00:00Nous sommes quasiment un mois après la tragédie du bar Le Constellation en Suisse à Cran-Montana,
00:0440 morts, des dizaines de blessés.
00:06C'est un témoignage exclusif que vous allez suivre maintenant sur BFM TV.
00:10Témoignage recueilli par Maxime Brandstetter qui est en direct avec nous justement.
00:15Maxime, celui d'un employé du bar.
00:18Un employé est rescapé, il s'appelle Gaétan,
00:21et il vous a raconté cette soirée quand l'incendie s'est déclenché
00:25où il a voulu essayer de porter de l'aide, il a perdu connaissance et il s'est réveillé à l'hôpital.
00:30Oui exactement, Gaétan Té c'était un des salariés du bar Le Constellation,
00:36il travaillait pour les Moretti depuis cette saison d'hiver.
00:39Au bar Le Constellation il travaillait, vous savez, au bar du haut et pas au sous-sol.
00:43Alors il travaillait ce soir-là, forcément ce nouvel an,
00:47et il a, à un moment donné, vers 1h26 du matin quand le feu a pris,
00:51perçu un mouvement de foule et vous l'avez dit, il a voulu descendre et aller aider.
00:55La suite c'est lui qui la raconte.
00:57J'ai ce souvenir, en fait, des premiers cris, des premières alertes
01:04où l'incendie a démarré, où j'ai ce sentiment de panique qui m'a envahi
01:12et en fait le premier réflexe que j'ai eu, ça a été de sortir de mon bar
01:16et d'aller voir en bas. J'ai des flashs qui me reviennent,
01:19mais j'ai descendu l'escalier qui mène à la salle du bas
01:23et j'ai descendu l'escalier jusqu'au bout, mais je ne suis pas allé plus loin.
01:26J'étais sur la dernière marche de l'escalier, je me rappelle me protéger avec mon bras
01:31pour inhaler le moins de fumée.
01:33Je me rappelle tirer une personne et je pense que je me suis fait bousculer
01:38par le monde qui s'est amassé pour essayer de sortir,
01:45qui s'est bousculé dans l'escalier, ça a fait un bouchon,
01:48puis après dans l'espace du haut, ça c'est ce que j'ai entendu.
01:51Mais d'après ce que j'ai compris, je pense que j'ai vite perdu connaissance
01:55à cause des fumées.
01:57Ça s'est passé tellement rapidement, il y a eu tellement de monde
01:59qui a essayé de sortir en même temps.
02:01Et encore une fois, je ne sais même pas comment je suis sorti du bar.
02:05Si on m'a sorti ou si je suis sorti par mes propres soins, je ne sais pas.
02:11Je me réveille à l'hôpital de Paris, à l'hôpital militaire de Paris, à Persy,
02:15après avoir été réveillé de mon coma qui a duré 7-8 jours.
02:21Je me réveille, je reconnais à moitié ma mère au début,
02:24je suis fini par la reconnaître, j'ai beaucoup de mal à parler,
02:27je pleure énormément.
02:28Quand on m'a demandé si je me souvenais, malheureusement non,
02:32je me souvenais de rien.
02:34On aperçoit d'ailleurs les stigmates de ces blessures,
02:38on voit des brûlures sur les bras, un peu sur son visage, sur les mains.
02:42Et il a évoqué avec vous, justement, Maxime,
02:45les défaillances au niveau de la sécurité,
02:48ce qui n'était pas aux normes incendies dans le bar.
02:50Oui, il nous a parlé de ce qui n'allait pas.
02:55Alors forcément, avec le recul, il voit plus de choses.
02:58Il nous le dit sur le moment, évidemment,
03:00qu'il n'imaginait pas qu'une telle catastrophe aurait pu se produire.
03:03Sinon, il aurait refusé de travailler là-bas.
03:04Mais c'est vrai qu'avec le recul, déjà, il était insatisfait.
03:08Il disait que la clientèle était trop jeune,
03:09il avait du mal avec les Moretti et leurs consignes.
03:13Et c'est vrai qu'aujourd'hui, avec le recul,
03:15il y a beaucoup d'éléments, de défaillances,
03:17de choses qu'on ne lui a pas transmises sur la sécurité.
03:19Et ça le fait réfléchir.
03:20Il pense que tout ça, ce drame, aurait pu au moins être atténué.
03:24Écoutez-le.
03:26Ça reste du bric-à-vrac, comme on appelle ça.
03:30C'est de la remise en état personnelle.
03:34Et dans le cadre d'un établissement qui reçoit du monde,
03:37c'est vrai que ce n'est pas dans les normes.
03:40Ce n'est pas comme ça qu'on est censé faire.
03:43Surtout avec les risques que ça représente.
03:45Je me suis déjà demandé si nous, on avait un extincteur dans le bar du haut,
03:49parce que je travaillais essentiellement en haut.
03:53Et il ne me semble pas en avoir vu.
03:55Pourtant, voilà, ça faisait quand même un mois entier
03:58que je travaillais derrière ce bar.
04:01Et de mes souvenirs, je ne me rappelle pas avoir vu d'extincteur en haut.
04:08Et encore moins, avoir eu une formation sur que faire en cas d'incendie,
04:16comment agir si jamais ça arrive.
04:21Voilà ce témoignage recueilli par Maxime Brandstetter de Gaétan,
04:26employé au bar Le Constellation à Cran-Montana.
04:30Alors, on a deux spécialistes.
04:32Une avocate pénaliste, Sandrine Pégan, avec nous.
04:34Bonsoir Sandrine, et puis Jean-Pierre Colombiès, l'ancien policier de l'APJ,
04:39de la brigade des Subdéfiants.
04:40Bonsoir, que pensez-vous de ce nouveau témoignage ?
04:42J'ai envie de dire, les témoignages s'accumulent.
04:46Ils vont tous dans le même sens, une série de négligences, de défaillances.
04:51C'est plus que des négligences, ce sont des fautes.
04:55Quand on dit qu'on aurait pu avoir moins de victimes,
04:57j'ai envie de vous dire que même s'il n'y en avait eu qu'une seule,
04:59c'était déjà une de trop.
05:00Il y a quelque chose qui sera peut-être intéressante,
05:03mais le problème, c'est que la procédure n'est pas diligentée en France.
05:06Bon, il se trouve qu'on a quand même une procédure miroir
05:08qui pourrait permettre aux familles d'avoir une fenêtre
05:11sur ce qui se passe en Suisse.
05:13Et moi, la réflexion que je me faisais, c'était de savoir
05:15si au moins il y avait des photos, des photos et un plan des lieux,
05:19mais j'ai envie de dire dans l'instant T quasiment,
05:23dès que les secours ont pu laisser libre accès aux enquêteurs.
05:26Et ce à quoi je pensais, c'était la position des corps notamment.
05:29de savoir où se trouvaient les corps qui avaient été retrouvés
05:32par les premiers secours.
05:33Alors pourquoi je dis ça ?
05:34Ce n'est pas tout à fait par hasard, vous avez bien compris.
05:36C'est notamment pour savoir si on avait des corps,
05:39notamment à proximité de la porte dite de secours,
05:41qui était verrouillée et non ouverte.
05:43Ce qui pourrait expliquer qu'il y en a eu déjà autant.
05:46On a souligné l'absence, ou du moins,
05:49le nombre insignifiant d'autopsies qui ont été réalisées
05:52sous l'autorité de la justice suisse.
05:57C'est une faute ?
05:58Non, ce n'est pas une erreur, c'est une faute.
05:59Quand vous avez une catastrophe comme celle-là,
06:01vous devez faire le maximum d'autopsies.
06:02Qu'est-ce qu'elles peuvent nous apprendre, ces autopsies ?
06:04Les conditions des décès,
06:06est-ce qu'il y a eu un étouffement,
06:07que c'est du brûlure directe ?
06:09De toute façon, vous ne pouvez pas faire l'économie
06:11du maximum d'investigation lorsque vous êtes face à un drame,
06:14pas national, mais international,
06:16compte tenu de la diversité des nationalités des victimes.
06:20On ne peut pas raisonner à l'économie dans un cas comme celui-là,
06:23ce n'est juste pas possible.
06:24On nous dit, oui, voilà, il n'y avait peut-être pas des bons matériaux.
06:26Non, non, mais stop.
06:27Il faut que ce soit, ce lieu devait être,
06:30mais dans les minutes qui ont suivi l'accès aux enquêteurs,
06:34c'est un lieu qui doit être sanctuarisé.
06:36Tout le monde doit venir,
06:36les experts doivent vraiment faire le point
06:38sur ce qui a été fait ou pas fait,
06:40pour justement répondre à toutes les questions
06:41qui vont se faire connaître par la suite.
06:44Et raison pour laquelle, il faut faire des autopsies.
06:45– Mais là, tous ces témoignages,
06:47ils vont être versés au dossier, bien évidemment.
06:50Ils sont tous accablants, là, pour les propriétaires,
06:53parce que c'est bel et bien eux deux,
06:54le couple de Moretti,
06:55qui est au centre de toutes les investigations.
06:56– Oui, et puis surtout, gardons à l'esprit
06:58que la question centrale de ce dossier, c'est quoi ?
07:00C'est de savoir s'il y a eu une négligence.
07:01Vous parliez de faute, mais en fait, là,
07:03ils sont poursuivis pour homicide par négligence,
07:05avec peut-être violation manifestement
07:07d'une obligation de sécurité.
07:08Mais donc, la question est de savoir si pénalement,
07:11cette négligence, elle est caractérisée.
07:12Et donc, il va bien falloir l'alimenter avec des témoignages.
07:15Il y a aussi des vidéos, il y a aussi des bandes sonores
07:17qui sont en circulant actuellement.
07:17– Justement, regardez, parce que vous parlez de négligence,
07:19on a de nouvelles images, des vidéos qui sont sorties,
07:21qui mettent en cause cette fameuse mousse, vous savez,
07:24qui est de la mousse pour sonoriser,
07:26et non pas de la mousse pour protéger.
07:28Et regardez, on voit, en fait, avec des queues de billard,
07:31on voit qu'ils essaient de la remonter
07:33et de la remettre, de la recoller au plafond.
07:36– C'était en décembre 2005.
07:38– Oui.
07:38– Comme vous dites, c'est du bricolage.
07:40– Un jour avant le drame, là.
07:41– Comme vous dites, c'est du bricolage.
07:42Après, c'est la notion de volonté qui va être ténue
07:45en matière de procédure.
07:47Est-ce que c'est voulu ?
07:48Est-ce que c'est des économies de bout de chandelle ?
07:51– Non, mais soyons prudents, soyons prudents avec ces vidéos.
07:54Parce que d'une part, il faut qu'elles soient authentifiées.
07:56Parce que là, pour l'instant, c'est pas…
07:56– Premièrement, premièrement.
07:57– Vous savez, il faut voir si ça n'a pas été sorti de son contexte,
07:59il faut voir s'il n'y a pas des montages,
08:00– Les enquêteurs ne sont pas des experts.
08:02– Les enquêteurs ne sont pas des experts.
08:03C'est pour ça que lorsqu'on a aussi des témoignages des victimes,
08:05des parents de victimes notamment,
08:07qui dégagent une émotion considérable,
08:09c'est insoutenable de les entendre.
08:11Mais en tant qu'enquêteurs, en tant que pénalistes,
08:13il faut toujours, toujours se retrancher
08:15derrière la froideur des expertises et de la procédure,
08:18justement pour mieux répondre à toutes ces questions.
08:20– Vous dites que ces vidéos, elles peuvent être sorties de leur montage,
08:22mais j'imagine que dans ces cas-là,
08:23les avocats des familles des victimes vont dire,
08:24on veut les voir, c'est évident, on veut savoir d'où elles viennent,
08:26ce que c'est…
08:27– Et il vaut mieux, alors je vous explique,
08:30parce qu'en plus, donc là, mine de rien,
08:31ces vidéos et ces bandes sonores,
08:33elles sont importantes pour nous,
08:34mais est-ce qu'elles sont accablantes ?
08:35Parce qu'il va falloir essayer un peu de déterminer ce qu'elles prouvent,
08:38parce que si c'est accablant, il faut bien que ça prouve quelque chose.
08:40Est-ce que dans ces vidéos, on a le sentiment
08:42qu'il y a un ordre qui est donné par M. Moretti à son salarié ?
08:45On ne sait pas.
08:46Est-ce qu'on a le sentiment finalement
08:47qu'à travers ces vidéos ou ces bandes sonores,
08:50il y a le fait que M. Moretti avait connaissance du danger ?
08:53On ne sait pas non plus.
08:53Moi, pardonnez-moi, quand je regarde cette vidéo,
08:56et je le fais peut-être de façon naïve,
08:57histoire de préparer psychologiquement les familles débitantes…
09:00– Alors regardez, ces images, elles sont quand même…
09:02– Oui, mais moi, quand je regarde ces vidéos,
09:05j'ai en fait le sentiment que c'est plutôt avisé esthétique,
09:08parce que quand le salarié lui dit
09:09« Ah, tu vois, les mousses, elles ne sont pas bien installées »,
09:11j'ai plutôt l'impression que c'est pour camoufler le blanc du plafond.
09:13– Alors justement…
09:13– Moi, en tout cas, c'est l'interprétation que je peux donner.
09:15– Maxime Brandstetter, ces images, qu'est-ce qu'elles montrent ?
09:19Elles montrent des queues de billard avec des tampons
09:21pour essayer de recoller les mousses au plafond, c'est ça ?
09:25– Oui, en fait, elles montrent une conversation
09:28entre Gaétan, que vous venez d'entendre,
09:30et Jacques Moretti, le propriétaire.
09:33C'était un endroit du bar où, visiblement, les mousses se décollaient,
09:35et du coup, il a dû réparer en quelque sorte ça
09:38avec des queues de billard et des serviettes en papier.
09:41C'est donc Gaétan qui filme ces vidéos.
09:43Il reçoit aussi des audios de Jacques Moretti
09:46qui lui dit d'essayer de voir si ça tient,
09:49parce qu'il a essayé de les coller récemment,
09:51et que si ça tient pas et qu'il faut laisser les queues de billard,
09:54c'était une vidéo qui était tournée 15 jours avant le drame.
09:57Forcément, ça peut poser des questions,
09:59ça peut interpeller sur l'entretien général du bar Le Constellation,
10:04et ça pose question.
10:08– Et Moretti, justement ?
10:10– Ses employeurs.
10:10– Il m'a demandé de l'aider, en fait, à fixer, à refixer ses mousses.
10:19Donc il avait acheté une colle qu'il ne connaissait pas.
10:23Ce que je me suis demandé, d'ailleurs,
10:25si ça n'avait pas un effet de causalité sur l'incendie,
10:31parce que ça pouvait être une colle qui sûrement pouvait être très inflammable.
10:35Voilà, et donc il m'a aidé, il m'a demandé de l'aider à les recoller,
10:40parce que tout seul, c'était un peu compliqué.
10:42Donc voilà, je l'ai aidé à tenir les mousses,
10:45à les maintenir avec les cannes de billard,
10:48et avec ces fameux paquets de serviettes qu'on voit sur la vidéo.
10:50Voilà, ça a duré une vingtaine de minutes.
10:53On était en bas, il n'y avait que lui et moi, il n'y avait pas de clients.
10:55Et il s'est resté en l'état pendant toute la soirée.
10:59Donc il s'est resté maintenu par les cannes de billard toute la soirée
11:01pour que ça fixe, en fait, jusqu'au lendemain,
11:05où du coup, je lui demande si je peux enlever ces cannes de billard.
11:10Voilà, et où je lui montre qu'il y a un endroit
11:11où effectivement, ça ne tenait pas bien,
11:13parce que ça tombait encore un peu.
11:17Et c'est là où il me dit dans le vocal,
11:19à cet endroit-là, on le remettra.
11:21Mais après, par contre, je n'ai pas été avec lui.
11:25Je ne sais pas s'il les a recollées ou pas,
11:26ou s'il les a laissées comme ça.
11:27Je n'ai pas eu le réflexe de vérifier plus tard.
11:30Donc ça, ce sont les explications, les précisions de Gaëtan
11:32à propos de ces images, où on voit effectivement
11:35essayer de recoller la mousse au plafond.
11:3715 jours avant le drame.
11:38Après, il y a ce que lui, Gaëtan,
11:40employé du bar Le Constellation,
11:41on pense du couple Moretti,
11:43les propriétaires, les gérants du bar.
11:48C'est trop facile de se dédouaner.
11:49C'est pas...
11:51Moi, je trouve ça écœurant.
11:53En plus d'avoir de la peine,
11:55d'être choqué par ce qui s'est passé
11:56et d'être marqué,
12:01parce qu'on sera tous, nous, les employés,
12:03les clients, les familles,
12:05qui sont en deuil,
12:06on sera tous marqué toute notre vie
12:08par ce qui s'est passé.
12:09Et en plus de ça,
12:12je commence à de plus en plus leur en vouloir,
12:14oui, parce que je trouve ça aberrant
12:15de remettre la faute sur leurs employés,
12:18alors qu'on était...
12:20C'est nous qui faisions tourner, en fait,
12:21l'affaire,
12:22la plus grosse partie du temps.
12:26Donc, oui, je leur en veux.
12:28Enfin, je leur en veux un peu,
12:30parce que depuis qu'il s'est passé tout ça,
12:33on n'a eu aucune nouvelle,
12:35alors qu'ils auraient pu,
12:37ils auraient pu essayer de prendre des nouvelles,
12:39ils avaient tous nos contacts WhatsApp,
12:40ils auraient pu essayer de savoir
12:41si on allait bien,
12:42si on se remettait bien.
12:44On n'a pas eu nos salaires de décembre,
12:46on n'a pas eu d'explication.
12:48Pourquoi ? Comment ?
12:49Maintenant qu'il s'est passé tout ça,
12:50il n'a pas personne de retravailler pour eux un jour.
12:52Voilà, je...
12:53Vraiment...
12:54Ce n'est pas très honnête.
12:56C'est un regard sévère, quand même,
12:58sur ces employeurs,
12:59sur leur comportement, finalement,
13:02ils ouvrent un peu les yeux
13:03sur le comportement...
13:04Sachant qu'il y avait déjà eu maille à partir avec la justice.
13:06Oui, ce n'est pas illogique.
13:07Les images qu'on voit, c'est juste du bricolage.
13:09On ne peut pas se contenter de ça, c'est clair.
13:11On voit bien qu'il a fait des aménagements à l'économie.
13:14Et ça, c'est...
13:15Clairement, ce n'est pas pardonnable.
13:16Mais je rappelle quand même qu'il a, lui aussi,
13:17il aura l'occasion de se défendre.
13:18Il va certainement se défendre.
13:20Mais il le fait déjà.
13:21Il faut laisser la justice locale,
13:22enfin la justice avec un grand J,
13:24faire son boulot.
13:25Après, les règlements de compte
13:26entre les uns et les autres,
13:28je pense que la procédure tranchera
13:29à un moment donné ou à un autre.
13:31Mais il ne faut pas se tromper de procès, quoi.
13:32Entre qui sont-ils en dehors de la gestion
13:35et la gestion et le drame,
13:37je pense qu'il ne faut pas se séparer.
13:38Là, c'est juste leur responsabilité
13:40dans ce drame du Constellation.
13:41De toute façon, le principe est formel.
13:43Le dirigeant, l'exploitant, il est responsable.
13:45On ne peut pas se relier.
13:47Et il y aura le feedback de tout ça.
13:50Ça va être une histoire de gros souffle.
13:51Il ne faut pas se tromper.
13:52Il n'y a pas que la peine qui va rentrer en ligne de compte.
13:54Il y aura les dédommagements.
13:54Les dédommagements.
13:55Mais bien évidemment.
13:56La peine, je me permets de vous la rappeler,
13:58c'est quand même entre 3 et 5 ans d'emprisonnement.
14:00Ce qui n'est pas non plus énorme.
14:01Que ce soit en France ou en Suisse,
14:02ça serait la même chose.
14:03Par rapport au drame.
14:04Puisqu'on est en homicide par négligence.
14:06Donc ce n'est pas un homicide intentionnel.
14:08C'est pour ça que malheureusement,
14:09la peine ne sera pas aussi importante
14:11que le préjudice des familles en deuil.
14:14Merci.
Commentaires