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  • il y a 2 jours
Tous les jours dans Culture Médias, Europe 1 reçoit un invité culture qui marque l'actualité.

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00:01J'ai la chance de recevoir deux grands comédiens que vous avez pu voir au cinéma ou dans des séries,
00:06mais là où visiblement ils s'amusent le plus, c'est quand même au théâtre.
00:10Bonjour Evelyne Bouix.
00:11Bonjour, comment ça va ?
00:12Bonjour Nicolas Briançon, ça va très bien.
00:15On est content de vous voir ici.
00:17C'est vrai que le théâtre c'est quand même au-dessus de tout, non ?
00:19J'ai raison quand je dis ça ou pas ? Est-ce que vous le vivez comme ça ?
00:21Alors moi c'est au-dessus de tout quand on est sur scène et que ça se passe bien,
00:25mais avant c'est...
00:28Ah oui, là vous êtes en dessous de tout.
00:28Je suis en dessous de tout, après ça va remonter.
00:32Encore aujourd'hui ? C'est une angoisse terrible.
00:34Oui, ça fait que quatre jours, c'est une angoisse terrible.
00:36Mais autrement, une fois qu'on y est, c'est fabuleux.
00:40Enfin, en ce qui me concerne, parce que mon ami n'est pas du tout comme ça.
00:42C'est une enfant, c'est une enfant.
00:44Mais pas du tout.
00:46Je suis plus détendu, oui, peut-être que je...
00:49Comme depuis quelques temps là, j'y suis beaucoup beaucoup au théâtre.
00:53J'ai une approche un peu plus détendue.
00:58Détendu, ça ne veut rien dire.
01:00Et puis on a des tracks différents tous les uns des autres.
01:03Le track, ça ne se manifeste pas toujours avec des tremblements de la main
01:06ou l'impossibilité de parler ou la langue qui devient très sèche.
01:10Ça peut être tout d'un coup, et ce qui est presque plus grave d'ailleurs,
01:13le cerveau qui se paralyse ou qui se bloque un peu,
01:15qui fait qu'on n'arrive plus à développer la pensée du personnage.
01:17Bon bref, on ne va pas parler technique.
01:19Donc j'ai moins le track.
01:21Non, c'est vrai que j'ai un peu moins le track.
01:23Rien à voir.
01:25Est-ce que, parce qu'il y avait Catherine Jacob qui était avec nous,
01:27il y a quelques jours dans cette émission,
01:28qui nous disait, ah c'est une légende que le track disparaît
01:31quand on commence la pièce.
01:33Est-ce que vous, vous avez quand même ce truc-là,
01:35où une fois que vous commencez à prononcer les premiers mots,
01:38le track s'en va ?
01:38Ça dure un petit peu, ça ne dure pas un mot,
01:41et après c'est fini.
01:42Il faut un petit peu de temps,
01:44mais pas non plus énormément,
01:45mais ça dépend des soirs je crois.
01:47Mais bon, heureusement que le track s'en va.
01:49Ouais, moi j'aime bien, quand ça commence, je suis bien.
01:52Ouais voilà, c'est ça.
01:53Enfin, si on a, c'est toujours pareil,
01:56si on a répété avant quand même,
01:58on a des répétitions au théâtre,
01:59on n'arrive pas sur scène comme ça.
02:00Ah bon ?
02:00Par miracle.
02:01Pardon, je vous rappelle quelques détails.
02:05Un petit dénais.
02:05Et donc, ces six semaines de répétition,
02:12quand même, elles vous donnent des petits repères,
02:15non pas des certitudes, mais des repères.
02:16Et donc, quand on arrive sur scène,
02:18ben voilà, il faut faire confiance.
02:20Et puis surtout, moi je pense que c'est très important
02:21de prendre du plaisir.
02:23Je pense que le plaisir qu'on a à jouer,
02:26il se ressent dans le public.
02:28Donc moi, j'axe ma concentration vers cette idée
02:30que j'ai à un moment.
02:32Et puis, je vais vous dire,
02:32c'est un métier qui est quand même très compliqué.
02:35Il est compliqué à faire,
02:35il est de plus en plus compliqué à faire.
02:37Les projets de théâtre, c'est compliqué à monter.
02:40Il n'y a plus d'argent nulle part.
02:42Ni pour le théâtre, ni pour le cinéma,
02:43ni pour la télé, ni pour rien.
02:45Donc, on est en gros...
02:47Le constat !
02:48Non, non, mais c'est vrai,
02:50on est de moins en moins payé,
02:51il y a de moins en moins de travail.
02:54On est très privilégié.
02:55Évidemment, on est vraiment dans les privilégiés de ce métier.
02:59Mais la majorité des gens, c'est ça.
03:02Et donc, quand on y est,
03:04j'allais dire, il y a presque une espèce de devoir
03:06de dire qu'il faut en profiter,
03:08que ce soit bien,
03:09et qu'on prenne du plaisir.
03:10Parce qu'on s'emmerde déjà assez avant.
03:12Mais alors, si en plus,
03:13il fallait s'emmerder pendant...
03:14Franchement, je pense qu'il faudrait faire un autre travail.
03:18Et on sent que pendant,
03:19vous vous amusez vraiment.
03:20En tout cas, sur cette pièce
03:21et sur la magnifique scène du Théâtre de Paris,
03:24pour cette pièce qui s'appelle
03:25On ne se mentira jamais,
03:26d'Éric Assou, dramaturge aux deux Molières,
03:29déjà, dont un en 2015 pour cette pièce,
03:32mise en scène par Jean-Luc Moreau.
03:34Une pièce qui nous interroge, en fait,
03:37sur ce qu'il faudrait dire
03:38ou pas dire en amour, Évelyne Bouix.
03:39C'est ça, le ressort de la pièce ?
03:41Oui.
03:41Si vous me parlez personnellement,
03:45je pense qu'il faut se taire tout le temps.
03:47Ah bon, d'accord.
03:49Mais est-ce que se taire, c'est mentir ?
03:51Le secret de la longévité dans les couples.
03:52Il y a plusieurs...
03:53On peut mentir par omission.
03:54Voilà, c'est ça.
03:55Est-ce que c'est du mensonge ?
03:56Il y a plein de mensonges.
03:57Mais bon, là, heureusement,
03:59autrement, il n'y aurait pas de pièce.
04:03Heureusement qu'il va se passer quelque chose
04:04et qu'elle va découvrir,
04:05elle va être au taquet sur tout,
04:07elle va sentir des choses
04:08et elle aura raison.
04:11Et en fait, ce n'est pas toujours
04:13de la personne dont il faut être jaloux.
04:15C'est ça qui est formidable dans cette pièce aussi.
04:17Ce n'est pas forcément de la personne.
04:18On fait une piste et il y a quelqu'un d'autre,
04:21on ne s'y attend pas.
04:22Donc, dans la vie, ça peut être pareil aussi.
04:24Donc, on suit quelqu'un,
04:25non, c'est elle, c'est elle.
04:26Et en fait, pas vraiment.
04:27Tout n'est pas cousu de fil blanc.
04:28Donc, tout n'est pas...
04:29Voilà.
04:29Et là, dans cette pièce,
04:30vous jouez un couple amoureux
04:32depuis 25 ans,
04:33Serge et Marianne.
04:34Et un jour, Marianne a un petit accrochage
04:36en voiture avec un certain monsieur Clébard.
04:39Et ce nom, évidemment,
04:40qui n'est pas anodin,
04:41il lui rappelle quelqu'un.
04:42Voilà.
04:43Et à partir de là...
04:44On chère !
04:44Non !
04:45Vous voulez raconter un petit peu,
04:47Nicolas Briançon ?
04:48On peut se permettre.
04:49Ils ont eu une voisine
04:51dans un immeuble
04:51qu'ils ont habité
04:52au début de leur relation
04:53qui s'appelait Sophie Clébard
04:55qui était...
04:57Qui était une bombasse.
04:58Charmante.
04:58Sublime.
04:59J'ai dit bien la version
05:00sublime et bombasse.
05:01Sublime.
05:02J'ai la même vision.
05:03Je reprends les mots
05:04de mon personnage
05:05pour la dépeindre
05:06et avec laquelle
05:07on va comprendre
05:09qu'il y a eu
05:10peut-être quelque chose.
05:12Et ce point de départ-là,
05:14qui n'est qu'un point de départ
05:15dans le calvaire
05:17de ce malheureux homme,
05:18sauvagement agressé
05:21par cette psychopathe
05:22qui est...
05:23Ça va devenir
05:27assez terrifiant.
05:28Oui, parce que c'est terrible
05:29pour Serge.
05:30Pour lui,
05:30c'est pas grand-chose.
05:31C'était une passage
05:31il y a 25 ans.
05:33Bien sûr, il y a prescription.
05:34Mais pour Marianne,
05:35elle se dit que
05:36si Serge a menti
05:37pendant 25 ans sur ça,
05:39c'est que peut-être
05:39qu'il y a d'autres choses
05:40à gratter.
05:41Et elle va se mettre à gratter.
05:43Et oui.
05:44Et voilà.
05:44Et elle va découvrir
05:45des trucs.
05:46Quand on gratte,
05:46on trouve.
05:47pas toujours ça.
05:49C'est...
05:50Grat du jour.
05:52Titre.
05:53Je dirais même titre.
05:55Titre peut-être
05:56d'une prochaine pièce.
05:57Quand on gratte,
05:58on trouve.
05:59On trouve.
06:00Et il a pas mal
06:00de mauvaise foi,
06:01ce mari aussi,
06:02Nicolas Brianson.
06:02C'est ça qui est sympa
06:03aussi à jouer, non ?
06:04Mais comment se sortir si...
06:06Bon.
06:08Thomas.
06:09Prenons votre cas personnel.
06:10Voilà.
06:11Pardon.
06:11Je personnalise un petit peu.
06:13Mais vous avez eu une histoire
06:14il y a 25 ans,
06:15vous êtes trop jeune,
06:16mais il y a, allez,
06:1715 ans.
06:19Il s'est passé des choses
06:21depuis.
06:21Bien sûr.
06:22Et tout d'un coup,
06:22on vous fait une espèce
06:24d'enquête,
06:24une scène sur une personne
06:26que vous avez connue
06:26il y a 15 ans.
06:29Alors, vous êtes pris
06:30entre le fait
06:30de ne pas vouloir
06:31faire de la peine
06:34en lui disant
06:34c'était tellement
06:35extraordinaire,
06:36génial cette relation.
06:37Et en même temps,
06:38donc on est...
06:39la position est très complexe
06:41en fait.
06:42Très complexe.
06:43Et il a du mal
06:43à s'en sortir,
06:44il n'est pas très adroit.
06:45Au lieu de dire
06:45la vérité tout de suite,
06:47ce qui aurait été
06:47sans doute plus...
06:48Il ment par omission.
06:49C'est ça, ce qui ment tout le temps
06:49en fait, au bout d'un moment,
06:50elle en peut plus,
06:50elle lui file des perches,
06:51elle lui dit
06:52dis-moi, dis-moi.
06:53Et à chaque fois,
06:53au bout d'un moment,
06:55c'est insupportable en fait.
06:56En même temps,
06:56chaque fois qu'elle trouve
06:57un élément nouveau,
06:58ça repousse l'enquête
07:00un peu plus.
07:00C'est-à-dire que
07:00le problème,
07:01c'est que c'est sans fin,
07:02ce truc-là.
07:03Plus on avance dans la pièce,
07:05plus elle découvre
07:05que c'est un élément.
07:06Mais moi,
07:06je suis pour la transparence
07:07totale dans la vie,
07:08moi je ne le ment jamais.
07:09Ah oui ?
07:09Ah oui ?
07:11J'ai éloigné du micro,
07:12d'un coup.
07:13Non,
07:13j'attends la réponse.
07:15Bien sûr, bien sûr.
07:16À vérifier tout ça,
07:17on ne se mentira jamais.
07:19Comédie dramatique,
07:20on peut dire ça.
07:21Déric Assou,
07:22c'est mis en scène
07:22par Jean-Luc Moreau,
07:23c'est en ce moment
07:23au Théâtre de Paris.
07:25Vous allez passer
07:25un très très bon moment
07:26parce qu'on sent aussi
07:27que vous vous régalez
07:28sur scène.
07:29Il y a un numéro
07:30de duétiste là
07:31qui est assez formidable.
07:32Dans un instant,
07:33Evelyne Bouix
07:33et Nicolas Briançon,
07:35on va jouer
07:35à un nouveau jeu.
07:36Oh là là !
07:37Un nouveau jeu
07:38autour de répliques
07:39de théâtre.
07:40On va voir
07:41si vous y connaissez
07:42un petit peu en théâtre
07:42les uns les autres.
07:43Vous allez tous
07:44pour voir.
07:44Qui a inventé ce jeu ?
07:46C'est Thomas.
07:47C'est ma passion.
07:48Créateur de jeu.
07:50Europe 1.
07:51Vous écoutez Culture Média
07:52sur Europe 1,
07:5310h-11h30
07:54avec Thomas Hill
07:55et ce matin,
07:56Thomas,
07:56vous recevez
07:56les comédiens
07:57Evelyne Bouix
07:58et Nicolas Briançon
07:59tous les deux
08:00sur scène
08:00pour la pièce.
08:01On ne se mentira jamais
08:02d'Éric Assou
08:03à voir en ce moment
08:04au Théâtre de Paris.
08:05Et alors évidemment
08:06comme on a deux grands comédiens,
08:08j'avais envie de tester
08:09un petit peu vos connaissances
08:10en théâtre ce matin
08:11avec un nouveau jeu.
08:14Le cadeau empoisonné.
08:15Comme des nazes totales.
08:17Non, vous ne serez pas
08:18pire que nous.
08:19Ne vous inquiétez pas,
08:19c'est facile.
08:20Un nouveau jeu
08:20compléter ses répliques.
08:23Je vais interpréter
08:24sous vos yeux ébahis
08:25une tirade célèbre.
08:26Il ne faut pas trouver la pièce,
08:27il faut compléter.
08:28Avec un mot manquant
08:29couvert par un bruitage
08:31que va envoyer
08:32notre réalisateur.
08:33Et donc,
08:33vous devez trouver
08:35le mot qu'il manque
08:36dans cette réplique.
08:38C'est vous qui lisez ?
08:39Oui.
08:40Oui, c'est là où ça va être
08:41encore plus.
08:41Mais le métage ne va pas couvrir
08:42parce que ce que je viens d'entendre
08:43ne va pas couvrir votre voix.
08:44Vous allez voir,
08:45c'est bluffant.
08:46On ne l'a pas répété,
08:47mais je suis assez confiant.
08:49Et alors attention,
08:50j'ajoute quand même un point
08:51si vous me donnez en plus
08:52le nom de la pièce,
08:53preuve de certaines cultures
08:54générales.
08:54Il n'y a pas de buzz ?
08:55Comment ça se passe ?
08:56Non, le premier qui parle.
08:58Vous pouvez buzzer.
08:59Tout le monde joue bien sûr,
09:00c'est parti,
09:01voici la première réplique.
09:01« Plus on aime quelqu'un,
09:04moins il faut qu'on le flatte
09:06à ne rien pardonner
09:07le pur amour. »
09:09Disparé.
09:11Non.
09:11Non.
09:12On revient.
09:12Éclate.
09:13Éclate, bien sûr.
09:14Il y avait une rime.
09:16Vous voyez la culture ?
09:17Nicolas Briançon.
09:18Non, alors là,
09:19c'est juste la déduction
09:20parce que je ne sais pas
09:21de quelle est cette pièce
09:23et d'où c'est tiré.
09:23Personne n'a reconnu la pièce.
09:25L'arime en hâte,
09:26il n'y en a pas non plus.
09:28Mais bien sûr,
09:29c'était le misanthrope de Molière.
09:30« Plus on aime quelqu'un,
09:34moins il faut qu'on le flatte
09:35à ne rien pardonner
09:36le pur amour éclate. »
09:38Ah ben voilà.
09:39Acte 2, 7, 4.
09:41Attention, la suivante.
09:42Au voleur, au voleur,
09:43à l'assassin,
09:44au meurtrier.
09:45L'avare, bien joué.
09:47Au voleur, au voleur,
09:48à l'assassin, au meurtrier.
09:49Justice, juste ciel.
09:50Je suis perdu,
09:51je suis assassiné.
09:52On m'a coupé la...
09:53Gorge.
09:54Oh.
09:55J'ai dit autre chose.
09:56On m'a coupé la gorge.
09:58Bravo.
09:58C'est là, c'est pas laid.
10:00Vous l'avez joué, Nicolas Bréanson.
10:04J'ai joué Cléante,
10:05dans la VAR.
10:06C'est même un des routes
10:07que j'ai le plus joué.
10:08Je connais la première phrase
10:09de Cléante.
10:10Allez-y.
10:11Je suis bien aise de vous trouver seule,
10:13ma sœur,
10:14et je brûlais de vous parler
10:14pour m'ouvrir à vous d'un secret.
10:16Et c'est une phrase très compliquée
10:18parce qu'il y a tous les « et »
10:19dans cette phrase.
10:19Mais oui.
10:20Quel galère.
10:20Je suis bien aise de vous trouver seule,
10:23ma sœur,
10:23et je brûlais de vous parler
10:24pour m'ouvrir à vous d'un secret.
10:26Wow.
10:27Ça m'efface.
10:28Moi, à chaque fois que les comédiens
10:29viennent ici,
10:30ils nous font des répliques,
10:31pas forcément des pièces
10:32qui sont en train de jouer en ce moment.
10:33Vous n'allez pas être étonnés.
10:36Vous allez voir.
10:37Vous l'avez joué aussi.
10:37Même la pièce qu'on joue,
10:39elle est.
10:41Oui, je l'ai jouée.
10:41Et vous ne gardez aucune réplique
10:44en tête de la barre.
10:44Mais rien.
10:45Voilà, vous êtes normal.
10:46Et rien.
10:47Parce que c'est les autres comédiens
10:48qui sont fascinants.
10:50Attention, la suivante.
10:51J'ignorais la douceur féminine.
10:53Ma mère ne m'a pas trouvé beau.
10:55Je n'ai pas eu de sœur.
10:57Cyrano de Bergerac.
10:58Oui, bravo.
10:59Plus tard,
11:00j'ai redouté l'amante
11:01à l'œil moqueur.
11:03Je vous dois d'avoir eu
11:04tout au moins une amie
11:05grâce à vous,
11:06une sœur
11:08a passé dans ma vie.
11:09Non, grâce à vous,
11:10une a passé dans ma vie.
11:12Une...
11:13Grâce à vous.
11:15Ah oui, oui.
11:15Oui, et oui.
11:16Une péninsule ?
11:17C'est plus poétique que ça.
11:19Je ne sais pas,
11:19il a dit Cyrano au jeu.
11:20Une rancœur.
11:22Non, alors,
11:22vous étiez proche
11:23avec la sœur,
11:24en tout cas dans cette idée
11:25de féminité
11:25qui est passée dans sa vie.
11:27Qu'est-ce qui peut désigner
11:28la féminité ?
11:30Une fleur
11:31est passée dans ma vie.
11:32Faut que ça soit en heure ?
11:33Faut que ça soit en heure ?
11:33Non, absolument pas.
11:34Ah bon, d'accord, pardon,
11:35j'étais sur une rime.
11:35Grâce à vous,
11:36une flamme.
11:37Oui, non, flamme.
11:38Non, non, non.
11:39Une douceur.
11:39Quelque chose qui permet
11:41de voir que c'est tout de suite
11:42une femme
11:42dont on parle.
11:44Une silhouette ?
11:45Eh, la silhouette,
11:47peut-être, elle peut-être,
11:47une robe.
11:48Oh, bravo !
11:50C'est joli, cette femme.
11:51Nicolas !
11:52Quelle ombre de théâtre !
11:53Mais quelle ombre !
11:54Mais bravo !
11:56C'est pas moi, laissez, laissez.
11:59Personnel, personnel.
12:01C'est un rêve de comédien,
12:02ça, de jouer Cyrano de Bergerac ?
12:04Mais je ne le jouerai pas,
12:04je suis trop vieux.
12:05Mais j'aurais adoré, oui.
12:07Ah bah, c'est le rôle.
12:08Il y a d'autres personnages
12:09qui sont géniaux
12:09dans cette pièce
12:10que vous pouvez...
12:12Ah, quand même.
12:13Mais oui, il est pour vrai !
12:14Quand tu fais Cyrano,
12:16tu veux...
12:17Ça, c'est vraiment...
12:17Oui, bien sûr.
12:18Mais bien sûr,
12:19non, mais de guiche,
12:20tout ça, c'est des rôles merveilleux.
12:21Mais quand même,
12:22on se dit,
12:22waouh, jouer Cyrano,
12:23c'est un truc.
12:24Dans la vie d'un acteur,
12:26c'est merveilleux.
12:27C'est curieux, vous l'ayez jamais fait.
12:28La vie d'un acteur,
12:29c'est essentiellement
12:29les rôles qu'on n'a pas joués.
12:30Ouais.
12:32Et j'ai eu de la chance,
12:33déjà,
12:34d'avoir joué
12:35dans les pièces du répertoire,
12:40si on attaque du lourd, là.
12:42Qu'y a-t-il dans un nom
12:43ce que nous appelons
12:45par n'importe quel autre nom
12:47sentirait aussi bon ?
12:49Roméo et Juliette,
12:50Shakespeare.
12:51Oh, il est fort.
12:53Je l'ai joué
12:53et je l'ai mis en scène.
12:54Donc, je devrais même trouver le mot,
12:56mais ça dépend des traductions.
12:59Si vous avez sonné le texte en anglais,
13:01j'aurais pu vous répondre.
13:03Mais là...
13:04Qu'y a-t-il dans un nom
13:05ce que nous appelons
13:06par n'importe quel autre nom
13:08sentirait aussi bon ?
13:09Rose.
13:10Rose, bien sûr !
13:12Moi, je suis bluffée par toi.
13:13Mais non,
13:14je l'ai joué d'une part
13:15et je l'ai mis en scène.
13:17Ce que nous appelons Rose
13:18par n'importe quel autre nom
13:19sentirait aussi bon.
13:20On pourrait appeler une Rose...
13:22Ça sentirait quand même pareil.
13:23Ça sentirait quand même la Rose.
13:24Eh oui, bien sûr.
13:25Et donc, vous avez joué aussi
13:26Roméo et Juliette ?
13:27Oh, oui, mon jeune ami,
13:29vous n'étiez pas né.
13:29J'ai joué ça en...
13:31Oui, oui.
13:31Roméo ou Juliette ?
13:32J'ai joué Roméo.
13:34J'aurais été une formidable Juliette aussi,
13:36j'en suis sûr.
13:37À l'époque de Shakespeare,
13:38c'était un homme
13:39qui jouait Juliette.
13:40Tous les rôles de femme
13:41étaient joués par des femmes
13:42dans le théâtre Elisabeth Saint.
13:42C'est vrai.
13:43Et j'ai joué Roméo,
13:45oui, oui,
13:45il y a très longtemps,
13:46en 90,
13:46au théâtre de Fourvière,
13:47à Lyon,
13:48en plein air,
13:49devant 4000 personnes,
13:50c'était très beau.
13:51Dans une espèce
13:51de reconstitution dantesque
13:53du théâtre du Globe
13:54qui refermait le théâtre antique,
13:56comme ça.
13:56et puis j'ai eu la chance
13:58de le mettre en scène
13:59beaucoup plus récemment,
14:00il y a une dizaine d'années
14:01quand même déjà,
14:02avec Niel Schneider
14:03et Anna Gérardot
14:04au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
14:06Allez, attention,
14:06on va faire un bond dans le temps.
14:07Boeing, Boeing
14:08ou ce genre de pièces.
14:10Le billet de con.
14:10Le billet de con.
14:11Ça va être davantage pour vous,
14:12ça.
14:13On va faire un petit bond dans le temps
14:14avec cette réplique
14:14qui demande un jeu d'acteur
14:15un petit peu poussé.
14:18On l'attend.
14:20Je suis producteur belge,
14:22n'est-ce pas ?
14:22J'arrive de Belgique une fouet
14:24et je suis intéressé
14:25par votre roman
14:26Le Petit Cheval de Manège.
14:29J'aimerais discuter
14:30l'achat des droits
14:31pour le cinéma,
14:32pour le grand écran,
14:34pas pour la...
14:35Petite lucarne !
14:36Oh, magnifique !
14:37Le dîner de con.
14:39Le dîner de con, oui.
14:40Vous l'avez senti
14:41qu'il arrivait,
14:42ce dîner de con.
14:42Je le connais, celui-là.
14:43Magnifique, Jacques Villerey.
14:43Moi, j'ai été bluffée
14:44par l'interprétation,
14:45j'étais bouche bée.
14:47C'est du Jacques Villerey
14:48dans le texte.
14:48Allez, une petite dernière,
14:50attention,
14:50essayez de vous rattraper
14:51parce que là, pour l'instant,
14:52Nicolas Briançon
14:53est largement devant.
14:55J'ai souffert souvent.
14:56Je me suis trompé
14:57quelquefois.
14:57On ne bat pas avec l'amour.
14:59Magnifique.
15:00Allez-y.
15:01Mais j'ai aimé.
15:02C'est moi qui ai vécu
15:07et mon ennui.
15:12Nicolas Briançon.
15:13Non, non, mais là,
15:14pardon, mais on est sur
15:15les grandes scènes
15:16du répertoire.
15:17Quand on a pris
15:18les cours de théâtre,
15:20qu'on a entendu
15:20travailler 45 fois
15:23par année
15:24et souvent d'ailleurs
15:26très mal,
15:27jouant nous-mêmes
15:28très mal.
15:29J'ai un souvenir
15:30avec mon camarade
15:31Nicolas Vaud
15:31d'avoir passé
15:32du même Alfred de Musset
15:34les caprices de Marianne.
15:36devant Michel Bouquet
15:40qui nous a arrêtés
15:41au bout de trois secondes
15:42en disant
15:42ce guignol est niafron.
15:47Ce qui nous a calmés.
15:48On a arrêté d'ailleurs
15:49de passer.
15:50Bon, comme vous avez été
15:51excellent,
15:52un petit cadeau
15:52pour vous Nicolas Briançon.
15:54Ce doit être très humiliant
15:55pour une femme
15:56d'être mariée
15:56à un...
15:58Un cocu.
15:59Ce doit être très humiliant
16:01pour une femme
16:01d'être mariée
16:02à un cocu.
16:03C'était la pièce
16:04Le canard au l'orange
16:04que vous avez joué
16:05des centaines de fois.
16:06Qui repasse là.
16:09Je peux faire de la pub
16:09pour le service public ?
16:10Allez-y.
16:11Sur France 4
16:12le 13 février.
16:13Ah bah magnifique.
16:14Je pense qu'en termes
16:15de rediffusion
16:17on approche maintenant
16:19de la grande vadrouille.
16:21J'espère...
16:22C'est vraiment excellent
16:25cette pièce.
16:26Bon allez dans un instant.
16:27Vous avez été brillants
16:27je le redis
16:28Nicolas Briançon
16:29vous avez fait tout le monde
16:30et je jouais pour Evelyne.
16:33Evelyne c'était magnifique.
16:34Vous faisiez équipe
16:34bien sûr.
16:35Une très belle équipe
16:36que vous pouvez aller voir
16:37sur scène
16:38je le rappelle
16:39au Théâtre de Paris
16:39dans un instant
16:40on va jouer
16:41on va...
16:41Non on va pas jouer
16:42on va parler sport
16:43avec Sacha Nocovitch.
16:44Alors c'est quoi ce sport
16:45dont vous allez nous parler ce matin ?
16:46Rien à voir avec nos invités
16:47on va parler d'échecs.
16:49Ah !
16:49Ça arrive les échecs
16:50dans la vie bien sûr.
16:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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