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  • il y a 17 minutes
DB - 24-01-2026

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00:25:34L'Arthoie dit que je peux encore avoir un enfant.
00:25:36Elle dit même que c'est le bon âge.
00:25:38Ma petite fille, je veux un enfant de toi.
00:25:45Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
00:25:47C'est une grande preuve d'amour que je te donne là !
00:25:49Lulou, ne dis pas de bêtises !
00:25:51Quoi des bêtises ?
00:25:54Quoi des bêtises ?
00:25:56Lulou, bien sûr que tu peux avoir un enfant.
00:26:00Mais c'est moi qui ne peux pas en avoir.
00:26:01Qu'est-ce que je ferai avec un enfant ?
00:26:04Pense à ma carrière !
00:26:07Mais non, rien que pour faire enrager le chou de l'heure et toute sa marmaille !
00:26:10Tu ne veux pas ?
00:26:11J'espère que c'est ton mal.
00:26:12Ma petite fille, je te donnerai un million si tu as un enfant de moi.
00:26:16Et je ne suis pas soucié à ce que je dis, j'ai toute ma tête.
00:26:18Un million, cinquante mille louis !
00:26:20Comme ça, le jour de la naissance !
00:26:22Écoutez-moi tous !
00:26:24Je donne un million à cette petite si elle a un enfant de moi.
00:26:28Bravo !
00:26:28Alors, quand fais-tu ça ?
00:26:34Mais tout de suite, Esculap ! On y va !
00:26:37Tu me signes un papier, alors ?
00:26:38Allez, allez, allez, c'est ça !
00:26:42Allez, un papier !
00:26:44Note de service pour les archives !
00:26:46Voilà un homme qui me plaît, tiens !
00:26:48Je certifie que je donnerai un million à Mademoiselle Sylvaine Duhal !
00:26:57Voilà !
00:26:58Et je signe Lucien Groublanc.
00:27:07Voilà !
00:27:09Et on traque !
00:27:13Raccompagnez-moi, Emile.
00:27:22J'ai trop d'hôtel.
00:27:23Ah non, non, non, non, c'est pour moi !
00:27:24Il serait pareil !
00:27:26Emile, tu seras le para !
00:27:28Vous partez, cher ami, alors la vie comment ?
00:27:31On y va, mon petit !
00:27:33Ah, attends, je ne vous quitte plus !
00:27:36J'ai enfin trouvé un homme qui me plaît, je ne te quitte plus !
00:27:39Non, mais je te dis que je vais faire un enfant !
00:27:41Vous avez les raisons de plus, t'auras besoin d'un témoin !
00:27:43Je serai ton témoin !
00:27:45Je te quitte...
00:27:46Allez, écoute !
00:27:47Deux taxis mourissent.
00:27:51Tous deux.
00:27:52Tout de suite.
00:27:55Si vous pouviez vous voir, Simon, vous feriez horreur.
00:27:59On va le raccompagner, soyez tranquille.
00:28:02Venez, ma chère, venez, il n'y arrivera rien.
00:28:04Quand un homme est ivre, le mieux, c'est de ne pas le contraindre.
00:28:06Je vais pas chier, toi, après mon tour de chez-là ce soir.
00:28:11Ce soir, ma chérie, je vais forter.
00:28:12J'aimerais bavarder encore un peu avec vous.
00:28:35Je viens d'avoir un échantillon de votre bavardage.
00:28:40Dans le taxi.
00:28:43Emile, ne vous croyez pas obligé de soutenir votre réputation de séducteur ?
00:28:48Un soir comme celui-ci.
00:28:51Je vais rester seule.
00:28:53Je suis triste.
00:28:55Je suis fatiguée.
00:28:57Et j'ai mal à la tête.
00:28:59Bonsoir, Emile.
00:29:00On s'enchaîne.
00:29:1552, nous, Diana.
00:29:18Non, conduisez-moi à l'hôpital des enfants malades.
00:29:28Comment va le petit bambouin, là ?
00:29:29Dans le coma, depuis 9h du soir.
00:29:31Ça m'est sûrement pas.
00:29:34Je vais passer plus tôt et la soirée s'est prolongée.
00:29:36Je vous présente mes félicitations, monsieur.
00:29:38Merci, Moran, merci.
00:29:41Vous avez dit il y a trois jours qu'on ne pourrait pas le sauver.
00:29:44Et l'injectif d'air curieux.
00:29:49En pleine nuit, après son élection,
00:29:52venir dans le service parce qu'il est un close qui meurt,
00:29:55c'est quelqu'un.
00:29:56A quelle heure lui a-t-on fait le dernier sérum ?
00:29:57A 6h, monsieur.
00:29:58Je vais lui en redonner un.
00:30:00Et puis, préparez-moi tout pour une intracardiaque.
00:30:02Vous n'êtes pas lié.
00:30:03Vous croyez, monsieur ?
00:30:04Je ne crois pas.
00:30:05Je suis sûr que ça ne servira à rien.
00:30:08Mais il faut tenter, mon petit.
00:30:09C'est toujours tenté.
00:30:10Même après la mort.
00:30:11Si, après ça, je ne suis pas enceinte.
00:30:17Ce n'est pas de ta faute, mon Lulu.
00:30:18Il est encore plus sous que toi.
00:30:42J'ai pensé, mon Dieu.
00:30:44Mais dieux.
00:30:45Je ne suis pas de ta faute.
00:30:46Je ne l'ai pensé.
00:30:48Je ne suis pas de ta faute.
00:30:50Maman, que tu es un peu.
00:30:52Je ne suis pas de ta faute.
00:30:54Non.
00:30:54Je ne suis pas de ta.
00:30:55Je ne suis pas de ta faute.
00:30:56Mon cher Simon, je reviens à l'instruction publique.
00:31:17Je le savais, monsieur le ministre.
00:31:19Vous ne m'avez pas appelé ?
00:31:20Non, monsieur le ministre. Vous deviez le savoir avant moi.
00:31:22C'est toujours la même chose. On va me mettre en cas et on s'aperçoit qu'il est plus prudent.
00:31:26Que je sois dedans, que dehors.
00:31:32Vous en êtes vous avec les fous du matin ?
00:31:34Eh bien, j'ai écrit ce que je veux, très librement.
00:31:36Nos adversaires s'en sont aperciés. Vous faites un an.
00:31:41Château Iquem, 1904.
00:31:46Il paraît que Chaudelaire a interdit à son fils de mettre les pieds au journal.
00:31:49Ah, mais c'est déjà une vieille histoire.
00:31:51D'ailleurs, depuis, François s'est plongé dans les sucres.
00:31:54Il paraît qu'il s'y dépense beaucoup.
00:31:57Il s'y dépense ou il dépense ?
00:32:01Eh bien, les deux, je crois.
00:32:03Et vous, avec Noël, vos rapports ?
00:32:06Oh, il me tolère plus qu'il ne même. Enfin, je viens de chez vous, alors.
00:32:10Oh, cher Simon.
00:32:11Vous m'avez été fidèle.
00:32:15Je suis parti, vous êtes parti.
00:32:16Vous n'avez pas cherché à vous caser dans un autre cabinet.
00:32:21Vous avez bien employé le temps.
00:32:23Vous avez soutenu mes idées, mes positions.
00:32:26Je reviens dans la lumière.
00:32:29Je vous offre d'y revenir avec moi.
00:32:33Voulez-vous être mon directeur de cabinet ?
00:32:35C'est un grand poste, monsieur le ministre.
00:32:38Ce sera un grand honneur pour moi si vous m'en jugez capable.
00:32:42Vous allez partager la décision.
00:32:45On la préparait, en tout cas.
00:32:48Mais la politique m'intéresse moins que les hommes qui la font.
00:32:50Enfin, du moins, certains d'entre eux.
00:32:51Allez-vous, mon cher Simon, dans ce métier, ce qui est important, ce qui est grisant, c'est de décider.
00:32:59Et c'est par quoi on se bat.
00:33:02Pour être celui qui décide.
00:33:21Dormez.
00:33:37Profondément.
00:33:41J'ai honte de vous empêcher de dormir.
00:33:45Menteur.
00:33:47Allez-moi plutôt de votre travail.
00:33:48Vous en mourrez d'envie.
00:33:49Je suis en train de faire le plan de la deuxième étape.
00:33:52Première étape.
00:33:54Les machines sont commandées en Amérique et elles arrivent dans quatre mois.
00:33:56Les nouveaux bâtiments sont en train de s'élever.
00:33:59Et l'usine va être raccordée directement avec la gare.
00:34:01Pour qu'on puisse charger directement les wagons.
00:34:04Alors, l'année prochaine, je peux passer à la deuxième étape.
00:34:08J'ai l'intention d'établir un troste vertical, comme les Américains.
00:34:10J'aurai ma propre usine de carton pour les emboîtages.
00:34:12J'aurai mon imprimerie.
00:34:13Et au lieu de me fournir autre part,
00:34:16c'est moi qui fabriquerai pour les marques les plus petites.
00:34:17Mais vous ne craignez pas les réactions de votre père ?
00:34:21Non, non, non, non, non.
00:34:23Il a compris qu'à son âge, on ne pouvait plus tout faire.
00:34:26Il veut vraiment se délester.
00:34:28Quand je veux lui parler de son chêne, il me dit, inutile, c'est ton affaire.
00:34:30Blancin.
00:34:31Tu vois, blancin.
00:34:35Ce qui me fait plaisir aussi,
00:34:36c'est l'attitude de mes employés et de mes ouvriers.
00:34:39Ils sont plus actifs, ils sont...
00:34:41Comment dirais-je ?
00:34:43Dynamisés.
00:34:45Voilà, dynamisés.
00:34:46Ils font confiance, ils sentent que ça bouge.
00:34:47J'ai fait construire des douches pour le personnel.
00:34:50Et j'avais créé un club sportif pour les jeunes.
00:34:53Et vous prendrez quand même un peu de vacances avec les enfants ?
00:34:56Bien sûr.
00:34:57Je ferai la navette entre son chêne et le douquet.
00:35:00Et la chasse cet hiver ?
00:35:02Ah, la saison de chasse, c'est sacré.
00:35:05À partir de la Saint-Hubert, sur mon agenda,
00:35:10toutes les fins de semaine sont réservées.
00:35:11C'est gentil.
00:35:12Cela fera plaisir à l'oncle Urbain.
00:35:14En attendant, monsieur mon mari,
00:35:17vous ne croyez pas qu'il serait sage de vous mettre au lit ?
00:35:20Lequel ?
00:35:23Oh, mais...
00:35:26Je n'ai aucune préférence.
00:35:31Je peux très bien aller chez toi.
00:35:32Un million !
00:35:37Tu te rends compte, un million ?
00:35:39Qui me bat sous le nez à cause de ce sale gosse que je ne peux pas avoir ?
00:35:42C'était promis, c'est juré, c'était signé.
00:35:44Après ça, je pouvais balancer le lumu, j'étais tranquille pour toujours.
00:35:48Tu l'aimes bien, ta vieille Annie, hein ?
00:35:50Surtout quand ça va mal.
00:35:51Et quand il va apprendre que je me suis fichue de lui, ça va être terrible.
00:35:53Il a cru aux gosses, il croirait aussi dans une fausse couche.
00:35:55Oui !
00:35:56Mais le million...
00:35:56C'est marrant tout de même.
00:36:01Il y a tellement de femmes qui ont des gosses dont elles ne voulaient pas.
00:36:05Et quand il y en a une qui en veut...
00:36:06J'ai couché avec tout le monde, amie !
00:36:08La mûrie, ton violoniste, tu te rends compte ?
00:36:10Même Wilmer, quand il m'a auditionné, il m'a sauté sur un canapé.
00:36:14Hier, toi, une nuit dans une voiture, sans parler du type qui était là le fameux soir, la chaume.
00:36:18J'ai pris tout ce qui passait, mais rien, rien.
00:36:25J'ai une idée.
00:36:26La fille qui tient le vestiaire au carnaval, la nouvelle.
00:36:31Elle est enceinte de trois mois.
00:36:32Ça fait juste ton compte, non ?
00:36:34Elle ne sait pas comment le faire passer.
00:36:36Tu lui proposes 50 billets,
00:36:38et c'est elle qui fait le môme à ta place.
00:36:40Comment c'est possible, ça va se voir, non ?
00:36:42Mais laisse-moi faire, je vais t'arranger ça.
00:36:44Et puis rouler le Lulu, ça sera un vrai plaisir.
00:36:47Oh, ma vie !
00:36:48Si tu me sors de là, je vais partager avec toi.
00:36:49Dis pas de bêtises, tu le regretterais.
00:36:52Mais non, 50 billets, moi aussi, ça suffira.
00:36:55Oh !
00:36:56Bah, je pourrais frapper, non ?
00:36:59Bah, frapper, je crois que c'était terminé, votre idylle.
00:37:02Dis-moi, mon petit cœur, tu sais qu'on est dans un quart d'heure ?
00:37:05Et il y a du monde.
00:37:06Bah, tu fais recette ?
00:37:08Oh, toi, tu m'as l'air d'avoir pleuré, ma petite fille.
00:37:11Elle a pleuré.
00:37:12Je me sens pas bien.
00:37:13J'ai dénausé sans arrêt.
00:37:15Je sais pas si je vais pouvoir continuer à jouer la pièce.
00:37:17Eh bien, voilà, voilà.
00:37:18On peut pas tout faire en même temps, mon amour.
00:37:20Alors, écoute-moi bien.
00:37:21Dès que tu auras fabriqué le petit en plus d'un million,
00:37:24tu vas avoir en cadeau une belle comédie pour toi toute seule.
00:37:28Et je vais payer pour ça, et je vais payer à...
00:37:31Willner !
00:37:32Willner !
00:37:33C'est ta gueule, mon lilu !
00:37:38Dis-moi, ça m'allère bien plat, tout ça.
00:37:41Ah, bah ça, ça, c'est de famille, hein ?
00:37:43Ma mère, elle m'a dit qu'elle, jusqu'au sixième mois,
00:37:45ça se voyait pas du tout.
00:38:01Bon, on peut y aller, maintenant.
00:38:17Ça fait plus de vingt minutes.
00:38:18Mais attends encore un peu, faut que ça fasse frais.
00:38:20C'est long, genre d'examen.
00:38:22Il faudrait pas qu'il s'avise d'aller sonner chez le Toubib.
00:38:24Il est méfiant, tu sais.
00:38:26Il n'a pas de raison de se méfier.
00:38:28Qu'est-ce qu'il a bouffé, ton lilu ?
00:38:29Il en ronfle, comme elle se veut.
00:38:48Alors ?
00:38:49Je me disais bien que ça durait trop longtemps, ces nausées.
00:38:52Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
00:38:53Si elle veut garder l'enfant en repos absolu, jusqu'à l'accouchement.
00:38:56Eh bien, c'est pas grave, mon petit, on arrête la pièce.
00:39:00Oui, mais repos absolu.
00:39:03À la campagne.
00:39:04Tu te rends compte ?
00:39:05Et pas de visite.
00:39:08Le médecin a un collègue tout à fait sûr
00:39:09qui pourra suivre la grossesse dans le midi.
00:39:13À côté de Tarascon.
00:39:14À Tarascon ?
00:39:16Bah oui, mais c'est à cause du bonheur.
00:39:18Tu viendras, hein ?
00:39:19Non, Lulu ?
00:39:20Je peux pas quitter Paris, tu le sais bien.
00:39:22Même l'été.
00:39:22Eh bien, la preuve !
00:39:24Puis je dois m'occuper de mes affaires.
00:39:26Et moi, la campagne, non, non, ça c'est pas possible.
00:39:30Mais vas-y, toi.
00:39:32Et qui va me remplacer au carnaval ?
00:39:33Toi, peut-être ?
00:39:36Écoute, pour un million, tu peux bien faire un effort.
00:39:37Oh, non !
00:39:39Non !
00:39:40Si moi, on a un trou tout seul ?
00:39:42Bah, moi, je préfère le faire passer.
00:39:43Ah, non !
00:39:44Ça va s'arranger, ça va s'arranger.
00:39:47Je vais la raisonner.
00:39:48Puis je me charge de lui trouver quelqu'un de gentil qui s'occupera d'elle.
00:39:53Laisse-moi faire, Lulu.
00:39:55Laisse-moi faire !
00:39:56Pas quand même, hein ?
00:40:02Mais veuillez nous rater, Lulu, hein ?
00:40:03C'est pas gentil.
00:40:04Mais c'est mon imbécile de chauffeur.
00:40:07Voilà notre Fernande.
00:40:08Notre Fernande.
00:40:09Notre Providence, tu veux dire ?
00:40:11Les portières, messieurs-dames.
00:40:13Veuillez bien sur elle, mademoiselle.
00:40:14Et vous verrez que je ne suis pas un ingrat.
00:40:16Comptez sur moi, monsieur.
00:40:17Ça lui fera du bien, elle aussi.
00:40:19Ce qui d'un carnaval, hein ?
00:40:21Pardon.
00:40:21Toi, sois prudente, hein ?
00:40:23Pas de secousse.
00:40:28Au revoir, mon petit cœur.
00:40:29Au revoir, Lulu.
00:40:30Écris-moi.
00:40:31Oui, promis, promis.
00:40:33Et quand je reviendrai...
00:40:37Elle m'adore, cette petite.
00:40:39Oh, ça, tu peux le dire.
00:40:40C'est parti.
00:40:50C'est parti.
00:40:51Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:51...
00:42:21La verdure ?
00:42:23Faites votre rapport.
00:42:32A M. le Baron.
00:42:35J'ai rembouché un dit corps dans un moussard de poche.
00:42:40Il est rentrant à la grande allée, sortant au rond du seigneur, rentrant encore dans l'enceinte de gauche où il fait s'en reposer.
00:42:48Mon limier ne me donne plus de voix sortante.
00:42:52Seul ou hardé ?
00:42:53Seul, M. le Baron.
00:42:56Joli bois ?
00:42:57Oui, M. le Baron.
00:42:59J'ai un cerf que je juge à sa quatrième tête, au bois de la rouvraie.
00:43:05Mauvais.
00:43:05Rien de bien joli, M. le Baron.
00:43:08Un daguée du côté des bordiers.
00:43:10Alors, messieurs, qu'en pensez-vous ?
00:43:12La verdure, vous avez les fumées ?
00:43:14Oui.
00:43:16Eh bien, vous irez frapper à votre brisée, la verdure.
00:43:18Le choix s'impose, n'est-ce pas, mon oncle ?
00:43:20Et si M. le Marquis est d'accord, vous attaquerez de meute à mort.
00:43:23C'est pas pour faire joli que je dise cela, mais il est déjà tard, et vous perdriez du temps à arrêter vos rapprocheurs.
00:43:28C'est à vous deux que je laisserai mon glaive.
00:43:50Vous ferez un très bon maître d'équipage, François.
00:43:54Vous pensez que votre oncle fera vraiment ce qu'il nous a dit ?
00:43:57L'oncle Urban n'annonce jamais une décision à la légère, et il ne se reprend jamais.
00:44:02Ma chérie, nous allons avoir une vie merveilleuse.
00:44:05Parce que j'ai un merveilleux mari.
00:44:09J'ai l'impression que si nous continuons ainsi, vous allez perdre la chasse, monsieur le futur maître d'équipage.
00:44:14J'ai l'impression tout à fait contraire, madame la future réveillière de Maugler.
00:44:17Oh !
00:44:17Nous allons même être en tête.
00:44:27Rentrez.
00:44:32Bonjour, père.
00:44:34Ah !
00:44:35Bonsoir.
00:44:39C'est toi.
00:44:41Tu ne t'es pas demandé pourquoi j'ai souhaité tout voir à la banque ?
00:45:00Ça t'est peut-être plus commode le matin.
00:45:05Papa, je viens parler au président et premier actionnaire de la banque Schudler.
00:45:15Je t'écoute.
00:45:17Tu as besoin d'après ?
00:45:18Moi, je n'ai besoin de rien.
00:45:20C'est le président des sucreries de Sonchelle qui vient de trouver.
00:45:24Pour l'augmentation de capital.
00:45:26L'augmentation de capital ?
00:45:28Ah oui ? Je t'ai dit, il y a deux mois qu'il me faudra en faire une.
00:45:31Ah ben oui.
00:45:32Après, Sonchelle t'appartient maintenant.
00:45:35Et de combien cette augmentation ?
00:45:3725 millions.
00:45:3925 millions ?
00:45:42Le président des sucreries de Sonchelle devra s'arrêter ailleurs.
00:45:47Mais père, il ne s'agit pas de la totalité seulement de notre part.
00:45:50Elle qui est forte.
00:45:52Même pour notre part, un peu si.
00:45:54Je n'ai pas de disponibilité.
00:45:55Mais enfin, papa, c'est une affaire en plein essor.
00:45:58Le rendement va doubler, ça se sait.
00:45:59On cote en bourse à près de 2030.
00:46:022026.
00:46:02Enfin, il y a des rumeurs de hausse.
00:46:05Les rumeurs ?
00:46:06Non, non, je te le répète, je ne peux pas.
00:46:09Voyons.
00:46:10Père, nous n'allons pas perdre le contrôle de Sonchelle.
00:46:13Et juste en ce moment, qui est le plus favorable.
00:46:16Alors, tu ne fais pas d'augmentation de capital.
00:46:18Mais papa, les travaux sont en cours, les machines vont arriver.
00:46:19J'ai engagé des dépenses importantes.
00:46:22Si tu étais un peu non, c'est grave.
00:46:23Une grande maison, c'est aussi simple que les comptes du maître d'hôtel.
00:46:29On ne va pas au marché sans savoir reprendre l'argent.
00:46:31Papa, j'ai toujours cru que cette augmentation de capital était une chose acquise.
00:46:35Entendu.
00:46:35Mon ami, tu apprendras qu'une affaire, il ne faut pas croire, il faut être sûr.
00:46:39Les traites sur l'horizon, ça ne pardonne pas.
00:46:43Hein ?
00:46:44Non, je te demandais que ça t'aider, mais que tu veux que je fasse.
00:46:46Tu veux que je prélève sur les fonds de la banque ?
00:46:50Un banquier ne peut pas mettre en péril sa trésorerie.
00:46:55Il n'y trahi à la confiance de ses clients.
00:46:56Le budget de son chêle me permet tout juste de faire face au paiement courant.
00:47:03Peut-être, j'ai un peu brûlé les étapes, mais j'étais persuadé que tu pouvais me soutenir.
00:47:08Tu m'avais donné blanc, ça.
00:47:09Raison de plus pour faire attention.
00:47:13Mais c'est de ma faute.
00:47:15Tu voulais être patron, je t'ai cédé.
00:47:17Je voyais que tu étais capable de conduire à toi-même une grande maison, mais tu t'es conduit comme un enfant.
00:47:20C'est de la folie !
00:47:24C'est de la folie, mais c'est de ma part.
00:47:27Si nous perdons son chêle à cause de toi, hein, tu pourras être fier.
00:47:34Tu sois à nous faire crever du même coup que ton grand-père et moi.
00:47:38Je te vois joli.
00:47:40Je ne passe cinq ans pour être sur la paille.
00:47:43C'est encore moi, une fois de plus.
00:47:46De devoir attraper tes gaffes.
00:47:48Allons-y, n'est-ce pas ? Papa est derrière, papa est là pour arranger.
00:47:57Il y a un mec, je ne sais pas comment m'y prendre.
00:48:02Je vais être forcé devant.
00:48:04À perte.
00:48:05Et vendre quoi ?
00:48:07Nous n'avons pas des millions qui dorment pour attendre des coups de génie.
00:48:11Il va falloir que je trouve un groupe pour sauver avec nous.
00:48:15Je ne peux plus rien faire d'autre.
00:48:18Au fond, tu n'aurais pas dû me confier des sucreries.
00:48:21Je ne suis pas fait pour l'industrie.
00:48:24Ah là là, c'est bien la première parole censée que tu dises depuis longtemps.
00:48:29T'es fait pour rien.
00:48:31Et je ne veux plus de voix, fous le camp.
00:48:34Et ne te mêle plus de rien.
00:48:36Tu m'entends ?
00:48:37De rien !
00:48:38Mademoiselle Ferrier, trouvez-moi dans monsieur Lucien Maublin.
00:48:54Votre nouvel époux m'a demandé de passer le voir.
00:49:05Mon nouvel époux ?
00:49:07Noël et moi, nous sommes mariés depuis 35 ans.
00:49:09Ce triste événement me paraît dater d'hier.
00:49:14Vous avez toujours les chevilles aussi fines.
00:49:18Vous êtes heureuse ?
00:49:19Très.
00:49:22Ça vous ennuie ?
00:49:25Soyez satisfait, ça m'ennuie encore.
00:49:33Monsieur le baron ?
00:49:35Jérémy, allez chercher Mademoiselle Marie-Ange et monsieur Jean-Noël.
00:49:40Ils sont dans le petit salon.
00:49:40Bien, monsieur le baron.
00:49:50Marie-Ange et Jean-Noël, ils sont gentils.
00:49:54Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras plus grande que toi ?
00:49:56Actrice.
00:49:57C'est vrai ?
00:49:58Et toi ?
00:50:00Habillez-toi comme une mère.
00:50:02C'est un chou de l'air, voilà ce que ça sera.
00:50:05Hein ?
00:50:05Allez, laissez-nous les enfants, dis au revoir.
00:50:08Au revoir, au revoir.
00:50:09Au revoir, oncle Lucien.
00:50:11Au revoir, oncle Lucien.
00:50:13Allez, au revoir les petits.
00:50:14Allez.
00:50:20Je voulais te parler des secureries de Sanchel.
00:50:25C'est ton fils, le président, maintenant ?
00:50:28Oui.
00:50:29Et je m'en félicite.
00:50:31Il conduit cette affaire avec une autorité qui force l'admiration.
00:50:35Aucune conception moderne ne le rebute.
00:50:36Il a entrepris des travaux, mais énormes,
00:50:39qui lui permettront de louper le rendement.
00:50:43C'est bien ça.
00:50:46Tu possèdes un paquet de Sanchel, je crois.
00:50:49Et tes neveux de la banque leur revoir également.
00:50:51Oui, nous en avons un peu.
00:50:55Nous allons concéder incessamment
00:50:56l'augmentation de capital.
00:50:59Ah.
00:51:01Et ça se passe comment, au juste,
00:51:03une augmentation de capital ?
00:51:05La création de la société, en 1857,
00:51:12le capital nominal de Sanchel
00:51:14valait 50 millions de francs or,
00:51:16répartis en 500 000 actions.
00:51:19De 100 francs.
00:51:20Et Sanchel, comme aujourd'hui,
00:51:22tu as sûrement vu le cours d'ouverture.
00:51:26Non, pas du tout.
00:51:282026.
00:51:29Disons, 2000 pour simplifier.
00:51:31Cette affaire vendra en gros un milliard.
00:51:34Nous décidons de porter le capital nominal
00:51:35de 50 à 75 millions.
00:51:38Un tiers de plus.
00:51:40En offrant à chaque porteur
00:51:42de deux actions anciennes,
00:51:45une action nouvelle.
00:51:46Un tiers de plus.
00:51:47Tu me suis?
00:51:47Oui, à peu près.
00:51:50Si tu tiens un portefeuille,
00:51:51disons, 2100 Sanchel,
00:51:53je peux dire un chiffre comme ça au hasard,
00:51:55on t'offre d'en acheter 1000 nouvelles.
00:51:58Or, chaque action que tu vas payer,
00:51:59500 francs,
00:52:00vaut théoriquement,
00:52:01le jour de l'émission,
00:52:02le prix moyen de trois actions.
00:52:04Les deux anciennes,
00:52:05pour 2000 francs,
00:52:06plus la nouvelle,
00:52:07500 francs.
00:52:084500 francs divisé par 3,
00:52:09ça fait 1500 francs.
00:52:13Tu gagnes 1000 francs par action
00:52:14le jour même de la souscription.
00:52:16Tu me suis toujours?
00:52:17Je suppose que dans ces conditions,
00:52:18tu vas souscrire toi-même.
00:52:20Et massivement.
00:52:23Je vais dire vrai,
00:52:24dans le moment présent,
00:52:25nous sommes...
00:52:26Nous, je tiens pas.
00:52:28Tu ne tiens pas
00:52:29ou tu ne peux pas?
00:52:30Tu vois,
00:52:31j'aurais préféré réaliser
00:52:32cette opération plus tard.
00:52:34C'est bon, voilà.
00:52:35François est allé de l'avant.
00:52:38Un peu vite, peut-être.
00:52:40Nous sommes devant
00:52:40de groupements à effectuer.
00:52:42Il faudrait bousquer les choses.
00:52:43Et moi, en ce moment,
00:52:43je ne te le cache pas.
00:52:45Ça me gênerait.
00:52:47Alors, je n'aimerais pas
00:52:50avoir un groupe étranger
00:52:51et souscrire à ma place.
00:52:53Tu comprends?
00:52:55Je préférerais que
00:52:56son chêle
00:52:56demeure dans la famille.
00:52:59C'est pour ça
00:53:00que je t'aimerais de venir.
00:53:03Toi-même,
00:53:04est-ce que tu es prêt
00:53:05à souscrire à une portion?
00:53:06Tu en laisserais combien?
00:53:0914 000.
00:53:10Fichtre.
00:53:13Tu vois,
00:53:13tu m'aurais de mon destin
00:53:14il y a seulement quelques mois
00:53:15je n'aurais pas pu hésiter
00:53:16mais j'ai beaucoup perdu
00:53:18sur les cotons.
00:53:19Enfin, pas énormément
00:53:20mais tout de même.
00:53:21Et j'ai une déconvenue
00:53:22sur les diamants
00:53:23et j'ai mon théâtre
00:53:24qui me coûte cher.
00:53:26Puis j'ai d'autres obligations.
00:53:28Une échéance, moi aussi.
00:53:29Et tes neveux
00:53:31de la Banque-le-Roy ?
00:53:32Il faudrait leur demander.
00:53:34Bon, il est tard.
00:53:36Je dois te quitter.
00:53:37Tu ne saurais imaginer
00:53:38la joie que j'éprouvais
00:53:40à te revoir.
00:53:59Ça s'est passé
00:54:01comme tu voulais.
00:54:03À merveille.
00:54:04Il a donné tête baissée
00:54:05dans le panneau.
00:54:08Imbécile.
00:54:08Il va brader
00:54:09ses 12 000 sonchelles
00:54:10que je lui raflerai
00:54:12au plus bas.
00:54:15Quelle leçon
00:54:15pour François.
00:54:17Dans huit jours
00:54:18quand je lui expliquerai ça
00:54:19il comprendra
00:54:21que notre métier
00:54:22c'est autre chose
00:54:22que d'installer des douches
00:54:23pour les ouvriers.
00:54:29Ruinés, tu m'entends ?
00:54:50Lescivés !
00:54:51Dans deux semaines
00:54:52devant leur porte
00:54:53il y aura un grand panneau
00:54:54à vendre
00:54:55et les gens diront
00:54:55c'est la vengeance
00:54:56de Lucien Beaublanck.
00:54:58Ils n'ont plus un sou
00:54:59où tu te rencontres
00:55:00ils en sont recherchés
00:55:01quelques millions
00:55:01pour enflouer leur sucrerie.
00:55:03Ils sont venus
00:55:04me les demander à moi
00:55:05les imbéciles.
00:55:06Ah les imbéciles !
00:55:08Quand la débâcle commence
00:55:09on ne peut plus l'arrêter.
00:55:10Ils veulent en déclencher moi
00:55:12la débâcle là.
00:55:15Qu'est-ce que tu fais
00:55:16derrière c'est par avant ?
00:55:17Je finis ma toilette
00:55:18tu t'ermais.
00:55:21Autrefois
00:55:21tu ne faisais pas
00:55:22tant de manières.
00:55:26Autrefois
00:55:27tu étais plus généreux.
00:55:28Il n'y avait pas
00:55:28de mère de famille
00:55:29dans ta vie.
00:55:30Mais tu es jalouse ?
00:55:32C'est gentil ça.
00:55:34Tiens
00:55:34je te vois chaque peu
00:55:35par avant
00:55:35à condition
00:55:37que tu le repies
00:55:37tout de suite.
00:55:41Toi alors !
00:55:44Ah je te retrouve.
00:55:55Habille-toi
00:55:56mais pas trop vite.
00:55:58Comme d'habitude
00:55:58dans le même ordre.
00:56:01On ne change rien.
00:56:04Dis-moi ton ami
00:56:04le banquier belge
00:56:05il a toujours des sonchelles.
00:56:07Qu'est-ce que j'en sais moi ?
00:56:08En tout cas
00:56:08il ne m'en a pas donné.
00:56:09Parce qu'il a des sonchelles
00:56:11il faut qu'il vendre
00:56:14tout de suite
00:56:14ça va faire plouf.
00:56:15T'as des nouvelles
00:56:15de Sylvaine ?
00:56:17Oui
00:56:17elle m'écrit
00:56:18toutes les semaines.
00:56:18Elle me dit
00:56:19qu'elle s'ennuie à mourir
00:56:19elle ne connait personne
00:56:20dans le pays.
00:56:22Je devrais tout de même
00:56:23lui faire une petite visite
00:56:24nous.
00:56:25Ah non non non
00:56:26on n'y va pas
00:56:26ça lui fera un choc
00:56:27d'autant que maintenant
00:56:28la gauche m'approche.
00:56:31Je te dis
00:56:31tous les bonheurs
00:56:33en même temps.
00:56:33Écoutez Noël
00:56:44je n'y comprends rien.
00:56:46Depuis ce matin
00:56:46on vend du sonchelle
00:56:47à Tour de Bras.
00:56:49Bien entendu
00:56:49la cote commence à baisser.
00:56:5160 points.
00:56:53Laissez courir Albert.
00:56:55On va passer à mon bureau
00:56:56en fin de journée
00:56:56un peu à vos huit heures.
00:56:59Je vous expliquerai.
00:57:02Entrez.
00:57:03C'est monsieur François.
00:57:06Il est ici ?
00:57:07Non au téléphone.
00:57:08Ben répondez
00:57:09que je ne suis pas là.
00:57:10Je lui ai dit
00:57:10mais il demande
00:57:11à quelle heure
00:57:12il peut vous rappeler.
00:57:13Ben répondez
00:57:14que vous n'en savez rien.
00:57:14Vous savez seulement
00:57:15que je ne suis pas
00:57:15chez moi ce soir.
00:57:17Bien monsieur.
00:57:20Monsieur François.
00:57:22Ah non non non.
00:57:24Non non je ne l'ai pas vu
00:57:24monsieur François non.
00:57:27Ah non je ne sais pas
00:57:27à quelle heure il doit venir
00:57:28ni même s'il viendra.
00:57:33Ah c'est toi
00:57:40mon petit François.
00:57:43Non il n'est pas là
00:57:44mais il a dit
00:57:46qu'il serait
00:57:47à la banque ce soir.
00:57:49À la banque
00:57:49vers huit heures.
00:57:52Mais pas avant.
00:57:54Au revoir
00:57:55Bon petit.
00:58:04Bon.
00:58:06En chute de combien ?
00:58:0875 points
00:58:09à la fermeture.
00:58:10Vous m'avez dit
00:58:11de laisser filer
00:58:11j'ai laissé filer.
00:58:12Parfait.
00:58:13Demain on ne bouge pas
00:58:14non plus.
00:58:17Si vous voulez
00:58:18que je vous sois utile
00:58:19Noël
00:58:19il vaudrait mieux
00:58:20m'expliquer.
00:58:21Je fais croire
00:58:22à Maud Blanc
00:58:22que son chêle
00:58:23est en difficulté.
00:58:25Vous savez qu'il possède
00:58:25plus de 12 000 actions.
00:58:29Ce crétin
00:58:30a déjà passé
00:58:31des ordres de vente.
00:58:33Ce qui explique
00:58:34la rapidité de la baisse.
00:58:35Justement c'est Lorieux
00:58:36son agent de change
00:58:37qui vend.
00:58:38Oui.
00:58:38Oui mais j'ai l'impression
00:58:40que les Leroy suivent.
00:58:41Ça prouve
00:58:42qu'ils sont encore
00:58:42plus bêtes que lui.
00:58:45Quand le cours
00:58:46sera suffisamment bas
00:58:47on rachète.
00:58:49T'as le plus beau
00:58:49coût de ma carrière.
00:58:50Assez risqué
00:58:51tout de même.
00:58:53Entrez.
00:58:55M. François
00:58:56est là.
00:58:58Cléantin.
00:59:02A tous.
00:59:03Défenez-moi demain.
00:59:04Une heure avant l'ouverture
00:59:05nous serons
00:59:05où nous en sommes.
00:59:14À demain.
00:59:15À demain.
00:59:15J'ai cherché
00:59:27à te joindre
00:59:27toute la journée.
00:59:29Je suis très occupé.
00:59:32Tu dois savoir pourquoi.
00:59:33enfin papa,
00:59:41qu'est-ce qui se passe ?
00:59:42Je ne comprends pas.
00:59:44Il se passe
00:59:44que tout le monde sait
00:59:45à quel état
00:59:46tu nous a mis.
00:59:47Mais qui le sait ?
00:59:49En dehors de toi
00:59:50je n'ai parlé à personne.
00:59:51Tu crois que personne
00:59:52n'est au courant
00:59:52des travaux insensés
00:59:53que tu as entrepris ?
00:59:55La rumeur !
00:59:59La illusion prudente
01:00:01se débarrasse.
01:00:02Commencez par la banque le roi.
01:00:03Je ne parle pas de mots blancs.
01:00:04Il veut ma peau.
01:00:06Il y a certainement
01:00:06un moyen
01:00:07de faire remonter
01:00:07les cours.
01:00:08Ah oui ?
01:00:09Lequel ?
01:00:10Indique-nous moi
01:00:11ce point de service.
01:00:13Tu veux empêcher
01:00:14les gens de vendre ?
01:00:16N'a plus confiance.
01:00:17C'est tout.
01:00:17C'est tout.
01:00:19N'a plus confiance.
01:00:20Voilà, c'est tout.
01:00:21C'est pas fini.
01:00:26C'est pas fini.
01:00:51Tu ne veux rien me dire.
01:00:58Qu'est-ce que je peux te dire ?
01:01:02L'oncle Robert a téléphoné.
01:01:06Il voulait savoir
01:01:06si tu comptais réunir
01:01:07le conseil de son chef.
01:01:10Il est bien gentil,
01:01:10le général.
01:01:13Il est bien gentil.
01:01:14Il ne s'agissait que de ça.
01:01:17Mais papa a raison.
01:01:18Tout est de ma faute.
01:01:18Lui peut lutter
01:01:21contre tous ces requins.
01:01:23Moi, je ne peux pas.
01:01:26Quel requin ?
01:01:28Les mots blancs,
01:01:29le roi et les autres.
01:01:31Mots blancs surtout.
01:01:33On dirait qu'il cherche
01:01:35à perdre de l'argent
01:01:36par plaisir.
01:01:41Je suis fatigué.
01:01:43Fatigué.
01:01:44Fatigué.
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01:02:58N'oubliez pas, monsieur. J'entends la voiture.
01:03:06Vous avez un appel, monsieur le baron.
01:03:08Monsieur Lachaume, il a déjà téléphoné deux fois.
01:03:14Mon cher Lachaume, que me vaut le plaisir.
01:03:16Oui, pardonnez-moi de vous saisir au vol,
01:03:18mais le ministre souhaiterait vous rencontrer.
01:03:22Eh bien, si possible, dès demain à la première heure.
01:03:24Ah non, non, non, pas au ministère, certainement pas, non.
01:03:29Non, le patron souhaiterait une entrevue discrète.
01:03:35Voulez-vous me donner un instant, s'il vous plaît ?
01:03:38Merci.
01:03:50Est-ce que je peux vous faire une suggestion ?
01:03:54Sur Lachaume.
01:04:11C'est un peu romanesque, mais paraît-il nécessaire.
01:04:13Ça, ça me vaut le plaisir de vous revoir tous les deux.
01:04:18Mon cher Noël, je vous salue. Comment allez-vous ?
01:04:21Vous voulez dire où allez-vous, hein, Nathal, c'est ça ?
01:04:24Exact. J'ai gâché la moitié de ma vie en préambule,
01:04:27mais ça ne risque pas d'arriver avec vous.
01:04:30C'est donc bien l'objet de cette rencontre.
01:04:33J'ai besoin de savoir où vous allez.
01:04:35Je ne peux pas vous le dire tout de suite.
01:04:36Je vous le dirai très vite.
01:04:38J'ai besoin encore de quelque chose de confiance.
01:04:40Et moi, j'ai besoin de rassurer le président du conseil
01:04:42qui a le portefeuille des finances et qu'il tient ferme.
01:04:46Vous êtes un des régents de la Banque de France.
01:04:50On s'inquiète dans les milieux de pouvoir, c'est flatteur.
01:04:54On sait nos liens.
01:04:57Comme j'ai porté 40 vorts sur ça.
01:04:59Et j'ai engagé le président à ne pas se fier aux rumeurs.
01:05:01Vous avez raison, mon cher Nathal.
01:05:03Mais rassurez-vous, amis.
01:05:04Mon fils François a été un peu ardent dans sa gestion,
01:05:07ce qui nous a conduit à une augmentation de capital.
01:05:09Les gens brodent. Ils en sont pour leur frais.
01:05:11Mais son chêne, c'est du sucre.
01:05:13Vous voulez une preuve ?
01:05:15Demain, à la clôture, je passe un ordre de 200 sanschelles.
01:05:18Si elles vestent, elles sont à mon compte.
01:05:19Si elles grimpent, je tiens à votre disposition.
01:05:23Vous avez voulu un endroit discret ?
01:05:24Profitons-en, on le saute du coq à l'âne.
01:05:26Mes rosettes sussent, mon cher Nathal.
01:05:29Cette cravate que vous m'ayez proposée ?
01:05:31J'ai relancé la croix de votre fils.
01:05:33Je crois que c'est à cela que vous teniez d'abord.
01:05:35Mon fils est jeune. Je peux attendre.
01:05:43Tout va bien.
01:05:56Il m'a même réclamé sa cravate.
01:05:58S'il était vraiment au bord du gouffre,
01:06:00il ne vous aurait pas relancé là-dessus.
01:06:02Madame Ruini ne se soucie pas d'être fait commandant.
01:06:04Il y a certains signes qui ne tombent pas
01:06:06et qui me donnent confiance.
01:06:071840 ?
01:06:09On achetait de 100 points dans la séance.
01:06:12Pas assez, mon cher Albéric.
01:06:15Soutenez la banque,
01:06:16soutenez les mines de Zohar,
01:06:17mais laissez filer les sonchelles.
01:06:20Attendez après-demain pour acheter.
01:06:211600, ça serait parfait.
01:06:23Oui.
01:06:24À bientôt.
01:06:27Ça se passe comme tu veux ?
01:06:29Tout à fait.
01:06:30Mon blanc travaille pour nous.
01:06:32Et François,
01:06:34tu l'as vu ?
01:06:35Oui, il m'a fait vieillir de 10 ans.
01:06:37Leur lieu est formel,
01:07:02je ne peux plus s'attraper.
01:07:03Je veux que vous en achetez.
01:07:04Si, si, si, si, si.
01:07:06On est moins pensant.
01:07:07Si vous avez de l'argent à perdre,
01:07:09vous demandez 300.
01:07:10Je ne sais pas comment vous voudrez,
01:07:11mais demain, vous vendrez à perdre.
01:07:14100, 100, 100, 100.
01:07:18100, 100, 100.
01:07:19À 10 et 80, je prends !
01:07:21Je prends 300 !
01:07:23Je prends !
01:07:24Allô ?
01:07:38Je vais voir si monsieur est là.
01:07:42De la part de qui ?
01:07:43M. François, j'ajoute l'air.
01:07:46M. François, je vous écoute, monsieur.
01:07:46M. François, je vous écoute, monsieur.
01:07:47M. François, je vous écoute, monsieur.
01:07:48Merci.
01:07:56Allô, oui ?
01:07:57Lucien Montblanc, je vous écoute, monsieur.
01:07:59Me rencontrer ?
01:08:03À quel sujet ?
01:08:05Sans chêle ?
01:08:06Je ne vois pas l'intérêt.
01:08:09J'ai vu monsieur votre père à ce propos.
01:08:12Bah, puisque vous insistez,
01:08:14aujourd'hui même,
01:08:16ça ne peut pas attendre.
01:08:18Alors, laissez-moi réfléchir.
01:08:20À 5h30, si vous voulez.
01:08:24À mon cercle.
01:08:26Mais non, pas au jockey club.
01:08:28Ça, c'est bon pour la famille de madame votre épouse.
01:08:31Moi, je suis de la roture.
01:08:34Boulevard Haussmann, au 113.
01:08:38Un endroit plus discret.
01:08:40Mais c'est très discret, monsieur.
01:08:44Alors, à 5h30.
01:08:46Soyez exact.
01:08:49Au revoir, monsieur.
01:08:50Je ne suis pas le seul
01:08:55à vendre des sans chêles.
01:08:56Tout le monde vend des sans chêles.
01:08:58À part quelques hurlues berlues.
01:09:00On se débarrasse de vos sans chêles.
01:09:02Pourquoi voulez-vous que je m'arrête ?
01:09:04Pourquoi est-ce que vous ne demandez pas
01:09:05à votre père de vous soutenir ?
01:09:07Je vais vous le dire, moi, pourquoi.
01:09:09Monsieur le baron François.
01:09:11Est-ce que c'est ainsi, paraît-il,
01:09:12que tout le monde vous appelle ?
01:09:14Parce que le tout-puissant Schudler,
01:09:16le ravageur de la bourse,
01:09:18la terreur des ministres,
01:09:20ne peut plus rien faire.
01:09:22Il est incapable d'enrayer la débâcle.
01:09:23La racle est finie, ruinée.
01:09:25C'est écrit, c'est mathématique.
01:09:28Vous ne pouvez plus soutenir sans chêles.
01:09:30Or, c'est sans chêles
01:09:31qui soutient tout le reste.
01:09:33Vous liquiderez le journal,
01:09:35l'usine pour sauver la banque,
01:09:37et vous ne la sauverez pas.
01:09:39Et je vais vous dire pourquoi.
01:09:41Vous n'aimez pas le porto ?
01:09:46Ce sont les retraits qui vont vous tuer.
01:09:53Vous serez paralysés par les retraits.
01:09:56Vous serez forcés de fermer les guichets.
01:09:57Et non seulement vous serez ruinés,
01:10:00mais en plus, vous aurez la honte.
01:10:04Et moi, je vous rachèterai pour votre passif.
01:10:11M. Maublanc,
01:10:13les règlements du cercle interdisent
01:10:14qu'on traite d'affaires dans les salons.
01:10:16Mais tout le monde parle d'affaires ici.
01:10:18Oui, mais à voix basse.
01:10:20Qu'est-ce que vous voulez ?
01:10:25Récupérer son chêle ?
01:10:27Je me fous des son chêle,
01:10:28mon petit bonhomme.
01:10:29Votre père m'a pris ma femme.
01:10:31Vous auriez dû être mon fils, voyez-vous.
01:10:33En plus de ça,
01:10:34il raconte sur moi des choses horribles.
01:10:37Toute ma vie,
01:10:38on m'a montré du doigt.
01:10:39Vous voyez que je peux oublier tout ça ?
01:10:41Mais il ne s'agit pas seulement de mon père.
01:10:42Je ne vous ai rien fait, moi.
01:10:44Il y a ma femme.
01:10:44Mes enfants, ils ne sont pas responsables.
01:10:47Ils sont...
01:10:48Ce sont vos petits-neveux.
01:10:50Vous arrivez trop tard.
01:10:53Je ne peux plus me permettre d'être philanthrope.
01:10:57C'est fini.
01:11:03Vous annoncerez à votre père
01:11:05que moi aussi, j'attends un enfant.
01:11:12Ça vous étonne, n'est-ce pas ?
01:11:15Eh bien, oui.
01:11:16Je vais être papa.
01:11:17Et maintenant, écoutez-moi bien.
01:11:22Je ne m'attendrirai sur les choux de l'air
01:11:23que lorsque je les verrai morts.
01:11:30Je vous ai salué, monsieur.
01:11:31Je vous invite des choux.
01:11:33C'est parti.
01:12:17Une avalanche d'ordre de vente pour demain et quand même quelques ordres d'achat, mais ce n'est pas là le plus important.
01:12:24Je viens d'apprendre qu'on a vu votre fils au cercle en discussion avec Lucien Maublan.
01:12:30Je vous remercie, Elbeck.
01:12:34Appelez-moi demain matin avant l'ouverture.
01:12:36Sans faute, nous ferons le point.
01:12:39Bonsoir.
01:12:41C'est un bais, il va tout gâcher.
01:12:44Ah, il est brillant, ton petit-fils.
01:12:46C'est également ton fils, tu sais.
01:13:03Ton son n'est pas là ?
01:13:05Non, pas encore.
01:13:07Il n'a pas téléphoné ?
01:13:08Non.
01:13:09Noël ne me dit jamais rien.
01:13:29Monsieur François ?
01:13:31Bonsoir, Mme Poulan.
01:13:38Je ne vous ai jamais rencontrée dans ce quartier.
01:13:41Ah, c'est votre quartier ?
01:13:43Au nouveau quartier.
01:13:45J'habite près du cimetière de Passy.
01:13:49Avant, je donnais sur le cimetière Montmartre.
01:13:51C'est aéré.
01:13:53Mais ça me faisait trop loin pour les trajets.
01:13:55Mme Poulan.
01:13:58Est-ce que toutes les veuves sont marées ?
01:14:00Presque toutes, M. François.
01:14:04Sauf celles qui sont trop vieilles.
01:14:06Presque toutes.
01:14:09On dirait même qu'elles y prennent goût.
01:14:12Pas au levage,
01:14:14au remariage.
01:14:15Mais il se fait tard
01:14:21et j'ai encore du chemin à faire.
01:14:24Oui, il se fait tard.
01:14:45Vous ne mangez rien, ma chérie.
01:14:53Je n'ai pas trop faim, mère.
01:14:57François, vous avez dit qu'il n'en rentrait pas mieux ?
01:14:58Non.
01:15:01Elle peut prévenir.
01:15:03La maison n'est pas restante.
01:15:05Ce n'est pas dans ses habitudes.
01:15:08Je crois qu'il lui soit arrivé quelque chose.
01:15:10Les femmes vous acquittaient toujours.
01:15:12L'imagination.
01:15:15Ce doit être François.
01:15:18Pourquoi de vous asseoir, ma chérie ?
01:15:45Qu'est-ce que nous buvons, là ?
01:16:04Alox Corton, 1911, M. le Baron.
01:16:06Merci.
01:16:08Merci.
01:16:09C'est parti.
01:16:39C'est parti.
01:17:09C'est parti.
01:17:39C'est parti.
01:18:09C'est parti.
01:18:39C'est parti.
01:19:09C'est parti.
01:19:39C'est parti.
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