sans sa fille.
04:21Lili, élève en sixième, elle est venue demander conseil.
04:24Quand je suis rentrée, elle était couchée dans mon lit.
04:26Ça fait longtemps qu'elle ne dure plus avec moi.
04:28Ma fille, elle a 11 ans.
04:29Elle m'a dit, j'ai besoin de dormir avec toi.
04:32Après, on appelle la famille, on parle à la famille.
04:34On a besoin de nous-mêmes vider son sac.
04:36Parce que j'ai besoin de réponses, j'ai besoin de savoir des choses
04:39et j'ai besoin de savoir comment le faire pour ma fille aussi.
04:42Alors la cellule psychologique va rester à disposition des élèves,
04:44des parents et des professeurs.
04:46Quant au jeune agresseur, lui, il est toujours entendu par la police.
04:49Sa garde à vue devrait être prolongée de 24 heures.
04:51Étienne Baudu à Saint-Narris-sur-Mer dans le Var.
04:54Intéressons-nous justement à cet élève qui s'en est pris hier à cette enseignante.
04:58Bonjour Cindy Hubert.
04:59Bonjour.
05:00Le procureur de la République vient donner quelques éléments, quelques précisions.
05:03Oui, on découvre que c'est notamment suite à des incidents en classe
05:08qu'il lui avait valu des notations sur l'application Pronote.
05:12Vous savez qu'il trouvait injuste, et c'est ce à quoi,
05:15ce pourquoi il explique qu'il est passé à l'acte.
05:18Il trouvait que c'était injuste ces notations sur l'application Pronote.
05:21C'est quelque chose auquel il avait pensé déjà la semaine dernière,
05:24puis il s'était ravisé.
05:25Il a donc pris un couteau, il en avait plusieurs chez lui à la maison,
05:29et il est passé à l'acte.
05:30Immédiatement après, il a regretté son geste, il a pleuré toutes les larmes de son corps,
05:35dit-il, mais il a ressenti trop de haine.
05:39C'est comme ça qu'il explique son passage à l'acte.
05:40Et d'ailleurs, ensuite, il s'est mis des coups de couteau à lui-même.
05:46Les toutes dernières précisions de Cindy Hubert du service Police Justice sur RTL.
05:49Ce matin, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
05:52avait confirmé que le collège avait bien effectué un signalement.
05:55C'est en mars dernier, suspectant des violences des parents sur ce jeune homme et sur sa sœur.
06:01L'enquête avait été classée sans suite,
06:03mais une mesure d'assistance éducative avait été ordonnée au mois de septembre.
06:07Et le jeune garçon aurait d'ailleurs dû être reçu demain
06:10par les services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, la PJJ.
06:14Manifestement, il serait victime dans son domaine familial.
06:17Quatre mois pour avoir un rendez-vous avec la PJJ,
06:19qui aurait dû avoir lieu le 5 février.
06:21Quatre mois, c'est trop long.
06:22Du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la Justice avec les enfants victimes.
06:26Oui, effectivement, on pourrait être beaucoup plus efficace
06:28pour pouvoir entendre cet enfant, ce mineur,
06:31et pouvoir éviter en effet qu'il reproduise des violences.
06:34Ça ne prémunit pas de tout,
06:35mais notre travail au service public de la Justice, c'est d'être plus rapide.
06:38Gérald Darmanin, qui toujours sur RTL ce matin,
06:41appelle la droite et le centre à se mettre d'accord pour la présidentielle de 2027.
06:46Il ne faut, dit-il, qu'il n'y ait qu'un seul et unique candidat.
06:49D'ici cet été, il y a urgence à s'entendre, explique-t-il.
06:53Bonjour Pauline Théveniot.
06:54Bonjour.
06:55Quand on entend le ministre de la Justice, on pense forcément primaire.
06:58On peut y croire ou pas, une primaire du centre et de la droite ?
07:01Alors, pour ça, il faudrait déjà que tout ce petit monde se parle.
07:04Ce n'est pas le cas.
07:05Deuxième difficulté, qui pourrait participer ?
07:07Gérald Darmanin pense à un arc-alent de Gabriel Attal à Bruno Retailleau.
07:11Le hic, c'est qu'il est hors de question pour Bruno Retailleau
07:13de se retrouver à faire bannière commune avec Gabriel Attal.
07:16Et inversement, autre obstacle.
07:18Les principaux candidats, Edouard Philippe et Gabriel Attal,
07:21ne veulent pas d'une primaire.
07:23Ils parient sur une forme de sélection naturelle avec le temps.
07:25L'entourage de Gabriel Attal ajoute que la primaire ressemble surtout à un marche-pied.
07:29Pour ceux qui n'ont pas les moyens de se présenter,
07:31ceux qui la demandent apprécieront.
07:33En retour, Gérald Darmanin, alerte en privé.
07:36Si on est plusieurs candidats, on ne sera même pas dans l'opposition en 2027.
07:40L'opposition, ce sera Jean-Luc Mélenchon.
07:43Pauline Théveniot du service politique de RTL.
07:46Elle pourrait bien ne pas être candidate du tout.
07:49Le parquet général a requis hier 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen
07:54dans le procès des assistants parlementaires du FN.
07:57C'est désormais à la cour d'appel de tranchée.
07:59Décision attendue avant l'été.
08:01Bonjour Sophie Neumeyer.
08:02Bonjour.
08:04C'est vous qui suivez ce procès pour RTL.
08:06Vous avez échangé ce matin avec Marine Le Pen.
08:08Et pour elle, peu de doute.
08:09Si les juges suivent ces réquisitions, ce sera la fin de sa carrière politique.
08:14Oui, car le calendrier n'arrange pas Marine Le Pen.
08:17Il ne lui est pas possible d'attendre un recours en cassation en cas de condamnation.
08:21Il faut monter en plus vite l'association de financement de la campagne
08:23pour édicter les tracts, les affiches.
08:26Elle ne peut figurer qu'un seul nom sur les comptes de campagne.
08:29Ce nom sera choisi dès la décision de la cour d'appel.
08:32Si elle est empêchée pour 2027, Marine Le Pen ne croit pas au retour en politique.
08:36C'est là que Trump est extraordinaire.
08:38Lance-t-elle être élue, partir, puis revenir en France ?
08:41Ça me paraît compliqué.
08:42Si elle est candidate en 2032, ce sera uniquement pour sa réélection.
08:46Ose Marine Le Pen, elle n'a pas perdu totalement espoir et invite à surveiller les plaidoiries de la défense.
08:51Des points de droit intéressants sont soulevés, selon elle, qui pourraient lui permettre d'échapper à une peine d'inéligibilité.
08:56Sophie Nemeier devant la cour d'appel de Paris où les plaidoiries de la défense ont commencé ce matin.
09:02Voyons à présent ce qu'on dise.
09:04Les électeurs du Rassemblement National croient-ils encore à une candidature de Marine Le Pen ou ont-ils déjà tourné la page ?
09:10Samuel Goldschmidt, vous vous êtes rendu dans l'un des fiefs du Rassemblement National à Ayonge, en Moselle,
09:15ville où Marine Le Pen est arrivée en tête aux deux tours de la présidentielle en 2022.
09:21Alors, pour les électeurs convaincus, il n'y a pas trop de doutes ?
09:24Ah ben, je prendrais barder l'âme.
09:25Sans regret ?
09:26Sans regret. Il faut essayer.
09:28Tant pis pour la Marine Le Pen.
09:30Ah ben non, j'aimerais bien que ce soit elle, mais bon, faute de mieux.
09:33Faute de griffes ?
09:34Oh ben, j'ai merle.
09:35Pas trop de doutes ? Pas si sûrs ?
09:36Je pense qu'elle sortira.
09:37Ça veut dire qu'elle se présente comme présidente de la République.
09:41Et si elle ne se présente pas ?
09:42Ah ! Là, il y a un hic.
09:43Un hic, malgré une solution de repli.
09:45C'est Bardella qui va la remplacer, je pense, non ?
09:48De toute façon, l'un ou l'autre, il faut ce qu'il veut quand même, de toute façon.
09:51La confiance n'est donc pas absolue.
09:53Et puis, il y a tout de même les faits, les détournements de fonds, que tous n'oublient pas.
09:56Je pense qu'elle a fait des choses qu'il ne fallait pas faire au niveau européen, etc.
10:00À mon avis, ça ne va pas monter de toute pièce non plus.
10:02Est-ce que c'est pire ou pas pire que d'autres partis politiques ?
10:06Et Bardella ?
10:07Moi, je pense qu'en politique, c'est un métier d'expérience.
10:10Vaut mieux Marine Le Pen.
10:11Mais ce que plusieurs personnes m'ont aussi mentionné,
10:13c'est qu'il faut avant tout attendre la liste officielle des candidats.
10:16La présidentielle, c'est encore bien loin.
10:18Samuel Goldschmidt à Ayange pour RTL en Moselle.
10:22Deux jours après la publication de nouveaux documents dans l'affaire Epstein,
10:25Jack Lang n'envisage pas une seule seconde de démissionner de son poste de président de l'Institut du Monde Arabe.
10:31C'est ce qu'il a dit ce matin sur RTL.
10:34Oui, dit-il, il l'a bien connu.
10:36Mais il assure n'avoir jamais eu connaissance de son passé judiciaire.
10:39D'abord, je ne l'ai pas connu comme prédateur sexuel.
10:42C'est pendant William Allen que je l'ai connu.
10:43En 2010, sauf qu'en 2008, déjà, il avait été condamné pour pédo-criminalité,
10:47pour avoir recouru au service de dizaines de prostituées mineures.
10:50Vous le connaissez en 2010, en 2008, il a été condamné et vous ne le saviez pas.
10:54Je ne savais pas que tu n'étais pas l'œil tourné vers les jurisprudences américaines.
10:59Et si la justice était amenée française à s'y intéresser ?
11:02Mais qu'elle s'y intéresse ?
11:03Vous êtes prêts, évidemment, à les répondre de façon totalement détendue.
11:08Je ne crains rien.
11:09Je me sens blanc comme neige.
11:11Je ne crains rien, martelé ce matin.
11:14Jacqueline sur RTL, il était l'invité de Marc-Olivier Fogiel.
11:17A l'étranger, le Kremlin assure qu'il poursuivra son offensive sur l'Ukraine
11:21tant que Kiev n'aura pas accepté ses conditions.
11:24Déclaration faite alors qu'une nouvelle session de discussion entre Ukrainiens, Russes et Américains
11:28a débuté ce matin à Abu Dhabi.
11:30Il est bientôt 12h42 sur RTL, RTL Midi, en direct aujourd'hui de l'Institut Gustave Roussy.
11:37C'est le premier centre européen de lutte contre le cancer.
11:39Un centre qui s'est fixé un objectif, guérir 80% des malades d'ici à 2040.
11:45Comment ? On va vous expliquer tout ça dans un instant.
11:47A tout de suite.
11:49Votre avis nous intéresse.
11:50Appelez le 30 de 10.
11:5250 centimes la minute.
11:55Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
11:58Il est 12h45 sur RTL, on part à présent pour Rive de Gier dans la Loire avec une initiative
12:04qui mérite un grand coup de chapeau.
12:06Le patron d'une pizzeria vient de mettre à sa carte une pizza pour aider une dame en grande précarité,
12:12la pizza Claudine.
12:13Frédéric Perruche, 1 euro lui est reversé sur chaque pizza vendue.
12:18Stéphane Cerqueira a baptisé sa pizza Claudine comme cette dame de 59 ans SDF depuis 4 ans
12:23qu'il héberge depuis un mois au-dessus de son restaurant néné Carmelo.
12:27C'est une petite pizza en forme de cœur.
12:29Chaque fois qu'on vend une pizza, on renverse 1 euro à Claudine.
12:33Et avec cet argent, tous les jours, elle arrive à récolter entre 17 et 20 euros.
12:36Et avec cet argent, elle peut s'acheter à manger, elle peut s'acheter ses cigarettes.
12:39Elle peut vivre comme une citoyenne normale.
12:41Ce patron au grand cœur a recueilli Claudine le soir du réveillon.
12:44Il faisait moins 7 degrés.
12:46Moins 7 degrés.
12:46Elle est arrivée, elle était blanche.
12:47Elle n'avait pas mangé 2 jours.
12:49Ça m'a scié le ventre.
12:50On était 60 personnes, tous écœurés, nos yeux dans les baskets en disant
12:53« mais c'est pas possible ».
12:55Et du coup, depuis ce jour-là, cette fois, je ne la lâche plus.
12:57Stéphane a aménagé un espace pour Claudine à l'étage.
12:59Il commence à la faire travailler, soutenue par ses clients
13:02qui laissent quelques euros à chaque pizza achetée par Solidarité.
13:06C'est important, quelques euros, quand on peut, ça peut participer à améliorer la vie de quelqu'un.
13:11On ne va pas la laisser tomber.
13:12C'est le cœur qui parle et on sait que c'est pour une bonne cause, pour une belle personne.
13:15L'objectif est de sortir Claudine de la rue de façon durable,
13:19de lui trouver un petit studio pour qu'elle reprenne le cours de sa vie.
13:23Frédéric Perruche arrive de giller dans la Loire pour RTL.
13:26Et puis, je vous le disais, c'est aujourd'hui le grand retour du marsupil ami au cinéma,
13:3013 ans après la version d'Alain Chabas.
13:32C'est cette fois Philippe Lachaud et la bande à Fifi qu'on retrouve au commande,
13:36ce qu'on avait découvert dans Baby-Sitting.
13:38Un film à voir en famille, je vous l'assure, j'ai testé.
13:41Petits et grands enchaînent les fourrires.
13:43Pas toujours pour les mêmes blagues, mais on rit beaucoup.
13:46Nathalie Michet s'est rendue ce matin au cinéma des Halles, à Paris,
13:49à la rencontre des tout premiers spectateurs.
13:51Je voulais un truc plutôt sympa, sans problème avec tout ce qui se passe en ce moment.
13:54Pour vous changer les idées.
13:56Oui, c'est ça, oui.
13:57Vous rigolez.
13:57Parce que je savais qu'avec les acteurs qu'il y avait, ça allait être sympa et rigolo.
14:01Nous, ça nous a vachement plu.
14:02On était à fond du début à la fin.
14:04C'est bien joué, il y a de la belle musique, il y a une belle image.
14:07Franchement, on a vraiment accroché.
14:08Et on avait l'impression que les gens dans la salle aussi.
14:10Le jeu des acteurs est super, l'image magnifique, la musique elle est folle.
14:13Vraiment, c'était top.
14:15C'était très, très bien.
14:16Très marrant.
14:17Et puis, ils jouent tous très bien.
14:19Vraiment, un bon film, pas un bon moment.
14:21Un peu comme celui d'Alain Chabat qui est sorti, je crois, il y a une vingtaine d'années, il me semble.
14:242012 ?
14:25Oui, un peu le même style, quoi.
14:26Mais j'adore ce genre d'humour, quoi.
14:28C'est vraiment très, très sympa.
14:28Voilà, des spectateurs satisfaits.
14:31Donc, après avoir vu ce marsupil et mille, ils étaient au micro RTL de Nathalie Miché.
14:37RTL midi, les auditeurs ont la parole.
14:40Il est 12h48, RTL midi, les auditeurs ont la parole en direct, je vous le disais, de l'Institut Gustave Roussy.
14:47En cette journée mondiale de lutte contre le cancer, on a en effet choisi de poser nos valises dans cet hôpital,
14:52qui est le premier centre européen en la matière, l'un des meilleurs au monde.
14:55Bonjour Professeur Barlazy.
14:57Bonjour Amandine.
14:58Et merci beaucoup de nous accueillir ici, vous êtes le directeur général de Gustave Roussy.
15:03Nous approchons, nous nous rapprochons d'un monde sans cancer incurable.
15:08Ça, c'est ce que disait il y a quelques jours le Professeur Alain Puisieux, qui est président de l'Institut Curie.
15:13Vous êtes d'accord avec lui ? Un monde sans cancer incurable, c'est pour bientôt ?
15:17Il a rejoint le message de Gustave Roussy, qui était guérir le cancer au XXIe siècle et qui est toujours.
15:23On s'est donné une marche en 2040. Guérir 15% de plus de malades dans les 15 ans qui viennent, ça nous semble une étape vers effectivement ce monde où on guérira tous les cancers.
15:35Et arriver donc à 80% de cancers guéris d'ici 2040. C'est demain 2040, concrètement comment vous allez faire ?
15:43C'est demain et en même temps, il nous reste encore un peu de temps. Si on regarde les derniers chiffres, on s'est aperçu qu'on est passé dans les années 90 d'à peu près 50% de patients guéris à 65% au début des années 2020, donc en 30 ans.
15:56L'idée c'est de gagner encore 15% dans les 15 ans qui viennent. Pourquoi c'est raisonnable de le penser ? Parce que nos connaissances sur la biologie de la maladie, notre capacité à diagnostiquer plus tôt et donc à traiter de manière plus performante,
16:09aussi à s'adapter plus précisément au traitement et la capacité que nous donnent les technologies modernes, et l'IA on en reparlera notamment, de designer des médicaments et de les développer beaucoup plus vite.
16:19Ce qui prenait peut-être 20 ans auparavant, peut se faire en 8-10 ans maintenant. Et donc cet accès à ces nouveaux médicaments va être facilité, rendant plus de patients guéris.
16:27Vous parliez à l'instant de l'IA, l'intelligence artificielle qui va sans aucun doute vous aider de façon considérable, mais que vous utilisez déjà aujourd'hui. Donnez-nous un ou deux petits exemples très concrets.
16:39Dans beaucoup d'endroits, d'abord par exemple en termes de prévention personnalisée, on a développé un algorithme qui utilise donc une part d'IA pour identifier les sujets à risque augmenté
16:47et leur proposer des parcours spécifiques. L'analyse des examens d'imagerie est aidée par l'IA. L'analyse des examens anatopopathologiques,
16:55quand on vous fait une biopsie, qu'on l'amène au laboratoire, il n'y a pas que le microscope aujourd'hui, on numérise les lames, on les passe dans des logiciels,
17:02et ces logiciels peuvent identifier des choses que l'œil humain ne voit pas.
17:05Alors professeur Barlazy, il y a l'IA, et on va y revenir tout au long de cette émission jusqu'à 14h, il y a aussi le dépistage.
17:11La ministre de la Santé a annoncé ce matin la généralisation du dépistage du cancer du poumon d'ici 2030.
17:16C'est un cancer, le cancer qui tue le plus, je crois, aujourd'hui dans notre pays. 31 000 décès encore chaque année.
17:23Seuls 20% des patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic. C'est révolutionnaire, ça, dépistait un cancer du poumon ?
17:31Révolutionnaire, je ne sais pas. Il y en a des données scientifiques depuis plus de 20 ans maintenant qui montrent que ça marche.
17:36On diminue la mortalité spécifique par cancer de 20%, donc ce n'est pas rien.
17:40Et qu'aujourd'hui, on a les moyens, c'est simplement un scanner basse densité, c'est-à-dire qu'une irradiation qui est relativement faible,
17:46fait de manière annuelle chez des patients qui ont plus de 50 ans et qui ont fumé pendant un certain temps.
17:51Il faut le mettre en œuvre. Beaucoup de pays l'ont mis en œuvre. La France est un petit peu en retard dans ce domaine.
17:55On a décidé de continuer un peu à expérimenter. Il faut vraiment se dire que dès qu'une opportunité se présente pour un fumeur ou un ancien fumeur, allez-y.
18:02C'est-à-dire que vous dites aujourd'hui, pas besoin d'attendre ce dépistage généralisé. Si vous avez plus de 50 ans et que vous êtes fumeur, allez passer des examens ?
18:10Il faut en discuter. En tous les cas, le dépistage, c'est pour des gens qui n'ont aucun symptôme. Le diagnostic précoce, c'est des gens qui peuvent avoir un symptôme.
18:17L'idée, c'est que si vous êtes fumeur ou ancien fumeur, que vous ressentez quelque chose qui n'est pas expliqué de manière évidente, consultez et faites des examens radiologiques à chaque fois que nécessaire.
18:26Quel type de symptôme, par exemple ?
18:27Ça peut être un peu tout. Ça peut être une fatigue un peu inhabituelle. Ça peut être une perte de poids pas prévue.
18:32Ça peut être une douleur qui n'est pas forcément spécifiquement au niveau du thorax. Ça peut être une anomalie cutanée. Ça peut être n'importe quoi.
18:38L'idée, c'est de se dire que chez un fumeur, il faut quand même toujours avoir ce diagnostic à l'esprit. Plus on le diagnostique tôt, plus on a la chance de le guérir.
18:45Et le dépistage, c'est pour ça. Pour diagnostiquer tôt, il faut rappeler qu'il y a aujourd'hui dans notre pays un dépistage pour le cancer du sein. Trop peu de femmes encore vont faire leur mammographie.
18:54Malheureusement, uniquement 50%. C'est un vrai problème. On doit arriver à augmenter ça.
18:58Voilà. Dépistage du cancer colique dans les deux sexes. Aujourd'hui, on est à peine à moins de 30%, ce qui est un vrai souci.
19:06Alors que le test est extrêmement simple et à faire chez soi. Il faut vraiment qu'on soit adhérent. Parce qu'encore une fois, en adhérent à ce dépistage, on sait qu'on va avoir une diminution du risque d'essai qui est significative.
19:16Ce n'est pas des petits pourcentages. C'est vraiment des gens qu'on arrive à guérir.
19:19Donc ce que vous dites à nos auditeurs, à tous ceux qui nous écoutent, qui ont reçu ces courriers pour faire ces dépistages, c'est faites-le, n'ayez pas peur. Au contraire, on vous sauve.
19:26La peur n'écarte pas le danger. Il existe. On sait tous que malheureusement, l'objectif, c'est d'éviter d'attendre d'avoir des symptômes.
19:34Et c'est donc de diagnostiquer le plus tôt possible la maladie. Ces tests sont aujourd'hui extrêmement performants. Il faut les faire.
19:41Alors, il y a ces cancers, j'allais dire, que vous maîtrisez à peu près. Cancer du sein. On peut penser aussi au cancer de la prostate.
19:49Et puis, il y a des cancers beaucoup plus difficiles. Les cancers du pancréas, qui touchent de plus en plus de jeunes. Cancer du cerveau aussi.
19:55On a reçu, il y a quelques semaines sur RTL, Pauline Crussy, qui avait beaucoup ému les auditeurs.
19:59Elle a perdu son mari d'un cancer du cerveau cet été. Il avait 39 ans seulement.
20:04Et depuis, elle remue ciel et terre pour récolter des fonds pour la recherche.
20:08Dans une tribune publiée ce matin dans le Figaro, elle dénonce le manque de moyens accordés à ce type de cancer.
20:13C'est pas normal aujourd'hui que des femmes de patients, comme mon amie Alexandra Joffo-Curiel ou moi-même,
20:18lançions des cagnottes et des collectes pour lever quelques centaines de milliers d'euros.
20:22La recherche, elle est complexe, c'est sûr. On ne peut pas entrer dans le cerveau comme on entre dans un autre organe.
20:27On ne peut pas retirer des morceaux de cerveau comme on retire des morceaux de seins ou des morceaux d'intestin, etc.
20:32C'est pas parce que c'est plus compliqué qu'il ne faut pas essayer, qu'il ne faut pas donner les moyens aux chercheurs de trouver des solutions.
20:36On ne parle jamais du cancer du cerveau. Pourquoi ? Parce que c'est une maladie qui fait très peur.
20:40C'est une maladie horrible qui transforme les patients.
20:43Moi, je vous donne souvent l'exemple de mon mari qui a fini sa vie à 39 ans alors qu'il était marathonien,
20:48courait des trails, il était sportif, il n'avait jamais fumé de sa vie, il était sain.
20:52Il a fini sa vie tétraplégique en perdant sa conscience, en perdant sa lucidité
20:57et en perdant même sa capacité à communiquer son langage.
21:00Des propos recueillis pour RTL par Clarisse Guibert.
21:03Professeur Barlazy, elle a raison, l'État, les pouvoirs publics ne mettent pas assez d'argent sur ces cancers ?
21:09En tout cas, elle a raison et elle illustre, je dirais, parfaitement plusieurs choses.
21:15Le premier, c'est cette augmentation des cancers chez les sujets jeunes qui a une vraie préoccupation.
21:18Et on a une explication, pardon, je vous interromps.
21:20Alors, aujourd'hui, on a des pistes.
21:22Probablement que ce à quoi on a été exposé dans des générations qui ont 40-50 ans aujourd'hui
21:27est un peu différent de ce qu'était la génération précédente.
21:29Les polluants, les plastiques, les pesticides, l'alimentation qui n'est pas exactement la même.
21:34Donc, on a clairement, je dirais, il faut qu'on comprenne ce qui se passe.
21:39C'est les cohortes épidémiologiques, c'est les registres et c'est aussi le travail d'équipes spécialisées dans ce domaine.
21:45Donc, il y a ce côté des sujets jeunes.
21:47Elle illustre aussi les maladies un peu plus rares.
21:49Ces tumeurs cérébrales primitives sont encore des maladies relativement rares,
21:54mais effectivement d'évolution dramatique.
21:55Et il faut absolument qu'on se batte.
21:57Et pourquoi c'est extrêmement important de collecter de l'argent,
22:01mais aussi d'investir de l'argent dans la recherche sur ces maladies,
22:03c'est que tous les progrès que l'on fait,
22:05quelle que soit la maladie, à un moment ou à un autre,
22:07servent à tous les malades.
22:09Professeur Barlazi, vous restez avec nous.
22:11On a encore plein de questions à vous poser.
22:12Les auditeurs aussi veulent échanger avec vous.
22:15C'est important de parler de ce sujet.
22:16Avec plaisir.
22:16Et aussi de donner de l'espoir à tous ceux qui nous écoutent et qui souffrent.
22:21Et puis, je ne pouvais pas faire cette émission sans vous.
22:22Bonjour Philippe Cavriner.
22:23Comment ça va ? Bonjour.
22:24Bonjour professeur.
22:25Je voulais voir un vrai professeur en vrai,
22:28parce que je ne vois que Jimmy Mohamed.
22:30Donc, je voulais voir un vrai médecin.
22:33C'est toujours bien d'avoir son 06.
22:34C'est toujours bien d'avoir son 06, on est d'accord.
22:37Et c'est toujours bien de vous avoir pour évoquer un sujet lourd
22:39qui vous tient à cœur aussi.
22:41Philippe, vous allez nous accompagner tout au long de cette émission.
22:44Petit détour par les studios d'RTL à Nuit avec vous, Peggy.
22:49Et un petit coup d'œil sur notre météo.
22:51Ça reste pluvieux dans l'Ouest.
22:52Exactement.
22:53De la Bretagne jusqu'au Sud-Ouest.
22:54On a un temps gris avec des pluies.
22:56Un risque d'orage cet après-midi sur la Gironde.
22:58La Gironde qui est toujours en vigilance orange crue.
23:01Et du vent sur la côte atlantique.
23:03On a de la neige sur les Pyrénées.
23:04Et c'est aussi pluvieux du Languedoc au Var avec quelques averses en Corse également.
23:09Et un risque d'orage sur le littoral méditerranéen.
23:13Le risque d'avalanche reste fort sur les Alpes du Sud.
23:16Et partout ailleurs, c'est un temps sec entre nuages et éclaircies.
23:19Le soleil résiste même cet après-midi.
23:21Des Hauts-de-France à la Haute-Normandie, à l'Ouest de l'Île-de-France.
23:24Tout ça sous une belle douceur.
23:26On est souvent 3 à 4 degrés au-dessus des normales.
23:286 à 10 sur le Nord-Est.
23:31Mais 10 à 13 degrés sur les autres régions.
23:33Jusqu'à 15 dans le Sud-Ouest et près de la Méditerranée.
23:36Merci beaucoup Peggy.
23:37RTL Midi, les auditeurs ont la parole en direct de l'Institut Gustave Roussy
23:41en cette journée de lutte contre le cancer.
23:43On se retrouve dans un tout petit instant.
23:45A tout de suite.
23:46RTL Midi.
23:48Les auditeurs.
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