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  • il y a 8 mois
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Vous avez tout dit, je voudrais qu'on parle de Gérald Darmanin, puisque contrairement à celui qui pensait en se rasant,
00:06lui, il pense, ou en tout cas il y songe, c'est le verbe qu'il a employé devant l'ami Darius Rochebin hier soir sur LCI,
00:15Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a songé, effectivement, la présidentielle de 2027,
00:21mais il prône quand même une primaire, il dit voilà, on a été quand même plusieurs à gouverner ensemble,
00:25il parlait d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal, il faudrait peut-être qu'on se mette d'accord sur un candidat,
00:30bon courage, le ministre de la Justice qui propose également de suspendre, je dis bien suspendre l'immigration pendant deux ou trois ans, on écoute.
00:37Et entre 600 000 et 800 000 immigrés irréguliers, c'est énorme.
00:41Il faut arrêter aussi l'hypocrisie qui consiste à vouloir beaucoup moins d'immigration,
00:45ça m'arrive dans les campagnes électorales et dans les meetings,
00:47et en même temps de vouloir absolument qu'on donne des visas pour travailler dans l'agriculture, dans le BTP ou dans la restauration.
00:53Donc si on veut un débat qui consiste à dire par exemple, imaginons une suspension de l'immigration pendant deux ou trois ans,
00:59on pourrait imaginer cela.
01:00Monsieur Barnier avait parlé de moratoire, pourquoi pas ?
01:02La contrepartie, c'est qu'il y ait une augmentation des salaires pour que les métiers qu'aujourd'hui,
01:06ce que Marc s'appelait l'armée de réserve, que les étrangers font à très peu de frais,
01:10et bien ce soit les étrangers en situation régulière ou les français qui le font.
01:13Et puis ensuite, comme je vous l'ai dit, je pense qu'il faudrait demander aux français directement la politique des quotas
01:17pour dire combien vous voulez, c'est ce que font les Canadiens par exemple.
01:20Alors plusieurs choses dans ce sonore, on commence par la fin,
01:23demander aux français ça veut dire peut-être une voix de référendaire.
01:26Ah c'est obligatoire.
01:27Et en tout cas, sur cette proposition, est-ce que c'est du marketing électoral Victor Hérault ?
01:33Ou est-ce que c'est une proposition qui à certains barraie de bon sens ?
01:39Et est-ce qu'elle est réalisable ?
01:41Alors premièrement, si on doit passer par un référendum sur l'immigration,
01:45il me semble soit qu'on doit s'asseoir sur la constitution, soit qu'on doit la modifier.
01:48Et la constitution ne prévoit pas de référendum portant sur le sujet migratoire.
01:52On peut totalement, comme le général de Gaulle, dire
01:54écoutez, c'est moi le président, c'est mes règles, donc je l'impose aux français,
01:57en faisant fil de la constitution, ou alors on pourrait modifier la constitution.
02:00Ça c'est une première chose.
02:02Ensuite, on sent bien que Gérald Darmanin entre dans une pré-campagne.
02:06Pardonnez-moi, il a laissé entrer 2,3 millions d'immigrés lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
02:10C'est un petit peu how convenient, comme diraient nos amis anglais.
02:13C'est un peu facile, après coup, de dire
02:15« En revanche, si je suis président de la République,
02:16je ferai l'inverse de ce que j'ai fait lorsque j'étais ministre de l'Intérieur. »
02:19Bon, ensuite, troisièmement, je suis parfaitement d'accord avec ce qu'il dit.
02:22Mais encore heureux, et j'aimerais que cette idée se répande le plus possible à la classe politique,
02:25pour qu'enfin, peut-être quelqu'un arrivant au pouvoir, applique cette idée-là.
02:29Mais enfin, jusqu'ici, beaucoup ont eu l'idée, très peu l'ont appliqué.
02:31Sur l'argument que vous avancez, Victor Hérault,
02:34sur le « il aurait pu le faire quand il était ministre de l'Intérieur »,
02:37ça me rappelle ce livre de Jean-Pierre Jouillet,
02:42qui est sorti il n'y a pas très longtemps.
02:44Mais, monsieur le ministre, vous n'y pensez pas.
02:46Je crois que c'est plus ou moins le titre.
02:48Et ça me fascine toujours les hommes politiques qui proposent des trucs
02:51qu'ils auraient totalement pu faire,
02:53ou en tout cas, ils auraient pu le proposer.
02:56Mais en plus, Jouillet, le fait de faire un livre derrière,
03:00cette espèce de mea culpa totalement débridée,
03:03en disant « ben voilà, j'aurais pu le faire, mais je ne l'ai pas fait,
03:05et puis parce que j'ai mes conseillers qui m'en ont dissuadé »,
03:08je trouvais ça absolument génial.
03:09Et surtout que ça n'avait rien à voir au fait qu'il a été conduit par Emmanuel Macron,
03:12à qui il avait fait la cote-écheule.
03:15Non, non, non !
03:15Non, non, non !
03:15C'est pour ça que c'est formidable !
03:16Bon, alors, Sondar Manin, Joseph Massé-Scaron ?
03:19Non, mais deux choses.
03:24Je ne crois pas à cette possibilité de moratoire.
03:29En revanche, ce que je crois, c'est qu'il y a toute une série de domaines
03:33sur lesquels il est possible, en effet, de faire une régulation,
03:38et vraiment une régulation d'airain.
03:40Je pense par exemple au droit d'asile.
03:42Là, aujourd'hui, le droit d'asile est tellement bafoué,
03:45c'est-à-dire détourné, qu'il n'y a pratiquement plus de droit d'asile.
03:50Vous savez, c'est hallucinant.
03:51C'est l'ancien ambassadeur d'Algérie, Xavier Delancourt,
03:54qui siège notamment à un cours d'appel
03:57pour les jugements de l'OFRA qui sont contestés.
04:02De l'OFRA, oui.
04:02De l'OFRA, pardon, qui sont contestés.
04:04Et ce qu'il raconte, enfin, ce qu'il dit est vraiment...
04:07Est effarant.
04:08Est effarant, mais absolument effarant.
04:10Donc, déjà ça, et puis aussi, par exemple, sur les visas,
04:16sur les accords de 68, tiens, avec l'Algérie, au hasard.
04:19Par exemple, saviez-vous que sur les accords de l'Algérie,
04:23il y a bien sûr les visas étudiants qui sont accordés,
04:26mais il y a aussi les visas commerciaux.
04:28C'est-à-dire qu'une fois que vous êtes étudiant,
04:30vous pouvez devenir commerciaux.
04:31Et que si vous ouvrez, par exemple, si vous créez un commerce,
04:35eh bien, l'État français, l'État en France n'a pas le droit
04:38de vérifier si ce commerce est un commerce réel ou un commerce fictif.
04:44Par exemple, ça c'est dans les accords de 68.
04:46Et je peux vous faire une litanie de ces mesures.
04:48Donc, avant de penser d'avoir des effets de manche,
04:52je pense que déjà, il y a un travail à faire, un maillage,
04:54pour arrêter justement, parce que ce ne sont même plus des trous dans la raquette,
04:58il n'y a plus de raquette, ce n'est pas ça à travers.
05:01Donc, simplement, déjà, il y a ça à faire.
05:03Ensuite, après, bien sûr, c'est un secret de Polichinelle.
05:05Gérard Darmanin a des ambitions présidentielles.
05:09D'ailleurs, c'est amusant, parce que dernièrement, il y avait un parlementaire qui était...
05:14Mais il a des ambitions présidentielles, ça veut dire qu'il s'oppose,
05:18enfin, il s'oppose en tout cas, il se met en parallèle à deux personnes en particulier,
05:22qui sont Gabriel Attal et Édouard Philippe, en les prenant sur la droite.
05:26C'est-à-dire que là, il s'oppose à eux en disant,
05:28ben voilà, moi, je vais y aller au bazooka avec une proposition très forte,
05:33où je suis plus ou moins sûr que ça n'arrivera pas,
05:36parce qu'il faut une réforme constitutionnelle et on n'est pas sûr que ça arrive,
05:39en tout cas, pas tout de suite, et...
05:41Mais il a des partisans, parce que ces partisans sont en effet,
05:44comme vous l'avez souligné, au sein même de EPR,
05:48au sein même du groupe de connaissance.
05:50Et il sait qu'il va trouver des électeurs chez les LR,
05:52qui sont déçus par les LR, et par les derniers,
05:55et par les derniers compromis des LR,
05:57notamment sur le budget et sur la non-censure.
05:59Voilà.
06:00Maintenant, ça fait beaucoup, beaucoup de personnes dans le bac à...
06:05C'est un calcul électoral.
06:06Oui, mais ça fait beaucoup de personnes dans le bac à sable,
06:08avant de plonger dans le grand bain.
06:10C'est joliment dit.
06:11Il a toujours l'art de la formule.
06:12J'aurais pas dû dire, dans le bac à sable,
06:13j'aurais dû dire le pédiluf, pour être juste.
06:15Non, mais de toute façon, c'est foutu,
06:16parce que vous étiez en direct, cher ami.
06:18Vous savez, c'est comme Chirac, à un moment donné,
06:19Jérôme Revont lui dit...
06:21Chirac dit à Jérôme Revont,
06:23on vous couperait au montage et Revont lui dit
06:25« Vous nous étiez en direct, monsieur le Président,
06:27pour une allocution présidentielle. »
06:28Vous la connaissez, celle-là ?
06:29Bien sûr, je la connais.
06:30Il y a eu aussi une allocution des voeux de Jacques Chirac,
06:32souvenez-vous.
06:35C'était l'avant-dernié voeu.
06:36C'est le combattant qui parle.
06:37Excusez-nous, Victor Hérault.
06:38Et à la fin, vous entendez,
06:39il y a le musique,
06:40et vous entendez « C'est fini ? »
06:42Oui, oui.
06:43Il y a eu ça aussi.
06:44Excellent, Jérôme Revont,
06:45étant l'un des plus grands réalisateurs
06:47des allocutions, notamment présidentielles,
06:50et de tous les extérieurs et émissions spéciales
06:52concernant l'Elysée.
06:53Merci beaucoup.

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