- il y a 3 semaines
Au programme de cette édition, revenons sur le conflit en Ukraine dont l’issue est toujours aussi lointaine. Après de nouvelles discussions entre les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine, les négociations n’avancent pas. L’hécatombe humaine se poursuit et la faillite européenne aussi.
Les Etats-Unis à feu et à sang. Alors que Donald Trump entend fermement en finir avec l’immigration clandestine, un deuxième manifestant a été abattu par la police à Minneapolis. Une situation explosive.
A Paris, l’Assemblée nationale examine ce lundi un texte de loi pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Entre apparente fermeté et volonté de contrôle, le macronisme n’est pas mort, il bouge encore.
Les Etats-Unis à feu et à sang. Alors que Donald Trump entend fermement en finir avec l’immigration clandestine, un deuxième manifestant a été abattu par la police à Minneapolis. Une situation explosive.
A Paris, l’Assemblée nationale examine ce lundi un texte de loi pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Entre apparente fermeté et volonté de contrôle, le macronisme n’est pas mort, il bouge encore.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir.
00:18Au programme de cette édition, revenons sur le conflit en Ukraine,
00:21dont l'issue est toujours aussi lointaine.
00:23Après de nouvelles discussions entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine,
00:27les négociations n'avancent pas, l'hécatombe humaine se poursuit et la faillite européenne aussi.
00:34Les États-Unis à feu et à sang, alors que Donald Trump entend fermement en finir avec l'immigration clandestine.
00:40Un deuxième manifestant a été abattu par la police à Minneapolis.
00:44Une situation explosive.
00:45Et puis à Paris, l'Assemblée nationale examine ce lundi un texte de loi
00:49pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
00:53Entre apparente fermeté et volonté de contrôle, le macronisme n'est pas mort puisqu'il bouge encore.
01:02Toujours plus de pourparler, toujours moins de paix.
01:05Après de nouvelles discussions entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine,
01:08la situation est toujours la même et les négociations ne progressent pas.
01:12Le point tout de suite.
01:13Le bourbier ukrainien continue de s'enliser après deux jours de négociations tripartites à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.
01:22Aucune paix à l'horizon.
01:24Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a d'ailleurs estimé, je cite, qu'il serait erroné de compter sur des résultats significatifs.
01:32Des propos qui laissent donc entendre que Moscou est bien perplexe face à ces négociations et leurs méthodes.
01:37A l'inverse, il faut encore souligner les déclarations d'intention habituelles à l'issue des rencontres entre les Américains, les Russes et les Ukrainiens.
01:46Kiev se plaît ainsi à préciser que la copie est prête, qu'il ne reste qu'à Moscou la signature pour mettre un terme au conflit.
01:52Problème, la dite copie comporte toujours les mêmes exigences que Vladimir Poutine n'acceptera jamais.
01:58En premier lieu, les questions territoriales qui ne sont absolument pas entendues.
02:02En effet, Volodymyr Zelensky soutient in fine que bientôt, 4 ans de combat plus tard et un avantage militaire pour la Russie,
02:10pourraient toutefois pousser Moscou à accepter de n'obtenir aucun territoire, à commencer par le Donbass, qui était pourtant bombardé par Kiev depuis 2014.
02:20Une position ni réaliste ni sérieuse que partagent néanmoins le clan des volontaires, Mers, Starmer et Macron, bientôt doublure officielle de Tom Cruise.
02:29De son côté, lors de son passage à Davos, Zelensky a servi ses discours habituels entre déconnexion du réel et flagornerie à l'égard de Trump.
02:37Nous voulons mettre fin à cette guerre.
02:44Et c'est pourquoi je pense que le président Trump peut y parvenir, il en est vraiment capable, car il dialogue avec Poutine.
02:51Ce n'est pas tout le monde qui dialogue avec lui, un simple dialogue.
02:54Il dialogue avec Poutine sur un pied d'égalité.
02:57Je pense que les Etats-Unis sont beaucoup plus forts que la Russie, et vous pouvez voir le résultat de cette guerre.
03:02C'est pourquoi je pense que l'armée américaine est plus forte que l'armée russe.
03:06Une étonnante comparaison de l'armée américaine et de l'armée russe, comme si les deux avaient vocation à s'affronter à l'avenir.
03:13Preuve que l'heure n'est pas aux négociations sérieuses.
03:16Les combats sur le front se poursuivent.
03:18La Russie mène quelques offensives dans l'oblaste de Kharkiv,
03:21mais poursuit surtout ses frappes sur les infrastructures énergétiques d'une Ukraine frappée par un froid hivernal particulièrement asséré.
03:28Rien qu'à Kiev, plus d'un million de consommateurs seront privés d'électricité d'ici ce soir.
03:35Un nombre important d'immeubles sont privés de chauffage.
03:39Plus de 4000 immeubles d'habitation.
03:41Tous les efforts doivent être déployés pour remédier à cette situation.
03:46J'ai parlé avec notre délégation, Boudanov et Arachamia sont sur place,
03:51qui travaillent activement avec les Américains et les représentants européens en vue d'éventuelles réunions et de programmes de soutien.
04:00Nous avons besoin quotidiennement de missiles de défense aérienne, d'armement, de matériel de récupération et de réserve.
04:08Volodymyr Zelensky réclame en effet quelques 30 milliards supplémentaires à l'Union Européenne pour continuer la guerre.
04:13En effet, le dirigeant ukrainien veut avant tout davantage d'armes et de munitions et non un soutien pour maintenir les infrastructures énergétiques frappées par la Russie.
04:22Dans ce cadre d'ailleurs, il faut se souvenir que c'est ce secteur qui a été frappé de plein fouet par la corruption révélée par le Naboo et le Sapo, les organismes anticorruption ukrainiens.
04:32Ainsi, pendant que des proches de Zelensky s'enrichissaient personnellement sur des opérations qui concernaient le secteur énergétique,
04:38rien n'a été fait pour le rendre plus résilient et protéger la population des coupures.
04:42Ces détournements de fonds massifs, puisque l'on parle de plusieurs centaines de millions d'euros, n'ont toutefois pas l'air de faire virer l'Union Européenne de son sillage.
04:50En effet, selon le magazine Politico, un plan de reconstruction pouvant mobiliser jusqu'à 800 milliards d'ici 2040 serait dans les tablettes de Bruxelles et de Washington.
05:02Les répartitions devraient être assez claires.
05:03L'UE mettra les mises de départ, en partie par le biais d'une adhésion de l'Ukraine dans la communauté poussée par Trump.
05:09Et les firmes américaines, à commencer par BlackRock, tireront les bénéfices.
05:14Un mécanisme bien huilé pour détruire les pays de l'Union Européenne, à l'image de la validation ce lundi de l'interdiction d'importer du gaz russe d'ici la fin de l'année prochaine, malgré le refus de la Hongrie.
05:26Aux Etats-Unis, la lutte contre l'immigration sous haute tension.
05:34Pour la deuxième fois depuis le début de l'année, un opposant à la police de l'immigration a été abattu dans des heures chaotiques à Minneapolis.
05:41Malgré son efficacité, la politique migratoire de Donald Trump semble attiser les tensions internes de la société américaine.
05:47Explication de Nicolas de Lambertory.
05:49Minneapolis, la ville la plus peuplée du Minnesota, est devenue l'épicentre symbolique des tensions ethniques et politiques des Etats-Unis.
05:58Six ans après la mort de l'afro-américain George Floyd dans cette même ville, deux militants pro-immigration ont été tués en janvier 2026 à Minneapolis.
06:09René Good le 7 janvier et Alex Prétis le 24 janvier.
06:13A chaque fois, ces deux militants tentaient de s'opposer sur la voie publique aux agents de l'ICE qui, eux, s'efforcent depuis le début du nouveau mandat de Donald Trump
06:22d'identifier et d'expulser les personnes en situation irrégulière sur le territoire des Etats-Unis d'Amérique.
06:28Une politique qui s'est avérée très efficace puisqu'elle a conduit à l'expulsion ou au départ de plus de 2,5 millions de personnes en une seule année.
06:38L'ICE a été créée en 2003 et en fait, c'est un des bras armés de la sécurité intérieure qui a été créé suite au septembre 2001.
06:46L'ICE compte 22 000 personnes environ pour un budget d'environ 8 à 9 milliards de dollars par an et le gouvernement fédéral prévoit de recruter 14 000 personnes supplémentaires
06:59pour compléter les rangs de l'ICE, ce qui montre que c'est vraiment un enjeu national très important.
07:04Alors l'ICE, elle a mené plus de quand même 605 000 expulsions entre janvier et décembre 2025 et presque 2 millions d'immigrés sont partis volontairement par eux-mêmes face aux pressions et aux menaces.
07:18Alors pourquoi on entend parler de l'ICE maintenant ?
07:21C'est vrai qu'elle est au cœur de fortes polémiques médiatiques, à savoir les conditions de détention des migrants, la séparation des familles,
07:28l'arrestation dans des écoles, dans des églises, des hôpitaux, des arrestations agressives, sans mandat, même qui peuvent être possibles sur de possibles soupçons sans même condamnation.
07:39Et c'est vrai qu'ils jouissent d'une latitude face aux arrestations, c'est-à-dire que la Cour suprême leur laisse quand même une grande liberté de mouvement quant à leur liberté d'action.
07:50Et ils peuvent opérer sans l'aide de la police.
07:52Concrètement, les arrestations de l'ICE, comment ça se passe ?
07:57Sachant que ce sont des immigrés illégaux qui sont rentrés illégalement sur le territoire des États-Unis, il est difficile de pouvoir les appréhender, de savoir où ils se trouvent.
08:08L'ICE, d'abord, elle ne patrouille pas par hasard dans la rue.
08:11Elle va travailler à partir d'officiers judiciaires, elle va essayer de croiser des données entre les prisons, les tribunaux, certains services sociaux,
08:19parfois aussi en collaboration avec des polices locales, et donc à base aussi de bases de données fédérales, en fait.
08:25Des personnes illégales sont envoyées directement en centre de détention, pas dans des prisons fédérales où ça, ça ressort du pénal, mais dans des centres de détention.
08:34Et, en fait, pour que ce soit très efficace, au contraire de la France, où ce sont des procédures qui peuvent être parfois lentes,
08:41où la personne peut faire appel, eh bien là-bas, aux États-Unis, les autorités politiques ont fait le choix d'accélérer les procédures.
08:49Et donc, les procédures sont volontairement accélérées, justement pour favoriser une expulsion très rapidement.
08:56Et sans surprise, cette politique d'expulsion massive d'immigrés illégaux aux États-Unis se heurte à l'opposition d'une partie de l'opinion publique,
09:05généralement plutôt de gauche, et favorable aux démocrates.
09:08Elle est même en train de réveiller des tendances radicales ou séparatistes,
09:12ayant notamment contribué à voir renaître des groupes afro-américains radicaux comme les Black Panthers.
09:19Selon David Teucher, auteur du livre « Vers les États désunis »,
09:23la politique migratoire stricte de Donald Trump cristallise le pays autour de ses tensions et contradictions internes.
09:30Alors, la mobilisation anti-ICE commence en 2025, notamment à Chicago et dans d'autres villes, Portland aussi,
09:38qui va amener Trump à mobiliser la garde nationale pour maintenir l'ordre dans certaines villes du pays.
09:43En fait, ça montre une crise politique aux États-Unis, vraiment un clivage entre pro- et anti-immigration aux États-Unis.
09:52En fait, les récentes agressions et meurtres de la part d'immigrés aux États-Unis crispent les tensions entre communautés.
09:59Et déjà, des milices, y compris de gauche et des séparatistes noirs comme les Neo Black Panthers ou encore les Black Lives Matter,
10:08s'arment et réclament un ethno-state sur le modèle du libérien en Afrique, donné aux esclaves en 1822.
10:15Mais cette fois, ils en réclament un aux États-Unis.
10:17Et puis, vous avez un autre outil que celui-là, on ne parle pas dans les médias et qui est non moins intéressant,
10:23qui est même primordial, c'est le Sovereign Poverty Law Center.
10:27C'est une association américaine, un véritable observatoire des mouvements politiques radicaux,
10:32répertoriant par État les hate groups ou groupes de haine d'idéologies suprémacistes ou séparatistes aux États-Unis.
10:39Alors, ça peut être des groupes de haine nationalistes, des néo-confédérés, des milices, des groupes anti-gouvernementaux et bien d'autres.
10:47Il faut savoir qu'il n'y a pas un seul État aux États-Unis sans hate groups.
10:51On en dénombre des centaines et en 2024, le Sovereign Poverty Law Center dénombrait 52 milices aux États-Unis.
10:59Le nombre de milices aux États-Unis, tantôt il augmente, tantôt il diminue chaque année.
11:04En conclusion, ces scandales autour de l'ICE montrent de véritables lignes de fracture dans la société américaine du melting pot
11:13que l'on peut traduire territorialement.
11:15Il faut voir un pic de tension qui va ajouter de l'huile sur le feu à ces divisions ethniques et politiques aux États-Unis.
11:24En tout état de cause, le gouvernement américain soutient fermement sa police,
11:28y compris lorsque les éléments semblent laisser entendre que les forces de l'ordre ont possiblement réagi avec excès
11:34face aux manifestants qui s'opposaient physiquement aux actions de l'ICE.
11:38Et alors que Donald Trump fait face à des sondages pas toujours évidents à un an des élections de mi-mandat,
11:44notamment en raison du niveau de vie déclinant des Américains,
11:47il est vraisemblable qu'il va poursuivre sa politique migratoire cristallisante,
11:52notamment pour compenser sa politique extérieure qui a déçu une partie de la base électorale MAGA.
11:58Plus que jamais, face à leur inévitable déclin et leur tentative de trouver leur place dans un monde où la puissance asiatique s'affirme,
12:06les États-Unis vont connaître des tensions internes périlleuses pour eux-mêmes et pour le reste du monde.
12:12Se servir de la protection des plus jeunes pour contrôler les réseaux sociaux,
12:21c'est l'astuce macroniste pour tenter de réguler les plateformes.
12:24Une bataille qui se joue à plusieurs niveaux.
12:26Explication d'Olivier Frère-Jacques.
12:28On interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans et on va interdire les portables dans nos lycées.
12:34Je crois que c'est une règle claire, claire pour nos adolescents, claire pour les familles, claire pour les enseignants et on avance.
12:40Un soutien présidentiel et un soutien peut-être un peu encombrant pour les députés Renaissance.
12:45L'Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi portée par le député Laure Miller
12:50visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans
12:54et à étendre le bannissement des téléphones portables au lycée.
12:59Ce texte, réécrit après les réserves du Conseil d'État pour s'aligner sur le droit européen,
13:03met en branle l'exécutif.
13:05Gabriel Attal, ancien Premier ministre devenu patron des députés Renaissance,
13:09s'est positionné en fer de lance de ce texte annonçant une entrée en vigueur dès le 1er septembre 2026
13:16si le Parlement l'adopte.
13:18Se joue ici une petite guéguerre avec le président Macron
13:21avec qui les relations sont un peu fraîches depuis la dissolution,
13:26ce qui n'empêche pas le président justement de faire de cette proposition de loi,
13:29émanation du Parlement contrairement au projet gouvernemental,
13:32de s'intégrer au dispositif de communication.
13:35Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre.
13:40Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler,
13:44ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois.
13:47J'ai demandé au gouvernement d'engager la procédure accélérée
13:50pour que ça puisse aller le plus vite possible, que ça puisse passer au Sénat,
13:54parce que ce que je veux faire, l'engagement que j'ai pris d'ailleurs
13:56dans un de mes débats en province avec la presse quotidienne régionale,
14:00c'est que ça soit applicable à la rentrée prochaine.
14:01Un texte applicable à la rentrée 2026 avec,
14:04toujours dans la bouche du président et de son ancien Premier ministre,
14:08l'idée de parler des plus jeunes en s'appropriant ceci.
14:12Je vois pour ce qui est de nos ados, de nos plus jeunes ados,
14:15l'impact des écrans, des réseaux sociaux, on scrolle pendant des heures.
14:19Nos jeunes, nos adolescents, Gabriel Attal comme Emmanuel Macron,
14:23n'ont pas d'enfants, mais entendent dire à ceux qui en ont comment les éduquer.
14:28Si l'aspect néfaste des réseaux sociaux est indéniable,
14:31le président Macron a d'ailleurs en partie été élu grâce à une bonne gestion
14:34de cet outil de communication, le problème soulevé ici
14:37est celui de la menace de l'ouverture à un système de contrôle généralisé
14:41que les explications brouillonnes de l'ancien ministre ne viennent pas effacer.
14:46Je ne suis pas contre les réseaux sociaux par principe.
14:48Je sais que les réseaux sociaux, ça permet de découvrir des choses,
14:51ça permet d'apprendre des choses, ça permet de rencontrer des gens,
14:53Simplement, je constate, je vois pour ce qui est de nos ados,
14:57de nos plus jeunes ados, l'impact des écrans, des réseaux sociaux
15:00où on scrolle pendant des heures, pousse parfois à la radicalisation,
15:04ça a un impact sur la santé mentale de nos jeunes.
15:06Et la deuxième chose que je vois, c'est que c'est aussi un nouveau terrain
15:09pour un certain nombre de puissances qui, à travers des plateformes
15:12de réseaux sociaux, quelque part, veulent coloniser les cerveaux.
15:16Parce que ce qu'on voit...
15:17Vous pensez à quoi au Chinois avec TikTok ?
15:18Je pense à toutes ces plateformes.
15:19Qui sera le tiers de confiance ?
15:21Quand sera-t-il contraint de donner des informations confidentielles ?
15:24En cas de menace terroriste, menace qui peut être tout à fait subjective,
15:28les informations pourront-elles être délivrées ?
15:31Pourra-t-on contraindre à donner des informations pour la fameuse haine en ligne,
15:35qui consiste bien souvent à seulement donner l'identité des criminels
15:38ou de diffuser leurs photos ?
15:40Derrière la régulation des réseaux sociaux pour les plus jeunes,
15:43pour ne pas entraver leur développement, se jouent d'autres batailles,
15:46celles contre les fameuses ingérences, ou plutôt les mauvaises ingérences,
15:50celles qui ne viennent pas de la gauche américaine,
15:52ainsi qu'une petite bataille de coq.
15:54Depuis le dépôt de la proposition en novembre 2025,
15:57issu d'une commission d'enquête sur TikTok,
15:59les entourages d'Atal et de Macron se disputent la paternité de l'initiative.
16:05Le chef de l'État, qui défend la régulation des réseaux depuis son appel de Paris de 2018,
16:09sans jamais y parvenir, ne voudrait pas se faire voler la vedette.
16:13Le texte des députés macronistes a par ailleurs été largement amendé
16:17pour éviter un fiasco similaire à la loi de 2023,
16:21censuré pour incompatibilité avec le DSA européen.
16:24Un comble pour le parti le plus européiste de l'Assemblée.
16:28Premier dénouement de cette opération macroniste,
16:30dans la nuit de lundi à mardi, avec le premier vote à l'Assemblée nationale.
16:37Et partons à présent en compagnie de Renaud de Bourleuf,
16:40pour l'actualité en bref en France.
16:44Des LBD contre les gilets jaunes, mais pas pour les clandestins.
16:48Le défenseur des droits Claire Edon dénonce l'utilisation par les forces de l'ordre français
16:51d'armes intermédiaires pour empêcher les départs de clandestins vers l'Angleterre.
16:55Basé sur une quarantaine de réclamations,
16:56principalement de l'organisation d'extrême-gauche Utopia 56,
16:59l'enquête révèle des tirs de LBD,
17:01grenades lacrymogènes et de désencerclements contre des groupes.
17:05Ces pratiques, menées de nuit sur des plages du Nord,
17:07contreviendraient aux principes de nécessité et proportionnalité.
17:10Claire Edon invoque l'absence de transparence,
17:12caméras piétons éteintes,
17:13fiches d'usages non remplies et manque de doctrine claire.
17:16Elle recommande d'exclure ses armes pour bloquer les embarcations
17:18et instaurer une traçabilité systématique.
17:21En 2025, près de 42 000 traversées ont eu lieu selon les associations.
17:25Pour rappel, pendant la crise des gilets jaunes,
17:26plus de 300 personnes ont été lourdement blessées par les forces de l'ordre
17:29et notamment les tirs de LBD.
17:32Aucun chiffre de victimes parmi les clandestins
17:34n'a été publié par les associations immigrationnistes.
17:37Seconde instance pour le procès de l'assassinat de Samuel Paty.
17:40Ce lundi, à la cour d'appel de Paris,
17:41quatre personnes comparaissent après avoir été condamnées en 2024
17:45pour leur participation au meurtre du professeur d'histoire
17:48décapité par un terroriste tchétchène.
17:50Naïm Bouhadoud et Azim Epsirkanov,
17:54deux amis de l'assassin Abdullah Kansourof,
17:56ont été condamnés à 16 ans de prison pour complicité d'assassinat.
17:59Brahim Shlina, père de la collégienne ayant diffamé Samuel Paty,
18:03et le prédicateur islamiste Abdelahim Sefrui,
18:06ont quant à eux écopé respectivement de 13 et 15 ans de prison
18:09pour « Associations de malfaiteurs terroristes ».
18:12Quatre autres personnes condamnées n'ont pas fait appel.
18:15Le verdict sera rendu le 27 février.
18:17Notons que le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez,
18:19coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme
18:22au moment des faits,
18:23et l'ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti,
18:25doivent être entendus comme témoins concernant
18:27les défaillances qui ont conduit à l'assassinat.
18:30Autre procès, celui de la drogue et des abus sexuels
18:32dans la sphère politique.
18:34Lundi et mardi, l'ancien sénateur horizon de Loire-Atlantique,
18:37Joël Guerriot, comparé devant le tribunal correctionnel de Paris,
18:41il est accusé d'avoir drogué la députée MoDem de Loire-Atlantique,
18:43Sandrine Jossot, chez lui,
18:45en vue de commettre une agression sexuelle ou un viol.
18:48Il est aussi accusé de détention illicite de stupéfiants.
18:51Le lendemain de l'agression présumée,
18:53des perquisitions ont trouvé de la MDMA,
18:55un produit apparenté à l'ecstasie,
18:57au domicile du sénateur Joël Guerriot.
18:59Celui-ci a affirmé que le sachet lui a été remis
19:01par un collègue du Sénat.
19:03Victoire d'un ministre dans une législative partielle.
19:06Dimanche, dans la première circonscription du Loiret,
19:09Stéphanie Riste, ministre de la Santé,
19:11a remporté le second tour avec 62%
19:13face à la candidate Rassemblement National Tiffany Rabot.
19:16En revanche, l'UDR est en bonne position
19:18dans la législative partielle
19:20de la troisième circonscription de Haute-Savoie.
19:23Lors du premier tour dimanche,
19:24le candidat UDR Antoine Valentin
19:26est arrivé largement en tête avec 45% des voix
19:29face au LR Christophe Fournier, crédité de 15%.
19:32Le second tour aura lieu dimanche 1er février.
19:38Et on poursuit avec le reste de l'actualité internationale.
19:43Nouvelle circonstance aggravante
19:45pour les propriétaires du bar de Crans, Montana.
19:48Selon un avocat des familles de victimes,
19:50le Constellation aurait connu un sinistre
19:52dans des conditions similaires au drame
19:54du dernier réveillon en 2024.
19:56En effet, les récentes révélations affirment
19:58qu'un départ de feu à cause des bougies étincelantes
20:00trop proches du plafond avaient déjà eu lieu.
20:03Pour l'heure, ces dires ne sont pas encore confirmés par l'enquête.
20:07Mais s'ils étaient avérés,
20:08ce serait une preuve que les propriétaires du bar,
20:10Jessica et Jacques Moretti,
20:12remis en liberté vendredi dernier
20:13avec une caution de 215 000 euros
20:15versés par un proche,
20:16connaissaient les risques des installations.
20:19Dans ce cadre,
20:20non seulement il leur sera reproché
20:22de ne pas avoir fait les travaux
20:23pour retirer les mousses très inflammables
20:25des plafonds
20:25et continuer d'utiliser les feux de Bengale,
20:28mais aussi pour avoir négligé
20:30les aspects de la sécurité incendie.
20:32De quoi alourdir à nouveau
20:33le poids de la culpabilité des gérants,
20:35ce qui permet une nouvelle fois
20:37de passer sous silence l'incompétence,
20:38voire pire,
20:39des autorités du canton du Valais
20:41qui ont failli à tous les devoirs de contrôle,
20:44des manquements qui pourraient aussi révéler
20:45au gré de l'enquête
20:47des faits de corruption.
20:48Une manifestation au Brésil
20:50qui tourne mal
20:51sans répression policière.
20:52Dimanche à Brasilia,
20:53la foudre s'est abattue
20:54sur des sympathisants
20:55de Jair Bolsonaro
20:56qui manifestait
20:57pour une demande d'amnistie
20:59de l'ancien chef d'État.
21:00Rappelons que Jair Bolsonaro,
21:02condamné à 27 ans de prison
21:04pour tentative de coup d'État,
21:05a obtenu un transfert
21:06dans un centre
21:07où les conditions de détention
21:08sont plus favorables,
21:09une cellule de 65 mètres carrés,
21:11plus de temps pour recevoir des visites
21:13et des équipements
21:14pour faire de l'exercice.
21:15Un aménagement dû à ces graves
21:17problèmes de santé.
21:18Mais ces partisans
21:19réclament sa libération.
21:20Ils étaient plusieurs milliers
21:21sous la pluie
21:22lorsque la foudre s'est abattue,
21:24blessant environ 90 personnes.
21:2611 ont reçu
21:27des soins médicaux majeurs.
21:29Légère détente à l'horizon.
21:30Israël a annoncé ce lundi
21:32une réouverture limitée
21:33du poste frontière de Rafa
21:35reliant la bande de Gaza
21:36à l'Égypte
21:37sans préciser de date.
21:38Cette mesure,
21:39réservée aux piétons
21:40et soumise à un contrôle
21:41israélien strict,
21:43s'inscrit dans le plan
21:44en 20 points
21:44du président Trump
21:45en vigueur
21:46depuis le cessez-le-feu
21:47du 10 octobre 2025.
21:49Le bureau de Benjamin Netanyahou
21:50affirme cependant
21:51conditionner l'ouverture
21:53à la fin d'une opération
21:54pour récupérer
21:55le corps
21:55du dernier otage
21:56détenu par le Hamas.
21:58Malgré les demandes
21:59de l'ONU
21:59pour l'aide humanitaire,
22:01Israël avait refusé
22:02jusqu'ici
22:02invoquant la non-restitution
22:04de la dépouille
22:05et la coordination
22:06avec l'Égypte.
22:07Des émissaires américains
22:08dont Jared Kushner
22:09auraient pressé
22:10pour cette avancée.
22:12La deuxième phase
22:13du plan prévoit
22:14le désarmement
22:14du Hamas,
22:15un retrait israélien
22:16progressif
22:17et la mise en place
22:17d'une force internationale.
22:19Des accusations mutuelles
22:20de violation
22:21de cessez-le-feu
22:21persistent
22:22entre la Palestine
22:23et Israël.
22:24Les ordres de Washington
22:25aux politiques vénézuéliens,
22:27ça suffit.
22:28C'est ce qu'a déclaré
22:29Delcy Rodriguez,
22:30présidente par intérim
22:31du Venezuela
22:31depuis la capture
22:32de Nicolas Maduro
22:33le 5 janvier 2026
22:35par les Etats-Unis.
22:36Celle qui est à la tête
22:37de l'Etat vénézuélien
22:38revendique
22:39de pouvoir résoudre
22:40les conflits internes
22:41sans puissance étrangère
22:42malgré des concessions initiales
22:44parmi lesquelles
22:45des accords pétroliers
22:46avec les Etats-Unis,
22:47la réforme des hydrocarbures,
22:49la libération
22:50de prisonniers
22:50et le dialogue
22:51avec l'opposition.
22:52La présidente
22:53se dit sous pression
22:54de Donald Trump
22:55qui veut dicter
22:56les décisions vénézuéliennes.
22:58La Maison Blanche
22:59l'a invité
22:59aux Etats-Unis
23:00après un appel élogieux
23:01de Donald Trump
23:02mais les tensions
23:03remontent
23:04tandis que le départ
23:05de Maduro
23:06n'a aucunement
23:07entraîné de changement
23:08de régime politique
23:09dans le pays.
23:10Et voilà,
23:14c'est déjà la fin
23:15de cette édition.
23:16Dès à présent,
23:16retrouvez un nouveau numéro
23:17de Politique & Eco.
23:18Pierre Bergerot
23:19reçoit l'analyste financier
23:20Sylvain Tiger
23:21pour évoquer
23:22les tensions économiques
23:23entre l'Union Européenne
23:24et Donald Trump.
23:26Emmanuel Macron aime rappeler
23:27qu'il compte
23:28sur l'indépendance
23:30de la France,
23:30sur la souveraineté
23:32des Etats.
23:33Est-ce que,
23:33Sylvain Tiger,
23:35vous pouvez nous rappeler
23:36si la France
23:38est indépendante
23:39vis-à-vis des Etats-Unis ?
23:40– Vous le savez très bien,
23:42mon cher Pierre,
23:43la France n'est bien évidemment
23:44pas indépendante
23:46vis-à-vis des Etats-Unis.
23:47Si vous voulez,
23:48ça c'est la vision gaulliste
23:49de la France,
23:51elle n'est plus.
23:52La France aujourd'hui
23:53fait partie de l'OTAN,
23:55discute avec tous
23:56les autres pays
23:57et puis la France
23:58ne fonctionne pas
23:59comme un franc-tireur,
24:01d'accord ?
24:01Elle ne fonctionne pas
24:02comme quelqu'un
24:02qui s'inscrit hors
24:04d'un système
24:05et d'une gouvernance
24:06établie par les Etats-Unis,
24:07comme ça pourrait être
24:09le cas pour d'autres pays,
24:10d'accord ?
24:10La France n'est pas
24:11la Corée du Nord.
24:12Donc,
24:13bien que les mesures
24:14liberticides
24:15qu'on a connues
24:16depuis 2020
24:17peuvent nous laisser
24:18planer quelques doutes,
24:21aujourd'hui,
24:21c'est totalement faux,
24:22c'est une déclaration
24:23de communication
24:24de notre cher président
24:25sortant
24:26et comme d'habitude,
24:27si vous voulez,
24:27ce sont des choses
24:28qui sont absolument fallacieuses
24:31et il faut savoir lire
24:32entre les lits.
24:33Demain dès 7h,
24:34pour le Zoom du jour,
24:35retrouvez le philosophe
24:36Jacques Luquessi.
24:37Il s'attaque au néo-féminisme
24:39qu'il dénonce
24:39comme un puritanisme
24:41made in USA.
24:42On a affaire à un féminisme
24:43qui vient en droite ligne
24:46des Etats-Unis.
24:48C'est un féminisme
24:49qui va à l'encontre
24:54du féminisme universaliste
24:56qui a d'abord été porté
24:59par Simone de Beauvoir,
25:00puis ensuite par des philosophes
25:03comme Elisabeth Badinter,
25:05donc un féminisme intégrateur,
25:07un féminisme émancipateur,
25:09un féminisme mettant d'abord
25:11l'accent sur la citoyenneté
25:13des femmes au sein de la société.
25:17Là, c'est un féminisme
25:19différentialiste ou essentialiste,
25:21un féminisme qui cherche
25:25à se différencier,
25:27à se différencier du genre masculin
25:31le plus possible
25:32et qui, à ce titre-là,
25:34a tendance à réclamer des droits.
25:37C'est à présent la fin de cette édition.
25:38Merci à tous pour votre fidélité.
25:40Rendez-vous demain,
25:41même lieu, même heure.
25:41En attendant, portez-vous bien.
25:43Bonsoir.
25:44Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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