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  • il y a 3 jours
Enfant, elle aimait se promener dans le bois communal tout près de chez elle pour aller cueillir des champignons avec son père. Si elle n'était pas devenue dessinatrice, elle serait devenue naturaliste écrit-elle. Coco dessine aujourd'hui la condition animale et déclare son amour aux animaux.

Retrouvez "La terre au carré" sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre

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Transcription
00:00A tout à l'heure.
00:17L'invité au carré, aujourd'hui.
00:20Coco, journaliste et dessinatrice de presse.
00:25France Inter.
00:28La terre au carré.
00:30Si les petits cochons atomiques ne mangent pas l'humanité en route,
00:36il n'existera bientôt plus la moindre bête ni la moindre plante nuisible ou inutile.
00:41Le travail est déjà bien avancé et le mouvement s'accélère.
00:45La mécanisation libérera peut-être l'homme du travail servile.
00:48Elle a déjà libéré le cheval, il a disparu.
00:51On n'a plus besoin de lui pour tirer la charrue.
00:53Il n'existe quasiment plus à l'état sauvage.
00:55Adieu le cheval.
00:56L'insémination artificielle a déjà réduit l'espèce bœuf à ses seules femelles.
01:01Un taureau féconde par la poste.
01:03Des millions de vaches.
01:04Oui, on s'en garde quelques-uns pour les corridas.
01:07Spectacle d'une bouleversante grandeur où l'homme, intelligence sublime,
01:10affronte la bête les yeux dans les yeux.
01:13On se garde quelques éléphants pour que les petits merdeux aillent les voir dans les eaux.
01:17Et quelques autres dans des bouts de savane pour que les papas des merdeux aillent faire des safari photos après le déjeuner d'affaires.
01:24Pourquoi je m'énerve comme ça ? Parce que je ne les voudrais semblables à ce qu'ils se vantent d'être, ces tas.
01:29Un peu plus, un peu mieux que les autres bêtes, mais non.
01:32Ils le sont certes, mais pas assez.
01:34Pas autant qu'ils croient à mi-chemin.
01:36Et à mi-chemin entre ce qu'est la bête et ce que devrait être l'homme.
01:39Il y a le con.
01:41Et le con s'octroie sans problème la propriété absolue de la Terre et de tout ce qui vit dessus, et même l'univers entier.
01:48Tant qu'une espèce plus forte ou plus avancée techniquement,
01:51mais tout aussi con ne l'aura traité lui-même, comme il traite ce qui lui est inférieur.
01:56Inférieur, rien que ce mot.
01:58Il y a même toute une hiérarchie.
02:00Les passagers de la planète Terre, François Cavana, 1979.
02:08Bonjour Coco.
02:09Bonjour Mathieu.
02:11Vous partagez avec votre collègue journaliste et dessinateur François Cavana une passion pour les animaux.
02:16Est-ce que, comme lui, vous êtes capable de pleurer sur un canard ?
02:20Parce qu'il a écrit un texte là-dessus.
02:22Absolument.
02:23Je crois que je serais incapable de tuer une souris.
02:27C'est vrai que je peux tuer un moustique, par contre.
02:29Oui, vous le dites.
02:30C'est un des rares animaux qui vous énervent.
02:33Oui, c'est vrai.
02:34Je suis très sensible à la condition animale.
02:37Et oui, j'ai beaucoup de respect et de sensibilité pour ce monde-là fascinant et incroyable.
02:47C'est Cavana qui avait initié une rubrique de protection animale à Charlie Hebdo.
02:51Oui, tout à fait.
02:52Il a institué ça et ça a été un des premiers journaux à avoir une rubrique de protection animale dans ses pages.
02:58Et notamment notre consoeur Luce Lapin qui la rédige chaque semaine.
03:04Vous avez publié en 2024 aux éditions de l'échappée « Pauvre bête, voyage au cœur de la condition animale », une bande dessinée en forme de reportage dont nous reparlerons tout à l'heure.
03:12Coco, votre nom intégral, c'est Corinne Ray.
03:15Oui.
03:15Vous êtes née à Annemasse, en Haute-Savoie.
03:17Horrible ville d'Annemasse.
03:18Ah oui, carrément.
03:19C'est sympa pour ceux qui y vivent.
03:21C'est une ville d'ortoir un peu particulière à la frontière de Genève.
03:26Non, c'est vrai que c'est très urbain et c'est très spécifique du fait de cette frontière avec Genève où le SMIC Genevois est à 4400 francs suisses.
03:36Donc ça attire beaucoup, beaucoup de monde.
03:37Mais vous n'êtes pas loin du lac.
03:38Je ne suis pas loin du merveilleux lac et de la montagne.
03:40C'est vrai, je retire.
03:42Rattrapez-vous.
03:43Vous êtes née le 21 août 1982.
03:46Est-ce que vous pourriez nous dire quelques mots de votre berceau familial, s'il vous plaît ?
03:4921 août 1982.
03:51En fait, je n'étais pas toute seule.
03:52On était deux parce que je suis une jumelle.
03:56J'ai un frère jumeau et j'ai un frère qui a 13 mois de moins.
04:00Donc on est une fratrie.
04:01On est très serré en âge.
04:04Ce qui fait que dans cette fratrie, la jeune Coco a très vite dessiné.
04:10Les deux frères jouant pas mal ensemble.
04:14Rapidement, j'ai été bien dans le dessin.
04:16A quel âge vous avez commencé à dessiner ?
04:18Très tôt.
04:19Suffisamment pour vous dire qu'en CP, j'ai le souvenir assez clair de cette maîtresse
04:27qui vous demande « qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? »
04:29La petite question sympa pour tous les gamins.
04:31Et déjà, j'avais dit dessinatrice sans savoir vraiment si c'était un métier qui existait.
04:37Incroyable !
04:38Ou pas.
04:39En tout cas, j'aimais déjà beaucoup ça.
04:42Qu'est-ce que vous dessiniez à 3 ans ?
04:44Ah, plutôt à 5-6, parce que c'est vrai qu'à 3, je ne me souviens pas.
04:48Mais à 5-6, je dessinais pas mal d'animaux déjà.
04:51Et ça, je peux vous le certifier puisque mon père est mort il y a 3 ans.
04:55Et récemment, je me suis retrouvée à fouiller les cartons dans la cave,
04:59tombée sur les cartons d'école de dessin et de maternelle primaire.
05:05Et j'ai vu des maisons, des animaux beaucoup.
05:09Un grand dessin avec marqué « j'aime les animaux ».
05:11Et puis, Bibi Pelle-Coyote, par exemple.
05:14Ça, c'était sa cartoon que je regardais le dimanche.
05:17L'ambiance cartoon, Looney Tunes, ça j'aimais bien.
05:21Et quel regard vous portez sur vos propres dessins d'enfants ?
05:23Est-ce qu'en les regardant, vous dites « elle avait quand même du talent, la petite », non ?
05:26Eh bien, ouais, je ne me suis pas dit « elle avait du talent ».
05:30Non, mais est-ce que déjà, on voit quand même que l'enfant s'est bien dessiné ?
05:33L'enfant, oui, peut-être qu'il savait bien dessiner, mais j'ai surtout reconnu chez moi une personnalité.
05:40En fait, je sentais qu'il y avait déjà beaucoup de choses un peu posées.
05:45L'humour, Bibi Pelle-Coyote, les animaux, le cœur de mon travail et de mes préoccupations aussi.
05:55Est-ce que le côté un peu trash y était aussi ?
05:57Plutôt au collège.
05:59Plutôt au collège, quand on commence à dessiner les profs.
06:03Et là, faire des caricatures, en particulier les profs de maths, de physique, ceux qui ne me passionnaient pas, des masses.
06:09Excusez-moi pour cette émission scientifique à la base.
06:13Et puis, vous savez, on partage à peu près les mêmes sentiments sur les maths, donc tout va bien.
06:16Non, mais c'est vrai que j'ai le souvenir d'un prof de maths qui était gentil, mais il avait une hygiène un peu douteuse dès le matin.
06:23Et c'est vrai que c'était la source d'inspiration dès le début.
06:26C'est comme ça, on observe, on voit, puis on se marre aussi.
06:29Et les caricatures, vous les faisiez passer à vos potes de collège ?
06:32Oui.
06:32Donc ça faisait rire tout le monde ?
06:34Le prof les chopait de temps en temps ou pas ?
06:36Oui, c'est arrivé.
06:37C'est arrivé.
06:38Là, comme je vous dis, dans cette fameuse cave, j'ai aussi retrouvé des bulletins, dont un professeur de biologie,
06:44M. Florot, qui a écrit sur le bulletin, devrait se lancer dans une carrière de dessinatrice.
06:50Donc il s'est vu.
06:51C'est ça, oui.
06:52Donc il appréciait, c'était un hommage à votre travail, finalement.
06:54Ben oui, les notes n'étaient pas ouf.
06:57Ah oui ? En dehors du dessin, vous voulez dire ?
06:59Non, cette année-là, oui, non, elles n'étaient pas folles.
07:03Mais vous aviez, alors qu'est-ce qui vous a donné ce goût pour le dessin ? Est-ce que vous arrivez à l'analyser ?
07:07Il y avait des dessinateurs dans votre famille ? C'est vraiment quelque chose d'inné ?
07:10Oui, il y avait, déjà mon père était musicien, mais il dessinait un peu.
07:14De temps en temps, il nous faisait des petits mots, voilà.
07:16Il se dessinait avec un espèce d'autoportrait qu'il faisait souvent.
07:21En fait, mon père, il a le physique d'un Dalton.
07:24Donc il faisait un peu une tête de Dalton, voilà.
07:27Le nez, les moustaches bruns comme ça, petits.
07:30Donc c'était un peu, voilà.
07:31Mais pas le caractère de Joe Dalton non plus.
07:33Non.
07:33Gentil.
07:35Et son frère, le frère de mon père, Tonton Hervé, quoi, dessinait de la BD pour la source Cacha Déviant.
07:43Il travaillait et il faisait, par exemple, les calendriers et il était féru de Gottlieb, de Rézer.
07:51Voilà, c'est ainsi qu'a commencé le dessin et les premières inspirations, notamment Franquin.
07:57J'ai souvent parlé de Gaston Lagaffe.
07:59C'est vrai que c'est un personnage, je trouve, qui est toujours aussi contemporain, amusant, précurseur en termes d'écologie aussi, toujours à inventer.
08:09Drôle.
08:10Et vous avez dessiné avec Tonton Hervé, par exemple, ou avec votre papa ?
08:13Oui, avec mon oncle, on avait fait un truc sur quelques années.
08:19On s'était fait des BD épistolaires.
08:21C'est-à-dire qu'il avait commencé à faire une page de BD en inventant une histoire à l'hôpital où, voilà, il s'était cassé la gueule.
08:29Et il y avait une madame Dufluet, une infirmière qui venait le soigner.
08:33Donc c'était le début.
08:34Et il m'a envoyé la page.
08:36Et moi, il fallait que je fasse la suite avec une autre page que je lui envoyais, voilà, en courrier.
08:40Et puis comme ça, on s'est répondu sur plusieurs pages.
08:44Je pense que ça a duré en tout une dizaine de pages jusqu'à ce que mon cousin se mêle.
08:51Et lui, il propose un scénario qui n'était plus du tout dans l'esprit de ce qu'on avait fait.
08:56Bon, je ne sais pas.
08:57Il a cassé la dynamique.
08:58Il a cassé la dynamique, carrément.
09:01Je lui en veux un peu pour ça, mais non, je ne lui en veux pas du tout.
09:04Vous réglez vos comptes avec tout le monde ?
09:06Ça ne fait pas dix minutes qu'on se parle ?
09:07Vous avez déjà réglé votre compte avec Admas ?
09:09Avec votre prof de biologie et maintenant avec votre cousin ?
09:12Je salue le maire d'Admas et je reconnais que je suis une Admasadrice, très mauvaise représentante de la vie.
09:19Si vous voulez y remettre les pieds, il va falloir mieux parler de votre ville natale.
09:24Est-ce que vous avez appris le dessin quand même à un moment ou à un autre ou pas ?
09:27Est-ce qu'il fallait quand même mettre un peu d'académisme là-dedans, Coco ?
09:31Alors, je pense quand même que le dessin, c'est beaucoup d'observations.
09:37On apprend déjà beaucoup en dessinant beaucoup, en observant et en essayant de représenter ce qu'on voit.
09:43Voilà, c'est une interprétation du réel.
09:45Alors, cette interprétation du réel, elle se travaille.
09:47Comment on retranscrit l'image de l'œil jusque sous le crayon ?
09:52Il faut essayer de comprendre ça, comprendre la perspective, comprendre les traits d'un visage, comment...
09:58Donc, ça s'apprend quand même.
10:00Ça s'apprend quand même.
10:01J'ai fait les Beaux-Arts.
10:02Moi, j'ai fait l'école européenne supérieure de l'image à Poitiers.
10:07Oui, mais avant, il y a eu les Beaux-Arts, effectivement.
10:09Oui, les Beaux-Arts, j'ai fait une année Beaux-Arts.
10:09Mais ça durait tellement peu longtemps.
10:11Vous avez été viré au bout d'un an, c'est ça ?
10:12Au bout d'un an, j'ai fait les Beaux-Arts de Lyon, effectivement, juste après mon bac.
10:16J'étais très contente d'y rentrer et je suis rentrée avec une super moyenne, 18.
10:19Mais je suis ressortie avec une moyenne lamentable parce que c'était très conceptuel.
10:24On dessinait peu.
10:26J'avais un professeur d'illustration et c'est bien la seule matière qui me plaisait.
10:29Jean Claverie, qui avait un cours qui me plaisait, où on dessinait vraiment.
10:35Sinon, c'était très sculpture, comment on apprend à parler d'une démarche artistique.
10:42On faisait des sculptures en allant ramasser des ordures dans la rue.
10:47Je ne sais pas, ça ne me parlait pas.
10:48Peut-être que ce n'était pas mon truc.
10:51Donc, ça a duré un an.
10:52Ça a duré un an.
10:52Et après, c'était mieux quand même.
10:54Et après, c'était mieux.
10:55Après, j'ai fait une année de fac à l'Université Lumière Lyon 2, à Bron.
10:59Et le temps de repasser des concours.
11:02Et voilà, j'ai passé ce concours à Lésy de Poitiers, où j'y suis restée 5 ans.
11:06Et c'était une super école, parce que c'était ouvert sur beaucoup de médiums.
11:12On faisait de la gravure, du dessin, de la peinture, du multimédia, de la photo argentique, numérique.
11:20C'était vraiment ouvert à toute forme de création.
11:24Et c'était très plaisant.
11:25Et c'est grâce à Poitiers que vous êtes arrivée à Charlie.
11:27Absolument.
11:28Un prof.
11:31Voilà, Aurélien Bambadjoni, qui voyant mon travail, voyant comment je dessinais.
11:37Alors, je faisais des dessins assez humoristiques, assez trash.
11:42Pas mal portés sur les relations hommes-femmes, la sexualité, ces choses-là.
11:46Et puis toujours sur un ton un peu marrant.
11:49Et lui était abonné à Charlie.
11:51Il m'a dit, tu devrais faire ton stage de fin d'année à Charlie Hebdo.
11:55Ce qui fait que Charlie, moi, je l'avais brandi dans une manif anti-CPE, Comte de Villepin.
12:02Et c'est vrai que j'étais une lectrice très épisodique.
12:04Je ne le lisais pas tellement, mais je connaissais.
12:06Je connaissais Cabu, bien sûr.
12:08C'était vraiment la figure que je connaissais par Récréa2, Club de Rété, tout ça.
12:13Et voilà.
12:14Donc, j'ai envoyé un message à l'adresse de Cabu, Philippe Val, avec quelques dessins.
12:19Je m'étais entraînée à faire des Sarkozy.
12:21Premier pas dans le dessin de presse Sarkozy.
12:23Bravo.
12:23Et j'ai fermé l'enveloppe.
12:26Et là, j'ai renversé mon café sur l'enveloppe.
12:29C'était ma dernière enveloppe.
12:30Et bien, je n'en ai rien eu à foutre.
12:32J'ai essuyé le café.
12:33J'ai mis, ah merde, il y a une tâche de café dessus.
12:34Et je l'ai envoyé.
12:36Donc, Cabu s'est souvenu de ça quand je suis arrivée.
12:39Il m'a dit, ah, c'est toi la tâche de café.
12:40Et vous avez fait votre stage, c'était en quoi ? 2007, c'est ça ?
12:43Oui, novembre 2007.
12:45Un mois.
12:45Et vous y êtes restée, finalement ?
12:47J'y suis restée.
12:49On m'a proposé ensuite de rester.
12:51Alors, c'est toujours assez fou quand j'y pense.
12:55Mais moi, j'étais très timide à l'époque.
12:57J'étais vraiment très réservée.
12:59Et arriver dans ce journal où tout le monde rit, tout le monde est sérieux, échange sur tous les sujets.
13:05Voilà, écologie, politique, société, religion, tout ça en se marrant, tout ça en étant sérieux.
13:12Avec les pointures qu'il y avait, c'était impressionnant.
13:15Mais malgré tout, je ne sais pas pourquoi, j'osais mettre mes dessins au mur.
13:20C'était des vieilles bouses à l'époque, des dessins vraiment pas du tout finis, pas du tout aboutis.
13:26Mais j'avais déjà ce côté un peu fronceur en me disant, allez, je n'ai rien à perdre.
13:302007, donc l'arrivée de Coco à Charlie.
13:34Vous nous direz dans un instant, quel a été votre premier dessin publié justement à Charlie ?
13:39Et on parlera de la suite avec vous.
13:41Vous êtes notre invitée au Carré aujourd'hui.
13:42Des gens partout, j'ai le cœur qui devient fou, ça me fait tourner la tête.
13:47J'ai pas les applis, j'ai tes petits papiers, mon numéro dessus.
13:51Tu t'appelles comment, ils font quoi tes parents ?
13:53Tu fais quoi ce soir ?
13:55Viens, on fait pas semblant, perd pas notre temps, il va fermer le bar.
14:00"-Scan, check, inspect, flammes, reste. Flag gets red."
14:04"-Scan, check, inspect, flammes, reste. Flag gets red."
14:09"-Scan, check, inspect, flammes, reste. Flag gets red."
14:13"-Scan, check, match, yes, mmhmm !"
14:16Snipeuse, je tombe amoureuse à chaque jolie gueule.
14:24Mon corps s'en bat le monde portions d'oeil.
14:27Pourquoi je veux jamais rentrer toute seule
14:31Snipeuse
14:36Je tombe amoureuse à chaque jolie gueule
14:40Mon corps s'emballe au moindre clin d'œil
14:44Pourquoi je veux jamais rentrer toute seule
14:49Bien essayé, mais j'ai mal visé
14:54Je crois qu'on est plus beau au tout début
14:56Quand on s'est pas encore embrassé
14:58Quand on s'est pas encore déçu
15:00J'ai plus ce qui me plaît, mais je supporte pas de danser solo
15:04J'ai des coups de cœur à tous les coins de rue
15:06Sur les trottoirs, les gens sont trop beaux
15:08Trop beaux, trop beaux, trop beaux, trop beaux, trop beaux, trop beaux, trop beaux, trop beaux
15:12Snipeuse
15:15Je tombe amoureuse à chaque jolie gueule
15:19Mon corps s'emballe au moindre clin d'œil
15:23Pourquoi je veux jamais rentrer toute seule
15:27Snipeuse
15:32Je tombe amoureuse à chaque jolie gueule
15:36Mon corps s'emballe au moindre clin d'œil
15:40Pourquoi je veux jamais rentrer toute seule
15:45Je tombe amoureuse à chaque jolie gueule
15:48Mon corps s'emballe au moindre clin d'œil
15:50Pourquoi je veux jamais rentrer tout seul
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