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  • il y a 10 minutes
Le Premier ministre et le gouvernement affrontent ce mardi 27 janvier deux nouvelles motions de censure déposées par la gauche hors PS et le Rassemblement national en réaction à l'activation du 49.3 sur le volet dépenses du budget 2026 de l'État. Comme celles déposées le 23 janvier, elles devraient être repoussées par les députés.

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Transcription
00:00Pour le gouvernement, cet effort militaire constitue à lui seul une raison suffisante d'engager sa responsabilité, devant le Parlement, mais aussi devant l'histoire.
00:11Pour le dire encore plus clairement, s'il n'y avait pas eu cette question militaire, j'aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore et de ne pas engager les dispositions de l'article 49.3 de la Constitution.
00:21J'assume d'autant plus cette position que cet effort n'est pas né par hasard. Il est le fruit d'un travail engagé depuis plusieurs années, d'une trajectoire cohérente, d'un réarmement méthodique de notre pays,
00:33auquel j'ai pris toute ma part comme ministre des Armées par la volonté et sous l'autorité du Président de la République.
00:38On ne peut pas d'un côté se féliciter de ce réarmement et de l'autre empêcher le budget qui le rend possible.
00:45Tout cela, mesdames et messieurs les députés, n'est pas un jeu, c'est beaucoup trop grave.
00:49Et ce budget est de ce point de vue un budget de sursaut. Et cela suffit à en faire un bon budget.
00:56Car un bon budget traite l'essentiel. Et la défense et la protection de notre liberté et de nos intérêts font partie de l'essentiel.
01:03Mais regardons plus loin. Si nous faisons le choix collectif, et c'est le bon, d'augmenter chaque année de près de 6 milliards d'euros les crédits militaires,
01:11si nous voulons à terme atteindre des niveaux proches de 90 à 100 milliards d'euros de crédits militaires par an, tout en réduisant le déficit,
01:19alors une vérité s'impose. Nous ne pourrons pas éviter demain des réformes de structures profondes.
01:25Pas des fausses économies, pas des promesses sans lendemain, mais une réforme de l'État recentrée sur l'essentiel.
01:32C'est là que se situe le vrai clivage politique aujourd'hui. Entre celles et ceux qui acceptent de regarder cette équation en face,
01:39en disant la vérité, et celles et ceux qui préfèrent entretenir l'illusion qu'on peut tout promettre sans jamais assumer le coup des choix.
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