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  • il y a 12 heures
DB - 30-01-2026

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00:00:30Alors, c'est quoi le théâtre ?
00:00:35C'est le théâtre.
00:00:37S'il y a vraiment une matière où je me sens peu capable d'émettre une théorie, c'est vraiment le théâtre, ce qui touche au théâtre.
00:00:46Je crois que le théâtre constitue un des traits les plus remarquables de l'état civil de l'humanité.
00:00:52L'homme se dédouble, l'homme se regarde, l'homme s'écoute, l'homme se rassemble, l'homme se convoque pour se voir lui-même.
00:01:05N'en revenons pas d'être là.
00:01:07Oh, j'entends. J'entends l'arbre chanter. Une âme. J'entends l'arbre chanter. Une âme. Une âme est là pour me capter.
00:01:22L'autre vie, l'autre vie. L'âme sentait le soleil, sapin, le lac, les fleurs.
00:01:30Tous ensemble, le soleil, sapin, lac et les fleurs engendrent une âme.
00:01:35Quelqu'un me parle ?
00:01:36Tu vois, Jacqueline, là, c'est plus large aussi comme mouvement. Il faut vraiment que tu me crées le décor, le soleil, les sapins, le lac.
00:01:44Là ne sont que soleil, sapin, le lac, les fleurs.
00:01:48Et essaye presque de te crucifier dans l'espace comme ça pour me créer ce décor, tu vois.
00:01:55Là ne sont que soleil, sapin, le lac, les fleurs.
00:01:59Tous ensemble, soleil, sapin, lac et les fleurs engendrent une âme.
00:02:07Quelqu'un me parle ?
00:02:09Qui me parle ?
00:02:11Avancez !
00:02:13Qu'au moins je vous vois, je vous répondrai.
00:02:19Je suis le chevalier Lodby.
00:02:22Lodby, Lodby, je vois lui ?
00:02:24Oui, oui, bien sûr, tu bondis même, hein, c'est un mouvement large.
00:02:28Allons-y dans le mouvement Lodby.
00:02:35Lodby, Lodby !
00:02:37Je suis devenu metteur en scène et j'ai compris.
00:02:41J'ai compris que j'ai créé pour le théâtre.
00:02:43Je ne pouvais plus me le dissimuler.
00:02:44Alors là, je me suis mis à songer aux entrées et aux sorties.
00:02:48Je me suis mis à organiser le spectacle.
00:02:54C'était fini.
00:02:56De la liberté.
00:02:59Comment c'est le vrai business ?
00:03:02Hein ?
00:03:03Je savais à peu près maintenant ce qu'il fallait faire.
00:03:07Ruser, roublard, professionnel.
00:03:10Éviter les tunnels.
00:03:12Alléger les monologues.
00:03:14Ne pas laisser les gens en carafe.
00:03:18Lodby, Lodby, tiens-toi !
00:03:20Le chant de l'herbe chante l'amour.
00:03:23L'amour me cerne.
00:03:25Mon casque est lourd.
00:03:28Lodby, je t'en supplie.
00:03:30Rentre dans toi.
00:03:32Si le sergent veut ta folie...
00:03:33Prends mes gants.
00:03:34Allons.
00:03:35Prends ma piqueuse.
00:03:36Elle m'assomme.
00:03:37Prends mon manteau.
00:03:38Je crève de chaud.
00:03:39J'ai peur.
00:03:41Je recule.
00:03:42Oui, en reculant,
00:03:43tiens compte que tu as les objets à la main.
00:03:46Disons que la brochure sont les objets.
00:03:48Alors c'est un petit peu avec les deux mains.
00:03:50Et tu recules en ne quittant pas ton frère des yeux,
00:03:54surtout.
00:03:55Je suis baron, fils de baron et fils de dame.
00:03:59De tout cœur pour le Christ.
00:04:01La disée communier ne me manque plus que les derniers sacrements.
00:04:05Mariage, enterrement.
00:04:08La la la la la la.
00:04:09Amen.
00:04:10Avez-vous un homme ?
00:04:11Avez-vous un homme ?
00:04:13De l'ordre vous faire exécuter.
00:04:17Mais cependant, si je me reprends, vous suspendez.
00:04:20Top curette, je me reprends.
00:04:21Top.
00:04:22Non.
00:04:22Top curette, je me reprends.
00:04:25Je consens, je consens, j'approuve, je consens, j'approuve.
00:04:30Je remercie.
00:04:32La sœur, le frère, la tante, les marchands, les pèlerins, les bambinettes.
00:04:38Les bambinettes.
00:04:40Vous êtes au courant ?
00:04:41Vous êtes au courant ?
00:04:43Pecadille, frivolité.
00:04:45Pecadille, frivolité.
00:04:47Non.
00:04:49Pecadille, frivolité.
00:04:51Non, merde.
00:04:53Non.
00:04:54Vous êtes au courant ?
00:04:55Pecadille, frivolité.
00:04:57Voilà.
00:04:58Vous dirais-je qu'ici l'hiver est long et le blason est parpillé ?
00:05:01Il me fallait baser le temps.
00:05:02Ha, ha, ha.
00:05:03Mais je me confesserai aux prières, aux prières du monastère de Montvimer, aux prières du
00:05:13monastère de Montvimer à quatre lieux de mon château fort jusqu'au cul de mon cœur.
00:05:19Je me confesserai, j'en jure, mes morts.
00:05:25Le sergent dit, c'est lui, c'est le baron, nous l'avons.
00:05:27Je suis baron, fils de baron et fils de dame, de tout cœur pour le Christ, baptisé,
00:05:34communié.
00:05:35Ne me manque plus que les derniers sacrements, mariage, enterrement.
00:05:41Alors, tu vois, là, je crois qu'il faut balancer davantage mariage, enterrement.
00:05:44Au fond, dans l'esprit de l'auteur, le mariage est une sorte de prison, enfin, peut-être
00:05:48librement consenti, mais enfin, tu vois, il y a aussi un peu d'humour là-dedans.
00:05:53Tu veux qu'on le reprenne encore une fois?
00:05:55Baptisé, communié, ne me manque plus que les derniers sacrements, mariage, enterrement.
00:06:03Je suis officier du duc souverain, lui-même vassal de l'empereur, lui-même support du
00:06:07pape romain.
00:06:08Amen.
00:06:10Je vais vous faire décapiter.
00:06:11Vous avez un ordre?
00:06:13Ah non, avez-vous un ordre?
00:06:14Oui, avez-vous, hein?
00:06:15Attention, c'est du théâtre littéraire.
00:06:17Ah oui.
00:06:18Avez-vous un ordre?
00:06:20J'ai l'ordre de vous faire décapiter.
00:06:25Hein?
00:06:26Cependant?
00:06:27Alors, tu as les deux soldats qui te maintiennent, alors écartes-les-bras davantage.
00:06:32Oui.
00:06:33Cependant...
00:06:34Vas-y, Robert.
00:06:36Euh...
00:06:37Cependant, alors tu me dis...
00:06:39Cependant, si je me reprends, vous suspendez.
00:06:42Je suspends.
00:06:42Top curette!
00:06:43Je me reprends, je consens, j'approuve, je remercie.
00:06:47La tante, le frère, la sœur, les marchands, les pèlerins, les bambinettes, vous êtes au courant,
00:06:54Pécadille.
00:06:55Pécadille, frivolité.
00:06:57Vous dirais-je qu'ici l'hiver est long et le blason éparpillé?
00:07:00Il me fallait passer le temps.
00:07:01Mais je me confesserai, au prieur du monastère de Mont-Vimère, à quatre lieux de mon château-fort, jusqu'au cul de mon cœur, je me confesserai.
00:07:12J'en jure mes morts.
00:07:14Toi, Ludvie, qu'est-ce qui t'ennuie?
00:07:16Allons, dis-moi.
00:07:17Ce n'est pas massacre.
00:07:20C'est tenu, sûrement.
00:07:21Je ne vais pas me parler de la tante.
00:07:23Il ne me fera aucune bouchée.
00:07:25Hop!
00:07:26Barron, massacre!
00:07:28Massacrus, massacras!
00:07:29Montrez-vous ça!
00:07:31Le lieutenant Ludvie et sa petite sœur, le lieutenant Ludvie et sa petite sœur, vous parez la figure.
00:07:36Tout à coup, elle se trouve de nouveau seule et désespérée, donc elle a beaucoup plus de peur.
00:07:43Tu vois, c'est presque la chair de poule qui monte, hein, tout le long du corps.
00:07:48Mais pourquoi ne m'avez-vous pas une espèce de reproche comme certains fous font un peu aux gens?
00:07:52Ben oui, exactement, bien sûr.
00:07:52Tout en sachant qu'on les aime énormément.
00:07:54Parce qu'elle a entendu un son de voix, puis tout à coup, elle n'entend plus rien.
00:07:58Donc, il y a une espèce de...
00:07:59Plus paniquée?
00:08:01Beaucoup plus de panique et elle est beaucoup plus perdue à ce moment-là.
00:08:06Elle est isolée, elle est seule, donc elle est poussée au désespoir par la solitude.
00:08:11D'accord.
00:08:12Tu le reprends, là, depuis...
00:08:13Non, Ludvie?
00:08:14Oui.
00:08:16Attention, concentrons-nous.
00:08:19Allons-y.
00:08:20Non, Ludvie!
00:08:21Non, je ne regrette pas d'avoir quitté la Terre, d'avoir quitté la vie.
00:08:25Oui.
00:08:28Pourquoi ne m'appelez-vous pas?
00:08:32Toi?
00:08:33Et là, carrément, dans le...
00:08:35Ben, ça, c'est dans la légèreté, tout à coup.
00:08:38Même dans la sensualité, peut-être, toi, je te donne mon écharpe.
00:08:40C'est une espèce de côté refilie ou presque.
00:08:42On reste un personnage assez shakespearien à ce moment-là.
00:08:47Alors, ça, en souplesse et en légèreté, avec un sourire...
00:08:54Édigmatique.
00:08:55Voilà.
00:08:56Alors, allons-y.
00:08:59Ne nous dispersons pas.
00:09:00Attention.
00:09:01Le sentiment.
00:09:02Allons-y.
00:09:04Toi?
00:09:05Je te donne mon écharpe.
00:09:08Toi?
00:09:10Et je te donne mon miroir.
00:09:11Tu me donnes ta pierre verte.
00:09:17Tu me donnes ton casque noir.
00:09:20Tu m'as tendu ton lac, ton piège.
00:09:24Je suis un animal.
00:09:26Tu m'as tendu ton lac, ton piège.
00:09:27Je suis un animal.
00:09:28Je te pressens ton plaisir quand tu plaires du sang sur une main.
00:09:34Je tue et j'égorge afin de te plaire.
00:09:36Toi, je te reconnais.
00:09:37Tu m'as tendu ton lac, ton piège.
00:09:39Je suis un animal dressé par toi.
00:09:41Je te pressens ton plaisir quand tu plaires du sang sur une main.
00:09:44Je te tue et j'égorge afin de te plaire.
00:09:47Sans, sans cette main.
00:09:49Les prêtres.
00:09:52Les prêtres vous ont les prêtres.
00:09:54Les prêtres vous ont marié les prêtres.
00:09:56Je leur ferai connaître les bénéfères jusqu'à la tripe, jusqu'au pont.
00:10:01Le prieur de Montgouinère entra du ton au couvent pour une femme.
00:10:04Comme lui, j'entre au couvent.
00:10:07J'entre dans les couvents.
00:10:09Tu as pas un petit peu de tracé ?
00:10:10Non, c'est certain que moi.
00:10:11Je serai dans la contrée.
00:10:12Je serai dans la contrée, le bras du fils.
00:10:17Pour Dieu, pour l'Empereur.
00:10:18Pour le duc Bourguignon, je surveillerai la route fédérale.
00:10:21Des commerçants, je serai le reposoir.
00:10:23Des pèlerins, je serai l'hôpital.
00:10:26Des bambinettes, je serai la nourrice.
00:10:30Administrateur, colonisateur.
00:10:33Percepteur !
00:10:34Ou faut-il que je signe ?
00:10:36Vous avez ce qu'il faut.
00:10:38Votre parole, bon.
00:10:40Je crois que tu es encore plus loyal que ça, tu vois.
00:10:43Tu es généreux.
00:10:44Il y a une voine d'humour, là, peut-être.
00:10:46Je pense qu'il y a toujours de l'humour.
00:10:47Il n'y aurait pas de parler de parler de parler de parler de votre parole.
00:10:49D'ailleurs, déjà, à propos du percepteur, il y a beaucoup d'humour parce que...
00:10:52Oui, percepteur.
00:10:53...audiberti était toujours tracassé par la perception.
00:10:56Ah, oui.
00:10:56Je crois que c'est une espèce de thème obsessionnel qui revient sur les percepteurs.
00:11:01Mais enfin, ce n'est pas méchant, quoi.
00:11:03Il parle d'ailleurs aussi d'administrateur, de colonisateur.
00:11:06Ah, oui.
00:11:07Enfin, nous sommes dans un IXe siècle imaginaire, donc il n'y a pas de bobos, si j'ose dire.
00:11:11...administrateur, colonisateur, percepteur.
00:11:17Ou faut-il que je signe ? Vous avez ce qu'il faut ?
00:11:20Votre parole, bon, je crois que c'est un peu dans ce sens-là.
00:11:23Oui, c'est ça.
00:11:24Très bien, très bien.
00:11:25Alors, laissons nos vilebrocs s'embrasser du museau.
00:11:28Alors, clac, là, les...
00:11:30Oui.
00:11:31Baf.
00:11:36Je ne présente pas, jusqu'à présent du moins, des martiens, ni des enfants d'hommes et de grenouilles,
00:11:43mais vraiment des hommes et des femmes, sans hommes et aux femmes de la réalité vivante,
00:11:50qui seraient brusquement mis au contact de problèmes étranges à résoudre,
00:11:54ou qui seraient simplement mis au contact de ce problème essentiel et insoluble
00:11:59que représente leur propre existence.
00:12:00C'est bon, c'est bon, c'est bon.
00:12:30Pourrie que je n'ai rien oublié.
00:12:39J'ai pris mes chaussures ou pas ?
00:12:40Chaussures m'envoient.
00:12:41Oui.
00:12:41Oui ?
00:12:42Alors, ça va.
00:12:44La bague, les étapes.
00:12:49Avec une flamboyante, des mondes rapprochés, vipères du soleil,
00:12:54rondelles de mars, sans moi servais, la vie est part,
00:12:57et restent en place.
00:12:58En valiant, des arrêts de m'envoient.
00:12:59Pourriez-vous.
00:13:00Oui, oui.
00:13:00Bienvenue.
00:13:00Bienvenue.
00:13:00Bienvenue.
00:13:07Bienvenue.
01:13:59de caresser, je peux. Ton cœur se tait, c'est entendu, mais la plaie qu'il reçut
01:14:15tu le rapproches de moi, je le frôle de mes doigts. Me chante, tu ne bouges pas, je n'aurai
01:14:35donc rien à moi. Mais il va te guérir, il va te guérir, venez, venez.
01:14:49Rom, en sa gloire t'es-tu ? Rom n'accepte le miracle que de Dieu. Nous, de la pierre
01:15:07vibrante et de l'herbe moisie, nous savons obtenir le régulier secours d'un prodige
01:15:14constant. Il va te guérir, les matins seront bleus, nos pas seront légers, dans le seigle
01:15:29sifle le vent, la pluie revernit les feuillages. Par moi, tu connaîtras la danse des libellules,
01:15:39le songe des lézards, la valeur des points noirs sur le dos des serpents. Mais peut-être
01:15:49préfères-tu que dans les villes nous logions ? Chartres ? Reims ? Orléans ? Tu choisiras.
01:16:01Les maisons se tiennent les coudes le long du ruisseau pavé. On va drôlement s'amuser.
01:16:11Par mes soins, tout l'hiver, la valériane poussera dans les cours. Et tout l'été, sur les
01:16:24toitures, je ferai pleuvoir. Pleuvoir ! Oh, je t'assure, notre corps et sa chaleur, nos
01:16:36sens. Avec leurs couleurs, nous en tirerons beaucoup. Mon petit homme, mon gamin, mon chou.
01:16:49C'est passé, je положais en plus. Tu peux avoir un petit homme, mon chou.
01:16:51Pas pesau une pause. Mon petit homme est cassé par semaine.
01:17:03C'estbroubord.
01:17:07Sous-titrage Société immediate.
01:17:12?
01:17:14Lâime.
01:17:18La messe est morte, vous entendez ?
01:17:39C'est pour vous ?
01:17:42Vous êtes content ?
01:17:46Vous n'avez pas repêché mon corps ?
01:17:50Non, l'autre vie !
01:17:52Non, je ne regrette pas d'avoir quitté la terre, d'avoir quitté la vie !
01:17:58Oh non, je ne regrette pas !
01:18:02Hé, vous là-bas !
01:18:04Ne faites pas tant de bruit, il y a de la mort !
01:18:08Vous n'allez pas peut-être, aux militaires, nous apprendre la mort ?
01:18:13La mort n'est peut-être pas définitive.
01:18:21Quelque chose dans l'âme humaine, d'ailleurs, éprouve cette nostalgie de la survie.
01:18:25La mort n'est pas chovi !
01:18:31La mort n'est pas chovi !
01:18:41La mort n'est pas chovi !
01:18:51La mort n'est pas chovi !
01:19:01La mort n'est pas chovi !
01:19:11La mort n'est pas chovi !
01:19:13La mort n'est pas chovi !
01:19:15La mort n'est pas chovi !
01:19:25La mort n'est pas chovi !
01:19:27Sous-titrage FR ?
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