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  • il y a 2 heures
En utilisant le 49.3, Sébastien Lecornu a pris la décision d'engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote des députés la partie "recettes" du budget de l'État pour 2026. Un revirement de situation qui a conduit, dans la foulée, l'extrême droite et la gauche à déposer deux motions de censure, toutes deux rejetées par l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:00Donc moi, la seule chose que je demande, puisque je souhaite que le gouvernement se tienne le plus éloigné de la campagne présidentielle,
00:06les ministres s'engagent sur la campagne municipale, moi le premier, ça c'est normal, c'est la vie locale.
00:11Mais néanmoins, il faut quand même que désormais l'ensemble des élites politiques, l'ensemble des élites tout court d'ailleurs,
00:18regardent le fond du texte du budget tel qu'il est, et regardent ce qu'il veut dire.
00:23Et si j'ai voulu ce déplacement aussi cet après-midi, c'est pour rompre un tout petit peu cette routine qui est en train de s'installer là,
00:27dans lequel, regardez le fond du texte, il y a une niche fiscale, un accompagnement fiscal, un levier,
00:35plus des outils d'accompagnement des bailleurs sociaux, qui sont réclamés par des acteurs depuis des années.
00:43Donc oui, soit ça rentre dans la vie des gens et c'est adopté, soit ça ne l'est pas.
00:49Mais je vais même plus loin, au-delà de nous, de là où je viens et de la gestion de crise politique que je me retrouve à gérer depuis le mois de septembre,
00:57ce n'est plus tellement le sujet, à vrai dire.
00:59Désormais, on est quand même la France, on est regardé, on est attendu.
01:05Quelles que soient nos opinions politiques, ce qu'on pense du gouvernement, du président de la République, de l'actuel, de l'ancien, du futur,
01:12est-ce qu'on se laisse aller à ce déclin potentiel qui peut nous tomber dessus là ?
01:17Parce que quand le monde va vite, soit on s'accroche, soit on décroche.
01:21Et il y a un moment patriotique aussi à avoir.
01:22Donc il y a la vie politique, il y a les campagnes présidentielles qui démarrent, on l'a bien compris.
01:27Enfin, il y a aussi un moment de gravité qu'il faut avoir.
01:29Donc moi, je n'appelle pas à la responsabilité toutes les cinq minutes.
01:31Je ne suis pas connu à l'élection présidentielle.
01:33Que celles et ceux qui veulent travailler leur programme le fassent, c'est très bien.
01:36Mais là, pour l'instant, on est quand même dans un moment dans lequel je crois qu'il faut être sérieux.
01:42J'ai de bonne foi permis à tous les groupes politiques à l'Assemblée nationale de travailler avec nous.
01:47Et on va continuer de s'exprimer.
01:50On a même pris des idées qui n'étaient pas les nôtres.
01:54Pour bien montrer justement que nous étions dans une logique de compromis sincère et réelle.
01:59Et même le 49-3, je fais un regret, parce que pour moi, c'est le Parlement qui n'a pas voulu aller jusqu'au bout de sa responsabilité.
02:06Je suis moi-même parlementaire et je crois au Parlement.
02:08C'est comme ça.
02:09Enfin, entre un entêtement du Premier ministre et pas avoir de budget pour le pays, le choix, malheureusement, a été fait.
02:16Mais maintenant, il faut avancer.
02:18Il y a une crise qui a démarré au mois de septembre.
02:20Je crois désormais qu'il faut savoir terminer une crise politique.
02:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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