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  • il y a 6 heures
Marion Maréchal, députée européenne et présidente du parti "Identité-Libertés", était l'invitée de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 1er février 2026. 

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Transcription
00:00Vous dites, j'ai toujours ressenti, je cite, un profond malaise devant la banalisation de l'avortement.
00:05Question simple, est-ce que vous êtes pour la remise en cause du droit à l'avortement ?
00:08Non. Qu'est-ce que j'ai voulu faire dans ce livre ?
00:11Vous l'avez compris, j'ai vu que vous l'avez lu, je vous en remercie.
00:13Moi, j'utilise toujours le personnel pour arriver aux idées.
00:15Le but n'est pas de me raconter moi-même, je n'ai pas une vie assez épique pour cela,
00:19mais d'expliquer en fait que j'ai voulu poser le regard d'un enfant,
00:23qui en l'occurrence était l'archétype d'un enfant qui aurait dû être avorté,
00:26qui est sauvé par la solidarité de sa famille, les moyens matériels,
00:30une famille qui a pu m'accueillir, et que du coup, je me suis toujours sentie particulièrement sensible
00:34au sujet notamment de ces femmes, qui, j'en parle dans le livre d'ailleurs,
00:38les statistiques à l'appui, qui voudraient garder leurs enfants et qui ne le peuvent pas
00:42parce que des moyens matériels, parce que la pression du conjoint.
00:46Et en fait, je trouve étonnant que dans le débat public, on ne parle jamais du fait
00:49qu'aujourd'hui, les femmes ont un désir d'enfant de 2,3, alors qu'on est à 1,5,
00:53dans un moment de creux de natalité.
00:56Et j'aimerais qu'on puisse entendre aussi la manière d'accompagner ces femmes.
01:00Alors que plus souvent, on entend le fait de se féliciter
01:02qu'il y a eu une augmentation des avortements en France.
01:04Moi, je ne le vis pas comme un motif de satisfaction.
01:08Est-ce que vous souhaitez remettre en cause le droit à l'avortement ?
01:10Et voilà, alors j'y viens et je vous réponds, pas du tout.
01:12Moi, je n'ai jamais voulu remettre en cause l'accès à l'IVG.
01:15Je le dis d'ailleurs dans le livre.
01:16Il n'est plus question de déranger ces propositions que vous faisiez, je crois, il y a longtemps de ça, l'IVG ?
01:21Oui, en fait, dans la banalisation, qu'est-ce qu'il y a ?
01:23Il y a le fait, quand je dénonce là, je considère qu'aujourd'hui, ce n'est pas un acte banal d'avorter.
01:27D'ailleurs, je pense qu'aucune femme qui y recourt le pense, en réalité.
01:30Et donc, il m'apparaissait logique que le politique puisse mettre aussi un encadrement.
01:34Et donc, moi, je suis gênée quand je vois à travers la constitution de l'IVG la fragilisation, finalement, de cet encadrement,
01:42puisqu'on sait que la constitution menace la question de la clause de conscience, à la fois individuelle, mais aussi collective des établissements.
01:50Le fait qu'il puisse y avoir, évidemment, un délai de réflexion, le fait qu'il puisse y avoir également une limitation.
01:55Donc, à partir de là, oui, je considère que c'était une très mauvaise idée.
01:59La constitution, c'est d'abord le pacte civil qui nous lie en tant que citoyens.
02:02Ce n'est pas là pour faire le concours, finalement, des petits coups médiatiques et politiques de la gauche
02:08qui, finalement, obtiennent des victoires.
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